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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 22:55
Ted (Seth Mc Farlane)

Changement de registre avec la comédie « Ted » de Seth Mc Farlane.

Sorti en 2012, « Ted » raconte à Boston, la vie de John Bennett (Mark Wahlberg), employé dans une compagnie de location de voiture, vivant toujours à trente cinq ans avec son ours en peluche Ted (voix de Joey Starr), doué de vie après un curieux vœux exprimé une nuit d’orage étant enfant.

Compte tenu de ses étonnantes propriétés et d‘un sens aigu de la répartie, Ted est rapidement devenu une star des années 80, participant à des shows télévisés, avant de tomber ensuite logiquement dans un relatif anonymat.

Avec le temps, l’esprit de l’ours a évolué et exerce à présent une influence assez peu positive sur John, en le poussant à fumer du haschisch, à boire des coups et à regarder des vieux films des années 80, dont le kitschissime « Flash Gordon » dont-ils sont tous les deux grands fans.

Mais John a à présent une petite amie, Lori Collins (Mila Kunis) qui malgré un caractère des plus compréhensifs, voit au bout de quatre ans sa relation stagner.

Incapable de décisions matures et soumis à l’influence de Ted, volontiers vulgaire et amateur de prostituées, John comprend qu’il est en passe de perdre Lori qui ne pourra pas supporter longtemps ce rythme de vie.

Il prend alors la décision courageuse de se séparer de Ted en le poussant à prendre son indépendance via un travail de caissier et un appartement séparé du couple.

Mais le colérique Ted parait incorrigible, séduisant Tami-Lynn (Jessica Barth) une plantureuse collègue caissière et couchant avec elle dans le réserve et entraine un John bien peu résistant dans une soirée de folie aux cotés du mythique Sam J Jones, interprète principal de Flash Gordon aux faux airs l’âge venant de Dolph Lundgren.

Malgré le poids des ans, Jones demeure encore plein de vigueur et entraine ses nouveaux amis dans la défonce à la cocaïne et dans une improbable bagarre contre un voisin asiatique insupporté par le tapage nocturne.

C’en est trop pour Lori qui rompt avec John et se rapproche sans conviction de son patron, Rex (John Mc Hale) qui la poursuit de ses assiduités.

Désespéré, John tente de se faire aider par Ted qui jouant de sa proximité (?) avec la chanteuse Norah Jones, lui arrange une tribune dans un de ses concerts auquel Lori et Rex assistent également.

La prestation de John est catastrophique mais émeut suffisamment Lori pour lui faire changer d’avis au grand dam de Rex.

Mais un autre péril guette Ted, qui est la proie d’un psychopathe fan de lui depuis les années 80, Donny (Giovanni Ribisi).

Aidé de son fils Robert (Aedin Mincks), Donny enlève Ted et le séquestre dans une maison glauque du centre ville.

Soumis à des tortures de la part de l’affreux gamin, Ted parvient à appeler John mais est repris par la vigilance de Donny.

Mais John qui avait déjà été contacté par Donny et son fils pour qu’il leur cède Ted se rappelle de leur adresse et fonce avec Lori pour le secourir.

Après une course poursuite en voiture, l’action se termine dans un stade de base ball ou Ted, sérieusement endommagé par une chute est donné pour mort.

Malgré leur chagrin, John et Lori parviennent à sauver leur ami en rembourrant son ventre et en espérant de toute leur âme à sa résurrection.

C’est avec un Ted plus mature et intégré au bonheur du couple que se termine alors ce film.

En conclusion, « Ted » est une grosse pantalonnade non destinée aux enfants car basée sur la provocation et l’éclatement du mythe de l’ours en peluche synonyme de douceur et d’innocence enfantine.

Mc Farlane en fait des tonnes dans la lourdeur et la vulgarité, avec cet ours toxico, dragueur, grossier et bagarreur, affublé de surcroit de la voix irritante du rappeur Starr.

On ne peut pas dire non plus que le Wahlberg et son physique de Stephan Edberg gonflé aux stéroïdes sortent particulièrement grandi de l’épreuve.

Avec quelques rares scènes permettant de sourire en évoquant la nostalgie des années 80 (Star wars, Flash Gordon, K-2000, Indiana Jones, ET) et la participation d’un Sam Jones déjanté, le film aurait pu pourtant prétendre à mieux, mais ne peut rien faire de plus que se vautrer dans sa provoc facile et l’extrême maigreur de son scénario.

Il semblerait donc que même le bastion de l’enfance soit soumis au cynisme et à la corruption de notre époque ?

Ted (Seth Mc Farlane)
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:55
Lost saison 1, épisodes  23, 24 et 25 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On termine la première saison avec « Lost saison 1, épisodes 23, 24 et 25 ».

Dans l’épisode 23 écrit par Leonard Dick et Carton Cuse puis réalisé par Jack Bender, Danielle Rousseau (Mila Furlan) dit la Française fait irruption sur la plage et avertit les survivants de l’arrivée imminente de ce qu’elle appelle les Autres, un groupe représentant une menace pour eux.

Leur arrivée est annoncée par une fumée noire.

Sans comprendre réellement la nature exacte de la menace, Jake (Matthew Fox) juge plus prudent d’écouter la Française et décide d’ouvrir coute que coute la trappe afin de s’y réfugier.

Cette annonce et les conseils du scientifique Leslie Artz (Daniel Roebuck) qui juge les courants favorables, précipitent également les préparatifs de Michael (Harold Pineau Jr) pour mettre à flot son radeau.

Les quelques problèmes techniques notamment la fracture de son mat lors de son déplacement, retardent encore le moment de la fuite, mais Sawyer (Josh Holloway) redouble d’efforts pour reconfectionner un mat et gagner ainsi le respect de Michael.

Avant de quitter son rival Jake, Sawyer lui confie en guise de cadeau, avoir rencontré son père dans un bar australien, et lui répète tout le bien qu’il pensait de son fils avant de mourir.

Sayid (Naveed Andrews) complète leur équipement avec un radar et un pistolet d’alerte, ne disposant hélas que d’une seule fusée éclairante.

Ecoutant toujours les divagations de Rousseau, Jake, Kate (Evangeline Lilly), Locke
(Terry O ‘Quinn) et Hurley (Jorge Garcia) s’enfoncent dans la jungle pour trouver des explosifs et ainsi ouvrir l’inviolable trappe.

Artz qui se revendique comme un expert, les accompagne pour leur prodiguer ses conseils.

Croyant tomber sur un rocher noir, ils découvrent en réalité un vieux navire à voile transporteurs d’esclaves mais rempli également de dynamite.

Les flash backs s’entremêlent, Jake fraichement divorcé rencontrant une belle hispanique Anna Lucia (Michelle Rodriguez) à l’aéroport, tandis qu’on apprend que Sawyer a été expulsé d’Australie après frappé un ministre dans un bar.

On termine dans les deux derniers épisodes toujours écrits et réalisés par la même équipe, par l’exploration du Rocher noir et la délicate extraction de bâtons de nitroglycérine.

Malgré sa prudence, Artz paye le prix fort et explose littéralement sous les yeux horrifiés de ses camarades.

Jake et Locke s’organisent alors pour prendre la relève et parviennent au prix de gros efforts à acheminer en sécurité la dynamite près de la trappe.

Mais cette victoire est de courte durée, car l’abominable monstre géant refait surface, happant Locke parti courageusement à sa rencontre.

Le vieux baroudeur ne doit sa survie qu’à Jake, qui le retient in extremis au dessus d’un trou béant, et expédie un bâton de dynamite pour mettre en fuite le monstre.

L’équipe partie en mer, composée de Michael, Walt qui a confié son chien à Shannon (Maggie Grace), Sawyer et Jin (Daniel Dae Kim), s’élance par temps calme, voguant vers les courants sensés les porter vers des routes maritimes plus fréquentées pour trouver du secours.

L’invraisemblable Rousseau profite de la confusion de l’arrivée des Autres pour dérober Aaron, le bébé de Claire (Emilie de Ravin) après l’avoir assommée d’un coup de crosse de son fusil.

La tension est alors à son paroxysme et pousse, Sayid et Charlie (Dominic Monaghan) armés de pistolets automatiques à foncer dans la jungle à sa poursuite.

Charlie est blessé par un des redoutables pièges de la française mais continue courageusement la poursuite.

Leur ténacité paye puisque Rousseau accepte sans violence de leur restituer le bébé, avant de s’enfoncer se cacher dans la jungle pour échapper aux Autres.

Malheureusement en cours de route, Charlie a trouvé les icones religieuses remplies d’héroïne et est à nouveau tenté par ses vieux démons.

L’action se précipite alors, Jake et Locke parvenant à faire exploser la trappe à coups de dynamite malgré les mises en garde de Hurley qui a vu la combinaison fatale de nombres amenant les catastrophes, mais pire que cela, les naufragés du radeau voient leurs efforts réduits à néant, lorsque pensant être secourus par un petit navire de pécheurs, ils sont attaqués par des pirates qui dérobent Walt et jettent à l’eau les autres rescapés.

Quelques flash back viennent agrémenter le dernier épisode déjà riche en rebondissements, Hurley dans une course poursuite frénétique à l’aéroport pour attraper son avion en luttant contre un sort décidément peu favorable, Charlie se délaissant à grand peine d’une groupie toxicomane et violente, Sayid prit à tort pour un terroriste par une manipulation de Shannon, et enfin Jin, traqué jusqu’à l’aéroport par un des hommes de l’affreux Paik, son beau père mafieux.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 23, 24 et 25 » culmine dans sa dernière ligne droite, particulièrement réussie.

Les histoires s’entremêlent et l’action s’accélère, pour le plus grand plaisir du spectateur.

On se prend en raison des flash backs à s’attacher aux personnages principaux et à leurs blessures internes, notamment Jake le leader courageux, Sawyer le rebelle écorché vif sans oublier Sayid, l’un des plus riches en raison de ses origines militaires et arabes.

Rendons également hommage à Boone, disparu avec les honneurs de cette première saison et dont la présence flotte encore sur sa sœur Shannon.

Locke reste le plus mystérieux, le plus mystique et aussi parfois le plus agaçant en raison de son coté omniscient.

Difficile également de comprendre réellement qui est Kate …

Du coté de l’intrigue, tous les ingrédients sont en place : présence d’une autre groupe invisible forcément hostile, d’une rescapée solitaire à moitié folle, d’épaves (avion, navire) retrouvées peu à peu, mais également d’un monstre terrifiant insaisissable …

Fort logiquement, le spectateur ne peut qu’être taraudé par l’envie de découvrir la seconde saison !

Lost saison 1, épisodes  23, 24 et 25 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 17:39
Lost saison 1, épisodes  21 et 22 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 21 et 22 ».

Dans l’épisode 21 écrit par Leonard Dick et Carton Cuse puis réalisé par David Grossman, Locke (Terry O‘Quinn) après la mort de Boone (Ian Somerhalder) et surtout ses multiples mensonges, est soumis à une intense pression de Jake (Matthew Fox) et Shannon (Maggie Grace) qui cherche elle le faire tuer en dérobant les pistolets du marshal pourtant dissimulés dans une mallette et les confie à Sayid (Naveed Andrews).

Locke conduit Sayid à l’emplacement de l’avion ou Boone a trouvé la mort, et après lui avoir montré les sachets de drogue cachés dans les icones religieuses, lui révèle qu’il l’a lui-même assommé lorsqu’il cherchait à localiser le signal de détresse de la française Rousseau.

Sous la pression de Shannon et de Jake, Locke leur montre l’endroit ou se trouve l’inexpugnable trappe, ce qui plonge le groupe dans une intense perplexité.

En parallèle, un passionnant flash back se centre sur Sayid, transfuge de l’armée irakienne, forcé par la CIA a infiltrer un réseau terroriste islamique australien en bénéficiant d’une vieille amitié avec Essam Tasir (Donnie Keshawarz), un ancien camarade de fac.

Obligé de coopérer pour retrouver son amour Nadia, Sayid obtempère et retrouve Essam dans une mosquée australienne.

Ses capacités militaires et sa proximité avec Essam lui permettent de pénétrer assez facilement la petite cellule terroriste dirigée par Haddad (Dariush Kashani).

Lorsque Essam lui annonce vouloir/devoir se faire exploser dans un acte kamikaze, Sayid demande à la CIA d’intervenir, mais celle-ci refuse, annonçant qu’il est pour leur stratégie, nécessaire qu’il aille au bout de son acte.

Dans un tête à tête intense dans une camionnette, Sayid révèle à son ami sa condition d’agent de la CIA et celui-ci ne le supporte pas, préférant se suicider que d’accepter l’affront d’avoir été trahi pour une femme.

L’épisode 22 écrit Javier Grillo-Marxuach par et réalisé Tucker Gates, montre une féroce compétition entre Kate (Evangeline Lilly) et Sawyer (Josh Holloway) pour embarquer sur le radeau construit par Michael (Harold Perrineau Jr ).

Lorsque ce dernier est victime de malaise après que son eau ait été empoisonnée, les soupçons se portent tout d’abord sur Sawyer, méchant idéal, avant que celui-ci menacé d’être évincé, ne se rebiffe et charge Kate, en révélant son passé de criminel et une tentative d’usurpation d’identité pour se refaire une nouvelle vie hors de l’ile.

Ecœuré, Michael écarte Kate sans se douter que c’est en réalité Sun (Kim Joon Jim) qui a voulu empoisonner son mari Jin (Daniel Dae Kim) afin qu’il reste sur l’ile.

Seul Jake comprend la manœuvre mais garde le silence.

De son coté, le jeune Walt (Malcom David Kelley) qui doit également embarquer, s’explique avec Locke puis avec son père, en lui révélant avoir mis le feu au premier radeau.

Les traditionnels flash backs se concentrent sur Kate, qui bien qu’en cavale, cherche à faire passer à sa mère gravement malade un scanner en bénéficiant de la complicité de son amour d’enfance Tom Brennan (Mackenzie Austin) médecin et marié.

Après avoir observé un curieux rituel consistant à déterrer un avion jouet et écouter une vieille casette audio scellant leur liaison, Tom accepte par amour d’aider Kate mais l’opération se passe mal.

Découverte, Kate agresse un policier et se retrouve prise en chasse dans la voiture de Tom, qui l’accompagne dans une folle virée sous les balles des policiers.

Tom trouve la mort dans cette folie et le Marshal chargé de l’acheminer depuis les Australie aux Etats-Unis, ne manque pas d’insister cruellement sur cette lourde responsabilité qui pèse sur ses épaules.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 21 et 22 » marque quelque peu un ralentissement dans la progression de l’histoire pour se centrer sur deux personnages majeurs mais depuis quelques temps en retrait : Sayid et Kate.

Si le premier demeure passionnant en raison de son implication dans l’infiltration de groupes terroristes et d’une trahison d’une ancienne amitié pour l’amour vacillant d’une femme, la seconde est plus convenue et étrange, avec un parcours de fugitive difficile à suivre.

Pas assez donc d’avancées majeures à mon gout et une attente enfiévrée des deux derniers épisodes de la série !

Lost saison 1, épisodes  21 et 22 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:35
Lost saison 1, épisodes  19 et 20 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 19 et 20 ».

Dans l’épisode 19 écrit par Damon Lindelof et Carton Cuse puis réalisé par Robert Mandel, Locke (Terry O‘Quinn) et Boone (Ian Somerhalder) s’échinent comme des beaux diables pour ouvrir la maudite trappe enfouie dans la jungle qui résiste à leurs inventions les plus sophistiquées.

Blessé à la jambe au cours d’une tentative, Locke se replonge dans son passé, voyant le retour de sa mère Emily (Swoosie Kurtz) psychologiquement perturbée qui lui révèle l’identité du père qu’il n’a jamais connu : Anthony Cooper (Kevin Tighe).

Dès lors, Locke n’a de cesse de reprendre contact avec lui et le retrouve dans une villa cossue californienne.

Féru de chasse, l’homme se montre plutôt affectueux à l’égard de son fils qui frôle tout de même la soixantaine mais son insuffisance rénale force Locke a prendre une décision courageuse, lui donner un rein.

Malheureusement à son réveil, Locke découvre qu’il a été manipulé par son père qui cherchait juste un donneur, avec la complicité de sa mère.

Le choc est d’une violence inouïe et la réalité le ramène brutalement sur l’ile ou il découvre avec Boone un avion écrasé.

L’exploration de la carcasse métallique perchée sur une falaise est confiée à Boone plus valide que son mentor, et le jeune homme découvre que l’avion appartenait à des trafiquants des drogues transportant leur marchandise dans des statues de vierges.

Lorsque Boone tente de faire marcher la radio pour lancer un SOS, l’avion bascule et s’effondre une vingtaine de mètres plus bas.

Locke prend alors sur lui pour ramener son ami grièvement blessé au camp.

Dans l’épisode 20 écrit par Janet Tamaro et réalisé par Stephen Williams, Jack (Matthew Fox) est mis à rude épreuve entre son obstination à sauver Boone, qui a une jambe brisée et un poumon perforé et l’accouchement surprise de Claire (Emilie de Ravin) en pleine jungle.

Il effectue alors une transfusion de son propre sang pour tenter l’impossible, assisté par la courageuse Sun (Kim Yoon Jin) tandis que par un cruel hasard, sa demi sœur Shannon (Maggie Grace) et amour de sa vie file le parfait amour sur plage avec Sayid (Naveed Andrews).

Un flash back centré sur Jack le montre en phase de se marier avec une de ses ex patientes Sarah (Julie Bowen) sous l’œil bienveillant de son père Christian (John Terry).

Au final, malgré son acharnement, Jake doit se résoudre à l’évidence et est arrêté in extremis dans sa volonté d’amputer le malheureux Boone qui lui révèle les mensonges de Locke concernant son accident, la présence de l’avion et surtout de la trappe.

Bonne meurt finalement tandis que Claire donne naissance à un bébé, Aaron.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 19 et 20 » est une cuvée particulièrement prenante et émouvante.

Bien sur la mort de Boone se montre particulièrement poignante, tant ce personnage certes mineur, força le respect par son courage, sa volonté de chasser, explorer et secourir le groupe.

Sa disparition laisse Shannon bouleversée et haineuse envers Locke qu’elle tient pour responsable.

Il est vrai que l’attitude solitaire et mystérieuse du vieux baroudeur commence également à agacer Jake, lui aussi très atteint par son échec, qui lui réclame des explications de manière plutôt directe.

Le vieux sage reste en effet difficile à cerner, même si certaines zones de son passé s’éclairent peu à peu, notamment l’expérience traumatisante d’un père froid, manipulateur et égoïste.

Dernière ligne droite à venir.

Lost saison 1, épisodes  19 et 20 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 18:50
T'inquiète (Pigalle)

En 2014, Pigalle toujours tenu à bout de gros bras par son leader François Hadji-Lazaro, continue contre vents et marée de sortir des disques et donne naissance à « T’inquiète ».

Avec se pochette assez peu ragoutante, « T’inquiète » débute par « Le souvenir de son sourire » qui utilise une rengaine un peu facile pour accrocher l’auditeur.

Le rythme retombe sur « La tentation était belle » plat, linéaire et ennuyeux puis Pigalle explore une nouvelle fois le coté sombre de l’existence avec l’histoire glauque d’une enfance tordue « J’ai versé l’essence tout autour des granges ».

On appréciera le coté plus aérien et original de « Faut pas que tu changes » puis écoutera non sans ennui « L’arrêt du bus 51 » narrant une rencontre fortuite et hideuse à un arrêt du bus.

Plus décalé et amusant, « Mon toutou » est une belle déclaration d’amour à un chien (!) devenu le confident d’un homme seul.

Ambiance folk celtique pénible sur « Elle rêvait la tête en l’air » enchainé de « Devant la machine à sous » au texte finement ciselé sur l’addiction parfois fatale aux jeux.

Glissement vers la tristesse et l’ennui sur « Encore faudrait il » puis vers l’accordéon franchouillard des bals populaires avec « Ce soir, c’est çui qui dit qui y est ».

Hommage aux épiciers arabes et à la vie de quartier sur « Chez monsieur Mohamed », puis nouvelle flopée de spleen sur « Partir » et son triste harmonica.

« La baguette » se traine péniblement, « Ma petite sardine » tente d’émouvoir en évoquant avec talent les truands aux grand cœur attachés à leur progéniture.

On arrive enfin à la fin du disque composé de « Le phare » léger et subtil avant un « Ma moman je ne l’aime pas » version tordue d’un conte pour enfant.

En conclusion, « T’inquiète » fait l’effet d’un album de plus de Pigalle qui se répète au fil des ans et ne se risque pas au-delà du petit périmètre de la chanson dite réaliste.

Même si le talent littéraire de Hadji-Lazaro n’est plus à démontrer et si le bonhomme excelle dans l’ébauche de textes subtils, sombres et parfois émouvants, la musique reste quand à elle parfaitement minimaliste.

Difficile donc de s’enthousiasmer pour le manque de mélodie, de vivacité et de punch de la musique de « T’inquiète » qui restera une belle curiosité un peu vaine pour amoureux de beaux mots.

T'inquiète (Pigalle)
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 17:40
Des espoirs (Pigalle)

Après avoir gentiment implosé à la fin des années 90, Pigalle renait de ses cendres en 2010 et sort un nouvel album « Des espoirs ».

Le groupe de François Hadji-Lazaro, auteur compositeur chanteur et multi instrumentiste dont on peut voir le crane reconnaissable sur la pochette du disque débute par le noir « Il te tape » avec sur un rythme quasi reggae l’évocation du calvaire d’une femme battue par son mari.

Incroyable de justesse, « Il te tape » met mal à l’aise par ses mots mais aussi par son rythme lancinant.

La joie ne refait pas surface avec « La dernière fois » ballade mélancolique sur fond de rupture.

Nostalgie toujours mais par rapport à l’enfance, sur « Si on m’avait dit » sur un rythme et un ton toutefois beaucoup plus guilleret.

L’accordéon est de sortie sur « Qui voudrait parler d’elle » particulièrement mou, tristoune et ennuyeux.

Que dire ensuite de « Je bois ma vie » pitoyablement dédié aux alcooliques avec de surcroit un détestable banjo.

On trouve Pigalle plus inspiré sur « La cité sans nom » superbe ode aux cités des banlieues françaises.

Après les banlieusards, les braqueurs sont à l’honneur de « Chez mme Eulalie » puis les couples adultères sur « Ils se voyaient deux trois fois par mois » avec violon et une timide guitare en soutien.

L’ennui suinte sur l’étrange « La frontière » puis la vulgarité s’installe sur le déglingué « Ah si j’avais su ».

On revient à la tristesse de « Il l’attendait », prend une giclée de (punk) rock gaudriolant sur « Il faut que je m’en aille » .

La fin du disque se profile alors, « Ophélie » sympathique avec son rythme haché et sa flute additionnelle puis « La biche », conte aux mélodies amples et soignées.

En conclusion, « Des espoirs » porte bien son nom et se montre un album très triste voir dépressif.

La qualité des textes de Hadji-Lazaro reste indéniable mais le manque de rythme, et d’allant se fait cruellement sentir sur le musique.

Trop linéaire, manquant de surprise, « Des espoirs » déroule tranquillement son spleen élégant.

Le résultat ne pourra donc que plaire aux fans les plus irréductible du groupe qui saliveront sur l’atmosphère toujours sombre, urbaine et réaliste de Pigalle.

Des espoirs (Pigalle)
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 10:15
Paris (Cédric Klapisch)

Toujours en délicatesse avec Cédric Klapisch et le cinéma français en général, j’ai néanmoins regardé « Paris ».

Avec ce film au titre sobre sorti en 2008, Klapisch peint en plein hiver parisien le quotidien de plusieurs personnages gravitant dans la capitale française en se centrant sur Pierre (Romain Duris), jeune homme dont la carrière de danseur au Moulin rouge prend un tournant inattendu lorsqu’il apprend qu’il souffre d’une maladie du cœur en apparence incurable.

Ebranlé, le jeune homme qui se sait à plus ou moins courte échéance condamné, se replie sur lui-même dans son petit appartement parisien non loin du cimetière du Père Lachaise qui lui rappelle chaque jour l’issue un peu plus proche.

Il reçoit néanmoins le soutien de sa sœur ainée Elise (Juliette Binoche), qui n’hésite pas à demander de lever le pied avec son métier d’assistante sociale, pour s’installer chez lui avec ses deux enfants.

Jeune quadragénaire divorcée, Elise connait elle aussi une période de flottement dans sa vie.

Tandis que Pierre observe les gens vivre du haut de sa fenêtre, notamment sa jeune et belle voisine étudiante Laetitia (Mélanie Laurent), Elise fait le marché et côtoie une communauté de marchands gravitant autour du marché de Rungis.

On retrouve ainsi le fruitier Jean (Albert Dupontel), qui vit mal le comportement excentrique de son ex femme Caroline (Julie Ferrier) et son rapprochement avec le lourdingue Franky (Gilles Lellouche) le poissonnier.

On termine avec les commerçants par la boulangère (Karin Viard), aigrie, dure et pétrie d’a priori qui consent néanmoins à faire travailler une jeune femme d’origine maghrébine Khadija (Sabrina Ouazani).

Du coté des sphères plus « bobo » de la capitale, l’action se centre sur l’historien Roland Verneuil (Fabrice Lucchini) spécialiste de Paris, en pleine dépression après la mort de son père qui entretient des rapports conflictuel avec son frère Philippe (François Cluzet), architecte à succès dont la vie apparait en comparaison plus rangée avec femme et enfant.

Roland s’éprend de Laetitia qui est son élève à la Sorbonne, lui envoie des texto anonyme, finit par coucher avec elle, même si la jeune femme préfère Rémy (Joffrey Platel) un bel étudiant dans ses âges.

Le couple Pierre-Elise passe du temps ensemble, en sortant leurs vielles photos de famille ou en écoutant leurs vieux vinyles.

Malgré la peur, Pierre semble accepter plutôt sereinement son destin.

Après avoir constaté que la jolie voisine avait un petit amie, Pierre tente avec l’aide de sa sœur d’avoir une dernière fois des rapports sexuels avec une collègue de travail mais la manœuvre trop artificielle échoue.

Du coté des marchands, les débordements dus à l’alcool entrainent des scènes tordues comme l’humiliation de Caroline par Franky qui l’utilise comme une brouette.
Alors que ce couple hors norme tend à se rapprocher, Caroline décède brutalement dans un accident de moto.

Ivre de chagrin, Jean disperse ses cendres en haut de la Tour Montparnasse.

La fin du film est consacrée à la fête, avec deux soirées quasiment en parallèle, une organisée par Elise pour son frère diminué, l’autre entre filles à Rungis avec à la clé, exploration des immenses entrepôts du « Ventre de Paris ».

Au final, Elise repousse les avances d’un jeune homme noir (Marco Prince) et tombe par hasard sur Jean au marché.

Les deux quadra brisés finissement par devenir amants.

Pour finir, Pierre reçoit l’annonce de la disponibilité d’un donneur pour tenter une transplantation cardiaque.

Courageusement il accepte de tenter l’aventure et prononce un adieu à sa sœur, simple et en forme de « Merci ».

Il se laisse ensuite conduire en taxi jusqu’à l’hôpital, regardant peut être une dernière fois la beauté de la ville.

En conclusion, « Paris » est un film particulièrement profond et remuant qui traite de sujets tabous comme la mort ou plus précisément la brièveté de la vie comme l’avaient déjà remarqué des philosophes comme Sénèque.

Klapisch s’en sort à merveille avec ses acteurs fétiches comme Romain Duris, impressionnant de sobriété et de subtilité, les autres officiant dans des registres plus convenus.

La partie consacrée aux derniers instants d’un jeune homme se sachant condamné avec en appui sa sœur soudainement redevenue proche et les chassé croisés au cœur de la ville sont pour moi les parties les plus réussies.

Pour le reste les histoires de prof bobo se tapant leurs étudiantes, des gros beaufs de Rungis carburant au litron de rouge, les remarques racistes des boulangères ou la volonté d’Africains désireux de venir sur place, ne pèsent au final par bien lourd dans le propos final.

Autre point fort, cette fois visuel, l’hommage rendu à Paris qui peut être magique lorsque la luminosité (ne été ou hiver) vient sublimer la beauté de ses monuments.

On notera également la scène de dispersion de cendres en haut de la Tour Montparnasse, également forte et à contrepied des habituels clichés « nature » du genre.

Malgré donc les quelques habituels défauts du metteur en scène, « Paris » demeure une belle œuvre qui comblera sans doute sur le fond et la forme les amateurs de cinéma dit « intelligent ».

Paris (Cédric Klapisch)
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3 novembre 2014 1 03 /11 /novembre /2014 22:47
Une nuit en enfer (Robert Rodriguez)

Au milieu des années 90, Robert Rodriguez est un des réalisateurs les plus branchés d’Hollywood aux cotés d’un Quentin Tarentino.

En 1996 sort « Une nuit en enfer » qui commence tambour battant en montrant un duo de braqueurs criminels les Gecko, Seth (Georges Clooney) et Richard (Quentin Tarentino) fraichement évadés de prison après avoir tué plusieurs policiers chargé de les arrêter.

La dangerosité du duo est mise en avant au cours de la scène d’une station service au cours de laquelle sont tués un policier en patrouille Earl Mc Grow (Michael Parks) et le gérant Pete Bottoms (John Hawks) qui paye cher en étant brulé vif, le fait d’avoir blessé Richard à la main.

Après avoir incendié la station service et trouvé un motel discret permettant de passer relativement inaperçu, le duo comprend qu’il a toute la police du Texas et le FBI aux trousses, et décide de gagner le Mexique ou une bande de narcotrafiquants est sensée les récupérer contre une part de leur butin.

Mais Richard montre des signes inquiétants de démence et tue une otage employée de banque et mère de famille après l’avoir violée.

L’irritation de Seth n’y change pas grand-chose et le duo criminel détourne alors une famille roulant en camping car pour passer au travers des barrages de police et ainsi approcher de la frontière.

Jacob Fuller (Harvey Keitel) ex pasteur et père de famille est obligé de céder à la force pour protéger sa fille Kate (Juliette Lewis) et son fils Scott (Ernest Liu).

Malgré une forte tension lors d’un contrôle de la police mexicaine, le stratagème fonctionne et le petit groupe ainsi constitué se rend au point de ralliement au Mexique, un bar improbable perdu au milieu du désert, le « téton tordu ».

Après avoir forcé le passage en tabassant les videurs, les Gecko et leurs otages pénètrent dans un endroit délirant ou le jeu, l’alcool et les femmes à demi nues sont monnaie courante sur fond de musique rock déjantée.

Lorsque le clou du spectacle arrive, la stripteaseuse Satanica Pandemonium (Salma Hayek) qui évolue lascivement avec comme accessoires un python albinos et une bouteille de whisky, les voix se taisent et les hommes ont le souffle coupé.

Mais le charme est rompu par l’arrivée des gorilles de l’entrée venu chercher leur revanche.

Une fusillade éclate, les videurs sont abattus mais la main de Richard une nouvelle fois blessée au couteau.

Le film bascule alors subitement dans la folie lorsque Satanica révèle sa véritable nature de vampire et tente de mordre Seth.

Si la belle est finalement abattue, les videurs et employés du bar se révèlent être en réalité de véritables vampires se repaissant des routiers de passages qu’ils dépouillent préalablement.

Une lutte confuse éclate alors à laquelle se mêlent deux clients : Sex Machine (Tom Savini) et Frost (Fred Williamson).

Les vampires sont finalement détruits à coups de pieux dans le cœur et de balles dans la tête, leur corps s’auto incinérant mais Richard est finalement mordu, ce qui le conduit immanquablement à devenir lui aussi un vampire et à se faire tué par son propre frère.

Sex Machine est lui aussi mordu au bras, sa transformation est inévitable et fait de lui excellent combattant maniant à merveille le fouet.

Il est finalement lui détruit.

La chaine semble pourtant sans fin puisque Frost et même Jacob se font mordre.

En un sursaut, l’ex pasteur parvient à rejoindre le petit groupe de survivants terrés dans une cave et les aide à se fournir en armes afin d’entamer une lutte ultime contre tous les clients eux aussi transformés en vampires.

Chacun prend alors une arme de fortune, Seth un marteau piqueur capable d’enfoncer des pieux, Kate une arbalète chargée de flèches baignée dans l’eau bénite, Scott avec un fusil à eau bénite + des préservatifs d’eau bénite et enfin une simple croix formé avec un fusil pour Jacob.

La lutte est épique, Scott et Jacob tués, seuls restent Seth et Kate qui sont alors miraculeusement sauvés par l’aube naissante qui brule implacablement les chairs des vampires.

Une fois récupéré par ses alliés narco mexicains, Seth offre à Kate une seconde liberté avec une partie du butin, loin de la nuit infernale vécus ensemble.

En conclusion, fausse série B, « Une nuit en enfer » connu en son temps un succès phénoménal auprès d’un public branché.

Scindé en deux partie, le film débute comme un polar ultra violent et choquant évoquant le pire de Tarentino, avec vulgarité atroce et violence malsaine puis bascule une fois dans le bar vers le fantastique le plus gore, jusqu’à en devenir amusant par son coté grand guignolesque.

Délirant, absurde, parfois agaçant par sa bêtise pure, « Une nuit en enfer » ne vaut le détour que par une unique scène, celle ou Salma Hayek ondule sensuellement son petit corps parfaitement musclé et sexy sur une musique particulièrement hypnotique de Tito & Tarentula.

En dehors de cette unique scène de grâce pure, on laissera ce film régressif et décérébré aux adolescents attardés et aux fans de Tarentino.

Une nuit en enfer (Robert Rodriguez)
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2 novembre 2014 7 02 /11 /novembre /2014 10:57
Lost saison 1, épisodes  17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 17 et 18 ».

Dans l’épisode 17 écrit par Javier Grillo Marxuach/Leonard Dick et réalisé par Tucker Gates l’action se focalise sur un flashback autour de Jin Soo Kwon(Daniel Dae Kim) en Corée, avec son serment d’allégeance prêté à Mr Paik (Byron Chung) pour qu’il lui concède la main de sa fille Sun (Kim Yoon Jin).

Jin devient donc l’exécuteur des basses œuvres de Paik, qui est derrière une vitrine d’hommes d’affaire, cache un des plus puissants parrains de la mafia coréenne, si puissant qu’il l’envoie menacer Butler (John Shoi), le Ministre de l’environnement qui refuse de le laisser ouvrir une usine ne respectant pas les normes.

Encore tendre et empli de scrupules, Jin se contente transmettre un message exempt de violence et en retour Butler bloque l’ouverture de l’usine, ce qui met Paik dans une fureur noire.

Chargé avec un collègue tueur à gages d’éliminer le ministre récalcitrant, Jin le tabasse à mains nues afin d’épargner se vie de père de famille.

Lorsqu’il revient ensanglanté auprès de Sun qui ignore tout des réelles activités de son père, une dispute éclate.

Ecœuré par ce qu’il est devenu, Jin va prendre conseil auprès de son père Mr Kwon, un modeste pécheur, qui lui recommande de quitter la Corée pour sauver son couple.

Ce sera Los Angeles avec à la clé d’autres difficultés.

Sur l’ile, Jin n’est pas au bout des ses peines, puisque suspecté d’avoir incendié le radeau que fabriquait Michael (Harold Pineau Jr) après que celui-ci soit intervenu pour l’arrêter de battre sa femme, trop dénudée à ses yeux.

Sawyer (Josh Holloway) qui devait participer à l’expédition maritime se charge de le capturer et le livre pies et poings liés à la colère de Michael.

Le coréen échappe de peu au lynchage par l’intervention de Sun, qui est du coup obligée de révéler au groupe qu’elle parle anglais.

Au final, Locke (Terry O‘Quinn), émet l’hypothèse que les autres habitants de l’ile ont probablement incendié le radeau de Michael mais arrache en réalité les aveux de Walt (Malcom David Kelley), qui ne souhaitait pas encore une fois déménager.

Malgré cela le couple coréen ne résiste pas à la tension et se sépare.

Libérée, Sun peut ainsi se baigner en maillot de bain dans l’océan.

Enfin de manière surprenante, une relation intime se crée entre Sayid (Naveed Andrews) et Shannon (Maggie Grace), malgré une froide mise en garde de Boone (Brian Somerhalder).

Dans l’épisode 18 écrit par Brent Fletcher/David Fury et réalisé par Dan Tallias, l’action s’oriente autour de la recherche d’un poste radio pour le radeau qui sera reconstruit avec chose inédite une collaboration entre Michael et Jin finalement réconciliés.

Sayid est mis à contribution pour retourner voir la française folle de la jungle Rousseau (Mira Furlan) mais prétexte ne pas être capable de retrouver le chemin.

Contre toute attente, Hurley (Jorge ), prend l’initiative et se rend seul dans la jungle pour trouver la française et la radio.

Lorsque le groupe s’aperçoit de l’imprudence de son raid solitaire, il envoie Jake (Matthew Fox), Charlie (Dominic Monaghan) et Sayid pour le récupérer.

Le petit groupe s’enfonce dans la jungle et retrouve Hurley en fâcheuse posture face aux pièges mortels placés par la Rousseau.

Cet épisode est l’occasion d’un flashback enfin consacré à Hurley, gagnant au loto de plusieurs centaines de millions de dollars mais victime après coup d’une incroyable série de malédictions aboutissant à la mort ou la blessure de ses proches.

Mal à l’aise, Hurley se rend à l’hôpital psychiatrique ou il rencontre Leonard Simms (Ron Bottita), l’homme qui lui a fourni la combinaison gagnante, mais le malade très agité, le met en garde contre la malédiction associés à ces chiffres et l’oriente vers l’Australie pour en déterminer l’origine.

La boucle se boucle de manière frappante, lorsque Hurley finalement arrivé seul jusqu’à Rousseau, parvient à instaurer un dialogue, gagner sa confiance et comprendre que l’avion de Rousseau s’était écrasé après avoir capté la même combinaison de chiffres qui lui a permis de gagner au loto.

Bonne pate, Rousseau accepte de donner sa radio à Hurley mais on comprend ensuite également que la combinaison fatale figurait également sur le fuselage de l’avion des naufragés.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 17 et 18 » crée une nouvelle dimension à la série, en plongeant plus profondément dans la passé des différents acteurs, notamment le couple coréen, avec les surprenants tourments intérieurs de Jin, modeste pécheur éduqué autour de valeurs simples, happé par amour dans le monde corrompu et violent de la mafia coréenne.

Le personnage de « bon gros » de Hurley est lui aussi finalement un peu plus développé et introduit une mystérieuse histoire de chiffres, apparemment connectée de manière étroite aux déboires de nos naufragés, ce qui ne peut que rendre que captivante la suite des épisodes !

Lost saison 1, épisodes  17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 17:59
Rock 'n' roll part 9 (Les Wampas)

Le rock français toujours à l’honneur récemment avec « Rock ‘n’ roll part 9 » neuvième album des Wampas, devenus en 2006 après la diffusion large bande de « Manu Chao » des stars quasiment mainstream, statut sans nul doute difficile à assurer pour les punk undergrounds.

Avec sa pochette flamboyante évoquant la fascination pour la musique US, « Rock ‘n’ roll part 9 » débute par « Christine » mid tempo terriblement accrocheur mettant en évidence la voix attachante de Didier Wampas.

La polémique arrive ensuite avec le second titre, « Chirac en prison » qui derrière un titre vicieusement calibré pour les radio, cache une provocation à l’égard d’un ancien président de la République.

Le ton est ensuite étonnamment doucereux sur « Danser sur U2 », ballade apaisée insolite sur lequel la voix de Wampas peine dans les aigus.

On revient avec plaisir au punk dans le plus pur esprit Ramones avec « Quand j’étais psycho » rapide, intense et insoumis.

La guitare de Philippe Almosino hurle encore sur « Saint Rémi » avant un hommage élégant sur fond de surf music au cycliste Marco Pantani sur « Rimini ».

On poursuit toujours en douceur avec « Hélicoptère » ballade mièvre malgré un son de guitare agréable avant de refaire cracher les décibels sur « Patrick » et « Tokyo yaki » excellents titres de punk rock vifs et puissants.

Soufflant le chaud et le froid, les Wampas versent à nouveau dans la ballade gentillette inoffensive avec « Seul en Gaspésie »

Difficile de s’enthousiasmer sur le robuste mais trop prévisible « Boogaloo » et même si « Johnny » prône étonnamment le respect voir la soumission face à l’indéboulonnable idole des ringards de France, le chant haut perche de Wampas la rend pénible à supporter.

On termine avec « Edimbourg » jolie ballade mélancolique emplie de classe.

En conclusion, « Rock ‘n’ roll part 9 » est un album de bonne qualité, confirmant le statut de groupe respectable des Wampas, officiant à mi chemin entre le punk des origines et le pop rock plus mainstream et accessible à un public généraliste.

Penchant un peu plus du coté du rock tendance pop, ce neuvième album s’écoule toujours avec plaisir en appréciant les quelques tubes bien troussés qui y figurent, l’intelligence des textes de Didier Wampas et en reconnaissant toujours les limites aisément identifiables de sa satanée voix.

Sans être un groupe à mes yeux culte ou inoubliable, les Wampas sont de solides artisans méritant assurément e respect.

Rock 'n' roll part 9 (Les Wampas)
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