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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 19:19
Grand central (Rebecca Zlotowski)

Rien de tel qu’un peu de cinéma pour changer d’atmosphère, aussi voici « Grand central » de Rebecca Zlotowski.

Sorti en 2013, « Grand central » raconte la vie de Gary (Tahar Rahim), un jeune ouvrier précaire sans qualification qui un peu perdu dans sa vie, s’adresse à une agence d’intérim pour travailler dans une des centrales nucléaires de la région lyonnaise.

Il est accompagné de Tcherno (Johan Libéreau) lui aussi chercheur d’emploi mais au tempérament de délinquant, qui exerce toute sorte de trafics avec des gitans vivant à proximité.

Après une courte formation théoriques, les deux hommes rencontrent les anciens de la centrale et sont briefés par Gilles (Olivier Gourmet), un rugueux chef d’équipe qui leur apprend à acquérir les mécanismes des taches qu’ils auront à accomplir ainsi qu’à surveiller en permanence la dose de radiation qu’ils emmagasineront à chaque intervention.

Gary découvre la vie en collectivité dans des baraquements sommaires et des interventions difficiles en scaphandre dans des zones contaminées.

Au détour d’une soirée arrosée, il tombe sous le charme de Karole (Léa Seydoux) la compagne de Toni (Denis Ménochet) lui aussi ouvrier expérimenté et proche de Gilles.

Sensuelle et libre, Karole couche avec lui naturellement dans les forets avoisinantes tout en restant en apparence fidèle à Toni.

Le jeune homme s’offre des virées avec Tcherno et Isaac (Nahuel Perez Biscayart) après l’achat d’une voiture aux performances gonflés par le génie mécanique des gitans.

Les incidents à la centrale sont fréquents et Gary est souvent exposé aux radiations.

Au cours de l’un d’entre eux il sauve la vie de Tony en train d’étouffer dans sa combinaison mais est sévèrement irradié aux mains.

Ebranlé par l’incident, Olivier dont la vi privée est un naufrage prend la décision de tout arrêter et quitte l’équipe.

Désireux de rester, il tient tête à Morali (Marie Berto) responsable de la santé des hommes qui a découvert qu’il trichait aux tests de radioactivité et lui promet de disparaitre une fois la fin de l’arrêt de la tranche effectué.

La raison de son entêtement est en réalité Karole qui enceinte de lui, a finalement tout avoué du bout des lèvres à Tony.

Ceci ne déstabilise pas le rude ouvrier qui en retour la demande en mariage.

Après le mariage, la soirée dégénère et une lutte éclate entre Tony et Gary.

Jeté à terre et sévèrement tabassé, Gary quitte les lieux mais est finalement rejoint par Karole…

En conclusion, « Grand centrale » est un film naturaliste dont le principal intérêt est décrire un monde relativement méconnu, celui des ouvriers du secteur nucléaire, notamment tous ces intérimaires jonglant avec leur santé dans l’espoir d’un meilleur salaire.

Dans ce monde précaire de brutes portées sur l’alcool et la nourriture, le sexe prend une place inattendue et une véritable histoire d’amour se noue entre deux des acteurs les plus en vue du cinéma français, le fragile Tahar Rahim et la bombe sensuelle Léa Seydoux dont le visage énigmatique, les longues jambes et les seins haut perchés crèvent l’écran.

Tout en appréciant la justesse et la finesse du propos, on reprochera au film son atmosphère sinistre, glacée et son rythme un tantinet lent et contemplatif.

Malgré cela, « Grand centrale » se situe dans la (bonne) moyenne du cinéma français.

Grand central (Rebecca Zlotowski)
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 17:19
La fatigue d'être soi, dépression et société (Alain Ehrenberg)

Voici à présent une autre approche de la maladie avec « La fatigue d’être soi, dépression et société » d’Alain Ehrenberg.

Sociologue et chercheur au CNRS, Ehrenberg est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’évolution de l’individu moderne.

Sorti en 1998, « La fatigue d’être soi, dépression et société » s’attache à étudier la dépression comme symbole de l’évolution de la société, car réputée mal du XXI ième siècle et fléau des temps modernes.

L’idée principale du livre est que depuis les années 60 en Europe, la notion de soumission à une autorité s’est progressivement effacée, laissant place à un homme moderne certes libre dans son individualité mais atteint à contrario d’un syndrome de perte d’identité qui constituerait le germe de la dépression.

Ehrenberg commence par une approche historique de la dépression, connue depuis l’Antiquité avec ses deux aspects, la mélancolie et la démence, passée dans le rang de la possession démoniaque sous la Chrétienté, dans celui d’une aliénation quasi romantique pour certains artistes du XVIII ième siècle avant de connaitre ses plus grandes avancées au cours du XX ième siècle, avec des tentatives nosographiques plus ou moins réussies permettant de répertorier les différents types de dépression et de traitements.

La découverte de la neurasthénie à la fin du XIX ième siècle va constituer un bouleversement important dans la considération des maladies mentales, avec pour la première fois un lien effectué entre un épuisement total et le mode de vie dit « moderne » avec ses machines, sa course effrénée à la productivité, ses villes surpeuplées à l’agitation trépidante et son consumérisme émergent.

Avec la possibilité de progrès et d’ascension sociale, naissent des espoirs et des exigences plus hautes, qui sont souvent déçues et entrainent de la souffrance.

Dans les années 1870, Charcot qui soigne des hystériques, construit la notion de névrose, réaction psychique à un choc traumatique extérieur comme un accident, qu’il entreprend de soigner par des techniques à base d’hypnose.

Par la suite, Freud et Janet affinent le débat, effectuant une distinction entre les névroses exogènes provenant d’un choc extérieur et psychonévroses aux origines endogènes.

Freud voit dans l’anxiété le résultat d’un problème de culpabilité lié à la transgression d’un interdit inconscient, Janet celui de faiblesse, d’une insuffisance assimilable à la dépression.

Après la Première guerre mondiale, le modèle sociétale prédominant reste celui d’une soumission à une autorité supérieure, que ce soit l’Etat, l‘entreprise, l’école, la famille ou la religion bien que déjà déclinante.


Les premières thérapies par électrochocs si controversées en raison de leur barbarie se développent pour traiter avec un certain succès l’asthénie et l’hystérie mais restent soumises au doute pour les autres maladies mentales souvent traitées sommairement par du repos, des cures thermales ou l’administration d’opium.

Il faut attendre les années 50 pour voir aboutir la recherche biologique et la sortie des premiers traitements pharmacologiques pour s’attaquer aux troubles de l’humeur, les psychoses maniaco dépressives alternant phases de mélancolie et de délire ou les schizophrénies caractérisées par un déclenchement précoce depuis la jeunesse, un détachement au monde, des délires hallucinatoires et des mouvements incontrôlés du corps.

Le fait que l’on puisse en théorie soigner les dépressions par des voies médicamenteuses conduit à une meilleure socialisation de la maladie, dont les magazines se font à présent écho auprès du grand public.

Sous la pression des grands groupes pharmaceutiques, les antidépresseurs et anxiolytiques apparaissent comme des solutions miraculeuses à ce mal qui reste mystérieux et qui pose de grandes difficultés nosographiques aux chercheurs.

Le paradoxe est que alors que les actions médicamenteuses contribuent à redresser l’humeur des patients, la multiplicité et la confusion des termes provoquent pendant plusieurs années des débats entre experts incapables d’arriver à un consensus sur la nature du mal qu’ils prétendent diagnostiquer et soigner.

Il faudra attendre les années 80 pour aboutir à une avancée dans la normalisation de la nosographie de la dépression avec la DSM (Diagnostic Statiscal Manual) crée par l’APA (American Psychiatric Institution) qui après une étude statistique sur la population américaine, aboutit à une classification des types de dépression suivant l’observation de plusieurs types de symptômes répertoriés.

Si ce classement qui sera périodiquement réactualisé au fil du temps, fera l’objet d’inévitables contestations, il deviendra la référence mondiale et aboutira à l’exclusion du terme névrose du périmètre des troubles psychiques.

Les tricycliques à base d’imipramine seront longtemps les anti dépresseurs les plus utilisés avant que les ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de la Recapture de Sérotonine) dont le célèbre Prozac qui agissent sur la sérotonine, ne les supplantent dans les années 80 en raison de leurs effets secondaires moindres.

Malheureusement ce bel optimisme ne va pas tarder à s’effriter face aux résistances et aux rechutes de certains patients qui montrent les limites d’une approche purement chimio thérapeutique et permettent aux traditionnelles techniques de psychothérapies de rester dans la course à la guérison.

Le fort taux d’échecs et les effets secondaires importants (prise de poids, troubles de la mémoire, tremblements, constipations) et parfois mortels (problèmes cardio-vasculaires) n’enraye pourtant pas vraiment l’engouement d’une société toujours plus avide de son bien être dans un monde ou le stress résultant du culte de la performance fait des ravages.

La société post années 60 se caractérise en effet par une perte de la notion d’autorité, une liberté revendiquée comme totale et la nécessité pour les individus de se réaliser en toute autonomie à travers une réussite sociale aux marqueurs visibles : argent, succès, possessions.

Affaiblissement du rôle de l’Etat, des religions, cellule familiale explosée et nivellement des rôles sexuels contribuent à la perte identitaire de l’homme moderne, qui bien souvent entre dans une spirale de souffrance morale lorsqu’ile ne parvient pas à se réaliser suivant les nouveaux standards de l’époque.

S’en suit un sentiment d’échec, de vacuité, d’inutilité qui créent les bases pour une dépression.

Autre phénomène notable, le développement des addictions qu’elle soient alimentaires, drogues, alcools pour tenter de compenser des états dépressifs bien réels qui font qu’une large part des toxicomanes ou anorexiques sont à la base des dépressifs masqués.

Dans ce contexte, l’arrivée dans les années 80 sur le marché de nouveaux anti dépresseurs, les ISRS agissant sur la sérotonine tombent à point nommé.

L’engouement pour le Prozac, médicament sensé apporter le bonheur à tous, conduit à des fantasmes de contrôle d’une vie heureuse permanente entretenus par l’imagerie des « gagneurs » comme Bernard Tapie et les gourous du développement personnel.

Malheureusement, les statistiques sur le taux de réussite des ISRS ne sont guère meilleurs que celles des antidépresseurs classiques : 20% de rechute, 20% de maladie résistante et 70% des patients ne parviennent pas à retrouver leur état normal.

Ce constat pousse à relativiser le succès des anti dépresseurs et l’incapacité de la neurobiologie à résoudre les problèmes très complexes des troubles mentaux.

Au fil du temps le traitement de la dépression par des prescriptions chimiques s’apparente donc davantage tenter de procurer une meilleure qualité de vie à des patients plutôt qu’à réellement les soigner sur le long terme, faute de savoir ce que l’on cherche à soigner avec la question fatale de l’installation d’une dépendance du patient aux produits qui ne font que le « maintenir » à flot.

L’ouvrage se termine sur une conclusion critiquant la volonté de « toute puissance » de l’homme qui pense pouvoir toujours corriger ou controler au moyen de la science ses propres déficiences alors que les couches les plus profondes constituant son psychisme lui demeurent inaccessibles.

Privé des cadres rigides que déterminaient pour lui les sociétés plus anciennes, l’homme moderne livré à sa propre souvernaineté, parait au final souffrir du vide existencialiste qui en découle.

Pour combler ce vide, le sociologue prône de nouvelles formes d’actions sociales (publiques ou associatives) aidant les individus à se réinsérer ou à combattre une addiction toxicologique en complément des techniques médicales précédemment abordées.

En conclusion, « La fatigue d’être soi, dépression et société » est un ouvrage dense, gorgé de termes spécialisés, qui le rend très difficile d’accès.

Malgré des difficultés lièes à sa forme et au style très sophistiqué d’Ehrenberg, son approche se révèle très interessante, par l’évolution de la dépression au fil des ages mais surtout par son analyse comme résultante du statut de l’homme moderne, libre et indiviuel depuis la révolution culturelle des années 60 en Occident.

On comprend que l’approche biologique qui pour des raisons de rendement et de performance semble avoir irrémédiablement pris le dessus sur l’approche psychique, ne permet pas la guérison du malade mais le maintient avec plus ou moins de réussite dans un état compatible avec les normes de la société.

Face à cette impasse scientifique, l’homme moderne privé de ses repères et face à la fatigue d’être lui-meme, doit pour dépasser sa propre souffrance, se chercher des raisons d’exister cohérente avec sa structure interne, ce qui à mon sens suppose des capacités d’introspection assez inacessibles au commun des mortels et me fait dire que l’homme déficitaire a encore malheureusement de longues années devant lui.

La fatigue d'être soi, dépression et société (Alain Ehrenberg)
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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 09:27
Lost saison 6, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Reprise de « Lost saison 6, épisodes 7 et 8 ».

Dans l’épisode 7 réalisé par Mario Van Peebles sur un scénario de Adam Horowitz et Edwards Kitsis on retrouve de manière surprenant Benjamin Linus (Michael Emerson) en professeur d’histoire désabusé, mais dont le naturel dominateur reprend le dessus lorsqu’il entreprend de prendre la place du proviseur Don Reynolds (William Atherton) par pure volonté de pouvoir.

Benjamin utilise une information divulguée par Alex Rousseau (Tania Raymonde), son étudiante préférée, sur une liaison extra conjugale de Reynolds et des ébats à l’intérieur même du collège, parvient à obtenir une alliance avec Leslie Artz (Daniel Roebuck), le professeur de chimie lui aussi désabusé pour pirater le compte mail de Reynolds et le faire chanter.

La manœuvre ne réussit cependant pas tout à fait car Reynolds, plein de ressources, utilise un contre chantage pour une lettre de recommandation qu’il doit faire en faveur d’Alex pour étudier dans une des meilleures universités du pays.

Benjamin négocie, retire son chantage pour obtenir la lettre en faveur d’Alex.

Ce court passage dans un futur alternatif permet de voir Roger (Jon Gries), le père de Benjamin, très malade, qui évoque leur séjour sur l’ile pour le compte de Dharma initiative et leur retour aux Etats-Unis.

Sur l’ile, après l’attaque surprise et violente du Monstre, Ilana (Zuleikha Robinson) demande à Miles (Ken Leung) d’utiliser son pouvoir d’entrer en contact avec les morts afin de voir qui a tué Jacob (Mark Pelligrino).

Miles s’exécute et désigne Benjamin, qui découvre avec horreur que la solide métisse considérait Jacob comme son père.

Benjamin est donc immédiatement enchainé et condamné à creuser sa propre tombe avant d’être abattu.

Il reçoit l’aide surprenante de Locke (Terry O ‘Quinn)/ le Monstre qui le considérant comme un des élus à la succession de Jacob favorise son évasion.

Après une course poursuite dans la jungle, Benjamin braque Ilana et lui explique également le deuil qu’il a du endurer après la mort d’Alex sous ses yeux.

Un statu quo est alors établi.

Le notion de candidat joue également pour Jack (Matthew Fox), qui faisant mine de répondre à une exigence du mystérieux Richard Alpert (David Carbonell) pour mourir en se faisant exploser à la dynamite, découvre qu’il est lui aussi protégé sur l’ile et virtuellement immortel.

Une fois la démonstration accomplie, Jack et Richard reviennent sur la plage accompagnés de Hurley (Jorge Garcia).

Dans l’épisode 8 réalisé par Jack Bender sur une scénario de Elisabeth Sarnoff et Jim Galasso, le futur alternatif fait de nouveau intervenir Sawyer (Josh Holloway), qui est chargé par Locke d’aller sur l’ile de l’Hydre trouver l’avion de Air Asia pour repartir.

Sur place, Sawyer trouve les cadavres des passagers et Zoe (Sheila Kelley) l’unique survivante du massacre qui s’avère en réalité travailler pour Charles Widmore (Alan Dale), venu cette fois en personne avec ses gardes à bord d’un sous marin.

Fait prisonnier, Sawyer rencontre Widmore dans le sous marin et conclue un pacte avec lui : lui ramener Locke en échange de son aide pour quitter l’ile.

Une fois le deal conclu, Sawyer informe Locke de la situation, jouant ainsi derrière une apparente loyauté sur les deux tableaux pour quitter l’ile que ce soit en avion ou en sous marin.

Dans la jungle, Claire (Emilie de Ravin) agresse Kate (Evangeline Lilly) qu’elle estime responsable de la perte de son bébé puis maitrisée par Locke s’excuse finalement.

Sawyer et également à l’honneur d’un flash back alternatif ou entré dans la police avec Miles, il continue de poursuivre avec obstination le meurtrier de ses parents, Anthony Cooper.

Après une brusque montée de tension notamment suite à un rendez vous raté avec l‘archéologue Charlotte Lewis (Rebecca Mader), Sawyer se réconcilie avec Miles et arrête Kate, fuyarde en plein milieu de Los Angeles.

En conclusion, « Lost saison 6, épisodes 7 et 8 » continue de séduire en apportant une intrigue riche et variée, truffée de rebondissements inattendus.

Les scénaristes jouent à merveille sur les futurs alternatifs, inventant de nouvelles vies aux héros ou faisant réapparaitre des personnages secondaires décédés.

Sur l’ile, l’enjeu semble bel et bien la succession de Jacob pour la gouvernance avec bon nombre de candidats bénéficiant de la protection du Monstre.

Seul le puissant industriel mafieux Widmore parait en mesure de changer la donne..

Lost saison 6, épisodes 7 et 8 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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17 octobre 2015 6 17 /10 /octobre /2015 09:58
La dépression (Dominique Barbier)

Approche thématique atour de « La dépression » de Dominique Barbier.

Paru en 2003, « La dépression » est un ouvrage de vulgarisation visant à expliquer et conseiller le grand public sur un mal connu depuis l’Antiquité sous le nom de Mélancolie et encore aujourd’hui mystérieux bien que très répandu dans le monde.

Expert psychiatre, Barbier commence par battre en brèche certaines idées reçues sur la dépression vue par le grand public souvent comme une maladie honteuse résultant d’une marque de faiblesse.

Fréquente, handicapante et parfois mortelle (suicide), la dépression touche pourtant toutes les couches de la population mondiale.

Très didactique, l’ouvrage expose plusieurs exemples de situations types permettant d’appréhender la dépression du bébé, la post natale de la mère, de l’enfant, de l’adolescent, de l’adulte et enfin du vieillard.

On découvre donc les symptômes permettant de détecter chez un nourrisson une dépression pouvant provenir par exemple d’une séparation précoce d’avec la mère dont il est étroitement dépendant les premiers mois de son existence.

Au bout d’un certain temps, certains nourrissons peuvent devenir indifférents, refuser de s’alimenter, voir leur développement bloqué et contracter des infections.

Les dépressions des enfants et des adolescents sont pour moi voisines et se traduisent par des symptômes allant du repli sur soi dans les phases de tristesse ou des comportements de révoltes violents entrainant excès en tout genre (petite délinquance, anorexie, alcool, drogue) pouvant aller jusqu’au suicide.

Des problèmes à l’école (absentéisme, chute des résultat, rébellion) peuvent constituer des signaux d’alerte par rapport à des causes du malaise souvent familiales (le divorce des parents entrainant un sentiment d’abandon ou de rejet).

D’autres facteurs peuvent jouer le rôle de catalyseurs comme un milieu socio économique défavorisé, la présence d’une autre maladie grave sachant que la cause génétique de la dépression reste soumise à débat parmi les spécialistes.

On notera également des réflexions intéressantes sur les troubles chez les adolescents, avec l’affaiblissement du modèle parental et la recherche des références auprès des copains avec des résultats parfois désastreux, les changements intervenants dans les phases de la puberté étant reconnus comme des phases de bouleversements intenses avec une transition parfois difficiles entre le monde idolâtré de l’enfance et celui plus inquiétant des adultes.

Pour Barbier il convient lorsqu’un problème d’ordre psychologique est détecté de se retourner vers des structures spécialisées pour le traitement des adolescents.

Par la suite, on s’intéresse au cas particulier du « burn out », touchant plutôt les jeunes adultes se consumant corps et âme dans leur activité professionnelle avec une représentant accrue chez les métiers de « soignants » en prise directe avec la souffrance, la misère et la maladie.

Après une phase d’exaltation, la chute intervient avec des troubles physiques : sommeil, digestion, douleurs diverses puis mentaux : irritabilité, intolérance, baisse de l’activité…avec un sentiment d’être vidé de ses forces.

Les causes souvent inconscientes du burn out viennent se nicher dans une volonté de reconnaissance, de contrôle sur autrui avec parfois la tentation de régler certains conflits personnels.

Lorsque cela ne se traduit pas par les effets escomptés notamment l’absence de reconnaissance par exemple en attendant une promotion, la frustration puis l’effondrement peuvent ensuite survenir avec une envie d’évitement des relations humaines accompagnée de désir de mutation/reconversion.

Des mécanismes de défense peuvent alors être mis en place sans aller jusqu’au traitement médical avec une réorganisation de son travail (variété des taches, temps partiel), une meilleure communication pour sortir de l’isolement et enfin le développement d’activités parallèles (sport, arts, divertissement) permettant de s’épanouir hors du cadre professionnel.

Très fréquent mais moins connu du grand public, le « baby blues » ou post partum touche les femmes devant faire face à une situation nouvelle, sortir d’une situation somme toute confortable de grossesse pour devoir devenir une mère.

Les peurs enfouies de « ne pas être à la hauteur », de perdre à tout jamais son statut passé de femme, peuvent alors venir ronger de l’intérieur la jeune mère soumise par ailleurs à une violente pression de la société qui ne comprend pas pourquoi elle n’est pas heureuse.

Difficile à détecter car s’exprimant par des moyens détournés de souffrance physique ou de réactions disproportionnées comme passer du rire aux larmes attribués à l’émotion, la dépression post partum est souvent mal soignée mais et c’est là plutôt une bonne nouvelle s’avérer de courte durée si une thérapie cognitivo-comportementale visant à revaloriser rapidement la mère est mise en place.

Encore plus méconnue et taboue, la dépression des séniors fait encore plus de ravages en raison de l’isolement social, familial et affectif des personnages âgées dans le monde occidental.

Elle conduit pourtant souvent au suicide soit de manière violente soit en se laissant mourir.

Cette partie est à mon sens la plus intéressante du livre car remettant en cause le modèle de fonctionnement de la société occidentale, qui du fait de son obsession pour la jeunesse éternelle et la tabou de la mort, rejette souvent les personnes âgées en raison de l’angoisse qu’elle projette sur elle: celle de sa propre finitude.

Touchés par un ralentissement biologique général et une perte progressive des foncions essentielles qu’elle soient physiques ou intellectuelles, les séniors vivent parfois mal ce processus et sont de plus soumis à d’autres maladies mentale comme Parkinson ou Alzheimer qui peuvent faire passer à tort la dépression au second plan.

Tout en proposant les techniques habituelles de psychothérapie et de chimiothérapie compensatoire mesurée en prenant garde à prendre en compte à ne pas interférer avec les autres prescriptions des médecins, Barbier pousse à revaloriser la place des séniors dans notre société, en raison de la richesse que présente leur expérience de la vie et de la possible acceptation de notre propre fin qu’ils nous permettraient d’atteindre.

Après avoir passé en revue les principaux cas, Barbier s’intéresse aux moyens de soigner en insistant sur l’importance de la détection de phénomènes avant coureurs : insomnies, baisse de libido, manque d’énergie, changements d’humeurs, somatisations (céphalées, troubles digestifs, fatigue).

Consulter rapidement par exemple un généraliste pour bénéficier de conseils peut aider mais d’autres méthodes plus simples comme le changement des habitudes (repos, loisirs, vacances) sont autant de bonnes pratiques.

Lorsque tout ceci ne suffit pas et que le mal s’installe, se pose ensuite l’épineuse question du diagnostic.

Et là on peut dire que malgré une tentative de normalisation américaine dans les années 50 appelée DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), que les psychiatres et encore plus les généralistes ne sont pas aidés par la complexité des classements des différents types de dépression.

Cette nosographie nébuleuse soumise à controverse et à de régulières querelles entre spécialistes, rend difficile l’identification du mal et par conséquent son traitement.

La fatigue surtout chronique dont se plaint une personne sur deux peut parfois présente des symptômes similaires à la dépression mais doit pourtant être traitée différemment.

Les causes exogènes notamment de deuil sont également particulières et peuvent entrainer des phases de tristesse et de repli sur soi. Elles s’estompent normalement avec le temps et surtout un processus d’acceptation de la perte, en cultivant en soi la mémoire du disparu.

Si la phase persiste au point de paralyser la propre vie de l‘individu, un traitement (psychothérapie+chimiothérapie) peut être possible.

Pour les autres cas, si les symptômes bien connus des spécialistes de la dépression peuvent aboutir à son dépistage, l’identification précise reste extrêmement difficile.

On distingue les névroses dues à des causes externes, des psychoses dues à des causes internes, vraisemblablement génétiques, avec pour ces dernières de multiples subdivisions comme les psychoses maniaco-dépressives caractérisées par des phases d’abattement mélancolique et d’hystérie pouvant mettre le sujet dans des situations dangereuses nécessitant une hospitalisation.

On assiste alors à plusieurs manifestations de dépréciation de soi, d’anxiété, voir de mutisme puis de confusion et délire.

Viennent ensuite les dépressions chroniques appelées dysthymies liées à un conflit intérieur, les saisonnières liées à l’hiver, les brèves récurrentes marquées par leur brutalité et d’autres plus masquées ou secondaire d’un autre mal qu’il soit psychologique (phobie, obsession), organique ou médicamenteux et enfin une multitude d’état mixtes inclassables.

Face à cette foret inextricable, Barbier se fait plus pragmatique en diffusant des conseils aux proches d’un déprimé (écoute sans sollicitude excessive ou complaisance, tentatives de revalorisation, importance d’une activité physique comme la marche).

Les approches violentes aves des raisonnements à l’emporte pièce du type (« secoue toi ») sont à proscrire.

Un dialogue avec le médecin traitant est nécessaire afin de faciliter sa tache et la guérison du patient.

La présence doit être efficace mais discrète en pensant également à se protéger soi même afin de ne pas être affecté par le propre état dépressif du patient.

Dans certains cas, une décision douloureuse d’hospitalisation par un tiers devra être prise.

Lorsqu’on aborde les thérapies, Barbier commence par passer en revue l’approche médicamenteuse,en raison de l’apport des antidépresseurs dans le traitement de ce type d’affection.

Ces médicaments contenant des effets secondaires parfois importants doivent être choisis avec discernement et administrer avec rigueur pour observer une apport bénéfique qui n’est pas la plupart du temps immédiat.

Stimulants ou inhibiteurs, ces médicaments comme le Prozac ou ceux à base de lithium régulent en principe les troubles de l’humeur et sont sensés permettre au bout de six mois de traitement le patient à guérir tout en soulignant que la principale difficulté réside dans le fait que bon nombre de patients ne suivent pas les prescriptions de leur médecin ou arrêtent prématurément leur traitement.

De manière plus surprenante, l’electro-convulsiothérapie qu’on assimile communément à des traitement barbares, est mise à l’honneur en raison de ses résultats performants sur la mélancolie et de son protocole opératoire réputé à présent indolore.

Malgré son net recul face à la pression des grands groupes pharmaceutiques, la psychothérapie ne doit pas être négligée et être couplée si besoin à l’approche médicamenteuse pour augmenter les chances de guérison.

Les principaux types de psychothérapies sont alors présentées : celles cognitivo-comportementales plutôt brèves, directives et collective visant acquérir des changements de comportements permettant de résoudre une situation donnée et celles psychodymaniques (ou psychanalyse) portées sur l’analyse du passé travaillant sur la personnalité profonde du patient afin de résoudre un conflit généralement inconscient.

Les dernières parties sont consacrées à la récidive, qui touche malgré les propos rassurant du médecins, 60% des cas.

On parle alors de dépressions résistantes lorsque les traitement ne suffisent pas à les enrayer ou chroniques lorsqu’elles se répètent.

Les causes pour explique ce phénomènes restent confuses : l’age (plutôt 30-40 ans), le sexe (plutôt féminin quoique de plus en plus masculin), les antécédents familieux (cause génétique ?) , la solitude affective (veuvage, divorce, séparation), la situation socio-économique…

Le pire risque reste le suicide, vécu par le patient comme une libération d’une souffrance trop lourde à porter, d’une situation inextricable dont la mort est la seule issue, le processus pouvant etre méticuleusement préparé pour les mélancolique ou exécutée de manière spontanée par les impulsifs.

On termine sur une statistique glaçante, le suicide dont le statistiques sont sous estimées est la première cause de mortalité en France devant les accidents de la route.

En conclusion, « La dépression » est le parfait livre de vulgarisation pour une personne non experte désireuse de s’intereresser à ce sujet complexe, difficile car tabou qui touche beaucoup de familles dans le monde.

Il permet d’acquérir les connaissances générales à une vue d’esnemble sur la question.

Tout en restant plus que dubitatif sur les différents classements de cette maladie et l’efficacité réelle des thérapies compte tenu des cas important de rechute, j’ai apprécié la description de différentes catégories de personnes pouvant etre touchées, notamment les nourrissons ou les vieillards souvent oubliés, alors que les adolescents ou les jeunes actifs victimes de burn-out sont souvent sur-représentés.

Quelques grands enseignements sont à retenir à mon sens : les conseils pratiques pour la meilleure attitude à adopter pour soi-même ou l’entourage face à une situation qui laisse souvent désemparé en développant des mécanismes de défense, d’écoute ou aux vertus stabilisatrices.

J’ai également apprécié les réflexions sur les évolutions de la société aboutissant à l’exclusion des vieillards qui représentent le reflet de notre propre fin et la volonté de guérir vite en prenant des médicaments dans un idéal de performances immédiates alors qu’une approche plus en profondeur par le biais de la psychothérapie me semble plus interessante et surtout moins dangereuse physiquement.

Je recommande donc ce livre à toute les personens désireuse d’une première approche sur le sujet.

La dépression (Dominique Barbier)
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 17:24
Les chroniques de Spawn n°4 (Todd Mc Farlane, Luca Blengino, Robert Kirkman, Khary Randolph, Luca Erbetta, Rob Liefeld, Erik Larsen, Jim Valentino, Marc Silvestri, Whilce Portacio, Greg Capullo)

Nous sommes à présent en 2010 et sort « Les chroniques de Spawn n°32 » au menu considérablement étoffé et modifié depuis ses débuts en 2006.

Todd Mc Farlane (scénario) s’associe avec Khary Randolph (dessins) pour donner un nouveau souffle à Spawn incarné cette fois par Jim Downing, un homme blond aussi mal dans sa peau que l’était Al Simmons.

Dans un bar de strip tease, un colosse du nom de Malcom est contacté par des gangsters qui exerçant un chantage contre sa petite amie danseuse, lui demande d’exercer une dernière fois ses talents de tueur en éliminant une cible.

Lorsque Malcom réalise que cette cible était comme lui un patient d’un hôpital ou il a du subir d’horribles expériences scientifiques, il devient fou et accepte sans sourciller le contrat proposé.

Coaché par l’horrible clown Violator, Jim repousse le reporter Marc qui lui a fait une publicité inattendue en le voyant aider un vieil homme en fauteuil roulant à remarcher.

Mais Jim assailli par une foule de reporter voyant en lui un guérisseur miracle, n’a pas le temps de prendre son souffle qu’il est brutalement agressé par Malcom, qui fait penser au Rhino de Marvel dans son imposant costume blindé.

Devant la menace, Jim revêt son costume de Spawn et tout en luttant face au tueur, essaie de comprendre pourquoi celui-ci pense qu’il était comme lui la victime d’expériences de laboratoire.

Après un combat homérique, Malcom disparait sous les décombres d’un immeuble, laissant Jim revenir seul en lévitation…

Sam et Twitch sont toujours eux aussi présents sous la houlette de Luca Blengino (scénario) et Luca Erbetta (dessins) qui montrent le gros Sam Burke enquêter sur les crimes d’un tueur en série écrivant sur le corps de ses victimes.

Attiré dans un abattoir, Burke est attaqué au hachoir par le tueur et s’en sort d’extrême justesse avec une blessure à l’épaule.

Il est rejoint pat Twitch lui aussi perplexe devant l’énigme d’un nouveau corps d’un émigré portoricain gribouillé.

Seul un témoin, un asiatique ne parlant pas en Anglais demeure la piste la plus valable..

L’enquête doit donc continuer dans un New-York dévoré par le froid et les maladies.

On découvre ensuite un festival de toute l’équipe d’Image united : Robert Kirkman, Mc Farlane, Erik Larsen, Rob Liefeld, Jim Valentino, Marc Silestri et Whilce Portacio.

Dans ce projet multi héros et auteurs on voit, Jim Downing affronter le premier Omega Spawn, Al Simmons en personne devenu complètement fou et déterminé à la détruire.

Vaincu par Omega Spawn dans une autre dimension, Jim titube dans le réel et est hospitalisé d’office tandis que le super héros Die hard qui veille avec Mighty man au chevet de Vogue doit faire face à une attaque d’envergure de deux super criminels.

On termine par les Youngbloods affrontant Girth, un invulnérable géant…

La dernière histoire fait la part belle à Haunt de Robert Kirkman (scénario) et Greg Capello (dessins), montrant un nouveau héros torturé faisant cohabiter Kurt Kilgore un tueur professionnel tué en mission venu hanter son frère Daniel, prêtre de son état.

Mirage l’ex collègue et amante de Kurt fait équipe avec lui dans une mission commando contre la base de Schillinger, savant fou qui sera finalement tué en raison de ses horribles expériences.

Après ce meurtre d’une personnalité certes déviante mais considérée comme « utile » scientifiquement, Kurt est enlevé et malgré les recherches désespérées de Mirage tué.

Se sentant responsable, Mirage mène son enquête, affrontant un autre redoutable tueur, Cobra et finissant aidé par Haunt par prendre possession d’un carnet de Schillinger que Kurt avait dérobé.

Mirage échange habilement le carnet contre de l’argent et le livre en guise de pale compensation à Amanda la veuve de Kurt..

En conclusion, « Les chroniques de Spawn n°32 » progresse de manière spectaculaire, faisant fourmiller le comic book de plusieurs aventures construites autour du charismatique Spawn.

Seconde vie pour Spawn, devenu un homme blanc aussi paumé et mal dans sa peau que Simmons, luttant contre son prédécesseur ou une brute colossale à la Overtkill le légendaire cyborg du premier Spawn.

Découverte de Haunt, sorte de petit frère du grand Spawn, dont les aventures sombres et tortueuses finissent par séduire, poursuite des enquêtes de Sam et Twitch toujours efficaces même sans le style magique de Morse et dégustation d’une grande fête des talentueux artistes d’United dans un mix de tous leurs héros !

Intelligent, créatif et varié, ce numéro 32 des chroniques de Spawn se surpasse !

Les chroniques de Spawn n°4 (Todd Mc Farlane, Luca Blengino, Robert Kirkman, Khary Randolph, Luca Erbetta, Rob Liefeld, Erik Larsen, Jim Valentino, Marc Silvestri, Whilce Portacio, Greg Capullo)
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 16:33
Les chroniques de Spawn n°4 (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Marc Andreyko, Angel Medina, Scott Morse)

On reste dans l’univers du maléfique avec « Les chroniques de Spawn n°4 ».

Sorti en 2006, ce quatrième numéro écrit par Todd Mc Farlane et Brian Holguin sur des dessins de Angel Medina, montre Al Simmons échouant en vagabond dans une petite ville paumée des Etats-Unis, Arcadia.

Hébergé chez une femme du nom de Ruth, Al se réveille en pleine nuit et marche dans une ville déserte pour arriver à une clairière ou se tient un étrange cérémonie.

Tous les habitants sont en effet déguisés et font la fête dans une atmosphère de fête foraine, mais tout ceci prend un tour moins bon enfant lorsque Ruth grimée en maitresse sado masochiste amène une jeune enfant pour ce qui ressemble à un sacrifice humain.

Revêtant son costume de Spawn, Al suit la procession en pleine foret et comprend que l’enfant va devoir servir d’offrande à des anges déchus qui pour rester relié au monde terrestre et assurer leur protection à la ville d’Arcadia réclament un sacrifice humain tous les sept ans.

Mais Spawn n’entend pas honorer l’oblation et met tout en œuvre pour sauver la fille.

Devant pareille résistance, les anges mettent Spawn au défi et lui demande de la protéger de leurs tentatives.

Spawn doit donc faire face à un lion de la taille d’un montagne, puis un serpent, un taureau, un corbeau, un rat et un poisson qui cherchent tous par différents moyens à échapper à son étreinte.

Mais le guerrier de l’enfer tient bon même quand ses proches (Wanda ou lui-même apparaissent), remportant le défi des Anges malgré la colère des anges qui prédisent malédiction à la ville.

Impossible ensuite de ne pas passer sous silence les enquêtes de Sam et Twitch de Marc Andreyko (scénario) et Scott Morse (dessins) dans laquelle Twitch pète les plombs et braquant l’ambassadeur sud africain Van der Waal qu’il soupçonne d’abriter le meurtrier de son fils.

Malheureusement la méthode très directe de Twitch échoue et il est repoussé sans ménagement.

Ceci ne l’arrête pas et Twitch abat l’ambassadeur en pleine rue ce qui le fait faire arrêter et incarcérer.

Repoussant un avocat bavard, Twitch impressionne en tabassant à mains nues de dangereux criminels qui voulaient le violer sous la douche.

En conclusion, « Les chroniques de Spawn n°4 » continue de séduire le lecteur avec deux aventures opposées mais très complémentaires avec d’un coté, la flamboyance de Medina pour illustrer des aventures surnaturelles teintées de christianisme nées du cerveau de Mc Farlane et de l’autre le dépouillement de Morse dans une ambiance de polar psychotique avec les deux flics les plus attachants de tout NYPD.

Image comics prouve donc qu’il y a bien une place entre les deux poids lourds, Marvel et DC.

Les chroniques de Spawn n°4 (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Marc Andreyko, Angel Medina, Scott Morse)
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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 15:33
Rosemary's baby (Roman Polanski)

Sorti en 1968, « Rosemary’s baby » est le cinquième film de Roman Polanski et le premier chroniqué dans ces colonnes.

Dans la lignée des excellents films fantastiques de cette époque, Polanski adapte un roman d’Ira Levin pour décrire l’arrivée d’un jeune couple, les Woodhouse, Guy (John Cassavetes) et Rosemary (Mia Farrow) dans un appartement de New-York situé au Bramford, un grand immeuble de sinistre réputation ou aurait vécu un sataniste et auraient été perpétrés d’horribles meurtres.

Le couple fait fi de ce qu’il attribue à des histoires à dormir debout et s’installe dans son appartement.

Un premier incident a lieu lorsque Terry (Angela Dorian) une habitante de l’immeuble qui avait succinctement parlé à Rosemary à la laverie meurt en se jetant par la fenêtre.

Cet horrible décès permet aux Woodhouse de faire la connaissance du vieux couple qui hébergeait Terry, les Catevet, Roman (Sidney Blackmer) et Minnie (Ruth Gordon).

Rosemary est rapidement gêné par le coté intrusif des Catevet, mais Guy semble fasciné par le passé de Roman, qui a voyagé de part le monde entier et pousse vers un rapprochement.

Acteur ambitieux, Guy voit la chance lui sourire lorsqu’il décroche un rôle après que l’acteur principal soit devenu subitement aveugle.

Une nuit, Rosemary fait un affreux cauchemar après avoir mangé un gâteau de Minnie et découvre que Guy en a profité pour lui faire l’amour.

Choquée par le comportement de son mari, elle se découvre pourtant enceinte, ce qui était son vœux le plus cher.

Les Catevet se rapprochent alors davantage, Minnie apportant quotidiennement de mystérieuses mixtures vitaminées tandis qu’elle lui fait porter un curieux pendentif aux plantes aromatisées.

Chose curieuse, les Catevet poussent même à ce que Minnie voit leur médecin, le docteur Sapirstein (Ralph Bellamy), dont la réputation d’excellence finit par la convaincre.

Mais la santé de Rosemary semble se dégrader : elle maigrit, devient blafarde et se plaint de douleurs continuelles au ventre.

Son état finit par alerter son ami l’écrivain Hutch (Maurice Evans) qui lui donne rendez vous seule dans un restaurant du centre ville.

Lorsque Rosemary s’y rend malgré les réticences de Guy, elle apprend que Hutch a été hospitalisé dans la nuit dans un état critique.

Une tension va alors s’installer autour des Catevet et même de Guy, qui a clairement pris le parti de suivre toutes les recommandations du couple pour gérer la grossesse de sa femme tandis que Rosemary arrête progressivement de prendre les étranges breuvages de Minnie.

La mort subite de Hutch pousse Rosemary à se rendre à son enterrement ou elle reçoit de son amie Grace Cardiff (Hanna Landy), un livre qu’il tenait absolument à lui remettre.

Rosemary découvre un livre sur la sorcellerie qui décrit les pratiques de cultes étranges ou les adorateurs de Satan chantent et sacrifient des enfants.

Elle comprend également que Roman est le fils d’Adrian Marcato, le sataniste tué dans ce même immeuble mais lorsqu’elle fait part de ses inquiétudes à son mari, celui-ci se rebiffe violemment et finit par jeter le livre.

A l’approche de la grossesse, le couple organise une réception mais devant son état alarmant, les amies de Rosemary l’isolent pour lui conseiller de change de médecin.

Après un violente scène de ménage avec Guy qui souhaite rester fidèle à Sapirstein, Rosemary se rebelle et s’en va trouver le docteur Hill (Charles Grodin) que lui avaient recommandé ses amies.

Mais elle est dans un tel état d’agitation, se sentant poursuivie par les membres d’une secte à laquelle appartient son mari, que Hill ne la croit pas et prévient Sapirstein et Guy pour la ramener.

Malheureusement les craintes de Rosemary s’avèrent fondées puisque droguée et attachée par les membres d’une secte, elle doit accoucher de force dans sa chambre sans aller à l’hôpital.

A son réveil on lui annonce tout d’abord que le bébé est perdu, ce qu’elle ne croit pas et brisant le carcan infernal des calmants, Rosemary pénètre armée d’un couteau dans l’appartement des Catevet ou trône une assemblée.

Rosemary découvre en tremblant que son bébé à des mains et pieds fourchus et les yeux du Diable, son père qui l’a conçu avec elle lors de sa nuit d’inconscience ou Guy disait lui avoir fait l’amour.

Roman lui explique ensuite qu’elle a été choisie pour enfanter le fils de Satan, le dieu que tous adorent au sein de la secte.

Après un légitime moment de recul devant l’horreur de la chose, Rosemary semble se résigner à élever cet enfant du démon…

En conclusion, « Rosemary’s baby » est un bijou de fantastique/horreur certes moins spectaculaire que « L’exorciste » de Friedkin mais tout à fait remarquable.

Polanski instaure en effet progressivement un climat d’angoisse et de paranoïa dans lequel la jeune héroïne tente de lutter contre une secte puissante à laquelle appartient des membres de confiance de son entourage comme son médecin ou encore pire son mari, cheville ouvrière d’une monstrueuse entreprise.

Traumatisant, sulfureux sans être gore, « Rosemary’s baby » est un classique du genre, dans lequel on trouvera des acteurs de premier plan comme Mia Farrow modèle de blondeur fragile des sixties ou John Cassavetes, parfait en mari-pourri jusqu’à la moelle.

Classique on vous dit même si forcément daté et un peu lent dans son déroulement.

Rosemary's baby (Roman Polanski)
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 21:29
Jeune et jolie (François Ozon)

Cinéma français avec « Jeune et jolie » de François Ozon.

Sorti en 2013, « Jeune et jolie » est un film étrange abordant un sujet sensible, la prostitution de jeunes filles, qu’elles soient étudiantes ou lycéennes donc mineures.

Isabelle (Marine Vacth) a dix sept ans et sent son corps à la faveur d’un été dans le Sud de la France entre plage et mer, tenaillé par le désir sexuel.

Avec la complicité de son petit frère Victor (Fantin Ravat), Isabelle cède aux avances d’un beau jeune allemand appelé Félix (Lucas Prisor) et a son premier rapport sexuel sur la plage.

Sa réaction très froide, est étrange et lui fait mettre instantanément beaucoup de distance avec le jeune homme qui ne comprend pas ce brusque revirement.

De retour à Paris, Isabelle change brutalement de vie, met une annonce sur Internet et se prostitue dans des hôtels parisiens ou elle rencontre des hommes plus âgés.

Usant de stratagèmes pour cacher à ses parents ses tenues, son maquillage et son argent, Isabelle fréquente plus assidument Georges (Johan Leysen) un client âgé mais doux et correct qu’elle aperçoit même par hasard au théâtre.

Avec le temps, une relation se noue…

Bien entendu tous les clients ne sont pas aussi agréables que Georges et Isabelle rencontre souvent des rustres qui l‘insulte ou la dominent dans des voitures, ce qui ne la rebute pas plus que cela.

La jeune femme semble accro au sexe tarifé, incapable de contenir cette envie qui lui dévore le corps.

Elle a du mal à soutenir son attention dans ses études dans le très bourgeois lycée Henry IV et se dispute souvent avec sa mère Sylvie (Géraldine Pailhas).

Mais un jour un drame survient, Georges qui prend du viagra pour faire l’amour perd connaissance et meurt, victime d’un malaise cardiaque.

Paniquée, Isabelle tente sans succès un massage cardiaque, se blesse au front et quitte l’hôtel sans alerter quiconque.

Bien entendue la police retrouve sa trace et contacte ses parents.

Sylvie est anéantie, son beau père Patrick ( Frédéric Pierrot) sans beaucoup d’autorité.

Après une altercation, elle prive sa fille de sortie et la traine devant un psychiatre.

Isabelle fait front, n’expliquant ni n’exprimant aucun remord quand à sa conduite, qu’elle justifie vaguement par un désir d’expériences fortes, d’imaginaire et d’inconnu.
Elle semble rentrer dans le droit chemin troquant prostitution contre baby sitting et fréquentant des jeunes de son âge comme Alex (Laurent Delbecque) qu’elle rencontre a une soirée et avec qui elle couche.

Ce revirement apparent rassure Sylvie mais Isabelle conserve une grande froideur à l’égard des hommes, rejetant brutalement son jeune amant après la première fois.

Alors qu’elle rallume le portable qui lui servait à faire des passes, elle tombe sur un message d’Alice (Charlotte Rampling) la veuve de Georges qui lui donne rendez vous dans l’hôtel ou son mari est mort.

Un échange pacifique s’instaure entre les deux femmes, Alice voulant simplement obtenir des informations sur les derniers instants de son mari puis la quitte.

En conclusion « Jeune et jolie » est un film dérangeant rappelant à bien des égards le « Belle de jour » de Luis Buñuel, la magie du réalisateur et la blondeur glacée de Deneuve en moins.

Le processus est pourtant identique, une jeune fille d’un milieu bourgeois parisien, se lance dans une spirale sans fin de sexe non pour l’argent mais pour donner de l’excitation à une vie monotone.

Comme Buñuel, Ozon n’explique pas car les pulsion ne s’expliquent pas, surtout lorsqu’elles sont plus fortes que les règles morale de la société.

Le résultat est un film aussi froid et nauséeux que son héroïne, la maigre et blafarde Marine Vacth qui s’accouple mécaniquement avec des hommes de l’âge de son père ou plus.

Pour autant la réalisation habile d’Ozon parvient à atténuer un peu la minceur du scénario et le peu de charisme d’acteurs incroyablement communs de bourgeois français.

Sans grand intérêt au final donc comme la plupart de la production dite "française"…

Jeune et jolie (François Ozon)
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 15:10
Wolverine n°186, old man Logan (Mark Millar, Daniel Way, Steve Mc Niven, Mike Deodato)

Les super héros sont toujours très présents dans ces colonnes avec « Wolverine n°186, old man Logan » de juillet 2009.

Ce court comic book de Mark Millar (scénario) et Steve Mc Niven (dessins), Wolverine intervient dans un futur proche pour empêcher Ashley Barton la fille d’Œil de Faucon d’assassiner à coups de sabre son père, devenu un homme de 70 ans environ.

Le mutant griffu lui aussi grisonnant arrache Œil de Faucon à ses bourreaux à l’aide de jeep de Spider man qu’il jette d’immeuble en immeuble sans que l’on sache exactement comment elle a pu ne pas être complètement détruite.

Les deux héros fuient donc dans un désert avec une petite armée de tueurs à leurs trousses mais tombent ainsi que leurs poursuivants dans une profonde faille rocheuse.

Les gangsters sont dévorés par d’horribles créatures appelées les taupoides et Wolverine sauve in extremis son ami d’une mort similaire et utilisent les étonnantes capacités de leur jeep pour gravir des parois à 90° et s’extirper de ce piège mortel.

Le duo de choc traverse un monde désertique ou les héros semblent avoir été massacrés sans se douter qu’ils sont observés par Venom et s’arrête dans un bar ou Wolverine raconte son histoire.

Sous la direction de Daniel Way (scénario) et Mike Deodato (dessins), on le découvre à la recherche de son fils eurasien Daken, lui aussi un mutant dont il essaye de canaliser l’agressivité quasi animale puis plonge dans son passé en tant qu’agent du gouvernement canadien avec son premier affrontement devenu légendaire face à un Hulk déchainé avec Wendigo, autre monstre à la force surnaturelle.

Unissant leurs forces de manière incongrue, Hulk et Wolverine assomment Wendigo après un combat d’une violence animale paroxysmique.

Lorsque Wolverine se retourne contre sa cible principale, Hulk, celui-ci le frappe violemment.

L’armée s’interpose à l’aide de gaz qui neutralisent temporairement le monstre vert qui finit par s’échapper de sa prison de fer.

Ayant réussi sa dernière mission pour le gouvernement canadien, Wolverine rejoindra ensuite les X-men de Charles Xavier.

En conclusion, « Wolverine n°186, old man Logan » est un très court récit sur lequel il est difficile de poser un statut clairement défini.

Les dessins de Mc Niven montrent à la fois force et élégance, mais l’histoire bien que mouvementée parait on ne peut plus confuse avec des allusions un brin ridicules au FF, à Loki, Kant et au Shocker dans une même page !

Enfin les plus nostalgiques seront heureux de lire un remake de la première rencontre entre Hulk et Wolverine avec comme arbitre de luxe Wendigo dans le cadre somptueux des Rocheuses canadiennes.

Même si l’originalité de l’histoire frôlé le zéro absolu, le style de Deodato magnifie la rencontre originelle en lui conférant une animalité surnaturelle parfaite pour ses forces de la nature en plein affrontement.

Pas négligeable donc pour cette seule et unique raison, car pour le reste en effet…tout ceci reste bien mince et fragile !

Wolverine n°186, old man Logan (Mark Millar, Daniel Way, Steve Mc Niven, Mike Deodato)
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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 13:24
Secret treaties (Blue Oyster Cult)

Nul besoin ici de rappeler mon adoration pour les Américains de Blue Oyster Cult, groupe de hard rock des années 70/80 injustement méconnu à mes yeux.

En 1974 sort déjà leur troisième album en seulement trois ans, « Secret treaties » et sa célèbre pochette ou le groupe est dessiné à coté d’un bombardier portant son logo si mystérieux.

L’album s’ouvre avec « Career of evil » parfait morceau d’introduction en raison de ses riffs et refrains très accrocheurs ou suinte l’influence de Patti Smith co-compositeur du titre aux cotés d’Albert Bouchard.

Le coté inquiétant et ténébreux des Américains surgit ensuite sur « Subhumain », qui alterne ambiances doucereuses et refrains plus appuyés, démontrant si il le fallait encore le talent vocal d’Eric Bloom.

On reste dans le hard rock ultra percutant de « Dominance and submission » qui bouscule tout irrésistiblement sur son passage à l’aide de riffs implacables et refrains géniaux.

Le BOC se fait ensuite plus festif avec « ME 262 » festival de feux d’artifice rock ‘n’ roll ou le clavier de Allen Lanier parvient à tirer son épingle du jeu face au mur de guitares de Bloom et Roeser.

L’infernale usine à riffs tourne encore à plein régime sur « Cagey cretins » qui ajoute à son dynamisme électrique les prouesses de la voix de Bloom pour produire une nouvelle bombe explosant aux oreilles charmées de l’auditeur.

On reste dans le trapu et solide avec « Harvester of eyes » enchainé de « Flaming telepaths » sur lequel Lanier se montre plus présent avant de déboucher sur l’ultime titre de l’album « Astronomy », chef d’œuvre de plus de six minutes mélangeant couplets d’une beauté virginale, refrains ultra virils pour terminer dans une dernière ligne droite époque proprement hallucinante.

En conclusion, si vous ne devez écouter qu’un album du Blue Oyster Cult, je vous plaindrais tout d’abord du fond du cœur puis vous conseillerais vivement de vous diriger vers « Secret treaties ».

Certes le son de ce disque fait son âge celui des années 70 mais vous ne pourrez selon quoi que succomber aux huit titres monumentaux le composant, dont une bonne moitié peuvent prétendre sans difficulté aux titres de chefs d’œuvre du hard rock.

Parfait musicalement à la fois agressif et subtil, « Secret treaties » est propre à mettre à genoux tout amateur de rock musclé vintage qui se respecte, demandez plutôt à Metallica qui reprit « Astronomy » à la fin des années 90 ce qu’il en pense !

Pour ma part, je reste définitivement ébloui par le talent des Américains !

Secret treaties (Blue Oyster Cult)
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