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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 09:27
Melancholia (Lars Von Trier)

Je n’avais jamais vu un seul film de Lars Von Trier, aussi ai-je visionné « Melancholia » avec beaucoup de curiosité,

Sorti en 2011, « Melancholia » commence par un fastueux mariage au Danemark entre Justine (Kirsten Dunst) et Michael (Alexander Skarsgard).

Le couple est hébergé dans un véritable château du bord de mer, propriété de John (Kiefer Sutherland) le mari de la sœur de Justine, Claire (Charlotte Gainsbourg).

Mais au fil de la soirée, quelque chose se coince dans cette mécanique qui se devait être bien huilée et le comportement de Justine s’altère fortement avec de violentes crises d’angoisse.

Se dérobant à ses obligations, Justine étouffe et enlève ses habits de marié pour prendre un bain, ce qui provoque l’inquiétude autour de son absence.

Elle parait aussi difficile à raisonner que sa mère Gaby (Charlotte Rampling) elle aussi très en retrait, qui méprise l’argent de John.

Irrité par le comportement de ses invités, John décide de chasser Gaby et fait une scène à Claire, qui de son coté, tente par la douceur et la persuasion de remettre Justine dans le droit chemin.

Revenue avec ses invités, Justine dérape à nouveau, insultant Jack (Stellan Skarsgard) le patron de son agence de publicité, qui après avoir envoyé Tim (Brady Corbet) un sous fifre la harceler pour obtenir le titre d’une nouvelle campagne de publicité, le renvoie.

Furieux également de cette humiliation publique, Jack quitte le mariage.

Justine qui vient de perdre son emploi sur un coup de sang, reçoit néanmoins beaucoup de compréhension de son mari Michael.

Mais elle n’honore même pas sa nuit de noce, s’enfuyant dans la nuit et faisant brutalement l’amour avec le malheureux Tim sur le très cher green de golf de John.

S’en est trop pour Michael qui rompt sur le champs avec elle.

Après le départ des invités et le naufrage de la soirée, Justine reste seule et très malade dans le grand château avec Claire, John et leur jeune fils Leo (Cameron Spurr).

Il semblerait ensuite que l’approche soudaine d’une planète extra terrestre appelée Melancholia soit à l’origine de sa brusque crise de dépression.

Tout en tentant de minimiser l’évènement par le fait que la planète va passer à coté de la Terre sans causer le moindre dommage, John ne parvient pas à rassurer sa femme, dévorée d’anxiété.

Claire se montre néanmoins dévouée avec Justine, la lavant et la nourrissant pour l’aider à reprendre des forces.

Les deux femmes font du cheval ensemble, mais le comportement étrange de Justine s’accorde mal avec le contrôle d’un cheval.

Melancholia s’approche de manière inquiétante de la Terre en modifiant l’atmosphère et provoquant un énorme blackout électrique.

Claire est terrorisée, Justine qui perçoit la fin du monde, s’offre elle nue en pleine nuit à l’influence de cette planète étrange.

Après une nouvelle tentative de John pour la rassurer, Claire s’aperçoit que son mari a disparu pour se donner la mort dans l’écurie en ingurgitant des médicaments.

Sa lâcheté la bouleverse et après une courte de période de mensonge visant à ne pas affoler Leo, elle comprend qu’il convient de se résigner à disparaitre.

Un dernier entretien avec Justine lui permet de décider de la meilleur marche à suivre et le trio se place sur une cabane pour enfant crée par Leo dans le jardin afin d’assister à l’explosion finale qui arrive dans une gerbe de lumière intense.

En conclusion, « Melancholia » est un film lent, sombre et anxiogène qui n’est pas recommandé aux personnes fragiles ou déjà déprimées.

Dirigeant des acteurs excellents (prix d’interprétation féminine à Cannes pour Kirsten Dunst), Lars Von Trier se montre virtuose dans sa réalisation aux images superbes et glacées.

L’originalité et l’audace d’un sujet à contre courant mêlant maladie (dépression) et fin du monde, me poussent à reconnaitre les grandes qualités de ce film, qui aurait gagné je pense néanmoins à inclure plus de rythme sur ses deux longues heures.

Mais peut être que sa lenteur se veut elle révélatrice du spleen de son actrice principale…

Fort de cette première expérience, je vais surement découvrir d’autres films du Danois multi récompensé.

Melancholia (Lars Von Trier)
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 18:40
Lorelei, la sorcière du Pacifique (Shingi Higuchi)

Film assez méconnu, « Lorelei, la sorcière du Pacifique » du Japonais Shingi Higuchi sort en 2005.

L’histoire se déroule en plein milieu de la Seconde guerre mondiale, avec la défaite imminente du Japon après le largage des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki.

Le capitaine Masami (Koji Yakusho) est chargé par sa hiérarchie le capitaine Asakura (Shin’ichi Tsutumi) de prendre le commandement d’un sous marin furtif révolutionnaire allemand, le I-507 surnommé le Lorelei par les Américains, pour détruire des navires transportant une troisième bombe atomique à destination de Tokyo.

Conscient de la haute importance de sa mission, Masami qui a une réputation de lâche à effacer en raison de son opposition aux missions kamikaze, prend la mer avec le lieutenant Takasu (Ken Ishiguro), conseiller technique maitrisant la technique subtile de sa machine.

Masami découvre que la particularité du I-507 est de posséder un petit sous marin indétectable ne pouvant être piloté que par une jeune femme mutante Paula (Yu Kashii) dont l’organisme entre en symbiose avec le système de contrôle de l’appareil.

Deux jeunes kamikazes sont également à bord, dans le but de se faire exploser avec la Lorelei pour accomplir leur mission.

Un duel à mort s’engage avec les destroyers de l’US Navy qui traquent sans merci l’I-507 et malgré quelques pertes, parviennent à l’endommager.

Blessée après une mission de test du min sous marin, Paula se montre inopérante, ce qui laisse planer un doute sur l’atteinte finale de l’objectif.

Mais après avoir pris le contrôle de l’Etat Major Japonais qu’il tient en respect avec une arme, Asakura active Takasu pour prendre le contrôle du sous marin et lui révèle tardivement le véritable sens de sa mission à Masami : livrer le sous marin aux américains et laisser Tokyo se faire bombarder d'une frappe nucléaire pour éradiquer la corruption des élites.

Masami refuse, s’appuyant sur la fidélité de son second qui ouvre le feu sur Takasu, provoquant leurs morts respectives et la reprise du contrôle du sous marin par son capitaine.

Furieux et déshonoré, Asakura se suicide de manière spectaculaire.

Aidée par Yukito (Satoshi Tsumabuki), l’un des pilotes destinés au sacrifice, Paula parvient à se reprendre et se déclare apte à piloter le mini sous marin.

Le I-507 replonge alors sous les yeux médusés des Américains et fonce vers l’ile Tinian ou se situe la bombe.

Sur place, il est pris en tenaille par un puissant dispositif naval américain et doit lutter pour échapper aux grenades et autres charges explosives qui le mettent à mal.

Le summum du combat est atteint lorsque le mini sous marin est utilisé pour détruire deux sous marins adverses à l’aide des deux dernières torpilles du bord.

Profitant du fait que les Américains pensent l’I-507 coulé, Masami laisse le mini sous marin partir avec à son bord le couple Paula-Yukito refait subitement surface et profitant de l’effet de surprise actionne ses canons pour détruire en plein vol l’avion s’apprêtant à larguer la bombe sur Tokyo (!).

Une fois sa mission remplie, l’I-507 et le mini sous marin disparaissent, accréditant la réputation de sorcière insaisissable des mers de le la Lorelei…

En conclusion, « Lorelei, la sorcière du Pacifique » est un film maritime assez atypique car japonais et flirtant adroitement avec la science fiction.

Très prenant par son ambiance de huis clos paranoïaque si habituelle avec les sous-marins et par les spectaculaires combats contre les navires américains, « Lorelei » se montre toutefois moins convaincant dans son patriotisme exalté aboutissant au sauvetage miraculeux de Tokyo pour redorer le blason d’un Japon humilié.

Néanmoins, il demeure une curiosité tout à fait intéressante et peut sans rougir tenir la comparaison avec certaines références (américaines) du genre.

Lorelei, la sorcière du Pacifique (Shingi Higuchi)
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5 décembre 2015 6 05 /12 /décembre /2015 13:13
Feast (Annihilator)

Depuis une dizaine d’années je me suis complètement désintéressé de la carrière des Canadiens d’Annihilator qu’on peut considérer en 2015 comme des vétérans à présent du thrash metal produisant contre vents et marées un album tous les trois ans.

Sorti en 2013, « Feast » et sa pochette abominable digne d’un film gore fauché de zombies voit Mike Marshaw remplacer Ryan Ahoff à la batterie, le teigneux David Padden restant au chant aux cotés de l’indéboulonnable guitariste leader Jeff Waters.

Le vrombissement thrash si caractéristique de la guitare de Water annonce le premier morceau « Deadlock » marqué par sa puissance brute et par la voix emplie de rage sourde de Padden.

L’infernale machine à cogner canadienne entre alors en branle alignant « No way out » et « Smear campaign » aussi radicaux que brouillons.

Après pareil bombardement en règle, la surprise est de taille sur « No surrender » qui alternent couplets d’une légèreté pop années 80 avec refrains d’une grande férocité, mettant ainsi en évidence l’aspect dual de la personnalité humaine.

On revient à du plus conventionnel sur « Wraped » qui fait feu de tout bois sans grand discernement et tout juste vacillant sur ses jambes sous le choc, découvre la première ballade du disque, la superbe « Perfect angel eyes » sur laquelle Padden surprend en montrant qu’il sait faire autre chose que hurler mais également insuffler un superbe feeling mélancolique.

Mais chassez le naturel, il revient au galop, aussi Annihilator lache t il de plus belle les chevaux (sataniques) en un terrible « Demon code » aux refrains impressionnants d’intensité.

On connait déjà l’immense talent de guitariste de Waters, aussi ne sommes nous pas surpris d’être renversés de bonheur sur les introductions toutes en toucher de « Fight the world » et « One Falls, two rise » qui tournent ensuite en tabassage au sens le plus thrash du terme.

En conclusion, « Feast » est indiscutablement un album de thrash metal sans concession, violent, très dense et difficile d’accès.

La quasi-totalité des titres délivre un son surpuissant, des rythmiques à haute vélocité sur lequel se greffe le chant dur et trop monodimensionnel de Padden.

Le talent de Waters, s’exprimant surtout dans la variété, n’est pas suffisamment mis en relief, malgré quelques sorties surtout visibles sur quelques introductions soignées.

Malgré ces quelques défauts qui l’empêche de prétendre au rang des meilleurs albums du groupe, « Feast » plaira je le pense par sa virulence maitrisée aux fans d’un thrash puissant et technique

Feast (Annihilator)
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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 14:33
Civil war, tome 4, journal de guerre (Paul Jenkins, Ramon Bachs, Steve Lieber, Lee Weeks, Leandro Fernandez)

En 2006 sort « Civil war, tome 4, journal de guerre » de Paul Jenkins (scénario), Ramon Bachs, Steve Lieber, Lee Weeks et Leandro Fernandez (dessins)

De manière assez étonnante, l’intrigue se noue principalement autour de deux journalistes du Daily Bugle le tenace Ben Urich et Sally Floyd, qui après la catastrophe de Stamford ou le super criminel Nitro a tué six cent personnes après une intervention ratée des New Warriors, amenant le gouvernement américain à légiférer pour que tous les super héros se soumettent à son autorité après s’être faits recensés.

Chaque super héros réagit à sa façon, Spider-man se montrant anxieux à l’idée de révéler sa double identité en raison des risques qu’il ferait courir à ses proches, tandis qu’Iron-man se fait le fer de lance du projet en donnant l’exemple dans une conférence publique.

En plein emballement médiatique, les dissensions entre super héros ne tardent pas à se manifester et Iron-man n’hésite pas à employer la force pour arraisonner les récalcitrants comme Prodigy.

Sally entre en contact avec d’obscurs héros dissidents (Typographe, Battlestar, Network) qui se font traquer et arrêter par le S.H.I.E.L.D tandis que Ben est menacé de mort par le Bouffon Vert, avant qu’un étrange malaise ne mettent ses menaces en suspens.

Lorsqu’il propose à Jonah Jameson d’écrire à ce sujet, il se heurte à un refus et décide de quitter le Daily Globe qui a pour lui perdu sa liberté de parole.

Dans les rues, la guerre prend une autre ampleur et aboutit à d’énormes dégâts matériels, à la mort de Goliath noir tué par la foudre de Thor pour avoir fait partie des insoumis.

De leurs cotés, les journalistes ne restent pas inactifs, Sally parvenant à trouver Captain america qui lui aussi dissident en raison de son adhésion à une haute idée de la liberté individuelle, se cache pour éviter les rafles, tandis que Ben met en évidence que Stark industries tire profit de ces nouvelles lois.

Les super héros leaders du gouvernement comme Mr Fantastic, Iron-man, Sentry, Miss Marvel ou Pourpoint Jaune, suspectent un traitre parmi eux ce qui entretient un climat de paranoïa.

Outre la rébellion de héros terrestres de plus ou moins grande envergure, ils doivent faire de possibles représailles du Prince des mers, furieux que ses émissaires aient été attaqués par l’enragé Norman Osborn (Bouffon vert).

Durant une nouvelle bataille, Captain america est capturé et détenu en prison ou il répond aux questions du duo Ben-Sally, cette dernière critiquant vigoureusement sa mentalité selon elle dépassée.

Stark n’échappe pas non plus aux critiques des deux journalistes, qui l’accusent outre le rôle trouble joué par sa société, de manipuler le Bouffon vert à l’aide de nanites injectées dans son corps pour déclencher la guerre contre Altantis et obtenir une ralliement massif de la population à la loi de recensement.

L’histoire bascule ensuite sur le destin individuel de Robert Baldwin alias Speedball, seul rescapé des New Warriors, qui retrouvé grièvement blessé dans un champs à des centaines de kilomètres de l’impact, est accusé d’être le responsable de la catastrophe ayant couté la vie à 612 victimes.

Tenant tête à Eric Marshall du S.H.I.E.L.D qui lui propose de l‘amnistier en échange de sa soumission aux nouvelles lois gouvernementales, Robert est transféré dans de prison en prison ou sans ses pouvoirs il constitue une cible de choix pour les taulards ultra violents.

Au cours d’un défi à la boxe contre Toomey, une montagne de muscles et de graisse, Robert est blessé par un coup de couteau et délivre alors une intense explosion cinétique tuant la plupart des prisonniers assistant au combat.

Son transfert dans une prison scientifique ou il est étudié sous toutes les coutures par Mr Fantastic est immédiat.

Lors de son procès, Robert est abattu par Stricker le père d’une des victimes puis opéré d’urgence par Richards qui lui sauve la vie.

Robert accepte ensuite de se faire recenser, s’entretient avec Stricker et lui confie qu’il souffrira toute son existence à cause des éclats dans son corps, ce qu’il accepte comme une juste pénitence.

Déterminé, il se fait confectionner un nouveau costume doté de micro pointes pénétrant son corps pour lui faire déchainer sous l’effet de la douleur de puissantes rafales d’énergie.

Speeball n’est plus, place à Penance, le héros torturé sado-maso.

Dans la dernière partie, Wonder-man traque pour le compte du gouvernement américain des agents infiltrés d’Atlantis, qui parviennent en s’injectant périodiquement un sérum à parfaitement s’infiltrer dans la population américaine.

Mais sa mission est perturbée par une attaque du Bouffon vert qui tue un groupe d’une dizaine d’agent Atlantes infiltrés et assomme fugacement l’invulnérable androïde.

La nocivité du Bouffon vert est confirmée lorsqu’on le voit enfin agresser les émissaires Atlantes venus en paix à un conseil mondial, ce qui enclenchera par la suite l’enchainement de nouvelles étapes dans la guerre civile.

En conclusion, « Civil war, tome 4, journal de guerre » se montre malgré une louable volonté de complexification de l’univers Marvel vers des questions en écho avec les problèmes de société américains du Patriot act, réellement décevant.

Le lecteur a l’impression d’assister à une pale resucée des événements passés vus sous un angle différent, cette fois journalistique qui apporte des compléments d’informations sur l’implication d’Iron-man dans le déclenchement de la guerre.

Longue enquête donc dans laquelle mensonges et manipulations sont mis au premier plan au détriment du rythme et de spectaculaires combats entre super héros rivaux.

Seule aventure digne d’intérêt, l’histoire douloureuse et complexe de la repentance de Penance suite à la catastrophe de Stamford.

Pour le reste malgré la qualité du scénario, on s’ennuie ferme dans ces comic books « adultes » !

Civil war, tome 4, journal de guerre (Paul Jenkins, Ramon Bachs, Steve Lieber, Lee Weeks, Leandro Fernandez)
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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 21:36
Iron-man, intégrale, 1970-1971 (Archie Godwin, Mike Gold, Allyn Brodsky, George Tuska, Johnny Craig, Don Heck, Gene Colan)

On continue dans le filon des comics vintage avec « Iron-man, l’intégrale 1970-1971 » d’Archie Godwin (scénario) et George Tuska (dessins).

Le duo montre d’abord Eddie March, un boxeur noir atteint d’une tumeur au cerveau, qui pris en sympathie par Tony Stark en raison de son adoration pour Iron-man est sollicité par l’industriel lui-même lorsqu’il comprend après un difficile combat contre la Dynamo pourpre que la fragilité de son nouveau cœur artificiel constitue un obstacle infranchissable à sa condition de super héros.

Ignorant tout de la tumeur de March, Stark lui propose de devenir Iron-man à sa place et lui fait courir d’importants risques en affrontant la redoutable Dynamo elle-même sur un chalutier.

Stark est finalement alerté par les médecins de l’état de santé alarmant de son nouveau garde du corps et le trouve gisant, après un combat d’une extrême violence.

Tandis que March est opéré puis sauvé de justesse, Stark accepte de prendre ses responsabilités en redevenant Iron-man.

Il a fort affaire puisque la situation se complique quand Titanium-man, agent du KGB vient de Russie pour ramener la Dynamo, en réalité Alex Nevsky, un transfuge russe proche du premier porteur de l’armure rouge, embauché comme scientifique chez Stark Industries.

Affaibli par le combat contre March, la Dynamo est rapidement mise hors jeu et laisse Iron-man le soin de triompher d’un ennemi ultra puissant qu’il réussit à enfouir sous la mer.

Malheureusement Janice Cord, la petite amie de Stark qu’aimait aussi Nevsky est tuée lors de l’affrontement, ce qui avive davantage la haine du chercheur russe contre Iron-man.

Le super héros a néanmoins peu de temps pour se remettre, puisqu’il doit protéger une jolie blonde du nom de Cheryl Porter menacée de mort par le super criminel appelé le Mercenaire en représailles pour avoir dénoncé la présence de Titanium man sur un chalutier.

Contre toute attente, le Mercenaire est un adversaire redoutable même pour Iron-man en raison de ses gadgets ultra sophistiqués et parvient à paralyser son armure, Cheryl étant sauvée in extremis par un invraisemblable concours de circonstances qui fait tuer le Mercenaire par Vincent Sandhurst l’avocat ennemi de Stark, qui le prend par mégarde pour sa cible avant lui-même de succomber.

Johnny Craig prend le relai aux dessins pour replacer l’action dans les iles grecques, ou Iron-man venu aider son amante la criminelle repentie Madame Mask en recherche d’un traitement pour son visage défiguré, doit affronter un mutant appelé Miklos.

Avec son armure déchargée, Iron-man est à la peine face à la force brute d’un minotaure invulnérable mais parvient à empêcher son père le savant fou Vryolak d’injecter un sérum de mutation à Madame Masque, le couple père fils finissant par périr sous un éboulement.

Iron-man trouve ensuite un ennemi de premier plan avec le Prince des mers/Namor, qui révolté contre la pollution involontaire d’une usine Stark, l’attaque pour la détruire.

Après un combat spectaculaire, Iron-man prend le dessus en surface sur Namor et parvient à la raisonner en lui expliquant que le directeur de l’usine, Blane Ordway est à l’origine de ce désastre écologique.

Lorsque l’usine s’emballe, menaçant d’explosion, Namor unit ses forces à son ennemi pour la mettre hors service à l’aide d’un puissant tsunami.

Par un châtiment expéditif, Ordway est tué par les vapeurs toxiques qu’il a lui-même provoqué.

Avec Don Heck aux dessins, Iron-man accepte de servir le Collectionneur qui ayant enlevé ses amis Happy Hogan et Pepper Potts, le force à se rendre dans un monde extra terrestre appelé la dimension de l’ombre pour arracher une épée de lumière à un chevalier aux faux airs de Thor, appelé Val-larr.

Peu fier de lui, Iron-man accomplit sa mission mais est trahi par le Collectionneur qui retourne la puissante arme contre lui sans pouvoir la contrôler.

Le vengeur doré réagit alors efficacement retournant dans la dimension de l’ombre pour redonner l’épée à Val-larr qui peut ainsi repousser son ennemi le sorcier Shar-khan et ses hordes de monstres ailés.

Après les mondes extra-terrestres, retour à une problématique urbaine et sociale, dans laquelle Firebrand, un super criminel se revendiquant activiste en faveur des minorités noires, s’oppose à l’ouverture d’un centre communautaire financé par Stark, en usant d’un costume équipé de puissants lances flammes.

Eddie March, envoyé par Stark comme directeur du centre sert de médiateur face à une foule en colère qui réclame des investissements pour faire tourner l’économie du quartier, mais c’est bel et bien Iron-man qui met hors d’état de nuire le criminel pyromane.

Avisé, Iron-man qui a trouvé des preuves de corruption du conseiller Brandshaw qui était près à user de la force pour démarrer le chantier de construction, suspend de manière avisée le projet et dénonce les malversation du politicien à la police, ce qui désamorce le conflit avec la population noire du ghetto.

Malheureusement, le Contrôleur qu’on pensait interner dans un asile de fou, refait surface, tentant de forcer Tony Stark à améliorer les capacités de son casque de contrôle des esprits.

Ayant drainé toute l’énergie psychique de l’hôpital, le Contrôleur est trop puissant même pour Iron-man mais heureusement le dispositif électronique bricolé par Stark explose permettant ainsi de venir à bout de ce redoutable adversaire.

Mike Gold au scénario montre un Iron-man aider des guérilleros dans une ile d’Amérique centrale aux faux airs de Cuba, en démantelant le Gardien, une invraisemblable machine ultra sophistiquée terrorisant les populations.

Il force Myrmidon, un robot destructeur à se retourner contre le Gardien provoquant leur destruction mutuelle et par voie de conséquence la libération d’une population asservie.

Après les Cubains, les Japonais ou sous la houlette de Allyn Brodsky, Iron-man bute sur un gigantesque dragon mécanique appelé Zoga, piloté par les Chinois pour prendre possession du ni plus ni moins que du Japon (!) avant de trouver son talon d’Achille.

Une fois démantelé, Zora s’avère piloté par Toru, un des membres japonais d’une équipe de recherche, farouchement hostile à la présence américaine au Japon.

On reste sur une ile également opposée à l’implantation de Stark, et dont certains leaders n’hésitent pas à employer une milice appelée les Smashers pour semer le chaos.

Aidé par le sympathique ingénieur Kevin O’Brian, Iron-man écarte la menace et trouve le fauteur de trouble, le directeur de l’usine, un certain Bowers, coupable de détournement d’argent.

Retour de George Tuska aux dessins, pour une aventure hors normes dans laquelle un extra terrestre appelé le mecanoide, s’infiltre dans la population humaine et tombe amoureux avant de périr détruit par deux horribles criminels…

On poursuit avec Don Heck pour une nouvelle attaque d’envergure contre Stark industries menée par Spymaster et son équipe de quatre super espions à la fois athlètes, colosse et spécialistes en électroniques.

Mettant au point un complexe plan d’infiltration mêlant sabotage et déguisements, Spymaster parvient aisément à ses fins, mais c’est sans compter sans le courage et le dévouement de O’Brian et Jasper Sitwell du S.H.I.E.L.D qui perturbent leurs plans juste assez pour permettre à Iron-man de rentrer en lice.

Usant d’un véritable arsenal de gadgets dont un rayon laser sur son caque, Spymaster fait plus que tenir en échec Iron-man et endommage son armure mais doit finalement battre en retraite laissant Sitwell grièvement blessé et ses hommes capturés.

On découvre que Spymaster n’était qu’un pion au service de l’organisation du Zodiac dirigée par Capricorne.

Intéressé par une clé aux immenses pouvoirs étudié par Tony Stark et Nick Fury le prêcheur du S.H.I.E.L.D, le Zodiac attaque Stark industries, capturant Iron-man, Madame Masque et Daredevil, dont l’alter ego Matt Murdock défendait les hommes de Spymaster.

Le pouvoir de la clé appelle Fury qui s’en saisit et invoque un être appelé le gardien de la loi, un prêtre d’ankh qui pour élire les nouveaux membres de sa confrérie, déclenche un combat entre héros et membres du Zodiaque.

La lutte confuse, peu spectaculaire aboutit à un statu quo et à libération des combattants.

Dans le dernier épisode dessiné par Gene Colan, Iron-man affronte en plein New-York un immense robot extra terrestre appelé Ramrod, qui le poussant à ses limites fait défaillir son faible cœur.

En conclusion, « Iron-man, l’intégrale 1970-1971 » est aussi riche que son prédécesseur et bien entendu d’une qualité assez variable.

La première partie est réellement emballante, avec une grande variété d’adversaires et d’intrigues ou se succèdent des personnalités de premier plan comme Namor, Dynamo pourpe, Titanium-man, le Contrôleur et quelques super mercenaires de bon calibre comme le Mercenaire ou Spymaster.

Si on appréciera la courageuse incartade sociale dans laquelle le héros est confronté à la révolte contre les inégalités raciales et sociales de l’Amérique de 1970 incarné par Firebrand, on constatera une baisse sensible de niveau par la suite, que ce soit via de douteuse aventures pseudo cubaines et japonaises, le brossage sommaire d’un monde d’héroic fantasy baclé en diable, un pauvre recyclage de la mythologie grecque et les pénibles aventures des criminels du Zodiaque, au graphisme du reste plutôt horrible.

Interessant, captivant donc parfois mais inversement toute aussi décevante, ce « Iron-man, l’intégrale 1970-1971 » se montre au final bien trop inégale.

Iron-man, intégrale, 1970-1971 (Archie Godwin, Mike Gold, Allyn Brodsky, George Tuska, Johnny Craig, Don Heck, Gene Colan)
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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 20:08
Emigrate (Emigrate)

En 2007, Richard Zven Kruspe, célèbre guitariste du groupe allemand Rammstein, décide de voler de ses propres ailes de fer et fonde son propre groupe Emigrate avec dans la foulée l’album du même nom.

Composé d’Olsen Involtini (guitare), Arnaud Giroux (basse) qui derrière Kruspe, forment l’ossature de base, « Emigrate » et sa pochette futuriste débutent par son morceau éponyme, très influencé par le métal industriel de Rammstein avec son chant désincarné ses guitares lourdes et ses samples permanents.

Un vent de rage néo-punk à la Ministry souffle sur « Wake up » qui vient bousculer l’auditeur enchainé de « My world » doté lui aussi d’une dynamique soutenue.

On ralentit un peu la cadence pour poser un « Let me break » aux variations plus travaillées tout en conservant la même puissance soigneusement canalisée.

Tout le monde sait que derrière tout dur tatoué se cache toujours une certaine sensibilité, aussi « In my tears » et « Babe » ballades au pessimisme dark confirment elles allégrement cette règle générale.

Emigrate parvient difficilement à s’extirper de ce spleen sur « New York city » à l’aide de refrains enfin plus vivants mais ne peut empêcher le doute de s’installer sur « Resolution » renouant certes avec la puissance des premiers morceaux mais avec une certaine lourdeur malhabile en sus.

On saluera le bel effort au micro de Kruspe qui offre une variation intéressante de ses capacités vocales presque pop sur « Temptation » pour ensuite revenir à un copier/coller de Rammstein sur le lancinant « This is what » et terminer en douceur sur la ballade éthérée « You can’t get enough ».

En conclusion, « Emigrate » est un bon album de metal industriel mélangeant froideur, rigidité et tentatives mélodiques.

Ayant été élevé à bonne école, le groupe marche dans les traces de ses glorieux ainées, notamment Nine inch nails et Rammstein, rappelant également la courte tentative de Rob Halford sur le projet Two.

Peinant parfois à se détacher de ses encombrantes influences germaniques, « Emigrate » montre aussi ses limites sur les ballades, assez nombreuses du disque, parvient malgré tout à tirer honorablement son épingle du jeu pour constituer un premier essai encourageant, qui ne trouvera de suite que sept années après…

Emigrate (Emigrate)
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 18:45
La planète des singes, les origines (Ruper Wyatt)

Sorti en 2011, « La planète des singes, les origines » de Rupert Wyatt est une nouvelle variation sur le thème légendaire développé par Pierre Boulle en 1963.

On y voit Will Rodman (James Franco) un biologiste passionné par ses recherches sur l’amélioration des capacités cognitives des primates.

Travaillant pour Steve Jacobs (David Oyelowo), le président de Gen-sys, Rodman s’emballe lorsqu’il estime avoir trouvé un remède capable potentiellement de guérir les malades atteints d’Alzheimer.

Mais la femelle chimpanzé cobaye se montre ultra agressive, échappant à ses gardiens et semant la panique en pleine réunion avec de puissants investisseurs ce qui sonne le glas du programme de recherche.

Malgré cet échec, Rodman obtient une mesure d’indulgence pour emporter avec lui César (Andy Serkis), le dernier petit chimpanzé non euthanasié.

César grandit dans un environnement familial aisé dans la banlieue résidentielle de San Francisco, développant des qualités proches voir supérieure à celle d’un enfant du même âge.

Il pousse même son père adoptif à rencontrer sa compagne, une jolie vétérinaire du nom de Caroline Aranha (Freida Pinto).

Emballé par les résultats, César teste le sérum sur son père Charles (John Lithgow) atteint lui-même de la maladie d’Alzheimer avec des progrès en apparence stupéfiants avant de voir le traitement reculer.

Mais malgré son intelligence, César reste un animal sauvage et se fait remarquer en agressant un homme s’en prenant à Charles qui était entré par inadvertance dans sa voiture.

César est confisqué à ses maitres et incarcéré dans une prison pour singes ou il est victime de mauvais traitements (nourriture infecte, jet d’eau, décharges électriques) des gardiens Dodge Landon (Tom Felton), Robert Franklin (Tyler Labine) et John Landon (Brian Cox).

En prison, il endure sa peine, souffrant de la séparation d’avec Caroline et Will, avant de prendre son destin en main, faisant marcher son intelligence supérieure pour prendre le dessus sur les autres singes comme son rival Rocket (Terry Notary) qui devient son vassal.

Encadré par Maurice (Karin Konoval) un orang outang lui aussi doté de la capacité de parler le langage des signes et Buck (Richard Ridings) un colossale gorille, César règne à présent sans partage sur ses congénères et parvient à s’échapper de sa prison et dérober d’autres sérums pour doper les facultés des autres singes.

Il organise une révolte, fait tuer Dodge qui tentait de les arrêter et fait évader les singes.
Ils se ruent au siège de Gen-sys, libèrent les autres singes de laboratoires comme Koba (Christopher Gordon) et sèment le chaos dans San Francisco.

La police est submergée et un combat d’envergure éclate sur le Golden gate.

Se montrant supérieur stratégiquement aux hommes, César domine les policiers, Buck devant se suicider pour faire chuter un hélicoptère abattant un à un les singes.

Au final, Jacobs est jeté du haut du pont par Koba pour le punir de ses souffrances.

Après un ultime face à face avec Will dans une foret de séquoias ou ils allaient souvent se promener, César laisse son seul ami humain pour se replier avec les siens dans la foret ou il se sent à sa réelle place.

En conclusion, « La planète des singes, les origines », est un blockbuster proposant un divertissement efficace autant que des scènes d’actions absurdes ou une troupe de singes évolués écrase des policiers américains étrangement passifs et inefficaces.

Malgré son statut de produit calibré, le film demeure à des années lumières de la magie mystérieuse et dérangeante du film de Schaffner en 1968 et ne saurait en aucun cas être considéré comme un classique ou chef d’œuvre du genre.

La planète des singes, les origines (Ruper Wyatt)
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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 16:38
Iron-man, intégrale, 1969 (Archie Godwin, George Tuska, Johnny Craig)

Retour aux comics books de la vieille école avec « Iron-man, l’intégrale 1969 » d’Archie Godwin (scénario) et George Tuska (dessins).

A la fin des années 60, on retrouve notre bonne vieille tête-de-fer aux prises avec une nouvelle attaque du Mandarin, qui implanté dans un vieil entrepôt de Manhattan lâche en apparence ni plus ni mois que l’incroyable Hulk sur son ennemi.

De son coté, Tony Stark qui cherchant à acquérir la société de Drexel Cord, était en pleine négociation avec Janice, la jolie fille de l’industriel et son avocat véreux Sandhurst, est obligé de réagir lorsque Hulk enlève Janice.

Sous l’armure de son alter égo Iron-man, il entame un difficile combat contre la brute verte, tout en essayant de préserver Janice.

L’affrontement se termine dans une centrale électrique ou la rage aveugle de Hulk le conduit à s’exposer à d’énormes tensions, révélant de fait qu’il n’était qu’un robot.

Malgré son échec apparent, le Mandarin exulte, car il estime avoir réussi que Stark et Iron-man ne faisait qu’un.

Usant de sa technologie et du dévouement de sa jolie servante Mei-Ling, le Mandarin sort des photos compromettantes de Stark dans la presse, le montrant en pleine négociation avec la Chine communiste.

Stark qui malgré son sens des affaires, a entrepris de séduire Janice, est pris dans la tourmente et voit ses principaux contrats d’armes avec l’Etat annulés.

Devant l’urgence, il revêt la carapace d’Iron-man, évite une arrestation de Nick Fury et Jasper Stiwell du S.H.I.E.L.D et se rend à un rendez vous fixée par Mei-Ling pour affronter le Mandarin.

Iron-man défait non sans peine deux statues de marbre lâchées sur lui par le Mandarin mais se retrouve bloqué par un puissant appareil.

Triomphant, le Mandarin lui enlève son casque mais découvre les traits d’un homme blond qui n’a rien à voir avec Stark.

Atteint d’une rage immature, le Mandarin quitte les lieux, permettant ainsi à Iron-man doté d’un masque grossier de s’évader.

Sans le savoir le Mandarin attaque un LMD (Life Model Decoy) un androïde à l’effigie de Stark pour donner le change dans la vie publique mais Iron-man le rattrape et un nouveau combat intense s’engage avec toujours Janice placée au mauvais endroit au mauvais moment.

Tenu en échec par un adversaire aussi puissant sinon plus que le pouvoir de ses dix anneaux, le Mandarin prend en otage Janice et s’envole vers un fusée futuriste (des années 60) pour fuir.

Dans la fusée la situation dégénère car Mei-Ling réalise que son amour pour son Maitre n’est pas partagé et paye sa rébellion du prix de sa vie.

Ses anneaux neutralisés par Iron-man, le Mandarin fait exploser sa fusée, juste après que le vengeur doré ait le temps d’exfiltrer sa chère Janice.

Le monde en revanche qui a trouvé un Stark sans vie après l’attaque du Mandarin croit à la mort de l’industriel sans se douter qu’il ne s’agit que d’un robot.

Iron-man intervient alors de nouveau en prenant la place du LMD,

Mais une autre menace en la personne du Contrôleur alias Basil Sandhurst, frère de l’avocat Sandhurst avec le profil typique du savant fou/ingénieur contrarié par son patron, Mr Cod et devenu un super criminel à la suite d’un accident l’ayant aspergé de produits chimiques.

Devenu le Contrôleur, Sandhurst est à présent un être défiguré doté d’une armure lui donnant une force surhumaine directement proportionnelle au nombre de personnes qu’il peut contrôler mentalement à l’aide de disques de sa création.

Drainant toujours plus d’énergie mentale dont celle de son propre frère, le Contrôleur se sent à présent assez fort pour attaquer une ville côtière sinon plus.

Tony et Janice désireux de retrouver leur avocat, tombe sur le Contrôleur qui comme d’habitude enlève la belle, ce qui force Iron-man à intervenir.

Simulant une soumission à un de ses disques, Iron-man pénètre jusque dans l’antre du criminel et s’aperçoit qu’il affronte un terrible adversaire doté d’une force égale sinon supérieure à la sienne mais également de nombreuses armes technologiques comme des lasers ou des bras automatisés.

Iron-man est donc obligé de battre en retraite mais affronte de nouveau le Contrôleur qui devenu assez fort pour arrêter et détourner un train lancé à pleine vitesse, marche sur New-York.

L’affrontement a l’intérieur du train ne tourne toujours pas en faveur d’Iron-man, mais la situation est miraculeusement sauvée par Stiwell qui décroche les wagons ou se situaient la machine du Contrôleur l’amenant ainsi progressivement à perdre ses pouvoirs.

Vient ensuite une aventure décalée et exotique ou Iron-man se rend dans une ile perdue pour combattre le Fantôme, en réalité un vieil écrivain paraplégique Travis Hoyt, fermement opposé à l’arrivée des usines Stark, avant que celui-ci tirant sa force surhumaine d’un source sous terraine ne finisse par y être englouti.

Les artistes créent ensuite une histoire un tantinet plus élaborée en redonnant la parole à la Licorne, super criminel russe ivre de revanche contre Iron-man, qui est contraint par un de ses compatriotes le Fantôme rouge, à servir ses plans en échange de la réparation de sa ceinture batterie et de mystérieuse injections le maintenant en vie.

La Licorne est chargée de voler un appareil conçu par Stark, le prisme à rayons cosmique et attaque une fusée d’expérimentation ou se trouvaient Stark lui-même et Stiwell du S.H.I.E.L.D.

Stark parvient à sauter en parachute contrairement à son ami et affronte sous les traits d’Iron-man son vieil ennemi la Licorne, chargé à bloc contre lui.

Tandis que la Licorne occupe Iron-man, le Fantôme rouge utilise le prisme cosmique pour retrouver ses pouvoirs perdus ainsi que ceux de ses fameux singes.

Ayant retrouvé ses facultés, le Fantôme rouge prend la fuite et fait exploser sa base.

Protégés par leurs armures, la Licorne et Iron-man survivent et s’allient pour combattre leur ennemi commun, Iron-man acceptant de fournir l’énergie nécessaire à son ancien adversaire pour l’aider à se recharger en permanence.

La Fantôme rouge qui cherche à créer une armée de singes dotés de super pouvoirs, met à exécution son programme fou en détournant un complexe scientifique situé en plein cœur de l’Afrique (!) mais est attaqué par le nouveau duo improvisé Licorne-Iron-man.

Mais les deux singes alpha et beta, dotés de super force et de pouvoir de contrôle mental, entravent sérieusement leur attaque, aussi seule une rébellion surprise des singes devenus pensants contre leur Maitre, aboutit à sa défaite.

Opportuniste, la Licorne frappe Iron-man et profite de la défaite du Fantôme pour l’enlever dans l’espoir de trouver un remède au mal qui le ronge.

Iron-man affronte ensuite un nouvel adversaire, le riche homme d’affaires grec Midas, qui à la tête d’une organisation criminelle cherche à prendre possession de Stark Industries avec la complicité de Morgan Stark, le propre cousin de Tony.

La situation se complique lorsque le LMD prend la place de son créateur et entreprend de le chasser de la direction de Stark industries.

Ayant revêtu et contrôlé l’armure d’Iron-man, le LMD chasse le vrai Stark par la force et fait de lui un paria.

Errant des les rues, il est aisément capturé par Madame Masque, chef opérationnelle de Midas qui ignorant qui est qui charge le vrai Stark de le remplacer lui-même face au LMD !

Faisant équipe avec Madame Masque qu’il tente d’amadouer par la séduction, Stark pénètre dans ses propres usines et revêt l’ancienne armure d’or d’Iron-man pour espérer vaincre le LMD.

En difficulté en raison de son infériorité technologique, Stark souffre et sous l’œil de ses collègues Vengeurs, parvient in extremis à projeter le LMD dans une cuve de métal fondu, qui le détruit.

Mais choqué par le combat, le cœur de Stark s’arrête et nécessite une opération risquée qui fort heureusement réussit en lui implantant un nouveau cœur artificiel.

Malgré une certaine réticence à présent à se livrer à fond dans un combat, Iron-man en finit par le coriace Midas dont les innombrables gadgets de son trône finissent par s’épuiser.

L’ile du tyran explose avec lui, laissant Madame Masque soudainement apaisée et séduite par le sex appeal de l’industriel, le mettre en lieu sur.

Par la suite, Iron-man affronte par le biais de Charlie Gray un ex policier avide de revanche sociale, son vieil ennemi Lucifer, dont les puissantes rafales ioniques manquent de terrasser, avant que sa femme Wilma ne parvienne à le raisonner et à mettre en fuite cet adversaire virtuellement invincible.

Enfin une dernière aventure bonus servie par le graphisme ultra moderne de Johnny Craig, montre Iron-man du point de vue de Happy Hogan, un ex boxeur devenu chauffeur et homme de confiance de Stark, amoureux de sa secrétaire la belle Pepper Potts.

Fidèle à son patron, Happy soupçonne en revanche Iron-man son alter ego de vouloir le trahir avec une entreprise rivale (futur Roxxon Oil) ayant dépêché un dénommé Krieger pour le faire chuter.

Iron-man cherche en réalité à infiltrer l’organisation de Krieger pour faire déjouer ses plans et y parvient lorsqu’il intervient pour empêcher des mercenaires appelés chiens de combat, de prendre le contrôle d’une réunion au sommet sur un héliporteur du S.H.I.E.L.D.

L’aide de Happy est néanmoins décisive pour aider Iron-man à vaincre ces mercenaires surarmés et à faire tomber Krieger, qui sera impitoyablement assassiné par ses anciens collègues.

En conclusion, « Iron-man, l’intégrale 1969 » constitue une intégrale dense et peu avare en aventures.

L’action est donc au rendez vous avec certains ennemis historiques d’Iron-man comme la caricature de chinois du Mandarin ou les bons vieux ex soviétiques Licorne et Fantôme rouge, aux pouvoirs du reste tout à fait crédibles.

Trimballant sa jolie potiche d’aventures en aventures, Iron-man frôle l’arnaque en combattant un faux Hulk, triomphe de super méchants aussi mégalomanes que caricaturaux avec mention spéciale pour la jolie petite copine chinoise du Mandarin, le servant par amour avant de le trahir pour le même motif ou pour les délires d’armée de super singes du Fantôme rouge !

On rira très fort de ces histoires de robot remplaçant le vrai Stark ou de l’usage à répétition de masques pour duper ses adversaires, mais trouvera beaucoup plus intéressants et crédibles des personnages révoltés et plus ambigus comme la Licorne , l’inquiétant Contrôleur, qui frôle l’exploit dans une aventure haletante ou le puissant Lucifer semblant nettement supérieur au simple mortel ingénieux constitué par Iron-man.

Beaucoup d’indulgence donc dans certaines histoires tirées par les cheveux, années 60 obligent mais chapeau bas à la créativité des auteurs et au style empli de dynamisme à défaut de finesse de Tuska !

Iron-man, intégrale, 1969 (Archie Godwin, George Tuska, Johnny Craig)
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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 11:14
Sons of anarchy, saison 1, épisode 6 (Kurt Sutter)

« Sons of anarchy, saison 1, épisode 6 » démarre par une transaction entre les Sons of anarchy et un groupuscule d’extrême droite dont le chef Nate Meineke (Tim de Zarn ) est un ancien camarade d’armée de Piney (William Lucking).

Avec leurs AK-47, Meineke et ses hommes attaquent un convoi de transport de prisonnier et libère des membres de leur gang mais la fusillade occasionné aboutit à la mort de trois personnes dont un sheriff local noir, ami de Vic Trammel (Genn Plummer) acheté par les Sons.

Effondré par la mort de son collège, Trammel menace de rompre l’accord qui le lie aux bikers mais Jax (Charlie Hunnam) le dissuade en usant de menaces à peine voilées.

Mais Trammel n’est pas le problème principal des Sons, puisque June Stahl (Ally Walker), agent de l’ATF débarque également à Charming pour enquêter sur les bikers incriminés par la présence d’un téléphone portable laissé par Meineke sur les lieux du crime.

Clay (Ron Pearlman) qui doit déjà faire face à la jalousie de Gemma (Katey Sagal) devant l’arrivée de Cherry (Taryn Manning), la prostituée du Nevada venue chercher Prospect (Johnny Lewis), est arrêté pour complicité de meurtre et interrogé par Stahl qui collabore avec Kosh (Jay Karnes) et Hale (Taylor Sheridan).

Tandis que Clay tient tête aux enquêteurs, Jax décide de régler le problème à la source en éliminant des les extrémistes meurtriers.

De son coté, Gemma qui se sait atteinte de ménopause, perd le contrôle de ses nerfs et agresse Cherry en lui cassant le nez à coups de skateboard.

En prison, elle retrouve son mari et continue la dispute sous les sourires goguenards des policiers.

Revenant aux affaires, Piney, Opie (Ryan Hurst) et Jax qui ne parviennent pas à écouler les AK-47 restant aux One Niners en raison de la présence de l’ATF, obtiennent un rendez vous avec la bande de Meineke pour leur vendre le reste à bas prix.

Réalisée en pleine foret, la transaction est un prétexte pour éliminer Meineke et sa bande ce que ce résout Piney à faire après avoir dit un dernier adieu à son ancien camarade de feu.

Au final, Clay est libéré faute de preuves et fait la paix avec Gemma qui accepte finalement la présence de Cherry après qu’elle jurée de ne pas approcher son mari pour se réserver sur Prospect.

En conclusion, « Sons of anarchy, saison 1, épisode 6 » pèche par une intrigue basique mêlant gangs d’extrême droite et agents fédéraux avec une nouvelle victoire sans trop forcer des Sons of anarchy.

Seuls les sentiments de vieillesse et de jalousie de Gemma revêtent un réel intérêt pour cet épisode qui ne restera pas dans les annales de la série.

Sons of anarchy, saison 1, épisode 6 (Kurt Sutter)
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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 21:09
Chasseur blanc, coeur noir (Clint Eastwood)

La carrière de Clint Eastwood avec « Chasseur blanc, cœur noir » réalisation toute personnelle assez peu connue sortie en 1990.
Adapté d’un roman de Peter Viertel qui parlait du tournage cauchemardesque de "African Queen" de John Huston, « Chasseur blanc, cœur noir » raconte le projet fou de John Wilson (Clint Eastwood), réalisateur américain qui décide sur un coup de tête de quitter son confortable manoir d’Angleterre, dans le but de tourner un film en Afrique.
Flanqué de son scénariste Pete Verill (Jeff Fahey), Wilson parvient à convaincre le producteur Paul Landers (George Dzundza) d’investir dans ce projet.
Excentrique et flamboyant, Wilson débarque avec son équipe au Zimbabwe avec comme autre objectif principal et moins avouable d’abattre un éléphant à l’aide des multiples fusils achetés avant de partir.
Logé dans un hôtel cossu, Wilson mène une vie confortable et oisive, se faisant remarquer par une spectaculaire sortie visant à insulter Miss Wilding (Charlotte Cornwell) sa propre secrétaire, qui tenait des propos extrémistes sur les juifs, malgré le fait que Verill lui ait signalé faire partie de cette communauté ou en se faisant rosser par le patron raciste de l’hôtel, un homme plus grand et jeune que lui (Clive Mantle ).
Remis de ses blessures, Wilson joue avec les nerfs des acteurs Kay Gibson (Marisa Berenson), Phil Duncan (Richard Vanstone) et producteurs dépêchés sur place comme Lockart (Alun Armstrong), Zibelinski (Alex Norton) pour suivre l’avancement du projet.
N’écoutant que sa curieuse passion, il prend un avion pour arriver sur les meilleurs spots de chasse à l’éléphant près du lac Victoria.
Guidé par le pisteur Kivu (Boy Mathias Chuma) il se trouve en position de tir mais est dissuadé par les autres membres du safari en raison du nombré élevé d’éléphants sur place.
Dès lors, Wilson va tout faire pour ne jamais tourner son film, invoquant prétexte sur prétexte, avant de se trouver finalement devant son éléphant et ne pas pouvoir tirer, seul le sacrifice de Kivu lui permettant d’avoir la vie sauve.
Eprouvé, Wilson comprend la vanité de sa quête et reprend sa caméra…
En conclusion, « Chasseur blanc, cœur noir » est un de ces films d’auteurs dans lesquels Eastwood pense plus à se faire plaisir qu’à faire plaisir au spectateur.
Jouant à merveille à casser son image de flic ou cow boy, l’acteur campe ici avec délectation un réalisateur fantasque prenant le dessus sur ses producteurs en leur imposant ses caprices.
Mis à part ce parti pris amusant et la beauté exotique des paysages africains, le film se traine un peu en longueur et insiste lourdement sur le racisme et l’anti sémitisme de manière peu subtile.
Un Eastwood mineur sans doute qui ne restera pas dans les annales de la longue carrière du grand Clint.

Chasseur blanc, coeur noir (Clint Eastwood)
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