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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 23:03
Wolrd War Hulk n°2 (Greg Pak, Paul Jenkins, John Romita Jr, Shawn Martinbrough)

La saga World War Hulk bat son plein en 2008 et le duo Greg Pak (scénario)/John Romita Jr (dessins) sorte le spectaculaire mensuel « World War Hulk n°2 ».

Le motif de la terrible vindicte de Hulk contre la Terre est ici évoqué, son exil sur Sakaar mais encore pire la destruction de la planète et la mort de sa femme Caiera, qu’il estime attribuée aux Illuminati (Mr Fantastic, Iron-man, Flèche noire et Docteur Strange).

En revenant de Sakaar, Hulk fait une étape sur la Lune pour régler ses comptes avec Flèche noire le monarque des Inhumains, dont le son de la voix génère une puissance équivalente à une bombe nucléaire.

Malgré la terrible puissance de Flèche noire, Hulk survit à un premier cri et se rue sur son adversaire.

La suite du combat n’est malheureusement pas raconté mais on comprend que Hulk a réussi l’impossible, vaincre l’un des plus puissants mortels de l’univers, exploit qu’il n’avait jamais réussi auparavant.

Exhibant le corps inanimé de Flèche noire, Hulk accompagné de ses compagnons les liés-en-guerre (Korg, Miek, Elloe, Hiroim et Brood) explique les raisons de sa colère aux populations et demande qu’on lui livre ses autres cibles sous peine de destruction de New-York.

Ces explications provoquent une certaine sympathie d’une fraction de la population qui prennent fait et cause pour la requête du Hulk.

Spider-man et Miss Hulk tente de contenir les mouvements de foule dus à l’exode de la population tandis que très inquiets, les Illumanti prennent contact avec Sentry, seul espoir de l’humanité pour arrêter Hulk mais le super héros fragile psychologiquement hésite à se lancer dans un combat de cette envergure.

C’est donc Iron-man qui se dévoue pour entrer le premier en lice à l’aide d’une armure Hulkbuster sur-renforcée sensée l’aider à tenir le choc contre voir de battre Hulk.

Au terme d’un combat d’une violence effroyable, Iron-man parvient à repousser Hulk hors de la ville pour que deux avions de chasse lui larguent deux missiles.

La puissance de l’explosion réveille chez Hulk le souvenir de la mort de Caiera et augmente encore davantage sa haine, lui donnant la force nécessaire pour prendre le dessus sur Iron-man en lui assénant des coups d’une violence insupportable.

Au final, Hulk émerge victorieux des décombres d’un building détruit par l’impact du combat de titans.

Dans une seconde partie, Paul Jenkins (scénario) et Shawn Martinbrough (dessins) montrent la pittoresque cohabitation entre Korg et le policier Danny Granville pour élucider la mort du robot Arch-E-5912 parti explorer la ville.

Korg révèle les derniers messages reçus du robot à son coéquipier et lorsque Danny comprend que l’engagement pris force le duo à élucider l’affaire en 24h sous peine de mort, l’enquête prend une dimension beaucoup plus dramatique.

En conclusion, « World War Hulk n°2 » fait un début fracassant livrant sans temps mort dès son second épisode un combat haletant et culte entre Hulk et Iron-man mais également un autre certes tronqué entre Hulk et Flèche noire.

Malgré un style toujours peu fin, Romita Jr se donne à fond pour illustrer avec force l’intensité de cette histoire ultime larger than life que les fans adorent.

Comparé à un tel morceau, la petite enquête dans laquelle un flic et un extra terrestre cohabitent passe relativement inaperçue d’autant plus que le graphisme de Martinbrough ne se montre guère exaltant.

A ce stade de dramaturgie, le lecteur n’a qu’une seule envie : se ruer sur la suite pour prendre un nouveau shoot d’adrénaline pur !

Wolrd War Hulk n°2 (Greg Pak, Paul Jenkins, John Romita Jr, Shawn Martinbrough)
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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 22:22
World War Hulk hors série n°1 (Paul Jenkins, Daniel Way, Ramon Bachs, Javier Saltares)

On aborde à présent la série World War Hulk dans laquelle notre géant vert enragé après avoir été exilé sur la planète Sakaar, revient sur Terre plus fort que jamais pour se venger contre ses bourreaux, les Illuminati Mr Fantastic, Flèche noire, Iron-man et le Docteur Strange.

En 2008 sort « World War Hulk hors série n°1 » qui sous l’impulsion de Paul Jenkins (scénario) et Ramon Bachs (dessins), commence par montrer l’opiniâtreté de deux journalistes indépendants, Ben Urich et Sally Floyd près à prendre tous les risques pour couvrir l’attaque de Hulk et de ses amis les liés-en-guerre contre la Terre.

Après avoir vaincu Flèche noire de manière spectaculaire sur la lune, Hulk lance
un ultimatum menaçant de détruire New-York si les coupables ne lui sont pas livrés ce qui provoque une évacuation catastrophe de la ville est évacuée.

Alors que Korg le colosse de pierre est chargé de faire le relais des exigences de Hulk, considéré comme monarque absolu, un premier incident intervient lorsque le robot d’études Arch-E-5912 est détruit.

Korg fait alors équipe avec l’inspecteur du NYPD Danny Granville pour enquêter sur ce crime.

Devant les yeux médusés de Ben et Sally qui prennent des risques considérables dans certains quartiers pauvres livrés aux émeutiers seulement encadrés par des héros légendaires comme Daredevil et Luke Cage, Iron-man à l’armure surboostée est finalement vaincu par un Hulk lui aussi doté d’une armure de gladiateur après un combat d’une violence inouïe.

Le flamme de nova de la Torche humaine et le courage surhumain de la Chose ralentissent à peine la terrible colère de Hulk qui peut enfin atteindre son ennemi le très vulnérable Mr Fantastic.

Les chars et hélicoptères de l’armée ne pèsent pas beaucoup plus lourds mais un nouveau protagoniste inattendu entre dans la danse, Ghost rider, envoyé par son alter égo Johnny Blaze dans l’espoir d’arrêter Hulk.

Sur un scénario de Daniel Way et des dessins de Javier Saltares, Blaze conserve un fragile contrôle sur le Rider et tente de raisonner Hulk sans aucun succès.

Le Rider balance un immeuble entier sur le Géant vert puis tente courageusement de le trainer avec sans succès sa chaine hors de la ville.

Dépité, Blaze laisse alors toute la puissance démoniaque du Rider s’exprimer ce qui produit une explosion semblable à une petite bombe nucléaire qui ébranle son adversaire.

Alors que Strange pense que Ghost rider laissé sans aucun contrôle peut virtuellement vaincre Hulk, le démon tourne finalement les talons après avoir sondé l’âme de Hulk et établi qu’il n’était coupable d’aucun péché.

Par ce volte face, Ghost rider ajoute donc du poids à la culpabilité des Illuminati.

En conclusion, « World War Hulk hors série n°1 » commence très fort mettant immédiatement le lecteur au cœur d’un drame d’une ampleur encore inédite dans le monde Marvel.

Si la première partie se montre plus terne sous la plumme du fade Bachs avec un résumé sous l’angle de deux journalistes de terrain ambitieux des divers échecs des super héros pour endiguer la colère d’un Hulk invincible, la seconde se montre en revanche prodigieusement excitante, avec un face à face inattendu entre le colosse de jade et Ghost rider, anti héros dont les pouvoirs libérés de leurs entraves se montrent potentiellement capables de rivaliser avec ceux en principe inégalables d’un Hulk lui aussi déchainé.

Le graphisme de Saltares se montre à la hauteur de cet évènement grandiose qui se solde par une sortie élégante du Rider, incapable de chatier un ennemi innocent sans que l’on sache réellement si il aurait pu réellement rivaliser avec un Hulk de cette trempe.

World War Hulk hors série n°1 (Paul Jenkins, Daniel Way, Ramon Bachs, Javier Saltares)
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 21:08
Marvel icons hors série n°3, Hulk vs Wolverine (Peter David, Lee Weeks)

On reste dans les années 2000 avec « Marvel icons hors série n°3, Hulk vs Wolverine ».
Avec ce titre assez peu original, Peter David (scénario) et Lee Weeks (dessins), réalisent en 2009 un « one shot » dans lequel Hulk errant dans les profondeurs marines ou il corrige grands requins blancs et poulpes géants finit par toucher terre sur une étrange ile déserte.
Inconscient et vulnérable sous l’aspect de Bruce Banner, il est sauvé de l’attaque d’une hideuse créature par l’intervention d’un jeune couple, Gwen et l’aveugle Ripley.
Mais ce répit est de courte durée puisqu’un autre Huk cette fois gris fait irruption de manière très menaçante et s’en prend au trio forçant Banner à se retransformer sous l’effet du stress.
Le combat entre les deux Hulk prend place, tout en mettant en lumière le passé du jeune Banner, alors persécuté enfant par ses camardes en raison de son comportement déviant lorsqu’il parle à son alter égo.
Après un combat brutal, le Hulk vert tue son ennemi qui prend l’aspect d’un robot mais n’a pas vraiment le temps de se plonger dans des réflexions approfondies car il est immédiatement agressé par le dragon d’origine extra terrestre Fin Fang Foom.
Tandis que Gwen et Ripley entre en contact avec le général Thaddeus Ross qui leur explique que les étranges manifestations de l‘ile sont le produit d‘une expérience de l‘armée donnant corps aux rêves, Hulk ne se laisse pas démonter par la morgue de celui qui s’alloue le statut d’un dieu, l’empoigne violemment et le traine par la langue jusqu’à le jeter sans ménagement dans le cœur d’un volcan en furie !
Ripley et Gwen sauvent Ross de l’attaque d’un chien monstrueux, qui peu reconnaissant s’en prend à la malheureuse pour la noyer dans une rivière pour la métamorphoser elle aussi.
Epuisé par son combat contre Fin Fang Foom, Hulk redevient Banner s’exposant à l’attaque de Wolverine, lui aussi subitement présent sur l’ile et inexplicablement agressif.
Banner survit miraculeusement à quelques coups de griffes, se retransforme en Hulk et reprend logiquement le dessus sur son adversaire qui l’a pourtant sauvagement taillé au préalable.
L’histoire vire alors au grand n’importe quoi lorsque Kang le conquérant apparait et se revendique comme l’auteur de ces phénomènes.
Calmé par l’apparition du conquérant, Hulk se rechange en banner et est planté par Wolverine.
Lorsqu’il se réveille Doc Samson l’interroge dans une cellule d’hôpital psychiatrique mais Banner perçoit le stratagème, empoignant le psychiatre qui se change successivement en Ross, sa femme Betty, Méphisto le dieu du mal pour le désorienter.
Ceci ne perturbe pas la poigne de fer de Hulk qui force la créature auteur de tout cela, le démon Cauchemar à enfin se dévoiler.
L’histoire s’explique enfin, l’ile aux monstres étant une singularité terrestre ou Cauchemar peut à loisir déployer ses multiples ruses.
Mais Hulk arrache la tête du démon et s’enfuie avec son cheval en marchant sur les flots ce dont profite Gwen, la fille de Cauchemar conçue avec une mortelle, pour s’enfuir avec Ripley.
Après le départ de Hulk, Betty Rosse émerge des flots pour tomber dans les bras de son père, en réalité l’immortel démon Cauchemar.
En conclusion, construit sur une trame narrative en apparence classique, Marvel icons hors série n°3, Hulk vs Wolverine », propose toute d’abord dans une ambiance digne de « L’ile du docteur Moreau » de H.G Wells, un véritable feu d’artifices de combats « cultes » puisés dans le passé du Géant vert ou se côtoient son double originel gris des années 60, un dragon extra terrestre, le féroce Wolverine, Doc Samson, le général Ross et meme Kang en potiche de luxe avant que ne se dévoile une réalité plus sournoise en introduisant l’un des super criminels les plus vicieux qui soient dans le monde Marvel (avec Loki et Méphisto), le démon Cauchemar, maitres des hallucinations.
Certes la force brute de Hulk prévaut à chaque fois dans certes une jouissance de toute puissance physique, de manière parfois choquante mais le lecteur en a pour son lot d’action tandis que l’exploration de l’adolescence de son double ne fait que confirmer le caractère torturé d’un jeune homme écrasé par le poids d’un secret trop lourd à porter.
Elément de poids en faveur du récit, le style puissant et dynamique de Weeks fait parfaitement honneur à la démesure des aventures de Hulk pour un résultat au final très enthousiasmant meme si pour être honnête le combat tant prévu avec Wolverine sert plus d'attrape lecteur que de réel thème central.

Marvel icons hors série n°3, Hulk vs Wolverine (Peter David, Lee Weeks)
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24 septembre 2015 4 24 /09 /septembre /2015 19:45
Ultimate Fantastic four n°29, Thanos 2 (Mike Carey, Tyler Kirkham)

Très en vogue chez Marvel dans les années 2000, la série Ultimate fut également déclinées chez les 4 Fantastiques comme le montre « Ultimate Fantastic four n°29, Thanos 2 ».
Sorti en 2009 du cerveau de Mike Carey sur des dessin de Tyler Kirkham, cette seconde partie montre la Terre une nouvelle fois menacée par Thanos, détenteur du cube cosmique, artefact bien connu qui lui permet de concrétiser tous ses désirs.
A New-York, les Vengeurs (Iron-man, Captain america, Thor, Vif argent) affrontent le Titan fou qui lâche la Torche humaine et l’Invisible, tous deux réduits à l’état de serviteurs zélés.
Transformés psychologiquement et physiquement, les deux héros aux pouvoirs surboostés tiennent tête à leurs adversaires tandis que Thanos règle lui-même son compte à Thor en le changeant cruellement en arbre et soufflant du même coup les autres Vengeurs.
Ensuite puisant dans les pouvoirs du cube, il instaure sa domination totale sur le globe, marquant la terre et changeant les mers en pierre.
Son fils Ronan est nommé général en chef des autres super héros réduits également à l’état de serviteurs et attaquent une autre planète Halcyon pour le compte de leur nouveau maitre.
Sur la planète Achéron dont Thanos a réduit la population à l‘état de glaciation, la Chose qui a survécu à un affrontement avec le Titan grâce à l’intervention de sa fille Atrea, découvre une alliée prête à le soutenir.
Atrea l’aide à entrer en contact avec Red Richards dont l’esprit a réchappé à un lutte à mort contre Thanos pour le contrôle du cube cosmique.
Ensembles, Atrea et la Chose distraient suffisamment l’attention de Thanos pour permettre à la Torche et l’Invisible de briser son étreinte mentale.
Même si Thanos reste le plus fort enserrant même la forme intangible de Richards, celui-ci se montre habile en le piégeant de manière à lui faire prononcer un désir de mort, aussitôt automatiquement exaucé par le cube dont il avait soigneusement supprimé les limitations aux pensées inconscientes.
Thanos mort pour de bon, Richards peut ainsi reprendre le contrôle du cube et rétablir la réalité avant de jeter le dangereux artefact dans l’espace… pour le remettre dans les mains du Titan lui-même resté dans le passé de la planète Achéron.
En conclusion, « Ultimate Fantastic four n°29, Thanos 2 » clôt une nouvelle aventure cette fois plus modeste du retour du Titan fou.
Carey ne se foule pas trop dans cette histoire recyclant les glorieuses trouvailles de ces géniaux prédécesseurs et il est par conséquent difficile lorsqu’on a vibré toute sa vie sur les folles entreprises de conquête de Thanos de s’enthousiasmer pour cette pale resucée sans âme ou le cerveau de Richards triomphe de l’omnipotent conquérant.
Même le style propre et moderne de Carey ne parvient pas à dynamiser l’ensemble qui reste trop proche des sentiers battu pour séduire.
Décevant donc autant qu’inutile…

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 22:21
Les chroniques de Spawn n°2 (Todd Mc Farlane, Brian Holguin, Marc Andreyko, Nat Jones, Angel Medina, Scott Morse)

On passe d’un épisode culte de Marvel dans les années 80 à du contemporain sur « Les chroniques de Spawn n°2 » paru en 2005 chez Delcourt diffuseur français de Image comics.

Ici Todd Mc Farlane aidé de Brian Holguín (scénario) sur des dessins de Nat Jones, mettent en scène Nyx, une sorcière en liaison avec Spawn après lui avoir dérobé ses pouvoirs qui se rend en Enfer pour libérer l’âme d’une de ses amies d’enfance, la malheureuse Théa, mort prématurément par suicide.

Accompagnée du Rédempteur, créature surnaturelle au service des forces célestes piégée en Enfer, Nyx progresse dans un paysage désolé en pleine mutation et réellement effrayant.

Les connaissances et l’aide du Rédempteur sont précieuses pour lutter contres les multiples démons qui peuplent l’endroit, utilisent des attaques physiques ou revêtent l’apparence d’êtres disparus comme le père de Nyx pour la désorienter.

Lorsque le duo retrouve Théa, la jeune fille déclare à son amie qu’elle souhaite qu’elle éteigne son âme plutôt qu’elle ne la libère afin d’en finir avec toutes ses souffrances.

Emue aux larmes, Théa s’exécute à l’aide de l’épée magique du Rédempteur, non sans avoir évoqué une dernière fois leurs meilleurs souvenirs d’enfance.

En retour, N’zzezheaal le démon avec qui elle a passé un pacte la laisse repartir ainsi que le Rédempteur de l’Enfer.

Avec Angel Medina aux crayons, Dan Simmons immobilisé sur un lit d’hôpital rêve qu’il grimpe jusqu’aux cieux pour trouver le démon N’zzezheaal en personne à la place de Dieu.

Alors que le Rédempteur goute avec délectation à sa liberté retrouvée en volant dans l’espace avant une fois passé le moment d’exaltation de revenir sur Terre, Simmons quitte finalement l’hôpital en revêtant son costume de Spawn avec comme idée fixe de retrouver Nyx qui lui demande de la tuer.

En guise de superbe supplément, Marc Andreyko (scénario) et Scott Morse (dessins) poursuivent les aventures de Sam Burke et Twitch Williams, les flics Laurel et Hardy qui mettent tout en œuvre pour identifier le cadavre d’une adolescente dont Twitch redoute que ce soit sa fille disparue Lauren.

Helen, la femme de Twitch, ne supporte pas cette situation angoissante et le quitte après lui avoir reproché d’avoir fait courir des risques inconsidérés à sa fille.

Angoissé, Twitch consulte les dossiers des principaux suspects mais constate que leur nombre rend la recherche impossible.

Après avoir bu un verre avec son ami qui lui remonte le moral, Twitch retrouve son fils Max, militaire, ayant pris quelques jours en raison de la disparition de Lauren.

Mais l’entretien tendu tourne court lorsque Max reçoit une balle dans la tête.

En conclusion, « Les chroniques de Spawn n°2 » continue de produire des aventures de bonne facture dans un univers macabre et ténébreux.

Sans le parfait antihéros, la première histoire pourtant brillamment mise en scène par Nat Jones fait plutôt figure de bon apéritif avec tout de même une belle séquence émotion lorsque Nyx se sépare pour toujours d’une amie d’enfance en mettant fin à ses souffrances.

Malgré les qualité de Jones, le flamboyant Medina reste LE dessinateur au style profondément associé à Spawn, même dans une aventure largement moins palpitante.

On conservera également un fort capital sympathie pour le duo Sam et Twitch, qui compense un manque de spectacle par une approche plus subtile et tout aussi sombre de l’âme humaine.

Même sans renverser, Mc Farlane et les siens continuent de charmer par leur intelligence et leur qualité artistique.

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:15
Avengers, volume 1, n°229, war against the gods (Jim Shooter, Bob Hall)

Coup de projecteur sur un comic culte sorti en 1982 aux Etats-Unis, « Avengers volume 1, n°229, war against the gods » de Jim Shooter (scénario) et Bob Hall (dessins).

Ce comics épais d’une vingtaine de pages (pubs d’époques comprises), place les Vengeurs sur la planète de Ba-Bani sur laquelle Dragon lune, télépathe surpuissante fille de Drax le destructeur, revendique sous des dehors de pacification la souveraineté totale.

Méfiant après que les Vengeurs appelés à la rescousse par Drax aient maitrisé une des factions rebelles, Iron-man tente de raisonner un Drax étrangement passif en lui soumettant l’idée que sans doute Dragon lune a pris le contrôle de la planète avec de pures ambitions mégalomanes.

Devant la résistance du Destructeur qui refuse de voir le mal dans sa propre fille qui lui a permis de trouver un équilibre à sa vie agitée, Iron-man emploie la manière forte, l’enserrant dans un morceau de metal et provoquant son tempérament belliqueux pour une confrontation.

Mais l’entreprise réussit au-delà de ses espérances, Drax devenant une boule de rage incontrôlable que Captain america et la Guêpe peinent à suivre.

De son coté, Dragon lune n’a pas perdu de temps et a pris le contrôle mental de Thor, en excitant la vanité de sa divinité pour devenir le bras armé de ses ambitions de conquêtes.

Détectant la menace de Drax, Dragon lune lâche Thor sur les Vengeurs, le dieu du tonnerre foudroyant ses adversaires avant qu’Iron-man n’utilise les capacités de son armure chargée au maximum par la foudre pour le déstabiliser et permettre ainsi à la Guêpe de le frapper d’une décharge suffisante pour le pousser à se ressaisir.

Thor se transforme en Donald Blake son alter ego humain et brise ainsi l’étreinte mentale de Dragon lune.

Seule face aux Vengeurs, Dragon lune reconnait ses véritables intentions et déploie toute son énergie psychique pour faire face à une charge de Drax ivre de rage.

Drax s’écroule inconscient et la Guêpe surprend celle qui se prend pour une déesse d’un direct bien placé.

La fin de l’épisode voit Dragon lune amenée par Thor en Asgard pour être jugée comme la déesse qu’elle prétend et le corps sans vie de Drax évacué dans l’espace pour un enterrement/destruction émouvant.

En conclusion, « Avengers volume 1, n°229, war against the gods » confirme son statu d’épisode culte propulsant les Vengeurs dans une aventures simple mais de grande ampleur avec des personnages charismatiques comme Dragon lune ou Drax, ce dernier se montrant réellement fascinant/touchant par son profond malaise intérieur et sa volonté de trouver un apaisement qui ne lui échoie que dans une mort émouvante.
D’un point de vue graphique le style certes daté mais fin et dynamique de Hall illustre très bien le de Shooter, offrant notamment un homérique bataille entre Thor et un Iron-man surboosté.

A déguster donc comme une pièce de collection !

Avengers, volume 1, n°229, war against the gods (Jim Shooter, Bob Hall)
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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 23:52
Tereza Batista (Jorge Amado)

Rien de tel qu’un roman de Jorge Amado pour parachever trois semaines de vacances au Brésil, aussi est-ce avec un réel plaisir que « Teresa Batista » a occupé mes dernières lectures.

Publié en 1972, « Tereza Batista » s’inscrit dans la longue tradition des romans d’Amado, avec l’histoire d’une orpheline du Sergipe, cette région désertique et pauvre du Nord Est du Brésil.

Mais Amado débute son roman par une histoire d’amour, celle de Tereza Batista, alors danseuse de samba dans un cabaret d'Aracaju, qui prenant part à une rixe pour défendre une femme battue par son amant, Liborio, un voyou de la pire espèce, provoque une bagarre générale et se voit secourue par un marin noir et athlétique répondant au nom de Januario Gereba.

Tereza qui suite à un mauvais coup s’est fait posée une dent en or par un admirateur dentiste, tombe instantanément sous le charme de ce marin tendre et protecteur qui la fait rêver par ses récits emplis de poésie marine.

La belle Tereza a pourtant besoin de tout l’appui de ses admirateurs, notamment l’avocat infirme au grand cœur protecteur des pauvres Lulu Santos, car Liborio utilise ses relations dans la police pour faire traquer et enfermer Januario.

Lulu Santos fait libérer Januario et profite de l’occasion pour régler ses comptes avec Liborio qui lui a souvent échappé dans les tribunaux dans des affaires d’escroqueries et le voyou est finalement condamné après que Tereza ait appris à écrire à une pauvre veuve analphabète manipulée par l’escroc.

Malgré ce succès, Januario se refuse à Tereza en lui révélant que son coeur n’est pas libre, car pris par sa femme malade qu’il ne peut se résoudre à tromper.

La détermination de Tereza pousse tout de même le marin à flirter avec elle la nuit tombée et lorsqu’il reprend inévitablement la mer, la jeune femme fait le serment d’attendre le retour de son amour impossible.

Puis Amado fait basculer le récit autour de l’enfance de Tereza Batista, recueillie enfant par sa tante Filipa, puis remarquée par Justiniano Duarte Da Rosa dit le Capitão, un puissant fazendeiro de l’état de Bahia qui par ses relations et ses hommes de mains dévoués, parvient à assouvir ses sombres penchants pour les jeunes filles.

Avec sa réputation de dur et son argent, le Capitão n’a aucune peine à acheter Tereza à sa vénale tante au grand dam de son oncle Rosalvo, qui avait lui-même des vues sur elle et projetait de la déflorer une fois pubère tout en nourrissant des puissants fantasmes de meurtre à l’égard de sa femme.

Le fazendeiro emmène avec lui dans son domaine de Cazajeiras-du-Nord, une adolescente de moins de quinze ans en comptant la briser comme les autres, jouissant sexuellement de la terreur que sa cruauté et sa violence imposent à ses jeunes proies.
Farouche, Tereza résiste plus que les autres, rendant les coups, se refusant à son bourreau, fuguant avant de devoir céder face à la brutalité animale du Capitão qui menace de la marquer au fer à amidonner.
Chez le Capitão, Tereza apprend la soumission et devient l’esclave dévouée de son nouveau maitre, accomplissant les plus basses besognes domestiques tout en assouvissant ses désirs pervers avec le zèle demandé.
La relation d’avilissement de Tereza est longuement voir complaisamment décrite dans de nombreuses pages ou on découvre les raffinements pervers du Capitão ainsi que ses recherches obsessionnelles dans les bordels des villes avoisinantes pour trouver sans cesse de nouvelles pucelles à maltraiter.
Par sa beauté et sa sensualité, Tereza bat des records de longévité au coté du Capitão devenant sa compagne non officielle derrière Doris Curvelo, une jeune épouse laide et malade, fille de bonne famille déchue après la mort d’un père préfet, qui s’était dévouée avec une docilité maladive avant de trépasser prématurément, laissant sa mère Dona Brigida, sous la coupe financière de son mari.
Mais l’arrivée à Cazajeiras-du-Nord de Daniel Gomes Neto, fils d’un juge de Salvador de Bahia, va changer le destin sombre de la jeune fille.
Véritable Don Juan du haut de ses vingt ans, Daniel tombe sous le charme de Tereza et entreprend un jeu subtil le poussant à courtiser quatre vieilles filles voisines de la maison du Capitão pour tromper la vigilance de la brute.
Expert en séduction et en dissimulation, le beau jeune homme n’a aucun mal à ravir le cœur ensglanté de la malheureuse en lui promettant de la libérer et parvient à ses fins en profitant d’une absence du Capitão pour coucher avec elle et lui faire connaitre le véritable plaisir sexuel.
Lorsque le jeune homme devient trop audacieux dans ses visites, il se fait dénoncer par une des vieilles filles trahies et se retrouve nez à nez avec la fureur du Capitão qui le surprend en pleine action avec son jouet préféré.
Face au danger, le séducteur se dégonfle et tremblant, montrant sa vraie nature.
Alors que le Capitão lui demande de le sucer pour l’humilier, Tereza saisit l’occasion et tue son bourreau d’un coup de couteau, mettant ainsi fin à son calvaire.
L’intervention de Lulu Santos au procès lui permet d’amoindrir la peine et d’être placé dans un couvent duquel elle s’échappe facilement pour devenir une prostituée.
Dans la troisième partie du roman, Amado décrit la lutte héroïque de Tereza aux cotés des prostituées de la ville de Buquim pour libérer la population d’une épidémie de peste noire.
Face à un pouvoir corrompu, le docteur Otto Espinheira amant de Tereza et Juraci une infirmière de bonne famille plus enclins à quitter la ville pour sauver leur vie qu’à faire face à l’horrible maladie défigurant les corps couverts de pustules avant de contaminer les autres habitants, Tereza devient après la mort d’un vieux médecin courageux Mascarenhas, la seule personne acceptant de soigner les malades mis en quarantaine, de désinfecter leurs plaies, d’utiliser des techniques rudimentaires (bouses de vaches, feuilles de bananier) pour réduire la pandémie en attendant des vaccins en quantité insuffisante pour soigner un Nord Est misérable laissant le pouvoir de la capitale indifférent.
Le destin semble ensuite sourire à Tereza qui redevenue danseuse et putain, séduit Emilio Guedes, l’un des plus puissants industriels de l’état de Bahia, qui l’avait déjà remarqué lorsqu’elle appartenait au Capitão.
Dans la ville d’Estancia, Tereza vit une histoire d’amour avec cet homme de soixante ans, qui dans l’intimité tombe son masque de colonel craint et respecté, se révélant un amant tendre et passionné.
L’idylle dure six ans avec au milieu un avortement commis par amour pour le vieux maitre et la découverte des livres.
Malheureusement le puissant seigneur décède en plein acte ce qui jette un voile de malédiction sur la réputation déjà sulfureuse de Tereza.
Surpassant son chagrin, Tereza s’établit dans la capitale de l'état de Bahia, à Salvador ou du fait de son statut de danseuse et de femme éduquée, elle devient une prostituée de luxe dans un établissement du quartier du Pelourinho, ne rencontrant qu’une clientèle triée sur le volet.
Après avoir repoussé au nom de son amour toujours vivace pour Januario qu‘elle cherche vainement de quai en quai, une demande en mariage d’un gentil boulanger du nom d’Almério das Neves, elle se met à entretenir avec lui une étrange relation d’amitié.
Lorsque le gouverneur prend la décision de délocaliser tous les bordels du Pelourinho dans la ville Basse pour y construire des complexes touristiques flambant neufs et satisfaire également l’appétit de Sardine l’industriel titulaire du marché, Tereza prend la tête d’une révolte des prostituées, refusant de se rendre dans un quartier insalubre.
Par son influence auprès de Dona Paulina de Souza et Vava, principaux proxénètes de la ville qui constatent que les Orishas la soutiennent, Tereza provoque une grève générale des prostituées de la ville et tient tête aux principaux policiers corrompus, qui tablaient sur la venue de trois navires de guerre américains pour vendre préservatifs, aphrodisiaques et drogues aux 3000 marins fraichement débarqués.
Les principaux concernés, le commissaire Lobão, les inspecteurs Nicolau Ramada Junior dit le Requin et Dalmo Coca, toxicomane notoire prennent la tête d’une descente en masse de la police pour faire ouvrir de force les bordels, ce qui provoque des gigantesques bagarres de rues avec barricades et mêlées sanglantes.
La révolte acharnée des prostituées protégées par les Orishas, couplée à un énorme incendie, pousse les marins à regagner leurs navires et le Gouverneur charge son conseiller Reginaldo Pavão son Conseiller d’intervenir pour rétablir la paix sociale.
Il ordonne à tous les échelons de la police, notamment l’ambitieux commissaire en chef Hélio Cotas mariée à une Sardine, de laisser les prostituées tranquilles au Pelourinho, ruinant ainsi le juteux business des flics ripoux.
Tereza qui a payé cher son statu de meneuse en se faisant arrêter et copieusement tabassé par le Requin et ses hommes est libérée par l’intervention de l’influent Vava qui graisse les pattes de la fonctionnaires pour obtenir gain de cause.
Après avoir appris le naufrage du navire de Januario au Chili, Tereza résignée à la perte de son cher marin accepte d’épouser das Neves avant l’apparition surprise de Januario revenu d’entre les morts pour retrouver sa belle.
Devenu veuf, Januario a à présent son cœur libéré et peut donc emmener son amour devant le futur mari finalement (un peu trop) conciliant.
Après toutes ses années et aventures, Tereza peut à présent gouter à la félicité auprès de son premier amour tant attendu.
En conclusion, « Tereza Batista » est une nouvelle et colossale grande fresque du Maitre Brésilien qui nous enchante de bout en bout en décrivant le destin d’une femme hors du commun, représentant les plus basses couches sociales de son Nordeste tant aimé.
On se régale donc sous la plume sans pareille d’Amado, parfait conteur d’histoires, narrant à merveille le parcours de la jolie métisse à travers les rouages des seigneurs locaux du Nordeste, politiciens, fonctionnaires, policiers, propriétaires terriens ou industriels attirés comme la plupart de leurs semblables par le pouvoir, l’argent et le sexe.
Femme de ménage, danseuse et prostituée, Tereza traverse toutes les épreuves pour arriver au bonheur sous la forme d‘un amour idéalisé avec un beau marin, supportant même l’horrible brutalité du Capitão dans le passage le plus embarrassant et pénible du livre en raison des scènes que j’attribue à de la pédophilie sadique digne d’un psychopathe.
Ces longs passages à la « gloire » du Capitão constituent pour moi le seul point noir d’un livre globalement passionnant, qui confirme le statut de génie de la littérature de Jorge Amado.

Tereza Batista (Jorge Amado)
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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 21:50
Mad Max 4, Fury road (George Miller)

Après la série des Mad Max dans les années 80, George Miller, créateur du genre, réalise une suite inattendue trente ans après en 2015, « Mad Max 4, fury road ».

Ici, nous sommes toujours dans un futur apocalyptique aux origines identiques à celle des années 80, une bonne vieille guerre thermo nucléaire rapidement esquissée responsable d’avoir laissé un monde désertique et hostile.

Max Rockatansky (Tom Hardy) est un ancien policier solitaire torturé par la voix de sa petite fille tuée, écumant les routes sur une Ford Falcon XB351 aux capacités surboostées.

Pris en chasse par un gang de prédateurs des sables appelé les War boys, Max est capturé et emmené dans une citadelle construite dans une paroi rocheuse ou règne le leader incontesté du groupe, Immortan Joe (Hugh Keays Byrne), homme monstrueux masquant son visage et son corps défiguré par une sorte d’armure métallique.

Outre ses War boys, conditionnés depuis leur plus jeune âge en guerriers dans le culte du sacrifice ultime pour accéder au Walhalla, Immortan Joe utilise un complexe mécanisme de poulies mécaniques entrainées par la force humaine pour alimenter avec parcimonie un peuple assoiffé et ainsi les tenir sous sa coupe.

Malgré une courageuse tentative de fuite, Max est rattrapé in extremis par les gardes et désigné comme « poche de sang » de Nux (Nicholas Hoult) fragile War boy désireux de prouver sa valeur au combat.

Nux obtient une occasion rêvée de servir les dessins de son maitre, car alerté par la trahison d’Imperator Furiosa (Charlize Theron), qui a détourné un camion de livraison d’une précieuse cargaison vers une centrale de carburant, le gourou suprême met sur le pied de guerre ses meilleurs éléments.

Max se trouve donc attaché et perfusé de force sur le bolide conduit par Nux pour retrouver et arraisonner le convoi dirigé par Furiosa.

Mais Furiosa se retrouve être une redoutable conductrice capable d’exploiter à merveille les capacités défensives de son camion de guerre pour résister aux War boys.

Après une course poursuite haletante, Furiosa trouve refuge dans une tempête de sables pour semer ses poursuivants.

Incapable de contrôler son véhicule, Nux a un terrible accident de voiture auquel Max survit miraculeusement.

Se trainant jusqu’au camion, Max découvre la présence des cinq jeunes femmes d’Immortan Joe, enlevées par Furiosa et réelle source de la volonté du tyran de les lancer toutes ses forces à leur poursuite.

Toujours handicapé par ses chaines, Max accepte à contre cœur de seconder Furiosa seule capable de conduire le terrible camion.

Malgré son appartenance aux War boys, Nux est épargné et pris en sympathie par Capable (Riley Keough), une des jeunes femmes qui prend sa fragilité physique et mentale en pitié.

Lorsque Joe arrive personnellement sur le terrain flanqué de son fils, le colossal Rictus Erectus (Nathan Jones), la poursuite reprend de plus belle dans un tonnerre de mécaniques en action.

Un gang de motards des sables se joint au combat dans une confusion extrême dans laquelle motos, véhicules hérissés de pointes, camions blindés emportant des guerriers dotés d’armes offensives s’entremêlent.

Récupéré par les War boys Nux est poussé par Joe à tenter une mission suicide sur le camion mais échoue de nouveau à prouver sa valeur guerrière.

Mais la poursuite aboutie à la mort de Splendid Angharad (Rosie Huntington Whiteley), l’une des épouses enceinte de Joe qui perd un enfant des plus prometteurs.

Plus enragé que jamais malgré la présence d’un désert de sables dans lequel les véhicules sont ralentis, le gourou lance le Fermier (Richard Carter) un de ses meilleurs tueurs pour retrouver le camion lui aussi immobilisé dans cette immensité.

Furiosa démontre encore une fois ses capacités de combattante en aveuglant le Fermier à l’aide d’un fusil à tir à longue portée ce qui n’empêche pas ce tueur fanatique de foncer en tirant au hasard sur sa cible présumée.

On devine que Max termine le travail en tuant le Fermier et ses hommes, en récupérant des armes et un volant pour reprendre le contrôle du camion mais la surprise provient de Nux qui change cette fois radicalement de camps en proposant ses services pour dégager le camion des sables.

Ayant une nouvelle fois échappé temporairement aux War boys, Furiosa retrouve son clan d’origine composé de femmes les Vuvalini dans l’espoir d’atteindre une oasis paisible pour s’y établir.

Mais elle comprend pourtant que cette région est le désert qu’elle vient de traverser et que la meilleure solution est de retourner dans la citadelle qui dispose d’importantes ressources d’eau.

Aidée par Max et les guerrières de son clan, Furiosa lance alors son camion dans un ultime raid pour atteindre la citadelle et prendre à revers les troupes d’Immortan.

L’action se dénoue sur la route ou Joe déploie ses meilleurs éléments encouragés par un guitariste (iOTA) perché sur un camion crachant des décibels de son instrument lance flammes.

Tandis que Nux entretient la mécanique du camion aux pris d’audacieuses réparation, Max le défend avec toute sa détermination, repoussant les guerriers armés jusqu’aux dents, de pieux, haches, couteaux et même tronçonneuses.

Furiosa est grièvement blessée par un coup de couteau mais elle peut dans un ultime sursaut tuer Joe en lui arrachant son équipement vital pour sa survie en sacrifiant la prothèse de son bras mécanique.

Seul reste Rictus qui lutte contre Max jusqu’aux derniers instants dans lesquels Nux se sacrifie en couchant un camion pour bloquer l’accès à la citadelle et permettre ainsi à ses amis d’y pénétrer.

Lorsque la dépouille de Joe est exhibée, les gardes perdent de leur superbe et laissent l’accès au peuple aux précieuses ressources.

Sauvée par Max, Furiosa survit à ses blessures pour voir cet heureux évènement et laisse le guerrier solitaire s’éclipser dans la foule.

En conclusion, avec ce quatrième volet, « Mad Max 4, fury road » utilise les ingrédients qui ont sa renommée: histoire simple, voir simpliste compensée par des scènes d’actions ultra spectaculaires et violentes servies par une esthétique puissante mêlant idolâtrie pour les grosses mécaniques, les cuir et chaines et le heavy metal le plus bruyant qui soit.

Mais en 2015, l’effet de surprise et l’originalité ont disparu au profit d’une efficacité éprouvée.

Autre différence de taille due sans doute à l‘époque, le rôle secondaire porté par Max au profit d’une femme, Furiosa, qui est à mes yeux la réelle héroïne du film.

Sans le charisme étrange, fragile et presque malsain de Mel Gibson, Tom Hardy se montre vraiment trop effacé face à Charlize Theron qui conduit et tire mieux que lui, devenant en quelque sorte presque accessoire dans l’histoire au même titre que Nux.

Avec une fraicheur perdue et une relégation à l’arrière plan du personnage le plus emblématique, « Mad Max 4, fury road » garde pour lui ses impressionnantes scènes d’actions filmées dans le désert de Namibie dans lesquels des néo punks futuristes s’affrontent à coup de vieilles mécaniques hurlantes…

Suffisant donc pour valoir le coup d’œil mais pour acquérir le statut de film culte.

Mad Max 4, Fury road (George Miller)
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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 20:08
Macunaima (Joaquin Pedro de Andrade)

Plongée dans les vieux films d’auteur Brésiliens avec « Macunaima » de Joaquim Pedro de Andrade.

Adapté en 1970 d‘un roman de Mario de Andrade, « Macunaima » se présente sous la forme d’un conte fantastique dans lequel, Macunaima (Grande Otelo) nait noir dans la foret d’une mère blanche (Paulo José), vivant comme les Indiens de chasse, pêche et cueillette.

Désinvolte et farceur, il fricote très jeune avec Sofara ( Joana Fomm) compagne de son frère Jigue (Milton Gonçalves) et se montre capable de se transformer en Blanc pour la séduire dans la foret.

Lorsque Jigue découvre cette liaison il chasse avec brutalité sa compagne et en prend une nouvelle, plus timide Iquiri (Maria de Rosario Nascimento e Silva).

Une brusque montée du niveau des eaux provoque la disparition du camp et une famine mais Macunaima se montre plus malin que les autres membres de sa famille en cachant des fruits pour survivre.

Après la mort de sa mère, Macunaima devenu blanc pour de bon également sous les traits de Paulo José, décide de se rendre à la ville la plus proche accompagné de Jigue et Maanape (Adolfo Arena).

En chemin des péripéties surviennent comme une rencontre avec le Curupira, créature mythique rousse tentant de dévorer Macunaima après lui avoir fait ingérer une partie de sa jambe capable de parole.

Macunaima arrive finalement à destination à Rio de Janeiro et rencontre Ci (Dina Sfat) une révolutionnaire qui le séduit par son tempérament de guerrière farouche.

Le couple emménage dans un appartement confortable, a un enfant avant que les actions violentes de Ci aboutissent à sa mort et à celle de l’enfant dans l’explosion d’une bombe.

Dévoré par le chagrin, Macunaima décide de s’exiler sur une ile déserte avec le médaillon porte bonheur que lui a donné Ci.

Il se fait abuser par des femmes vénales, qui le ramène à Rio et lui volent son médaillon.

Macunaima est alors pis en charge par Jigue, Manaape et une énorme femme blonde (Wilza Carla) qui le materne.

Lorsqu’il comprend que son médaillon a été récupéré par Wencelsau Pietro Pietra (Jardel Filho), le plus puissant industriel de Rio, un homme énorme et détestable, il décide de consacrer toute son énergie à le récupérer.

Macunaima tente tout pour arriver à ses fins, l’approche directe, le déguisement en veuve mais échoue à chaque fois par maladresse ou par peur.

Après s’être vengé de Wencelsau en le frappant à travers une cérémonie de magie noire macumba, Macunaima profite de l’absence de l’industriel en voyage en Europe pour pénétrer dans sa maison mais se heurte à la folie de sa femme (Myriam Muniz), une matrone cannibale qui manque de le dévorer sur place.

Il s’extirpe de cette situation périlleuse, échappe de peu à un lynchage après avoir exprimé tout haut des opinions de gauche dans une ville étroitement contrôlée par la dictature militaire, échoue à aller en Europe, couche avec Suzy, la petite amie de Jigue en usant d’un stratagème grossier.

Au retour de Wencelsau, Macunaima est capturé et se retrouve dans une des immenses fêtes de l’industriel dont le curieux passe temps consiste à tirer au sort ses invités pour les jeter dans un bassin rempli de créatures voraces les dévorant sur place.

Dans une atmosphère digne des délires des plus corrompus des empereurs de l’Antiquité, Macunaima échappe de justesse à une mort horrible et jette Wencelsau dans le bassin qui se fait manger par ses propres créatures.

Ayant récupéré le précieux médaillon, Macunaima revient dans la foret avec ses deux amis, menant une vie de bohème…avant de trouver la mort, dévoré par Iara (Maria Lucia Dahl) une déesse des ruisseau à l’apparence d’une superbe jeune femme.

En conclusion, « Macunaima » est un fable satirique féroce, remplie d’outrances, de délires et de situations ubuesques dans lequel le héros explore toutes les facettes de la société brésilienne du début des années 70 : mélange des races, liberté de mœurs, dictature militaire, arrogance des grands patrons, le tout enrobé de légendes du folklore indien.

Le résultat amuse bien entendu la plupart du temps ou déroute par sa folie, mais quelle que soit son opinion, on ne peut nier la créativité et l’audace de Pedro de Andrade qui cadre bien avec celle de son époque ou d’un certain Pier Paolo Pasolini.

A réserver cependant aux spectateurs les plus curieux et ouverts d’esprit…

Macunaima (Joaquin Pedro de Andrade)
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 16:07
Los bastardos (Amat Escalante)

Changement de cadre avec « Los bastardos » film mexicain d’Amat Escalante.

Sorti en 2009, « Los bastardos » montre le vie de deux émigrés mexicains de Los Angeles, Jesus (Jesus Moises Rodriguez) et Fausto (Ruben Sosa) qui chaque matin attendent avec des dizaines de leurs collègues pour qu’une entreprise les embauche pour un travail payé à l’heure.

Sous un soleil de plomb, les hommes parlent pendant plusieurs heures pour tromper leur ennui, racontant leurs infortunes avant qu’un entrepreneur (Kenny Johnston) ne passe pour prendre six ouvriers pour des travaux de terrassement.

Le travail consiste à déblayer un terrain et à creuser une tranchée pour dix dollars de l’heure.

Après avoir été payés, l’entrepreneur refuse de raccompagner les ouvriers comme il s’était engagé, ce qui fait monter la tension.

Les hommes sont finalement ramenés dans le centre ville, puis Jesus et Fausto qui se rendent dans un parc sont pris pour cible de blagues racistes par des jeunes américains.

Jesus raisonne son ami plus jeune qui cherche à en découdre puis récupère avec lui un fusil à pompe.

Les deux Mexicains reviennent ensuite et entourent de manière menaçante un des jeunes américains resté ivre dormir sur un banc.

Après une coupure, l’histoire bascule sur Karen (Nina Zavarin), une quadragénaire fatiguée en proie à des difficultés avec son jeune fils Trevor (Trevor Glen Campbell), qui s’entoure de mutisme et de musique techno.

On devine une séparation douloureuse avec le père, John, sans toutefois en comprendre l’origine.

Alors que Karen fume de la drogue pour oublier son mal être, Jesus et Fausto pénètrent chez elle pour la cambrioler.

Il la trouve assoupie devant la télévision, la braquent et s’installent chez elle, l’obligeant à leur faire à manger, à nager dans la piscine et à avoir des rapports sexuels sans pénétration.

Karen sait qu’elle va mourir et pensant que John les envoie, leur propose plus d’argent pour sauver sa vie.

Elle se heurte en retour au silence butée des deux hommes qui se droguent avec elle pour rendre l’attente plus supportable.

Après que Karen ait tenté maladroitement de saisir le fusil laissé sur la table, elle est tuée par Fausto qui lui fait exploser le visage.

Lorsque les deux homme se lavent dans la salle de bain pour effacer le sang, ils sont surpris par Trevor qui de rage, saisit l’arme et tue Jesus.

Lorsque l’arme s’enraye, Fausto parvient à s’échapper en courant et reprend sa vie d’ouvrier travaillant dans de durs labeurs agricoles.

En conclusion, « Los bastardos » est un film court mais pesant et d’une lenteur éprouvante.

On suit la dérive des deux ouvriers tout en comprenant que le réalisateur justifie leur basculement dans la violence par leur situation économique fragile et les quelques vexations qu’ils subissent de la part des américains.

Cette revanche s’exercera donc sur la classe moyenne blanche, qui semble cristalliser avec toute son opulence (pavillon, jardinet, piscine) tout qui oppresserait les malheureux immigrés.

Même si Escalante nuance son propos en montrant que la femme appartenant à cette classe, une mère célibataire semble particulièrement malheureuse et si le résultat de l’acte criminel aboutit à la mort ou à une régression encore pire pour le survivant, le propose reste à proprement parler particulièrement nauséabond.

Expliquer sans justifier, tel semble avoir été l’exercice délicat tenté par Escalante avec un résultat ambigu et prêtant à confusion.

Outre le propos sensible actuellement avec la crise des migrants se ruant vers les pays développé pour fuir la guerre et la misère, et sans doute retrouver une autre forme de misère et d’ostracisme, « Los bastardos » épuise par sa mise en scène sous tranquillisants, la lourdeur de son climat et le hiératisme des acteurs.

A éviter donc pour moi aussi bien sur le fond que la forme quoi qu’en disent les critiques !

Los bastardos (Amat Escalante)
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Published by Seth - dans Société
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