Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 18:38

Sorti en 2008, « Seuls two » est le tout premier film du duo de comiques Eric Judor et Ramzy Bédia.
A Paris, Gervais (Eric Judor) est un policier minable obsédé par la traque d’un voleur de distributeurs de banque et d’objets d’art Curtis (Ramzy Bédia).
Mais le voleur reste le plus malin et humilie constamment le policier qui de plus est affublé de crises nerveuses qui l’obligent à prendre régulièrement des injections.
Du coté de sa vie privée, Gervais s’apprête à épouser Juliette (Elodie Bouchez), pratique des compétitions de curling avec passion et fréquente un voisin complètement barré Xavier (Fred).
Amoureux d’une marchande d’art bourgeoise (Kristin Scott Thomas), Curtis a néanmoins un problème autrement plus sérieux que la police, échapper aux quatre frères Bouglioni qui ont décidé de venir le tuer pour une dette non honorée.
Heureusement les deux leaders Samy (Omar Sy) et Freddy Bouglioni (MC Jean Gab’1) sont trop bêtes et maladroits pour être de bons tueurs et ratent régulièrement leur cible.
Au cours d’une course poursuite après Curtis, Gervais se retrouve seul sur les Champs-Elysées.
Il finit par s’inquiéter lorsqu’il réalise que Paris est complètement vide.
Après avoir épuisé le bottin et écumé les rues, Gervais découvre que le seul autre habitant de Paris encore présent est son ennemi Curtis qui lui profite à fond de la capitale vidée : conduite de formule 1 sur les quais de Seine, pillage de la Fnac, jeux sur la pelouse du Stade De France, barbecue sur la Tour Eiffel…
Finalement Gervais et Curtis comprennent que lorsqu’ils se touchent le monde redevient normal et lorsqu’ils se disputent il se vide.
Ils décident alors de s’entraider : Gervais désirant retrouver Juliette pour l’épouser, Curtis désirant échapper aux Bouglioni.
Après une succession de poursuites, de disputes et de scènes plus loufoque les unes que les autres notamment une mémorable dispute au zoo de Vincennes et course poursuite sur les toits se soldant par la mort de deux des frères, Curtis laisse Gervais épouser Juliette et s’arrange pour faire coincer in extremis les derniers imbéciles qui le poursuivent.
En conclusion, « Seuls two » est un premier film réussi dans la parfaite lignée de l’humour assez unique et irrésistible d’Eric et Ramzy.
Absurde, délirant, spectaculaire et servi par une pléiade de copains-stars acceptant des petits rôles, « Seuls two » fait passer un excellent moment de pur divertissement et c’est bien là l’essentiel qu’on peut attendre d’un tel film !

Repost 0
Published by Seth - dans Humour
commenter cet article
20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 16:29

Sorti en 2001, « Rue des petites daurades » est le second roman de Fellag, l’humoriste et acteur algérien.
Le but affiché ici est de raconter dans une rue imaginaire de Paris l’agrégat de tous les souvenirs de Fellag concernant les quartiers populaires dans lequel il a vécu dans les années 90.
« Rue des petites daurades » ressemble donc à une succession interrompue de portraits : principalement le fantasque Farid dans lequel l’auteur se reconnait surement, qui  tombé sous de charme de Wanda, exilée yougoslave rencontrée dans des circonstances romanesques à la gare de l’Est vient d’avoir un enfant de lui !
La rue des petites daurades, ce sont aussi deux bars antagonistes, l’un le Revizor repaire de l’extrême droite française et l’autre les Chants alizées tenu par un couple berbère mais en réalité multiculturel.
Après la galerie de portraits, majoritairement d’émigrés, arabe comme le pickpocket au grand cœur Mourad ou le musicien russe Sergei, mais aussi de Français marginaux comme l’ex SDF Alain ou Georges le concierge ex para aimant se battre avec les Arabes du quartier, vient un semblant d’histoire autour de Fred dit Monsieur X, un malade du SIDA pris en grippe par tout un immeuble en raison de ses manies excentriques.
Seul Farid finit par sympathiser avec Monsieur X et à gagner sa confiance.
Après sa mort, la question de la dispersion de ses cendres du toit de la cité divise tout le quartier, les fachos et les vieux s’opposant à ce rite qu’ils jugent offensant, tandis que les amis de Farid soutenus par une intelligentsia de gauche (Cavanna, Sellier, Bové) souhaitent eux respecter les dernières volontés du mort.
Après une période de haute tension et l’intervention des CRS venus s’interposer, les partisans de Farid font mine de se retirer mais secrètement aidé par Georges, faux raciste au grand cœur, parviennent à réaliser l’opération en pleine nuit.
En conclusion, « Rue des petites daurades » est un livre bien mineur et d’un intérêt tout relatif.
Certes Fellag en bon humoriste a parfois le sens du jeu de mot et de la formule qui fait mouche, mais sa plume ne tient vraiment pas la distance.
Entre anecdotes creuses et embryon d’histoire, son roman tourne à vide et verse souvent dans l’éloge de la marginalité, de la débrouille (comme si finalement personne dans les quartiers populaires de Paris ne travaillait !) et d’un « vivre ensemble » multiethnique parfois écœurant de bons sentiments…
Ce n’est donc pas ce roman qui me donnera envie d’aimer le Fellag romancier.

Repost 0
20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 09:20

« Le Caire confidentiel » de Tarik Saleh est la sensation de cet été 2017.
L’histoire se déroule au Caire au printemps 2011 en pleine révolution arabe contre le pouvoir d’Hosni Moubarak avec le meurtre d’une jeune femme dans le très chic hôtel Sheraton.
Seule témoin, Salwa (Mari Malek) une modeste femme de chambre soudanaise voit un homme élégant sortir peu avant le crime puis un second juste après beaucoup plus menaçant : le tueur (Slimane Dazi).
Salwa parvient à lui échapper et se terre ensuite dans un quartier pauvre de la ville ou vit la communauté soudanaise.
Le commandant Nourredine Mostapha (Fares Fares) est chargé par son supérieur hiérarchique et oncle le général Kamal Mostafa (Yasser Ali Maher) de l’enquête.
Sur place, Nourredine comprend que l’affaire est complexe, le personnel de l’hôtel élude les questions en lui faisant comprendre que la chambre était réservée par un homme très important et tente de le soudoyer pour orienter la mort vers un suicide.
Mais Nourredine comprend que la jeune femme très belle a été tuée par un professionnel et recueille une enveloppe sur la scène de crime.
Lorsqu’il fait développer le négatifs contenus dans l’enveloppe il réalise que la victime, Leila une pseudo chanteuse faisait chanter un homme avec des photos intimes.
Cet homme s’avère être Hatem Shafiq (Ahmed Selim) un des plus gros entrepreneurs en bâtiment du pays, député et proche du fils du président.
La recherche de Salwa ne donne rien mais Nourredine fait pression sur Clinton (Ger Duany) le chef de la communauté soudanaise en lui prenant ses papiers en échange de sa coopération.
Une courte entrevue avec Shafiq fait rapidement comprendre à Nourredine qu’il a affaire à un homme intouchable qu’il vaut mieux laisser en paix.
D’ailleurs Kammal plus préoccupé par le contrôle des trafics locaux, l’affecte rapidement sur une autre affaire en lui disant que le procureur a classé la mort.
Les choses changent lorsque Gina (Hania Amar) une amie tunisienne également chanteuse de Leila, vient trouver Nourredine pour lui signaler sa disparition.
La belle jeune femme disparait sans laisser d’adresse.
Cet homme solitaire, taciturne promène sa silhouette voutée et ses cigarettes dans la ville.
Shafiq que Milton a tenté de faire chanter, comprend que Salwa est une menace contre lui et convoque alors Nourredine pour lui avouer connaitre la chanteuse et son meurtrier son souteneur un certain Nagui dit le Tunisien (Hichem Yacoubi).
Se sachant potentiellement inquiété il réclame une réouverture du dossier et charge Nourredine miraculeusement promu colonel de l’enquête.
Surpris, Nourredine saisit l’occasion et se rend au club solitaire la boite ou travaille Gina et feu Leila.
Sur place, il tombe sous le charme enivrant de Gina et entre drogue et alcool, couche avec elle.
Après une nuit de débauche qui laisse des traces, Nourredine comprend que Nagui tente lui aussi de le faire chanter et finit par le coincer à proximité d’une salle de shoot.
Mais Nagui, laissé sous la surveillance de ses collègues policiers est assassiné en prison.
Furieux Nourredine insulte son partenaire Momo (Mohamed Yoursi) coupable lui aussi de corruption.
Les évènements dans la rue dégénèrent ensuite et la police doit ouvrir le feu sur les manifestants qui menacent le pouvoir de Moubarak.
Au cours d’une rafle, Salwa qui a fui son quartier après l’élimination de Milton et d’une amie prise pour elle, est ramenée au commissariat.
Menacée d’expulsion vers son pays d‘origine, elle préfère se présenter comme témoin du meurtre du Sheraton.
Momo se rachète alors en exfiltrant la jeune fille de la prison et l’amenant jusqu’à Nourredine qui a échappé de peu à un assassinat commandité par Shafiq désireux de faire le ménage après avoir liquidé Gina.
Le colonel place Salwa sous protection personnelle et va arrêter lui-même Shafiq dans sa luxueuse propriété.
Au commissariat, Kammal est embarrassé et menace de céder une nouvelle fois mais le procureur décide d’inculper Shafiq pour meurtre.
Mais le tueur de Shafiq traque impitoyablement Salwa qui réussit par miracle à l’abattre avec l’arme de Nourredine dans une station service.
Lorsqu’il comprend que l’homme appartient à la sureté générale, Nourredine comprend qu’il ne sortira pas de cette situation.
Il préfère laisser partir Salwa en lui donnant un peu d’argent pour quitter le pays.
Kammal l’aide à faire disparaitre le corps du tueur en incendiant la voiture mais lui révèle ensuite qu’il touchait un pourcentage sur les activités de Nagui qui faisait chanter des hommes par des photos compromettantes.
Mais Shafiq était un trop gros poisson et a mis à mal cette combine bien huilée en mettant la sureté générale dans l’affaire.
Ecœuré, Nourredine s’apprête à arrêter son oncle avec une valise pleine de l’argent de la corruption mais le vieux renard utilise une manifestation contre le régime pour provoquer un lynchage de son neveu.
Mis à terre, roué de coups, Nourredine échappe de justesse à la mort…
En conclusion, « Le Caire confidentiel » est une véritable bombe, une sorte de « Serpico » égyptien plongeant le spectateur dans une enquête passionnante au cœur des tréfonds du Caire, de sa police corrompue et violente, n’hésitant pas à pratiquer la torture et le meurtre sur commande.
Fares Fares incarne brillamment ce policier solitaire tournant à la clope, l’alcool et aux cachets après la mort de sa femme dans un accident de voiture, touchant comme tout le monde aux trafics mais décidant finalement de ne pas accepter l’impunité des puissants.
La jeune Mari Malek livre également une performance surprenante de justesse.
Superbe polar tout en noirceur sur fond de révolution, « Le Caire confidentiel » mérite largement son statut de grand classique du genre !

Repost 0
Published by Seth - dans Policier
commenter cet article
19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 09:59

Immense classique du cinéma italien et film clé dans la carrière d’Alain Delon, « Le guépard » de Luchino Visconti, ses multiples prix dont un césar et ses 3 heures fait figure de monument impressionnant.
Sorti en 1963 d‘après un roman de Giuseppe Tomsi di Lampedusa, « Le guépard » prend pour cadre historique la  tentative de révolution italienne de 1860 emmenée par le Général Garibaldi.
Fabrizio Corbera de Salina (Burt Lancaster) est un riche aristocrate sicilien qui pressent donc s’effondrer un monde au profit d’un autre.
Résigné et nostalgique, Salina se retire dans sa résidence de Donnafugata accepte donc ces bouleversements avec dignité, confiant en la résistance naturelle de l’âme sicilienne par nature trop indomptable pour plier le joug devant un pouvoir continental centralisé.
Il accepte même le ralliement de son neveu Tancrède Falconeri (Alain Delon) aux troupes de Garibaldi pour mener la guerre aux troupes royales sur la terre sicilienne.
Lorsque Tancrède revient légèrement blessé à la tête mais auréolé du prestige des vainqueurs, il fait forte impression dans les réceptions locales et séduit Angelica Sedara (Claudia Cardinale) la jeune et jolie fille du maire Sedara (Paolo Stoppa), petit homme arriviste mais sans élégance.
En homme avisé, Salina se renseigne auprès de son homme à tout faire et comprend que Angelica est une fille honorable, appartenant de surcroit à une riche famille alors que Tancrède est sans le sous
Il donne donc son accord  à cette union.
Lorsque Tancrède revient en Sicile habillé comme son ami le comte Cavriaghi (Terence Hill !) de l’uniforme des troupes royales après avoir changé de bord une fois l‘entreprise hasardeuse de Garibaldi stoppée, son prestige croit encore plus auprès de son oncle… et le rapprochement s’opère avec Angelica.
Après avoir éconduit poliment Chevalley (Leslie French) un représentant du nouveau gouvernement qui lui propose une charge au Piémont, Salina peut se consacrer à l’organisation d’un bal fastueux au cours duquel les invités rivalisent de prouesses en danses et mondanités.
Pourtant, usé et fatigué, Salina finit par sortir pour aller marcher seul dans les rues.
En conclusion, au risque de blasphématoire, « Le guépard » m’a prodigieusement assommé et s’est avéré un long supplice s’étalant sur près de trois heures.
La reconstitution historique et la qualité des image sont certes impressionnantes mais le rythme du récit est incroyablement lent et maniéré.
Outre la pauvreté de l’intrigue (le spleen d’un vieil aristocrate perdant ses privilèges), « Le guépard » se caractérise par son immobilisme et son manque total d’action, si ce n’est quelques échauffourées entre soldats à son début.
Désolé donc de ne pas apprécier cette pièce de musée bonne pour moi à ranger aux oubliettes aux cotés des « Sissi impératrice ».

Repost 0
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 21:12

La suite des « Misérables, partie 2 » de Victor Hugo.
Ici l’auteur prend comme point de départ la retraite forcée de Jean Valjean et Cosette dans le couvent du Petit-Picpus, dans le 12ieme arrondissement de Paris.
Pris en protection par Fauchelevent l’ex paysan devenu homme à tout faire au monastère, Valjean/Madeleine utilise un habile stratagème en se cachant dans un cercueil pour échapper à la vigilance des mères supérieures.
Grandement aidé par Fauchelevent qui berne non sans difficulté le nouveau fossoyeur, Valjean s’extirpe de sa tombe et se fait passer pour le frère du vieil homme accompagnée de sa fille, permettant ainsi à Cosette de bénéficier des bienfaits d’une éducation dispensée par les sœurs.
La troisième partie consacrée à Marius Pontmercy, un jeune homme élevé par son beau père Gillenormand à Paris dans la haine de la République et de Bonaparte, dont le destin va brutalement basculer lorsqu’il va découvrir que son père fraichement décédé, était un ancien héros de guerre, fait baron et colonel du grand Napoléon.
Dès lors, obsédé par ce père qu’il n’a jamais connu, Marius s’identifie à lui et se sépare irrévocablement de son éducation royaliste.
Vivant de bohème, poursuivant mollement des études de droit pour être avocat, Marius fréquente des salons d’étudiants révolutionnaires et croiser un jour au jardin du Luxembourg Cosette se promenant avec Valjean.
Cette rencontre constitue un véritable coup de foudre pour lui et chaque entrevue avec la belle Cosette va devenir l’objectif de son existence.
Lorsque Valjean éloignera sa fille adoptive de cette nouvelle tentation, Marius va rester désespéré et continuer à vainement la retrouver dans le Paris des années 1830.
Mais le destin le rattrape une nouvelle fois lorsque ses voisins de la maison Gobereau, les Thénardier, tendent un piège à Monsieur Madeleine pour lui sous tirer son argent.
Le couple terrible, aidé d’une bande de voleurs/assassins professionnels appelée Patron-Minette, piège la générosité de Valjean et puis lorsqu’il réalise qu’il a affaire à son vieil ennemi entreprend de récupérer Cosette.
Sous le regard tétanisé d’un Marius trop effrayé pour appeler la police, Valjean résiste aux pressions morales et physiques des voyous et parvient à s’échapper avec un mélange de ruse et de force d’ancien bagnard.
Alerté par Marius, l’inspecteur Javert coffre toute la bande qu’il emprisonne dans la prison de la Force.
Mais aidés par Montparnasse, un habile complice à l’extérieur, Thénardier et ses acolytes réussissent une audacieuse évasion.
Gavroche le gamin des rues parlant l’argot de Paris apparait également comme un petit voyou au grand cœur, capable d’offrir l’hospitalité à d’autres enfants jetés à la rue ou de voler un voleur pour venir en aide à un vieil homme dans le besoin.
Le roman se termine sur l’évasion de la dangereuse bande des Thénardier et les retrouvailles émouvantes entre Marius et Cosette qui se déclarent enfin leur amour !
En conclusion, « Les Misérables, partie 2 » continue la gigantesque fresque romanesque initiée par Victor Hugo.
Celle-ci toujours brillante introduit de nouveaux personnages hauts en couleur (Marius, Gavroche) et fait s’entrelacer à loisir le destin des grandes figures du roman (Valjean, Javert, Thénardier, Cosette) dans des intrigues complexes, riches, habiles mais toujours plaisantes bien que d’une intensité moindre que celle de la première partie.
Hugo ne peut cependant s’empêcher de verser dans de longues considérations personnelles sur la vie monacale, du peuple, sa passion du Paris aujourd’hui oublié et l’actualité de son époque notamment la chute de la Restauration.
Ces longues digressions d’un intérêt relatif meublent pour moi le récit et en cassent parfois le rythme.
En piste pour la dernière partie ?

Repost 0
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 19:48

Adapté d’un roman du génial écrivain américain Hubert Shelby Jr, « Requiem for a dream » est un film de Darren Aronofosky.
Sorti en 2000, « Requiem for a dream » raconte la vie de deux jeunes toxicomanes New-yorkais Harry Goldfarb (Jared Leto squelettique) et Tyron C Love (Marlon Wayans) en perpétuelle recherche de cocaïne.
Suivant leur rêves de revente pour amasser suffisamment d’argent pour ne plus avoir de souci d’argent, les deux compères achètent de plus grosses quantités.
Harry fréquente Marianne Silver (Jennifer Connelly) et rêve de lui acheter un magasin pour exposer ses galeries de dessins.
Ensemble les trois amis se défoncent pourtant le plus souvent en écoutant de la musique techno.
Sara (Ellen Burstyn), la mère de Harry est une veuve malheureuse et prématurément vieillie qui se donne comme objectif de perdre beaucoup de poids pour assister à son talk show favori.
Se tournant vers la médecine, Sara ingère des médicaments à hautes doses, maigrissant de manière spectaculaire.
Elle n’écoute pas les mises en garde de son fils qui a décelé la prise d’amphétamines coupe faim et continue à perdre du poids et s’enfonçant chaque jour dans la folie.
Comme on pouvait s’y attendre le plan dope/fortune tourne court et Tyrone qui a voulu fréquenté les gros bonnets blacks de son quartier est serré par la police après un règlement de comptes sanglant.
Harry dépense tout son pécule pour payer la caution de son ami mais réalise qu’il n’a plus rien en réserve ni argent ni drogue.
Les fournisseurs habituels ayant fermé les vannes des circuits d’alimentation, Harry a besoin d’une grosse somme d’argent pour se fournir et pousse Marianne à coucher avec un type vieux et moche pour trouver la somme manquante.
Mais le deal dans un entrepôt tourne court et les revendeurs filent vers la Floride.
Désespérés, Harry et Tyrone prennent leur voiture pour filer vers la Floride laissant Marianne de plus en plus en manque seule…
La jeune femme se tourne alors vers Big Tim (Keith David) un dealer black et couche avec lui pour se payer sa dose.
Dans la dernière ligne droite du film tout s’accélère dans l’horreur et la descente aux enfers : malade après un mauvais shoot, Harry doit aller à l’hôpital et se faire amputer d’un bras, Tyrone termine dans une prison à faire de travaux humiliants, quand à Sarah, devenu squelettique et démente, elle est internée dans un hôpital psychiatrique et subit de violentes lobotomies qui la déshumanisent.
Après des promesses délirantes de Harry, Marianne bascule franchement dans la prostitution en participant aux soirées partouzes de Big Tim.
En conclusion, a écrivain exceptionnel réalisateur exceptionnel, aussi « Requiem for a dream » est l’un des films les plus intenses et les plus durs qu’il m’ait été donné de voir sur la drogue.
Impitoyable, sans échappatoire, il détruit ses protagonistes s’enfermant dans une descente aux enfers sans fin.
Les acteurs tous fantastiques, (mention spéciale à Ellen Burstyn vraimment impressionnante), transcendent le roman pour réaliser une performance cinématographique inoubliable laissant le spectateur passablement amoché par ce rude voyage.

Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 19:41

Le cinéma des années 70 toujours à l’honneur avec un classique du film catastrophe, « La tour infernale » de John Guillermin et Irwin Allen.
Sorti en 1974, « La tour infernale » se déroule à San Francisco ou une gigantesque tour de 130 étages est sur le point d’être inaugurée.
Douglas Robert (Paul Newman) l’architecte concepteur se rend à la cérémonie et précise à son chef Jim Duncan (William Holden) qu’il prendra sa retraite le lendemain.
Homme compétent et sérieux, Doug est très attendu par ses équipes pour régler les derniers problème techniques notamment des court circuits électriques mettant à mal le principal système électrique de la tour.
Mais avant cela il s’autorise une halte avec Susan Franklin (Faye Dunaway) sa belle fiancée journaliste.
Lorsque Doug réalise que les câbles ne sont pas isolés, il entre dans une rage folle et exige des explications.
Alors que Jim s’apprête à recevoir le sénateur Gary Parker (Robert Vaughn) et le maire de la ville Robert Ramsay(Jack Collins), Doug va trouver Roger Simmons (Richard Chamberlain) l’ingénieur qui a construit la partie électrique de la tour et lui demande des comptes pour ne pas avoir suivi ses spécifications.
L’entretien tourne à l’empoignade entre les deux hommes, Roger très hautain ne voulant pas perdre la face devant sa femme, fille de Duncan.
De retour sur place, Doug est averti par Harry Jernigan (O J Simpson) le chef de la sécurité qu’un incendie s’est bel et bien déclaré au 81ième étage.
En tentant de le maitriser avec les moyens locaux, Will (Norman Burton) l’un des amis de Doug est grièvement brulé et évacué.
L’incendie s’étend tandis que les pompiers sont appelés.
Jim minimise l’incident et tient à maintenir sa cérémonie ou tout le gratin de la ville a été invité.
Michael O’Hallorhan (Steve Mc Queen) le colonel chef des pompiers investit la place et s’appuie sur Doug et Harry pour déployer ses hommes.
Il contraint Jim à faire évacuer les gens vers les étages inférieurs mais le feu prend de l’ampleur, rendant inutilisables les escaliers et les ascenseurs.
Michael perd des hommes mais des invités commencent également à trouver la mort, tel le couple illégitime Dan Bigelow (Richard Wagner) et Lorie (Susan Flanery) piégé par les flammes dans un bureau reconverti en chambre d’amoureux.
Dan meurt brulé vif en tentant une percée dans les flammes, tandis que Lorie se défenestre.
Connaissant parfaitement le bâtiment, Doug accomplit des miracles et sauve une femme et ses deux enfants.
Piégés à l’étage, les invités n’ont d’autre choix que d’attendre les hélicoptères de la Marine commandés par Michael pour une évacuation lente et à hauts risques.
Doug propose de faire descendre 12 personnes dont Susan à l’aide de l’ascenseur extérieur mais celui-ci se bloque à mi chemin.
Prenant tous les risques, Michael se fait déposer sur le toit et arrime un filin pour faire hélitreuiller l’ascenseur.
L’opération réussie même si Lisolette Mueller (Jennifer Jones), qui avait sympathisé avec un vieil escroc repenti Harlee Claiborne (Fred Astaire) y trouve un mort horrible.
Infatigable, Michael se dévoue pour une mission extrême:  déposer des charges explosives afin de faire exploser deux immenses réservoirs d’eau et ainsi noyer l’incendie.
Appuyé de Doug qui a compris lui aussi qu’il s’agit de la seule échappatoire à une mort certaine, Michael parvient à poser ses charges tandis que Roger s’est tué en tentant de forcer le passage vers les hélicoptères.
La manœuvre réussi et le feu est éteint.
Les deux héros se quittent avec un respect mutuel sous les remords tardifs de Jim…
En conclusion, plus de quarante ans après sa sortie, « La tour infernale » continue d’en mettre plein les mirettes malgré sa longueur.
S’appuyant sur un scénario catastrophe mais o combien réaliste comme l’a montré l’actualité, le film propose un suspens haletant et des scènes chocs préfigurant malheureusement une partie du 11 Septembre 2001.
Mais 50% de la réussite du film tient dans la distribution digne d’une soirée d’oscars des années 70 : le charisme éblouissant des acteurs fait qu’on se régale du début à la fin.
Vintage certes mais finalement très actuel (appât du gain contre sécurité), « La tour infernale » mérite sans aucun problème son statut de film référence du genre !

Repost 0
Published by Seth - dans Action
commenter cet article
11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 22:28

 

En 2010, « Léon » et « Nikita » sont bien loin et Luc Besson tacheronne des scénarios pour films d’action bien basiques.
Ainsi « From Paris with love » est réalisé par Pierre Morel.
James Reese (Jonathan Rhys-Meyers) un ambitieux jeune homme travaillant à l’ambassade américaine de Paris saisit sa chance lorsque son supérieur Bennington (Richard Durden) lui propose une mission plus corsé avec l’un des meilleurs agents secrets du pays, un certain Charlie Wax (John Travolta).
Après avoir laissé en plan sa fiancée Caroline (Kasia Smutniak) en plein diner romantique, James part récupérer Charlie en plein scandale à l’aéroport.
Il découvre un homme excentrique et imprévisible, expert en close combat et en tir de précision.
James se trouve embarqué dans une fusillade dans un restaurant du 13ieme arrondissement de Paris, qui servait selon Charlie de couverture pour des trafiquants de drogue.
Charlie explique sommairement que sa mission consiste à liquider ce réseau de trafiquants qui a causé la mort de la nièce d’un haut dignitaire de la Défense américaine.
Le processus d’extermination continue dans le 13ieme puis Rue Saint Denis ou Charlie prétextant une envie d’une prostituée file les Pakistanais fournisseurs des Chinois.
Le duo ressort de la passe en semant mort sur mort et James doit se justifier auprès de Caroline qui l’a surpris dans l’escalier.
La traque des Pakistanais passe par une virée dans une cité parisienne et une nouvelle fusillade doublée d’explosions à tout va…
Charlie décime aveuglément banlieusards, trafiquants pakistanais et fait même des victimes collatérales chez les policiers.
Alors qu’on croit enfin souffler lors d’un diner entre amis dans l’appartement de Caroline et James, Charlie qui sympathisait avec Nichole (Amber Rose Revah) une amie pakistanaise du couple, l’abat brutalement et annonce tout de go à son amie que Caroline est une agent double.
Incrédule, James reçoit pour tout réponse une balle dans l’épaule de sa fiancée qui échappe à Charlie sur le toits.
L’agent secret comprend donc que Caroline a piégé James et a pour but de provoquer un attentat contre une délégation américaine en visite à Paris.
Après que Charlie ait abattu au bazooka, Dir Yasin (Mostefa Stiti) le chef kamikaze de l’opération, il finit par éliminer Caroline prête à se suicider à l’ambassade américaine sous les yeux implorant de James.
Les deux amis se quittent plus complices que jamais une fois la mission accomplie.
En conclusion, « From Paris with love » est une bonne grosse bousasse insultant l’intelligence du spectateur en lui proposant un scénario pour débile mental taillé sur mesure pour un Travolta chauve qui décime la moitié de Paris plus sa banlieue sans essuyer une seule égratignure.
Les auteurs de cette daube (Besson et Morel) vont prennent des Chinois, des vilains terroristes musulmans et des affreux banlieusards décérébrés, deux ou trois potiches-sexy, quelques plans touristiques pour américains à Paris, une pincée de royal cheesburger, vous touillent le tout dans un torrent de violence pour aboutir au niveau le plus nul du cinéma moderne.
Rien à tirer donc de cet insulté jetée à la face du cinéma !

Repost 0
Published by Seth - dans Action
commenter cet article
10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 21:16

Sorti en 1983, « Subterranean jungle » est le dernier album des Ramones qui manquait à ces chroniques.
Avec sa pochette singeant les clichés du hip-hop encore balbutiant de l’époque, « Subterranean jungle » commence par deux reprises, la première excellente de Coventry band , « Little bit o’soul », idéale pour enflammer les dancefloors new-yorkais des eighties, la seconde de Bobby Dee Waxman, « I need your love » également très accrocheuse avec un bon travail à la guitare de Johnny Ramone et un son de batterie feutrée de Marky Ramone.
Bien moins scintillante, la première composition originale du groupe composée et chantée en duo avec Dee Dee Ramone, « Outsider » se montre néanmoins suffisamment dynamique pour plaire.
Une certaine linéarité s’installe sur « What’d ya do ? » et « Highest trails above » titres rapides mais déroulés en pilotage automatique et on retrouve un groupe bien fatigué sur « Somebody like me ».
Mais les Ramones tels de grands fauves blessés, restent toujours capables de sursauts comme le montre « Psycho therapy » véritable hymne punk-rock de la trempe des meilleurs titres de nos légendes en perfecto.
Les reprises sont une nouvelle appelées à la rescousse, « Time has come today » des Chambers brothers se montrant plutôt poussive malgré son rythme scandé.
Heureusement, la voix si douce et émouvante de Joey sauve la ballade « My mi kind of girl » de l’oubli pour lancer une ultime salve composée d‘un « In the park » soutenu et d’un « Timb bomb » / « Everytime I eat vegetables It makes me think of you » .
 sympathique mais complètement à bout de souffle.
En conclusion, souvent décrié en raison de son esthétique douteuse et de sa batterie assourdie, «  Subterranean jungle » n’est au final pas pire que la plupart des albums des Ramones des années 80 et s’en sort honorablement par « Psycho therapy », deux reprises réussies et un ensemble homogène bien que globalement aussi fatigué que le cuir des vieux perfectos usés des musiciens.

Repost 0
Published by Seth - dans Punk Rock
commenter cet article
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 07:36

Le cinéma d’horreur des années des années 70/80 avec « The fog » de John Carpenter.
Sorti en 1980, « The fog » se déroule à Antonio Bay, une petite ville californienne fêtant fièrement ses 100 ans d’existence.
Stevie Wayne (Adrienne Barbeau) anime une émission de radio depuis un phare diffusant régulièrement des bulletins météo sur fond de musique jazz.
L’information principal est l’apparition d’un épais brouillard associé à des évènements étranges et effrayants : destructions de vitres, allumages de klaxons….
Une nuit, Nick Castle (Tom Atkins) ramasse une autostoppeuse dans son pickup : Elisabeth Solley (Jamie Lee Curtis).
Après que la vitre du pickup ait explosé, Nick héberge Elisabeth et noue une relation avec elle.
Les évènements prennent une tournure dramatique lorsque, un navire de pécheurs est enveloppé par le brouillard et ses occupants massacrés par des formes armés de sabres et crochets.
L’autopsie des corps continue ne dissipe en rien le mystère autour du sort tragique des pécheurs.
Alors que le brouillard continue sa percée inquiétante, les meurtres continuent dans la ville.
Stevie continue d’animer son émission et demande à son fils Andy (Ty Mitchell) de se retrancher dans leur maison non loin de la mer en raison de la situation menaçante.
Pour échapper aux fantômes qui investissent les maisons pour tuer les gens, les survivants décident de se réfugier dans l’église du père Malone (Hal Holbrook).
Nick et Elisabeth suivent le mouvement tout comme Sandy Fadel  (Nacy Loomis) et Kathy Williams (Janet Leigh), en charge de la préparation des célébrations.
Mal à l’aise, le père Malone finit par avouer que son ancêtre est responsable des évènements en ayant coulé le navire d’un chef d’une colonie de lépreux appelé Blake et volé son or.
Face à l’insoutenable pression des fantômes qui encercle Stevie sur son phare et l’église, Malone décide de livrer la croix de l’église contenant tout l’or de Blake.
Les fantômes repartent donc satisfaits avec leur or, épargnant les habitants.
Toutefois, Blake est tué.
En conclusion, « The fog » est un très bon Carpenter et assurément un bon classique du film d’horreur.
Bien écrit, tourné dans des paysages magnifiques et finalement très désolés des cotes californiennes, « The fog » vous enveloppe dans son atmosphère maritime poisseuse et inquiétante, qui fonctionne à merveille.
La peur, la vengeance et la critique de l’église catholique pécheresse sont bien là.
Autre point positif, la musique excellente écrite par Carpenter lui-même, dans la plus pure tradition de classiques comme « Halloween ».
Bref, rien à jeter dans ce petit film de qualité !

Repost 0
Published by Seth - dans Horreur
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens