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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 20:00

Plongé dans le passé avec « Hot shots ! » de Jim Abrahams.

Sorti en 1991, « Hot shots ! » est ni plus ni moins qu’une énorme parodie de « Top gun » avec en guest star Charlie Sheen alias Sean Tooper Harley, pilote d’élite retiré dans une communauté indienne après avoir été viré de l’US Navy pour insubordination.

Tooper est cependant recherché par le capitaine James Block  (Kevin Dunn) qui recherche des pilotes hautement qualifiés pour une mission risquée contre les centrales nucléaires de Saddam Hussein.

Après quelques palabres, Tooper accepte et rempile pour faire connaissance avec ses collègues : Pfaffenbach (Jon Cryer) atteint de strabisme divergent ou Pete Thomson (William O‘Leary) dit Pas de bol.

Kent Gregory (Cary Elwes) lui en veut à mort pour la mort de son père pilote Dominic (Ryan Stiles) censée avoir été provoquée par une erreur de pilotage de Buzz Harley (Bill Irvin).

Face à l’agressivité de Kent, Tooper montre des faiblesses criantes à l’évocation de la tragédie de son père, ce qui le pousse à consulter une psychiatre Ramada Thomson (Valeria Golino) dont il est tombe immédiatement amoureux.

Dans l’attente de la préparation de la mission, les sketchs s’accumulent dans tous les sens : véritable numéro de Ramada à la fois exceptionnelle gymnaste et chanteuse glamour de cabaret, gaffes en pagaille de l’Amiral Thomas Benson (Lloyd Briges) responsable de la mission rendu complètement débile et incompétent par ses blessures de guerre…

Block qui travaille pour Wilson (Efrem Zimbalist) un industriel sans scrupule qui souhaite en réalité montrer que les vieux avions de la Navy sont impropres à remplir leur mission, accumule les missions foireuses qui aboutissent à la mort de Thomson.

Mais face au manque de scrupules des industriels, Block se rebelle et redevient fidèle à son pays, tandis que Wilson sabote les appareils.

Le jour de la mission, Topper connait une défaillance spectaculaire mais lorsque Block réhabilite l’honneur de son père, se reprend pour triompher de plusieurs chasseurs ennemis et sauver son escadrille.

Les centrales sont bombardées tout comme leur commanditaire Saddam Hussein et Topper peut finalement apponter malgré les dommages sur son avion.

Blessé, Block est évacué pour être traduit en cours martiale, Wilson poursuivi et torturé par un dentiste (!).

Reconnu pour son acte de bravoure, y compris par Gregory, Topper est réhabilité et libre de connaitre l’amour avec Ramada.

En conclusion, « Hot shots ! » est un classique du film parodique ayant aujourd’hui pris un bon coup de vieux.

Basé sur sa folie et son rythme d’un gag toutes les dix secondes, le film contient pas mal de déchets et ne fait rire qu’en de rares occasions.

Les références aux succès du box office américain sont innombrables, dépassant de loin « Top gun » et permettent à Charlie Sheen de décrocher le rôle le plus rentable de sa carrière.

Mais avec son humour bon enfant et souvent ras la moquette, « Hot shots ! » est à ranger à présent au rayon « vieilleries » aux cotés des « Y-a-t-il un ».

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 19:14

Après Hulk, Thor dans « Thor n°605 » de Kieron Gillen (scénario) et Billy Tan (dessins).

Dans ce numéro paru en février 2010, les Asgardiens généreusement hébergés en Latvérie par Fatalis découvrent les véritables intentions du génie du mal qui souhaite en réaliser étudier leur patrimoine génétique pour augmenter les capacités de ses cyborgs.

Alors que les cyborgs affrontent les Asgardiens dans une terrible bataille dans le château, Thor est obligé d’intervenir pour protéger le roi Balder et mettre hors d’état de nuire Fatalis.

Pour créer une diversion, Fatalis leur jette en pâture du haut des murailles le corps de Kelda une divinité laissée pour morte ce qui déchaine la colère du dieu de la foudre.

Habilement Loki retenu prisonnier profite de l’occasion pour offrir ses services pour tenter de faire renaitre Kelda à l’aide de sa magie.

Il demande la restitution de son cœur pour réussir dans son opération, ce que localise Heimdall sans difficulté dans la château de Fatalis.

Thor se propose donc de le récupérer par la force mais il ignore que Fatalis a utilisé la puissance de sa foudre pour alimenter le corps du Destructeur, la machine à tuer les deux qu’il a pu récupéré.

Combinant technologie, magie et maintenant puissance divine, Fatalis entre dans l’armure du Destructeur et annonce la mort prochaine du dieu du tonnerre qu’il estime à présent surclassé.

En conclusion, contrairement aux aventures du Hulk n°602 qui surfe un peu trop sur le acquis du passé, ce  « Thor n°605 » se montre beaucoup plus excitant et créatif en proposant une nouvelle évolution dans les plans de l’ambitieux Fatalis, qui vise à présent de capter les pouvoirs des dieux nordiques pour accéder à un niveau supérieur.

Fatalis apparait ici diaboliquement souverain, tenant bon face à la puissance de Thor puis l’utilisant par une manipulation digne de Loki pour satisfaire ses ambitions personnelles…

Lorsqu’en plus Billy Tan impose un style vif, moderne et puissant qui surclasse celui pesant et figé d’Olivetti, on ne peut donc qu’apprécier ce sympathique numéro du dieu du tonnerre !

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 18:28

Sorti en 2009 aux Etats-Unis, « The incredible Hulk n°602 » de Greg Pak (scénario) et Nick Olivetti (dessins) présente une affiche alléchante avec un match entre les deux poids lourds physiques de l’univers Marvel : le Fléau et Skaar le fils de Hulk.

La trame est ici ultra simple: Bruce Banner manipule ici grossièrement le Fléau pour le forcer à affronter le fiston de son alter-égo afin de lui fournir un sparring partner en vue de l’affrontement majeur.

Le combat se déroule dans le désert de l’Arizona, mais la sauce ne prend pas vraiment, Skaar se détournant du combat tandis que le Fléau s’acharne sur Banner, uniquement protégé par un champ de force.

Lorsque les deux colosses finissent enfin par entrer en action, le combat ne tourne pas en la faveur de Skaar qui trop peu expérimenté tente d’affronter frontalement un Fléau invincible en mouvement.

Surclassé, Skaar utilise un stratagème en se transformant en adolescent vulnérable afin de désorienter la charge du Fléau puis le soulève dans les airs à l’aide du pouvoir de l’Ombre.

Le combat continue donc un moment dans les airs, puis dans la lave d’un volcan, mais Skaar trouve la faille en soulevant une nouvelle fois le Fléau et en l’envoyant dans l’espace d’un puissant coup de poing.

Alors que cette aventure se termine par l’arrivée de Wolverine, Fred Van Lente (scénario) et Michael Ryan (dessinateur) montrent Lyra une fille de Hulk venue du futur traquée pour des raisons scientifiques par Norman Osborn directeur de H.A.M.M.E.R qui envoie trois créatures ayant copié les pouvoirs des ennemis les plus redoutables de Hulk : Abomination, Zzzax et the Glob.

Mise inconsciente Axon par la réplique féminine de Zzzax, Lyra ruse pour s’échapper, obligeant ses adversaires à se séparer ce qui lui permet de vaincre Morass la réplique de Glob.

En conclusion, « The incredible Hulk n°602 » est un petit comics sans prétention surfant sur le choc entre le Fléau et Skaar sorte de mix grossier entre Hulk et Conan.

Une nouvelle fois le colosse casqué est vaincu par son éternel rival dans une victoire certes non infamante puisque obtenue par une ruse et par son éjection de la zone de combat.

Peu de choses à dire en revanche sur la vaine tentative autour de Lyra, sorte de Miss Hulk du pauvre tentant de recycler faiblement l’esprit créatif des anciens.

Rien de bien génial au final donc mais une première aventure sympathique avec le trait de crayon froid et réaliste d’Olivetti…

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 19:21

La conclusion  des aventures du héros mythologique  dans « Dark avengers, Arès, volume 3 » de Kieron Gillen (scénario) et Manuel Garcia (dessins).

On retrouve un Arès mal en point soumis à la torture par son fils Kyknos qui le fait écarteler par les juments de Diomède dans le but de prendre sa place pour devenir le nouveau dieu de la guerre.

Mais contre toute attente les quatre commandos revenus à la surface décident de retourner sous la surface de la terre pour secourir leur leader.

Des tirs bien ajustés désintègrent les juments ce qui provoque la colère de Kyknos qui frappe violemment son père de sa lance.

Les mercenaires ne s’en tiennent pas là et n’hésitent pas à ouvrir le feu sur Kyknos lui-même.

La réaction du fils d’Arès est terrible et aboutit à la mort de deux des mercenaires.

Arès utilise ce répit pour reprendre des forces et engage une lutte au corps à corps avec Kyknos qui commet l’erreur de jeter sa précieuse lance pour transpercer les derniers commandos.

Sans sa lance, Kyknos ne peut rivaliser avec Arès qui le tue en l’étranglant à mains nues.

Lorsque Norman Osborn le patron d’Arès vient à son tour constater l’étendue des dégâts, il comprend qu’il est inopportun de sa part de déranger un dieu dans le règlement d’un douloureux conflit familial.

En conclusion, « Dark avengers, Arès, volume 3 » conclut sans trop forcer une aventure bien mineure ou le sacrifice de frères d’armes du dieu olympien est le seul fait marquant.

Ennemi de pacotille, Kyknos déçoit en se montrant un piètre adversaire rapidement tué par son père.

Reste le style graphique violent et sombre de Garcia qui colle parfaitement à cette aventure horrifique et qui pourra séduire les amateurs de héros hardcore !

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 19:06

En 2010, Kieron Gillen (scénario) et Manuel Garcia (dessins) s’attèlent au renouveau du super héros olympien Arès et sortent « Dark avengers, Arès, volume 2 » suite de la première partie sortie en 2009.

Ici Arès travaillant pour Norman Osborn le nouveau chef de la H.A.M.M.E.R qui a remplacé le S.H.I.E.L.D se fait aerolargué avec un commando de mercenaires (Arkady, Maximilian, Travis, Mc Gill) pour retrouver son fils maudit qui a pris possession d’une ancienne base souterraine du S.H.I.E.L.D.

Le commando pénètre dans la base et découvre les squelettes de soldats de l’Hydra puis fait face à, qui trône sur un ensemble de cranes.

Kyknos raconte son histoire personnelle tragique et accuse son père de l’avoir abandonné, le livrant à une mort des mains d’Hercule et un exil en enfer.

Revanchard, il utilise un sort pour faire renaitre une armée de squelettes de l’Hydra qu’il jette sur les Arès et ses hommes.

La bataille pour la survie est terrible et si les cranes explosent sous l’impact des armes de poing lourdes, leur nombre se fait toujours menaçant.

Jamais à cours de tours, Kyknos invoque ensuite les juments de Diomède, créatures mythologiques de feu pour hâter la chute de ses adversaires.

Arès commande à ses hommes de remonter pour les préserver d’une mort certaine et combat seul les squelettes qui finissent par le submerger.

En conclusion, « Dark avengers, Arès, volume 2 » est l’incarnation même du court comic book basé sur un scénario simple permettant à un héros charismatique, violent et viril de s’illustrer face à une horde d’ennemis consommables.

Ceci ne vole pas bien haut sans doute mais se montre plutôt efficace dans le style graphique horrifique de Garcia avec petite cerise sur le gâteau, une once d’esprit de protection pour son prochain de la part d’un dieu réputé brutal et sanguinaire !

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 11:02

On enchaine avec « Californication, saison 1, épisode 6 », dans lequel  Hank Moody (David Duchovny) connait une aventure bien réelle revêtant tous les attributs d’un pur fantasme masculin dans lequel une surfeuse au physique de top model (Michelle Lombardo) l’aborde dans un supermarché et couche avec lui sur fond d’herbe, alcool et vinyles rock.

Malheureusement lorsqu’il se réveille, Hank est seul, sans sa guitare et ses vinyles envolés avec la belle.

A peine, remis il doit faire face aux nouvelles tentatives de Mia (Madeline Zima) pour lui soutirer une de ses nouvelles.

Malgré son trouble, Hank qui a du se résoudre au départ définitif de Meredith (Amy Price Francis) retournée avec son amant marié tient bon, refuse de lui écrire quoi que ce soit mais accepte de corriger un de ses écrits.

Rebecca (Madeline Martin) transcende sa peine de cœur pour se produire pour la première fois sur scène avec son groupe de punk-rock sous les yeux très fiers de Hank et Karen (Natascha Mc Elhone).

De son coté, Charlie (Evan Handler)  est pratiquement violé par sa femme Pamela (Charlie Runkle) en manque de sexe au bureau et essaya maladroitement de lui souffler l’idée de pratiques sadomasos pour pimenter leur vie de couple, sans grand succès toutefois.

Alors qu’il profite d’une promenade en famille, Hank est appelé par Mia qui se dit harcelée par son professeur pervers Nick Lowry (Lance Barber).

Cédant au chantage, Hank débarque dans une chambre d’hôtel avec drogue et filles dévêtues et doit s’employer pour extraire Mia pas si choquée que cela par les pratiques de Nick.

De retour chez Karen, Hank tente maladroitement de la séduire et celle-ci semble se laisser fléchir en acceptant un baiser.

Poussé dans la piscine et trop ivre pour aller plus loin, Hank dort dans la chambre de Karen sans coucher avec elle, ce que Mia exploite sans vergogne pour accroitre son chantage sur lui.

Cet épisode a néanmoins une fin heureuse puisque la surfer revient chez Hank rentre les disques et refaire illico l’amour avec lui !

En conclusion, « Californication, saison 1, épisode 6 » continue sur son rythme de croisière mélangeant aventures sexuelles débridées d’un homme d’âge mur complètement immature mais attachant et tentatives maladroites de rapprochement avec son ex compagne…

Le ton est vif, salace et l’ambiance de Venice beach et ses belles petites maisons avec piscines plutôt rock ‘n’ roll !

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 10:42

Dans « Californication, saison 1, épisode 5 », après un rêve des plus tordus ou se mêlent sexe et religion, Hank Moody (David Duchovny) est contacté par Bill (Damion Young) pour le remplacer dans un cours de littérature pour des collégiennes.

Hank se fait tirer l’oreille mais accepte contre le blouson de celui qu’il considère comme son rival.

Sur place, il constate que son statut d’écrivain émoustille les collégiennes qui lui courent littéralement après.

Nick Lowry (Lance Barber) le professeur de littérature, un gros type pervers l’encourage à en profiter mais Hank refuse tout net malgré les avances de Mia (Madeline Zima) elle aussi présente dans le cours.

Hank est néanmoins agacé lorsque Mia lui annonce vouloir coucher avec son professeur pour le rendre jaloux.

Karen (Natascha Mc Elhone) paye des cours de guitare à Rebecca (Madeline Martin) mais Dave (Joaquin Pastor) le professeur de guitare, un séduisant jeune homme tape également dans l’œil de la vorace Mia qui l’entreprend.

Invité à une émission de radio locale, Hank exprime son dégout pour Internet, le langage SMS et les blogs, trahissant ainsi son manque d’estime pour Meredith (Amy Price Francis) qui a employé une de ces expressions au lit.

Vexée, la volcanique rousse le plaque aussitôt, laissant l’écrivain maudit en tête à tête avec son ami Charlie (Evan Handler) également en proie à une baisse de libido avec sa femme suite aux jeux sado-maso de sa secrétaire Dani (Rachel Minner).

Le cœur brisé, le père et la fille se retrouvent alors pour une promenade réconfortante à Venice beach.

En conclusion, « Californication, saison 1, épisode 5 » est un épisode sympathique un peu moins axé sur le sexe qui présente un aspect plus humain des personnages avec les peines de cœur parfois cruelles des adolescents et les éternelles bourdes de Hank…qui n’a pas son pareil pour tout gâcher !

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 14:31

Pour les gens qui ont suivi le tennis dans les années 80 et 90, le nom de Brad Gilbert est loin d’être inconnu, aussi me suis-je rué sur la traduction française de son best-seller de 1994 « Winning ugly » traduit en 2015 par un « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis » beaucoup plus politiquement correct.

Coécrit avec le journaliste américain Steve Jamison, « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis » se propose de livrer les secrets de l’ex numéro 4 mondial, vainqueur de vingt tournois ATP , tombeur de beaucoup de grands champions de l’époque dont Boris Becker, sa bête noire puis devenu le gourou mental d’André Agassi pour lui faire connaitre de 1994 à 2002 une seconde partie de carrière exceptionnelle.

Pourtant Gilbert dont le physique évoque un « Starsky passé sous un camion » ne disposait pas au départ de qualités physiques ou tennistiques exceptionnelles qui auraient pu laisser à penser qu’il ferait une carrière de ce niveau ou même simplement qu’il puisse devenir athlète professionnel dans le monde hyper concurrentiel du tennis professionnel.

C’est donc l’approche mentale de son sport qui a permis à Gilbert de compenser non pas des défauts, mais une absence de dons ou de qualité naturels.

En guise d’introduction, Gilbert revient sur l’exploit de son poulain André Agassi en 1999, dont la victoire à Roland Garros constitue un véritable chef d’œuvre de préparation mentale en parvenant à reconstruire sa confiance entamée par une blessure, des défaites prématurées et d’autres plus traumatisantes en finale en 1989 et 1990 alors qu’il était archi-favori.

On a droit également à une petite aparté surprenante sur les éternels « espoirs » du tennis français avec la palme accordée à Joe Wilfried Tsonga dont la puissance explosive aurait pu l’amener à un titre majeur pour Gilbert si il était capable de maintenir sa régularité.

Gaël Monfils devrait selon lui travailler à plus de sobriété pour gagner en efficacité au détriment de son coté spectaculaire alors que c‘est l‘inverse pour Gilles Simon, maitre tacticien sans punch.

Quand à Richard Gasquet, son le manque de grand coup décisif le barre au plus haut niveau.

En allant au bout de la réactualisation de son analyse, Gilbert relate l’évolution des technologies des raquettes, des surfaces et de la préparation physique des joueurs pour expliquer la révolution du jeu apportées par les Federer, Djokovic, Nadal et Murray.

Plus que le placement du service de Federer, le lift du coup droit de Nadal ou la vitesse de déplacement de Djokovic, Gilbert insiste sur leur engagement mental, leur perfectionnisme, leur poursuite continuelle d’objectifs et les quelques victoires clés de leurs carrières ayant fait office de déclic pour monter vers les sommets.

Reprenant ensuite le corps du texte des années 90, Gilbert explique dans la première partie l’art et la manière de préparer un match pour prendre un avantage pouvant s’avérer décisif dès les premiers points et justifie l’importance de cette approche par les implacables statistiques de l‘ATP ou 90% des joueurs gagnant le premier set remportent le match.

Que ce soit pour le professionnel aguerri ou le modeste joueur de club, rien ne doit donc être négligé : le rituel de préparation du matériel (boissons, nourritures, rechanges, médicaments), les étirements souvent bâclés ou négligés par les joueurs amateurs et l’échauffement parfait pour dégripper ses coups.

Pour lutter contre le stress d’avant match, il est recommandé de penser à respirer fort et à être léger sur ses appuis voir plus étrangement de chanter ou lire les logos publicitaires (!).

De manière plus iconoclaste, Gilbert recommande de ne pas servir en premier car les services des amateurs ne sont pas décisifs et de gérer sa puissance à 65-70% au début d’un match comme le faisait Ivan Lendl avant de monter en régime.

Mais la force principale de Gilbert réside dans l’approche mentale « active » qui consiste à avoir analyser les forces et faiblesses d’un adversaire, son style de jeu, son comportement, de reconnaitre dans un match les opportunités et à en tirer un maximum de profit.

Ces propos sont illustrés par deux tactiques payante contre Connors au Masters et Becker à l’US Open en 1987.

Ainsi, Gilbert avait constaté que Connors n’avait pas un gros service et n’attaquait pas non plus les seconds balles. Dans l’échange, il aimait jouer en rythme et détestait les balles sans consistance, slicés courtes sur son coup droit.

Pour Becker, l’affaire était de tenter de remettre dans le court son terrible service, de se protéger en servant des première-seconde, de le faire bouger sur son coup droit fort pour le faire potentiellement rater et perdre confiance.

L’attaque le long de la ligne sur un revers en mouvement s’avérait également payante, le but étant de frustrer l’Allemand dont le caractère fier et hautain pouvait se retourner contre lui lorsqu’il rencontrait une résistance acharnée.

Dans la seconde partie, Gilbert se concentre davantage sur l’aspect tactique en demandant de garder l’esprit aiguisé pour analyser le déroulé d’un match afin de s’adapter de manière dynamique à la situation, le but principal étant de pousser son adversaire à jouer des coups qu’il n’aime pas.

Après les anecdotes sur Agassi dont la puissance explosive trouvait ses limites dans sa faiblesse psychologique, celles sur Edberg au jeu d’attaque par ailleurs sans faille, dans son coup droit et celle d’Aaron Krickstein dans les balles slicées courtes sur son coup fort, son légendaire coup droit d’attaque, Gilbert passe un par un tous les styles de joueurs et les meilleurs moyens de les contrer.

Le gourou du tennis dévoile ses trucs contre les joueurs de fond de court, qu’il faut agresser au filet ou faire monter au filet, les joueurs rapides qu’il faut priver de vitesse et les serveurs volleyeurs avec retours en douceur, plongeants, croisés, lobés ou droit sur l’homme.

Il explique comment se comporter pour éviter les attaques sur son revers, gérer les services et retour de service, face à des serveurs faibles, forts et des gauchers.

Gilbert termine ce chapitre par la gestion des moments clés d’un match, notamment les points lorsque l’un des deux joueurs est à 30, les tie-breaks, les débuts de second set ou le gagnant se relâche invariablement tandis que le perdant sort les griffes.

Lors des points sous pression, Gilbert recommande de ne pas se précipiter mais d’obliger l’adversaire à sortir des coups risqués pour s’en sortir.

Il développe ses techniques mentales pour garder sa motivation intacte, ne pas perdre le fil conducteur de son jeu, mais également ne pas hésiter à changer de stratégie pour dérégler le jeu d’un joueur qui domine ou pour corriger des défauts dans son propre jeu à l’instar d’un Pete Sampras capable de baisser temporairement sa puissance de service pour retrouver son rythme.

Tout en s’affranchissant de tout conseil technique, Gilbert recommande de s’entrainer pour faire évoluer l’éventail de ses coups.

S’appuyant toujours sur les exemples de grands champions, il cite la prise de balle précoce d’André Agassi, la constance, la force mentale et la propension à jouer sur ses armes maitresses d’Ivan Lendl, le service, les qualités athlétique et la confiance animale de Boris Becker, le sens tactique et la souplesse de John Mc Enroe, le mental guerrier et la qualité de retour de Jimmy Connors, la variété et le courage de Jim Courrier, l’esprit offensif et les capacités d’adaptation de Pete Sampras… avant de laisser Jamison parler de ses propres qualités : régularité, sens de l’observation, propension à jouer sur les faiblesses adverses.

La troisième partie, la plus « Ugly » de toutes évoque les manœuvres psychologiques utilisés par les plus grands professionnels, à commencer par les folies explosives de John Mc Enroe et Jimmy Connors, passés maitres dans l’art d’influencer les foules et les arbitres par leur charisme et semblant se nourrir de leur propre colère provoquées lorsque le match leur est défavorable.

Gilbert reconnait s’être déjà fait battre par les deux champions alors qu’il les tenait au bout de sa raquette, mais avoir su tirer profit de ses enseignements pour trouver des parades et les vaincre ultérieurement avec une revanche savoureuse sur l’affreux Mc Enroe au Masters 1987 qui provoqua des insultes et une retraite de six mois du champion outré d’une défaite aussi cinglante.

Si Gilbert ne mâche pas ses mots contre Mc Enroe dont il semble garder rancune en expliquant l’incroyable clémence des arbitres à son égard jusqu’en 1990, date de son déclin… il reconnait également l’efficacité d’Ivan Lendl, capable lui de figer le jeu en prenant d’interminables pauses pour casser le rythme adverse lorsque nécessaire.

Même si Gilbert reconnait avec humour n’avoir  jamais réussi à battre Lendl, il propose des stratégies de défenses adaptées de manière à résister à la frustration et à retourner le mécanisme de l’attente contre celui qui la provoque (aller jusqu’à la ligne de fond, refaire ses lacets, tendre les cordes de sa raquette etc).

Contrairement à Lendl, Agassi lui imprime un rythme frénétique aux rencontres, auquel il est important de ne pas se laisser entrainer sous peine d’exploser en vol.

Là encore Gilbert recommande de prendre son temps, de boire, de s’assoir afin de ne pas entrer dans le jeu adverse.

La dernière anecdote est la plus violente avec un match d’une violence extrême contre David Wheaton, un ex top 10 américain des années 90 connu pour son jeu d’attaque et son caractère explosif.

Gilbert explique que lors d’un match à la lucrative Coupe du Grand Chelem en 1990, Wheaton a complètement perdu la tête, l’insultant avec son frère dans les tribunes.

Se refusant de céder à l’affrontement physique qui aurait pu dégénérer, Gilbert a préféré tenir son fil conducteur en ciblant le coup droit plus faible son pression de son adversaire et remporter une victoire haletante en cinq sets, ainsi qu’un chèque d’un million de dollars !

Impossible enfin de ne pas conclure cet ouvrage par le témoignage d’André Agassi, leur rencontre en 1994 au tournoi de Key Biscane en Floride alors qu’il était redevenu 32ieme mondiale, en perte de confiance et le début de leur relation à succès en révolutionnant son approche mentale pour la rendre digne d’un champion de son talent et capable de prendre l’ascendant sur ses rivaux majeurs : Courrier, Becker, Chang et Sampras même si ce dernier était à son maximum de toute façon supérieur.

En conclusion, je ne peux que recommander à quiconque désirant un tant soit peu s’améliorer en tennis et en sport la lecture de « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis ».

Malgré une construction un peu confuse ou les anecdotes personnelles, certes passionnantes de l’ancien joueur viennent interférer avec les conseils de rationalité dispensés aux joueurs de club, « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis » se dévore d’une traite et se montre plus instructif que n’importe quel traité de management.

On pourra reprocher à Gilbert son approche « gagne-petit » sans flamboyance ni génie, mais on pourra aussi y avoir un homme intelligent ayant exploité au mieux son potentiel pour progresser et atteindre son maximum au détriment sans doute de rivaux plus doués mais moins intelligents ou travailleurs, au palmarès plus modeste.

Gilbert représente donc l’exemple inverse du premier de la classe surdoué réussissant tout sans effort, du mythe du génie universel que le monde moderne tend bien souvent à nous vendre mais plutôt l’incarnation des vertus d’une autre forme d’intelligence plus concrète : celle de la facultés d’adaptation.

Je pense donc que suivre les préceptes de Brad Gilbert pourrait donc nous aider à mieux gérer nos vies, à mieux supporter les période de stress, de colère ou de frustration en se forçant à avoir une vision rationnelle, positive et entreprenante des évènements.

 « Gagner à tout prix, la guerre psychologique au tennis », un livre à intégrer donc dans la liste de vos livres de chevet !

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Published by Seth - dans Sport
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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 21:17

Grand succès des films d’horreur des années 80, « Jeu d’enfant » est le premier opus de la série des Chucky.

En 1988, Tom Holland s’y colle en narrant la cavale d’un tueur psychopathe Charles Lee Ray (Brad Dourif) poursuivi par l’inspecteur Mike Norris (Chris Sarandon) dans un magasin de jouets, qui avant de mourir, utilise un rituel magique pour parvenir à transférer son esprit malade dans une poupée pour enfant.

Plus tard, Andy Barclay (Alex Vincent) un jeune enfant de Chicago reçoit ladite poupée Chucky en cadeau de sa mère Karen (Catherine Hicks).

Retenue un soir à son travail, Karen confie Andy à garder à une collègue Maggie Peterson (Dinah Manoff) mais la garde tourne mal et Maggie frappée par la poupée se défenestre.

Malgré l’arrivée de Norris, l’influence maléfique de Chucky continue d’agir sur Andy, qui prend seul le métro, pour conduire la poupée dans une zone dangereuse de la ville pour éliminer son ancien associé Eddy Caputo () qui l’avait abandonné le soir de son meurtre.

Mais personne ne croit Andy qui est placé dans un hôpital sous la surveillance du Dr Ardmore (Jack Colvin).

Karen tente à son tour de faire parler la poupée qui se montre parfaitement mutique jusqu’à ce qu’elle menace de le jeter dans le feu.

Violent, Chucky s’échappe et tente ensuite d’éliminer Norris en s’immisçant dans sa voiture pour le poignarder.

Après un spectaculaire accident de voiture, Norris parvient à s’en sortir vivant.

Bléssé par balle, Chucky va retrouver John Simonsen (Raymond Olivier) son maitre vaudou pour lui expliquer la raison de sa soudaine vulnérabilité.

Tout en regrettant que ses enseignements aient été détournés, John explique à Chucky qu’il va redevenir peu à peu humain et donc mourir…

Torturé, le maitre vaudou, finit avant de mourir par lui donner la seule façon de s’en sortir, se transférer dans le premier être humain à qui il a dit son secret.

Animé d’un joie cruelle, Chucky se met alors à la recherche d’Andy pour renaitre dans le corps d’un enfant.

Pour sauver sa vie, Andy fuit l’hôpital ou Chucky tue Ardmore (Jack Colvin) en l’électrocutant.

Coincé par Chucky, Andy reçoit l’aide de Karen et Norris.

Le combat contre la poupée infernale qui résiste au feu et aux tirs par balles, est terrible et occasionne la mort de Jack (Tommy Swerdlow) l’ami de Norris.

Mais Chucky est semble-t-il détruit.

En conclusion, « Jeu d’enfant » est un film violent et vicieux parvenant à créer un climat malsain autour d’une simple poupée rousse à taches de rousseur capable de se muer en horrible machine à tuer.

Exploitant habilement les rituels vaudou, l‘atmosphère glaciale d‘un Chicago en plein hiver, « Jeu d’enfant » rappelle un peu sans l’égaler l’excellent « Candyman ».

Seule sa fin à rallonge grandguignolesque vint quelque peu altérer sa redoutable efficacité.

Et comme pour les franchises à succès, six suites ont permis à l’horrible poupée de traverser les époques !

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Published by Seth - dans Horreur
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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 13:19

En 2004, Jim Wynorski nous régale ave « L’ile des Komodos géants ».

Dans ce film d’horreur de série Z, un groupe de braqueurs de casino doit après une violente tempête faire atterrir son hélicoptère sur une ile perdue près d’Hawaï.

Ils ignorent en fait qu’ils sont tombés sur un centre d’expérimentation de la Marine américaine pour créer une nouvelle race de monstres.

Foster (Jay Richardson) le commandant à l’origine du projet, doit pourtant se rentre à l’évidence après la perte d’un commando de six hommes, le projet lui a échappé et a donné naissance à au moins un dragon de Komodo d’une taille gigantesque.

Il cède donc aux injonctions du professeur Nathan Philipps (William Langlois) et de sa compagne Dawn Porter (Gail Harris) pour les envoyer sur place afin de résoudre le problème.

Mais les scientifiques constatent qu’il est impossible de contrôler la situation et se résolvent à faire évacuer la base, composée de Hanson (Ted Monte), Rebecca (Glori Ann Gilbert) la fille de Philipps.

A cours de carburant, ils décident de couper la journée la clôture électrique qui les protègent dans l’attente d’une évacuation par l’aeronavale.

Au cours d’une excursion près des cascades, Rebecca et Dawn sont pourtant agressées en pleine journée par le Komodo géant.

Une intense fusillade éclate et force les gangsters à voler au secours des scientifiques pour échapper de peu au monstre semblant invulnérable aux balles.

Profitant de la confusion, Jake (Tim Abell) le pilote d’hélicoptère embauché par les gangsters se rebelle contre l’autorité de Drake (Paul Logan) le leader.

Les gangsters unissent leurs forces aux scientifiques pour survivre dans l’attente du lendemain.

Mais Reece (Cam Nelwin) l’un d’entre eux se montre infecté à son tour et perd la tête, se faisant dévorer sur place.

Cette mort ainsi que la pénurie de carburant forcent les occupants à tenter de fuir par l’hélicoptère que peut piloter Jake.

En nombre trop important pour décoller, la mort de la belle Tiffany (Melissa Brasselle) petite amie de Drake ainsi que de Hanson frappé d’un coup de queue tombent à point nommé.

Alors que Foster envoie des avions de chasse pour passer l’ile au napalm, Philipps infecté par un morsure d’Hanson, se sacrifie en se faisant exploser à l’intérieur du Komodo.

L’hélicoptère décolle tandis que les avions bombardent l’ile.

Seul Drake reste sur place pour garder le butin du braquage bien inutile à présent.

Mais il constate amèrement que d’autres Komodos étaient présents et se fait dévorer sur place.

Les survivants font exploser l’affaire de la base secrète dans les médias ce qui pousse Foster à se suicider par crainte du scandale.

En conclusion, « L’ile des Komodos géants » est un sous-produit que certains qualifieront de nanard mais qui offre un sympathique divertissement.

L’intrigue est basique, les Komodos géants assez ridicules mais on rigole pas mal avec des scènes d’action ou les héros vident des montagnes de chargeurs sans aucun effet et ou les quelques playmates dignes d’un magazine Playboy montrent leurs formes pour oui ou un non.

Alors nanard certes mais plutôt agréable si l’on accepte de ne pas se prendre trop au sérieux !

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Published by Seth - dans Horreur
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