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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 11:50
Rocky V (John G Avildsen)

En 1990, le premier réalisateur des Rocky, John G Avildsen reprend les manettes pour le « Rocky V ».

Cette fois, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) pense en avoir fini avec la boxe après son éclatante victoire face à Ivan Drago (Dolph Lundgren) mais de retour aux Etats-Unis découvre le revers de la médaille : il est victime de lésions cérébrales qui lui interdisent à tout jamais la pratique de son sport et combe du comble, son beau frère Paulie (Burt Young) s’est laissé abusé par son comptable qui l’a dépouillé de tous ses biens.

Rocky découvre donc que tous ces efforts n’ont servi à rien et qu’il est de nouveau à sec.

Il vend donc ses biens et repart de zéro avec Adrian (Talia Shire) et son fils Jr (Sage Stallone), revenant dans son ancien quartier de Philadelphie ou un fort sentiment d’échec l’envahit.

Adrian repousse les approches agressives de George Washington Duke (Richard Grant) promoteur cupide qui souhaite s’enrichir en faisant remonter Balboa sur un ring et qui vient jusqu’au domicile de Rocky pour le tenter.

Alors que son fils connait des difficultés pour s’acclimater à ce nouvel environnement agressif ou il se fait tabasser et racketter, Balboa renoue toutefois par procuration avec ses premiers amours en acceptant d’entrainer un jeune boxeur d’Oklahoma, Tommy Gunn (Tommy Morrison).

Le jeune homme est sans famille, sans rien d’autre que sa volonté d’y arriver et séduit Rocky par ses qualités de puncheur.

Après quelques refus, Tommy est pris sous l’aile de Rocky qui l’entraine et l’héberge sous son toit, au détriment de son fils qui se sent délaissé et apprend également la boxe pour se défendre.

Tommy accumule les victoires et est approché par Duke, qui souhaite l’intégrer dans son écurie.

La tentation de l’argent, des femmes et du succès finissent par atteindre Tommy qui ne supporte plus de vivre dans l’ombre de l’ancien champion.

Contre l’avis de son mentor qui le met en garde, il signe avec Duke et se voit offrir un match contre le champion du monde Cane (Michael Williams) qu’il surclasse aisément.

Mais ce succès ne suffit pas à obtenir la reconnaissance qu’il désire et Tommy se voit malgré son titre toujours reproché d’être un boxeur de seconde zone par rapport à Balboa.

Ivre de rage, Tommy retourne à Philadelphie et provoque Rocky dans la rue.

Rocky qui a compris qu’il devait plus se rapprocher de sa fille et de son fils, dont les fréquentations laissent à désirer, refuse de faire le jeu de Duke et d’affronter son ex poulain.

Mais Tommy ne s’arrête pas là et agresse Paulie ce qui force Balboa à l’affronter … en pleine rue.

Le combat est âpre et Rocky triomphe de celui qu’il a façonné … au grand damm de de Duke qui voit ses machinations s’effondrer.

Rocky redevient ce qu’il a toujours un été, un membre des classes populaires de Philadelphie essayant de s’en sortir du mieux qu’il peut en contribuant à inculquer de saines valeurs à son fils.

En conclusion, « Rocky V » est généralement le moins connu des six Rocky, à cause notamment d’une intrigue plus mince, d’un opposant moins charismatique et de la mise sérieusement en retrait du personnage hors des rings.

Ce choix délibéré nuit donc à l’impact du film, tout comme la musique plus branchée hip hop de MC Hammer (qui ça ?) que rock des années 70/80.

On appréciera cependant le personnage de Duke, fortement inspiré de l’abominable crapule Don King, escroc des rings manipulant les jeunes boxeurs.

Ce pale Rocky des années 90 était sensé en principe clore la saga, avant que Stallone lui-même ne décide d’un ultime baroud d’honneur en 2006.

Un mot enfin sur le blond Tommy Morrison qui fut certes un authentique boxeur et éphémère champion du monde poids lourd avant de voir sa vie basculer en découvrant en 1996 sa séropositivité.

Avec une carrière sportive et cinématographique brisées, la vie de Morrison ne fut qu’un long combat contre le Sida qui se conclut par une triste mort en 2013.

Cette destinée tragique ne rend pas pour autant ce « Rocky V » impérissable et fait de lui le plus faible de la saga.

Rocky V (John G Avildsen)
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 13:58
Rocky IV (Sylvester Stallone)

1986 déjà et « Rocky IV » de Sylvester Stallone à l’horizon.

Nous sommes dans les années Reagan-Gorbatchev, en pleine escalade de la Guerre froide et ce climat tendu de relations internationales va peser fortement sur le cinéma d’action américain dont Stallone est un des plus fervents représentants.

Tout comme « Rambo II » et « Rambo III », « Rocky IV » désigne clairement le nouvel ennemi, un boxeur de l’URSS, le terrible Ivan Drago (Dolph Lundgren), montagne de muscles impassible soigneusement encadré par sa femme Ludmilla (Brigitte Nielsen) et le représentant du parti Nikoli Koloff (Michael Pataki).

Champion amateur inconnu aux Etats-Unis, Drago débarque sur le sol de l’oncle Sam afin d’en défier les boxeurs.

Cette arrivée pousse Apollo Creed (Carl Weathers) à sortir de sa retraite sportive pour assouvir sa passion des rings et son gout pour le challenge.

De son coté, apaisé à 34 ans, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) goute à la joie d’une vie de famille aisée avec son fils Jr (Rocky Krakoff), Paulie (Burt Young, Adrian (Talia Shire), sa Lamborghini et un robot faisant office de camarade de jeu.

Contre l’avis de ses proches, Apollo décide de défier Drago et embauche Rocky comme coach.

Il s’agit en principe d’un match exhibition et Creed, qui ne voit en Drago qu’un colosse emprunté, commet un péché d’orgueil.

La conférence de presse entre les deux hommes est orageuse avec un affrontement politique latent évident concernant les deux systèmes auxquels appartiennent les athlètes.

Le match a lieu au Madison Square Garden de New-York dans un grand show patriotique auquel participe le roi de la soul, James Brown en entonnant le célèbre « Living in america ».

Confiant en ses capacités athlétique et en une préparation scientifique, Drago reste de glace et le match commence.

Apollo est rapidement débordé par la puissance du Russe qui le met à mal.

Sévèrement touché et ensanglanté à l‘issu du premier round, il incline Rocky à jeter l’éponge ce que l’orgueil du champion refuse en bloc.

Apollo remonte donc sur le ring et subit une avalanche de coups qui le sonne et le laisse inanimé au sol.

Paniqués, Rocky et les proches du champions se ruent sur le ring, trop tard et ne peuvent que constater le décès d’Apollo.


Bouleversé par la mort de son ami, Rocky se voit obligé de défier à son tour Drago pour le match retour en Russie.

Il se fait aider de Duke (Tony Burton) ex coach d’Apollo et se rend sur place avec le teigneux Paulie.

L’accueil sur place est glacial avec plusieurs chaperons chargés de surveiller les aller et venus du boxeur.

Rocky a choisi un chalet perdu dans les montagnes et s’entraine à la dure, sans sparring partner.

Il coupe du bois, porte des charges lourdes, court dans la neige, escalade des montagnes tandis que Drago utilise des machines sophistiquées enregistrant ses paramètres physiologiques et use également de dopage.

Après une préparation titanesque, le combat se déroule devant une foule toute acquise au champion russe.

Rocky a dans un premier temps du mal à tenir le choc face à un combattant certes peu vif mais terriblement puissant et agressif qui le martèle d’enchainements gauche-droite, puis comme à son habitude, trouve la cadence, rendant lui aussi coups pour coups après avoir réussi à casser la distance.

Drago découvre la souffrance et le doute face à un adversaire qui refuse de chuter et le match prend une tournure épique.

Les deux hommes vont au bout de leurs forces et le public russe ému par le courage de Rocky change de camp, allant jusqu’à soutenir le boxeur américain qui finit par triompher.

Drago à terre, Rocky prend la parole pour diffuser un message de paix et de tolérance entre les peuples.

Il est acclamé non seulement par le public mais également par les dirigeant soviétiques !

En conclusion, malgré un fond politique des plus douteux « Rocky IV » propose une vraie variation, ouvrant le cercle restreint des opposants à Rocky, fidèle représentant de la classe populaire américaine, au grand méchant ennemi russe.

Certes le traitement ne verse pas dans la finesse et évite in extremis l’anti soviétisme primaire.

Du coté de l’action, Stallone se surpasse encore une fois, avec un physique réellement métamorphosé.

Au boxeur costaud mais un peu gras des année 70 et à celui très aminci du début des années 80, succède une montagne de muscles et une réputation à présent établie d’adepte de la « gonflette » des body builders à coups de stéroïdes.

Le constat est le même pour Dolph Lundgren acteur de série B alors juvénile dont la musculature est ici sévèrement hypertrophiée.

L’imposant Lundgren a semble t il plus marqué les esprits que le bougon Mister T, mais toujours est il que l’affrontement Est-Ouest tient toutes ses promesses question spectacle.

Visionné lorsque j’étais adolescent, « Rocky IV » constitua pendant longtemps une référence d’engagement sportif à mes yeux, même si dans les faits, il demeure un films d’action solide au propos aujourd’hui risible.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 12:39
Rocky III, l'oeil du tigre (Sylvester Stallone)

De « Rocky II » à « Rocky III, l’œil du tigre » il n’y a qu’un gant de boxe et Sylvester Stallone sentant clairement le vent en poupe aligne le troisième volet de la saga en 1982.

Au début des années 80, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) s’est clairement sorti de la dèche et défendu avec son succès son titre de champion du monde de boxe poids lourds face à une dizaine de challengers.

Devenu une star aux Etats-Unis, Rocky porte beau, assurant une vie confortable à ses proches, Adrian (Talia Shire)son fils (Ian Fried) et Paulie (Burt Young) même si ce dernier vit assez mal de n’être qu’un parasite dans son entourage.

Il se prête également à des œuvres caritatives, allant même jusqu’à affronter un énorme catcheur, appelé Lèvres de feu (la superstar Hulk Hogan dans un de des rares rôles sur grand écran), dans un combat mémorable ou les deux hommes ne font pas de cadeaux.

Mais la menace arrive par un nouveau boxeur de Chicago, Clubber Lang (Mister T), redoutable puncheur à la coupe afro qui ravage le championnat des lourds, se voyant classé n°1 mondial après de retentissant succès.

Ivre de reconnaissance, Lang provoque Balboa lors d’un discours d’inauguration d’une statue à son effigie sur les marches de la ville de Philadelphie.

Rocky relève le gant malgré les réticences de sa famille et de Mickey Goldmill (Burgess Meredith) malade du cœur.

Trop confiant, il s’entraine dans une ambiance de fête foraine, négligeant de s’imposer les rigueurs d’une véritable préparation alors que Lang travaille lui d’arrache pied.

Le jour du match, Mickey a un malaise dans le vestiaire ce qui perturbe fortement Rocky.

Peu à son aise sur le ring, il subit la loi des poings, véritable machine à cogner qui avance inlassablement sur lui jusqu’à l’envoyer au tapis.

Revenu dans le vestiaire, Rocky va au chevet de Mickey qui décède dans ses bras.

La mort de son mentor est terrible pour Rocky qui n’a plus gout à rien.

Adrian le soutient bien entendu mais c’est de la part d’Apollo Creed (Carl Weathers) que va venir un soutien inattendu, l’ex champion voulant suppléer à la mort de Mickey pour devenir le coach de son rival.

A la retraite, Apollo souhaite cependant continuer à vivre le frisson des rings et propose ses services à un Rocky à la dérive qui accepte finalement de le rejoindre dans un quartier black miteux de Los Angeles pour préparer la revanche contre Lang.

Arrivé avec Paulie et Adrian, Rocky retourne dans un gymnase crasseux et s’entraine avec des athlètes noirs, à la manière d’Apollo.

Il doit tout réapprendre, surtout à se déplacer légèrement en dansant comme Apollo afin de jouer sur sa vitesse de déplacement face au punch de Lang.

L’apprentissage est difficile car Rocky, déprimé pense encore à Mickey, se demandant si tout ceci en vaut la peine.

Ce sera une nouvelle fois Adrian qui parvient à le décider.

Sous le soleil californien, Rocky travaille dur avec Apollo, sprintant sur les plages, accumulant les longueurs de piscine, travaillant inlassablement son jeu de jambe et ses déplacements.

Finalement le déclic resurgit et Rocky retrouve finalement ce qu’Apollo appelle l’œil du tigre.

Incroyablement aminci et affuté, il se présente au match contre l’affreux Lang qui passe son temps à insulter tout le monde et à clamer qu’il est le meilleur.

Le match n’en est pas moins intense car la puissance de Lang est bel et bien réelle et si le robuste iroquois est moins technique qu’Apollo, ses larges crochets n’en font pas moins mal lorsqu’ils touchent leur cible.

Mais Rocky trouve encore en lui les ressources nécessaires à encaisser, provoquant Lang pour qu’il s’épuise et le cueillant finalement une nouvelle fois au finish.

Après avoir savouré sa victoire, Rocky retrouve Apollo pour un rematche en privé dans une ambiance de détente et de camaraderie.

En conclusion, sans égaler « Rocky II », « Rocky III, l'oeil du tigre » en donne au spectateur pour son argent au niveau des scènes de combat, avec un Stallone fortement aminci aux muscles sec et déliés s’en donnant à cœur joie avec son pote Weathers en Californie.

Le look ravageur de Mister T et sa forte présence physique font oublier son jeu minimaliste à la limite du ridicule, tandis que les autres personnages font ici office de faire valoir, la mort de Mickey constituant le seul moment un peu fort du film.

Ce troisième Rocky très lucratif marque également un tournant dans la relation entre Apollo et Rocky, les deux hommes construisant une belle amitié après s’être mis sur la tronche pendant les deux premiers films.

A réserver donc pour les fans de la saga avec un joli clin d’œil au « Eye of the tiger » de Survivor tube (hard) rock bien connu des années 80 qui laissa une marque encore vivace de nos jours.

Rocky III, l'oeil du tigre (Sylvester Stallone)
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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 11:46
Rocky II (Sylvester Stallone)

Esprit de Noël oblige (!), voici « Rocky II » de Sylvester Stallone.

Nous sommes en 1979 et Sly fort de l’incroyable succès artistique et commercial du premier opus ou il mit beaucoup de lui-même, remet cette fois le couvert.

L’histoire est très simple, après le match titanesque les opposants, Apollo Creed (Carl Weathers) ne supporte pas d’avoir été tenu en échec par un boxeur venu de nulle part et écoute son fort égo de champion qui lui réclame une revanche afin de prouver de manière éclatante sa supériorité.

De son coté, Rocky Balboa (Sylvester Stallone) sérieusement amoché après le match, se voit fortement déconseillé de reprendre la boxe sous peine de perdre son œil droit.

Il surfe alors sur sa notoriété soudaine et se laisse embarquer dans le tournage de spots publicitaires souvent ridicules mais lucratifs.

Du coté de sa vie privée, Rocky ne reste pas inactif, épouse Adrian (Talia Shire) à l’église mais dans la plus stricte intimité et décide de profiter un peu de la vie en achetant une nouvelle voiture une Pontiac Firebird, un grand appartement et des vêtements couteux pour ses proches dont son beau frère l’éternel râleur Paulie (Burt Young).

Mais les choses se passent mal au niveau des contrats publicitaires et Rocky se trouve assez rapidement dans le rouge au niveau financier.

Après s’être fait recalé à tous les entretiens d’embauche pour des postes de bureau, Rocky découvre que quasi illettré, il ne peut que faire des travaux manuels.

Paulie lui rachète sa voiture, lui trouve une place dans un abattoir ou il charrie les carcasses de bœufs toute la journée mais ceci ne dure pas.

Enceinte, Adrian est elle aussi obligée de reprendre son travail au magasin d’animaux pour aider son mari.

Rocky réalise qu’il a besoin de la boxe pour vivre mais son entraineur Mickey Goldmill (Burgess Meredith) refuse de le reprendre pour ne pas abimer encore plus sa santé.

Têtu, Rocky persévère, fréquentant la salle de boxe comme homme à tout faire, ce qui ne tarde pas de lui attirer les sarcasmes des autres boxeurs.

De son coté, Apollo multiplie les provocations et déclarations fracassantes dans la presse, allant jusqu’à insulter l’étalon italien pour le forcer à accepter la revanche.

Lorsque Adrian fait un malaise et tombe dans le coma, Rocky a perd pour sa vie, prie et lui lit des mots qu’il a maladroitement écrits pour elle.

Ses prières sont exhaussées, Rocky reçoit un fils et sa femme survit.

Regonflé à bloc, il convainc Mickey de le reprendre pour le combat contre Apollo.
L’entrainement est terriblement rude, Rocky devant se remettre en condition et modifier sa façon de combattre en garde de droitier afin de protéger son œil malade et de déstabiliser Apollo.

Devenu mythique, l’entrainement combinant corde à sauter, musculation « roots », séance de Sparring partner et surtout long footings dans les rues de Philadelphie avec la population des laissés pour comptes et des enfants l’accompagnant, crée un nouveau moment fort de la carrière du boxeur.

Le soir du combat, Rocky demande au prêtre de son mariage de le bénir et se heurte malgré les conseils de Mickey à la vivacité et technicité supérieures d’Apollo.

Largement dominé, il est plusieurs fois envoyé au tapis mais s’accroche avec son courage habituel, parvenant à faire douter le champion au fil des rounds.

Le match devient complètement fou, chacun des deux hommes se rendant coup pour coup dans une débauche d’énergie et de sueur.

Durement touché au corps, Apollo se bat à présent avec ces dernières forces, frappant Rocky au visage qui réplique lui aussi comme une bête acculée.

A la fin du combat, les deux hommes chancellent et tombent, Rocky se relevant en titubant tandis que Apollo perd cette fois pour de bon la revanche.

En conclusion, « Rocky II » n’est pas qu’une pale resucée du premier opus mais un très bon film de boxe dans lequel Stallone construit une belle suite au premier opus.

La partie ou Rocky devenu un nouveau riche, change brutalement de milieu social tout en perdant ses repères est excellente, tout comme se montre touchantes ses tentatives pour s’éduquer, trouver un travail « digne » lui permettant de nourrir sa femme enceinte.

Les fanas de sport spectacle et de bourre pifs dans la tronche trouveront également leur compte dans cette revanche, avec un second match très intense, dans lequel on appréciera l’engagement des deux acteurs et la plastique quasi parfaite de Carl Weathers, athlète d’une incroyable fluidité, souplesse et puissance.

Moins misérabiliste que le premier opus, « Rocky II » touche sa cible en combinant émotion et action, avec toujours pour cadre les bas quartiers de Philadelphie, ville froide et dure mais viscéralement attachée aux tripes du champion, qui y enchaine les footings.

Et si « Rocky II » était le meilleur de toute la saga ? La question est posée …

Rocky II (Sylvester Stallone)
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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 13:56
Lost saison 2, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2 , épisodes 13 et 14 ».

Dans l’épisode 13 réalisé par Roxann Dawson sur un scénario de Steve Maeda et Leonard Dick, un drame survient avec l’attaque de Sun (Yunjin Kim), qui est enlevée dans la jungle.

Sauvée in extremis par Sawyer (Josh Holloway) et Kate (Evangeline Lilly), Sun est ramenée sur la plage en état de choc.

La colère gronde alors notamment pour Jin (Daniel Dae Kim) rendu fou de rage par l’agression, ce qui selon le fin Sawyer semble étrangement faire le jeu de Ana Lucia (Michelle Rodriguez) et Jake (Matthew Fox) qui peinaient à motiver le groupe pour fonder une force armée capable de rivaliser avec les Autres.

Devant le raz de marée belliciste, Sawyer prévient Locke (Terry O’Quinn) de garde dans le bunker pour qu’il mette en lieu sur les armes, mais en profite en réalité pour en prendre le total contrôle.

Cet épisode révèle donc les qualités de manipulations de Sawyer, qualités qu’on retrouve dans un flash back mémorable ou après avoir tenté de manipulé Cassidy Phillips (Kim Dickens) une riche veuve, il fait association avec elle pour diverses escroquerie, vit une réelle historie d’amour avec elle avant de se faire rattraper par son associé le truand Gordy (Kevin Dunn), qui lui rappelle son contrat initial, ce qui pousse Sawyer à finalement dépouiller sa chérie, et par la même occasion à doubler Gordy.

Dans l’épisode 14 réalisé par Stephens Williams sur un scénario de Carlton Cuse et Damon Lindelof, Henry Gale (Michael Emerson), un mystérieux rescapé de l’ile est capturé par un des pièges de Rousseau (Mira Furlan).

Contre l’avis de la française, Sayid (Naveen Andrews) libère l’homme qui reçoit une flèche à l’épaule.

Sérieusement mais non mortellement blessé, Gale qui se dit étranger aux Autres, est ramené dans le bunker pour subir un interrogatoire.

Sayid voit ressurgir ses vieux démons et ses automatismes d’ex tortionnaire, qui l’amène à tabasser Gale dans l’espoir de lui faire rendre des aveux.

Jake s’oppose violemment à ses méthodes qu’il estime barbare et arrache in extremis l’ouverture de la salle de torture pour libérer le mystérieux inconnu, qui se dit ex industriel naufragé sur l’ile après un voyage en ballon, et choqué par la mort de sa femme, terrassée par une fièvre.

Le calvaire de Gale prend temporairement fin mais donne lieu à une nouvelle exploration du passé de Sayid, pris par l’armée américaine lors de la Première guerre du golfe puis reconverti en tortionnaire de son propre supérieur hiérarchique, Tariq (Marc Casabani), après qu’il ait découvert le massacre de son village natal par le même homme.

Lorsque les Etats-Unis se retirent, Sayid est finalement relâché après avoir acquis un savoir faire de bourreau.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 13 et 14 » remonte en terme de suspens, remettant sur le devant de la scène deux des personnages les plus intéressants : Sawyer, son humour grinçant et Sayid aux origines complexes fascinantes.

Sawyer excelle donc dans son art de la manipulation, s’exerçant en particulier sur les femmes, rapidement séduite par son physique de play boy.

L’homme reste donc en position du méchant qu’on adore détester, se vengeant de Jake qui lui a dérobé ses médicaments pour prendre le contrôle des armes et se montrant d’une parfaite froideur avec Kate qui l’a pourtant soigné.

Le passé de Sayid nous propulse ensuite en pleine guerre d’Irak, avec des situations extrêmement difficiles vécues de surcroit du coté de l’armée régulière de Saddam Hussein.

Aucun des deux hommes ne parait au final meilleur que l’autre, l’un étant une pourriture d’escroc, l’autre un bourreau ayant torturé pendant six ans.

Sur l’ile, reste le présence énigmatique de Gale, victime innocente ou espion infiltré ?

Tout ceci ne peut que concourir à visionner la suite !

Lost saison 2, épisodes 13 et 14 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 13:25
Lost saison 2, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2 , épisodes 11 et 12 ».

Dans l’épisode 11 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Elisabeth Sarnoff et Christina M Kim, Michael (Harold Perrineau Jr) perd la tête et se rue armé dans la jungle dans le fol espoir de retrouver son fils Walt (Malcom David Kelley).qu’il sait en vie puisqu’il vient de tchater avec lui sur l’ordinateur du bunker.

Jake (Matthew Fox), Sawyer (Josh Holloway) et Locke (Terry O ‘Quinn), se lancent à sa poursuite eux aussi solidement armés mais tombent sur les Autres, qui les guettaient dans la jungle.

Un dialogue tendu s’installe entre Sawyer et Tom Friendly (Mc Gainey), le pirate qui lui a tiré dessus sur le radeau et a enlevé Walt.

Mais les trois hommes sont tenus en respect par les Autres qui plus nombreux les ont encerclés dans la jungle et tiennent de surcroit en otage l’indisciplinée Kate (Evangeline Lilly) qui a bravé les consignes pour les suivre dans la jungle.

Contraints pour sauver la vie de Kate de laisser leurs armes et de repartir sur la plage, les rescapés l’ont mauvaise et envisagent sérieusement de lever une armée pour combattre cette menace qui peut les frapper à tout instant.

Les flash back se centrent sur Jake, qui reçoit une requête désespérée d’une femme d’origine italienne Gabriela Busoni (Monica Dean) qui souhaite qu’elle opère son père d’origine italienne Angelo (Ronald Guttman), atteint d’une tumeur à la colonne vertébrale, en apparence inopérable.

Séduit par Gabriela, Jake relève le défi contre l’avis de son père mais échoue, le cœur de Busoni ne supportant pas le choc.

C’est un homme atteint psychologiquement qui retourne voir sa femme Sarah (Julie Bowen), qui lui annonce de but en blanc qu’incapable de suivre son mode de vie obsessionnel, elle le quitte.

Jake prend donc acte du naufrage de sa vie privée.

Dans l’épisode 12 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Adam Horowitz et Edward Kitsis, Charlie (Dominic Monaghan) perd les pédales, étant victime d’un mauvais rêve qui le fait emporter le bébé de Claire (Emilie de Ravin) près de la mer afin de le baptiser.

Très perturbé, le jeune homme est sèchement rappelé à la réalité et rejeté par Claire pour son comportement étrange.

L’exploration de son passé montre la descente aux enfers de son group de rock, Drive shaft en raison de la dépendance de son frère Liam (Neil Hopkins) à l’héroïne, entrainant des dettes financières énormes et surtout un détachement de son rôle de jeune père.

On comprend que Charlie, issu d’un milieu modeste de bouchers londoniens, était l’espoir de la famille en raison de son don pour la musique.

Le départ précipité de Liam pour l’Australie après avoir vendu son piano est un choc.

Sur l’ile, Charlie très perturbé retourne dans sa cachette à drogue et est surpris par Locke qu’il déçoit fortement.

L’ambigüité sur sa consommation de drogue reste très forte mais lorsque le musicien allume un feu pour faire diversion et ainsi approcher de nouveau le bébé de Claire, s’en est trop pour Locke qui le tabasse durement sur la plage.

L’épisode se termine sur la baptême effectif de Claire et de son bébé Aaron par Ecko (Adewale Akinnuoye-Agbaje), , tandis que Locke confisque durement les statuettes de Charlie, en les conservant dans le coffre du bunker pour un éventuel traitement médical.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 11 et 12 » reste solide, maintenant un niveau d’intérêt minimal pour la suite de la série.

L’exploration du passé de Jake continue de tenir en haleine, même si elle s’effectue à petite touches et manquent pour moi d’avancées marquantes.

Le personnage de rocker fragile de Charlie me passionne moins, celui-ci apparaissant à mes yeux secondaire par rapport aux autres.

Du coté du présent, la confrontation avec les Autres se solde encore par un échec face à un groupe plus organisé et moins scrupuleux, ce qui laisse planer un fort sentiment de menace sur la suite des évènements.

Lost saison 2, épisodes 11 et 12 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 13:09
Speed of sound (Anvil)

Déjà le troisième article consacré à Anvil, le groupe de vétérans canadiens de speed metal, qui depuis le début des années 80 continue dans un relatif anonymat à sortir un album par an et à tourner dans la foulée.

Exhumé du grenier de mes plus jeunes années, voici « Speed of sound » à la pochette qui ne laisse aucun doute sur son contenu : un bombardement métallique en prévision !

Nous sommes en 1999 et le groupe de Steve Kudlow débute par la tempête attendue, « Speed of sound » incroyablement efficace par son tempo rapide, ses riffs bourdonnants et cette voix rauque, agressive évoquant le Lemmy Kilmister des mauvais jours.

D’entré, l’auditeur est frappé par la densité du son qui s’exprime sur « Blood in the playground » mid tempo ultra massif à défaut d’être pleinement original.

La rythmique de Glenn Five (basse) / Robb Reiner (batterie) ne ménage pas ses efforts et « Deadbeat dad » continue courageusement de monter au front dans un torrent d’artillerie.

Difficile de ne pas commencer à éprouver un brin de lassitude sur « Man over board » malgré la vigueur des riffs de la paire Kudlow/Ivan Hurd et la solidité de la structure d’ensemble.

On pousse encore d’un cran dans la férocité avec « No evil » qui bastonne à tout va pour un résultat flirtant avec la musique extrême.

Toujours aussi rugueux, Anvil continue à cogner fort sur « Bullshit » et « Matress mambo » sur lequel Kudlow soigne un peu les mélodies des refrains.

A la peine sur « Secret agent », les Canadiens jettent leurs dernières forces dans la bataille pour envoyer un « Life to lead » évoquant du Motorhead sans concession enchainé d’un « Park that truck » cataclysmique.

En conclusion, « Speed of sound » est un album de speed/thrash metal d’une grande violence porté par un son de mammouth.

Anvil ne fait pas ici dans la dentelle et aligne dix titres quasiment interchangeables, évoquant une version monstrueusement stéroïdée d’un Motorhead canadien.

Bien entendu, l’exercice n’est pas sans limitations et tourne assez rapidement en boucle : absence de mélodie ou de variation et manette des gaz bloquée au maximum en permanence.

Malgré sa grosse puissance de feu, « Speed of sound » est un donc réservé au petit public d’amateurs du genre et ne permettra en aucun aux valeureux Canadiens, de conquérir de nouveaux horizons.

Speed of sound (Anvil)
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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 15:17
Vol au dessus d'un nid de coucous (Milos Forman)

Monument du cinéma avec le multi oscarisé « Vol au dessus d’un nid de coucous » de Milos Forman.

Sorti en 1975 d’après un roman de Ken Kesey, « Vol au dessus d’un nid de coucous » raconte l’histoire de Randall Mc Murphy (Jack Nicholson), un détenu de droit commun condamné pour agressions et viol, qui cherche à simuler la folie pour atterrir dans un hôpital psychiatrique et ainsi pouvoir se soustraire plus facilement aux rigueurs du régime pénitencier.

Malgré la surveillance étroite du directeur et de l’infirmière en chef Mildred Ratched (Louise Fletcher), Mc Murphy se montre plutôt convainquant dans son rôle et parvint à s’attirer la sympathie des autres malades composés de Bromden (Will Sampson) géant indien sourd et autiste, Billy (Brad Dourif) jeune homme fragile, le très émotif Cheswick (Sydney Lassick), Martini (Danny De Vito) petit homme très atteint, le distingué et un peu efféminé Harding (William Redfield) ou les plus taciturnesTaber (Christopher Lloyd) et Fréderickson (Vincent Schiavelli).

Insolent et frondeur, Mc Murphy va progressivement remettre en cause les règles strictes édictées par Ratched, et donner aux malades un vent de liberté et de transgression auquel il n’était plus habitués.

Ainsi, Mc Murphy organise des parties de cartes délirantes ou on joue des cigarettes et demande à ce qu’on décale les horaires pour assister au championnats du monde du sport national, le baseball.

Cette attitude ne tarde pas à le mettre dans le collimateur de le la direction, relayée par Ratched et ses deux surveillants noirs, Washington (Nathan George) et Warren (Mwako Cumbuka), aussi les accrochages physiques et séquence de shoot forcés sont-elles monnaies courantes.

Mais Murphy persévère, profitant d’une excursion en bus pour emprunter un bateau et organiser une délirante partie de pêche avec ses amis fous ou faire jouer une partie de basket ball contre les surveillants, dans laquelle Bromden parvient à exprimer son physique de Goliath.

Pris en sympathie par ses camarades, Mc Murphy caresse des envie de liberté et les concrétise en faisant venir avec la complicité du gardien Mr Turkle (Scatman Crothers) dans l’hôpital deux prostituées, Candy (Mews Small) et Rose (Louisa Morris).

L’ambiance devient alors dionysiaque dans l’hôpital et l’alcool coule à flot auprès des malades dans un esprit de transgression absolu.

Le bruit attire néanmoins la surveillante de nuit ce qui place Turkle en fâcheuse posture mais la nuit continue néanmoins d’aller à son terme.

Lorsque le lendemain Ratched découvre le carnage, elle se montre impitoyable.

Billy qui avait eu droit grâce à Mc Murphy a quelques moment de plaisir avec la belle Candy est sévèrement menacé et incapable de supporter la pression psychologique se suicide ce qui déchaine la colère de Mc Murphy, qui tente d’étrangler Ratched.

Il est empêché in extremis par les gardiens et subi en retour un traitement sévère qui le lobotomise.

Incapable de voir son ami dans cet état végétatif, Bromden met fin à ses souffrances en l’étouffant avec un coussin et s’enfuie à travers champs, honorant ainsi une vielle promesse d’évasion commune.

En conclusion, au risque de déplaire et de choquer, je n’ai pas aimé « Vol au dessus d’un nid de coucous » car je pense faire un blocage complet autour de l’univers hospitalier en général, et psychiatrique d’autre part.

Nicholson étant pour moi un acteur particulièrement antipathique, je n’apprécie pas son jeu et son coté voyou rebelle entrainant des pauvres types dans une brève rébellion sans espoir contre un système toujours de fait plus puissant.

Partant de ce constat, le film me parait donc particulièrement vain sur la fond et hideux sur la forme, très glauque et déshumanisée des hôpitaux avec à mon sens une représentation forcément édulcorée de la réalité.

Désolé donc, mais « Vol au dessus d’un nid de coucous » ne constitue pas mon genre de cinéma et demeure à mon sens parfaitement irregardable !

Vol au dessus d'un nid de coucous (Milos Forman)
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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 13:35
Feuilles d'herbes (Walt Whitman)

Ma passion pour la littérature demeurant intacte, c’est avec un grand plaisir que je vais chroniquer ici « Feuilles d’herbes » le recueil de poèmes de Walt Whitman, grand poète américain du XIX ième siècle que j’ai connu comme principale source écrite de la Guerre de Sécession.

Regroupant en dix sept chapitres, une centaine de poèmes écrits entre 1855 et 1891, « Feuilles d’herbes » se lit d’une traite et permet d’appréhender de manière globale la pensée du poète au travers du développement de ses thèmes favoris.

On retrouve donc en tête de liste la fascination pour la Nature, source d’émerveillement et d’inspiration quasi constante pour Whitman, qui a une vision très large du Monde, des êtres qui l’habitent allant même jusqu’à envisager le cosmos dans sa globalité.

Fort logiquement, ses chers Etats-Unis qu’il ne quitta jamais prennent la première place avec une prédilection pour le Sud ou il vécu et son quartier de résidence à New-York : Manhattan et sa marée grouillante d’humanité.

Outre la description de la beauté des paysages et du miracle de la vie, Whitman développe l’idée générale que tous les hommes sont ses frères, y compris ceux les peuples réputés « primitifs » très éloignés de sa vie aux Etats-Unis.

Cette prise de position dans une Amérique prônant encore à l’époque l’esclavage et une très forte ségrégation raciale est importante et classera indéniablement le poète du coté de l’armée nordiste, par nature abolitionniste lors du conflit de la guerre de Sécession.

Whitman aime donc la vie, les hommes mais ses écrits relatent plus qu’une simple constations de la beauté du Monde qui l’environne, y voyant une unité logique, un continuum permanent s’exerçant depuis l’aube de l’humanité et aboutissant à l’immortalité des âmes par nature transcendant leur fragile enveloppe corporelle.

Un autre axe de l’émerveillement de Whitman est constitué de son gout pour la technologie et particulièrement l’essor industriel du XIX ième siècle avec les navires et autres trains à vapeur qui révolutionnent le mode de vie des américains.

Whitman est passionné par le progrès et les techniques qui se développent, consacrant plusieurs poèmes au savoir faire manuel ou à des outils aussi symboliques que la hache.

Mais le talent du poète explose davantage dans la partie la plus militaire de son œuvre consacrée à la Guerre de Sécession avec une fascination marquée pour la symbolique de l’Armée : uniformes, drapeaux, tambours s’exhibant dans de spectaculaires parade à Broadway.

Cette fascination toute patriotique qui s’exprime aussi bien dans la guerre d’indépendance des Etats-Unis contre l’Angleterre, mais aussi dans la fierté des New-Yorkais pour leurs soldats, finit par voler en éclat lorsque Whitman découvre l’horreur des champs de bataille de la Guerre de Sécession.

Engagé comme infirmier, Whitman secourt les blessés et assiste à des scènes atroces qui donneront lieu à ses poèmes les plus forts émotionnellement.

Eprouvant une réelle empathie pour les soldats tués ou agonisants, Whitman finit par rejeter le principe de la Guerre embrassant Sudistes comme Nordistes unis dans la même souffrance qui détruit et traumatise les familles américaines.

Ses soldats morts le suivront à jamais, revenant au seuil de la fin de son existence, hanter ses rêves jusque dans la majesté des paysages américains.

C’est fort logiquement la mort qui occupe une place de choix dans la fin de l’œuvre de Whitman, la mort car régissant au final toutes les choses, avec cependant un message d’espoir délivré par cet éternel optimisme : l’âme immortelle survit et fait partie du grand tout constituant l’Univers, tandis que la Nature dans sa sublime organisation s’arrange pour convertir la matière pourrissante en un nouveau cycle de vie.

En conclusion, « Feuilles d’herbes » est un ouvrage hors du commun permettant de se connecter à travers les siècles à un esprit d’une intelligence et d’une sensibilité précieuses.

Un peu agaçant dans son exaltation béate face aux miracles de la Nature, Whitman se montre irrésistiblement séduisant dans la partie la plus profonde de son œuvre, qui mêle profonde empathie pour la souffrance d’une jeunesse saccagée et réflexions d’ordres philosophico-mystique sur le réel sens de l’existence.

Impossible donc de ne pas plier un genou face au talent impérissable de cet homme, capable d’émouvoir voir de bouleverser.

En 2015, « Feuilles d’herbes » reste donc comme tous les chefs d’œuvres, incontournables.

Feuilles d'herbes (Walt Whitman)
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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 14:57
Colorado (Sergio Sollima)

Du film d’horreur des années 80 on passe au western spaghetti des années 60 avec « Colorado » de Sergio Sollima.

Sorti en 1966 dans le sillage du succès des chefs d’œuvre de Sergio Léone, « Colorado » raconte l’histoire d’un chasseur de primes du nom de James Colorado Corbett (Lee Van Cleef en personne !), qui est approché en raison de son efficacité légendaire par le gouverneur Brokston (Walter Barnes) qui lui offre son appui pour les élections au Sénat en échange des ses services pour liquider un horrible tueur de petite fille, un Mexicain du nom de Cuchillo Sanchez (Thomas Milian).

Ambitieux, Corbett se laisse séduire par le bagout de Brokston qui envisage de convaincre le Sénat de faire passer une immense ligne de chemin de fer reliant le Texas au Mexique afin de s’enrichir et accepte la mission.

Pourtant bien que modeste paysan, Cuchillo va se montrer un gibier redoutable, lui échappant une première fois en se faisant passer pour un barbier avant de prendre la fuite puis une seconde en bénéficiant de l’aide d’une jeune fille qui croyant que le chasseur de prime était un voleur, lui tire une balle dans le dos.

Corbett se remet assez vite de sa blessure superficielle et reprend la poursuite de Cuchillo qui à trouvé refuge dans un ranch étrange tenu par une veuve (Nieves Navarro) régnant sur une dizaine d’hommes de mains particulièrement costauds et peu patibulaires.

Courbant en apparence l’échine, Cuchillo accepte de séduire la veuve dont l’appétit sexuel semble important et de montrer son courage en affrontant un énorme taureau dans un enclos.

Bien entendu, Corbett finit par retrouver sa trace et intervient alors qu’il subit un traitement violent à base de coups de fouets.

Désireux de capturer sa proie, Corbett ne cède pas aux intimidations des hommes de mains et en tue trois avant que la veuve capitule en l’invitant à souper.

Corbett cède à un moment de plaisir, tandis que le malin Cuchillo parvient à retourner en sa faveur les hommes de mains.

Une fusillade éclate mais Corbett seul contre tous finit par faire triompher sa maestria de pistolero, abattant les tueurs, tandis que Cuchillo en a profité pour prendre une nouvelle fois la tangente.

Excédé, Corbett laisse choir la veuve esseulée et capture cette fois le fugitif qui lui échappe encore une fois en lui faisant croire qu’il avait été piqué par un serpent.

Laissé en vie mais seul et à pied dans l’immensité des grands espaces, Corbett est finalement secouru par une famille qu’il déleste d’un cheval pour poursuivre sa traque.

Cuchillo a néanmoins pu franchir la frontière et au Mexique, Corbett se heurte à des autorités peu coopératives ainsi qu’aux appuis du fugitif, notamment ses amis voyous ou prostituées.

Il termine donc dans un cachot ou il retrouve l’incroyable Cuchillo qui en habitué des lieux, file encore au nez et à la barbe de ses geôliers.

S’en est trop pour Brokston qui se déplace personnellement au Mexique et met toutes ses relations en œuvre auprès des riches propriétaires pour organiser une gigantesque battue pour retrouver et tuer Cuchillo.

Dépassé et en échec, Corbett apprend néanmoins dans une étrange soirée que Cuchillo n’est sans doute pas en réalité le tueur de petite fille mais que Brokston préserve son gendre Chet Miller (Tom Felleghy) est en réalité le coupable par égard pour sa fille Lizzie (Luisa Rivelli).

Ecœuré il participe à la battue, mais au moment de la mise à mort de Cuchillo épuisé et hagard, lui laisse la possibilité d’un duel singulier couteau contre pistolet contre Chet.

Reconnaissant de la faveur, Cuchillo tue Chet mais Brokston surgit secondé par un tueur expert venu d’Europe, le baron Von Schulenberg (Gérard Herter) qui a une approche presque scientifique et sportive de son art.

Corbett affront l’allemand en duel et le tue difficilement après avoir été lui-même blessé à l’épaule.

Brokston fuit, espérant tuer Corbett à l’aide d’un fusil à la portée supérieure mais Cuchillo vole au secours de son ex adversaire, lui fournissant un fusil pour abattre le gouverneur pourri.

Privés de chef, les autres Mexicains tournent les talons, laissant le duo Corbett-Cuchillo en paix.

Les deux homme se séparent après avoir scellé une belle amitié.

En conclusion, immensément moins connu que les classiques de Léone qu’il prétend du reste imiter, « Colorado » est néanmoins un excellent western porté par un duo d’acteurs de premier plan : l’incomparable Lee Van Cleef qui apporte sa classe virile et le rusé cubain Tomas Milian, parfait dans un rôle à la Eli Wallach.

Avec son scénario riche en rebondissements, ses fusillades diablement efficaces, ses acteurs charismatiques, les grands espaces des montagnes espagnoles et la musique agréable sans être cette fois géniale d’Enio Morricone, « Colorado », mérite pour moi largement une réhabilitation au rang des très bons westerns des années 60, à distance toutefois respectables des chefs d’œuvres du Maitre Léone.

Colorado (Sergio Sollima)
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