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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 22:24
Flight (Robert Zemeckis)

Sorti en 2012, « Flight » de Robert Zemeckis eut en son temps un joli petit succès du notamment à la présence de la star Denzel Washington.

Dans ce film, Whip Whitaker (Denzel Washington) est un pilote de ligne, ayant une fâcheuse tendance à boire plus que de raison, qui doit embarquer pour un vol intérieur à Atlanta après une nuit blanche en compagnie de l’hôtesse de l’air Katerina Marquez (Nadine Velazquez).

Epuisé, Whip prend de la cocaïne et deux nouvelles fioles de vodka pour tenir le coup et se prépare au décollage en compagnie du commandant en second Ken Evans (Brian Geraghty).

Mais en violent orage éclate et perturbe fortement la manoeuvre.

Contre l’avis de Ken, Whip pousse la manette des gaz à fond pour traverser au plus vite la nappe nuageuse au risque de détériorer l’appareil et de secouer violemment les passagers.

Il y parvient mais en phase d’approche de sa destination, les gouvernes de l’avion se bloquent entrainant un plongeon en piqué vers l’aéroport.

Aidé par Margaret Thomason (Tamara Tunie) une hôtesse expérimentée, Whip tente une nouvelle manœuvre audacieuse et retourne l’avion pour le stabiliser puis parvient à le poser en atterrissage forcé sur un champs.

Il survit au crash et se réveille dans une chambre d’hôpital, est pris en main par Charlie Anderson (Bruce Greenwood) représentant du syndicat des pilotes pour l’aider à répondre à une enquête du NTSB, l’autorité nationale chargée de mener l’enquête sur l’origine du crash et l’indemnisation des six personnes tuées, au nombre desquelles figure Katerina.

Whip comprend qu’il aura besoin des service de l’avocat de Hugh Lang (Don Cheadle) lorsque les analyses toxicologiques révèlent la vérité.

A l’hôpital, il reçoit la visite de son ami et dealer Harling Mays (John Goodman) et sympathise avec Nicole (Kelly Reilly), une toxicomane dont la vie part à la dérive après une overdose.

En sortant de l’hôpital avec une jambe légèrement abimée, Whip se retranche dans une vieille ferme familiale pour échapper à la presse qui le voit toujours comme un héros en raison de son invraisemblable manœuvre d’urgence.

Il reprend contact avec Nicole, l’héberge chez lui et devient son amant.

Mais ceci n’entrave pas son terrible penchant pour l’alcool.

Le procès pourtant approche et le talent de Lang parvient à atténuer l’importance du rapport toxicologique.

Les membres survivants de l’équipage, Evans et Thomason pourtant à la base réticents à témoigner en la faveur du commandant, finissent par se laisser attendrir et accepte de masquer la vérité sur son état au moment de prendre le manche.

Malgré cette démarche encourageante, Whip est pourtant incapable de réfréner ses pulsions et finit par perdre Nicole qui ne supporte plus ses beuveries.

Désespéré et une nouvelle fois ivre, Whip cherche refuge auprès de son ex femme Deana (Garcelle Beauvais) et de son fils mais est violemment repoussé.

Il est alors pris en main par Anderson et Lang, qui le briefent pour le procès et le mettent à jeun et sous bonne garde dans une chambre d’hôtel.

Mais le destin est plus fort et Whip trouve encore un moyen de se saouler à mort.

Remis sur pieds par Mays à grand coups de cocaïne, Whip sauve les apparences devant Ellen Block (Melissa Leo) de la NTSB qui mène le procès.

Alors que tout se dirige vers un problème technique sur l’avion et la confirmation surprise de l’alcoolémie de Katerina, Whip opère un volte face inattendu et avoue au tribunal qu’il était bel et bien ivre et défoncé le jour du crash.

Il écope de quelques années prison mais retrouve son fils et Julie, heureux de sa courageuse décision visant à le délivrer de son addiction à la boisson.

En conclusion, « Flight » est un film original, habile et efficace, remarquable par sa première partie spectaculaire consacrée au crash, et plus cousue de fil blanc par la suite, avec une relation improbable entre un alcoolo black et une toxico rousse.

Tout ou presque est centré sur la star Washington, qui livre un bon numéro d’acteur en alcoolique incurable détruisant toute sa vie avant de se ressaisir dans une ultime ligne droite rédemptrice et moralisatrice.

On ne peut en dire autant de Goodman qui cabotine dans un numéro assez odieux de dealer marrant et excentrique.

Zemeckis démontre encore une fois l’étendue de son savoir faire mais peine sur les plus de deux heures à captiver.

« Flight » se laisse donc regarder comme un honnête film de seconde catégorie.

Flight (Robert Zemeckis)
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 12:02
Lost saison 2, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La suite avec « Lost saison , épisodes 3 et 4 ».

Dans l’épisode 3 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Javier Grillo-Marxuach/Craig Wright, l’intervention de Kate (Evangeline Lilly) fuyant sa cellule par les gaines de ventilation permet de surprendre l’étrange Desmond (Henry Ian Cusik) qui semble terrorisé par l’endommagement de son ordinateur vintage.

Sous pression, l’homme révèle à Jake (Matthew Fox), Locke (Terry O’Quinn) et Kate qu’il doit toutes les 108 minutes entrer une combinaison de nombres afin d’empêcher une catastrophe qu’il demeure incapable de décrire précisément.

Malgré son incrédulité, Jake accepte de visionner avec Locke un vieux film ou le Dr Chau (Marvin Candle) un professeur asiatique explique que son entreprise appelée Dharma initiative a crée le bunker dans le but d’une expérience scientifique mais que à la suite d’un problème technique, deux gardiens sont obligés de renter périodiquement le fameux code.

Desmond qui à l’origine souhaitait effectuer un tour du monde à la voile, explique qu’après le naufrage de son navire, est arrivé sur l’ile et a été attiré par son prédécesseur pour le relayer dans sa tache absurde.

Bien que toujours sceptique, Jake qui comprend que l’ile est le siège d’étranges phénomènes magnétiques, laisse Hurley (Hugo Reyes), qui les a rejoint dans le bunker malgré sa peur, chercher Sayid (Naveen Andrews) seul capable de réparer un ordinateur.

Du coté du radeau de fortune, Sawyer est finalement sauvé du requin par Michael qui fait feu sur lui et au petit matin, les deux naufragés découvrent que le courant les a ramenés sur l’ile.

De nouveau sur la terre ferme, leur joie de retrouver Jin (Daniel Dae Kim) est de courte durée car celui-ci est poursuivi par d’autres habitants de l’ile, qui armé de masses, les assomment, les capturent et les jettes dans une fosse dans laquelle les rejoint Ana Lucia (Michelle Rodriguez) une passagère du vol 815, qui avait dragué Jake à l’aéroport.

Cette épisode riche en information adresse son flash back à Locke, toujours en grande détresse après la trahison de ses parents, et inscrit à un groupe de soutien psychologique ou il tombe sous le charme de l’animatrice Helen Norwood (Katey Seagal).

Dans l’épisode 4 réalisé par Alan Taylor sur un scénario de Adam Horowitz/Edward Kitsis, Sayid est parvenu à réparer l’ordinateur de Desmond qui avant de filer apeuré, à accepté de donner le code à Jake.

Locke et Jake entrent in extremis la combinaison de nombres que connait trop bien Hurley puisque c’est celle-ci qui a causé à la fois son bonheur en le faisant gagner au loto mais également son malheur avec la série de catastrophes qui a suivi.

Les voila tranquilles pour 108 minutes et ils organisent des tours de garde avant de poursuivre la tache de Desmond.

Hurley qui s’est vu affecté à la garde de le nourriture, a du mal à résister à l’envie de se goinfrer de sucre, et choisi Rose (L Scott Caldwell) la discrète rescapée ayant perdu son mari dans le crash pour l’accompagner.

Il lui fait découvrir le bunker et les machines à laver installées avec un confort insoupçonné sur une ile sauvage.

Le flash back lui est consacré, avec lors de la découverte de son gain au loto, la dernière journée passée dans son minable job de serveur de fast food avec son meilleur ami Johnny (DJ Qualls) dans une liberté totale.

Du coté de Sawyer, Jin et Michael, la situation est moins reluisante puisqu’ils sont soumis à la brutalité de leurs geôliers.

Pire que cela, Sawyer qui propose d’utiliser l’arme du radeau pour tuer leurs gardiens, est désarma par Ana Lucia, en réalité un des leurs.

Jin et Michael sont extraits, puis plus tard le beau rebelle, qui découvre que leurs ennemis sont en réalité d’autres passagers du vol 815, établis sur une autre partie de l’ile.

Malgré la tension entre Sawyer toujours blessé et la bouillante Ana Lucia, les choses finissent par se normaliser lorsqu’ils découvrent que les autres rescapés ne sont qu’une poignée se cachant dans un abri.

Sawyer et Michael découvrent même Bernard (Sam Anderson), le mari de Rose, auquel elle se raccroche depuis le crash, est encore en vie …

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 3 et 4 » continue sur l’exploration de l’ile et la découverte de la structure enfouie sous terre mais aussi de nouveaux rescapés qui ne font pas partie des « Autres » tant redoutés par la française Rousseau.

La progression dans l’histoire demeure cependant lente et parfois irritante, notamment avec cette histoire improbable de nombres à entrer périodiquement sur un ordinateur hors d’âge sans trop savoir pourquoi.

On découvre cependant l’existence d’un projet scientifique, peut être nucléaire dans les années 80 qui aurait mal tourné.

Peu d’émotion également dans les flash backs avec l’irritant Locke se débattant dans sa vie familiale dévastée et l’obèse Hurley prenant du bon temps avec son bon ami d’infortune …

On attend donc mieux de la suite de la série …

Lost saison 2, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 11:16
Lost saison 2, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On embraye avec « Lost saison 2, épisodes 1 et 2 ».

Cette seconde saison sortie en 2005 commence par un épisode réalisé par Jack Bender sur un scénario de Damien Lindelof.

Dans celui-ci, après l’explosion à coups de bâtons de dynamite de la fameuse trappe qui tenait en échec les naufragés, Jake (Matthew Fox) décide de reporter sagement la descente au fond d’un tunnel situé à quinze mètres sous terre.

Bien entendu l’énigmatique Locke (Terry O‘Quinn) ne l’entend pas de cette oreille et descend avec Kate (Evangeline Lilly) explorer la galerie.

Kate disparait happée par une étrange lumière et Locke ne tarde pas à la rejoindre.

Jake est donc contraint de revenir dans la jungle pour leur porter secours.

Il descend armé d’un pistolet et d’une lampe torche et découvre une sorte de bunker avec de la lumière et un système d’observation à base de miroirs savamment disposés.

Puis les flash backs se superposent et le chirurgien se revoit opérer Sarah (Julie Bowen) une jeune femme accidentée de la route peu avant son mariage.

Jake semble échouer à réparer sa colonne vertébrale et vit mal ce sentiment.

Après une opération éreintante, il va courir la nuit dans un stade et rencontre un autre jogger, qui le surclasse et discute brièvement avec lui.

L’homme donne son nom, Desmond (Henry Ian Cusik) à Jake avant de le laisser avec une cheville douloureuse et de profonds troubles intérieurs.

Dans le bunker les choses tournent mal et Jake est braqué par un homme qui vit en ermite.

L’homme qui tient en otage Locke et lui met la pression est en réalité par un hasard invraisemblable le même Desmond du stade.

Desmond semble vivre seul dans le bunker au milieu de systèmes informatiques des années 80 et d’une installation assez bien aménagée comportant équipements de gymnastique, nourritures, disques vinyles et médicaments.

A la fin du flash back, Jake découvre qu’il a réussi son opération et que Sarah qui deviendra plus tard sa femme remarchera un jour …

Dan l’épisode 2 de Stephen Williams sur un scénario de Leonard Dick et Steven Maeda, un éreintant flash back montre ce qui est arrivé à Locke puis à Kate lors de leur entrée dans le bunker.

Bien que capturée, Kate reçoit de Locke un couteau pour se libérer plus facilement des liens que lui a passé Desmond.
Locke s’entretient avec Desmond qui le tient en respect avec un fusil.

De manière plus intéressante, on prend connaissance du sort de Sawyer (Josh Holloway) et Michael (Harold Pineau Jr) après l’attaque de leur radeau et l’enlèvement de Walt (Malcom David Kelley).

Les deux hommes se disputent sur une épave flottante avec un requin tournant autour d’eux, attiré par la blessure par balle de Sawyer.

Michael est obsédé par la disparition de Walt et revit le difficile combat contre Susan (Tamara Taylor), qui souhaite le garder avec elle et son nouveau mari Porter.

Malgré un accident de voiture et une situation financière critique, il tient bon mais Susan finit par le convaincre sans passer par les avocats de laisser son fils partir avec elle afin d’avoir une meilleure vie.

La situation des deux hommes reste critique, isolés et blessés la nuit en pleine mer.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 1 et 2 » ouvre une nouvelle ère dans la découverte de la situation des naufragés.

L’heure est moins à la survie et plus à l’exploration de l’ile à présent, avec la découverte d’une étrange et complexe structure sous terraine semblant héritée des années 80, gardée par un homme seul au psychisme passablement ébranlé.

Du coté des flashs back, on en apprend plus sur la rencontre tragique entre Jake et Sarah avec à la clé beaucoup d’émotions.

Les démêlés familiaux de Michael personnage de second rang à la mentalité de looser, passionnent moins.

Une reprise à petite vitesse donc …

Lost saison 2, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 19:07
Come out and play (Twisted sister)

Considérant qu’un seul album de Twisted sister chroniqué en ces colonnes était décidément trop peu, voici « Come out and play » quatrième disque des excentriques New-yorkais.

Nous sommes en 1985 et Twisted sister a déjà marqué de son empreinte le hard/heavy américain, dans une époque particulièrement propice à son développement.

Avec une pochette relativement sobre conforme à l‘ambiance baston de rues du disque, « Come out and play » débute par son titre éponyme qui déploie en près de quatre minutes une véritable déclaration de guerre toute en puissance et en agressivité.

Mais la Sœur tordue s’illustre rapidement ensuite par ce qui l’a rendue célèbre dans le monde entier, les hymnes heavy metal irrésistibles comme « Leader of the pack » porté par la voix conquérante de Dee Snider et par de gros refrains savamment troussés.

Le rock ‘n’ roll restant la base, vient ensuite « You want what we got » solidement charpenté à défaut de toucher au génie.

Le fauve reste pourtant toujours aux aguets et rugit une nouvelle fois sur « I believe in rock ‘n’ roll » nouveau tube en forme de déclaration de foi pour la musique qu’il défend avec une férocité sans égal.

On reste dans le très haut niveau avec une power ballade en acier massif, « The fire still burns » puis replonge dans le rock old school des sixties avec « Be chrool to your scuel » sur lequel Mr Alice Cooper en personne vient prêter main forte.

Twisted sister continue de tutoyer l’excellence en enchainant « I believe in you » superbe ballade toute en émotion et en sincérité puis « Out on the Streets » nouvelle formidable power ballade aux refrains larger than life.

A ce stade, l’auditeur déjà plus que conquis, continue de déguster les bonus comme le merveilleux « Lookin’ out for n°1 », mid tempo heavy implacable à tomber à genoux puis « Kill or be killed » flamboyant épilogue au chef d’œuvre déjà entrepris.

En conclusion, tout comme son grand frère « You can’t stop rock ‘n’ roll » sorti deux ans auparavant, « Come out and play » à ne pas confondre avec le hit d’Offspring des années 90, est une nouvelle bombe de hard rock/heavy metal confirmant le statut de leader incontesté de Twisted sister dans les années 80.

Derrière le maquillage outrancier et le mauvais gout vestimentaire destinés à choquer les bourgeois WASP des Etats-Unis, se cachait donc un groupe au talent de composition phénoménal.

Certes, la musique ici proposée n’a rien de complexe ou d’incroyablement novateur mais recèle une force et une efficacité hors du commun.

Véritable machine à broyer la concurrence et à scorer dans les hits parades surtout US, Twisted sister ravagea les années 80 avec son hard rock viril et vulgaire avant de tirer sa révérence en 1987 en laissant une trace indélébile dans l’histoire de cette musique.

Come out and play (Twisted sister)
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 22:30
S.W.A.T, unité d'élite (Clark Johnson)

On change radicalement d’ambiance avec « S.W.A.T, unité d’élite » de Clark Johnson pour aborder le registre action pure et dure.

Sorti en 2003, « S.W.A.T, unité d’élite » raconte l’histoire de policiers de la force d’assaut spécialisée du Los Angeles Police Departement, équivalent du RAID français.

Appelé sur les coups les plus durs, le SWAT intervient pour un braquage de banque à l’arme automatique.

Si les braqueurs sont finalement tués, Brian Gamble (Jeremy Renner) blesse une otage à l’épaule durant une intervention dans la banque non couverte par la hiérarchie.

Gamble et son coéquipier Jim Street (Colin Farell) sont ensuite convoqués par leur supérieur le capitaine Fuller (Larry Poindexer) qui malgré la défense du lieutenant Greg Velasquez (Reg E Cathey) les licencie pour faute grave.

Gamble ne supporte pas cette décision, rue dans les brancards et quitte la police, tandis que Street plus conciliant accepte de courber l’échine pour garder une place à l’armurerie quitte à se faire traiter de traitre par son coéquipier.

Rétrogradé, Street fait contre mauvaise fortune bon cœur et accepte son sort.

Il rencontre néanmoins le sergent Hodo (Samuel L Jackson), revenant au SWAT pour former une équipe.

Décelant ses capacités, Hodo le réintègre en assumant devant Fuller les conséquences d’un échec.

Le charismatique sergent complète son équipe avec la seule femme de l’unité, Chris Sanchez (la très masculine Michelle Rodriguez), le musculeux Deacon Key (le rappeur stéroïdé LL cool J), le bon tireur TJ Mc Cabe (Josh Charles) et le rugueux Michael Boxer (Brian Van Holt) dont la sœur sortait avec Street avant de le plaquer.

Il entraine son équipe et réussit un exercice particulièrement corsé d’entrainement à la prise d’otage dans un avion, au nez et à la barbe de Fuller.

Mais entre temps, Alex Montel (Olivier Martinez) fils d’un chef mafieux français débarqué à Los Angeles pour tuer un des associés de son père qui volait dans la caisse, est arrêté pour un motif futile et détenu dans la ville.

Le mafieux utilise deux hommes de mains surarmés pour tenter une évasion lors d’un transfert mais le SWAT intervient afin de le ramener en prison.

Malheureusement, Montel n’en reste pas la et promet 300 millions de dollars à qui le fera évader.

Prenant la menace au sérieux, le SWAT est chargé de l’escorter jusqu’à une prison de haute sécurité.
Après de multiples attaques de gangs déjoués par les policiers, TJ se retourne finalement contre ses coéquipiers, blessant grièvement Boxer à la gorge et rejoignant Gamble devenu un mercenaire.

Les deux hommes escortent Montel pour s’enfuir par les égouts avec le SWAT à leurs trousses.

Leur but est de faire évader le mafieux en utilisant un petit avion de tourisme qui se poserait sur un large pont.

Mais encore une fois le SWAT montre sa réactivité, empêche l’avion de décoller, tuant les gangsters.

Incapable de supporter la honte de l’échec, TJ se suicide et après une lutte acharnée Gamble finalement surclassé par Street en combat singulier, trouve la mort sous un train.

Au final, le SWAT triomphe, emprisonne Montel en QHS et fait la fierté de Hondo.

En conclusion, « S.W.A.T, unité d’élite » est un film d’action basique sans grande originalité.

Le scénario est d’une très grande faiblesse, avec un méchant (français !) de pacotille, certaines scènes (banques, égouts, avion, train) mille fois vues et revues.

Inutile de chercher non plus l’originalité dans les personnages caricaturaux au possible entre latina de caractère, afro américain musculeux ou paternalistes et beaux garçons un peu rebelles sur les bords (mais pas trop non plus).

Tout ceci ne vole donc pas très haut.

Reste donc certaines scènes d’action courses poursuites et fusillades pour sauver le S.W.A.T du zéro absolu, ce qui vous en conviendrez est bien peu.

S.W.A.T, unité d'élite (Clark Johnson)
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:37
After hours (Martin Scorcese)

Malgré son immense carrière, Martin Scorcese n'a en ces colonnes curieusement que peu d’articles consacrés à son abondante filmographie.

En 1985, le réalisateur est déjà au firmament avec des chefs d’œuvre comme « Taxi driver « et « Raging bull » et sort « After hours ».

Film habile et original, « After hours » raconte l’histoire de Paul Hackett (Griffin Dunne) informaticien à New-York qui ayant rencontré Marcy Franklin (Rosanna Arquette) une jeune femme dans un snack, décide sur un coup de tête de lui rendre visite à près de minuit.

Paul se rend donc dans Soho chez Kiki Bridges (Linda Fiorentino) la colocatrice de Marcy, une artiste spécialisée dans la sculpture à base de papiers.

Aussi sexy qu’excentrique, Kiki trouble l’informaticien qui se sent puissamment attiré par elle, avant que Marty revienne finalement.

Mais la jeune femme se montre déroutante jusqu’au bout et refuse de coucher avec lui, ce qui irrite Paul qui quitte finalement l’appartement.

Dans la rue, une pluie battante l’assaille et comble de malchance, Paul n’ayant pas assez d’argent sur lui pour prendre le métro, se heurte à la bêtise d’un employé zélé.

Trempé et désorienté, il trouve refuge dans un bar ou végète June (Verna Bloom) une serveuse entre deux âges, désespérée de sa vie.

Tom (John Shord) le barman, se montre plutôt sympathique et bienveillant, acceptant Paul sans le sou et lui propose même d’aller vérifier l’alarme chez lui en raison des cambrioleurs qui rodent dans le quartier.

Paul accepte l’offre et lui remet ses clés en guise de gage.

En chemin, il croise Neil (Cheech Marine) et Pepe (Tommy Chong) et , les deux cambrioleurs qui tournent dans le quartier dans leur vieille camionnette.

Après avoir rempli sa mission et s’être justifié auprès des voisins de Tom qui le prennent pour le cambrioleur, Paul retourne au loft de Kiki et la trouve en pleine séance sado-maso avec Horst (Will Patton).

Kiki et Horst lui font la morale puis quittent l’appartement, laissant Paul seul avec Marcy, dont le corps git inanimé après un suicide.

Paniqué, Paul appelle la police puis quitte lui aussi l’appartement pour récupérer ses clés chez Tom malheureusement absent.

Il recroise June qui décidément entichée de lui ou désespérée, l’invite chez elle.

Paul accepte par politesse mais ne sent aucunement attiré par June, un peu simplette et finit par négocier de la quitter en échange de la vague promesse de la revoir.
Malheureusement les choses ne s’arrangent pas pour Paul qui est cette fois bel et bien pris pour le voleur du quartier.

Paniqué, Paul tente de retrouver Julie et Horst et entre dans une boite de nuit punk ou il manque de se faire raser la tête.

Alors qu’il tente sans succès de prendre un taxi pour rentrer chez lui, Paul est blessé superficiellement par Gail (Catherine O‘Hara) une vendeuse de glace qui descend du taxi.

Cette femme également étrange insiste pour l’inviter chez elle pour le soigner, mais rameute en réalité tout le quartier pour le lyncher.

Traqué, Paul retourne dans la boite punk déserte et trouve asile auprès d’une autre artiste Julie (Teri Gar), qui le transforme en statue de papier pour le dissimuler de la colère de la foule.

Embarqué par Neil et Pepe qui le prennent pour un objet de valeur, Paul finit par tomber devant son entreprise d’informatique et embauche directement le corps couvert de résidus de papier mâché.

En conclusion, « After hours » est un film bâti sur une idée originale qui repose sur la maestria de scénariste et de réalisateur de Scorcese.

Usant de quiproquos et de l’effarement de son héros Mr tout le monde qui s’enfonce à chaque étape un peu plus dans la folie d’une situation inextricable, Scorcese construit un film habile en frome d’ode au New-York des années 80 et à la vie nocturne du quartier de Soho.

Par sa construction et la qualité de ses acteurs, « After hours » rappellera à certains noctambules les galères invraisemblables qui peuvent survenir dans ce type de virées.

Même si il n’est donc pas le plus connu, le plus spectaculaire ou violent des Scorcese, il n’en reste pas moins tout à fait digne d’estime.

After hours (Martin Scorcese)
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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 10:51
Total recall (Paul Verhoeven)

Dans les années 90, les films d’anticipation ont le vent en poupe et Paul Verhoeven, après avoir marqué les esprits avec son « Robocop » trois ans auparavant, récidive avec « Total recall » adaptation d’une nouvelle de l’écrivain de science fiction assez barré Philipp K Dick.

Nous sommes ici en plein futur proche, et Douglas Quaid (Arnold Schwarzenegger) un ouvrier du bâtiment vivant confortablement sur Terre avec sa jolie femme Lori (Sharon Stone) est hanté par des rêves mystérieux qui perturbent son existence.

Obéissant à une profonde pulsion, Quaid se rend chez Rekall, une entreprise spécialisée dans l’implantation de souvenirs, pour offrir des séjours de rêves à ses clients.

Dans ce contexte, il se choisit agent secret sur Mars avec en ligne de mire une rencontre avec une femme brune et athlétique.

Quaid se retrouve donc sanglé sur une chaise, reçois une injection mais réagit mal à l’opération, devant sous l’emprise de délires schizophréniques, enragé.

Persuadé d’être réellement un agent secret, il se rebelle contre le personnel et échappe à tout contrôle.

La situation bascule lorsque ses anciens collègues de chantier essaient de le tuer, mais Quaid s’en sort avec une réelle science du close combat.

Il rentre paniqué chez Lori, mais réalise aussi qu’elle souhaite sa mort.

Après une lutte farouche et quelques blessures superficielles, il lui arrache des parcelles de vérité, notamment le fait qu’elle ait été engagée par l’industriel Cohaagen (Ronny Cox), maitre de la planète Mars, pour jouer le rôle de sa femme et que ses souvenirs soient faux.

Ebranlé par ces révélations, Quaid se ressaisit juste à temps pour échapper à de nouveau à des tueurs emenés par le féroce Richter (Michael Ironside), en réalité le mari de Lori.

Entré en possession d’une mallette, Quaid comprend qu’il était en réalité l’agent secret Hauser qui poursuivi par Cohaagen a implanté son esprit dans son corps.

Sous ses conseils vidéo, il arrache un émetteur implanté dans son nez et s’arrange pour le placer sur un rat afin de désorienter ses poursuivants.

Quaid sait qu’il n’a pas le choix et doit aller sur Mars pour résoudre ce dilemme.

Arrivé sur place en utilisant un hologramme le faisant passer pour une solide matrone, Quaid découvre une planète exploitées pour ses mines et dont l’air respirable est assuré par Cohaagen, ce qui le place en situation de monopole lucratif.

Les habitants qui ne paye pas pour l’air se retrouvent invariablement contaminés et deviennent des mutants dont certains atrocement difformes acquièrent des dons de mediums.

Mais Mars est également déchirée par un conflit avec les rebelles menés par leur chef le mystérieux Kuato, qui organise de violents attentats.

Pris en charge par Benny (Mel Johnson) un chauffeur de taxi black sympa, Quaid pénètre dans Venusville, dans les bas fond de Mars et retrouve dans un bar à entraineuse, la femme brune de ses rêves, Mélina (Rachel Ticotin).

La fougueuse latine semble furieuse contre lui et le prendre pour un autre, en réalité Hauser qui était son amant.

De retour à son hôtel, Quaid est pris à parti par Lori et le docteur Edgemar (Roy Brocksmith) de chez Rekall qui lui indique qu’il fait un mauvais rêve et doit avaler une pilule pour retrouver la réalité et sa gentille petite femme.

Quaid est ébranlé par le discours du médecin mais renonce au dernier moment en le voyant transpirer lorsqu’il le menace de son arme.

Il n’hésite alors pas à le tuer et est encore une fois attaqué par Richter et ses hommes.

Aidé par Mélina, Quaid combat les tueurs tandis qu’une lutte à mort s’engage entre Lori et Mélina, et Quaid doit intervenir pour tuer son ex femme qui prenait le dessus sur la pourtant redoutable Latina.

La situation évolue et oblige Mélanie à faire table rase du passé pour s’enfuir avec son amant vers la rébellion.

Le fidèle Benny sert d’intermédiaire et après que celui-ci ait révélé sa véritable nature de mutant, le trio rencontre Kuato, mutant vivant sur le ventre d’un homme appelé George (Marshall Bell).

Pourtant Richter parvient encore une fois à retrouver sa trace, grandement aidé par la trahison de Benny.

Kuato est tué mais avant de mourir, ordonne à Quaid de démarrer d’énormes machines sous terraines d’origine extra-terrestres capables de rendre l’atmosphère de Mars respirable.

Quaid s’enfuie avec Mélina, mais Benny tente de les tuer en utilisant une énorme machine excavatrice avant d’être finalement transpercé par une machine à forer, payant de fait cash sa trahison.

Plus déterminé que jamais, Quaid résiste à la pression de Cohaagen qui lui montre qu’il a été utilisé par son associé Hauser pour infiltrer la rébellion et ainsi tuer Kuato.

Il tient tête et parvient in extremis à empêcher Cohaagen de réimplanter l’esprit de Hauser en lui en tuant cinq gardes et scientifiques.


Cette fois avec Mélina et une batterie d‘hologrammes judicieusement utilisés, il triomphe des gardes de Cohaagen, tue l’affreux Richter et enclenche les machines infernales permettant de modifier l’atmosphère de Mars.

Le changement brutal tue Cohaagen projeté à l’extérieur de la zone pressurisée et manque également de tuer Quaid et Mélina.

Le couple néanmoins peut savourer sa victoire totale …

En conclusion, « Total recall » est considéré à juste titre comme « Robocop » comme un film culte.

Verhoeven utilise cette fois la thématique si chère à K Dick en brouillant les pistes entre rêves et réalité, passé, présent, conscient et subconscient.

Le scénario est donc retors à souhait et truffé de jolis rebondissement.

Pour autant, « Total recall » n’est pas un film contemplatif mais également un puissant film d’action très violent dans lequel un Schwarzenegger en pleine jeunesse et santé peut mettre en avant son impressionnante musculature.

En plus d’acteurs de très bon niveau, notamment Sharon Stone dans l’un des rôles de parfaite garce qui l’a fit repérer avant « Basic instinct », « Total recall » brille par une esthétique certes limitée par les moyens informatiques de l’époque, mais tout à fait prenante avec une vision de la vie sur Mars des plus respectables.

Indépendamment du remake de Len Wiesman sorti en 2012, « Total recall » reste à regarder encore aujourd’hui avec un très grand plaisir.

Total recall (Paul Verhoeven)
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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 18:53
Le clan de l'ours des cavernes (Jean M Auel)

Sorti en 1980, « Le clan de l’ours des cavernes » est le premier roman d’un étonnant cycle de six tomes de Jean M Auel.

Ce cycle de best sellers intitulé « Les enfants de la Terre » a pour cadre la Préhistoire (en -35000 avant Jésus Christ) et met en scène Ayla une jeune enfant de l’époque des Cro-Magnon, qui perd la trace de son clan et se fait agresser par un immense lion des cavernes.

Ayla survit par miracle à l’attaque du lion mais blessée à une jambe perd connaissance.

Elle est retrouvé à demi morte par à un clan de Néandertaliens commandé par Brun.

Malgré ses différences physiques, notamment la forme de son cerveau et sa taille plus haute, Ayla est finalement adoptée par Iza la guérisseuse du groupe.

Cette aimante élève Ayla comme sa fille et lui apprend ses secrets dans le ramassage de plantes destinées à soigner les autres membres du clan.

Ayla est également prise en affection par Creb, le sorcier ou Mog-ur du clan, qui compense un handicap physique dut à l’attaque d’un ours des cavernes, par une intelligence élevée.

En vertu de son statut de sorcier, Creb est ainsi la personne la plus respecté du clan après Brun, chef courageux, juste et relativement ouvert d’esprit.

Le pouvoir de Creb tient à sa capacité à communiquer avec le monde des esprits et à attribuer des totems d’animaux aux membres du clan sensés refléter une certaine hiérarchie.

Creb a ainsi pour totem l’ours des cavernes, qui protège tout le clan de de sa puissance.

Un premier incident éclate lorsque Broud devenu un guerrier émérite après avoir tué son premier bison, se voit voler la vedette par Ayla qui reçoit un totem plus élevé que le sien, le lion des cavernes, chose tout à fait inhabituelle pour une femme, de surcroit étrangère.

Cet affront est de trop pour l’ambitieux Broud qui prend Ayla en grippe, n’hésitant pas à la battre pour de motifs futiles en invoquant les lois du clan.

Mais Ayla endure ces sévices et participe avec émotion à l’accouchement d’Iza, qui met au monde une fille, Uba.

Indépendante et curieuse, elle ne se contente pas des enseignements de guérisseuses et s’entraine en secret au maniement de la fronde après avoir observé un vieux chasseur, Zoug, enseigner aux jeunes guerriers.

Ayla s’exerce à tuer de petits animaux, lapins ou blaireaux, puis s’enhardit au point de s’en prendre à un lynx, ce qu’elle manque de payer de sa vie.
Usant des cavernes pour se protéger des prédateurs ou du froid des hivers, le clan envoie ses meilleurs chasseurs pour traquer les mammouths, plus gros des gibiers du règne animal à cette époque.

La chasse au mammouth est une épreuve fascinante, les hommes compensant leur infériorité physique par des ruses visant à isoler un individu dans un endroit encaissé afin de le harceler de coups de lance jusqu’à le tuer, submergé par le nombre.

Mais après avoir tué un mammouth et s’être ainsi approvisionné en viande, graisse et peau pour une bonne durée, le clan découvre que Ayla sait chasser lorsqu’elle tue d’une pierre bien ajustée une hyène qui tentait de tuer Brac le fils de Broud.

Contre toute attente, Ayla paye cher son geste qui contrevient aux lois les plus fondamentales du clan interdisant aux femmes de chasser.

Elle est donc soumise au jugement de Brun, mais au lieu d’être maudite et exclue du clan, celui-ci prononce une sentence plutôt clémente la mettant à l’épreuve une seule nuit en dehors du clan et l’autorisant à chasser à la fronde.

Cette exception fait enrager Broud, dont l’orgueil est trop important pour tenir compte de la sauvegarde de son fils.

Irrité par la promotion d’Ayla comme guérisseuse et chasseuse, celui qui se voit en successeur de Brun, utilise l’arme de la sexualité pour se venger et invoquant une autre loi du clan, s’unit à elle par la force et réussit à la mettre enceinte.

La grossesse va à son terme mais son fils Durc est jugé difforme par le clan, échappant de peu à la mort tout comme Ayla qui désobéit à l’autorité des chefs pour le sauver.

Mais un évènement de plus grande importance agite le clan : sa participation à un tournoi avec les autres clans de Néandertaliens afin de déterminer leur hiérarchie les uns par rapport aux autres mais aussi la hiérarchie à l’intérieur même des clans.

Les épreuve se succèdent, mettant à l’épreuve l’adresse, la force et la vitesse des guerriers, l’habileté des femmes et la capacité collective à reconstituer des scènes quotidiennes.

Le clan de Brun l’emporte sur celui rival de Norg, préservant ainsi sa première place, mais le vieux chef échoue individuellement aux épreuves ce qui suppose que Broud, plus victorieux, prenne à court terme sa place.

Après avoir tué en sacrifice un énorme ours des cavernes pour honorer leur totem et participer à une grande fête mystique sous fond de plantes hallucinatoires, les clans se séparent jusqu’à la prochaine rencontre prévue dans sept ans.

Ayla se distingue encore en sauvant la vie d’un jeune chasseur blessé à la jambe par l’ours rendu furieux par les lances et acquiert une renommée encore supérieure hors du clan, ce qui irrite au plus haut point Broud.

De retour à la caverne, Ayla trouve sa mère Iza mourante et se trouve déchirée de souffrance après sa mort, tombant malade et manquant de mourir.

Un nouvel affront frappe Broud lorsque sa propre épouse Oga, se rebelle contre lui pour allaiter Durc afin de pallier aux déficiences d’Ayla.

Devenu chef après avoir détrôné le sage Brun, Broud tente une nouvelle fois d’enlever Durc à la garde d’Ayla, et après la mort de Creb, tué dans un tremblement de terre, la fait bannir du clan.

Ayla part donc sans remord avec son fils Durc dans les vastes plaines de la préhistoire.

En conclusion, « Le clan de l’ours des cavernes » est un roman fiction d’un étonnant réalisme, fourmillant de détails sur la vie des hommes préhistoriques avec leur organisation, leurs habitudes et leurs croyances.

Brillamment écrit et aisément scénarisable (et adapté au cinéma en 1986 par Michael Chapman), il permet de titiller l’imagination du lecteur en tissant une belle intrigue autour d’une jeune fille différente, plus intelligente et indépendante que les Néandertaliens dont certains se trouvent irrités par ce sentiment d’infériorité.

Bien entendu, tout ceci n’est que fiction et donc soumis à critique notamment par rapport à l’indépendance ou aux capacités de réflexions des hommes préhistoriques, mais les passionnés d’Histoire ne pourront qu’être séduits par ce monde dont la faune et la flore seront à jamais source de fantasmes …

Compte tenu du talent d’écrivain de Jean M Auel, le statut de best seller de « Le clan de l’ours des cavernes » est pour moi largement mérité.

Le clan de l'ours des cavernes (Jean M Auel)
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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 21:34
The devil put dinosaurs here (Alice in chains)

Fin de mois de Novembre oblige, Alice in chains est pour moi le parfait groupe pour quitter un automne finissant et trouver devant soi un hiver forcément déprimant.

Sorti en 2012, « The devil put dinosaurs here » confirme le retour des américains sur le devant de la scène et la stabilisation de William Duvall au poste de chanteur.

Entre « Black gives way to blue » sorti trois ans auparavant, Mike Starr le bassiste d’origine du groupe a trouvé la mort, plongeant Jerry Cantrell et sa bande dans un nouveau drame hélas plus que prévisible.

Avec sa pochette étrange évoquant la trouble passion du groupe pour les squelettes d’animaux en l’occurrence ici un bon vieux dinosaure, « The devil put dinosaurs here » débute par un « Hollow » combinant à merveille son massif de guitare, rythmiques lentes et mélodies vocales enivrantes pour s’enrouler tel un serpent sur de son fait, patiemment autour de l’auditeur pour ne lui laisser au final aucune chance.

Le ton est donc donné et avec un lancement aussi parfait on embraye sur « Pretty done » et « Stone » certes puissants mais un peu trop denses, lancinants et parfois répétitifs pour donner leur pleine mesure.

Il faut attendre « Voices » pour retrouver le Alice in chains acoustique jouant à merveille sur les émotions véhiculées par des mélodies élégantes et dépouillées.

Les prodiges de Seattle place ensuite un tube digne de leurs plus belles années avec « The devil put dinosaurs here » merveille d’harmonies vocales surnaturelles culminant en des refrains transcendants.

Après ce titre grandiose figeant le temps sur plus de six minutes hypnotiques, l’intensité chute sur « Lab monkey » et « Low ceiling » en comparaison beaucoup plus quelconques voir un tantinet linéaire et ennuyeux pour ce dernier.

On s’engouffre dans les sinuités de « Breath on window » et « Scalpel » aux refrains chauds, enveloppants et de belle qualité.

Difficile malgré la qualité des musiciens de ne pas trouver le temps long sur les sept minutes de « Phantom limb ».

Tout en prenant son temps, Alice in chains finit par nous emmener vers la fin du disque, composée du superbe « Hung on a hook » à la beauté ténébreuse et d’un « Choke » agréable mais un peu décevant pour une conclusion.

En conclusion, « The devil put dinosaurs here » est clairement un cran en dessous de son prédécesseur qui contenait des morceaux de classe supérieure.

Alice in chains parait en effet quelque peu en pilotage automatique, créant certes une musique toujours de bonne qualité avec le talent unique de compositeur de Cantrell et la voix si divine de Duvall, mais peine à se renouveler et à surprendre.

Uniquement composé de morceaux lents de plus de quatre minutes, « The devil put dinosaurs here » manque également parfois d’un zeste de punch et de vivacité à l’instar des meilleurs disques des cinq de Seattle.

On passera donc un moment agréable à son écoute sans crier cette fois au génie ni même à l’album majeur.

Dommage …

The devil put dinosaurs here (Alice in chains)
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 23:10
Anatomie de l'enfer (Catherine Breillat)

Changement radical d’ambiance avec « Anatomie de l’enfer » de Catherine Breillat, qui fit en son temps (2002) beaucoup parler de lui par la présence de la légende du cinéma pornographique, Rocco Siffredi, dit l’étalon italien et ses vingt quatre centimètres.

Dans « Anatomie de l’enfer » une jeune femme (Amira Casar) croise dans une boite de nuit homosexuelle un homme (Rocco Siffredi) qui la suit dans les toilettes pour la trouver en train de s’entailler les veines.

Sauvé in extremis, la femme est soignée par un pharmacien et effectue une fellation dans un parc en pleine nuit pour le remercier.

Avec son sperme sur la bouche, elle lui propose un marché, de le payer pour passer du temps avec elle et la regarder.

L’homme accepte et la rejoint dans une villa esseulée près de la mer.

Il la regarde sa dévêtir et un dialogue verbeux s’installe autour de la condition sexuelle de la femme.

L’homme est tout d’abord gêné, réticent, car préférant ouvertement les hommes, puis il s’approche goutant la mouille de la jeune femme.

L’exploration du corps de la femme se poursuit avec son vagin rose, son pubis aux poils sombres, drus et même son anus.

L’homme la barbouille de rouge à lèvre puis la prend avant de jouir précipitamment.

Effondré, il pleure.

Elle le console et le dialogue recommence.

Peu à peu, une relation se noue entre eux et l’homme de plus en plus fasciné par le corps blanc et brun de se femme, accepte de gouter ses menstrues et pire de lui faire l’amour alors qu’elle saigne abondamment.

Il retire ensuite son sexe couvert de sang.

Un beau jour, ayant obtenu ce qu’elle cherchait, la femme disparait ce qui plonge l’homme à présent amoureux, dans un désespoir sans nom.

Il erre seul dans la grande maison, recueillant précieusement la couverture tachée de sang.

Ainsi se termine cette courte histoire.

En conclusion, « Anatomie de l’enfer » est un film choc interdit au moins de 16 ans, qui a frôlé le classement en X.

Centré sur le désir, la chair mais surtout les fluides intimes (sang, larmes, sperme, mouille), il rebute plutôt qu’il ne séduit par ses dialogues ennuyeux et littéraires souvent incompréhensibles surtout lorsque Rocco s’exprime avec son fort accent italien.

Malgré la performance des acteurs, Rocco homme magnifique grand, élégant, bien bâti et incarnant par son sexe énorme la masculinité à l’état pure tombée de son piédestal pour révéler des faiblesses jusqu’alors inconnues, et Casar sans être franchement belle, recelant un charme sémite particulier et une audace certaine pour des scènes aussi extrêmes, « Anatomie de l’enfer » est un affreux film intello français jouant habilement de la nudité pour meubler un propos creux consistant à narrer les prétendues souffrances des femmes.

Un bon conseil : fuyez à toute jambes !

Anatomie de l'enfer (Catherine Breillat)
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