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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 09:23
Dune (David Lynch)

Sorti en 1984, « Dune » de David Lynch est une adaptation audacieuse de l’œuvre de 1970 de l’écrivain Frank Herbert.

Le spectateur est ici rapidement plongé dans un univers de pure Science fiction gouverné par une organisation ultra puissante appelé la Guilde, qui somme via un émissaire d’aspect monstrueux l’Empereur Padishah Shaddam IV (José Ferrer) d’intervenir sur la planète Arrakis ou Dune, stratégique en raison de sa production d’une substance appelée Epice permettant de voyager dans l’espace et d’améliorer les capacités physiques ou mentales.

L’Empereur doit provoquer une attaque des Harkonnens les rivaux des Atreides qui contrôlent actuellement Dune pour rétablir son contrôle et ainsi alimenter la Guilde en Epice.

L’émissaire de la Guilde demande également à l’Empereur de tuer Paul Atreides (Kyle Mac Lachlan), le jeune fils du Duc Leto (Jürgen Prochnow) qui s’entraine sur la planète Caladan pour développer des techniques de combat rapproché avec l’usage d’un bouclier défensif constitué d’un écran d’énergie pure face à un adversaire réel ou un robot offensif.

Paul semble plus que doué et disposer de capacités extrasensorielles qui font de lui un potentiel messie appelé le Kwisatz Haderach et est encadré en cela par la révérend mère Gaia Helen Moham (Sian Philipps) autorité religieuse suprême de l’ordre de Bene Gesserit des Atreides.

Se sachant prêt, Paul suit son père et sa mère Lady Jessica (Francesca Annis) pour rencontrer la colonie Atreides de Dune, qui exploite l’Epice dans des conditions difficiles sur un monde de sables ou vivent d’énormes vers attaquant périodiquement les centres de production.

Il ignore les plans de conquête du Baron Vladimir Harkonnen (Kenneth Mc Millan), obèse atteint de maladie de peau, obligeant par sadisme ses sujets à porter des ventouses reliées à leur système sanguin pour les tuer selon son bon plaisir.

Homosexuel pervers, le Baron se déplace à l’aide d’un système de lévitation pneumatique et charge ses deux tueurs, Feyd-Rautha (Sting) et son neveu Rabban (Paul Smith) de le seconder.

Soutenus par les troupes d’assaut Sardukar de l’Empereur, les Harkonnen attaquent Dune, prenant le dessus sur les Atreides dont la résistance héroïque ne peut compenser l’infériorité numérique et technique.

Guidé par le Docteur Wellington Yueh (Dean Stockwell), qui trahit les Atreides dans le fol espoir de retrouver sa femme, les Harkonnen prennent possession de la planète, capturant Jessica, Paul et Leto qui dispose cependant d’une capsule de gaz mortel enfiché dans sa mâchoire.

Leto tente crânement sa chance mais ne peut tuer que Piter De Vries (Brad Dourif) bras droit du Baron et meurt à son tour.

Alors qu’il s’apprêtent à être jetés dans le désert Paul utilise les techniques vocales enseignés par sa mère pour prendre le contrôle des pilotes du vaisseau.

Une fois débarrassés d’eux, ils ne peuvent empêcher le crash en plein désert et après être pourchassé par un immense ver de sable, se réfugient dans une grotte ou ils font la connaissance des Fremen, le peuple autochtones de Dune.

Après quelques tensions, les Fremen, impressionnés par les techniques de combat surnaturel de Jessica et Paul, les acceptent parmi eux en échange d’un apprentissage.

Jessica reçoit en transfert les pouvoirs de Ramallo, (Silvana Mangano), révérend Mère des Fremen.

Considéré comme un Messie, Paul forme donc une véritable armée Fremen capable en utilisant les capacités de l’esprit et de la voix, de propulser des ondes de choc surpuissantes canalisées par un appareillage portatif, capable de briser les pierres les plus solides.

Il connait également l’amour avec Chani (Sean Young), princesse Fremen.

Après avoir éliminé Wellington et asservi cruellement l‘Atreides Thufir Hawat (Freddie Jones), le Baron laisse son neveu stupide et brutal Raban administrer Dune mais rapidement les exactions des Fremen contre les centres de production d’Epices poussent la Guilde à menacer un nouvelle fois l’Empereur qui convoque le Baron pour lui signifier une intervention massive de ses troupes.

Après avoir bu l’eau de la vie, liquide mystique jalousement caché par les Fremen dans leur grottes, Paul se révèle comme l’authentique Messie capable de voir le futur et de contrôler les immenses vers de sable et de les domestiquer pour les mener à l’attaque.

La charge des vers contre les Sardukar est impressionnante.

Dotés de leurs nouveaux pouvoirs, les Fremen font également de gros dégâts, prenant le dessus sur les troupes de l’Empereur venu pourtant personnellement superviser les opérations.

Menacé par la jeune sœur de Paul, Alia (Alicia Witt), déjà dotée de pouvoirs extrasensoriels, le Baron est finalement propulsé dans le désert ou il connait une mort atroce dévoré par l’immense gueule d’un vers des sables.

Dans l’ultime face à face, l’Empereur lâche Feyd-Rautha pour un combat au couteau face à Paul, finalement remporté par ce dernier qui déchaine une immense pluie sur Dune, prouvant ainsi sa qualité de Messie.

En conclusion, malgré un coté un peu daté et son statut de cuisant échec commercial, « Dune » est une œuvre singulière, parfois fascinante, marchant dans les traces de « Star wars » de Georges Lucas.

Puisant à loisir dans les romans d’Herbert, l’univers décrit est riche, complexe, foisonnant emportant le spectateur dans un monde virtuel passionnant.

Malgré l’époque, les costumes et effets spéciaux fonctionnent, notamment dans l’animation des horribles vers géants, sorte de forces de la nature emportant tout sur leur passage.

La dimension mystique/religieuse est intéressante avec le développement de capacités psychiques surhumaines pour qui se donne les moyens de marcher dans les traces du Messie.

Solidement interprété avec notamment Sting étonnant dans un rôle d’éphèbe-tueur, « Dune » mérite même plus de trente ans après le coup d’œil et assoit pour moi la réputation de réalisateur ambitieux et barré de David Lynch.

Dune (David Lynch)
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 14:37
La guerre dans la BD (Mike Conroy)

Alors que la France vit actuellement des heures difficiles avec une situation similaire à une guerre, je trouvais intéressant d’évoquer « La guerre dans la BD » de Mike Conroy.

Sorti en 2011, « La guerre dans la BD » est un imposant ouvrage proposant comme son nom l’indique de retracer le traitement de cette tragédie de l’histoire de l’Humanité, par les artistes de bandes dessinées majoritairement anglo-saxons … mais pas seulement.

Soigneusement découpé en sept chapitres, « La guerre dans la BD », est articulé chronologiquement et commence par les guerres de l’Antiquité et du Moyen-âge, en réalité largement sous représentées mis à part quelques exceptions notables comme le succès de « 300 » de Frank Miller mettant en exergue la bravoure des soldats grecs face aux armées perses.

Les histoires de Vikings, de Chevaliers et Pirates attirent cependant toujours un certain lectorat passionné d’Histoire.

Grands amateurs de comics, les Américains puisent dans leur courte histoire personnelle et s’inspirent des Guerres indiennes, de Sécession ou de leur Indépendance avec des histoires et héros caricaturaux comme « Tomahawk » ersatz de Davy Crockett popularisé par DC comics dans le magazine Star spangled comics.

Les cow-boys ne sont pas en reste, les plus connus d’entre eux étant « Two-guns kid » de chez Marvel et « Lone ranger » de chez Dynamite, ce dernier décrochant sans nul doute la palme de la longévité avec une naissance dans les années 30 et de courtes apparitions jusque dans les années 2000.

Il faudra attendre de nombreuses années avant de corriger la vision caricaturale et insultante des Indiens, représentés comme des sauvages sanguinaires jusque dans les années 70.

Sans surprise les guerres mondiales trustent le monopole de la production de comics avec dès 1915, l’apparition de bandes dessinées de propagande caricaturant les Allemands comme des primates.

La plus emblématique des maisons d’édition est EC Comics qui via le dessinateur Harvey Kurtzman va instaurer via des revues comme « Two fisted tales » ou « Frontlines combat » dans les années 50 les premiers numéros de comics de qualité montrant une vision non monolithique des conflits.

Tout y passe, la bravoure des pilotes de chasse avec « Aces high » ou « Phantom eagle » de Marvel ou celle des Marins dans « The Victor ».

Plus tard les mentalités évoluent, la bravoure et la souffrance des soldats sont mises en exergue par exemple dans « Charley’s war » dans les années 70 de Pat Mills et Joe Colquhoun ou dans le personnage plus controversé mais également fascinant de l’aviateur allemand le Baron rouge dans « Ennemy ace ».

Des œuvres plus contemporaines comme « La mort blanche » de Charlie Adlard en 1998, continuent d’exploiter ce filon inépuisable avec une lutte à mort entre Italiens et Autrichiens dans une zone montagneuse du Nord de l’Italie.

Plus près de nous, le français Jacques Tardi cité par son célèbre « C’était la guerre des tranchées » en 1993 appartient à cette veine moderne présentant via son style particulier l’horreur de la Première guerre mondiale.

Dans les années 40, la Seconde Guerre Mondiale se taille la part du lion dans cette surreprésentation avec les traditionnels comics de propagande montrant des super héros comme « Wonder-woman » « Superman » ou « Captain america » mettre au tapis les Nazis et les Japonais caricaturés en brutes simiesques ou rats.

Derrière ces personnages emblématiques encore connus aujourd’hui se trouvent des héros plus éphémères aux noms évocateurs « Fighting yank », « US Jones » ou « Young allies » puis les soldats plus traditionnels de l’aviation, la marine ou l’armée de terre dont la bravoure est elle aussi mise à l’honneur dans des revues comme « Medal of honor » « Fighting marines » , « Howling commandos » de Marvel, ou le très populaire « Sergent Rock » de Bob Kanigher et Joe Kubert qui perdurera jusque à la fin des années 80.

La face la plus sombre du conflit sera dévoilée par la suite, notamment les camps de concentration de « Maus » de Art Spiegelman distingué par un prix Pulitzer en 1992 ou la catastrophe d’Hiroshima de « Gen d’Hiroshima » de Keiji Nakazawa en 2007.

Un chapitre est dédié aux Anglais qui eux aussi exaltent la bravoure de leurs troupes comme dans la revue « Warlord », « Braddock », « Battle » ou « Commando » toujours active dans les années 2000.

On notera plus tard la traditionnelle touche d’humour british avec « Captain hurricane » cousin militaire de Hulk crée par Charles Royance en 1962 ou le stupide trouffion « Trooper Bo-Peep » crée en 1970, mais aussi la controverse de « Hellman of Hammer force » ou « Panzer G Man » montrant des militaires allemands combattants des Russes.

Après le choc de la Seconde guerre mondiale, les autres guerres de l’Amérique sont-elles aussi passées en revue, avec la Corée (« Battle Brady« de Hank Chapman en 1952, « Combat Kelly » de Martin Goodman en 1953, « Sergent Fury and Howling Commandos » en 1965) et le Viêt-Nam (« Blazing combat« de Jim Warren en 1965, « The Nam » de Doug Murray en 1986, « Viêt-Nam journal« de Don Lomax en 1987, guerres plus controversées mitigeant la traditionnelle haine du communiste avec une vision plus contestataire tout particulièrement pour le Viêt-Nam guerre très couteuse en hommes et défaite politique.

Difficile également d’oublier le 11 Septembre, traité avec sobriété par Alex Ross dans « 9-11 », puis les conflits les plus récents Irak ou Afghanistan, traités de manière encore marginale mais donnant lieu à des œuvres singulières comme « The long road home « de Gary Trudeau s’intéressant à la situation d’un vétéran revenant amputé au pays qui vaudra à son auteur un prix Pulitzer en 2005, « Pride of Baghdad » de Brian K Vaughan en 2006 vision du conflit irakien via des lions échappés d‘un zoo après un bombardement, « 303 » de Garth Ennis en 2005 montrant un vétéran russe enquêtant en Afghanistan ou le travail de Joe Sacco s’aventurant sur les terrains délicats de la guerre de Bosnie « Gorazde : la guerre en Bosnie orientale » en 2004.

En conclusion, « La guerre dans la BD » est un magnifique ouvrage brillant, riche, dense traitant de manière exhaustive son sujet.

On sera estomaqué devant la stupidité naïve des dessins patriotiques montrant des soldats blancs à la mâchoire carrée démolir à eux seuls des dizaines d’ennemis grossièrement caricaturés, même si il est délicat voir impossible de juger après coup d’une époque ou toutes les forces d’une nation étaient bandées dans un même effort pour combattre un ennemi mettant en danger le monde entier.

Passé le temps de l’affrontement, la réflexion, la subtilité et la créativité sont venues apporter une lecture plus intéressante des conflits, en montrant la souffrance des hommes engagés et en alternant les points de vues allant jusqu’à adopter ceux de soldats des camps ennemis ou des populations civiles.

Le résultat de tant d’intelligence est impressionnant, enthousiasmant et offre une passionnante grille de lecture pour découvrir plusieurs œuvres qu’on peut considérer comme majeures.

Seul bémol à ce travail, le quasi monopole des auteurs anglo-saxons, américains en tête, ils est vrai leaders incontestés du monde du comics, qui n’offre qu’un vision trop réduite du monde global de la bande dessinée.

La guerre dans la BD (Mike Conroy)
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 13:15
Delivering the black (Primal fear)

Fort du succès de « Unbreakable » je me suis logiquement rué sur « Delivering the black » de Primal fear, sorti en 2014 avec une formation identique à 2012 notamment vis à vis de la pair de guitaristes Magnus Karlsson/Alex Beyrodt aux cotés des habituels piliers du groupe de Matt Sinner.

Comme à leur habitude, nos Allemands ne se foulent pas beaucoup sur la pochette, un nouvel aigle métallique dans une ambiance cette fois infernale d’une grande pauvreté.

On débute par « King for a day » mid tempo heavy metal sans une once d’originalité mais obéissant à la traditionnelle efficacité du groupe avec riffs solides, solo de rigueur et refrains de bonne facture.

Plus travaillé vient ensuite « Rebel faction » à l’ambiance nerveuse et aux refrains grandioses sur lesquels Ralf Scheepers donne toute l’étendue de ses incroyables capacités vocales.

Primal fear ralentit la cadence et verse à présent dans la power ballade mélodique avec un certain savoir faire sur « When death comes knocking » qui s’étale tout de même sur près de sept minutes.

Retour aux muscles sur « Alive & on fire » mid tempo puissant et agréable à défaut d’être parfaitement inoubliable.

De manière plus étonnante, « Delivering the black » sensé être l’un des plus marquants, se montre sans éclat et réellement passe partout.

Cet état de faiblesse se poursuit sur « Road to asylum » lourd et sans âme, qui plonge l’auditeur dans un état d’inquiétude à présent.

Il faut donc attendre le dernier tiers de l’album pour rencontrer le premier authentique chef d’œuvre avec « One night to december » magnifique pièce épique de plus de neuf minutes sur laquelle riffs, orchestrations, solo et chant émotionnellement habité Scheepers se transcendent littéralement.

On revient en régime de croisière sur « Never pray for justice » qui déroule son heavy puissant et sans génie avant de trouver (enfin !) la ballade du disque « Born with a broken heart » sur laquelle la voix toujours impressionnante de Scheepers parvient encore à nous emmener en voyage.

Un final « Inseminoid » remet le coup de gaz conclusif sans que les quelques belles poussées vocales du chanteur ne parviennent à masquer l’ennui qu’il véhicule.

En conclusion, « Delivering the black » est une grande déception pour moi.

Album enchainé trop vite, aligné à la file avec le précédent, « Delivering the black » se repose trop sur les importants acquis des Allemands et ne montre aucune prise de risques ni originalité.

Le boulot est certes toujours correctement fait et l’auditeur amateur de heavy puissant et mélodique « à voix » en aura pour sa ration habituelle, mais à part « One night in december » rien ne viendra l’emporter, le faire vibrer comme sur les meilleurs compositions auxquelles nous avait habitué Primal fear.

Décevant donc, pour un groupe que j’apprécie et suis avec ferveur depuis la fin des années 90.

Delivering the black (Primal fear)
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 10:47
X-men hors série n°26, Colossus (David Hine, Jorg Lucas)

Les comic books ont été semble-t-il mis en sommeil durant ces derniers mois, c’est pourquoi cette chronique va concerner « X-men hors série n°26, Colossus ».

Sorti en 2006 sous un scénario de David Hine et des dessins de Jorge Lucas, « X-men hors série n°26, Colossus » se focalise entièrement sur le plus imposant des X-men, le russe Peter Raspoutine, plus connu sous son nom de guerre, Colossus, en raison de la carapace de métal que peut revêtir son corps et qui le place parmi les héros les plus puissants physiquement de l’univers Marvel.

Dans cet épisode, Peter taraudé intérieurement par un mal mystérieux, décide de quitter ses collègues X-men des États-Unis pour se rendre en Russie afin de régler un problème familial.

Il rencontre à Saint Saint-Pétersbourg sa cousine Larisa courageuse journaliste indépendante combattant au péril de sa vie la corruption de son pays et qui se sentant menacée par des forces encore plus redoutables que les services secrets russes, a fait appel à lui.

En explorant les longues ramifications de la famille Raspoutine, Peter comprend que leur arrière grand-mère Elena était une sorcière qui a eu une liaison avec Raspoutine, le célèbre mage de l’ancienne Russie qui parvenu aux plus hautes sphères du pouvoir, aurait eu comme but de fonder une lignée d’hommes supérieurs assimilés à de nouveaux Jésus-Christ.

Prenant en compte la mort d’Illyana et de Mikhaïl sœur et frère issus de la même famille, Peter et Larisa se lancent ensuite à la recherche de leur oncle Vladimir l’un des derniers représentants vivant de la lignée Raspoutine qui vit en ermite en Sibérie près du lac Baïkal.

Mais ils ignorent que deux mystérieux hommes masqués sont également sur ses traces après avoir déjà éliminé Yuri Raspoutine, un guérisseur de la famille établi près de Tomsk.

La réunion de famille se fait chez Vladimir et révèle que les deux hommes masqués sont Sinistre l’ex bras droit d’Apocalypse et Mikhaïl le propre frère de Peter revenu d’une dimension parallèle appelé la zone noire.

Sinistre explique son passé de scientifique anglais passionné par la recherche d’une création de surhommes dont les facultés ont été démultipliées par un traitement du puissant mutant Apocalypse.

Devenu lui-même un mutant, Sinistre a cherché toute sa vie des sujets supérieurs, avant d’identifier Raspoutine en Russie et de le pousser à enfanter avec Elena, dont les gênes mutants concordaient avec ses plans.

Mais l’encombrant Raspoutine dérangeait au sein de la cour des tsars et fut tué après la trahison d’Ivan, le frère jumeaux d’Elena jaloux de leur amour.

Avant de mourir, le mage-mutant transféra sa conscience dans ses descendants, ce qui fait qu’une fois tous les descendants tués, un seul subsistera en provoquant sa propre résurrection.

De manière imprévue, Vladimir semble adhérer à ce schéma et s’immole par le feu, tandis que Larisa est assassinée par Sinistre.

Ivre de rage, Colossus est obligé d’affronter son frère pour empêcher qu’il ne redevienne Raspoutine et satisfasse aux plans de Sinistre.

Mais Mikhaïl choisit de ruser, téléportant Colossus dans une dimension parallèle afin de le laisser mourir de faim sans même l’affronter directement.

Pourtant contrairement aux apparences, Mikhaïl éprouve du remords à la mort de Larisa et revient dans la zone ou il a laissé Colossus pour s’unir à lui afin de mettre à mal Sinistre.

Affaibli, Sinistre ne pèse pas lourd face aux pouvoirs unifiés des deux frères et bat rapidement en retraite en proférant de vagues menaces.

Mikhaïl explique alors la malédiction des Raspoutine, la folie qui habite leur psychisme et préfère se retirer à tout jamais dans la zone noire après d’émouvants adieux à son frère et au corps de Larisa.

Colossus revient donc aux Etats-Unis l’esprit profondément perturbé et se demandant si il saura un jour dominer la folie qui inconsciemment l’habite.

En conclusion, « X-men hors série n°26, Colossus » est un comic sombre et douloureux qui permet d’explorer toute la richesse des origines de Colossus, en révélant l’ascendance quasi mystique alors qu’on aurait pu penser qu’il n’était qu’un simple paysan sibérien au physique particulièrement robuste.

Comic évoquant des liens de famille douloureux et torturés, « X-men hors série n°26, Colossus » contient tous les ingrédients d’une œuvre mature au scénario élaboré mélangeant sources historiques, surnaturelles avec monde des super héros.

Principaux bémols à l’affaire, le style un peu gras et lourd de Lucas et des scènes de combat plutôt minimalistes, avec un faux combat entre Colossus et Mikhaïl ainsi qu’une déroute rapide d’un Sinistre s’écroulant au final comme un tigre de papier au moment de défendre ses ambitieuses idées.

Belle et respectable curiosité d’hiver donc.

X-men hors série n°26, Colossus (David Hine, Jorg Lucas)
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 19:09
Lost saison 2, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2, épisodes 17 et 18 ».

Dans l’épisode 17 réalisé par Stephen Williams sur un scénario de Damon Lindelof et Carlton Cuse, le huis clos intense se poursuit avec Henry Gale (Michael Emerson) qui se plait à manipuler ses geôliers en dressant Jake (Matthew Fox) et Locke (Terry O’Quinn).

Resté seul avec Gale après que Mr Ecko (Adewale Akinnuoye-Agbaje) ait tenté de l‘interroger sans succès à sa manière pour le moins déroutant, Locke voit les portes de sécurité du bunker se fermer brutalement automatiquement.

Pour éviter de rester emprisonné, Locke place une barre métallique sous l’une d’elle et parvient à l’empêcher de se fermer totalement.

Pris au piège, il est contraint de demander de l’aide à Gale tout en lui promettant de le protéger au retour des autres.

Mais lors d’une manœuvre risquée visant à faire levier pour ouvrir la porte, Locke se fait coincer une jambe et reste bloqué.

Il demande alors à Gale de taper la liste des nombre pour empêcher le compte à rebours fatal.

Gale semble s’exécuter et les portes s’ouvrent libérant Locke finalement secouru par Jake (Matthew Fox) qui a plumé Sawyer (Josh Holloway) aux cartes en le dépouillant de ses médicaments.

Du coté de l’expédition, Ana Lucia (Michelle Rodriguez), Sayid (Naveen Andrews) et Charlie (Dominic Monaghan) découvrent après plusieurs heures de recherche le fameux ballon décrit par Gale et une tombe qu’ils se décident à ouvrir.

Les flash backs se concentrent sur Locke qui apprend la mort de son père Anthony Cooper (Kevin Tighe) dans le journal et se rend avec sa compagne Katey Seagal (Helen Norwood) à l’enterrement ou ne sont présents que deux hommes, l’un mince Jimmy Bane (Theo Coumbis) et l’autre hyper massif.

Locke tombe ensuite des nues en étant contact par son père qui lui raconte qu’il a simulé sa mort pour échapper à deux tueurs qu’il a volé de 700 000 dollars.

Sans se démonter, Cooper lui propose d’aller chercher l’argent pour lui et de prendre 200 000 dollars à titre de compensation pour le vol de son rein, et ensuite de ne jamais le voir.

Locke ne dit rien face à Katey, tient bon face à une importante pression physique de Bane qui pénètre chez lui, et accède on ne sait trop pourquoi à la requête de son père, dédaignant en apparence l’argent, même si l’ambigüité reste de mise.

Son père se volatilise mais Katey découvre le pot aux roses et s’apprête à le quitter, malgré une demande en mariage un peu maladroite formulée sur un parking.

Après cette épisode particulièrement riche vient dans l’épisode 18 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Edward Kitsis et Adam Horowitz, la confrontation entre l’équipe revenant de l’expédition au ballon et Gale, qui est finalement découvert par Sayid.

Gale a en effet usurpée l’identité d’un homme enterré sous le ballon et appartient effectivement aux Autres dont le chef le terrifie.

Mais sans plus attendre, l’histoire se déplace du coté de Hurley (Jorge Garcia) victimes de terribles hallucinations qui lui font voir Dave (Evan Handler) un ami imaginaire qui le pousse à se goinfrer sans relâche de nourriture.

On comprend déjà que ce Dave sévissait déjà lorsque Hurley était en hôpital psychiatrique, le poussant à manger encore plus et à désobéir aux médecins.

Ce petit personnage chauve et malsain hante même Hurley sur l’ile, ce qui l’amène tabasser sévèrement Sawyer (Josh Holloway) qui s’était moqué une fois de trop de lui avant de s’enfoncer seul dans la foret.

Pire, Dave cherche à lui prouver que tout ce qu’il vit sur l’ile est le fruit de son imagination et qu’il est encore en hôpital psychiatrique.

L’intervention de la jolie Libby (Cynthia Watros) suffit à peine pour qu’Hurley ne saute pas d’une falaise.

En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 17 et 18 » se montre plus excitant que ses prédécesseurs avec le face à face nerveux entre Gale et les autres survivants qui finissent en unissant leurs talents à le prendre en défaut sur ses mensonges.

Cependant l’homme reste fourbe et dangereux, comme le montre la curieuse relation qu’il a pu bâtir avec Locke, personnage plutôt lamentable dans les flash back car mis en permanence sous la coupe de sa crapule de père.

Même le personnage de Hurley, obèse torturé et mal dans sa peau, gagne en épaisseur (sans mauvais jeu de mots !) en délivrant une vision psychotique peu commune amenant à douter de la réalité, notamment avec l’influence de cette série de nombre qui revient en permanence hanter le déroulement du récit.

Difficile de dire à l’issu de ces épisodes, dans quelle direction les réalisateurs nous emmènent …

Lost saison 2, épisodes 17 et 18 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 18:14
Lost saison 2, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 2, épisodes 15 et 16 ».

Dans l’épisode 15 réalisé par Jack Bender sur un scénario de Dawn Lambertsen Kelly et Matt Ragghianti, Rousseau (Mira Furlan) revient troubler Claire (Emilie de Ravin) en lui disant que son bébé Aaron malade a été infecté par les Autres lorsqu’elle a été enlevée en pleine nuit.

Les révélations de l’énigmatique française se superposent aux flash backs de Claire qui se revoit séquestrée dans un abri sous terrain high techde par le sournois Ethan (William Mapother) qui la maintient sous sédatifs et lui fait d’étranges injections dans le ventre pour dit il sauver son bébé et le laisser sur place.

Claire semble bien traitée par Ethan qui lui cache bien entendu la vérité mais est finalement libérée par Alex (Tania Raymonde) une jeune femme brune qui pourrait être la propre fille de Rousseau elle-même séquestrée dans le même abri avant d’avoir pu s’enfuir.

La détermination de Claire pour sauver son bébé la pousse à partir aidée de Kate (Evangeline Lilly) et Rousseau pour retrouver l’abri ou se trouvaient les médicaments sensés sauver Aaron.

Les trois femmes retrouvent l’entrée de l’abri appartenant à Dharma initiative et tombent sur des réserves de médicaments et vêtements pour le moins mystérieux, tout comme la guérison de Aaron miraculeusement revenu à un état nominal.

Dans l’épisode 16 réalisé par Karen Gaviola sur un scénario de Christina M. Kim et Elizabeth Sarnoff, Locke (Terry O ‘Quinn) prend ses distances avec Jake (Matthew Fox) dans la stratégie d’interrogatoire du prisonnier Henry Gale (Michael Emerson) et fait entrer Ana Lucia (Michelle Rodriguez) dans le jeu.

La bouillante Latina demande à Gale de lui dessiner un plan menant jusqu’à son ballon échoué sur l’ile, ce que finit par faire le prisonnier qui dit y avoir également enterré sa femme.

Mais Ana Lucia n’en réfère pas à Locke ou Jake et prend l’initiative d’aller vérifier elle-même avec Sayid (Naveen Andrews) et Charlie (Dominic Monaghan) sous une pluie tropicale battante.

Du coté des flash backs, Sun (Yunjin Kim) revit en Corée ses difficultés conjugales avec Jin (Daniel Dae Kim) à qui aucun médecin n’ose avouer qu’il est infertile.

Le miracle semble pourtant opérer sur l’ile puisqu’un test de grossesse récupéré chez Sawyer (Josh Holloway) lui révèle qu’elle est enceinte, nouvelle qui comble de joie Jin qui comprend finalement que le problème venait de lui.


En conclusion, « Lost saison 2 , épisodes 15 et 16 » redescend de plusieurs crans par rapport aux précédents numéros, avec les déboires de Claire, emmêlée dans une confuse histoire d’enlèvement et d’infection de bébés à laquelle on ne comprend pas grand-chose, puis l’histoire de la grossesse miraculeuse de Sun, deux personnages ultra féminins auxquelles j’ai beaucoup de mal à m’identifier !

Pour tenir, reste l’affaire « Henry Gale » qui avance pour moi trop lentement même si on décèle déjà des talents importants de manipulateurs chez le prisonnier …

Lost saison 2, épisodes 15 et 16 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 22:10
A most violent year (Jeffrey C Chandor)

Film dont tout le monde parle actuellement, « A most violent year » de Jeffrey C Chandor est sur les écrans en ce début d’année 2015.

L’histoire se déroule en 1981 dans un New-York hautement criminogène ou la police peine à endiguer la violence de cette ville à l’époque réputée dangereuse et sale.

Abel Morales (Oscar Isaac) est un homme d’affaires latino-américain ayant réussi dans son entreprise de camion citernes mais qui dévoré d’ambition vise encore à s’agrandir en rachetant un terminal qui lui donnerait un accès privilégié aux voies maritimes.

Présélectionné par Josef (Jerry Adler) le propriétaire juif du terminal, il a un mois pour réunir un million et demi de dollars afin de signer le contrat.

Mais Abel est victime depuis quelques temps de harcèlement : en effet ses chauffeurs sont attaqués par des hommes de main ultra violents qui les passent à tabac et volent les camions pour siphonner le fioul qu’ils transportent.

Julian (Elyes Gabel) est l’un d’entre eux et termine à l’hôpital avec une mâchoire cassée.

Soucieux du bien-être de ses employés, Abel lui rend visite et le soutient tout en se montrant préoccupé de cette situation qui a semble-t-il un lien évident avec l’acquisition du terminal.

Sa femme Anna (Jessica Chastain), fille d’un gangster de Brooklyn ayant vendu sa société à Abel, est elle partisane de méthodes radicales répondant à la violence par la violence, tandis que Abel cherche lui absolument à rester dans la légalité.

Malheureusement pour lui, les ennuis s’enchainent lorsque le procureur Lawrence (David Oyelowo) lui annonce qu’il va le mettre en inculpation pour treize chefs d’accusation concernant des activités frauduleuses de sa société.

Abel fait front calmement, utilisant son avocat Andrew Walsh (Albert Brooks) et Anna pour préparer sa défense face à l’examen des comptes de son entreprise et refuse la proposition du président du syndicat des transporteurs Bill O’Leary (Peter Gerety), d’armer les chauffeurs pour verser dans l’auto défense.

Les menaces s’intensifient avec l’intrusion d’un homme dans la maison des Morales, qui est finalement mis en fuite par une intervention musclée d'Abel.

Les commerciaux de Morales sont également agressés et Julian qui reprend du service, se voit contraint de riposter au pistolet face à deux hommes armés qui l’agressent une nouvelle fois dans son camion bloqué par les embouteillages.

Paniqué par son acte, Julian fuit pour échapper aux policiers et devient de fait un hors la loi.

La fusillade à des conséquences lourdes pour Morales qui voit les banquiers effrayés retirer le prêt qui lui était accordé.

En situation plus que délicate, Abel se dispute violemment avec Anna qui a acheté un pistolet et qui se montre prête à s’en servir.

Une convocation par Bill des principaux directeurs des compagnies concurrentes ne donne rien, chacun niant toute implication dans les ennuis d’Abel.

Le temps tourne et tout en recherchant Julian en cavale pour le livrer à la police, Abel court à la recherche d’investisseurs capables de l’aider financièrement.

Son jeune frère accepte de l’aider ainsi qu’une compagnie concurrente mais ceci demeure insuffisant pour Abel qui se résout à demander sans succès de l’argent au puissant Peter Forente (Alessandro Névola).

Abel parvient finalement à remettre la main sur Julian et à le convaincre à se rendre à la police mais le chauffeur, très perturbé, prend une nouvelle fois la fuite au moment de se faire passer les menottes.

Au détour d’une agression, Abel piste les hommes ayant détourné un de ses camions et après une course poursuite haletante dans le no man’s land industriel de la ville, rattrape un des chauffeurs réfugié dans le métro, le frappe et parvient à lui faire avouer un indice montrant l’implication d’un de ses concurrents.

Abel le menace et l’homme plie, acceptant de lui remettre une somme suffisante pour le dédommager.

Après une conversation orageuse autour des comptes de l‘entreprise, Anna avoue à Abel qu’elle a détourné une partie de l’argent de son entreprise et qu’elle est prête à lui rendre pour arranger ses affaires, ce qu’il refuse catégoriquement et finit dos au mur par accepter pour remplir les conditions financières demandées par Josef.

Il peut donc se rendre au rendez vous et décrocher le fameux contrat qui va changer son existence.

Devenu le propriétaire du terminal, Abel voit Julian resurgir de sa cavale et incapable de supporter son échec se suicider d’une balle dans la tête.

L’histoire se termine lorsque Lawrence apparait à son tour, tentant compte à présent de la position dominante de Abel pour ouvrir la porte vers un « arrangement ».

En conclusion, « A most violent year » est un film de mafieux de facture finalement classique, porté par un Oscar Isaac surpuissant de charisme et par l’atmosphère crépusculaire enveloppante de l’hiver des bas quartiers New-yorkais.

Personnage à la frontière de l’illégalité, s’échinant pour ne pas salir sa vision du rêve américain à rester difficilement dans le droit chemin, Morales évolue dans un milieu corrompu et menaçant sans savoir précisément ce qui le menace, ce qui crée un climat de paranoïa aigu très prenant.

On se dit qu’avec des acteurs de ce niveau, une scénario aussi excitant et une telle atmosphère on flirte alors avec le chef d’œuvre, mais « A most violent year » déçoit dans sa fin, par l’absence de révélations précises sur la nature de la menace à laquelle se confronte le héros et le personnage de faire valoir sans grand intérêt de Julian, miroir sans intérêt de l’échec du self made man.

Malgré ces quelques défauts, « A most violent year » reste un très bon film, qui comblera les aficionados des films de gangsters des années 80.

A most violent year (Jeffrey C Chandor)
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 20:31
L’âme des guerriers (Lee Tamahori)

Détour vers un film qui a déjà plus de vingt ans, « L’âme des guerriers » de Lee Tamahori.

Principale originalité de ce film, son origine néozélandaise tout comme le roman d’Alan Duff ont il est issu.

Sorti en 1994, « L’âme des guerriers » se déroule donc à Auckland en Nouvelle-Zélande, en plein ghetto maori ou Beth Eke (Rena Owen) une mère de trois enfants, se débat avec un mari alcoolique et hyper violent Jake (Temuera Morrison).

Taillé comme Mike Tyson, Jake est une véritable brute passant son temps dans les bars ou il chante et picole avec ses amis maoris.

Il n’hésite pas ensuite à ramener ses fréquentations de bar dans sa propre maison pour des soirées arrosées.

Jake ne travaille pas, aime se faire servir par Beth qu’il considère comme sa bonniche et la frappe sauvagement lorsqu’elle le contrarie ou tarde à lui accorder ses faveurs sexuelles.

Un tel comportement ne tarde pas à rejaillir sur les enfants, Boogie (Taungaroa Emile) adolescent inquiété par la police pour une affaire de vol de voiture et glissant sur la pente savonneuse de la petite délinquance, Nig (Julian Arahanga) jeune homme perdu flirtant avec les gangs maoris ultra violents et enfin Grace (Mamaengaroa Kerr-Bell) jeune fille sensible passionnée par la lecture et l’écriture.

Boogie est placé par un juge pour enfants dans un foyer, Grace écœurée par cette violence flirte avec un garçon vivant dans l’épave d’une voiture et Nig préfère s’envoler dans la nature.

Mais Beth tente de faire front, de recoller les débris d’une vie volant en éclat et parvient à convaincre Jake de louer une voiture pour voir Boogie dans son foyer.

Pourtant, les belles intentions de Jake s’écrasent rapidement lorsque celui-ci fait une halte dans un bar, oubliant de fait le destin de son propre fils.

Présente dans la voiture, Grace vit comme un drame cette ultime reculade de sa mère et s’enferme dans sa solitude, ce qui exaspère son père.

Nig et Boogie suivent des voies différentes, le premier étant accepté dans un gang de maori renouant avec les spectaculaires tatouages tribaux, le second étant pris en main par un professeur Bennett (George Henare) qui lui enseigne le hakka et le respect de la culture maori.

Le rêve de Grace explose lorsque son oncle Bully (Cliff Curtis) la viole, la pauvre fille s’enfuie et incapable de parler à quelqu’un se pend dans le jardin familial devant un Jake abruti par la stupidité et l’alcool.

Effondrée, Beth rapatrie le corps de sa fille sur la terre de ses ancêtres maoris lors d’une cérémonie particulièrement émouvante.

Mais le journal intime de Grace trahit Bully pris à parti par Beth et Nig dans un bar, ce qui déclenche une nouvelle crise de folie de Jake qui le tue à coups de poings et de tessons de bouteille.

Finalement, Beth parvient à trouver le courage ultime de quitter son mari et part élever sa famille dans un environnement plus paisible.

En conclusion, « L’âme des guerriers » est un film pour moi irregardable en raison de son haut niveau de violence et de se noirceur absolue.

Le personnage de Jake est impossible à supporter, avec un mélange de machisme, de brutalité et de stupidité confinant à l’animal.

Les scènes de viols, tabassage (de femmes) sont révoltantes et montrent une face assez méconnu de l’Australie, celle plus violente d’une communauté maori misérable, en perte de repères et en cela comparable avec les parties les plus pauvres des afro ou latino américains regroupés dans les ghettos Nord-américains.

Difficile donc malgré son exotisme, de trouver un quelconque intérêt à ce film ultra violent et profondément déprimant.

L’âme des guerriers (Lee Tamahori)
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 10:55
Mère Cuba (Wendy Guerra)

Littérature d’Amérique latine avec « Mère Cuba » de Wendy Guerra.

Née en 1970, cet écrivain et poète cubaine nous propose par ce livre sorti en 2008 de comprendre à travers son histoire personnelle, une facette de la vie à Cuba.

L’auteur, appelée Nadia dans ce livre est l’animatrice d’une émission de radio libre à Cuba, ou elle donne la parole aux auditeurs et lit des poèmes parfois contestataires.

Par son action, Nadia ne fait que prolonger une tradition familiale d’artistes avec un père réalisateur dont les films sont surtout connus en Europe et une mère également animatrice de radio et écrivain sans jamais avoir rien publié.

La mère justement, Albis Torres est le personnage principal du livre puisque insaisissable et recherchée obsessionnellement par sa fille.

Inquiétée à Cuba en raison de ses activités, Nadia va donc mener un véritable jeu de pistes, utilisant les anciens amants et connaissance de Albis pour quitter son ile et se lancer à la recherche.

Lors d’un court séjour à Paris, elle a pour amant un espagnol Saul et retrouve la trace de Paulo, un ancien amant journaliste de sa Mère qui lui indique qu’elle se trouve à présent à Moscou avec un mari russe.

Nadia se rend sur place, découvre ce pays frère de Cuba dont elle connait déjà certains codes culturels et retrouve sa mère, atteinte de la maladie d’Alzheimer à un stade déjà avancée.

Après une nouvelle escale à Paris, Nadia couche avec Paulo dans une quête malsaine d’identification puis revient à Cuba pour s’occuper de sa Mère finalement rapatriée pour raisons de santé.

A Cuba son père décède et Nadia se rapproche de Lujo son amant de longue date.

Tout se mélange donc dans l’esprit de Nadia, drames personnels et souvenirs de Cuba ou le culte des héros révolutionnaires comme Che Guevara, Fidel Castro et Celia Sanchez est porté à son paroxysme, ou la vie est continuellement rationnée en raison de l’embargo américain et ou la censure s’exerce à tous les niveaux.

Elle découvre dans les archives de sa mère sa proximité avec Maria Sanchez, la compagne de Fidel et l’une des grandes dames de la Révolution cubaine.

La mort viendra finalement prendre sa mère sous la forme d’un suicide par noyade dans la mer.

Dévastée, Nadia trouvera un peu de réconfort avec Diego son amant d’enfance et terminera son voyage initiatique dans sa famille de Miami, seconde patrie de la communauté cubaine qui y a reproduit une partie de l’ambiance de la Havane.

En conclusion, « Mère Cuba » est un roman douloureux sur la quête d’une fille très influencée par l’ombre écrasante et insaisissable d’une mère par nature libre et instable.

Outre cet exercice cathartique souvent pénible, Guerra mélange pratiquement continuellement vie personnelle et histoire cubaine, ce qui sans connaissances préalables de la seconde partie rend parfois difficile la compréhension de la fine frontière entre Histoire et fiction notamment pour les longs passages consacrés à Celia Sanchez, devenue par la grâce de la littérature une quasi intime.

Plus intéressante car moins pesante est l’ode à Cuba, aux sensations, atmosphères, architecture, nourriture, musique … qui on le comprendra aisément voyagent partout avec l’écrivain lorsqu’elle se trouve à Paris, Moscou ou Miami.

Œuvre intime, parfois sensuelle, au rythme lent sinueux, « Mère Cuba » reste néanmoins trop profondément triste pour m’enchanter et me charmer.

Mère Cuba (Wendy Guerra)
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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 13:41
L'adversaire (Nicole Garcia)

Nous passons de l’univers de muscles virils de Rocky à celui plus feutré et subtil de Nicole Garcia pour « L’adversaire » film français sorti en 2002.

Adapté d’une histoire abominable mais vraie ayant déjà inspiré Emmanuel Carrère, celle d’un père de famille, Jean-Claude Romand ayant tué toute sa famille au début des années 90 car il ne supportait pas de leur avouer vingt ans de mensonges concernant sa vie de médecin à Genève, « L’adversaire » se déroule en Suisse ou Jean-Marc Faure (Daniel Auteuil), médecin chercheur à l’OMS, mène une vie en apparence paisible.

Jean-Marc a effet une belle femme Christine (Géraldine Pailhas) et deux enfants, mais est en réalité peu présent, passant de longues journées à son travail.

Très respecté, il fait parti des notables de la ville et entretient une belle relation d’amitié avec son ami Luc (François Cluzet), qu’il a connu à la Fac de médecine.

Pourtant peu à peu, un malaise s’installe, car en réalité Jean-Marc ne travaille pas à l’OMS ou il se rend pourtant chaque jour.

Il passe ses journées seul, errant à la cafétéria du centre, sur des parking d’aires d’autoroute, se rendant à des séminaires de médecine ou achetant une quantité impressionnante de revues spécialisés.

Le spectateur comprend donc assez rapidement que Jean-Marc n’est pas médecin et s’invente une vie qu’il n’a pas, dupant son monde.

Il vit en abusant de la confiance de ses parents, pillant leurs compte mais rapidement la pression sociale devient trop forte et le pousse à acheter une spacieuse maison plus conforme à son standing.

Pris à la gorge par ses dettes, Jean-Marc dupe son beau père (Bernard Fresson) en volant l’argent que celui-ci lui avait confié pour réaliser selon lui un placement hyper avantageux dans les banques suisses.

Lorsque ce dernier lui réclame son argent, Jean-Marc élude tout d’abord, s’inventant un séminaire surprise alors qu’il passe en réalité une semaine dans une minable chambre d’hôtel de l’aéroport.

Finalement, Jean-Marc est contraint d’assassiner son beau père en le faisant tomber d’une échelle.

Tout le monde croit à un accident et la famille Faure peut ainsi s’acheter la splendide maison de leurs rêves.

Pourtant au fil des petits incidents émaillant le quotidien, Christine se pose de plus en plus de question sur son mari, décelant de petits mensonges ou d’embarrassantes zones d’ombres lorsque d’authentiques médecins lui rapportent ne pas connaitre son mari.

Engoncé dans ses mensonges, Jean-Marc séduit de plus Marianne (Emmanuelle Devos) ex femme de son ami Rémi (François Berléand), un homme beaucoup plus âgé qu’elle.

Sensuelle et libérée, Marianne l’attire comme un aimant et pour obtenir ses faveurs, le terne Jean-Marc déploie le grand jeu, l’invitant dans des restaurants et voyages couteux.

La jeune femme ne se laisse pas séduire facilement pour autant un peu inquiétée par la personnalité sombre de son soupirant et rompt assez rapidement leur relation.

Lorsque Marianne touche une forte somme de son divorce, Jean-Marc ne peut résister à la tentation et accepte de placer l’argent, qu’il consomme à ses fins personnelles.

Bien entendu, Marianne ne tarde pas à réclamer l’argent que n’a plus son ex amant.

La situation de Jean-Marc semble sans issue et ses dettes semblent sans fin.

Acculé et très stressé, il prend une décision radicale : éliminer sa famille, sa femme et ses deux enfants qu’il abat froidement à coups de fusil de chasse.

Ce crime horrible est suivi du meurtre de ses parents, habitant seuls dans une maison isolée du Jura profond.

Pour terminer, Jean-Marc appâte Marianne par un diner chez Bernard Kouchner en région parisienne et la bloque dans une foret en pleine nuit.

Agressée à coup de bombe lacrymogène, la jeune femme échappe miraculeusement à la mort, Jean-Marc victime d’une absence renonçant in extremis à l’éliminer.

De retour chez lui, il met le feu à sa maison mais … survit au final bien que grièvement blessé.

En conclusion, « L’adversaire » est un film puissant et sombre, installant une atmosphère froide dans la beauté de l’hiver de la Suisse et du Jura.

Dans ses paysages splendides, se noue pourtant un drame sans retour, porté par d’excellents acteurs avec en tête un Daniel Auteuil en état de grâce, qui aurait pu selon moi largement avoir le césar voir plus.

Impossible de ne pas être hanté par ce personnage solitaire et torturé, dont le fort orgueil n’a jamais supporte l’échec et de décevoir ses parents, de modestes forestiers jurassiens.

« L’adversaire » rappelle combien certaines personnes mènent une double vie, affichant une façade de parfaite respectabilité devant la société, tout en masquant les terribles profondeurs de leur psychisme malade et ai pour moi à ce titre un authentique chef d’œuvre noir.

L'adversaire (Nicole Garcia)
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