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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 21:34
The devil put dinosaurs here (Alice in chains)

Fin de mois de Novembre oblige, Alice in chains est pour moi le parfait groupe pour quitter un automne finissant et trouver devant soi un hiver forcément déprimant.

Sorti en 2012, « The devil put dinosaurs here » confirme le retour des américains sur le devant de la scène et la stabilisation de William Duvall au poste de chanteur.

Entre « Black gives way to blue » sorti trois ans auparavant, Mike Starr le bassiste d’origine du groupe a trouvé la mort, plongeant Jerry Cantrell et sa bande dans un nouveau drame hélas plus que prévisible.

Avec sa pochette étrange évoquant la trouble passion du groupe pour les squelettes d’animaux en l’occurrence ici un bon vieux dinosaure, « The devil put dinosaurs here » débute par un « Hollow » combinant à merveille son massif de guitare, rythmiques lentes et mélodies vocales enivrantes pour s’enrouler tel un serpent sur de son fait, patiemment autour de l’auditeur pour ne lui laisser au final aucune chance.

Le ton est donc donné et avec un lancement aussi parfait on embraye sur « Pretty done » et « Stone » certes puissants mais un peu trop denses, lancinants et parfois répétitifs pour donner leur pleine mesure.

Il faut attendre « Voices » pour retrouver le Alice in chains acoustique jouant à merveille sur les émotions véhiculées par des mélodies élégantes et dépouillées.

Les prodiges de Seattle place ensuite un tube digne de leurs plus belles années avec « The devil put dinosaurs here » merveille d’harmonies vocales surnaturelles culminant en des refrains transcendants.

Après ce titre grandiose figeant le temps sur plus de six minutes hypnotiques, l’intensité chute sur « Lab monkey » et « Low ceiling » en comparaison beaucoup plus quelconques voir un tantinet linéaire et ennuyeux pour ce dernier.

On s’engouffre dans les sinuités de « Breath on window » et « Scalpel » aux refrains chauds, enveloppants et de belle qualité.

Difficile malgré la qualité des musiciens de ne pas trouver le temps long sur les sept minutes de « Phantom limb ».

Tout en prenant son temps, Alice in chains finit par nous emmener vers la fin du disque, composée du superbe « Hung on a hook » à la beauté ténébreuse et d’un « Choke » agréable mais un peu décevant pour une conclusion.

En conclusion, « The devil put dinosaurs here » est clairement un cran en dessous de son prédécesseur qui contenait des morceaux de classe supérieure.

Alice in chains parait en effet quelque peu en pilotage automatique, créant certes une musique toujours de bonne qualité avec le talent unique de compositeur de Cantrell et la voix si divine de Duvall, mais peine à se renouveler et à surprendre.

Uniquement composé de morceaux lents de plus de quatre minutes, « The devil put dinosaurs here » manque également parfois d’un zeste de punch et de vivacité à l’instar des meilleurs disques des cinq de Seattle.

On passera donc un moment agréable à son écoute sans crier cette fois au génie ni même à l’album majeur.

Dommage …

The devil put dinosaurs here (Alice in chains)
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 23:10
Anatomie de l'enfer (Catherine Breillat)

Changement radical d’ambiance avec « Anatomie de l’enfer » de Catherine Breillat, qui fit en son temps (2002) beaucoup parler de lui par la présence de la légende du cinéma pornographique, Rocco Siffredi, dit l’étalon italien et ses vingt quatre centimètres.

Dans « Anatomie de l’enfer » une jeune femme (Amira Casar) croise dans une boite de nuit homosexuelle un homme (Rocco Siffredi) qui la suit dans les toilettes pour la trouver en train de s’entailler les veines.

Sauvé in extremis, la femme est soignée par un pharmacien et effectue une fellation dans un parc en pleine nuit pour le remercier.

Avec son sperme sur la bouche, elle lui propose un marché, de le payer pour passer du temps avec elle et la regarder.

L’homme accepte et la rejoint dans une villa esseulée près de la mer.

Il la regarde sa dévêtir et un dialogue verbeux s’installe autour de la condition sexuelle de la femme.

L’homme est tout d’abord gêné, réticent, car préférant ouvertement les hommes, puis il s’approche goutant la mouille de la jeune femme.

L’exploration du corps de la femme se poursuit avec son vagin rose, son pubis aux poils sombres, drus et même son anus.

L’homme la barbouille de rouge à lèvre puis la prend avant de jouir précipitamment.

Effondré, il pleure.

Elle le console et le dialogue recommence.

Peu à peu, une relation se noue entre eux et l’homme de plus en plus fasciné par le corps blanc et brun de se femme, accepte de gouter ses menstrues et pire de lui faire l’amour alors qu’elle saigne abondamment.

Il retire ensuite son sexe couvert de sang.

Un beau jour, ayant obtenu ce qu’elle cherchait, la femme disparait ce qui plonge l’homme à présent amoureux, dans un désespoir sans nom.

Il erre seul dans la grande maison, recueillant précieusement la couverture tachée de sang.

Ainsi se termine cette courte histoire.

En conclusion, « Anatomie de l’enfer » est un film choc interdit au moins de 16 ans, qui a frôlé le classement en X.

Centré sur le désir, la chair mais surtout les fluides intimes (sang, larmes, sperme, mouille), il rebute plutôt qu’il ne séduit par ses dialogues ennuyeux et littéraires souvent incompréhensibles surtout lorsque Rocco s’exprime avec son fort accent italien.

Malgré la performance des acteurs, Rocco homme magnifique grand, élégant, bien bâti et incarnant par son sexe énorme la masculinité à l’état pure tombée de son piédestal pour révéler des faiblesses jusqu’alors inconnues, et Casar sans être franchement belle, recelant un charme sémite particulier et une audace certaine pour des scènes aussi extrêmes, « Anatomie de l’enfer » est un affreux film intello français jouant habilement de la nudité pour meubler un propos creux consistant à narrer les prétendues souffrances des femmes.

Un bon conseil : fuyez à toute jambes !

Anatomie de l'enfer (Catherine Breillat)
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 21:35
End of watch (David Ayer)

On reste dans le cinéma américain coupe de poing mais à plus petit budget avec « End of Watch » de David Ayer.

Sorti en 2011, « End of Watch » suit le quotidien de deux policiers du LAPD patrouillant sans relâche à South central, quartier le plus défavorisé et dangereux de Los Angeles.

Brian Taylor (Jake Gyllenhaal) est blanc, Mike Zavala (David Pena), latino et les deux sont de très proches amis, n’hésitant pas à se fréquenter en dehors de leurs heures de service et à se présenter leurs petites amies respectives, Janet (Anna Kendrick) et Gabby (Natalie Martinez) magnifique hispanique enceinte.

Cédant à la mode ambiante, Brian filme toutes leurs interventions avec son caméscope et adore taquiner Mike et vice et versa, notamment sur les mœurs des blancs et des hispaniques.

Ces plaisanteries souvent au dessous de la ceinture, servent à oublier le quotidien des patrouilles et la violence, la misère et le désespoir de South central.

Ici, Brian et Mike se font respecter en usant de leurs armes et si besoin de leurs poings, comme lorsque Mike prouve à Tre (Cle Shasheed Sloan) un membre d’un gang black qu’il peut le dérouiller à mains nues.

Dans des quartiers aux maisons délabrées, les gangs prolifèrent et s’entre déchirent entre latinos et black pour prendre le contrôle d’un bloc, agrandir leur territoire et leurs zones de distribution de drogue.

Brian et Mike séparent des disputes entre couples défoncés et violent, essaient de préserver les enfants de la violence conjugale et le policier blanc obtient même son heure de gloire auprès du commissariat lorsqu’il sauve un bébé d’une maison en flammes au péril de sa propre vie.

Ils interviennent même pour capturer un brute épaisse qui a planté un couteau dans l’œil de leur collègue Van Hauser (David Harbour) et laissé pour battue à mort une jeune recrue.

Les choses prennent cependant une autre tournure lorsque le duo arraisonne un latino membre d’un puissant cartel mexicain et découvre ensuite une horrible planque destinée à faire du trafic d’êtres humains.

Brian et Mike sont alors vertement remis à leur place par les agents du FBI qui les mettent en garde contre la dangerosité du cartel.

En effet, un puissant caïd, irrité du désordre mis dans ses affaires par les petits policiers locaux, commandite leur assassinat en faisant appel à une bande latina locale, composée de Big evil (Maurice Compte) , La la (Yahira Garcia) et Demon (Richard Cabral).

Armés de fusil d’assaut AK-47, le trio tend un guet apens aux policiers dans un glauquissime hangar et leur tire dessus.

Les policiers se barricadent chez une femme et son enfant, puis ripostent avec leurs pistolets pourtant surclassés par les armes automatiques des gangsters.

Après avoir réussi à forcer une sortie, Brian et Mike tombent sur un tir nourri dans une impasse et chutent, le corps criblé de balle.

Les gangsters triomphent mais se font ensuite massacrer par les policiers venus en renfort.

Grièvement blessé, Brian survit pourtant et assiste au discours hommage à son coéquipier.

En conclusion, « End of Watch » est un excellent film policier permettant de réaliser une plongée en apnée profonde dans South central, un des quartiers les plus dangereux de Los Angles, un quartier noir et latino, désespérant de bêtise et de violence.

Difficile de croire qu’une ville, un état voir un pays aussi riche puissent abriter un univers pareil qui n’a rien à envier au tiers monde mais pourtant ceci constitue le revers de la médaille du modèle américain.

Film à la gloire des policiers de terrain, les flics locaux patrouillant courageusement dans des lieux contrôlés par des gangs, « End of Watch » réserve son lot d’adrénaline et de sensations fortes, servi en cela par un duo d’excellent acteurs attachants et complémentaires.

Attention cependant, certaines scène demeurent à la limite de l’(in)supportable et rendent le film déconseillé aux âmes sensibles.

Les esprits chagrins nuanceront peut être le tableaux en soulignant également la violence, le racisme et la corruption de la police, mais je pense qu’il est bon de temps en temps que des films comme « End of Watch » voient le jour.

Salutaire !

End of watch (David Ayer)
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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 20:11
Cloverfield (Matt Reeves)

Le cinéma revient en force avec « Cloverfield » de Matt Reeves.

Sorti en 2008, « Cloverfield » est un film particulièrement gonflé qui démarre à New-York par une soirée entre étudiants pour fêter le départ de l’un d’entre eux Rob Hawkins (Michael Stahl David) pour le Japon.

Son ami Hud (TJ Miller) a la curieuse idée de tout filmer caméscope à l’épaule et se mu en reporter parfois intrusif pour recueillir les réactions de ses amis, Lily Ford (Jessica Lucas) sublime métisse, son frère Jason (Mike Vogel) et même la taciturne Marlena Diamond (Lizzy Caplan).

Un mini drame éclate lorsque Rob se fâche avec Beth Mc Intyre (Odette Yustman) son ex petite amie alors qu’elle s’affiche à la soirée avec un autre garçon.

La soirée vire à l’orage et toute le monde comprend la nature des relations amoureuses unissant les deux jeunes gens.

Pourtant un évènement hors du commun va venir ramener ses querelles au rang de dérisoire, un immense tremblement de terre secoue la ville et on peut observer des fenêtres les immeubles du centre ville s’embraser et s’écrouler.

Paniqués, les jeunes gens fuient pour sauver leur vie et dans la confusion Rob perd de vue Beth.

Il court avec Lily, Jason et Marlena tandis que Hud filme toute la scène.

Ils rencontrent des gens apeurés, blessés, canalisés par la police vers le pont de Brooklyn.

L’armée intervient face à ce qui ressemble à une énorme créature de la taille d’un building qui résiste aux tirs de tanks et de bazooka.

Pire que cela, l’immonde chose semble capable de lâcher sur la ville des créatures insectoides de la taille de chiens, dotées de capacités de tuer des humains à l’aide de leurs griffes et crocs.

Sur le pont la situation vire au drame lorsque la créature provoque son effondrement et la mort de Jason emporté par la chute.

Surmontant la mort de son frère, Rob se focalise sur Beth, coincée sous les décombres de son immeuble.

Il devient alors obsédé par l’amour de sa vie et prend la décision de retourner dans le centre ville pour la secourir.

Bravant tous les dangers, Rob entraine ses amis dans les couloirs désaffectés du métro pour tenter d’éviter les créatures mortelles.


Mais il comprend trop tard qu’elles ont également investi les sous sols.

Une féroce lutte s’engage dans la nuit et le quatuor parvient à sauver sa vie, même si Marlena, mordue par un des monstres, meurt atrocement malgré les secours des militaires.

Rob parvient à convaincre le lieutenant colonel Graff (Chris Mulkey) de le laisser passer vers le centre et ce dernier tout en lui disant que l’armée va sans doute raser la zone, lui donne un point de ralliement pour une extraction par hélicoptères.

Réduits à trois, les amis parviennent jusqu’à l’immeuble de Beth partiellement écroulé.

Dopés par la volonté inébranlable de Rob, ils parviennent à grimper sur un immeuble attenant et à passer sur celui de Beth.

Ils trouvent la jeune femme inconsciente l’épaule percée par une barre de fer.

Au courage, Rob l’extrait de ce piège mortel et la ramène avec ses amis.

Avec l’évacuation par hélicoptère et le bombardement de la bête par un avion furtif, on se prend à rêver de la fin du cauchemar, mais celle-ci surgit des flammes et s’arrange pour faire chuter l’appareil emportant les amis.

Lily périt vraisemblablement dans le crash, Hud est massacré par le monstre mais Beth et Rob survivent en se cachant dans un tunnel de Central park.

Se sachant condamnés par la destruction imminente du centre de la ville, ils témoignent une dernière fois sur la caméra de Hud.

En conclusion, « Cloverfield » est une véritable petite bombe de film catastrophe hyper réaliste, prenant aux tripes et mettant mal à l’aise par son coté 11 Septembre sans expliquer une seule seconde la nature exacte du châtiment s’abattant sur cette bonne vielle ville de New-York.

Le film vous happe dans son scénario diabolique, bien aidé en cela par de fantastiques effets spéciaux et par de vicieux flash back évoquant l’intimité de Rob et Beth en ballade au bord de mer à la foire de Coney island.

Autre innovation majeure, la réalisation caméra à l’épaule, est pour beaucoup dans le coté nerveux et brut de décoffrage du film.

Fort de tous ses atouts, « Cloverfield » fait oublier la médiocrité de ses acteurs, à l’exception de la sublime Jessica Lucas et offre un spectacle moderne parfaitement réjouissant.

Bienvennu au XXI ième siècle !

Cloverfield (Matt Reeves)
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 10:23
Il était une fois la révolution (Sergio Léone)

Il manquait ici le dernier western et film majeur de Sergio Léone, « Il était une fois la révolution ».

Sorti en 1971, peu après la glorieuse trilogie du dollar, « Il était une fois la révolution » se déroule également dans l’Ouest américain du début du XX ième siècle mais coté Mexique, en pleine révolution de Pancho Villa et Zapata.

Juan Miranda (Rod Steiger), chef d‘une bande de voleurs, se fait passer pour un paysan égaré et abruti pour se faire embarquer sur une diligence ou se trouvent des bourgeois mexicains qui le tancent.

Il fait le dos rond, encaissant leurs sarcasmes, avant de lancer sa bande à l’assaut, tuant les gardes, détroussant les hommes et abusant de la seule femme du voyage.

En pleine ripaille avec ses hommes près de la diligence dépouillée, Miranda fait la connaissance d’un homme étrange et solitaire, John Mallory (James Coburn), expert en dynamite.

Se sentant en position de force Miranda tire sur sa moto mais Mallory réplique en faisant exploser la diligence, ce qui impressionne le chef à tel point qu’il lui propose de se joindre à lui pour faire le casse d’une banque dans la ville de Mesa verde.

Mallory qui est un révolutionnaire irlandais, refuse l’offre mais est finalement rattrapé par Miranda, qui le contraint après l’assassinat de capitaine de l’armée mexicaine à le rejoindre.

Lors du trajet en train menant à Mesa verde, Miranda est reconnu par deux policiers et ne doit son salut qu’à l’intervention d’un homme le Docteur Villega (Romolo Valli) qui l’aide à se débarrasser de ses poursuivants.

En réalité, Villega est un révolutionnaire mexicain soutenant Pancho Villa et embrigade Miranda et Mallory dans une tentative de coup d’état.

Les deux voleurs s’arrangent pour se faire affecter à la prise de la banque de Mesa verde, et avec les explosifs de Mallory et les hommes de Miranda, les soldats finissent par céder.

Une fois dans la salle de l’or, Miranda comprend trop tard que la banque a été vidée et transformée en prison politique.

Miranda est alors acclamé malgré lui par les révolutionnaire sous l’œil goguenard de Mallory.

En cavale avec les autres révolutionnaires, Mallory et Miranda font une halte près d’un pont pour attendre leurs poursuivants, lourdement armés et dirigé par le colonel Gutierez (Antoine Saint John).

Ils prennent les soldats dans un parfait guet apens, les massacrant à la mitrailleuse depuis une position surélevée et achevant le travail en faisant exploser le pont.
Gutierez survit néanmoins à l’assaut et devient l’ennemi personnel du duo crimino-révolutionnaire.

Malheureusement le répression de l’armée est terrible, les opposants sont capturés et torturés et Villega, finit par craquer, livrant ses propres hommes au peloton d’exécution.

Mallory observe discrètement la scène, revivant son propre passé révolutionnaire lorsque son meilleur ami Sean Nolan (David Warbeck) l’a sous la pression de la torture dénoncé, ce qui l’a conduit à l’abattre.

La bande de Miranda est massacrée, ce qui cause une vive douleur au chef, car la plupart de ses membres étaient ses enfants.

Les exécutions de masse se succèdent, les corps étant entreposés dans des fosses communes.

Miranda est lui-même arrêté et sauvé in extremis de la mort par Mallory et ses explosifs sous l’œil haineux de Gutierez.

Finalement rejoints par le général Santerna (Rik Battaglia) allié de Villega, le duo peut lancer une opération d’envergure contre Gutierez en lançant un train bourré d’explosif contre son propre train transportant ses troupes.

Dans la locomotive lancée à toute allure, un monologue éclate entre Mallory et Villega qui reproche à ce dernier sa trahison.

Pétri de remords et de honte, Villega reste dans la locomotive et se fait exploser avec elle.

Une immense fusillade éclate alors entre les soldats rescapés du crash et les révolutionnaires de Santerna.

Malheureusement Mallory est grièvement blessé par Gutierez lui-même abattu par Miranda.

Avant de mourir dans les bras de son ami, l’irlandais revoit les derniers instants heureux avec sa petite amie (Vivienne Chandler) et Sean.

En conclusion, « Il était une fois la révolution » est assurément un film portant la marque du maestro italien mais est par comparaison moins fou, baroque et cynique que la trilogie du dollar.

On retrouve certes la thématique de anti héros opposés mais complémentaire, le pure brigand cupide sans foi ni loi et l’ex révolutionnaire torturé, se trouvant pris malgré eux dans les tourments de l’Histoire et apportant contre toute attente leur pierre à l’édifice mais il souffle sur « Il était une fois la révolution » un léger parfum de classicisme et de déjà vu.

Certes les acteurs sont bons sans avoir l’aura des Eli Wallach, Clint Eastwood ou Lee Van Cleef, certes Enio Morricone livre sa prestation habituelle mais sa musique est moins obsédante moins hypnotique qu’à l’accoutumée.

Se voulant plus ambitieuse intellectuellement avec une dimension politique, cette œuvre ne parvient pas paradoxalement à emporter autant que les plus grands chefs d’œuvres du maitre, c’est donc pour cela que je la classe loin derrière la trilogie du dollars et le magistral « Il était une fois en Amérique ».

Il était une fois la révolution (Sergio Léone)
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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:05
Addictions (Satan jokers)

Lorsqu’on se penche sur l’histoire du hard rock français, on se heurte assez rapidement à un vide et en dehors de Trust, aucun nom de vient forcément à l’esprit.

Pourtant au début des années 80, Satan jokers fut l’une de ces courageuses tentatives d’adaptation de cette musique qualifiée d’extrême en France, avant de jeter l’éponge au bout de deux albums.

Son fondateur, Renaud Hantson, batteur émérite, se distingua comme compositeur dans diverses comédies musicales à succès (Notre dame de Paris, La légende de Jimmy ou Starmania) avant à la fin des années 2000 de revenir à ses premiers amours de reformer les Satan jokers.

En 2011 sort « Addictions » troisième effort de la nouvelle mouture du groupe formé de Hantson (chant/batterie), Pascal Mulot (basse), Michael Zurita, Olivier Spitzer (guitares).

Avec sa pochette passe partout peu attirante, « Addictions » débute par « Reine cocaïne » qui superpose maladroitement guitares lourdes et chant suraigu assez caricatural.

Après presque trois minutes de souffrance, on est soulagé de passer à « Dealer (docteur vice) » qui si il continue de pécher par un son cafouilleux, pose néanmoins de solides et dynamiques refrains.

Vous l’aurez compris, cet album concept sombre qui se centre sur les problèmes de drogues du chanteur-leader continue sur la même ligne avec « Substance récompense » qui tente de dompter un peu sa fougue pour un résultat plus calme et mélodique.

Le son reste lourd, quasiment néo-metal, et Hantson met enfin en avant son talent de song writer pour glisser un « Euphorie » assez habile.

Malgré son punch et son engagement, « Appétit pour l’autodestruction » passe avec le même sentiment de fouillis et la ballade « Une semaine en enfer » vient comme une belle respiration douce amère.

On s’ennuie ferme sur le lent et sinueux « Effet parano », lève un sourcil plutôt intéressé sur « Detox » plombé toutefois par un son d’une grande lourdeur et un chant difficilement audible.

Une nouvelle ballade assez mièvre « Lune de miel » plus loin et les Satan jokers placent un nouveau mid tempo heavy metal équilibré et fluide « Mephedrone ».

On se traine péniblement sur « Puzzle cérébral » longue agonie de près de quatre minutes et arrive enfin à la fin du disque composé de l‘horrible « Chute, rechute » et d’un ultime titre speed cacophonique « Ma vie sans ».

En conclusion, foin de nostalgie ou de nationalisme, « Addictions » de Satan jokers est un bien mauvais album à peine écoutable.
En cause principalement une production de qualité médiocre et en second le désintérêt total pour les problèmes de dépendance du chanteur.

La puissance du feu du disque est en effet importante, la plupart des tempo sont rapides voir très rapides avec un influence heavy-speed marquée mais tentent également d’intégrer l’aspect massif du néo des années 2000 avec une lourdeur dans les riffs.

Le mélange ne prend pas très bien mais le pire est le chant de Hantson, très caricatural du heavy des années 80 mais mal mixé, mal intégré à la musique et surtout incompréhensible.

Coincé entre des influences traditionnelles et un penchant compréhensible pour coller à son temps, « Addictions » se plantent pour moi complètement sur le fond et la forme.

On se dit donc dès fois, que le relatif anonymat de ce type de groupe peut être justifié !

Addictions (Satan jokers)
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 22:55
Ted (Seth Mc Farlane)

Changement de registre avec la comédie « Ted » de Seth Mc Farlane.

Sorti en 2012, « Ted » raconte à Boston, la vie de John Bennett (Mark Wahlberg), employé dans une compagnie de location de voiture, vivant toujours à trente cinq ans avec son ours en peluche Ted (voix de Joey Starr), doué de vie après un curieux vœux exprimé une nuit d’orage étant enfant.

Compte tenu de ses étonnantes propriétés et d‘un sens aigu de la répartie, Ted est rapidement devenu une star des années 80, participant à des shows télévisés, avant de tomber ensuite logiquement dans un relatif anonymat.

Avec le temps, l’esprit de l’ours a évolué et exerce à présent une influence assez peu positive sur John, en le poussant à fumer du haschisch, à boire des coups et à regarder des vieux films des années 80, dont le kitschissime « Flash Gordon » dont-ils sont tous les deux grands fans.

Mais John a à présent une petite amie, Lori Collins (Mila Kunis) qui malgré un caractère des plus compréhensifs, voit au bout de quatre ans sa relation stagner.

Incapable de décisions matures et soumis à l’influence de Ted, volontiers vulgaire et amateur de prostituées, John comprend qu’il est en passe de perdre Lori qui ne pourra pas supporter longtemps ce rythme de vie.

Il prend alors la décision courageuse de se séparer de Ted en le poussant à prendre son indépendance via un travail de caissier et un appartement séparé du couple.

Mais le colérique Ted parait incorrigible, séduisant Tami-Lynn (Jessica Barth) une plantureuse collègue caissière et couchant avec elle dans le réserve et entraine un John bien peu résistant dans une soirée de folie aux cotés du mythique Sam J Jones, interprète principal de Flash Gordon aux faux airs l’âge venant de Dolph Lundgren.

Malgré le poids des ans, Jones demeure encore plein de vigueur et entraine ses nouveaux amis dans la défonce à la cocaïne et dans une improbable bagarre contre un voisin asiatique insupporté par le tapage nocturne.

C’en est trop pour Lori qui rompt avec John et se rapproche sans conviction de son patron, Rex (John Mc Hale) qui la poursuit de ses assiduités.

Désespéré, John tente de se faire aider par Ted qui jouant de sa proximité (?) avec la chanteuse Norah Jones, lui arrange une tribune dans un de ses concerts auquel Lori et Rex assistent également.

La prestation de John est catastrophique mais émeut suffisamment Lori pour lui faire changer d’avis au grand dam de Rex.

Mais un autre péril guette Ted, qui est la proie d’un psychopathe fan de lui depuis les années 80, Donny (Giovanni Ribisi).

Aidé de son fils Robert (Aedin Mincks), Donny enlève Ted et le séquestre dans une maison glauque du centre ville.

Soumis à des tortures de la part de l’affreux gamin, Ted parvient à appeler John mais est repris par la vigilance de Donny.

Mais John qui avait déjà été contacté par Donny et son fils pour qu’il leur cède Ted se rappelle de leur adresse et fonce avec Lori pour le secourir.

Après une course poursuite en voiture, l’action se termine dans un stade de base ball ou Ted, sérieusement endommagé par une chute est donné pour mort.

Malgré leur chagrin, John et Lori parviennent à sauver leur ami en rembourrant son ventre et en espérant de toute leur âme à sa résurrection.

C’est avec un Ted plus mature et intégré au bonheur du couple que se termine alors ce film.

En conclusion, « Ted » est une grosse pantalonnade non destinée aux enfants car basée sur la provocation et l’éclatement du mythe de l’ours en peluche synonyme de douceur et d’innocence enfantine.

Mc Farlane en fait des tonnes dans la lourdeur et la vulgarité, avec cet ours toxico, dragueur, grossier et bagarreur, affublé de surcroit de la voix irritante du rappeur Starr.

On ne peut pas dire non plus que le Wahlberg et son physique de Stephan Edberg gonflé aux stéroïdes sortent particulièrement grandi de l’épreuve.

Avec quelques rares scènes permettant de sourire en évoquant la nostalgie des années 80 (Star wars, Flash Gordon, K-2000, Indiana Jones, ET) et la participation d’un Sam Jones déjanté, le film aurait pu pourtant prétendre à mieux, mais ne peut rien faire de plus que se vautrer dans sa provoc facile et l’extrême maigreur de son scénario.

Il semblerait donc que même le bastion de l’enfance soit soumis au cynisme et à la corruption de notre époque ?

Ted (Seth Mc Farlane)
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 17:55
Lost saison 1, épisodes  23, 24 et 25 (Jeffrey Jacobs Abrams)

On termine la première saison avec « Lost saison 1, épisodes 23, 24 et 25 ».

Dans l’épisode 23 écrit par Leonard Dick et Carton Cuse puis réalisé par Jack Bender, Danielle Rousseau (Mila Furlan) dit la Française fait irruption sur la plage et avertit les survivants de l’arrivée imminente de ce qu’elle appelle les Autres, un groupe représentant une menace pour eux.

Leur arrivée est annoncée par une fumée noire.

Sans comprendre réellement la nature exacte de la menace, Jake (Matthew Fox) juge plus prudent d’écouter la Française et décide d’ouvrir coute que coute la trappe afin de s’y réfugier.

Cette annonce et les conseils du scientifique Leslie Artz (Daniel Roebuck) qui juge les courants favorables, précipitent également les préparatifs de Michael (Harold Pineau Jr) pour mettre à flot son radeau.

Les quelques problèmes techniques notamment la fracture de son mat lors de son déplacement, retardent encore le moment de la fuite, mais Sawyer (Josh Holloway) redouble d’efforts pour reconfectionner un mat et gagner ainsi le respect de Michael.

Avant de quitter son rival Jake, Sawyer lui confie en guise de cadeau, avoir rencontré son père dans un bar australien, et lui répète tout le bien qu’il pensait de son fils avant de mourir.

Sayid (Naveed Andrews) complète leur équipement avec un radar et un pistolet d’alerte, ne disposant hélas que d’une seule fusée éclairante.

Ecoutant toujours les divagations de Rousseau, Jake, Kate (Evangeline Lilly), Locke
(Terry O ‘Quinn) et Hurley (Jorge Garcia) s’enfoncent dans la jungle pour trouver des explosifs et ainsi ouvrir l’inviolable trappe.

Artz qui se revendique comme un expert, les accompagne pour leur prodiguer ses conseils.

Croyant tomber sur un rocher noir, ils découvrent en réalité un vieux navire à voile transporteurs d’esclaves mais rempli également de dynamite.

Les flash backs s’entremêlent, Jake fraichement divorcé rencontrant une belle hispanique Anna Lucia (Michelle Rodriguez) à l’aéroport, tandis qu’on apprend que Sawyer a été expulsé d’Australie après frappé un ministre dans un bar.

On termine dans les deux derniers épisodes toujours écrits et réalisés par la même équipe, par l’exploration du Rocher noir et la délicate extraction de bâtons de nitroglycérine.

Malgré sa prudence, Artz paye le prix fort et explose littéralement sous les yeux horrifiés de ses camarades.

Jake et Locke s’organisent alors pour prendre la relève et parviennent au prix de gros efforts à acheminer en sécurité la dynamite près de la trappe.

Mais cette victoire est de courte durée, car l’abominable monstre géant refait surface, happant Locke parti courageusement à sa rencontre.

Le vieux baroudeur ne doit sa survie qu’à Jake, qui le retient in extremis au dessus d’un trou béant, et expédie un bâton de dynamite pour mettre en fuite le monstre.

L’équipe partie en mer, composée de Michael, Walt qui a confié son chien à Shannon (Maggie Grace), Sawyer et Jin (Daniel Dae Kim), s’élance par temps calme, voguant vers les courants sensés les porter vers des routes maritimes plus fréquentées pour trouver du secours.

L’invraisemblable Rousseau profite de la confusion de l’arrivée des Autres pour dérober Aaron, le bébé de Claire (Emilie de Ravin) après l’avoir assommée d’un coup de crosse de son fusil.

La tension est alors à son paroxysme et pousse, Sayid et Charlie (Dominic Monaghan) armés de pistolets automatiques à foncer dans la jungle à sa poursuite.

Charlie est blessé par un des redoutables pièges de la française mais continue courageusement la poursuite.

Leur ténacité paye puisque Rousseau accepte sans violence de leur restituer le bébé, avant de s’enfoncer se cacher dans la jungle pour échapper aux Autres.

Malheureusement en cours de route, Charlie a trouvé les icones religieuses remplies d’héroïne et est à nouveau tenté par ses vieux démons.

L’action se précipite alors, Jake et Locke parvenant à faire exploser la trappe à coups de dynamite malgré les mises en garde de Hurley qui a vu la combinaison fatale de nombres amenant les catastrophes, mais pire que cela, les naufragés du radeau voient leurs efforts réduits à néant, lorsque pensant être secourus par un petit navire de pécheurs, ils sont attaqués par des pirates qui dérobent Walt et jettent à l’eau les autres rescapés.

Quelques flash back viennent agrémenter le dernier épisode déjà riche en rebondissements, Hurley dans une course poursuite frénétique à l’aéroport pour attraper son avion en luttant contre un sort décidément peu favorable, Charlie se délaissant à grand peine d’une groupie toxicomane et violente, Sayid prit à tort pour un terroriste par une manipulation de Shannon, et enfin Jin, traqué jusqu’à l’aéroport par un des hommes de l’affreux Paik, son beau père mafieux.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 23, 24 et 25 » culmine dans sa dernière ligne droite, particulièrement réussie.

Les histoires s’entremêlent et l’action s’accélère, pour le plus grand plaisir du spectateur.

On se prend en raison des flash backs à s’attacher aux personnages principaux et à leurs blessures internes, notamment Jake le leader courageux, Sawyer le rebelle écorché vif sans oublier Sayid, l’un des plus riches en raison de ses origines militaires et arabes.

Rendons également hommage à Boone, disparu avec les honneurs de cette première saison et dont la présence flotte encore sur sa sœur Shannon.

Locke reste le plus mystérieux, le plus mystique et aussi parfois le plus agaçant en raison de son coté omniscient.

Difficile également de comprendre réellement qui est Kate …

Du coté de l’intrigue, tous les ingrédients sont en place : présence d’une autre groupe invisible forcément hostile, d’une rescapée solitaire à moitié folle, d’épaves (avion, navire) retrouvées peu à peu, mais également d’un monstre terrifiant insaisissable …

Fort logiquement, le spectateur ne peut qu’être taraudé par l’envie de découvrir la seconde saison !

Lost saison 1, épisodes  23, 24 et 25 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 17:39
Lost saison 1, épisodes  21 et 22 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 21 et 22 ».

Dans l’épisode 21 écrit par Leonard Dick et Carton Cuse puis réalisé par David Grossman, Locke (Terry O‘Quinn) après la mort de Boone (Ian Somerhalder) et surtout ses multiples mensonges, est soumis à une intense pression de Jake (Matthew Fox) et Shannon (Maggie Grace) qui cherche elle le faire tuer en dérobant les pistolets du marshal pourtant dissimulés dans une mallette et les confie à Sayid (Naveed Andrews).

Locke conduit Sayid à l’emplacement de l’avion ou Boone a trouvé la mort, et après lui avoir montré les sachets de drogue cachés dans les icones religieuses, lui révèle qu’il l’a lui-même assommé lorsqu’il cherchait à localiser le signal de détresse de la française Rousseau.

Sous la pression de Shannon et de Jake, Locke leur montre l’endroit ou se trouve l’inexpugnable trappe, ce qui plonge le groupe dans une intense perplexité.

En parallèle, un passionnant flash back se centre sur Sayid, transfuge de l’armée irakienne, forcé par la CIA a infiltrer un réseau terroriste islamique australien en bénéficiant d’une vieille amitié avec Essam Tasir (Donnie Keshawarz), un ancien camarade de fac.

Obligé de coopérer pour retrouver son amour Nadia, Sayid obtempère et retrouve Essam dans une mosquée australienne.

Ses capacités militaires et sa proximité avec Essam lui permettent de pénétrer assez facilement la petite cellule terroriste dirigée par Haddad (Dariush Kashani).

Lorsque Essam lui annonce vouloir/devoir se faire exploser dans un acte kamikaze, Sayid demande à la CIA d’intervenir, mais celle-ci refuse, annonçant qu’il est pour leur stratégie, nécessaire qu’il aille au bout de son acte.

Dans un tête à tête intense dans une camionnette, Sayid révèle à son ami sa condition d’agent de la CIA et celui-ci ne le supporte pas, préférant se suicider que d’accepter l’affront d’avoir été trahi pour une femme.

L’épisode 22 écrit Javier Grillo-Marxuach par et réalisé Tucker Gates, montre une féroce compétition entre Kate (Evangeline Lilly) et Sawyer (Josh Holloway) pour embarquer sur le radeau construit par Michael (Harold Perrineau Jr ).

Lorsque ce dernier est victime de malaise après que son eau ait été empoisonnée, les soupçons se portent tout d’abord sur Sawyer, méchant idéal, avant que celui-ci menacé d’être évincé, ne se rebiffe et charge Kate, en révélant son passé de criminel et une tentative d’usurpation d’identité pour se refaire une nouvelle vie hors de l’ile.

Ecœuré, Michael écarte Kate sans se douter que c’est en réalité Sun (Kim Joon Jim) qui a voulu empoisonner son mari Jin (Daniel Dae Kim) afin qu’il reste sur l’ile.

Seul Jake comprend la manœuvre mais garde le silence.

De son coté, le jeune Walt (Malcom David Kelley) qui doit également embarquer, s’explique avec Locke puis avec son père, en lui révélant avoir mis le feu au premier radeau.

Les traditionnels flash backs se concentrent sur Kate, qui bien qu’en cavale, cherche à faire passer à sa mère gravement malade un scanner en bénéficiant de la complicité de son amour d’enfance Tom Brennan (Mackenzie Austin) médecin et marié.

Après avoir observé un curieux rituel consistant à déterrer un avion jouet et écouter une vieille casette audio scellant leur liaison, Tom accepte par amour d’aider Kate mais l’opération se passe mal.

Découverte, Kate agresse un policier et se retrouve prise en chasse dans la voiture de Tom, qui l’accompagne dans une folle virée sous les balles des policiers.

Tom trouve la mort dans cette folie et le Marshal chargé de l’acheminer depuis les Australie aux Etats-Unis, ne manque pas d’insister cruellement sur cette lourde responsabilité qui pèse sur ses épaules.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 21 et 22 » marque quelque peu un ralentissement dans la progression de l’histoire pour se centrer sur deux personnages majeurs mais depuis quelques temps en retrait : Sayid et Kate.

Si le premier demeure passionnant en raison de son implication dans l’infiltration de groupes terroristes et d’une trahison d’une ancienne amitié pour l’amour vacillant d’une femme, la seconde est plus convenue et étrange, avec un parcours de fugitive difficile à suivre.

Pas assez donc d’avancées majeures à mon gout et une attente enfiévrée des deux derniers épisodes de la série !

Lost saison 1, épisodes  21 et 22 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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10 novembre 2014 1 10 /11 /novembre /2014 16:35
Lost saison 1, épisodes  19 et 20 (Jeffrey Jacobs Abrams)

« Lost saison 1, épisodes 19 et 20 ».

Dans l’épisode 19 écrit par Damon Lindelof et Carton Cuse puis réalisé par Robert Mandel, Locke (Terry O‘Quinn) et Boone (Ian Somerhalder) s’échinent comme des beaux diables pour ouvrir la maudite trappe enfouie dans la jungle qui résiste à leurs inventions les plus sophistiquées.

Blessé à la jambe au cours d’une tentative, Locke se replonge dans son passé, voyant le retour de sa mère Emily (Swoosie Kurtz) psychologiquement perturbée qui lui révèle l’identité du père qu’il n’a jamais connu : Anthony Cooper (Kevin Tighe).

Dès lors, Locke n’a de cesse de reprendre contact avec lui et le retrouve dans une villa cossue californienne.

Féru de chasse, l’homme se montre plutôt affectueux à l’égard de son fils qui frôle tout de même la soixantaine mais son insuffisance rénale force Locke a prendre une décision courageuse, lui donner un rein.

Malheureusement à son réveil, Locke découvre qu’il a été manipulé par son père qui cherchait juste un donneur, avec la complicité de sa mère.

Le choc est d’une violence inouïe et la réalité le ramène brutalement sur l’ile ou il découvre avec Boone un avion écrasé.

L’exploration de la carcasse métallique perchée sur une falaise est confiée à Boone plus valide que son mentor, et le jeune homme découvre que l’avion appartenait à des trafiquants des drogues transportant leur marchandise dans des statues de vierges.

Lorsque Boone tente de faire marcher la radio pour lancer un SOS, l’avion bascule et s’effondre une vingtaine de mètres plus bas.

Locke prend alors sur lui pour ramener son ami grièvement blessé au camp.

Dans l’épisode 20 écrit par Janet Tamaro et réalisé par Stephen Williams, Jack (Matthew Fox) est mis à rude épreuve entre son obstination à sauver Boone, qui a une jambe brisée et un poumon perforé et l’accouchement surprise de Claire (Emilie de Ravin) en pleine jungle.

Il effectue alors une transfusion de son propre sang pour tenter l’impossible, assisté par la courageuse Sun (Kim Yoon Jin) tandis que par un cruel hasard, sa demi sœur Shannon (Maggie Grace) et amour de sa vie file le parfait amour sur plage avec Sayid (Naveed Andrews).

Un flash back centré sur Jack le montre en phase de se marier avec une de ses ex patientes Sarah (Julie Bowen) sous l’œil bienveillant de son père Christian (John Terry).

Au final, malgré son acharnement, Jake doit se résoudre à l’évidence et est arrêté in extremis dans sa volonté d’amputer le malheureux Boone qui lui révèle les mensonges de Locke concernant son accident, la présence de l’avion et surtout de la trappe.

Bonne meurt finalement tandis que Claire donne naissance à un bébé, Aaron.

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 19 et 20 » est une cuvée particulièrement prenante et émouvante.

Bien sur la mort de Boone se montre particulièrement poignante, tant ce personnage certes mineur, força le respect par son courage, sa volonté de chasser, explorer et secourir le groupe.

Sa disparition laisse Shannon bouleversée et haineuse envers Locke qu’elle tient pour responsable.

Il est vrai que l’attitude solitaire et mystérieuse du vieux baroudeur commence également à agacer Jake, lui aussi très atteint par son échec, qui lui réclame des explications de manière plutôt directe.

Le vieux sage reste en effet difficile à cerner, même si certaines zones de son passé s’éclairent peu à peu, notamment l’expérience traumatisante d’un père froid, manipulateur et égoïste.

Dernière ligne droite à venir.

Lost saison 1, épisodes  19 et 20 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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