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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 16:41
Marvel icons n°15 : Punisher, chasseur/chassé (Matt Fraction, Leandro Fernandez, Ariel Olivetti, Scott Wegener)

Impossible vous l’aurez compris de me détacher durablement du monde des comics, aussi est-ce avec délectation que je vais m’atteler aux chroniques de ce Marvel icons hors série n°15 « Punisher n°15 : chasseur/chassé ».

Sorti en 2008, cet hors série concoctée par Matt Fraction (scénario) et Leandro Fernandez (dessins) montre un Punisher/ Frank Castle pourchassé par Bucky Barnes en mode soldat de l’hiver avec bras mécanique incorporé pour avoir osé endosser le costume de son ami Captain america.

Le règlement de compte a lieu sur les marches du capitole de Washington DC et après une courte mais âpre lutte, Castle rétrocède le costume de Cap à Bucky qui finit par le laisser tranquille.

Tandis qu’un jeune homme appelé Ian est conditionné par un couple de psychologues pour devenir un tueur de la trempe du Punisher, Tony Stark nouveau directeur du S.H.I.E.L.D parvient à convaincre un certain George Bridge de réunir une équipe pour coincer le Punisher, jugé incontrôlable et dangereux.

Avec Ariel Olivetti aux dessins, le Punisher reçoit la tache difficile de se colletiner avec les légions d’insectes de Mung, l’allié de Hulk dans son entreprise de dévastation de la planète Terre, Wolrd War Hulk.

Si les gros hommes-cafards ne posent pas de problèmes particuliers à un combattant aussi expérimenté et armé que Punisher, l’immense Mung doté d’une carrure impressionnante et de quatre bras surpuissants est un trop gros morceau pour lui seul.

C’est donc rehaussé d’un exosquelette similaire à la texture du monstre Venom crée par son ami Clarke que le Punisher repart donc affronter bravement Mung qu’il finit par tuer après un combat féroce.

Punisher se fait donc le défenseur des populations newyorkaises en mettant en fuite des hordes d’insectes tueurs.

Dans le dernier épisode dessiné par le cradingue Scott Wegener, le Punisher qui a traqué le colossal super criminel Rinho après que celui-ci ait tué accidentellement un policier dans un casse de banque, se trouve confronté comme Spider-man à Kraven le Chasseur, ou plutôt son fils Alyosha.

Paralysé par la toile de Spider-man, le Punisher ne peut empêcher Kraven de prendre le dessus sur Spider-man et d’embarquer avec lui le Rhino drogué par une fléchette empoisonné.

A son réveil, le Rhino comprend qu’il est comme d’autres super criminels tirant leurs pouvoirs, apparence ou nom d’animaux, détenu dans une ménagerie géante tenue par Kraven.

Le Rhino comme son collègue le Vautour ne peut s’échapper en raison de collier destructeurs attachés à leur cou.

Tandis que Bridge recrute à tour de bras des équipiers comme Jubilée en Turquie ou Sable, le Punisher parvient à retrouver la trace du zoo personnel de Kraven situé dans un vieux cargo.

Pris une nouvelle fois à revers par le redoutable Kraven, le Punisher est livré à la furie des criminels laissés libres hors de leur prison mais surtout réduits à l’état animal à l’aide des herbes magiques du chasseur.

Mais le Punisher reste plein de ressources, parvient à étrangler le redoutable Requin tigre dans une lutte sous marine et défait une tripotée de super criminels de moindre calibre comme le Grizzly, l’Homme taureau ou Mandrill pour avoir le privilège de retrouver Kraven.

Malgré l’aide du Rhino particulièrement revanchard contre Kraven, le Punisher a toutes les peines du monde face à un ennemi qui use d’herbes magiques pour se téléporter hors de portée de ses coups.

Kraven est néanmoins tenu en échec par la charge conjuguée du Rhino et du Punisher et disparait mystérieusement dans les flots

Touché par les remords sincères du Rhino, le Punisher le laisse filer et écrire une lettre à la veuve du policier mort.

L’histoire se termine sur l’annonce de la présence de Kraven en Terre sauvage.

En conclusion, « Marvel icons n°15 : Punisher : chasseur/chassé » est à l’image de son personnage principal, dur, sombre, torturé et violent.

Dans des histoires tirées par les cheveux, le Punisher combat des adversaires plus puissants que lui comme l’horrible Mung qu’il détruit dans une belle scène gore et se trouve propulsé dans une aventure trouble ou le fils de Kraven apparait comme un psychopathe doté de pouvoirs bien trop importants.

On comprend mal en effet comment ce bon super héros de série B peut dominer des adversaires de calibre aussi important que Requin tigre ou le Rhino qui est de surcroit présenté comme un débile léger.

Difficile donc de trouver grâce à cette aventure en raison de ses invraisemblances et son aspect trouble limite sadomasochiste.

Desservi par le graphisme pauvre de Wegener, celui plus réalisme mais statique et laid de Olivetti et celui trop propre de Fernandez, ce « Punisher : chasseur/chassé » ne constitue pas un numéro de choix.

Marvel icons n°15 : Punisher, chasseur/chassé (Matt Fraction, Leandro Fernandez, Ariel Olivetti, Scott Wegener)
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 09:47
Th1rt3en (Megadeth)

Rien de tel dirons sans doute certains en ce dimanche matin qu’un petit Megadeth pour se remettre d’aplomb.

Sorti en 2011, « Th1rt3en » ne recèle au premier abord ni originalité dans son titre ni dans sa pochette basique à souhait.

Autour de Dave Mustaine, les années ont passé … et les musiciens aussi.

Seul reste à présent le basiste Dave Ellefson autour du mentor, Chris Broderick et Shawn Broder constituant le ciment encore frais du groupe.

On débute par « Sudden death » très caractéristique du style du groupe avec grosse puissance de feu des guitares qui efface quelque peu le chant en retrait de Mustaine.

C’est néanmoins avec force et courage que les Américains attaquent « Public ennemy n°1 » particulièrement bien doté en guitares véloces et du reste tout à fait correct au niveau du chant.

Difficile de ne pas prendre du plaisir sur le rapide et incisif « Whose life (is it anyways ?) » qui montre un Megadeth en pleine forme.

L’auditeur continue de s’enfoncer dans cette cathédrale du son, passant son chemin sur le laborieux « We the people » et surtout « Guns, drugs and money » particulièrement faible.

Mustaine grogne entre ses dents, les guitares thrash bourdonnent pour insuffler la vie à « Never dead ».

Les titres s’enchainent, noyés sous des torrents de décibels avec un sentiment de violent chaos sur « New world order » ou de lourdeur harassante sur « Fast lane ».

On trouve enfin une tentative d’un peu de fluidité ou simplement d’aération sur « Black swan » enchainé d’un « The wrecker » puissant, basique et très efficace.

La dernière partie de l’album se révèle enfin, composée de « Millenium of the blind » power ballade mélodique et menaçante, « Deadly nightshade » mid tempo au riff central accrocheur et « 13 » nouvelle power ballade épaisse mais de qualité.

En conclusion, je n’ai pas critiques majeures à faire à ce « Th1re3en » ni de compliments majeurs non plus.

Comme souvent avec les américains, « Th1rt3en » montre l’étroitesse du spectre vocal de Mustaine, fait souvent la part belle aux guitares qui crachent leurs décibels à tout va au détriment de qualité de cohésion et de concision de compositions qui auraient gagné selon moi à être plus équilibrées et digestes.

Mais près de 30 ans après ses débuts, Megadeth est encore debout et délivre encore un thrash certes moins débridé et inspiré mais toujours puissant et vivace, ce qui force malgré tout le respect.

La qualité technique des musiciens ne semble pas ici à remettre en cause ni leur force de frappe, qui reste en 2011 terrible, mais « Th1re3en » qui se montre plus intéressant dans ses parties plus calmes et travaillées, ne parvient pas à passer le niveau supérieur, restera probablement comme un album de thrash moderne de plus à ranger dans la grande discographie de Megadeth.

Th1rt3en (Megadeth)
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 10:31
Ultimates n°41 : ultimatum 1/3 (Jeph Loeb, Joe Madureira, David Finch)

Le monde des super héros Marvel continue de m’attirer avec une nouvel œuvre contemporaine « Ultimates n°41 : ultimatum 1/3 » de 2009.

On retrouve dans la première partie signée Jeph Loeb (scénario) et Joe Madureira (dessins), un Magnéto ivre de colère après l’assassinat de sa fille la Sorcière rouge et qui après avoir rapatrié son corps dans son fief de la Terre sauvage entreprend de se venger sur l’espèce humaine.

Meme si dans les faits, le fameux robot Ultron secrètement amoureux de la Sorcière, l’aurait tué par jalousie, l’histoire s’avère plus complexe que cela, puisque Ultron ayant revêtu l’apparence de son créateur Hank Pym alias le super héros Pourpoint jaune, a pour but de profiter de la guerre entre Magneto et l’équipe gouvernementale américaine des Ultimates, pour établir le règne de machines clonant et surpassant parfaitement les humains.

Sur la Terre sauvage, Wolverine qui a réussi avec Captain america déguisé en Panthère noire à vaincre étrangement facilement le Fléau par la charge surprise d’un tricératops rejoint les véritables Ultimates (Captain america, Thor, Iron-man, le Guêpe et l’Homme fourmi) pour affronter des clones d’eux-mêmes crées par Ultron/Pourpoint jaune afin de vaincre Magneto.

Mais la décapitation d’Ultron par l’Homme fourmi transformé en géant aboutit à l’arrêt des Ultimates clonés.

La révélation de l’identité du tueur de la Sorcière rouge n’adoucit pas la rage de Magneto, surtout après la nouvelle tragédie de la mort de Vif argent tué en s’interposant face à un projectile lancé par Œil de Faucon qui lui était destiné.

L’épisode s’achève donc sur un nouveau courroux de Magneto et la révélation que Fatalis manipulait en réalité Ultron ou celui qui se faisait passer pour tel.

Ultimatum, la seconde partie dessinée par David Finch s’inscrit dans la continuité de la revanche de Magnéto qui lance ni plus ni moins qu’un gigantesque tsunami sur la ville de New-York, engloutissant une partie de la ville sous les flots et tuant des millions de gens.

Les super héros comme les Ultimates, les X-men et les Fantastiques sont contraints de réagir face à l’ampleur du désastre et c’est finalement l’Invisible qui parvient en poussant son champs de force à sa puissance maximale à faire refluer l’énorme masse liquide.

Mr Fantastique qui croit sa femme tué par l’effort colossal s’en prend au Prince des mers qu’il soupçonne à tort d’être à l’origine de l’attaque.

On comprend que Fatalis également victime de dérèglements climatiques dans sa Latvérie natale n’est pour rien dans tout cela.

Seul le Professeur-X comprend que Magnéto a entrepris de dévaster la planète et prévient mentalement les super héros restants pour tenter de l’arrêter dans son projet fou.

En conclusion, « Ultimates n°41 : ultimatum 1/3 » ressemble pour moi à une nouvelle super baston générale entre Magnéto gonflé à bloc et gavé de haine contre l’ensemble de super héros.

Le scénario de Loeb n’apparait donc pas bien évolué et ce n’est pas ce brave éternel looser couteau de Ultron ratiboisé en moins de deux, qui parviendra avec son armée de clones au rabais à bouleverser cette donne élémentaire.

Un scénario faible alimenté par d’énormes ficelles comme la mort successive des deux enfants de Magnéto et le style laid et crade de Madureira contribuent à abaisser considérablement l’intérêt de ces Ultimates marqués de surcroit par une défaite humiliante et incompréhensible de l’ex invincible Fléau, terrassé on croit rêver par un gros lézard et pas un coup du bouclier de Captain america.

Il reste la seconde partie, beaucoup plus impressionnante dans sa réalisation avec un graphisme monumental de Finch mettant parfaitement en scène la catastrophe de New-York englouti.

Ceci demeure au final bien trop moyen pour pleinement passionner, ce que je ne peux que regretter compte tenu des protagonistes engagés !

Ultimates n°41 : ultimatum 1/3 (Jeph Loeb, Joe Madureira, David Finch)
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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 08:01
Computerworld (Kraftwerk)

« Computerworld» est mine de rien le septième album de Kraftwerk chroniqué en ces colonnes, ce qui prouve l’attrait qu’exerce sur moi ce pionnier de l’électro allemande des années 70.

Nous sommes ici en 1981, soit trois ans après le chef d’œuvre « The man machine » auquel ce « Computerworld » et sa pochette façon Minitel a la lourde charge de succéder.

« Computerworld » introduit les débats avec le style si caractéristique des Allemands : beat robotique froid et répétitif sur lequel se superposent nappes de sons électroniques harmonieux et voix désincarnées du duo Ralf Hutter-Florian Schneider Esleben.

Difficile de ne pas sourire en entendant les bruitages de jeux vidéos vintage de « Pocket calculator » qui évoquent les jeux à cristaux liquides de Nintendo du début des années 80.

« Numbers » se fait plus mécanique et rigide tandis que « Computerworld 2 » renoue avec les superbes mélodies du groupe insérées dans une ambiance d’étranges hommes machines.

Kraftwerk poursuit avec le doux et mièvre « Computer love » qui s’échine à infuser maladroitement une atmosphère de charme et d’émotion mais se montre plus inspiré sur « Home computer » dynamique, accrocheur et créatif dans ses évolutions.

On termine avec probablement un hymne précurseur pour tous les geeks, « It’s more fun to compute » particulièrement génial dans son ambiance puissamment hypnotique.

En conclusion, même si « Computerworld » n’est pas le meilleur album de Kraftwerk et demeure à quelques bonne encablure du célébrissime car parfait « The man machine », il convient cependant de ne pas en ignorer les qualités.

A l’orée des années 80 et d’un déclin inéluctable, Kraftwerk dont l’âge d’or restera à tout jamais dans les années 70, offre un album dans la continuité de ses œuvres précédentes, avec cette froide sophistication technologique qui se montre parfois si fascinante.

Manquant sans doute d’un ou deux titres « tubesque » avec gimmick irresistible, « Computerworld » n’en demeure pas moins un album de bon niveau qui honore la fin de carrière des Allemands.

Computerworld (Kraftwerk)
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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 21:07
The man machine (Kraftwerk)

Impossible de parler de musique électronique sans Kraftwerk, dont « The man machine » constitue pour moi le chef d’œuvre.

Sorti en 1978, « The man machine », sa pochette culte d’ingénieurs en informatique soviétiques bien sous tout rapport débute par un petit bijou technologique, « The robots » qui marie à merveille voix désincarnée de Ralf Hutter et mélodies répétitives enivrantes des machines jusqu’à l’hypnotisation la plus complète de l’auditeur.

Après avoir été cueilli à froid par les samples diaboliques de « The robots », on embarque sans hésitation pour un voyage expérimental dans le « Space lab » des allemands, voyage lui aussi fascinant en raison de ses superbes gimmicks aériens qui vous emportent dans de lointaines galaxies.

La suite est du même acabit avec « Metropolis », son beat de batterie d’une sécheresse absolue sur lequel se superposent de somptueuses nappes électronique et une certaine mélancolie de la solitude de l’homme face à l’immensité de villes tentaculaires et déshumanisées.

Autre immense tube de Kraftwerk, peut être son plus célèbre, « The model » aux accents pop hyper entrainants.

La dernière ligne droite se compose enfin de « Neon lights » plut lent et mou malgré quelques instrumentaux technoïdes toujours plaisants et « The man machine » qui érige quand à lui un puissant mur de beats un tantinet répétitifs.

En conclusion, vous l‘aurez compris « The man machine » mérite pour moi fort bien ses lettres de noblesse au panthéon des meilleurs musiques de l’histoire de l’humanité.

Kraftwerk atteint ici la quintessence de son art, en restant créatif tout en rendant sa musique parfaitement accessible.

Froideur et rigidité électroniques habitent certes « The man machine » mais sont toujours contre balancées par des mélodies accrocheuses et planantes qui plongent l’auditeur dans un trip quasi permanent.

Impossible donc de passer à coté de ce chef d’œuvre qui se montre aussi fascinant que son concept, la cohabitation voir la fusion de l’homme et de la technologie.

C’était en 1978, aujourd’hui les gens passent plus de temps avec leurs I-phone qu’avec leurs proches, Kraftwerk était donc un groupe visionnaire.

The man machine (Kraftwerk)
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 22:12
X-men n°123 (Peter Milligan, Craig Kyle, Chris Yost, Neil Kleid, Paul Pelletier, Salvador Larroca, Paco Medina, Mike Oeming)

Nous revenons à présent dans le monde des comic books avec l’évolution la plus contemporaine qui soit des X-men, je veux bien entendu parler des « X-men n°123 » de 2007.

Majoritairement consacré à l’attaque de la base-sphinx du mutant réputé immortel Apocalypse, « X-men n°123 » traite également de la nouvelle croisade du prêcheur anti-mutants William Stryker.

Dans la première partie concoctée par Peter Milligan (scénario) et Paul Pelletier (dessins), Apocalypse qui a lancé un ultimatum au dirigeants humains du monde leur demandant de supprimer 90% de la population et a capturé Polaris pour en faire par traitement biologique un de ses cavaliers de l’Apocalypse est attaquée dans son fief par une association composée des Nouveaux Vengeurs (Iron-man, Spider-man, Wolverine, Captain america, Luke Cage) et des X-men (Cyclope, Malicia, Iceberg, Havok, Mystik) appuyés de deux sentinelles.

Salvador Larroca (dessins) prend la relève pour conter l’attaque des X-men à l’intérieur même du sphinx d’Apocalypse basculant dans les flots suite à l’attaque conjuguée des héros.

Malgré la présence de ses trois cavaliers dont Gambit lui aussi transformé, Apocalypse est vaincu dans sa confrontation avec les X-men et contraint de fuir dans l’espace ou il retrouve ses anciens alliés les Célestes qui exigent d’être payés en retour pour lui avoir laissé emprunter leur technologie.

Après la bataille, Polaris est récupéré inconsciente et soignée par ses amis tandis que Gambit est purifié par le feu nucléaire du mutant japonais Sunfire, lui-même ancien cavalier.

Les deux anciens cavaliers tentent de récupérer de force Polaris chez les X-men mais se heurtent à une défense acharnée qui aboutit au réveil de la mutante dont les pouvoirs magnétiques régénérés par le traitement d’Apocalypse sont suffisants pour les mettre en fuite.

Mais ébranlée par son expérience, l’infortunée Polaris décide de quitter les X-men pour se rendre en Egypte, terre de naissance d’Apocalypse.

L’épisode se clôt par l’arrivée inattendu d’un homme rappelant Sinistre qui approche Sunfire et Gambit livrés à eux-mêmes en l’absence de leur maitre.

On bascule ensuite sous la direction de Craig Kyle et Chris Yost (scénarios) et Paco Medina (dessins) dans une nouvelle croisade du révérend Stryker, féroce opposant anti-mutants, qui utilise la carcasse de la sentinelle du futur Nemrod, pour entrevoir les obstacles à la réalisation d’un futur dans lequel les mutants seraient éliminés.

Stryker utilise habilement un mutant appelé Jay enlevé du centre de Charles Xavier pour attirer son amie Dust, la seule mutante musulmane du monde Marvel, afin de l’éliminer car Nemrod l’avait identifié comme un obstacle majeur à la réalisation d’un futur sans mutants.

Enhardi par ce succès qu’il estime majeur, Stryker prend d’assaut avec ses hommes le manoir des X-men et utilise le bras mécanique de Nemrod pour mettre hors service les Sentinelles protégeant l’accès.

On termine par un joli supplément de Neil Kleid (scénario) et Mike Oeming (dessins), de Peter Raspoutine alias Colossus, transcendant sa souffrance intérieure à travers la peinture.

En conclusion, « X-men n°123 » réutilise plus ou moins adroitement des anciennes figures de l’univers Marvel (Apocalypse, Stryker) pour renouveler les histoires des X-men.

Bien que l’aventure d’Apocalypse ne manque pas d’ampleur et permette de mieux comprendre le passé du mutant immortel, sa mise en action sur le papier est assez confuse et décevante, avec des combats sans éclats ou les Vengeurs servent de faire valoir et ou le puissant mutant est mis en déroute par des mutants de puissance moyenne comme Iceberg.

L’alliance des fanatiques entre Stryker et Nemrod bien que balbutiante, ne manque pas de cachet et le supplément consacré à Colossus, se montre profond malgré le graphisme atroce de Oeming.

Sans vouloir offenser Milligan Kyle et Yost, pas sur au final que ces évolutions se montrent impérissables dans l’histoires des célèbres X-men.

X-men n°123 (Peter Milligan, Craig Kyle, Chris Yost, Neil Kleid, Paul Pelletier, Salvador Larroca, Paco Medina, Mike Oeming)
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 20:30
Spider-man (Sam Raimi)

Bouclons la boucle avec « Spider-man 3 » de Sam Raimi.

Sorti en 2007, ce troisième et dernier volet de Sam Raimi s’inscrit dans la continuité des deux premiers avec un Peter Parker (Tobey Mc Guire) certes toujours plus décidé dans ses sentiments envers Mary Jane (Kirsten Dunst) mais dont les absences et les maladresses finissent par griller vis-à-vis de sa dulcinée.

En parallèle, Parker certes gratifié par la population de New-York en tant que Spider-man, doit toujours faire face à la haine froide de Harry Osborn (James Franco) qui a juré de venger la mort de son père le Bouffon vert en se transformant lui aussi en Bouffon, mais est également approché par une créature parasite extra terrestre qui s’avère être Venom.

Lentement mais patiemment Venom infecte le costume de Spider-man, l’assombrit, accroit sa force mais développe surtout une assurance et agressivité hors normes.

Les effets ne tardent pas à se faire sentir sur le comportement de Parker qui devient beaucoup plus violent lorsqu’il apprend que le véritable meurtrier de son oncle est un prisonnier en cavale nommé Flint Marko (Thomas Haden Church).

En réalité, Flint qui après avoir pénétré dans un centre d’expérimentation scientifique pour échapper à la police, a été transformé en super criminel appelé l’Homme-sable, est devenu lui aussi un adversaire redoutable doté de super force et de changer de taille à volonté.

Mais malgré leurs grands pouvoirs, les adversaires de Spider-man ne pèsent pas lourd face à l’influence de Venom, le Nouveau Bouffon étant sévèrement tabassé et brulé par une de ses propres grenades, tandis que l’Homme-sable est lui dissous après un combat acharné dans les égouts.

La nouvelle personnalité hargneuse de Spider-man se fait également sentir dans sa vie privée avec l’humiliation d’un rival photographe Eddie Brock (Topher Grace) viré du Daily Bugle après avoir tenté de vendre une photo truquée mais surtout de Mary Jane durement repoussée après avoir sous l’influence de Osborn, eu l’audace de repousser une potentielle demande en fiançailles.

Mais les analyses du Dr Connors (Dylan Baker) sur un échantillon de Venom finissent par éveiller des doutes dans l’esprit de Parker qui finit par arracher son hôte au cours d’ une scène spectaculaire en haut d’une église.

Présent sur place, le malheureux Brock avide de vengeance se laisse infecter par Venom pour acquérir le pouvoir nécessaire à sa étancher sa colère.

Venom approche l’Homme-sable reconstitué et ayant décelé son point faible, la situation précaire de sa fille malade, parvient à le convaincre de s’associer pour tuer leur ennemi commun.

Le duo criminel capture Mary Jane et la l’attache sur une toile géante afin d’attirer Spider-man.

Avant de se rendre sur place, Parker tente d’obtenir l’aide d’Osborn au motif qu’il aime tous les deux la même femme mais se rend pourtant dans le centre de New-York pour secourir sa belle.

Seul face au féroce Venom qui l’agresse sauvagement sur sa toile, Spider-man est finalement débordé par la puissance de l’Homme-sable devenu aussi grand et puissant qu’un immeuble.

Seule l’arrivée impromptue du Nouveau Bouffon permet de sauver Spider-man de la mort et le nouveau duo se partage les deux redoutables super criminels.

Si le Nouveau Bouffon vient relativement aisément à bout de l’Homme-sable en utilisant les réacteur de son skate, ses grenades et des missiles pour le réduire en miette, Spider-man a toutes les peines du monde à battre un Venom réellement effrayant.

Sauvé de la mort par le sacrifice de Harry, Spider-man utilise la faiblesse relative de Venom aux ondes sonores pour l’emprisonner dans un cercle de tube en résonance et le fait exploser à l’aide d’une dernière grenade.

Si Marko et Parker finissent par se réconcilier au motif que le premier nommé a tué l’oncle Ben par accident en tentant de voler de l’argent pour aider sa fille malade, tout ceci ne remplace pas la perte tragique d’Harry enfin en paix avec lui-même …

En conclusion, « Spider-man 3 » est pour moi le meilleur de la trilogie et assurément l’un des meilleurs films de super héros jamais réalisé.

Tout culmine à son paroxysme dans ce troisième volet avec l’apparition d’un double maléfique de Spider-man, le terrible Venom qui deviendra ensuite une menace à part entière, la reprise du mythe du Bouffon par le fils de Osborn, avec un arsenal offensif ébouriffant et ultime cerise sur le gâteau, l’arrivée d’un autre super criminel, le costaud Homme-sable, assez curieusement humanisé ici contrairement au comics ou il est dépeint comme une brute peu finaude.

Graphiquement et visuellement, Raimi côtoie le génie, avec des prouesses techniques concernant l’incroyable manœuvrabilité du skate board volant du Bouffon ainsi que les hallucinantes transformations physiques de l’Homme-sable ou de Venom.

On prend ainsi plaisir à cette confrontation à de multiples niveaux avec un Parker enfin plus méchant et viril, même pour une période limitée.

Raimi quitte donc la franchise Spider-man la tête haute en ayant imposé sa créativité dans une série de formidables divertissements surpassant même selon moi les comic books du Tisseur qui restent pour moi malgré tout assez basiques.

Spider-man (Sam Raimi)
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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 20:25
II (Peter Gabriel)

Détour vers la rock music avec « II » le second album solo de Peter Gabriel après des débuts chez les rock progueux anglais de Genesis.

Pour son second album sorti en 1978, Gabriel garde le guitariste Robert Fripp et renouvelle tous les autres musiciens, Jerry Marotta à la batterie, Tony Levin à la basse et Larry Fast aux claviers.

On débute par le dynamique et entrainant « On the air » sur lequel le chanteur pose un timbre de voix nasillard rappelant de manière troublante Bon Scott.

La bonne surprise se confirme sur « D.I.Y » construit sur le même modèle, un rock alerte doté de refrains puissants et efficace.

Plus de douceur sur le mal nommé « Mother of violence » ballade au piano qui glisse élégamment mais également sur « A wonderful day in a one way world » léger et feutré sur lequel les claviers de Fast donne leur pleine mesure.

Cette influence des claviers se fait sentir par ailleurs sur « White shadow » très mélodique et aérien.

Difficile en revanche de s’intéresser au soporifique « Indigo » timidement relancé par « Animal magic ».

Gabriel joue la carte de l’envoutement oriental sur « Exposure » très riche musicalement enchainé de l’élégante bien que mollassonne ballade « Flotsam and Jetsam ».

On termine l’album par « Perspective » plombé par un affreux saxophone, et la ballade insipide « Home sweet home ».

En conclusion, après un début rock n‘ roll des plus tonitruant et trompeur, « II » révèle son vrai visage, celui d’un album de rock progressif forcément plus doux et léché.

Beaucoup de piano donc, toujours trop de saxophone et une approche globale de la musique trop cérébrale et passez assez instinctive pour votre serviteur.

Même si Peter Gabriel reste un bon chanteur à la voix protéiforme et si l’ensemble se tient artistiquement parlant, « II » ne correspond globalement pas à ma vision de la musique.

II (Peter Gabriel)
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 11:13

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On reste dans le domaine du gros son qui tache avec « 1916 » qui fut le premier album qui me fit découvrir le gang de Motorhead en 1991.

Attiré par la belle pochette et les drapeaux des belligérants de la guerre de 14-18 à l’exception assez inexcusable des Français, je m’empressais d’écouter le premier titre puissant et chaloupé « The one to sing the blues » qui permet encore maintenant de prendre immédiatement contact avec la voix rugueuse de Lemmy Kilmister.

Après cette mise en bouche façon vieux whisky des familles, vient « I’m so bad (baby I don’t care) » construit selon le même moule de boogie hard n’ roll.

Le premier morceau heavy survient ensuite, « No voices in the sky » avec de véritables riffs de la paire Phil Campbell/Mick Burston, un tempo vif mais un chant malheureusement bien étouffé et faiblard.

On revient aux fondamentaux avec « Going to brazil » qui twiste furieusement dans une ambiance de défonce festive puis glisse vers le premier titre original du disque, le lent et vénéneux « Nigthmare/the dreamtime » qui plonge l’auditeur dans une ambiance ténébreuse et malsaine.

Les motards musclés et bagarreurs poursuivent dans cette voix avec une ballade à leur sauce « Love me forever » très soignée voir poignante sur le plan musical mais beaucoup moins convaincante avec la voix de Kilmister.

Reprise de vitesse à allure modérée sur « Angel city » assez insipide enchainé d’un « Make my day »un peu plus épicé mais malgré tout assez vain.

Motorhead se trouve heureusement plus inspiré en fin de disque pour rendre hommage à leurs copains punk des Ramones avec le supersonique « R.A.M.O.N.E.S », le féroce « Shut you down » qui défonce le buffet à grands coups de santiags et la ballade emplie de dignité « 1916 » rendant hommage aux soldats morts lors de la Première guerre mondiale.

En conclusion, tout le monde conviendra que « 1916 » n’est pas le meilleur album de Motorhead, car sans doute trop convenu, manquant de densité et sans doute d’un peu de mordant.

Tout ceci est exact, mais « 1916 » contient malgré ces critiques des compositions globalement plaisantes, correctement exécutées et parvient même à franchement surprendre dans une registre plus subtil comme le prouvent « 1916 » ou « Nightmare/The dreamtime » parfaitement dignes d’intérêt.

Lorsqu’on ajoute à cela quelques salves bien sentis tels « R.A.M.O.N.E.S » ou « Shut you down » ou des boggies entrainant à l’instar de « Going to Brazil » on obtient un album travaillé, intéressant et parfaitement recommandable.

« 1916 » ne fut donc pas pour votre serviteur le KO ou le coup de foudre parfait, mais contribua à me pousser à vouloir apprivoiser la terrible bête à moteur …

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Published by Seth - dans Hard Rock
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 08:43

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Il manquait sans doute dans cette abondante collection de disques hard rock, « The spaghetti incident ? » des Guns n’ roses.

Sorti en 1993 après la déferlante des « Use your illusion », cet album de reprises des principales influences des Californiens doté d’une pochette immonde, commence par « Since I don’t have you » superbe ballade surf rock ultra relaxante emprunté à un groupe des années 60 nommé The Skyliners.

Magnifiquement interprétée par un Axl en grande forme, « Since I don’t have you » contraste avec le punk ‘n roll électrique du « New rose » des Damned ou du « Down the farm » des UK subs, pur produit de la scène punk londonienne.

On reste dans le glam-rock US tendance punkoide avec « Human being » des New York dolls, certes rapide mais linéaire et peu passionnant.

Rien à dire sur l’irréprochable concentré de puissance « Raw power » des parrains des Stooges.

Les Guns verse ensuite dans la power ballade sale et vicieuse de « Ain’it fun » des Dead boys puis calme nettement le jeu sur le lancinant et pénible « Buick Makane/Big dumb sex » mélangeant T Rex et Soundgarden.

Hommage est ensuite rendu au hard rock des années 70 avec le peu connu « Hair of the dog » des écossais de Nazareth, d’excellente qualité.

Après le bousculement punk musclé « Attitude » des Misfits vient « Black leather » mid tempo hard rock enivrant assez peu connu attribué aux Professionals.

La fin de l’album se rapproche et on découvre « You can’t put your arms around and memory » plate reprise de Johnny Thunders, « I don’t care about you » directe et violent de Fear avant l’ultime scandale : la ballade du tueur en série Charles Manson, « Look at your game  girl » rendu presque atrocement charmante dans la bouche d’Axl Rose.

En conclusion, compte tenu de sa composition, « The spaghetti incident ? » est forcément un album hétérogène mais globalement de bonne voir très bonne qualité.

Les influences des Guns n’ roses apparaissent ici clairement en provenance directe du punk/glam qu’il soit anglais ou américain avec des grands noms du genre mais aussi des formations plus obscures présentes ici en raison de l’affect particulier des membres du groupe.

Pas grand-chose en revanche sur la scène hard/heavy des années 70, ce que je trouve plutôt regrettable.

Quelques beaux résultats donc, pas mal de déchet également pour un résultat globalement satisfaisant qui permet à des musiciens fatigués par leur succès et déjà minés de l’intérieur de prolonger leur succès avant une explosion et une longue éclipse de quinze ans.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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