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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 08:40
Ultimates n°36 : ultimate power (Jeph Loeb, Mike Carey, Greg Land, Brandon Peterson)

Nous sommes maintenant en 2008 avec « Ultimates n°36 : ultimate power ».

Ici Jeph Loeb (scénario) et Greg Land (dessins), on retrouve nos chers Vengeurs/Ultimates dans l’univers parallèle de l’Escadron suprême ou se déchaine un énorme Hulk gris.

A dire vrai l’action est plutôt confuse car la Sorcière rouge a par mégarde amené dans cet univers une version supplémentaire de l’Escadron suprême dont les effectifs sont de fait doublé.

Du coté des forces terrestres, Captain america, la Torche humaine et Wolverine ne pèsent malgré leur courage pas bien lourd face à un Hulk en furie, et même le puissant Super skrull qui a revêtu son apparence et une partie de ses attributs ne peut contenir la rage féroce du géant gris/vert.

Hulk pourtant fléchi sous un tir de barrage de excusez du peu ! Thor, Tornade et deux Hypérions avant d’être terrassé par une action conjointe intelligemment menée de Spider-man, l’Invisible et de la Chose qui pore le dernier punch le mettant KO.

Une fois la menace Hulk écarté, les Ultimates s’expliquent avec l’Escadron, expliquant que les expériences de Mr Fantastic ne sont en rien responsable des morts de leur univers mais que le coupable est plutôt à chercher du coté du Docteur Fatalis en collaboration avec Nick Fury du S.H.I.E.L.D qui est arrêté et livré à l’Escadron en attendant mieux.

Par mesure de sécurité Zarda la compagne d’Hyperion accompagne les Ultimates sur Terre après que la Sorcière rouge ait fait le ménage dans les différentes réalités parallèles.

Toujours dans un monde parallèle, on trouve avec Mike Carey (scénario) et Brandon Peterson (dessins) une Vision futuriste et féminisée luttant aux coté du Faucon (Sam Wilson) et d’un ex savant de l’AIM appelé Tarleton devenu un horrible être biomécanique contre une version robotisée de Galactus appelé Gah Lak Tus s’apprêtant comme c’est original à dévorer cette bonne vieille planète Terre pour son quatre heures.

Lorsque ce trio improbable comprend que Gah Lak Tus va forer un trou pour atteindre le noyau terrestre et s’en repaitre, il élabore une stratégie pour utiliser les ailes métalliques du Faucon afin de percer le champs de plasma du dévoreur des mondes.

Les ailes du Faucon canalisent donc l’énergie envoyé par l’affreux Tarleton et la Vision peut ainsi entrer dans l’enceinte.

Mais les défenses internes de Gah Lak Tus restent trop formidables même pour un androïde aussi évolué que Vision, et c’est finalement Tarleton qui trouve la solution en faisant exploser une fillette androïde appelée Dima, ce qui l’affaiblit suffisamment pour porter ensuite le coup de grâce.

Une fois le problème Gah Lak Tus résolu, la Vision n’accepte pas la stratégie de Tarleton et le détruit, tout en ignorant que la coriace crapule survit sous la forme d’un module unique et appelle l’A.I.M au secours.

En conclusion, « Ultimates n°36 : ultimate power » est une tentative audacieuse de rénovation de l’univers Marvel qui n’aboutit pas sur grand-chose.

Loeb ne se foule pas beaucoup en balançant ce bon vieux Hulk face à une association bizarre Ultimates/Escadron suprême, ces derniers étant comme si cela ne suffisait pas doublés.

En plus de ce scénario confus, le style graphique réaliste froid et laid de Land n’enjoint pas à un plaisir visuel intense.

Dans un style graphique complètement différent car beaucoup trop chargé et coloré, Peterson ne fait pas beaucoup mieux et le scénario de Carey montrant une Vision femelle avec deux alliés improbables face à une horrible incarnation de Galactus ne peut que s’avérer repoussante.

J’ai donc chercher des raisons d’aimer cet Ultimates et mis à part une petite baston avec Hulk et la Chose (vue 100 fois), je n’en vois aucune, ni du point de vue des scénario et encore moins du coté des dessins, peu attirants.

Who’s next ?

Ultimates n°36 : ultimate power (Jeph Loeb, Mike Carey, Greg Land, Brandon Peterson)
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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 17:42
Marvel heroes n°18 : le fracas du tonnerre (Brian Michael Bendis, Jeph Loeb, John Michael Straczynski, Christos N Cage, John Romita Jr, Ed Mc Guiness, Olivier Coipel, Stefano Caselli)

Au risque de ne pas respecter à la lettre la chronologie voici « Marvel heroes n°18 : le fracas du tonnerre » sorti en 2009.

Avec les Vengeurs de Brian Michael Bendis (scénario) et John Romita Jr (dessins) nous sommes en pleine Secret invasion des skrulls avec Hank Pym (encore lui) en proie à d’importantes difficultés de couple avec sa femme la Guêpe, se laisse imprudemment approcher par une sémillante étudiante lors d’un congrès et comprend trop tard qu’un skrull est dans son lit.

Le skrull prend l’apparence de Pym rendu précieux par ses connaissances sur le point faible de la technologie de Stark : systèmes organiques équipant son armure et tous les systèmes livrés aux Vengeurs et au S.H.I.E.L.D mais également par son implication dans le projet Initative, visant à doter chacun des États-Unis d’Amérique, un groupe de super héros locaux protecteurs.

Avec l’Initative de Christos N Cage (scénario) et Stefano Caselli (dessins), sous l’apparence de Pourpoint jaune, capable de devenir un géant ou une fourmi, mais également de décocher des rafales de venin, Pym leurre pendant des mois ses proches alors qu’en réalité le skrull utilise les nouvelles facultés d’absorption des pouvoirs des super héros acquises après avoir capturé et étudié les Illuminatis (Red Richards, Docteur Strange, Iron-man, Flèche noire, Professeur X).

Si les habitudes alimentaires parfois étrange de ce nouveau Pym éveille la suspicion de Crusader un autre skrull infiltré dans le camps de l’Initiative de Camp Hammond (Connecticut), le faux Pym parvient à donner le change avec assurance.

Le récit bascule vers Hawaï ou le super héros 3D-man part prendre la direction d’une nouvelle équipe de super héros devant surveiller les océans, mais comprend que ses lunettes lui permettent de découvrir un skrull infiltré dans l’équipe, Magnitude.

Ce puissant skrull doté des pouvoirs des X-men (Polaris, Havok, Sunfire, Hurleur) blesse grièvement à lui seul toute la jeune équipe avant d’être tué à coup de sabre par le valeureux 3D-man.

Ayant compris l’urgence de la situation, 3D-man se fait téléporter à Camp Hammond pour avertir les autres super héros, avant d’être victime d’une stratégie de Crusader qui l’amène à considérer tout le monde comme un skrull !

Plus de muscles, d’énergie et d’action avec le Hulk rouge de Jeph Loeb (scénario) et Ed Guiness (dessins) véritable brute sans limite qui accomplit l’exploit de vaincre Thor en le propulsant dans l’espace pour annuler l’effet du sortilège d’Odin empêchant quiconque de soulever son divin marteau, pour lui arracher et le rejeter violemment sur une planète déserte ou il demeure seul blessé et humilié.

Mais le retour du Hulk rouge sur Terre ne passe pas inaperçu et alerte Iron-man, Red Richards et Susan Hill la directrice du S.H.I.E.L.D qui mettent en place un plan pour l’intercepter en récupérant le Hulk vert enseveli par son rival sous le Golden Gate de San Fransisco.

Le Hulk vert est remonté de l’eau par A-Bomb et découvre Arès, Miss Hulk, la Chose, la Torche humaine et Namor qui venus prêter main forte à Iron-man pour sa récupération.

Toujours ce bon vieux Thor mais moins malmené par John Michael Straczynski (scénario) et Olivier Coipel (dessins).

Alors que les Asgardiens prennent leurs marques aux Etats-Unis que le jeune humain William courtise la déesse Kelda, le nouveau roi Balder est aiguillé par le Loki féminin pour débusquer des Géants de glaces sévissant dans des contrées reculées de la Terre ou ils enlèvent et tue des humains.

Fidèle à la tradition guerrière d’Asgard, Balder se rend par la magie de Loki sur place pour être attaqué par trois Géants dirigés en fait par lui.

Mais Loki le fourbe intervient et tue en traitre un des Géants afin de gagner les faveurs du noble Balder.

De manière plutôt grotesque, Balder et Loki sont relâchés par le shérif local et récupérés par Thor.

Fourbe jusqu’au bout des griffes, Loki insinue à Balder qu’il était en réalité le fils d’Odin et donc au moins aussi apte que Thor à régner sur Asgard.

En conclusion, « Marvel heroes n°18 : le fracas du tonnerre » constitue une bonne surprise.

Même si je n’apprécie pas outre mesure les skrulls et leurs fatigantes métamorphoses, cette Secret invasion se présente plutôt bien avec l’attaque surprise d’un Hank Pym, qui bien que génie scientifique n’en a pas moins des problèmes de couple et des pulsions sexuelles d’homme mur.

Peu à peu les skrulls capables à présent de concurrencer voir surpasser les super héros tissent leur toile et leur plan d’invasion ce qui se traduit par un épisode de l’Initative assez original d’où ressurgit des profondeurs des années 70 le sympathique 3D-man et ses lunettes old-school permettant de voir les skrulls en dépit de leurs nouvelles capacités de dissimulation.

Du coté graphique on est au dessus de ce qui sera fait en 2010 avec le solide Romita Jr et un honnête Caselli.

Rien à dire en revanche sur le duo Loeb-Guiness qui se surpasse avec un combat épique entre Thor et ce diable d’Hulk rouge, capable de triompher par une ruse fantastique d’un adversaire aussi redoutable que le Dieu du tonnerre avant de laisser en suspens le retour du Hulk vert face à une impressionnante équipe de super héros de choc venue le récupérer.

Le contraste avec le Thor de Straczynski est flagrant mais même si le manque de rythme caractérise toujours cette version d’un Asgard in the USA, le style élégant et racé de Coipel permet tout de même de s’émerveiller.

Histoires bien bâties donc, dessinateurs de bon niveau et un Hulk rouge en hors classe, font que ce 18ième numéro de Marvel heroes fait passer un (très) agréable moment à sa lecture.

Marvel heroes n°18 : le fracas du tonnerre (Brian Michael Bendis, Jeph Loeb, John Michael Straczynski, Christos N Cage, John Romita Jr, Ed Mc Guiness, Olivier Coipel, Stefano Caselli)
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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 16:28
Marvel heroes n°28 : victoire totale (Jeph Loeb, John Michael Straczynski, Dan Slott, Christos N Cage, Ed Mc Guiness, Mirko Djurdjevic, Stephen Segovia, Humberto Ramos)

Voici en 2010, fort logiquement « Marvel heroes n°28, victoire totale » la fin provisoire de l’histoire débutée le mois précédent dans le même magazine.

A tout seigneur tout honneur, Hulk de Jeph Loeb (scénario) et Ed Mc Guiness (dessins), dans la suite du match à mort entre les pions des Doyens de l’univers, le Grand maitre et le Collectionneur.

Le vicieux Hulk rouge ayant tué le Hulk vert qui sur la réserve lui proposait une alliance contre le Grand maitre se voit gratifié par le Collectionneur qui remporte ainsi la première manche et est remis dans le jeu pour faire encore plus pencher la balance.

Le manipulateur en chef Psycho-man ayant étrangement réussi à asservir deux personnalités aussi fortes que Terrax et le Surfer d’argent est le premier à faire les frais de l’arrivée du Hulk rouge dans son Microvers et se fait réduire en miette par un adversaire insensible à toute forme d’émotions autre que la haine.

Sur sa lancée, ce Hulk démoniaque et surpuissant décapite par surprise son partenaire Terrax et étrangle le Surfer d’argent en révélant o surprise qu’il absorbe également l’énergie cosmique.

Il faut donc le croire pour le voir mais Hulk juché sur le surf du Surfer et armé de la hache de Terrax ne fait qu’une bouchée de Requin tigre, Namor avant de filer sous le nez du puissant Dormammu.

Ce Hulk rouge n’ayant peur de personne trouve néanmoins ses limites face à Galactus qui fou de rage a préalablement tué Strange et Mordro pour leur ingérence dans ses affaires, et est brutalement déchu des pouvoirs volés à ses hérauts.

Rapatrié par le Collectionneur et le Grand maitre, le Hulk rouge n’accepte pas de se voir frustré de sa victoire et tue de rage le Grand maitre, obligeant le Collectionneur à faire revivre le Hulk vert pour arrêter cette folie.

Mais malgré sa victoire sur son coriace adversaire, le Hulk vert comprend que celle-ci sera amère car seul le Grand maitre pouvait ressusciter son amour Jarella, ce qui fait jubiler ce salopard de Hulk rouge.

Les Vengeurs de Dan Slott (scénario) et Stephen Segovia (dessins) luttent toujours contre le H.A.M.M.E.R crée par Norman Osborn en remplacement du S.H.I.E.L.D et Hank Pym qui tente de récupérer auprès de Red Richards des Fantastiques un appareil appelé le vibreur dimensionnel co-crée avec Bill Foster se heurte à un refus catégorique du leader des Fantastiques, ce qui déclenche une opération musclée inévitable contre le Baxter building.

Tandis que Captain america et Vif argent se rendent en Chine pour rejoindre un des ses groupes de super héros locaux indépendants afin de lutter contre une alliance potentielle entre Inhumains et gouvernement chinois, les Vengeurs camouflés physiquement via des inducteurs crées par Pym attaquent le building des Fantastiques afin de récupérer le précieux appareil.

On passe ensuite chez Thor de John Michael Straczynski (scénario) et Marko Djurdjevic (dessins) qui prend contact avec le Docteur Strange pour réparer son fameux marteau endommagé en usant de sa propre essence divine, ce qui le lie encore plus à lui, faisant que sa destruction entrainerait sa propre mort.

Une fois ce difficile problème réglé, Thor part à l’hôpital pour constater la mort de la vieille femme Madame Chambers nécessaire pour le retour à la vie de sa compagne Sif, tuée après le Ragnarok.

En Latvérie ou ont élu domicile les Asgardiens, l’ambiance est plus à la stratégie entre gouvernants et si le nouveau roi Balder craint que l’inactivité de ses dieux conduisent à une guerre civile, Loki se rapproche de Fatalis avec des idées dévoilant des plans toujours plus maléfiques.

Du coté des Roméo et Juliette de l’histoire, le jeune américain William est mal toléré par quelques brutes asgardiennes et doit être protégé par la déesse Kelda pour ne pas être tué.

On termine par l’Initative de Christos N Cage (scénario) et Humberto Ramos (dessins) on suit les démêlées de l’équipe de desperados embauchés par l’ancien S.H.I.E.L.D face à deux créatures surnaturelles de l’Hdyra, Roughhouse incarnation du colosse à la force surhumaine et Bloodscream redoutable vampire aux capacités de régénération quasi infinies.

Face à deux adversaires aussi redoutable, Constrictor et Tyhpoid font la différence et le Maitre de corvée fait astucieusement mine de vouloir rejoindre Hydra pour pénétrer dans les sous sols de leur base et prendre par surprise les mercenaires.

Au cours du combat, Tyhpoid laisse sa part de folie l’envahir et s’enfuit seul dans une galerie sous terraine et l’Homme-fourmi surgit de nulle part pour triompher une nouvelle fois de Roughhouse et Bloodscream.

Komodo qui a été relâchée par un Hardball plein de remord est finalement arrêté et livré aux agents de la H.A.M.M.E.R.

Malgré cet échec relatif, le commando est reçu avec les honneurs par Osborn qui après mis Harball dans une prison top secrète, propose au Maitre de corvée de diriger l’Initative.

En conclusion, « Marvel heroes n°28, victoire totale » se situe légèrement au dessus de son prédécesseur.

Le dénouement de la saga stéroidée des Hulks embringués dans les jeux kingsize du Grand maitre fait plus que surprendre avec une mise en valeur de l’amoral Hulk rouge qui tue et triomphe d’à peu près tout ce qui bouge avec une facilité irritante (Hulk, hérauts de Galactus, Doyen de l’univers) avant d’être finalement stoppé par la référence Galactus.

Du coté de chez Thor l’intrigue se tend un peu plus avec une menace sous terraine qui tarde cependant à éclore et qui rend cette aventure certes adulte et cérébrale au final plutôt ennuyeuse.

Les Vengeurs enlaidis par Segovia patinent toujours dans la semoule et on ne croit pas vraiment que l’annonce toute proche d’un match contre les 4 Fantastiques puissent raviver la flamme déclinante.

La surprise pourrait venir de l’Initative en raison de la bande d’anti héros des Black ops du S.H.I.E.L.D mais les dessins mauvais de Ramos restent tout de même un handicap très lourd pour apprécier une série qui aurait sans doute mieux été perçu avec un autre dessinateur.

En résumé, malgré Hulk, ce « Marvel heroes n°28, victoire totale » a toujours beaucoup de mal à se trouver au niveau des scénario et plus grave au niveau des dessinateurs qui reconnaissons le ne sont pas au niveau de leurs glorieux ainés.

Rendez nous Chris Claremont, Jim Starlin, John Byrne, Frank Miller et Georges Perez !

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 12:33
Marvel heroes n°27 : fronts multiples (Jeph Loeb, John Michael Straczynski, Dan Slott, Christos N Cage, Ed Mc Guiness, Mirko Djurdjevic, Rafa Sandoval, Humberto Ramos)

Plutôt difficile avouons le de se repérer dans la multitude de série Marvel heroes, icons, ultimates ou universe qui émaillent les productions des années 2000, aussi Est-ce avec une certaine suspicion que j’ai accueilli ce nouveau « Marvel heroes n°27 : fronts multiples » de janvier 2010.

Série phare de ce magazine reconnaissons le particulièrement vivace, le Hulk de Jeph Loeb (scénario) et Ed Mc Guinness (dessin) pris dans une passionnante aventure mettant aux prises deux Doyens de l’univers, le Grand maitre et le Collectionneur, s’affrontant par le biais de héros interposés catapultés dans des univers inhabituels pour eux.

Nous avons ainsi un match à mort entre les deux Hulk (vert et rouge) dans les profondeurs sous-marines d’Atlantis, entre le Surfer d’argent et Terrax dans le Microvers, entre un Requin tigre génétiquement amélioré et doté de dents en adamantium pour présenter un adversaire capable de lutter face au Prince des mers dans le monde mystique des sans-âme et enfin le Docteur Strange et son vieux rival le Baron Mordo.

Déçus par le trop grand équilibre de forces, les deux doyens corsent le jeu en introduisant les maitres des royaumes concernés Psycho-man, Galactus et Dormammu sachant que les forces qu’ils déchainent sont si puissantes qu’elles pourraient également se retourner contre eux.

On termine par l’avantage décisif du Hulk rouge sur le vert, qui fini embrocher par le trident de Neptune avec toute l’apparence d’une mort.

Beaucoup plus difficile à suivre sont en revanche ces Vengeurs considérablement remaniés par Dan Slott sur des dessins de Rafa Sandoval avec la prise de pouvoir de Norman Osborn possesseur de l’armure d’Iron-man et directeur d’une nouvelle association nommé H.A.M.M.E.R venue supplanter le bon vieux S.H.I.E.L.D de Fury.

Fier de sa nouvelle domination, Norman s’associe avec des êtres diaboliques aux intérêts voisins de siens comme Hood, Loki, Fatalis ou de manière plus discutable le Emma Frost et le Prince des mers.

Mais les véritables Vengeurs ne sont pas morts et tentent à l’aide des nouvelles recrues (Hulkling, Patriote, Wiccan, Speed, Œil de Faucon, Stature) aux pouvoirs largement inspirés des anciens héros de remonter une équipe autour de Hank Pym, Captain america, Vision, Jocaste, Hercule avec comme trait d’union l’énigmatique Sorcière rouge que cherche désespérément et à très haute vitesse son frère Vif argent.

Cette nouvelle équipe hybride défait un savant nazi réfugié en Argentine capable de contrôler des abeilles (sic!) puis le plus sérieux monstre marin Titan à Biarritz (France !) ou elle reçoit l’aide décisive de Vif argent qui peut ainsi réintégrer l’équipe.

Les Vengeurs ignorent cependant qu’ils sont épiés et traqués par Osborn et ses alliés.

Thor à présent, pris en main pat J Michael Straczynski (scénario) et Marko Djurdjevic (dessins) avec une exaspérante situation de statu quo dans laquelle, Asgard gouverné par Balder depuis la mort d’Odin, décide de s’établir chez Fatalis en Latvérie, pays montagneux et boisé plus similaire au grand Nord que les vastes plaines de l’Oklahoma.

Ce choix, fortement influencé par Loki réincarné en femme depuis Ragnarok, se justifie également par le caractère monarchique du régime de Latvérie, plus adapté aux Asgardiens que la démocratie républicaine des Etats-Unis.

Alors que Thor dont le marteau a été endommagé après avoir tué son grand père, parvient à se retransformer une nouvelle fois en le médecin Donald Blake, reçoit par Loki, l’annonce qu’après sa mort il a revêtu les traits de sa bien aimée Sif abritée elle dans le corps d’une vieille femme mourante mais que le processus va s’inverser et que la vielle femme mourra.

Enfin le déménagement des Asgardiens des Etats-Unis à l’Europe de l’Est n’est pas sans effet sur William un jeune américain bon teint tombé amoureux de la déesse Kelda, qu’il suit par amour dans son périple lointain.

Quatrième volet, l’équipe de l’Initiative scénarisée par Christos N Cage sur des dessins de Humberto Ramos.

On démarre par un drame, la mort de la recrue Michael Van Patrick tué lors d’un entrainement, ce qui aboutit à la fermeture du Camp Hammond (Connecticut) ou s’entrainait les membres de cette nouvelle équipe de jeunes super héros affiliés aux Vengeurs.

Dans cet univers, Norman Osborn est toujours la patron tout puissant du H.A.M.M.E.R et a toute autorité pour prendre les grandes décisions gouvernementales.

Alors que les esprits s’agitent après le drame de Camp Hammond, une équipe parallèle de mercenaires (Maitre de corvée, Constrictor, Typhoid, Bengale, Komodo) engagés par l’ancien S.H.I.E.L.D s’en prend un groupe de l’Hydra dirigée par Hardball et une femme mystérieuse appelée Scorpion

Cette joyeuse équipe de seconds couteaux attachants est forcée de reculer sous la violence de l’opposition qui utilise des cartouches de nanotechnologies inhibitrices de super pouvoirs.

Au cours de la retraite, malheureusement l’imprudente Komodo est capturée mais le pire pour l’équipe est de constater que le S.H.I.E.L.D n’est plus là, ce qui la prive de toute porte de sortie.

En conclusion, encore une fois Hulk est la véritable locomotive de ce « Marvel heroes n°27 : fronts multiples » avec des aventures simples, excitantes car réminiscences du Tournoi des champions des années 80 avec un formidable plateau des plus puissants héros Marvel.

Derrière on a du mal à suivre, tel ce Thor, plus adulte, réaliste et cérébral mais aussi prodigieusement ennuyeux avec une histoire mal branlée de cohabitation dieux-hommes sur Terre faisant figure de gueule de bois post Ragnarok.

Le pire restent cependant ce qui a été fait des Vengeurs, qui n’ont pas au moins la classe des dessins de Djurdjevic pour se racheter et patinent dans des histoires de renversements assez médiocres avec des personnages de faible épaisseur affreusement dessinés.

Le seul point qui demeure excitant de l’Initiative est de suivre des anti héros de niveau B comme Constrictor, le Maitre de corvée ou la sulfureuse Tyhpoid se débattre pour survivre.

En conclusion, vous l’aurez compris si il n’y avait pas le dynamisme de Hulk, on serait je le pense assez proche du naufrage complet !

Marvel heroes n°27 : fronts multiples (Jeph Loeb, John Michael Straczynski, Dan Slott, Christos N Cage, Ed Mc Guiness, Mirko Djurdjevic, Rafa Sandoval, Humberto Ramos)
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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 09:31
Marvel heroes hors série n°5 : civil war : house of M (Christos N Gage, Andrea Divito)

Vous aurez compris que les comics ne sont jamais loin dans ces colonnes, aussi voici « Marvel heroes hors série n°5 : civil war : house of M » de Christos N Gage (scénario) sur des dessins de Andrea Divito.

Sorti en 2009, ce hors série utilise le postulat de base bien pratique de la recréation de l’univers Marvel par les pouvoirs de la Sorcière rouge pour montrer la nouvelle croisade de Magneto, victime des camps de concentration nazi de 1944, avant de prendre conscience de ses immenses pouvoirs magnétiques et de décider de faire des homo superior l’espèce dominante au détriment des humains.

Face à lui, le gouvernement américain réagit autorise le savant Bolivar Trask a utiliser les Sentinelles, ces immenses robots tueurs de mutants.

Dans un premier temps, Magnéto cherche en Egypte une alliance avec le mutant réputé immortel Apocalypse, seul capable de concurrencer ses pouvoirs et son autorité.

Mais entre deux personnalités aussi fortes un conflit idéologique ne tarde pas à éclater et Magnéto finit par vaincre Apocalypse en menaçant de détruire les particules électromagnétiques formant son esprit.

Devenu le leader incontesté des mutants, Magnéto est également le plus efficace contre les Sentinelles construites à base de métal.

Il recrute les détenus le Colosse et Unus qui deviennent des membres de sa garde rapprochée aux cotés de ses enfants Vif argent, Sorcière rouge et Polaris.

Dans ce présent alternatif, Magnéto entre également en contact avec le télépathe Charles Xavier, qui bien que plus pacifique, finit par se rallier à ses velléités guerrières en constatant le traitement abject rappelant celui des camps de concentration dont sont victimes les mutants sur l’ile de Genosha.

Une grande opération de libération de l’ile est alors montée face aux autorités de l’URSS qui la gère et lance les Super soldats soviétiques pour en assurer la sécurité.

Une lutte spectaculaire entre mutants et Super soldats éclate mais alors que les mutants libérés de leur prison par Polaris et Vif argent semblent prendre le dessus sur leurs gardes, la Dynamo pourpre préfère faire écrouler le bâtiment plutôt que de le livrer aux troupes de Magnéto.

Ceci pousse Magnéto a réagir violemment et à provoquer la capitulation des gardes en menaçant d’engloutir l’ile sous toutes les couches de minerais de fer qu’elle contient.

Le triomphe de Magnéto est pourtant entaché de la mutilation de Xavier qui a les jambes brisés par l’éboulement de la prison mais ceci ne l’empêche pas d’établir sur Genosha une nouvelle nation entièrement dévouée aux mutants.

Se considérant comme un chef d’état, Magnéto tente de nouer des alliances avec d’autres nations qui auraient intérêt à s’opposer aux humains.
Il obtient des aides de principe des Inhumains, des Atlantes et une certaine reconnaissance du Wakanda de la Panthère noire, ce qui comble Xavier mais ne suffit pas à l’exigeant maitre du magnétisme pour la guerre qui se prépare.

Il organise alors l’assassinat par Dents de sabre de Gayson Creed, fervent opposant aux mutants ce qui pousse Trask a employer un commando de trois super soldats pour pénétrer sur Genosha.

A la tête d’entre eux, Bucky Barnes devenu le Soldat de l’hiver, pénètre jusqu’au palais de Magnéto en se faisant appuyer par ses deux acolyte, le GI Nuke dont les capacités sont dopées par drogues mais surtout le redoutable Mimic capable d’absorber tous les pouvoirs des mutants de l’ile et de ce fait parfaitement redoutable.

Doté grosso modo des pouvoirs de Captain america, de son bouclier et d’un bras robotisé, le Soldat de l’hiver est un combattant redoutable capable de neutraliser le pourtant terrible Dents de sabre en enfonçant le bouclier dans son corps afin de le bloquer temporairement.

Très détermine voir fanatisé, Barnes plante un couteau dans le ventre de Xavier tandis que Mimic menace Magneto lui-même en déchainant tous les pouvoirs des mutants de l’ile contre lui.

L’impitoyable car complètement shooté soldat Nuke fait un carnage mais est finalement châtié par la Sorcière rouge qui le transforme en papillon.

Magnéto finit par trouver la clé contre Mimic en lui collant un collier inhibiteur de pouvoirs et le tue impitoyablement.

Il se heurte néanmoins à Bucky, qui le blesse par des armes non métalliques (couteau et balles) avant d’être tué par son propre bouclier retourné contre lui par magnétisme.

Après avoir constaté l’ampleur des dégâts par l’attaque causée, Magnéto riposter par une attaque frontale contre la Maison blanche, pourtant protégée par des Sentinelles non métalliques de Trask.

Face à ces monstres de technologie la lutte est plus équilibrée mais le gouvernement américains lance des missiles contre Genosha, qui sont heureusement désintégrés par la puissance de Flèche noire venu honorer sa promesse.

L’intensité de la lutte croit encore lorsque Magnéto, Polaris et Vif argent s’en prennent à l’héliporteur du S.H.I.E.L.D dans lequel Trask dirige les opérations.

Malgré des pertes énormes, Magnéto fait tuer Trask par une de ses Sentinelles, épargne les hommes du S.H.I.E.L.D et a le plaisir d’être rejoint par l’agent Carol Miss Marvel Danvers, qui trahit le S.H.I.E.L.D par fidélité envers son ami Xavier et transmet aux Nations Unies des preuves d’un complot anti mutant perpétré par les Etats-Unis d’Amérique.

La lutte acharnée se termine à Central Park ou les dernières Sentinelles sont mises à terre et ou Magnéto fait atterrir l’avion du président des Etats-Unis, finalement vaincu.

Ayant triomphé du principal état le menaçant, Magnéto acquiert toute se légitimité de chef d’état, fait inculper par les Nations Unies les dirigeants des Etats Unis d’Amérique et permet ainsi aux mutant de prendre une place dominante dans les pays du monde entier, comme par exemple en Egypte, ou Apocalypse devenu un lieutenant de Magnéto, règne.

Dans un discours émouvant, Magnéto rend hommage au martyr Xavier, à l’intégrité de Miss Marvel et avoue finalement à Vif argent, Wanda et Polaris qu’il est leur père, ce qui scandalise cette dernière qui a vu sa mère mourir seule d’un cancer.

En conclusion, même si pour être franc, j‘étais réticent à subir une nouvelle aventure de Magnéto contre le reste du monde, je dois reconnaitre que ce « Marvel heroes hors série n°5 : civil war : house of M » est une véritable merveille, régénérant à la perfection le mythe d’un des mutants les plus charismatiques du monde Marvel, doublé ici d’un visionnaire idéaliste et d’un chef d’état.

Le scénario de Gage est superbe, parfaitement huilé et s’emboite parfaitement pour montrer une belle variation de l’histoire de Magnéto (sans les X-men !) aboutissant à la lutte à mort contre le gouvernement des USA et à l’avènement de son règne avec un équilibre mondial certes fragile mais plus réaliste car obtenu par une guerre.

Gage exploite merveilleusement bien ses personnages, notamment le Soldat de l’hiver, Mimic et Nuke constituant un commando complémentaire capable de tuer Xavier et de menacer sérieusement Magnéto.

Dans un style un tantinet trop propre et glacé, Divito retranscrit malgré tout très bien la grandeur épique de cette aventure culminant par l’assaut de la maison Blanche et par une lutte dantesque contre les Sentinelles entre Washington et New-York.

Donc « Marvel heroes hors série n°5 : civil war : house of M » peut être considéré comme un petit chef d’œuvre contemporain.

Marvel heroes hors série n°5 : civil war : house of M (Christos N Gage, Andrea Divito)
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 19:20
No exit (Blondie)

Nous passons sans coup férir de l’atroce Rob Zombie à la disco-pop des anglais de Blondie.

A cet égard 1999 est une date charnière pour la formation culte des années 80 puisqu’elle marque le retour de Blondie sur le devant de la scène avec « No exit » et un nouveau batteur Clem Burke autour de la charnière centrale Debbie Harry (chant)-Chris Stein (guitare)-Jimmy Destri (claviers).

Nous sommes à présent à l’orée du XXI ième siècle, le dernier disque de Blondie a près de 20 vingt ans, aussi plus que l’attente infernale des fans se pose la question de la modernité ou de la fidélité aux sources ?

Le début du disque montre de claires influences reggae habitant « Screaming skin » et ses cinq longues minutes trente bien longues à passer.

Passé le choc (répulsif !) initial, on embraye sur « Forgive and forget » plus conventionnel avec ses mélodies soignées sur lesquelles la voix de Harry charme.

Les choses sérieuses semblent commencer avec « Maria » enormissime tube de classe mondiale aux refrains magiques proprement irrésistibles.

Nouvelle surprise sur « No exit » qui pompe allégrement la toccata et fugue en Ré mineur de Beethoven pour lancer un duo avec rappeur aujourd’hui bien poubellisé Coolio.

Le plus fou est que ce mariage improbable classique-rap avec Blondie en sandwich donne un résultat plutôt intéressant !

Pas à grand écart près, Blondie assène ensuite une ballade-saxo mielleuse à souhait « Double take » et remet ensuite un peu de dynamique sur le très correct « Nothing is real but the girl ».

Le mode jazzy feutré est privilégié sur « Boom boom in the zoom zoom zoom » et on plonge ensuite dans le néant absolu de la ballade guimauve « Night wind sent » ou de l’étrangement mollasson « Under the gun » avec un titre plus que mal porté.

Les chœurs et la majesté de « Out in the streets » ne suffisent pas relever le niveau.

Les titres s’enchainent sans aucun charme, « Happy dog » et son encéphalogramme plat, « The dream’s lost on me » au folk celtique assommant, « Divine » qui prend encore une fois le pli du reggae avant l’atmosphérique « Dig up the Congo » et son exotisme de pacotille.

En conclusion, « No exit » est un album catastrophique dont la variété ne saurait masquer la profonde vacuité artistique.

Exit et c’est le cas de le dire la machine à tube power-disco des années 80, place à une pop cosmopolite fadasse et à bout de souffle, tentant tant bien que mal de sauver les meubles à l’aide de titres bouche trou parfaitement irritants.

Avec le recul, « No exit » est l’album d’un tube, « Maria » et aurait du selon moi montrer la porte de la sortie à un groupe de vétérans au bout du rouleau.

No exit (Blondie)
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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 17:54
American made music to strip buy (Rob zombie)

L’affreux Rob Zombie est un artiste difficilement classable, car réalisateur de films d’horreurs, dessinateur de comics mais c’est surtout le musicien qui nous intéressera ici avec « American made music to strip buy » et son aguichante pochette confirmant le gout du Monsieur pour les belles filles dénudées.

Nous sommes en 1999 et « American made music to strip buy » est un disque à part remixant la plupart des titres de Rob Zombie peu après la sortie de son premier album solo en 1998.

On commence sans surprise par « Dragula » le titre le plus puissant de Rob Zombie dont la version remixée diffère à peine de l’originale.

Pas de doute, on a affaire à du métal industriel complètement déjanté voir jeté sur lequel l’homme-monstre pose sa voix rauque et menaçante.

L’intensité croit encore d’un cran (oui c’est possible !) avec « Superbeast » dont le remix met en avant la fluidité et le muscle des refrains.

Tout se calme et l’auditeur navigue dans le metal industriel lourd et bizarre de « How to make a monster » puis le plus lancinant « Living dead girl ».

L’influence des riffs de Rammstein se fait alors clairement sentir sur « Spookshow baby » d’une puissance phénoménale proprement irrésistible.

En comparaison « Demonoid phenomenon » dans une version ultra électro fait bien pale figure et on s’enfonce bien profondément dans les tréfonds de l’obscur marécage « The ballad of resurrection Joe and Rosa Whore » et de l’ultra lisse branchouille « What lurks on channel X ? ».

A ce stade l’ennui voir l’endormissement guette l’auditeur qui voit passer devant lui le très médiocre « Meet the creeper » et ses longues presque cinq minutes.

Le disque se traine comme un vieux Zombie en fin de non vie avec « Return of the phantom stranger » et son beat agonisant et comme un signe du suprême foutage de gueule de l’entreprise le lascar nous ressort deux titres déjà passé à la moulinette du remix « Superbeast » et « Meet the creeper ».

En conclusion, « American made music to strip buy » est une entreprise artistique des plus discutable et n’enrichit en rien la carrière déjà plus que discutable de Rob Zombie.

L’idée de créer un album de remix un an seulement après la publication de son premier disque conduit immanquablement à une impasse artistique devant la peu de choix proposés et surtout la pauvreté de l’enrichissement du traitement réalisé.

Ce n’est pas le sticker Rammstein ou la pin-up attrape couillon qui suffiront à inverser le sentiment général que « American made music to strip buy » est une entreprise vaine et une belle plantade artistique.

Au-delà de l’intérêt personnel on l’espère honnête du chanteur pour les remix, on ne peut que déconseiller formellement l’achat de ce disque d’un artiste par ailleurs habile mais selon moi largement surestimé.

American made music to strip buy (Rob zombie)
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 22:34
Red, white and crue (Motley crue)

A un best of en répond un autre, fini donc le spleen élégant de Type o negative et place à la flamboyance californienne de Motley crue dont le bestof « Red, white and crue » est sorti en 2005.

Légende américaine du hard/glam rock connue pour son extravagance et son gout des petites pépées, le Motley crue pourrait correspondre dans les années 80 à une caricature des Inconnus.

Son bestof à la pochette sexy débute par une grosse gifle heavy metal, « Live wire » idéale pour mettre tout de suite les pendules à l’heure par son train d’enfer.

Prolongement idéal au choc initial, « Piece of your action » déroule un mid tempo aux refrains ultra efficaces malgré la voix nasillarde parfois pénible à supporter de Vince Neil.

On baisse d’un cran sur « Toast of the town » sympathique mais manquant d’éclat, ce que le finalement assez moyen « Too fast for love » parvient à réaliser à l’esbroufe de quelques refrains massifs et bien tournés.

Rien de spécial à signaler sur le poussif « Black widow » qui fait bien pale figure à coté d’un autre mid tempo dévastateur, le gros tube « She looks that kills ».

Motley crue s’échine un peu vainement sur « Too Young too fall in love », reprend le morceau le plus hard des Beatles « Helter skelter » ce qui avec la voix de Neil passe beaucoup moins bien que l’original.

On trouve les Californiens plus à l’aise sur « Shout at the devil » tube aux refrains écrasants tout sur leur passage et au plus groovy mais tout aussi incontournable « Smokin in the boys room ».

Beaucoup de vitesse et de dynamisme sur « Use it or lose it » qui prépare correctement le terrain à deux nouvelles fusées éclairantes le superbe « Girls, girls, girls » qui pourrait être l’hymne du groupe et de bon nombre de chasseurs masculins enchainé de « Wild side » bon gros hard rock des familles instinctif et réjouissant.

Une ballade (il était temps !) fait son apparition, « You’re all I need » aux ficelles bien grosses mais non dénuées d’un certain charme, celui du cœur.

Après l’hommage sympathique au dieu rock ‘n’ roll vient une nouvelle torgnole « Kickstart my heart » dont l’éclatante vitalité permet de considérer comme peut être le meilleur titre du Crue.

Les ballades ont le vent en poupe, aussi a-t-on droit à « Without you » et « Don’t go away mad (just go away)« qui poussent le bouchon de la mièvrerie un peu trop loin avant une fin de disque plus conforme au standard de rock festif du groupe sur « Same Ol Situation » et « Dr Feelgood ».

Le second disque aussi volumineux que le premier commence par la célèbre reprise des Sex pistols « Anarchy in the UK » exécutée avec conviction puis développe un hard simple et puissant à défaut d’être génial sur « Primal scream ».

Derrière leurs motos, leurs tatouages et leurs coupes de cheveux improbables, nos glameux seraient ils en réalité de grands sentimentaux ? En tout cas ils nous refont le coup de la ballade bien proprette avec « Home sweet home ».

Plus de riffs, de hurlements et de testostérone sur le robuste « Hooligan’s Holiday » puis mix assez indigeste entre mélodie et puissance sur le très surchargé « Misunderstood » : difficile de suivre le gang de LA dans ses circonvolutions musicales.

Ce sentiment d’incompréhension se creuse sur « Planet boom » titre violent aux fortes sonorités industrielles qui cède la place à un bel instrumental « Bittersuite » sur lequel Mick Mars fait valoir tout son talent de guitariste.

A vrai dire on ne prête pas vraiment attention à l’énième ballade passe partout « Afraid » ni à l’affreux mid tempo « Beauty » ou encore moins au très terne « Generation swine » qui fait perdre son identité originellement si épicée au groupe.

Difficile malgré des riffs heavy et une belle teinte mélodique de s’enthousiasmer pleinement sur « Bitter pill » et c’est un fauve muselé aux griffes rognées qui fait piteuse impression sur « Enslaved ».

Petit retour sympathique au passé sur « Hell on heels », nouvelle plongée à pic sur deux ballade inutiles « New tatoo » et « If I die tomorrow », cette dernière malgré une sincérité désarmante.

On termine cet éreintant second disque avec « Sick love song » étrangement grungy et une reprise sans intérêt des Rolling Stones « Street fighting man ».

En conclusion, « Red, white and crue » est une compilation des plus déroutantes mais surtout très largement déséquilibrée entre le premier et le second disque.

Dans le premier, Motley Crue apparait sous son meilleur jour, celui de ses cinq albums phares des années 80, ce qui avouons le réserve son lot de classique du hard-glam certes simple, brut de décoffrage mais diablement efficace.

Le second disque montre en revanche clairement toute la décadence des voyous sexy dans les années 90 avec un nombre incalculable d’errements musicaux, une aseptisation globale de leur style et surtout le recours abusif à des ballades bouche trou débitées au kilomètre.

Alors on se dit finalement qu’on aurait préféré que « Red, white and crue » ne se réduise qu’à un seul disque, celui ou malgré toutes ses imperfections et la petite voix de canard irritante de Neil, le Crue donne le meilleur de lui-même dans un hard brut, généreux, naïf et parfois irrésistible.

A trop vouloir en faire parfois …

Red, white and crue (Motley crue)
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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 00:08
The least worst of (Type o negative)

Comme vous le savez mon respect pour les gothic rockers de Type o negative est important, aussi vais-je chroniquer non sans un plaisir intense leur best of bien entendu intitulé « The least worst of » selon l’humour caractéristique du groupe.

Sorti en 2000, « The least worst of » et ses quatorze titres débute par un gag de 39 secondes, un morceau vide au titre imprononçable « The misinterpretation of silence and its disasstrous conséquences (wombs and tombs mix) ».

Plus sérieusement, le moins pire du groupe débute par « Everyone I love is dead » morceau lent, à l’atmosphère sombre et pesante habité par la voix caverneuse si envoutante de Peter Steele.

Construit suivant le même moule, « Black n°1 » et ses refrains martelés reste cependant un titre aride et plutôt difficile d’accès qui reste à mille lieues d’un tube de radio FM.

L’auditeur a ensuite toute latitude de se perdre à loisir dans les huit minutes tortueuses et parfois bien pénibles de « It’s never enough » disons le clairement pas le meilleur de Type o.

Tout décolle franchement avec « Love you to death » beau, élégant, sensuel et déchirant comme une belle après midi d’automne passée dans la foret.

Les filles filent alors changer de petite culotte pour la première fois et laissent les fans de heavy metal pur et dur gouter au classic « Black sabbath » revisité dans une version infernale étouffante et diaboliquement géniale.

C’est dans le registre doux et caressant que se place « Christian woman » plutôt réussi et à un niveau moindre le plutôt ennuyeux « 12 black rainbows ».

Arrive ensuite le grand tube des New-Yorkais, l’excellent « My girlfriend’s girlfriend » et son atmosphère erotic-pop réjouissante.

Le chanteur se fait plaisir sur « Hey Pete (Pete’s ego trip version) » qui ose une version goth-doom particulièrement audacieuse du classique de Jimi Hendrix.

C’est dans un registre plus classique, lent et dépressif de « Everything dies » qu’on retrouve le groupe heureusement animé un peu plus sur le mélodique et accrocheur « Cinnamon girl ».

L’auditeur manque de tomber à la renverse en étant pris complètement à revers par « Unsuccessfully coping with the natural beauty of infidelity » qui après un tabassage hardcore de plus de deux minutes, naviguent ensuite sur plus de dix longues minutes entre gothique épais et brèves poussées de rage.

On termine car il faut bien en passer par là par « Stay out of my dreams » qui mélange à merveilles mélodies doucereuses et puissance sourde.

En conclusion, « The least worst of » porte au final assez bien son nom et rappelle que Type o negative n’a jamais été et ne sera jamais un groupe commercial.

Servi par quelques hits qui se content finalement sur les doigts d’une main, ce best of atypique révèle surtout le caractère incroyablement sombre et torturé de la musique d’une des formations de métal gothique les plus marquantes des années 90.

Titres à rallonges, lenteur calculée, lourdeur des guitares, atmosphères sombre, étouffantes mais aussi sensuelles, la musique de Type o negative ne se livre pas d’elle-même et nécessite un effort d’approche de la part de l’auditeur.

Et au dessus de tout plane pour toujours la voix du géant triste, Peter Steele, véritable âme créatrice du groupe, qui eut pour moi peu de concurrents dans son registre de crooner gothique.

Un disque à recommander donc à tous les amateurs de métal gothique mais également aux curieux désireux découvrir une formation sans doute à jamais tapie dans l’ombre, qui ne laisse découvrir sa beauté que derrière un épais tapis de fumée.

The least worst of (Type o negative)
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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 15:18
The amazing Spider-man 2 (Marc Webb)

Trop rentable sans doute pour être arrêtée pendant trop longtemps, la franchise Spider-man au cinéma continue inlassablement avec « The amazing Spider-man 2 » de Marc Webb.

Nous sommes à présent en 2014 et cette fois Webb place son héros l’ineffable Peter Parker (Andrew Garfield) dans une relation de couple comme on peut s’en douter battant fortement de l’aile avec Gwen Stacy (Emma Stone) en passe de décrocher un diplôme de fin d’études scientifique universitaire.

Hanté par la mort de Stacy le père policier de Gwen, Parker qui aime pourtant Gwen est violemment torturé par son passé, notamment la mort de ses parents dans un accident d’avion.

Cette partie de l’histoire est ici centrale, car le film montre comment le scientifique Richard Parker (Campbell Scott) et son épouse Mary (Embeth Davidtz) est mort après l’agression par un homme armé dans son avion, juste après qu’il puisse transférer via son ordinateur portable de mystérieux fichiers.

Sonné par cette mort sans explication et par le possession d’une vieille sacoche léguée par son père, Parker est un petit ami distant, souvent détourné de Gwen par ses activités de super héros.

Au cours justement d’une vertigineuse course poursuite dans les rues de New-York, Spider-man arrête un terroriste russe nommé Aleksei Sytsevich (Paul Giamatti) et parle brièvement avec un petit électricien complexé par sa vie médiocre, Maxwell Dillon (Jamie Foxx).

Cette rencontre boulverse la vie de Dillon qui va vouer une véritable vénération au super héros alors que son travail de concepteur en réseaux électriques au sein de la Oscorp n’est pas reconnu.

La Oscorp parait réellement au centre de l’histoire développée, par le fait que Dillon y travaille, Gwen y effectue un stage et que le jeune Harry Osborn (Dane Dehaan) hérite de sa gouvernance après la mort de son père Norman (Chris Cooper), atteint d’un mal mystérieux et apparemment héréditaire.

Intelligent et sensible, Harry comprend assez vite qu’il souffre du même mal que son père et que ses jours sont comptées.

Après une discussion avec son ami Parker, il a comme idée d’utiliser le sang de Spider-man pour guérir de ses lésions corporelles, mais celui-ci refuse en invoquant un processus qui serait mortel pour lui.

Mais Parker qui continue de tourbillonner avec Gwen en une relation complexe par intermittences, a fort affaire avec l’apparition d’un nouveau super criminel : Electro.

En effet, Dillon qui a effectué une réparation hasardeuse le jour de son anniversaire chute dans une cuve composée d’anguilles génétiquement modifiées et reçoit d’immenses décharges électriques qui ne le tuent pas mais font de lui un être exceptionnel capable de contrôler l’électricité.

Le déjà perturbé électricien devient quasiment fou par tant de pouvoir et sème le trouble dans le centre de New-York ce qui oblige Spider-man à intervenir et à court circuiter à l’aide d’une lance à incendie un ennemi redoutable capable de griller ses adversaires.

Dillon est récupéré par Oscorp qui le cloitre dans un complexe ultra secret pour mener des expériences scientifiques ultra douloureuses ce qui ne fait qu’accroitre sa haine pour le genre humain.

Mais il n’est pas la seule victime de la compagnie et Menken (Colm Feore) le vice président s’arrange pour faire accuser Harry de l’incident arrivé à Dillon pour l’évincer de la gouvernance de Oscorp.

Le jeune homme poussé à bout reçoit alors l’aide de son assistante Felicia Hardy (Felicity Jones) pour libérer Electro et ainsi prendre d’assaut le building de la Oscorp.

Sous le menace, Menken donne tous les accès à Harry qui peut ainsi s’injecter le précieux sérum ayant fait de Spider-man le héros qu’il est à présent tandis que Electro reçoit un plein accès au réseau électrique de la ville.

De son coté, Parker qui a finalement trouvé dans une gare de métro désaffectée le testament électronique de son père qui prouve qu’il a cherché à fuir lorsqu’il a compris que ses recherches sur les animaux pour soigner les gens allaient être utilisées à mauvais escient par la Oscorp et surtout qu’il aimait sincèrement son fils.

Rassuré, Parker qui a protégé la fuite de Gwen de la Oscorp après son enquête sur le cas Dillon, comprend alors l’étendue de la menace représentée par Electro qui a coupé toute l’énergie électrique de New-York.

Il n’a alors d’autres choix que d’affronter un ennemi rendu quasiment invincible par cet immense afflux d’énergie.

Ces lances toiles magnétisés sous les conseils de Gwen, ne suffisent pas à contraindre Electro qui désire à présent se rendre dans la principale centrale de production électrique de la ville.

Malmené par les puissantes décharges électriques d‘Electro, Spider-man reçoit l’aide imprévue de la courageuse Gwen qui lui propose de reconnecter la centrale afin de mettre Electro en surcharge.

La manœuvre réussit, Electro est désintégré et le courant rétabli in extremis, ce qui permet d’éviter une catastrophe aérienne.

Mais le couple ne peut souffler car Harry qui a survécu à l’horrible injection du sérum en endossant l’armure régénératrice du Bouffon vert, s’en prend alors férocement à celui qu’il considère comme un traitre.

Le combat entre le Bouffon et Spider-man qui tente désespérément de protéger Gwen dans les mécanismes complexes d’une horloge géantes est haletant et aboutit malheureusement à la mort de la jeune femme, tandis que Harry est neutralisé et emprisonné dans la même prison que Electro.

Parker termine donc dévoré de chagrin et renonce à être Spider-man.

Mais la criminalité de la ville explose de nouveau, avec notamment l’arrivée d’un nouveau super criminel, le Rhino qui n’est autre que Sytsevich doté d’une formidable armure de combat hérité d’un mystérieux commanditaire de la Oscorp, qui le rend quasiment invulnérable.

Parker se souvient du discours positif de Gwen, femme de caractère croyant à la survivance des gens dans la mémoire des vivants et décide de reprendre du service.

Le film se termine sur le choc frontal entre le Rhino et Spider-man avant un ultime épilogue montrant les X-men (Mystique, Crapaud) sans que l’on comprenne le lien direct avec le Tisseur de Toile.

En conclusion, Webb n’est pas Raimi et ses Spider-man sont pour moins bons que ceux du premier réalisateur.

A partir d’une intrigue première laborieuse concernant le passé plutôt tiré par les cheveux de Parker, avec des parents qui ne joueront aucun rôle dans la suite du récit, Webb peine à passionner, d’autant plus que les sempiternels démêlés amoureux du jeune homme avec la boulotte Gwen ont un fort gout de déjà vu.

Intrigue plate donc et peu attirante qui introduit un Harry Osborn sosie fadasse de Léonardo di Caprio jeune, moins charismatique que celui de Raimi, dévoré par une maladie qui aboutit à le faire basculer du coté du crime.

Du coté des satisfactions, le personnage d’Electro, ici joué par un acteur noir est intéressant en pauvre type avide de reconnaissance devenant une sorte de dieu de l’électricité capable de menacer la ville en entière.

Patinant copieusement la plupart du temps, « The amazing Spider-man 2 » s’en sort dans sa dernière partie ébouriffante qui met en lumière les fantastiques pouvoirs du maitre de l’Electricité, ceux plus classiques du torturé Bouffon et introduit comme sur un plateau une suite sur mesure dans laquelle on devine potentiellement aux cotés du brutal Rhino, le Vautour, Docteur Octopus et même … les X-men !

Mais vous l’aurez compris, tout ceci ne suffit pas à faire de ce second amazing Spider-man un must du comic book adapté au cinéma !

The amazing Spider-man 2 (Marc Webb)
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