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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 10:46
Le seigneur des anneaux 3, le retour du roi (Peter Jackson)

En 2003, Peter Jackson conclut sa trilogie consacrée à Tolkien avec « Le seigneur des anneaux 3, le retour du roi ».

L’histoire qui a pris de l’épaisseur dans le deuxième épisode, reprend là ou on l’avait laissé avec la quête des Hobbits Frodon (Elijah Wood) et son compagnon Sam (Sean Austin) à travers le Mordor, guidé le fourbe Golum (Andy Serkis) dévoré par son désir irrépressible de posséder à nouveau l’anneau tant convoité.

A mesure que le trio se rapproche du but, la tension monte graduellement avec un Frodon rongé par le pouvoir destructeur de l’anneau et un Sam ne tolérant plus les manigances de Golum avec la ferme résolution de le tuer à la première occasion.

Du coté des forces de Sauron, si Saroumane a semble t il été vaincu et contenu par l’assaut des Ents sur Isengard, l’œil maléfique n’a pas renoncé et lance contre Minas Tirith, la capitale du royaume du Gondor, une immense armée d’Orques afin de prendre définitivement le dessus sur les humains gouvernés par Denethor II (John Noble) roi par intérim du Gondor, passablement usé et ravagé par l’usage prolongé du pouvoir.

Malgré les mises en garde de Gandalf (Ian Mc Kellen), Denethor affecté par la perte de son fils Boromir n’écoute rien et accepte à peine de prendre à son service le jeune Pippin (Billy Boyd) en guise de réparation à la mort de son fils.

Cette attitude désabusée un effet direct sur la guerre contre Sauron puisque Denethor envoie son second fils Faramir (David Wenham) dans une mission suicide pour reprendre un poste avancé du Mordor face à des Orques plus nombreux et mieux armés.

Alors que le siège de Minas Tirith s’engage plutôt mal, car les Orques appuyés par les Nazguls montés sur des dragons volants avec à leur tête le plus puissant d’entre eux, Angmar n’ont aucun mal à prendre le dessus sur des humains mal commandés,
Aragorn (Viggo Mortensen) toujours aidé Legolas (Orlando Bloom) et Gimli (John Rhys-Davies) parvient à rallier par la puissance de l’épée de son ancêtre Isildur reconstituée par l’Elfe Elron (Sam Weaving), une armée de soldats damnés pour l’éternité pour avoir trahi leur serment à Isildur au moment du premier combat contre Sauron.

Aragorn qui se voit comme le nouveau roi du Mordor à la place de Denethor, promet au roi des morts de réhabiliter leur honneur si ils acceptent de le servir à nouveau contre Sauron.

Fort de cette nouvelle alliance, Aragorn rejoint Théoden (Bernard Hill) et sa nièce guerrière Eowyn (Miranda Otto) pour mener une véritable à l’armée à la rencontre des troupes de Sauron.

Comment souvent avec Peter Jackson, le film culmine dans l’assaut de Minas Tirith avec un combat grandiose et épique, dans lequel Denethor rendu fou tente de bruler Faramir son fils blessé et finit dévoré par les flammes en se jetant du haut d’un promontoire.

La charge de cavalerie des Rohirrim déstabilise les Orques qui font ensuite appel à des peuples du Sud vaguement orientaux, rendus redoutables par leurs énormes oliphants de combats.

Mais le courage des Rohirrim n’a pas de limite et les fantastiques pachydermes sont méthodiquement tués à l’aide de manœuvres audacieuses de Aragorn ou Legolas, visant à tuer leurs cornacs ou à grimper sur leur dos pour tuer l’équipage ou percer leur cou épais d’un trait bien placé.

Théoden est malheureusement tué dans le combat par Angmar mais à la surprise générale la courageuse Eowyn, parvient à tuer le soi disant invincible roi des Nazgul dont le pouvoir paraissait soit dit en passant passablement surestimé.

A l’intérieur de la citadelle de Minas Tirith, la lutte est désespérée face à des Orques soutenus par des Trolls des cavernes à la force quasi invincible mais la solution vient de l’attaque de l’armée des morts, rendue invincible par sa condition de spectres intangibles qui nettoie les troupes des Orques certes féroces mais mortels.

Avec la défaite des armées de Sauron, Aragorn honore son serment et libère les morts de leur damnation.

Les humains savent à présent qu’ils doivent concentrer leur forces pour attaquer le Mordor afin de provoquer une diversion permettant à Frodon d’accomplir sa périlleuse mission.

Le jeune Hobbit qui a laissé partir Sam, épuisé et découragé, tombe malheureusement dans un piège tendu par Golum qui le livre à Arachné, une monstrueuse araignée géante barrant la route du Mordor.

Malgré son courage et l’aide d’une lampe magique donnée par les Elfes pour éblouir la bête infernale, Frodon est piqué par le venin de l’araignée et laissé inconscient.

Sam prend alors son courage à deux mains et affronte Arachné pour secourir son maitre et ami, réussissant l’exploit de la blesser grièvement à l’abdomen.

Malheureusement Sam ne peut empêcher une troupe d’Orques d’embarquer le corps inconscient et emmailloté de Frodon pour l’emmener au Mordor.

Ceci n’empêche pas le courageux Hobbit de foncer secourir son maitre avec beaucoup d’audace et profitant d’un coup de chance entrainant une bagarre entre Orques pour s’approprier les effets personnels de Frodon.

Sam qui avait mis l’anneau en sécurité avec difficultés à Frodon et les deux courageux Hobbits qui pensent en avoir fini avec le traitre Golum profitent de l’attaque d’Aragorn et ses hommes pour accéder à la montagne de Sauron.

En réalité, Aragorn, Gandalf, Legolas et Gimli se sont lancés dans une mission suicide et sont rapidement encerclés par le gros des troupes des Orques.

Mais la manœuvre réussit, et Frodon et Sam épuisé par le manque de nourriture et la chaleur volcanique du Mordor arrivent à grand peine près d’un fleuve de lave.

Au moment de jeter l’anneau, Frodon lui aussi contrôlé par l’esprit maléfique se rétracte et le met à son doigt mais l’affreux Golum surgit de nulle part, mange le doigts de son adversaire dans une lutte confuse pour récupérer l’anneau maudit.

Sam intervient in extremis pour sauver Frodon des flammes tandis que Golum et l’anneaux sont détruits dans le flot de lave.

La destruction de l’anneau aboutit à celle de l’œil de Sauron, des Nazguls dont les dragons étaient harcelés par des aigles géants invoqués par Gandalf et la débandade des Orques alors que le Mordor tout entier se fissure en explosions volcaniques d’une grande violence.

La paix revient donc sur la Terre du Milieu, sauvé du péril de Sauron et de la terrible tentation de la possession des anneaux.

Les Hobbits rejoignent leur pays natal de la Comté pour un repos bien mérité.

Frodon écrit l’histoire du livre du Seigneur des anneaux ce qui lui prend quatre ans.

Les Elfes rejoignent ensuite leur monde avec le vieux Bilbon qui accomplit la bas son dernier voyage.

Frodon quitte la Terre du milieu avec Gandalf faisant du brave Sam le légataire de son histoire.

En conclusion, « Le seigneur des anneaux 3, le retour du roi » est le meilleur de la trilogie de Peter Jackson avec une débauche incroyable d’inventivité et d’effets spéciaux.

Les combats sont grandioses avec d’impressionnants chocs entre humains et orques, chacun ayant ses propres auxiliaires.

La noblesse et le courage de personnage comme Aragorn, Sam ou à un degré moindre Eowyn ou Faramir permettent de triompher des difficultés et d’obtenir les avantages pour emporter les combats décisifs face à des adversaires plus nombreux, plus puissants ou fourbes.

On pense parfois à la « Star wars » sans aujourd’hui savoir quelle œuvre a influencé l’autre car si Tolkien préexiste à Lucas, celui-ci préexiste également par rapport à Jackson.

Au registre des réussites donc : la création d’une armée de soldats fantômes damnés voulant reconquérir leur honneur perdu dans un ultime combat, le roi des Nazguls même si finalement assez décevant, d’horribles dragons volants, d’énormes pachydermes de combat et une bonne grosse araignée répugnante d’un réalisme et d’une agressivité assez bluffante dans les galeries de son monde sous terrain.

Seule critique que je pourrais apporter à ce stade : l’incroyable longueur du film (plus de 3h) et une fin beaucoup trop longue qui n’en finit pas de finir, rendent le visionnage de la dernière partie réellement éprouvant.

Pour le reste, le succès colossale du troisième volet aux onze oscars est pour moi amplement mérité, ce qui ne suffira pas à faire de moi un fan de l’œuvre de Tolkien !

Le seigneur des anneaux 3, le retour du roi (Peter Jackson)
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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 10:35
Jethro tull : the very best of (Jethro tull)

Formé à la fin des années 60, Jethro tull est une légende du rock progressif britannique encore en activité aujourd’hui autour du chanteur leader Ian Anderson.

Ignorant tout de leur musique reconnaissons le plus pointue que commerciale, j’ai écouté logiquement leur « The very best of » sorti en 2001.

On attaque ce copieux programme de vingt titres avec « Living in the past » aux parties instrumentales légères et fluides particulièrement agréables.

Première surprise avec « Aqualung » qui débute par un riff central puissant foncièrement hard rock avant de basculer sur un titre à tiroirs truffé de changements d’ambiances somptueux.

A ce stade, l’auditeur à déjà pris la mesure de Jethro tull, se trouve aimanté par la voix aérienne et gracieuse de Anderson, les titres finement ciselés et la flute en support.

Dans une registre plus classique l’acoustique « Sweet dream » renforcé par des cordes et des cuivres, frappe très fort.

Les anglais rappellent également leur gout par la musique moyenâgeuse sur « The whistler » qui vient fortement influencer un titre acoustique particulièrement beau et élégant.

En comparaison, « Bungle in the jungle » parait plus conventionnel même si en réalité il demeure habité de multiples sons (flute, cordes) en complément de la guitare de Martin Barre et du clavier.

La mélodie semble règner en maitre sur la calme ballade « The witch’s promise » avant un retour au muscle sur le bien nommé « Locomotive breath » beaucoup plus rock.

Mais c’est bien « Steel monkey » beaucoup plus puissant et moderne avec sa rythmique électronique qui vient provoquer un réel électrochoc, mais il est vrai que son époque (la fin des années 80) le place à part des autres morceaux jusqu’alors entendus.

On retrouve le style plus feutré et mélodique du groupe sur un « Thick as a brick » assez inoffensif puis le bel instrumental « Bourrée » tous deux en provenance directe des années 70.

Malgré son titre alléchant, « Too old to rock ‘n’ roll : too Young to die » est plutôt calme et doté de sophistications néoclassiques à mon sens assez incongrues ici et on retrouve cette même approche à un degré moindre sur « Lige is a long song ».

L’auditeur goute toujours la richesse musicale incroyable de « Songs from the wood » qui combine vitesse et mélodie dans un tourbillon permanent de notes puis se fait écraser par le blues-rock lourd de « A new day yesterday ».

Une nouvelle ballade « Heavy horses » emplie de classe et de dignité plus loin, Jethro tull replace un titre moderne et puissant des années 80, le monumental « Broadsword » illuminé par la voix magique de Anderson et des splendides solo de Barre.

L’envoutement se poursuit avec « Root to branches » élégant et mystérieux et c’est un group décidément surprenant jusqu’au bout qui place un blues old school « A song for Jeffrey ».

On termine ce par deux dernières flèches tirées du carquois, « Minstrel in the gallery » solidement charpenté et « Cheerio » court épilogue gracieux.

En conclusion, « Jethro tull : the very best of » atteint son objectif : permettre de découvrir un groupe de rock progressif assez inclassable et insaisissable car protéiforme.

Construite sur trois décades, la musique de Jethro tull contient assurément des bases rock fortement alimentées par la musique classique, celte et médiévale.

Les cordes, claviers et encore d’avantage la flute de Anderson ne sont donc pas que des instruments d’accompagnement mais tiennent un rôle au moins égal à ceux du traditionnel triptyque guitare-basse-batterie du rock.

Il en résulte une musique riche, inventive, complexe très mélodique et sophistiquée tout particulièrement dans la période des années 70, celle des années 80 étant plus dévolue à celle de la puissance.

Mes lecteurs habituels auront compris que je ne goute pas forcément la sophistication en rock mais il serait stupide de ma part de ne pas reconnaitre le fantastique talent de Jethro tull, capable de faire voyager l’auditeur par l’ambition de compositions stimulantes.

La musique de Jethro tull parait également parfaite pour constituer la BO d’un film d’aventures doté de paysages grandioses comme par exemple « Le seigneur des anneaux ».

Jethro tull : the very best of (Jethro tull)
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 14:19
Nova n°28 (Bill Mantlo, Stan Lee, Roy Thomas, Jim Mooney, Jack Kirby, John Buscema)

Nous replongeons par le plus grand des hasards dans l’histoire profonde du comic book avec « Nova n°28 » sorti en France en 1980 chez ce bon vieil éditeur de Lug.

Ce « Nova n°28 » éternel petit mais toujours excitant format place cette fois Spider-man en tête de liste avec une aventure concoctée par Bill Mantlo (scénariste) et Jim Money (dessinateur) dans laquelle notre bon vieux monte en l’air new yorkais doit se colletiner avec un ennemi redoutable, Carrion, étrange mort vivant réincarné par clonage de son créateur le professeur Warren, avec comme idée fixe de créer une araignée non humaine à partir du sang de Spider-man sanglé sur une table d’opération et en fichue posture !

Heureusement l’arrivée imprévue du second couteau Darter, ex acolyte de Carrion se rebellant contre son maitre produit la diversion escomptée à Spiderman pour se libérer.

La plus grand confusion éclate ensuite avec un combat particulièrement médiocre amenant la mort de Darter tué par Carrion pour sa trahison, la fausse intervention du Tigre blanc qui tourne rapidement court et enfin l’araignée de synthèse, immonde pate informe immunisée contre les redoutables pouvoirs de mort de Carrion qui se retourne contre lui et le tue à son tour laissant un Spidey épuisé et passablement secoué par une pareille épreuve.

On monte de plusieurs divisions avec Stan Lee et Jack Kirby qui offrent de belles pages old school du Surfer d’argent, permettant de comprendre sa rébellion contre son maitre Galactus puis son châtiment de rester lui l’éternel voyageur de l’espace comme un paria sur Terre.

Dans cet épisode, le Surfer tente tant bien que mal de s’intégrer dans la population humaine en changeant d’apparence mais trop naïf se fait agresser par des voyous ce qui le pousse à se révolter de nouveau et à rester tel qu’il est réellement.

On termine par les 4 Fantastiques pris en main par Roy Thomas sur des dessins de John Buscema, avec un belle aventure amenant nos héros new yorkais au Rudyarda, pays fictif d’Afrique pour voler au secours de leur ami la Panthère noire, parti chercher un appareil volé appelé Vibrotron, sensé augmenter les pouvoirs d’absorption du Vibranium principale richesse du Wakanda.

Pays pratiquant l’apartheid, le Rudyarda ressemble pour beaucoup sans le nommer à l’Afrique du Sud de l’époque avec un régime profondément inégalitaire pour les noirs.

C’est en avion que la Chose et la Torche humaine se rendent sur place, délivrent la Panthère détenue prisonnière et comprennent que les voleurs ont agi pour le terrible Klaw, maitre du son qui entre alors en piste.

Le combat entre les FF, la Panthère noire et Klaw est comme souvent intense et se solde par la défaite de ce dernier, avec sa griffe sonique détruite par la poigne d’acier de la Chose et la destruction du Vibrotron avec l’un des voleurs.


En conclusion, « Nova n°28 » est en réalité malgré la qualité de ses intervenants et des dessins toujours propres, plutôt décevant et plat.

Face à un ennemi de Spider-man pourtant délicat en raison de ses immenses pouvoirs : intangibilité, contact mortel, super force et télépathie, Mantlo cafouille abondamment dans une intrigue confuse n’exploitant pas les potentialités du personnage.

Le Surfer d’argent est certes toujours intéressant mais l’intrigue ici présente tient plus lieu de prélude/interlude à une autre histoire qu’on imaginerait plus consistante et structurée.

Quand aux FF, malgré la présence toujours excitante d’un criminel puissant et féroce comme Klaw et celle additionnelle de la Panthère noire avec comme toile de fond une critique de l’apartheid d’Afrique du Sud, reconnaissons que cette histoire à dormir debout du Vibrotron (non ce n’est pas un sex toy des années 80 !) s’avère plus que poussive.

Les FF s’en sortent pourtant le mieux de ce 28ième numéro, qui déçoit franchement au regard des forces réunies pour l’occasion.

Nova n°28 (Bill Mantlo, Stan Lee, Roy Thomas, Jim Mooney, Jack Kirby, John Buscema)
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:41
Wolverine n°154, l'homme blessé (Stuart Moore, CP Smith)

Après Captain america abordons de nouveau un autre super héros culte de Marvel, Wolverine, qu’on pourrait qualifier de son antithèse par son manque apparent de noblesse et de grandeur d’âme.

Sorti en 2008, « Wolverine n°154, l'homme blessé » de Stuart Moore (scénario) et CP Smith (dessins) met en scène une aventure extrêmement originale ou le super héros canadien le plus teigneux du monde se voit chargé par son ami la Panthère noire d’une mission inédite et hautement délicate pour lui : aller au Zwartheid, un pays fictif ultra violent d’Afrique pour récupérer un bébé, fille du président Mayamba, seul homme politique capable de sortir son pays de la guerre, de la corruption et de la misère.

Parachuté sur place, Wolverine constate la mort par empoisonnement de Mayamba et prend sous sa protection le bébé avec la difficile mission de sortir du pays en échappant aux milices armées du général Lago, rival politique n°1 de Mayamba.

La progression de Wolverine dans un pays ou le climat est suffoquant et les militaires féroces est d’une difficulté incroyable, d’autant plus que le mutant doit avant tout préserver la vie de l’enfant ce qui le force à retenir sa sauvagerie légendaire.

Wolverine utilise même son corps comme rempart à un mur de flèches lancé contre l’enfant, se trainant tel le martyr Saint Sébastien devant Lago et ses hommes.

Refusant toute négociation, Wolverine tue par surprise Lago et obtient le laisser passer des enfants soldats l’escortant et la sortie de ce pays infernal avec le mince espoir que peut être un jour cet enfant puisse grandir et revenir changer les choses.

On termine ce mince comic book par une nouvelle aventure étrange de Wolverine, ou l’ex X-man git grièvement blessé dans un foret canadienne et permet au lecteur de suivre le douloureux processus de régénération des ses organes atteints avec tout le travail mental qu’il implique afin de supporter la douleur, certes temporaire mais néanmoins aiguë.

En conclusion, on ne peut qu’apprécier ce « Wolverine n°154, l'homme blessé » montrant l’évolution du super héros le plus sauvage du monde en plein milieu d’un pays Africain ravagé par la guerre civile.

Dans cet univers sans foi ni loi désespérant de violence, l’anti héros par excellence parvient à se sublimer pour préserver la vie d’un nourrisson sensé apporter l’espoir, ce qui confère au brutal Wolverine une aura inattendue.

L’intérêt de l’histoire est ici décuplée par le style ultra ténébreux de Smith, qui colle comme un gant à l’ambiance générale de cette percée vers la lumière.

La seconde histoire-bonus est certes mineure, mais néanmoins originale et agréable.

Le seul regret de ce « Wolverine n°154, l'homme blessé » audacieux et adulte est donc selon moi d’être trop court, trop épuré alors qu’on aurait adoré avoir encore plus de consistance !

Wolverine n°154, l'homme blessé (Stuart Moore, CP Smith)
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:08
Marvel icons n°2 : Captain america, super patriote (Robert Krikman, Scott Eaton)

Le Punisher ayant déjà eu l’honneur d’un Marvel icons hors série, le légendaire Captain america ne pouvait faire moins, aussi « Marvel icons n°2: Captain america, super patriote » voir le jour au mois d’aout 2005.

On retrouve ici Robert Krikman au scénario et Scott Eaton aux dessins pour une entrée en matière fracassante mais un peu brève dans laquelle Captain met hors combat le puissant Mister Hyde en profitant d’une chute heureuse d’un immeuble.

A peine le temps de souffler que Cap rejoint son associée/amante Diamondback (Rachel Leighton) pour participer à une mission assignée par Nick Fury le directeur du S.H.I.E.L.D pour aller secourir le sénateur Winslow détenu par l’Hydra sur une ile secrète de Floride.

Malgré une résistance de principe des gardes, la mission est une formalité mais on s’aperçoit que Fury était en réalité Nolan un de ses subordonnés usurpant son identité et que pire que cela Diamondback semble liée à Crane rouge, le pire ennemi de Cap.

Nolan apparait comme un agent double ayant fourni une armure high tech à Crane en échange de versements que le fourbe super criminel nazi se refuse à lui octroyer.

De son coté, Captain assiste sous l’identité de son alter égo Steve Rogers à un match de base ball avec Rachel perturbé par une attaque de ce bon vieux Batroc, bien évidemment éternellement surclassé au cours du combat.

Après une belle nuit d’amour avec Rachel, il s’apprête à ingérer un poison concocté par l’inévitable Crane, mais est brutalement agressé par la Société du serpent, association de super criminels dotées de pouvoirs reptiliens.

Pris par surprise par Bushmaster, Céraste et Aspic, Steve et Rachel sont mis KO et détenus par Cobra, le directeur de la Société comptant une quinzaine de membres, tous super criminels de rang 3.

Bien entendu, Captain parvient à se libérer de ses entraves et aidé de Diamondback parvient à triompher de toute la société après un combat intense et plaisant.

Mais ce contre temps permet à Diamondback de réfléchir sur sa situation difficile et d’annoncer à son maitre sa décision de renoncer à piéger un homme qu’elle a fini par aimer.

Furieux d’être contrarié, Crane rouge tente de briser le cou à Diamondback au moment même ou Steve vient toquer à la porte de son appartement.

Crane privilégie alors une attaque frontale alliant effet de surprise et puissance démultipliée de son armure.

Captain est surclassé par son adversaire et placé en fâcheuse posture.

Mais une Diamondback miraculeusement intacte surgit au moment ou Crane veut lui porter le coup de grâce et désactive son armure en utilisant des étonnantes capacités robotisées.

Nick Fury fait ensuite une entrée remarquée en apportant la clé de l’énigme, la livraison par Nolan à Crane rouge d’une armure high tech et d’un androïde copiant à la perfection l’esprit de Diamondback afin d’endormir la vigilance de Captain america et de le piéger.

Tout rendre dans l’ordre lorsque Nolan est arrêté, Crane rouge inconscient évacué, le robot de Diamondback repris malgré ses plaintes déchirantes tandis que la vraie Diamondback revient dans la vie de Steve.

En conclusion, ne vous fiez pas à sa pochette d’apparence un peu vieillotte, « Marvel icons n°2: Captain america, super patriote » est l’incarnation même de ce que l’on peut faire de mieux pour continuer à faire vivre une des légendes vivants du comic books dans les années 2000.

Le scénario de Krikman est très bon, mélangeant un petit complot bien ficelé par l’ennemi n°1 du super héros rehaussé ici de pouvoirs impressionnants tout en ajoutant de superbes diversions avec des ennemis également historiques comme Hyde, Batroc ou l’idée géniale de la Société du serpent avec une belle galerie de criminels redoutables.

Les dessins de Eaton sont superbes avec ce mélange de beauté, force et couleurs incarnant la vie et le charisme hallucinant du personnage.

Lorsqu’en plus une histoire d’amour très cool vient se greffer avec l’alter égo du héros, on peut donc dire qu’on atteint la perfection.

En tout cas il ne m’en faut pas plus pour m’éclater en comic book !

Marvel icons n°2 : Captain america, super patriote (Robert Krikman, Scott Eaton)
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 12:45
Tetro (Francis Ford Coppola)

Poussé par la curiosité et par les critiques enthousiastes je suis allé voir « Tetro » film de Francis Ford Coppola en salle en cette fin d’année 2009.

Pour ma part cela faisait bien longtemps que je n’avais plus vu un film du réalisateur de la trilogie des « Parrains » , d’ « Apocalypse now » et de « Dracula » en 1992.

« Tetro » n’a rien à voir avec les films précédemment cités.

C’est un film intimiste, en noir et blanc et largement autobiographique.

L’histoire est celle de Bennie (Alden Ehrenreich), 18 ans, physique d’éphèbe lisse et innocent à la Matt Damon ou à la Léonardo di Caprio (jeune), serveur sur un bateau, qui lors d’une escale pour réparation à Buneos Aires, rend visite à son demi frère Tetro (Vincent Gallo) qu’il n’a pas vu depuis des années.

Tetro paraît être un homme acariâtre, torturé, difficile à cerner, qui a coupé les ponts avec sa famille et ne semble pas décidé à renouer le contact avec Bennie.

Il vit avec Miranda (Maribel Verdu) une argentine, la trentaine épanouie, belle, sensuelle, intelligente, patiente, compréhensive sensuelle bref l’incarnation de la femme (latine) idéale.

Tout le film va reposer sur la relation entre Bennie, Tetro et leur famille.

Leur père commun est Carlo Tetrocini (Klaus Maria Brandauer) un chef d’orchestre de renommé internationale qui visiblement a écrasé de son génie et de son charisme Tetro.

Tetro est en effet un écrivain raté qui n’a jamais publié ses manuscrits et n’a jamais pu s’affranchir de l’aura de son père et comble du comble est rongé par la mort de sa mère, tuée dans un accident de voiture dans lequel il conduisait.

Au cours du film on apprend également que Carlo aurait aussi volé la propre fiancée de Tetro ce qui n’a fait que exacerber son ressenti.

Pourtant malgré les rebuffades, Bennie va tout faire pour aider son frère, et même aller jusqu'à terminer pour lui ses écrits de théâtre et les publier pour poser sa candidature à un festival réputé de Patagonie.

« Tetro » explore donc les relations familiales complexes, douloureuses d’une famille américaine d’origine argentine et de la difficulté de s’en affranchir.

Malgré la beauté des images et certaines scènes d’une belle sensualité, je n’ai pas été très sensible au caractère mélodramatique de l’œuvre.

Dans le rôle de l’artiste maudit en lutte contre la terre entière, Vincent Gallo en fait des tonnes, sa manie d’allumer cigarettes sur cigarettes pour prendre un air détaché m’ayant de plus prodigieusement agacée.

Quand à Alden Ehrenreich, nul doute que sa beauté lisse et juvénile plaira à un public superficiel.

Je pense qu’avec ce film, Coppola arrivé à 70 ans, a du se soulager, faire la paix avec lui même et son passé.

Cet exercice cathartique ne m’a pas en revanche séduit, préférant Coppola dans des univers plus sombres.

Tetro (Francis Ford Coppola)
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 12:31
Marvel icons n°1 : la méthode forte (Brian Michael Bendis, Tom Priest, Mark Ricketts, Mark Waid, David Finch, Joe Bennett, Tony Harris, Paul Smith)

Vous savez sans doute que les comic books Marvel ne sont jamais loin dans ces colonnes, aussi Est-ce le tour de « Marvel icons n°1 : la méthode forte ».

Sorti en 2005 chez Panini comics nouveau distributeur de Marvel en France, « Marvel icons n°1 : la méthode forte » donne carte blanche à nouveau scénariste dominant des années 2000, Brian Michael Bendis pour avec David Finch aux dessins donner un souffle nouveau aux Vengeurs new look.

On commence par l’arrivée du Valet de cœur, revenus d’entre les morts pour exploser devant l’entrée du manoir des Vengeurs et tuer son ami l’Homme-fourmi (Scott Lang).

A cette attaque incompréhensible succèdent d’autres évènements incroyables comme le dégoupillage de Tony Stark au siège des Nations Unies, qui bafoue son aura de ministre de la défense américaine pour agresser verbalement et physiquement un représentant de la Latvérie, le micro état de Fatalis qu’il juge indigne de siéger à cotés des autres nations.

Pour couronner le tout la Vision apparait mais avec son système central piraté pour donner naissance à cinq robots Ultron.

Mais comme d’habitude ces robots étrangement statiques ne sont pas suffisants pour vaincre des combattants aussi chevronnés que Captain america, Captain Britan, la Guêpe, Œil de Faucon, le Faucon, et Miss Hulk, qui rendue enragée par l’intensité du combat, devient incontrôlable, détruisant le corps martyrisé de la Vision et agressant un Captain america dépassé en puissance malgré sa science du corps à corps.

On laisse Cap en mauvaise posture pour nous intéresser via Tom Priest (scénario) et Joe Bennett (dessins) à Captain america, qui aidé de son vieil ami le Faucon, doit faire face à un ensemble nauséabond d’autorités gouvernementales et mafieuses, qui les recherchent pour avoir dérober un virus bactériologique.

En réalité, le virus est activement recherché par un amiral, qui dirige l’Oni une organisation gouvernementale cherchant à créer un super marin capturé par Cap et le Faucon qui parviennent à convaincre Luke Cage/Power man de donner un peu de son sang pour maintenir en vie le super marin détenu secrètement dans les sous sols de l’ambassade du Wakanda à New-York.

Malgré la médiation de Nick Fury, les transactions entre l’amiral de l’Oni et les deux héros prennent un tour désagréable lorsque des soldats sont envoyés pour les arrêter, ce qui pousse le Faucon à abattre l’amiral.

La seconde partie du comic met en scène une aventure particulièrement absconse et mollassonne d’Iron-man imaginée par Mark Ricketts et dessinée par Tony Harris, dans laquelle Tony Stark achève de perdre complètement la tête pour agresser sous l’armure d’Iron-man ses anciens employés et amis Pepper Potts et Happy Hogan.

Difficile de comprendre précisément le trouble intérieur de Stark qui semble très lié avec une belle japonaise appelée Rumiko.

On termine par le plus nul possible, les 4 Fantastiques scénarisés par Mark Waid et dessinés par Paul Smith, qui au cours d’un voyage temporel plus que tiré par les cheveux rappellent une liaison de Red Richards avec l’aventurière Allyssa Moy avant d’épouser Jane Storm.

En conclusion, « Marvel icons n°1 : la méthode forte » marque le début d’une nouvelle ère chez les Vengeurs avec des tentatives de bouleversements imaginés par le gourou des Ultimates, Michael Bendis.

Malgré le style sombre, dense et puissant de Finch, la sauce a du mal à prendre, Ultron se révélant une fois de plus ni plus ni moins qu’un faire valoir bien surestimé en attendant sans doute mieux.

Du coté de Captain america, constat similaire avec un scénario particulièrement faible de Priest et une histoire de super marin/virus à dormir debout contre balancé par le style magnifique de Bennett montrant des personnages ciselés et dans des décors flamboyants.

On sombre dans un niveau proche du zéro absolu avec Iron-man, indigent sur le plan du scénario, laid sur celui des dessins et en dessous du zéro pour les 4 Fantastiques qui en 2005 peuvent faire honte à John Byrne, qui propulsé le comic à un niveau supérieur.

Peu de raisons donc de s’enthousiasmer face à cette nouvelle tentative de relance des super héros, Bendis restant sans doute le pale et lointain espoir pour les Vengeurs …

Marvel icons n°1 : la méthode forte (Brian Michael Bendis, Tom Priest, Mark Ricketts, Mark Waid, David Finch, Joe Bennett, Tony Harris, Paul Smith)
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:28
Live Isle of Wight' 70 (Jimi Hendrix)

Les albums live de Jimi Hendrix sont innombrables et pas toujours d’un intérêt exceptionnel, mais vais-je faire une entorse à cet a priori en chroniquant ici « Live isle of Wight’70 » qui comme son nom l’indique illustre l’une des dernières performances scénique en 1970 du guitariste-chanteur disparu peu après.

Comme à Woodstock une année auparavant, se tient un énorme festival de music pop/rock sur cette grande ile de Wight située au sud de l’Angleterre.

On débute par une introduction à la guitare, le célèbre « God save the queen » réinterprété pour l’occasion puis découvre le premier titre « Message to love » dont la partie instrumentale assez ennuyeuse prend à mon gout trop de place par rapport aux lignes de chant.

C’est ensuite une version étirée sur huit minutes de « Voodoo chile » qui fait son apparition accordant encore une fois une part prédominante aux évolutions du guitariste.

Dans un format plus compact et équilibré, « Lover man » se montre plus plaisant et accessible mais ceci ne s‘avère être qu‘un apéritif pour un « Machine gun » de plus de douze minutes avec comme on pourrait s’y attendre un long cavalier seul de Hendrix mais cette fois avec plus d’intensité.

Fort de ce son très bon riff central et d’une belle dextérité dans ses parties de guitares, « Dolly dagger » passe bien.

Hendrix nous gratifie ensuite d’une nouveau titre monumental de onze minutes, « Red house » beaucoup plus lent, bluesy et donc ennuyeux que les autres.

L’auditeur passablement anesthésié par le soporifique « Red house » reprend un peu de vie sur « In from the storm » rapide, nerveux et puis s‘étiole lentement sur « New rising sun ».

En conclusion, ne comptez pas sur moi pour m’enthousiasmer outre mesure pour « Live isle of Wight’70 » qui est pour moi un long disque de guitare live des années 70 sans réelle émotion, chaleur ou interactivité avec la foule.

Le disque fait bien entendu la part belle au guitariste dont la réputation de virtuose et bête de scène n’est plus à démontrer en 1970.

Il en résulte des titres à rallonge, largement étirés en instrumentaux qui raviront sans doute les spécialistes de la guitare électrique mais qui s’avèrent pour souvent arides et ennuyeux.

J’aurais sans doute plus préféré en live entendre la voix du chanteur que j’apprécie autant voir plus que son instrument et sentir plus de spontanéité/générosité avec le public.

Malgré le cadre magnifique et si particulier de ce festival anglais de hippies, « Live isle of Wight’70 » n’est donc pour moi qu’un live de plus, ce qui demeure regrettable.

Live Isle of Wight' 70 (Jimi Hendrix)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 23:09
The world is yours (Motorhead)

Très déçu par la cuvée Motorhead 2008, en sera-t-il autrement de celle ultérieure de 2010 ?

C’est en effet deux années seulement après un « Motorizer » passablement encrassé que voit le jour « The world is yours » à la pochette on ne peut plus épurée se réduisant à la traditionnelle mascotte du groupe endiamantée sur fond noir.

L’entrée en matière prend l’allure d’un « Born to lose » certes longuet mais traversé par des riffs à la Ac/Dc plutôt enthousiasmants.

Sans être génialement transcendant, « I know how to die » rock furieusement, tandis que « Get back in line » apparait beaucoup plus pale en comparaison.

Rien à dire sur les riffs réellement impeccables de Phil Campbell sur « Devils in my head » si ce n’est qu’ils ne suffisent pas à rendre ce titre palpitant sur ses quatre longues minutes et demi.

On retrouve ensuite o surprise l’influence très nette d’Ac/Dc sur « Rock n’ roll music » qui se montre également globalement plutôt faiblard voir débile dans ses paroles écrites sans doute en cinq minutes sur un coin de bistrot.

Malgré une approche plus moderne, « Waiting for the snake » parait toujours incomplet et un tantinet plombé par le chant limité, monocorde et caverneux de Lemmy Kilmister.

Motorhead se fait particulièrement lourd et menaçant sur « Brotherhood of man » et plus fringuant/flamboyant sur « Outlaw » qu’on aurait toutefois vu plus agressif en raison de son titre taillé sur mesure pour le trio.

La fin de l’album enfin, constituée de « I know what you need » morceau fourre tout aussitôt écouté aussitôt oublié et de « Bye bye bitch bye bye » fluide et agréable.

En conclusion, « The world is yours » est supérieur d’un bon cran à « Motorizer » en raison de sa qualité de composition, de manière générale nettement plus inspirée principalement en raison du jeu de guitare de Campbell.

Attention, « The world is yours » reste globalement moyen et manque cruellement du punch et de la férocité carnassière des meilleurs albums du trio, mais recèle une ambiance de rock n’ roll simple et fluide plus en accord avec le style véhiculé au fil des ans par Motorhead.

Les fans de Lemmy et se bande trouveront sans doute génial ce disque relativement agréable et bien troussé, les amateurs indulgents de rock salueront la remarquable performance de longévité des vétérans, quand aux autres ils passeront leur chemin en constatant d’un haussement d’épaules que Motorhead ne fait rien d’autre que se recycler avec plus ou moins de fraicheur afin de continuer à partir en tournée et exercer son métier.

The world is yours (Motorhead)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 19:27
Motorizer (Motorhead)

La magie du numérique nous permet à présent de nous propulser directement en 2008 pour découvrir « Motorizer » énième album de Motorhead, groupe de vétérans du hard rock s’échinant à sortir des albums avec une régularité métronomique tous les deux ans.

Pochette simplette et étonnamment sobre, « Motorizer » débute par « Runaround man » lourd, gras, cafouilleux et « Teach you how to sing the blues » qui lui succède ne fait mieux qu'en raison des efforts du guitariste Phil Campbell.

Plus inquiétant, Lemmy parait à bout de souffle sur le plus mollasson « When the eagles screams » qui peine à passer la vitesse supérieure.

La machine Motorhead lutte pourtant avec rage sur « Rock out » qui perpétue la tradition des titres durs et courts si chèrs au groupe mais la révolte semble de courte durée tant « One short life » s’englue tel un mammouth mortellement coincé dans la tourbe préhistorique.

Malgré de vains efforts, les vieux lions ne parviennent pas à extirper un réel morceau marquant et alignent les mid tempo interchangeables linéaires, peu inspirés et troussés à la va vite tels ce « Buried alive » pétard mouillé ou ce « English rose » avec un Lemmy en panne de viagra.

On notera l‘impressionnant tir de barrage d‘un Campbell déchainé sur « Back on the chain » qui parvient presque à redresser le guidon de la vieille Harley penchant dangereusement avant la chute plutôt lourde de « Heroes » particulièrement long, linéaire et peu inspiré.

La fin du disque se matérialise avec « Time is right » doté de riffs puissants et refrains assez efficaces et « The thousand names of god » d’une platitude absolue.

En conclusion, Motorhead n’avait jusqu’ici jamais frôlé le zéro absolu dans ces chroniques, mais en toute honnêteté mis à part le bien facile « Rock out », je n’ai pas trouvé un seul morceau digne d’intérêt sur ce « Motorizer ».

Aucun hit, aucun titre majeur ne vient en effet frapper l’auditeur et au lieu de cela, les bikers vétérans produisent un hard rock certes toujours puissant mais incroyablement pauvre et répétitif.

Les structures des compositions sont ici sans relief et leur exécution en mode automatique ne fait que mettre en lumière de particulièrement criante la voix rugueuse et fatiguée de Kilmister.

Alors un Motorhead un groupe usé et à bout de souffle à la fin des années 2000 ? On serait amène de le penser au vu de la longévité et de l’intensité des tournées depuis la fin des années 70.

Motorizer (Motorhead)
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