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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 21:04

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Après la Première guerre mondiale, il était fort logique de s’intéresser à la Seconde avec « La Seconde guerre mondiale » de l’historien Philippe Masson.

Publié en 2003, « La Seconde guerre mondiale » est un ouvrage de taille imposante de près de 600 pages réparties en cinq parties principales ayant pour originalité de pas suivre une chronologie, qui elle se retrouve dans un précis chronologique de 200 pages situé à part.

Après une courte introduction relatant succinctement les préparatifs de la guerre avec l’habile montée en puissance du nouveau dirigeant de l’Allemagne, Adolf Hitler, chef du parti national socialiste, réputé pour ses idées extrémistes et expansionnistes avec un rêve de « grand empire allemand » occupant la quasi-totalité de l’Europe de l’Ouest, la partie Est étant tenue par l’allié soviétique de Joseph Staline, tandis que les autres alliés, japonais et italiens, se partageraient respectivement l’Asie et la zone méditerranéenne.

Diplomate rusé, Hitler berne Français et Anglais sur ses véritables intentions, puis annexe sauvagement la Pologne en 1939 ce qui déclenche inévitablement une nouvelle guerre.

Dans la seconde partie, Masson s’intéresse à l’aspect stratégique de la guerre, avec tout d’abord la fameuse Blitzkrieg de la Wehrmacht reposant sur l’extrême mobilité et la forte puissance de feu de colonnes de chars Panzer Mark, Tigre ou Panther pour enfoncer les lignes de front ennemies.

Cette nouvelle guerre de mouvement prônée par le général Guderian prend complètement de court les Polonais, Belges et Français, dont les armées sont balayées en un temps record.

La fantastique puissance technique de la Wehrmacht donne également toute sa mesure dans les cols escarpés de la Grèce pour voler au secours de son allié italien en difficulté.

Mais si la Blitzkrieg fut décisive au début du conflit, cette technique trouvera ces limites lors de l’invasion de l’URSS (opération Barbarossa) car après une formidable percée, les chars et camions allemands s’enlisèrent dans un territoire immense, aux conditions météorologiques épouvantables (pluies et froids mortels), défendu par des soldats innombrables reconstituant sans cesse de nouvelles troupes pour user les forces ennemies.

Le Général Von Paulus et ses chars se cassent donc les dents sur Moscou, puis l’Ukraine et enfin Stalingrad, point décisif de la Seconde guerre mondiale, sanglante bataille urbaine ou la valeur technique cède le pas celle de combattants luttant dans des espaces clos.

Parallèlement, les Américains, les Anglais mais surtout les Soviétiques progressent techniquement pour créer des tanks et canons mobiles capable de tenir plus le choc face aux monstres mécanisés allemands.

Les chars ne suffiront pas non plus face à la puissance des bombardements alliés notamment lors de l’opération Overlord.

On comprend donc tout l’intérêt tactique de la maitrise des airs et le duel au couteau entre la Luftwaffe et la Royal Air Force notamment dans la bataille d’Angleterre, avec l’avantage finalement décisif emporté par les Britanniques soutenus par les Américains et de terribles bombardements non seulement sur les centres de productions industriels allemands mais également sur des villes réduites en cendres comme Dresde.

Autre enjeu majeur de la guerre, la maitrise des mers, avec une Allemagne palliant la relative faiblesse de sa Kriegmarine, par l’emploi de sous marins U-boot certes limités techniquement dans leur autonomie sous marine, mais capables en remontant de nuit à la surface de couler les navires de commerce approvisionnant le Royaume Uni depuis l’Atlantique.

Cette bataille sera encore plus acharnée avec la parade trouvée par les alliés par l’usage d’avions capables depuis des porte avions de traquer et couler les U-boots.

Si la Marine de Churchill prendra relativement le dessus sur celle de Mussolini en Méditerranée, la mer sera également le théâtre de batailles grandioses dans le Pacifique ou les Etats-Unis, mal préparé et pris par surprise par le Japon, finiront par prendre le dessus sur leur rival après l’épique bataille de Midway en 1942.

Un peu moins passionnante selon moi, la troisième partie insiste sur les controverses, avec les bombardement allemands, anglais et américains de villes afin non pas de toucher des centres stratégiques ou économiques mais de terroriser et briser le moral des civils.

Plus intéressante est la partie sur la guerre de renseignement avec la lutte technique pour décrypter les codes des forces ennemies avec dans cet aspect une nouvelle victoire des américains et surtout anglais face à leurs rivaux qui permettra de prendre des avantages décisifs dans la guerre sous marine et lors de la fameuse bataille de Midway.

Dans la quatrième partie, Masson s’intéresse à l’aspect technique des armes utilisées avec un avantage indiscutable aux Allemands, qui surpassés au cours du conflit par l’incroyable puissance industrielle des Américains et des Russes, ont sans cesse chercher à prendre l’avantage pour utiliser de nouvelles armes comme les avions à réactions, les bombes télécommandées et les sous marins électriques, sans qu’aucune de ses trouvailles technologiques n’arrive à temps pour inverser la tendance du conflit.

Du coté des hommes, on notera l’inexistence de l’armée française et de ses généraux, le très net recul anglais dans les opérations terrestres au profit d’américains certes bien aidés par leur supériorité matérielle mais courageux dans les batailles décisives qu’ils menèrent pour faire écrouler les deux puissances les plus redoutables, l’Allemagne et le Japon.

Difficile de hiérarchiser la valeur des combattants, mais Russes et surtout Japonais se caractérisent par une résistance aux souffrances physique inouïe et une véritable aptitude au sacrifice, principalement pour défendre leur sol natal.

La guerre entre l’Allemagne et la Russie fut sans doute un des conflits les plus terribles de l’histoire de l’humanité, et les soldats Russes souvent contraints par leur hiérarchie et par la terrifiante police politique stalinienne se sacrifièrent dans d’épouvantables charges suicides destinées à user leurs adversaires.

On a beaucoup parlé de l’exceptionnelle combativité des japonais, de leur fanatisme hérité du Bushido, de leurs attaques suicides, de leur refus de capituler et des cuisantes pertes qu’ils infligèrent aux GI sur les iles japonaises mais la surprise provient des soldats allemands, qui alliant mental de fer lié au fanatisme nazi et grande valeur athlétique, furent peut être les combattants les plus redoutables, tenant longtemps en respect des troupes beaucoup plus nombreuses lors de la poussée Russe et Américaine post 1944.

Après avoir passé en revue les grands chefs du conflit et s’être attardé sur la personnalité complexe et fascinante d’Hitler, notamment par ses capacités de visionnaire hors norme sans oublier de citer Mc Arthur, Patton, Rommel et à un degré moindre Staline, Churchill et De Gaulle, l’ouvrage s’attache dans sa cinquième et dernière partie aux souffrances des populations, avec l’horreur des privations, les épouvantables conditions des réfugiés, prisonniers et ouvriers déportés que ce soit dans les pays de l’Est ou en Asie.

Un des passages les plus intéressants concerne la question des juifs, considérés depuis le moyen âge comme les boucs émissaires par excellence et victimes régulières de pogroms dans les pays de l’Est.

Une des théories de l’auteur est de faire de Hitler le catalyseur de cette haine contre une population réputée non intégrable et détentrice des principaux commerces et finances mondiales.

Masson prétend que Hitler n’aurait pas voulu l’extermination de tous les juifs mais qu’il aurait été dépassé par ses lieutenant comme Himmler et Heydrich, qui passèrent le cap des camps de concentration pour en faire des camps d’extermination industriels.

On appréciera le courage de l’auteur qui met en lumière le scepticisme et l’indifférence des belligérants comme les Etats-Unis, l’URSS et même l’Angleterre, qui ne rentrèrent nullement dans le conflit pour secourir les juifs victimes d’extermination.

La question de la collaboration française avec les nazis est soigneusement évitée mais l’action de la Résistance, remise à sa juste mesure : tardive et minoritaire.

On conclura enfin sur la capitulation du Japon  après le largage de deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagaski, l’écroulement de l’Italie et de l’Allemagne sous la double poussée américaine et russe, ces derniers se vengeant en faisant subir d’atroces souffrances aux populations civiles : meurtres, viols, tortures et déportations pour un voyage sans retour.

L’URSS sortira des négociations de Yalta en position de grand vainqueur mais également de menace pour les autres pays occidentaux en raison du caractère totalitaire de son régime et de la violence sanguinaire exercée par Staline sur les pays occupés par la force comme la Pologne ou la Tchécoslovaquie.

Immanquablement après la chute du « rêve » nazi viendra la création des deux blocs militaires et politiques Est-Ouest et l’opposition bien connue de la Guerre froide.

En conclusion, « La Seconde guerre mondiale » est un monumental pavé rédigé avec toute la minutie habituelles des agrégés d’histoire.

Sa présentation assez originale par thème plutôt que par chronologie rend parfois difficile le suivi des évènements forcément complexes et se déroulant sur une multitude des théâtres ou les drames abondent dans des sommets de tragédies humaines.

De part sa froide et relativement impartiale analyse, « La Seconde guerre mondiale » parvient même à faire oublier l’horreur absolue et le déchainement de violence inhumain des combats ou des sévices infligés aux prisonniers ce qui rend presque banal le basculement du monde aux portes de l’annihilation totale.

Tout en déplorant une trop grande froideur et un trop grand sens de la mesure, « La Seconde guerre mondiale » intéressera par ses analyses approfondies, son combat de certaines idées reçues et impressionnera par l’impressionnante qualité guerrière des allemands, des russes et des japonais, tous unis pour des raisons différentes par un fanatisme puissant.

Difficile également à sa lecture de ne pas éprouver un sentiment d’incrédulité et de frisson rétrospectif par rapport à l’absolue folie de cette histoire vielle de bientôt de plus de 70 ans.

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 10:20

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Il manquait dans ces colonnes la grande fresque américaine de Clint Eastwood consacrée à la Seconde guerre mondiale, dont la seconde partie, « Lettres d’Iwo Jima » est pour moi la plus intéressante.

Sorti en 2007 dans la foulée de « La mémoire de nos pères », « Lettres d’Iwo Jima » recèle l’incroyable originalité de raconter le conflit américano-japonais du point de vue japonais.

Basé sur les carnets de guerre du général Tadamichi Kuribayashi, le film relate l’arrivée de ce général japonais (Ken Watanabe) sur l’ile d’Iwo Jima afin de prendre la direction de la défense contre une invasion américaine de grande ampleur.

A cette époque, le Japon qui a perdu la bataille de Midway en 1942, est en sérieuse difficulté : il ne contrôle plus son espace aérien et la plus grande partie de sa flotte de guerre a été anéantie.

Kuribayashi apprend donc aux officiers qu’il commande cette dure réalité et leur fait comprendre qu’il s’agit d’établir une ligne de défense en profondeur afin d’infliger le plus de pertes possibles aux américains tout en acceptant l’idée du sacrifice suprême des soldats japonais.

Sous sa direction, on décide donc d’alléger les défenses côtières, de renoncer à fortifier massivement les plages par des travaux éreintants pour les soldats pour se concentrer sur une défense basée sur le placement de pièces d’artillerie sur les deux principales montagnes de l’ile reliées entre elles par un réseau de galeries offrant de surcroit l’avantage de protéger les soldats de bombardements massifs.

Kuribayashi s’impose par son charisme naturel, une certaine forme d’humanité avec les hommes qui est ressentie par les soldats du rang comme Saigo (Kazunari Ninomiya) et Nozaki (Yuki Matsuzaki) deux jeunes hommes ayant laissé une vie civile et familiale agréable pour obéir au devoir de défense de la mère patrie.

L’homme a de surcroit une particularité notable de ne pas sous estimer les Américains qu’il connait pour avoir vécu quelques années en Californie et même noué des relations amicales avec certains officiers des US.

Le film s’attarde sur les préparatifs laborieux de la défense, ce qui donne l’occasion de quelques flash back introspectifs permettant de comprendre le passé des soldats, comme Shimizu (Ryo Kase) ex élève de la police militaire, envoyé au front pour n’avoir pas eu le courage d’obéir à un supérieur qui lui ordonnait de tuer un chien aboyant trop fort.

Mais les premières attaques aériennes américaines font déjà mal, fauchant quelques hommes et tuant le cheval du capitaine Nishi (Tsuyohi Ihara) ex participant aux jeux olympiques de 1932.

Les soldats comprennent donc que l’offensive américaine approche et le film change alors radicalement de rythme, faisant la part belle aux scènes de guerre intenses avec la prise d’assaut des fantassins américains soutenus par un puissant pilonnage des canons de la Marine.

Supérieurs en nombre et en matériel, les Américains progressent inexorablement sur l’ile, incendiant les nids de mitrailleuses par grenade ou lance flammes.

Les Japonais sont rapidement contraints de se replier dans les montagnes ou s’organise le gros de la résistance.

Terré à l’intérieur, le régiment du lieutenant Fujita (Hiroshi Watanabe) dans lequel servent Saigo, Nozaki et Shimizu se prépare au sacrifice ultime sous les injonctions de leur chef et la pression sociale du suicide plus honorable que la capitulation.

Mais Saigo et Shimizu se montrent incapable de se faire exploser à coups de grenades et choisissent de rejoindre le second mont ou se situe le quartier général de Kuribayashi.

Le général couvre les fuyards accusés de trahison par le féroce lieutenant Ito (Shido Nakurama) en avançant le fait que les soldats sont plus utiles vivants que morts dans la lutte contre l’ennemi.

Cette décision se montre insupportable pour Ito qui se rend seul sur le champs de bataille afin de se faire exploser sur un tank.

Nishi de son coté fait recueillir et soigner un GI blessé à la grande stupéfaction de ses hommes et va même jusqu’à s’entretenir avec lui en anglais avant qu’il ne meure.

Mais la pression américaine se fait toujours plus féroce et grièvement blessé aux yeux Nishi accomplit le suicide rituel japonais, Shimizu est tué en tentant de fuir tandis que Ito devient fou resté seul au milieu des cadavres dans l’attente du passage d’un tank.

Au moment de la dernière charge, Kuribayashi charge Saigo de bruler ses lettres et effets personnels et se lance à l’assaut des américains avec ses derniers hommes.

Il est tué et Saigo blessé est fait prisonnier.

Le film se termine sur la découverte plus de 60 ans après des écrits de Kuribayashi enterrés par Saigo dans les montagnes d’Iwo Jima.

En conclusion, « Lettres d’Iwo Jima » est un film de guerre audacieux et atypique qui mérite fort bien ses nombreuses récompenses.

Entièrement joué par des comédiens asiatiques, il brise les codes étroits du cinéma hollywoodien basés sur des archétypes de personnages auxquels l’américain moyen peut aisément s’identifier.

L’histoire de ces hommes acculés à la mort par les circonstances et leur sens du devoir est très forte et permet au travers de destins individuels d’humaniser quelque peu le combattant japonais en montrant certaines hésitations face à l’obéissance aveugle et également une certaine compassion.
On appréciera donc cette relecture fine et subtile de la Seconde guerre mondiale et considéra « Lettres d’Iwo Jima » comme sans nul doute l’un des meilleurs films de Clint Eastwood-réalisateur.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 23:05

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Les habitués de ces chroniques connaissent mon respect pour Gary Moore, légendaire guitariste de Thin lizzy, décédé prématurément en 2011 après une belle carrière solo de plus de 30 ans.

Enregistré en 2003 à Bonington à l’occasion du célèbre festival Monsters of rock, « Live at monsters of rock » est une belle opportunité pour apprécier le répertoire du guitar hero sur une scène monstrueuse.

C’est flanqué de Simon Barrett (bassiste/batterie) que l’Irlandais entame son concert par « Shapes of thing » gros titre très hard rock dans ses refrains heurtés et bien entendu agrémenté d’un solo particulièrement démonstratif.

Les décibels sont toujours à l’honneur sur « Wishing well » qui sait également faire preuve de plus de variété dans sa construction.

C’est devant un public étonnamment absent que le guitariste donne une leçon de  heavy metal avec « Rectify ».

Après un court mais spectaculaire instrumental « Guitar intro » vient « Stand up » comme les autres morceaux richement doté en riffs puissants sur lequel vient se poser un chant souvent colérique.

Difficile également de se caler la power ballade « Just can’t let you go » tant la voix de Moore peut se montrer irritante dans ses parties hurlées ou touchante dans celles plus douces dans une veine évoquant par instant un Radiohead blusey.

Moore joue enfin davantage avec le public sur le rock n’ roll trop classique « Walking by myself » et sort enfin sa brochette fatale de classiques hérités du grand Thin Lizzy, comme « Don’t believe a word » réinterprété de manière dommageable en version blues avant une accélération terminale bien tardive, le tube magnifique heavy « Out in the fields » en forte interaction avec une foule bien distante et enfin sa plus grande ballade, la célébrissime « Parisienne walkways » étirée sur neuf longues minutes de pur plaisir de guitariste.

En conclusion, « Live at monsters of rock » se révelera sans doute un régal pour tous les amateurs de guitare tant Gary Moore se montre irréprochable dans un répertoire beaucoup plus hard/heavy qu’on aurait pu le penser.

Impressionnant sur la puissance des riffs ou sur la dextérité de solo, Moore l’est moins sur le chant, qui demeure malgré tout d’un niveau tout à fait correct.

Immense guitariste, chanteur honorable, Moore produit un show de belle qualité, peut être un peu trop linéaire et prévisible, avec ses titres majeurs placés à la fin.

Malgré ces quelques défauts « Live at monsters of rock » reste un solide album live de guitar-hero.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 20:38

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Envie d’un vent de fraicheur avec « Tyrannosaurus hives » d’un petit groupe suédois de garage punk nommé The hives.

Sorti en 2004, « Tyrannosaurus hives » et sa fausse pochette classique représentant des garçons biens sous tout rapport, est déjà le quatrième disque d’une formation ayant vu le jour en 1997.

Fidèle à sa réputation, The hives débute par une excellente mise en bouche « Abra cadaver » aussi rythmé qu’entrainant.

On monte encore d’un cran sur « Two timing touch and broken bones » irrésistible hymne sautillant qui donne envie de bouger son corps agité de délicieux spasmes.

Impossible non plus de résister à « Walk idiot walk » aux refrains impériaux, prolongé d’un « No pun intended » nerveux et rageur.

Même lorsque les riffs se font moins tranchants et les refrains inspirés, les Suédois parviennent à tenir sur leurs qualités rythmiques et leur gros coeur comme sur « A little more for little you » ou « B is for brutus ».

La machine à riffs du duo Niklas Almqvist/Mikael Karlsson tourne à nouveau à plein régime sur l’explosif « See through head » avant une fausse ballade cradingue « Diabolic scheme ».

The hives revient à ce qu’il sait faire de mieux : aller vite et envoyer des riffs et cette formule fonctionne à merveille sur « Missing link » enchainé d’une petite bombe sous tension Ac/Dc « Love in plaster ».

On termine par deux nouvelles fléchettes « Dead quote olympics » et « Antidote » qui au final passent presque inaperçus.

En conclusion, « Tyrannosaurus hives » est à l’image d’un des groupes les plus frais et dynamique de ces dernières années dans le registre d’un garage rock sans fioriture.

Reconnaissons néanmoins que le style des hives reste malgré tout très limité, peu sujet à des variations et que après un début tonitruant, le disque perd quelque peu en force de frappe.

Malgré cela, « Tyrannosaurus hives » reste un album homogène, enthousiasmant et très bien maitrisé qui ne pourra que satisfaire les amateurs de rock simple, direct et énergique.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 20:26

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Très attendu en 2014, voici « Captain america 2, le soldat de l’hiver » des frères Russo Joe et Anthony.

Bien que forcément toujours décalé par rapport au monde contemporain, Captain america (le musculeux Chris Evans), sympathise au cours d’un jogging à vive allure avec Sam Wilson (Anthony Mackie) ex soldat comme lui, ayant servi dans les parachutistes avant de démissionner après la mort d’un de ses camarades en opération.

Flanqué de son alliée, l’ex agent russe, Natasha Roumanov (Scarlett Johansson) plus connue sous le nom de Veuve noire, Captain est chargé par le patron du S.H.I.E.L.D, le colonel Nick Fury (Samuel L Jackson) de secourir un de ses navires pris en otage par le terroriste franco-algérien Batroc (le champion de lutte libre canadien Georges Saint Pierre).

Aidé par la Veuve et des commando du S.H.I.E.L.D, Captain prend d’assaut le navire, met hors de combat les terroristes après avoir vaincu le champion de boxe française qu‘est Batroc, sauve les otages mais réalise que le but réel de la mission était la récupération d’une clé informatique.

Se sentant floué par la Veuve et Fury, Captain exige des explications qu’il n’obtient pas.

Mais Fury paye cher ses cachotterie puisqu’il est victime d’une attaque massive en se rendant à son travail.

Pris sous un feu nourri, il ne doit sa survie qu’aux incroyables capacités de son véhicule doté d’un blindage ultra résistant mais surtout d’un ordinateur central capable d’offrir de multiples reconfigurations pour échapper aux tueurs.

Grièvement blessé, Fury se traine chez Captain, lui transmet la fameuse clé informatique mais est abattu avant de pouvoir en dire plus.

Couvert par Sharon Carter (Emily Vancamp) une agente du S.H.I.E.L.D se faisant passer pour sa voisine, Cap se lance à la poursuite du tueur, un mystérieux individu masqué doté d’un bras métallique capable de bloquer son bouclier.

Impressionné par les capacités de son adversaire, Cap échoue à le coincer et se retrouve avec Natasha au chevet de Fury qui décède sous leurs yeux.

Après avoir caché la clé informatique dans un distributeur de nourriture (!), Cap cherche à obtenir des explications auprès du S.H.I.E.L.D, mais se retrouve lui-même agressé par de musculeux agents qui le suspectent dans la mort de Fury.

Il apparait clairement que le sénateur Alexander Pierce (Robert Redford) pourtant ami de longue date de Fury, le soupçonne ainsi que les membres d’un conseil de sécurité, d’avoir voulu s’enrichir en vendant les secrets des prototypes de 3 porte avions volants dotés d’une gigantesque puissance de feu.

Pierce relance le projet appelé Insight et lance un avis de recherche général pour retrouver Captain america qui s’est échappé de manière spectaculaire en terrassant une dizaine d’hommes dans un ascenseur, en sautant du haut d’un immeuble et en mettant hors de combat un intercepteur aérien.

Se sachant pourchassé, Cap se rapproche de Natasha et vient chercher l’aide de Sam, qui fasciné par celui qui estime être son héros, accepte de les aider sans condition.

Le trio enlève au culot un des ex otage du navire du S.H.I.E.L.D et le force sous la menace à livrer toutes les informations impliquant Pierce dans un complot d’envergure mondiale visant à donner le contrôle des porte avions à l’organisation criminelle appelée l’Hydra afin d’éliminer 20 millions de personnes.

La contre attaque de l’Hydra est alors fulgurante et un commando emmené par le mystérieux soldat masqué surgit en tentant de d’éliminer le trio.

Malgré une résistance courageuse, la Veuve noire est blessée à l’épaule et surclassée par le soldat masqué avant que Captain couvert par Wilson ne parvienne à s’extraire d’un bus, à se défaire de tueurs et finisse par voler au secours de son amie.

Le combat est âpre et intense entre deux adversaires de même force, le bras métallique compensant l’apport défensif/offensif du bouclier.

Avant que le soldat ne quitte les lieux, il révèle à Captain son vrai visage, celui de Bucky Barnes (Sebastian Stan) l’ex partenaire de Cap, qu’il croyait mort pendant la Seconde guerre mondiale.

Paralysé par cette révélation brutale, Captain se laisse capturer ainsi que ses amis sans réaction par les membres de l’Hydra.

Leur détention sera de courte durée, puisque l’agent du S.H.I.E.L.D Maria Hill (Cobie Smulders), leur permet de s’évader.

Guidés par les talents de Maria, Cap et Natasha sont orientés vers un ancien camp d’entrainement de la Seconde guerre mondiale, mais lorsqu’ils enfichent la clé informatique secrète, ils réveillent l’esprit du savant fou suisse de l’Hydra Arnim Zola (Toby Jones) transféré après sa mort dans les systèmes informatiques de la base.

Arnim leur révèle alors la stratégie globale de l’Hydra, qui est de semer le chaos pour ensuite rétablir l’ordre en infiltrant le S.H.I.E.L.D et détournant via un algorithme concocté par son esprit génial les porteurs High tech du projet Insight.

Le savant dément leur apprend également que Bucky a été sauvé par Hydra, qui l’a doté de super pouvoirs, l’a cryogénisé puis manipulé mentalement pour le rendre parfaitement docile.

Se sachant à terme condamné, le savant est tué lors de l’explosion d’un missile lancé par Pierce mais ne peut assister à une nouvelle fuite de Captain et Natasha maintenant au courant des plans de l’Hydra.

La course contre la montre commence alors, et Cap, Natasha, Wilson transformé en Faucon par l’apport d’ailes motorisées, s’appuient sur un Nick Fury miraculeusement ressuscité, pour attaquer les immenses porte avions volants du S.H.I.E.L.D avant leur mise en fonction.

Le combat est grandiose, le Faucon, détruisant les batteries anti aériennes, tandis que Sharon Porter intervient pour empêcher les équipes de l’Hydra emmenée par Brock Rumlow (Frank Grillo) d’insérer la clé contenant le fameux algorithme d’Arnim Zola.

Captain retrouve rapidement Bucky  qui a mis hors combat les ailes du Faucon, sur une des plateformes et engage avec lui une lutte acharnée en altitude.

Blessé et peu enclin à lutter contre son ami, Captain renonce finalement au combat et se laisse frapper …

C’est sans compter sans la Veuve noire et Nick Fury qui contraignent Pierce à annuler le processus et à divulguer des informations sur Hydra sur Internet.

Pierce est finalement tué dans la lutte et les 3 porteurs s’abiment dans les flots du Potomac, laissant un Captain inconscient sombrer dans l’eau.

Le héros à la bannière étoilée est finalement sauvé et remis sur pieds.

Toujours officiellement mort, Fury gagne l’Europe tandis que Cap aidé de Wilson prend comme décision de retrouver Bucky.

L’histoire se termine sur une nouvelle scène prometteuse dans laquelle Von Strucker (Thomas Kretschmann), futur cadre de l’Hydra cultive deux jumeaux qu’on devine être Vif Argent (Aaron Taylor Johnson) et la Sorcière rouge (Elisabeth Olsen) ..

En conclusion, « Captain america 2, le soldat de l’hiver » est une heureuse surprise construite dans sa première partie comme un thriller haletant ou le spectateur est balloté d’une scène à l’autre en tentant de comprendre les ressorts d’une intrigue complexe.

Les scènes réussies abondent, comme la défense héroïque de la voiture automatisée de Fury face à une horde de commando ou l’apparition de l’esprit diabolique de Zola dans un système informatique datant de la Seconde guerre mondiale.

Coté action, malgré le ridicule de Batroc, super héros franco algérien affublé d’un ridicule accent québécois, on en pour son argent avec des scènes de fusillades ultra spectaculaires et un (faux) ennemi plus déstabilisant que réellement dangereux pour Captain.

Le héros se déplace toujours aussi bien, exploitant à merveille ses capacités athlétiques surhumaines et les multiples capacités de son indestructible bouclier.

Si les vieillissants Redford, Jackson et la sexy Johansson tiennent honnêtement leurs rôles, on appréciera également la rencontre avec le Faucon, sympathique acolyte black du héros, sensé le rendre plus proche du monde de la rue dans le comics, mais se révélant ici comme un parfait ami de remplacement en l’absence de l’inutile Bucky.

Plus que par ses scènes d’action, Captain america reste émouvant par le sentiment de nostalgie du héros par rapport  à son passé de soldat de 39-45, ses difficultés face à un monde ou le sens de l’honneur, l’amour de la patrie sont relégués au second plan, et son incapacité à nouer une relation intime avec une femme, même si Sharon Carter rode dans les parages …

Un excellent divertissement donc, très ancré dans son époque qui ravira toute la jeune génération fan de ce type de films.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 11:40

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L’être humain n’étant fort heureusement pas réduit à son cerveau mais possédant également un amas de systèmes organiques s’interconnectant dans une enveloppe corporelle, cette chronique va s’intéresser à un domaine assez peu développé en ce ces colonnes : le sport et en particulier la course à pied que je pratique modérément mais régulièrement depuis mes 16 ans.

Sorti en 2007 « Courir, tout ce que vous devez savoir pour débuter » s’apparente au premier abord au parfait manuel pour se mettre ou se remettre à une activité physique réputée à la portée de tous lorsque le printemps refait parler de lui.

Divisé en cinq chapitres, cet ouvrage reprend la question à son origine en s’intéressant au besoin primaire qu’ont les hommes de courir.

Présenté sous la forme d’un argumentaire, sont motivés les principaux avantages de la course à pied : sport instinctif, sans contraintes horaires ni spatiales idéal pour perdre du poids, renforcer son tonus, mieux dormir, réduire le stress et encore plus surprenant améliorer certaines capacités mentales.

Sport privilégié des hommes d’affaires, des artistes ou des ingénieurs, la course à pied semble avoir des effets sur la créativité et la gestion de son temps.

A l’inverse, l’ouvrage s’attache à battre en brèche certaines contre vérités comme les dommages infligés aux genoux, ou la réputation de sport ennuyeux, solitaire pour jeunes gens minces.

Un peu plus technique voir scientifique, le calculs mathématiques du fameux tests des 2,4 kms de Cooper réalisé dans tous les collèges de France, permet de déterminer la VO2 max suivant le sexe, le poids et l’âge des individus.

Complété par un checkup médical nécessaire passé un certain âge (tests d’effort et analyse sanguine), le choix de l’équipement est le second paramètre essentiel avant de s’élancer sur les pistes ou chemins.

Les chaussures bien entendu relèvent de la plus grande attention mais la sélection d’une tenue adaptée à l’environnement également : chaleur, froid, pluie, ces deux derniers étant de mon coté les plus délicats à surmonter.

Si il relève du bon sens pratique de se protéger du soleil par des casquettes, d’éviter les heures les plus chaudes (10h-16h) de s’hydrater abondamment et de revêtir coupe vent, gants, bonnets et couches goretex ou synthétiques pour les temps d’hiver, la question de l’alimentation s’avère tout de suite beaucoup plus complexe à mettre en pratique.

Ici riz brun, pates au sarrasin, pain complet, abominables muesli, asperges, haricots, choux, blettes, épinards prennent le pouvoir pour rentrer dans les saints sacrements du sportif.

Plus accessibles et agréables on retrouvera avec plaisir le melon, l’orange, la banane, le poulet, l’agneau, le saumon, le thon.


On appréciera les conseils prodigués pour un échauffement et un retour au calme indispensables pour améliorer la récupération et réduire le risque de blessure, la fin d’une séance s’accompagnant également des traditionnels étirements illustrés ici sur quelques photos.

Le chapitre trois est consacré aux entrainements, qui peuvent être de 20 à 30 minutes lorsqu’on reprend une activité ou tout simplement lorsqu’on manque de temps.

Le choix du parcours idéal (route de campagne sans voiture mais assez fréquentée) fait l’objet de plusieurs variantes du moment que le coureur est en sécurité.

L’alternance des séance de courses et de marche est ici recommandée, l’important étant de maintenir une activité régulière (3 ou 4 courtes séances par semaine) en n’augmentant pas le kilométrage de plus de 10% à chaque sortie.

Lorsque les résultats se font sentir sur la capacité à l’effort, un travail de vitesse peut alors entrer en action pour améliorer les performances à grand renfort de séries de lignes droites, aller-retour ou 400m pour un volume maximum de 5% de l’entrainement global.

Allié à une politique de récupération souvent négligée par les fondus du surentrainement, le travail spécifique de vitesse permet d’améliorer progressivement les performances sans se blesser.

Le chapitre suivant insiste sur l’intérêt de courir à plusieurs : en couple, avec un chien en club ou entre amis, ce qui augmente la motivation et la sécurité.

Tenir un carnet de course, se fixer des objectifs comme perdre du poids ou participer à une compétition sont également de bons moteurs.

Un passage appréciable sur l’entrainement croisé avec un second voir un troisième sport permet rééquilibrer le musculature forcément atteinte par une pratique trop exclusive de la course à pied et dans ce domaine, le duo classique natation/vélo si cher aux triathlètes arrive en pole position.

Enfin le livre termine en mettant en valeur les effets périphériques que peuvent avoir la course à pied sur l’hygiène de vie, en amenant à organiser son temps, son alimentation et son sommeil.

En conclusion, « Courir, tout ce que vous devez savoir pour débuter » est un livre intelligent et plaisant qui pourra venir habilement donner du courage aux personnes désireuses de reprendre une activité physique modérée à tout âge.

J’ai apprécié son approche combattant les idées reçues sur la course à pied, notamment toutes les excuses qu’on peut se donner pour ne pas courir comme le manque de temps, de forme ou d’espace.

Simple et universel en raison de son implantation dans nos gènes d’anciens primates courant pour s’enfuir ou chasser, l’acte inné de courir revêt une signification nouvelle dans nos mondes occidentaux ou le confort, la sédentarité, la junk food et l’usage massif d’excitants comme le café ou les boissons « énergisantes » font de nous des êtres moins forts, moins endurants physiquement et mentalement que nos ainés.

Si courir peut aujourd’hui s’apparenter à renouer le contact avec son corps et l’environnement, il n’en est pas moins souvent ennuyeux et pénible.

J’ai en effet toujours considéré la course à pied, que je pratique en solitaire ou en groupe, comme une activité de mise en forme ou de complément à un autre sport et non l’inverse.

Souvent soumise aux aléas d’une météo par essence capricieuse, la course est également difficile pour moi en hiver, ou le manque de luminosité et les conditions peu favorables pèsent dans le moral.

Je réprouve également une approche trop scientifique de la course à pied, avec le besoin de tout chiffrer : le kilométrage, le temps, la fréquence cardiaque et le poids.

Lorsque cet aspect de contrôle prend le pas sur l’alimentation et décrit quoi, quand et combien manger six fois par jour, cela commence à me contrarier.

Cet aspect travaillomaniaque du coureur d’endurance m’a toujours agacé, aussi reproche je au livre de ne pas proposer également des sports de compléments plus dynamiques et fun comme le tennis, le basket ou les arts martiaux pour rentre plus attractif l’exercice de la course à pied.

Malgré ces quelques reproches de principe, je recommande donc la lecture de ce livre pour toute personne désirant se lancer à son rythme dans cette pratique remise au gout du jour depuis quelques années …

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 09:09

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Au premier abord, « The studio sessions 1964-1967 » parait être une bonne approche pour (re)découvrir The yardbirds groupe de rock pionnier des années 60 dans lequel joueront brièvement des stars de la guitare comme Jimmy Page, Eric Clapton et Jeff Beck autour de l'inamovible ossature Keith Relf (chant)-Jim Mc Carthy (batterie).

On débute par « I wish I would » excellent titre rock ’n roll rythmé renforcé par un harmonica rappelant par instant le meilleur de … Led zeppelin.

La suite est plus classique, forcément datée années 60,  avec «  A certain girl » solidement exécuté et « Good morning little school girl » plus quelconque.

Les titres s’enchainent, pas déplaisant mais interchangeables et sans relief apparent tels « I ain’t got you » « Putty in your hands » qui déroule un placide rock ‘n roll cadré et sans surprise.

Comme son nom l’indique, « Sweet music » sonne de manière très doucereuse et après l’instrumental « Got to hurry » portant assez mal son nom, l’auditeur débouche sur une impressionnante série des plus grands tubes des anglais, le très connu « For your love » son rythme et ses refrains entrainants, le très inspiré « Heartful of soul » ses chœurs et son jeu de guitare superbes rejoué pour le plaisir en version sitar.

On passera très vite sur le blues sans intérêt « Steeled blues » pour se ruer sur l’exceptionnel « Still I’m sad » fascinant par son ambiance pesante de chants grégoriens.

La vivacité semble être de mise sur « I’m not talking » rapide et enlevé.

The yardbirds reprennent ensuite leur rythme de croisière sur le sage «  I ain’t done wrong » qui passionne peu malgré un bon solo de guitare, replongent dans les profondeurs des années 50 avec « My girl sloopy » harassant de lourdeur et finissent d’anesthésier l’auditeur sur le lent et nasillard « Evil hearted you ».

Le sourire revient « You’re a better man than I » en avance sur son temps par sa fluidité et sa puissance, « Train kept a rolling » qui ressort l’harmonica pour un blues-rock enfiévré et enfin « Shapes of thing » qui cogne également fort.

La fin du disque arrive alors avec « New York City » un blues statique et ennuyeux (pléonasme ?) puis « I’ m a man » également bluesy mais beaucoup plus offensif et surtout marqué par un vertigineux solo de guitare terminal avant un « Stroll on » sonnant comme du heavy metal avant l’heure.

En conclusion, « The studio sessions 1964-1967 » est à considérer avec tout le recul du à son âge vénérable et permet d’explorer le passé lointain du rock avec en ligne mire les débuts du hard rock.

Car si la moitié de ces sessions montrent un groupe certes brillant mais jouant un rock n’ roll classique, on est souvent impressionné par l’audace et la puissance de certains titres incontestablement précurseurs dans le domaine du rock lourd.

Sans apprécier l’ensemble des compositions, il parait donc intéressant de piocher dans le répertoire certes poussiéreux des Yardbirds pour gouter à certaines petites merveilles d’inspiration qui prouvent que dès la fin des années 60, les guitaristes virtuoses étaient déjà en train de s’imposer.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 22:13

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Attaquons nous à présent à un monument sans doute encore plus haut que celui d’Aerosmith, je veux bien entendu parler du « Dark side of the moon » de Pink Floyd.

Comme vous le savez je considère avoir tout loisir de m’exprimer librement en ces colonnes et ne considère donc pas comme un critère déterminant la réputation de chef d’œuvre du disque le plus vendu au monde après le « Thriller » de Michael Jackson.

« Dark side of the moon » et sa pochette prismatique si énigmatique si fascinante voient le jour en 1973.

Le quatuor anglais débute cet album, conceptuel comme la plupart des œuvres de rock progressif par « Speak to me/breath » qui fait figure d’introduction duveteuse à souhait.

On continue d’avancer sans grande conviction vers « On the run » étrange instrumental notable surtout pour ses bruitages pour le moins déroutants.

La mise en action est incroyablement lente sur « Time » qui s’avère au final un morceau agréable par sa superposition d’ambiances, du chant varié de Gilmour et de solo de guitares lumineux.

Les anglais poursuivent dans la même veine avec « The great gig in the sky » marqué par des chœurs féminines omniprésents à la longue assez ennuyeux.

Plus abordable, « Money » déroule un swing jazz-rock froid, tandis que « Use them » et « Any colour you like » replongent dans les ambiances majoritairement instrumentales et planantes.

Avec ses puissants chœurs féminins en soutien, « Brain damage » se montre tout aussi élégant mais un tantinet plus animé.

L’album se conclut par « Eclipse » version modèle réduit sans aucun interet du titre précédent.

En conclusion, au risque de choquer les puristes ou d’horrifier les fans du Flamand rose, je suis passé complètement au travers de « Dark side of the moon ».

Je n’hésite pas à l’exprimer clairement, la musique de ce disque, tout comme sans doute une bonne partie du rock progressif m’ennuie formidablement et ne correspond pas à ce que je recherche dans la musique, qui se doit plus pour moi d’émouvoir que de faire réfléchir.

On pourrait certes ému de la grâce élégante et fragile de la musique ici proposée, mais son statisme m’ennuie, et l’usage de chœurs ou saxophone m’horripile dans la plupart des cas.

Peu de portes de sortie donc face à cette incompréhension et une réaction plutôt de rejet devant cette oeuvre trop cérébrale, sophistiquée et précieuse à mon gout.

Votre serviteur ne décollera donc pour le voyage lunaire cette fois et restera plutôt cramponné à cette bonne vieille terre, ce qui après tout n’est sans doute pas si mal.

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 20:06

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Voici une belle pièce de musée en la personne de « Aerosmith » premier et donc historique album de la légende du hard rock Aerosmith.

Nous sommes en 1973, le chanteur Steven Tyler s’associe avec deux guitaristes, Steve Perry et Brad Whitford, puis complète le groupe avec la section rythmique Tom Hamilton (basse) et Joe Kramer (batterie).

Pochette aérienne et fringues psychédéliques de rigueur, « Aerosmith » débute par « Make it » un rock solide aux refrains entrainants.

Construit sur le même modèle, « Somebody » puise encore plus ostensiblement dans les racines rock n’ roll des bostoniens avec un résultat plus quelconque.

Arrive ensuite le premier grand classique du groupe, « Dream on » cela ne s’invente pas, ballade soignée dotée de grandes envolées mettant déjà en avant les belles qualités vocales de Tyler.

On groove gentiment sur « One way street » très ryhm n’ blues, beaucoup trop long, lisse et plat pour exciter.

Dans un style tout aussi classique, « Mama kin » parait plus nerveux tandis que « Write me » et son harmonica versent trop dans le blues pour faire preuve d’une véritable originalité.

La fin de l’album se profile enfin avec le plus intense « Movin’ out » et « Walkin’ the dog » certes balancé mais beaucoup trop figé sur ses bases.

En conclusion, « Aerosmith » a tout du premier album assez prudent et très (trop) influencé par ses racines rock n’ roll.

Le point commun avec Ac/Dc pourrait s’effectuer, mis à part que les Australiens ont dès leur premier disque fait à mon sens étalage de plus de personnalité en imposant un style immédiatement reconnaissable.

« Aerosmith » est loin de parvenir au même résultat et déroule un rock agréable parfois appuyé mais manquant par trop d’audace et de pugnacité.

Surestimé sans doute et au fond sans réel intérêt si ce n‘est historique, à l’exception sans doute de la jolie curiosité de « Dream on » montrant déjà les belles capacités mélodiques des Bostoniens.

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Published by Seth - dans Rock
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:16

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Abordons à présent un grand classique du cinéma, « La fureur de vivre » de Nicholas Ray.

Sorti en 1955, « La fureur de vivre » est un film très ancré dans la société de son époque, rappelons le seulement dix années après la fin de la Seconde guerre mondiale.

On y voit Jim Stark (James Dean) un jeune homme en pleine crise de rébellion, sortant tard, buvant beaucoup et conduisant vite.

Jim cherche en réalité à évacuer sa frustration de voir son père Frank (Jim Backus) se comporter comme une lavette et être complètement dominé par son épouse un dragon autoritaire jouée par An Doran.

Sans but professionnel et surtout sans modèle paternel viril, Jim traine dans les rues, se lie d’amitié avec John Crawford dit Platon (Sal Mineo), un autre jeune homme révolté par l’absence de son père, un riche homme d’affaire de New York.

Mais Jim est surtout violemment attiré par Judy (Natalie Wood), une jeune femme également libérée qui fréquente un groupe de jeunes voyous dont le chef Buzz (Corey Allen) se montre clairement comme un rival à leur liaison.

La tension monte alors graduellement entre Jim et Buzz et débouche sur une bataille au couteau à la sortie d’un planétarium.

Jim l’emporte sur son rival, qui furieux de perdre la face devant Judy, le défie lors d’une course automobile face à une falaise abrupte.

Incapable de résister au défi, Jim relève le gant mais le match tourne mal, entrainant la mort de Buzz, qui ne peut sauter de la voiture avant la chute finale.

Très troublé par la mort de son rival, Jim qui ne peut compter sur ses parents dépassés par les évènements, commence d’abord par vouloir se livrer à la police mais se rétracte finalement.

Révoltée comme lui contre la société et l’éducation parentale, Judy se rapproche de lui et le prévient que les autres membres du gang le recherchent pour venger la mort de Buzz.

Malgré ses airs bravaches, Jim se replie avec Judy dans une belle maison abandonnée sur la colline que lui avait indiqué Platon.

Il sont rejoint par ce dernier qui a échappé à une rafle d’un trio de voyous mené par Goon (Dennis Hopper) cherchant à trouver Jim par son intermédiaire.

Ensemble le trio joue aux châtelains et délire dans la splendide villa, s’inventant une vie qu’ils n’auront jamais.

Ils sont pourtant rattrapés par les trois voyous et Platon, poussé à bout par la peur et la colère, sort alors un révolver avec lequel il abat l’un des hommes.


Alertée par les parents de Jim, la police arrive sur les lieux ce qui n’empêche pas Platon de tirer sur les agents chargés de le raisonner.

Jim tente alors une médiation afin de sauver son ami dont la situation est mal engagée.

Il enlève discrètement le chargeur de son arme et espère alors obtenir la reddition pacifique de Platon, qui se fait malheureusement tuer à la sortie du planétarium ou il était retranché.

Après ce drame et la mort triste de Platon, Jim aidé de Judy, se rapproche de ses parents qui promettent de changer leur comportement.

En conclusion, « La fureur de vivre » est un film daté aujourd’hui au niveau du langage un brin risible et des tenues de blousons noirs des années 50 mais contient en lui les composants universels du mal être adolescent.

Ce sont ces composants sublimés par un trio d’acteurs exceptionnels, qui rendent ce film si attachant.

Dean en particulier qui décédera tragiquement quelques mois après la fin du tournage dans un accident de voiture, crève littéralement l’écran par son attitude mêlant dureté, sensualité et sensibilité à fleur de peau.

« La fureur de vivre » reste donc malgré le poids des ans, un classique du cinéma, qui permet de se rendre compte près de 60 ans après du charisme d’un acteur d’exception comme James Dean.

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