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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 21:30
Walking on a dream (Empire of the sun)

La musique n’est jamais loin dans ce blog avec un groupe réellement contemporain Empire of the sun, duo électro-pop australien ayant émergé en 2008 avec leur premier album très remarqué « Walking on a dream ».

Empire of the sun est composé de Luke Steel (voix/guitare) et Nick Littlemore (percussion, synthétiseurs, claviers) et marqué par une imagerie ultra colorée et excentrique comme le montre la pochette de leur premier album.

On débute sous de bons auspices de « Standing on the shore » au groove fluide, apaisant et zen puis découvre le tube « Walking on a dream » aux puissants effets rappelant les meilleures heures du disco.

Notons au passage la voix très agréable de Steel, aérienne et mélodique qui se coule parfaitement dans cette musique légère et déliée.

On descend certes de plusieurs niveaux avec « Half mast » qui se montre cependant agréable par son groove électro vintage, puis débouche sur « We are the people » nouveau tube qui glisse ses mélodies tout en finesse et en douceur.

Plus quelconque s’avère le très éthéré « Delta ray » et il est alors temps de prendre cinq minutes de repos sur l’instrumental atmosphérique « Country ».

On ne peut pas dire que « The world » soit beaucoup plus vif et enlevé et on trouve le temps plutôt long sur ses quatre longues minutes.

Naviguant dans le domaine de l’étrange, l’auditeur découvre un style proche de Michael Jackson sur « Swordfish hotkiss night » assez pénible à l’écoute par son coté heurté.

La fin du disque arrive alors avec « Tiger by my side » sympathique mais sans magie, enchainé de la longue ballade mélancolique tristoune à mourir « Without you »

En conclusion, après une première partie des plus rafraichissantes, « Walking on a dream » s’étiole graduellement en perdant peu à peu de son intérêt, démontrant si il était encore utile la difficulté pour des groupes de radio surtout si ils sont jeunes de tenir la distance d’un album.

Alors certes, Empire of the sun a pour lui l’originalité, un coté électro-dance qui peut s’avérer redoutable lorsqu’en plus la voix de Steel y met du sien et doit pour le vent de fraicheur qu’il fit courir en son temps être salué, mais passé le stade de la découverte et du charme éthéré, montrer plus de densité et de constance dans ses œuvres pour s’inscrire dans la durée comme un groupe qui compte.

Prometteur donc mais demande à confirmation …

Walking on a dream (Empire of the sun)
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 19:50
Buried (Rodrigo Cortes)

Abordons maintenant une curiosité dans la lignée des films à petits budgets reposant sur une idée simple mais suffisamment forte pour tenir en haleine pendant une heure et demi, « Buried » de l’espagnol Rodrigo Cortes.

Sorti en 2010, « Buried » raconte l’histoire d’un homme, Paul Conroy (Ryan Reynolds), chauffeur poids lourd travaillant pour le compte de CRT une compagnie américaine acheminant des produits de première nécessité aux populations irakiennes qui se réveille enterré vivant dans un cercueil.

Après la première phase de bien légitime de panique, Paul trouve sur lui un briquet qui lui permet d’éclairer sa situation puis encore plus intéressant, des lampes torches et un téléphone portable à moitié chargé.

Saisissant sa chance, Paul tente de joindre sa femme Linda (Samantha Mathis) mais ne peut que lui laisser un message.

Après quelques tentatives infructueuses et malheureuses, il parvient également à laisser un message au directeur des ressources humaines de son employeur, Dan Brenner (Robert Paterson) et à entrer en contact avec les forces américaines présentes en Irak par le biais de Alan Davenporty (Stephen Tobolowsky) qui tente de le rassurer sur sa situation et de lui donner quelques conseils pour augmenter son espérance de vie.

Même si au fond de son trou, Paul ne se fait que peu d’illusions sur ses chances de survie, le contact avec Harris le calme un peu.

Il doit pourtant faire face à son ravisseur, un dénommé Jabir (José Luis Garcia Perez) qui réclame cinq millions de dollars pour sa libération.

Paul sait bien que jamais le gouvernement américain ne déboursera autant d’argent pour la libération d’un simple camionneur et le fait savoir à Jabir qui maintient néanmoins ses exigences.

Difficile de contrôler dans ces conditions son stress lorsqu’on est soi-même à la base soumis à des crises de paniques mais Davenporty lui explique qu’il a l’expérience de ce type de situation et qu’il va chercher à le localiser pour envoyer une équipe sur place.

Économisant briquet et téléphone, Paul doit faire face à l’incursion d’un serpent qu’il parvient à repousser de justesse en allumant un peu de feu.

Jabir continue de faire pression sur lui en lui montrant la vidéo de Pamela (Ivana Mino), une collègue de la CRT, détenue elle aussi en otage et soumise à la menace d’une exécution.

Devant pareille menace, Paul accepte de tourner une vidéo de lui lisant un texte qui sera diffusée par ses ravisseurs sur Internet.

Jabir fait pourtant baisser les enchères à un million de dollars, ce qui demeure de toute façon inatteignable.

Contrarié de ne pas arriver à ses fins, il envoie à Paul une vidéo d’exécution de Pamela ce qui le traumatise.

Pire que cela, l’horrible Brenner rappelle Paul et lui fait savoir qu’il a accepté les risques de sa mission et qu’il a été licencié pour relations entre collègues avec Pamela, ce qui le prive de fait de tous ces droits, assurance comprise.

Le choc est rude pour Paul qui voit la fin venir lorsque le sable accumulé crève le toit de son cercueil et menace de l’étouffer.

Il parvient à colmater de justesse la brèche et converse avec Davenporty qui lui dit qu’il est en passe de venir le secourir après avoir tué Jabir.

Bien entendu Jabir intervient encore, menaçant cette fois Linda et leur fils sur le sol des Etats-Unis.

La panique de Paul est alors à son comble et il accepte alors de se filmer en train de se couper un doigt pour satisfaire aux exigences de ses bourreaux.

Dépité, Paul se laisse alors glisser lorsqu’il sent le sable s’insinuer peu à peu dans son cercueil.

Un coup de téléphone de Davenporty lui fait savoir que les secours sont tout proches.

Linda rappelle également ce qui permet à Paul d’enfin lui parler en vidant son cœur.

Malheureusement, les informations obtenus par Davenporty sont erronées et Paul comprend que ce n’est pas lui qu’il est venu secourir.

Il finit donc réellement enseveli sous terre.

En conclusion, « Buried » est un sale film vicieux, cruel, oppressant jusqu’à l’insupportable par moment.

Le but de Cortes de prendre aux tripes le spectateur en le plongeant dans une situation extrême est clairement atteint en montrant un brave type à tête de bon ricain désespéré repousser ses limites par pur instinct de conservation.

En toute honnêteté, on trouve l’exercice un peu vain et le résultat final terriblement déprimant met hors de soi après tout ce qu’on a du endurer pendant une heure et demi.

On pense donc à « 127 heures » de Danny Boyle qui traite d’un sujet similaire avec un profond dégout d’avoir été secoué manière aussi profonde pour pas grand-chose.

Inutile de dire que le même film réalisé par un américain aurait eu une issue autrement plus positive.

Buried (Rodrigo Cortes)
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 19:05
Envoie moi au ciel, Scotty (Michael Guinzburg)

Écrit en 1993 et publié beaucoup plus tard en France, « Envoie moi au ciel, Scotty » est le premier roman de Michael Guinzburg, écrivain américain au passé tumultueux et revêt pour moi un attrait particulier puisque fut l’un des premiers romans que je lus en 1999 à la faveur d’un retour très marqué vers la littérature.

En replongeant dans ce livre lu pendant ma jeunesse, je me suis dit que je devais certainement être très révolté au fond de moi pour m’aventurer sur des rivages aussi sombres.

Aujourd’hui, quinze après je le suis sans doute moins.

« Envoie moi au ciel, Scotty » est un roman largement autobiographique racontant la vie de Ed, un ex accro aux drogues dures principalement le crack qui a détruit sa vie, qui tente de retrouver le chemin de la rédemption.

Ex reporter talentueux, Ed s’est vu peu à peu grignoté par l’alcool, l’herbe puis finalement la cocaïne et le crack, drogue du pauvre particulièrement destructrice nommée familièrement Scotty par la communauté junky de New-York.

Après la perte de son travail, Ed a également perdu sa femme stripteaseuse Michelle, partie sans laisser d’adresse avec ces deux fils Matt et Jeff et s’est retrouvé dans une situation de grande détresse qui a provoqué en lui l’électrochoc nécessaire pour entamer une thérapie.

Parrainé par Myron, un travesti mal dans sa peau, Ed s’est donc inscrit à la DDA, Drogues Dures Anonymes, association visant par le suivi de préceptes simples édictés par deux anciens toxicomanes, un catcheur et un agriculteur à trouver l’apaisement avec soi-même et à se prouver que la vie sans drogue vaut la peine d’être vécue.

Mais derrière les paroles pseudo zen et les bonnes intentions se cache une lutte d’une férocité inouïe avec lui-même pour ne pas replonger, pour retrouver sa femme, ses enfants.

De manière assez peu étonnante, Ed choisit la voie de la violence pour exorciser ses démons intérieurs, abattant un par un des dealers proche de son proche.

Il débute par l’afro-américain Flaco qu’il tue en lui plantant une pipe à crack dans l’œil, dérobe ensuite son pistolet Glock, son l’argent et son bull-terrier particulièrement féroce appelé Natacha.

Tandis que la face sombre d’Ed assouvit ses pulsions de haine et de vengeance, zigouillant les dealers au fil des opportunités, sa face plus positive lui permet de faire la connaissance de deux autres ex toxicomanes, Rachelle superbe brune nymphomane gagnant sa vie comme dominatrice sadomasochiste et Frank, ex policier qui adhère aux principes disons plutôt radicaux de traitement du mal par le mal.

On découvre la jeunesse dramatique du pauvre homme, son père alcoolique en proie à de terribles crises de démence le soumettant à de terribles humiliations avant un beau jour de se tirer une balle dans la tête, mais surtout une adolescence tourmentée, souffre douleurs de fils de riches qui une nuit s’acharnèrent sur lui à l’humilier, le torturer en le blessant aux testicules.

On comprend un peu mieux à la découverte de cette horreur américaine, la haine de Ed et ses pulsions de violence qui l’amènent à faire mordre à mort par son chien un colosse noir américain gérant une shooteriez ou séjournait son ami photographe Kenny, à exécuter une dealer pédophile à Central Park et un autre dealer afro bègue rencontré au hasard d’une rue.

Les journaux commencent certes à s’intéresser à ce tueur de dealer mais ceci n’empêche pas le processus meurtrier déchainé dans les entrailles de Ed.

La tension croit même encore d’un cran lorsqu’il apprend l’inimaginable, sa femme Michelle devenue droguée, prostituée, vivant avec un mac afro appelé la Confiance qui a déjà fait de ses enfants de jeunes toxicomanes déjà incontrôlables.

Ed parvient de justesse à extraire par la force ses enfants à cet enfer en les expédiant chez leurs grand parents.

Le problème de la toxicomanie infantile est abordé au travers de la rencontre avec Clarence, un jeune noir dealer à douze ans, que Ed remet dans le droit chemin après l’avoir sérieusement menacé et dépouillé.

Devenu sans inhibition, Ed retrouve son bourreau du collège, un richissime héritier nommé Hunter Lodge lui aussi dépressif et drogué, et après de nombreuses hésitations finit par l’abattre sans remord.

Alors que les doutes de Frank ne font que croitre quand aux activités nocturnes de son ami, Ed croit retrouver Michelle un court instant pour la reperdre aussitôt, en vertu de son attraction fatale pour la drogue.

Lorsqu’il comprend que la Confiance se rend aux réunions de DDA ou il se présente bien sous tout rapport pour attirer à lui de jeunes filles paumées, Ed décide de passer à l’action, sauve in extremis sa femme violée et shootée à mort avant de laisser l’horrible dealer salement mutilé à vie au niveau du bas ventre.

Mais finalement après avoir accompli enfin une belle action en donnant une belle somme d’argent à Myron pour partir au Danemark refaire sa vie en femme, ce qui devait arriver arriva et Ed se fait coincer par Rachelle jalouse à mort d’avoir été abandonnée et Frank tenaillé par ses vieux réflexes de flic.

Il est incarcéré, purge une longue peine de prison pour ses crimes tandis qu’autour de lui, ses proches de sortent du tourment de la drogue, Michelle épousant Frank, Kenny et Clarence adhérent à l’association.

Assez étrangement, Ed qui semble avoir accompli l’essentiel de son parcours initiatique trouve en prison l’apaisement en se plongeant dans la lecture et l’étude approfondie de la méthode qui lui a été enseignée à la DDA.

En conclusion, « Envoie moi au ciel, Scotty » a toutes les caractéristiques du roman coup de poing, du hurlement d’un homme pris aux tripes qui a des choses à dire et se livre sans fards.

Impressionnant de violence jusqu’à l’insoutenable avec les cruelles mutilations dues au chien, « Envoie mo au ciel, Scotty » se caractérise par un style puissant, vif, riche et parfois empreint d’humour noir.

Difficile donc de ne pas succomber à ce voyage vers l’extrême dans le monde sans foi ni loi des accros au crack, fléau mondial détruisant les couches les plus pauvres de la société et de ne pas trouver touchante la détermination parfois par son désespoir d’un homme blessé par la vie, d’un perdant cherchant gauchement une porte de sortie dans un monde pourri.

Bien entendu la vision de New-York surnommé Crack-city est cauchemardesque, déprimante à souhait avec des enfants sans avenir manipulés par des dealers au nom de l’argent facile et de la loi du plus gros flingue.

Malgré les quelques hoquets que peut provoquer sa lecture, « Envoie moi au ciel, Scotty » est le parfait livre témoignage pour comprendre le processus de désagrégation et de déchéance des individus et demeure même 15 ans après sa découverte toujours une sacré droite dans la gueule.

Envoie moi au ciel, Scotty (Michael Guinzburg)
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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 21:30
The Altamont sin (The Lords of Altamont)

Déjà emballé par le premier album des Lords of Altamont, c’est avec un vif plaisir que j’ai écouté leur troisième méfait « The Altamont sin » sorti en 2008.

Jouant encore une fois avec les codes du rock de voyous des années 50 avec grosses cylindrées et petites pépées en cuissardes sexy, « The Altamont sin » débute par une introduction instrumentale fantastique « No love lost » qui allie frappe sèche de Max Eidson et bourdonnement sourd des guitares de la paire Shawn Medina/Johnny Devilla.

Le premier véritable titre, « Faded black » envoie un rock garage vif, nerveux et diablement punchy qui ouvre réellement les hostilités.

C’est toujours avec énergie et fougue que la voix pleine de rage de Jack Cavaliere vient habiller les riffs acérés de Saletra sur « Gods ans monsters ».

Le moins que l’on puisse dire est que les Californiens ne se posent pas de questions, enquillant leur garage rock mâtiné de punk survitaminé sur l‘imprononçable « Ne’er do well » enchainé de l‘hymne « Going no where fast ».

On brise un peu la linéarité sur « Lithning strikes » un peu plus calme et posé bien qu’habité d’une ambiance lourde et prenante mais tout ceci n’est que pour remettre les gaz sur l’ultra pêchu « The Altamont sin » gratifié d’un joli solo d’harmonica entre deux bombardements de guitare.

Pas de réelle innovation mais du cœur à revendre sur « A gun called justice » et « Hold fast » avec un martèlement intense qui pleut sans discontinuité sur l’auditeur.

L’efficacité est au rendez vous sur « Driving too fast » qui fait figure d’hymne aussi bien que de mode de vie pour nos rebelles rockers et c’est avec le sourire aux lèvres qu’on savoure les durs à cuir « Make out doll », « Living hell » et leurs harmonicas de soutien avant d’encaisser un ultime coup de poing américain sur « Don’t slander me ».

En conclusion, The lords of Altamont n’est certainement pas un groupe révolutionnaire ou avant-gardiste mais se montre à la fin des années 2000 comme un véritable outsider du rock capable de bousculer avec une audace de bad boys l’establishment ronronnant des grosses cylindrées actuelles.

Puisant dans un style vintage garage/punk sans concession des Stooges, les Californiens signent avec « The Altamont sin » un album direct, puissant, maitrisé qui fait plaisir par son aspect sauvage, instinctif et au final si rock ‘n’ roll.

Je ne peux donc que conseiller à tous les fans de rock qui décoiffe, la découverte de ce groupe un peu trop underground à mon gout, qui mériterait d’acquérir ses lettres de noblesses par son gout pour le cuir, les chaines, les motos et les filles sexy.

The Altamont sin (The Lords of Altamont)
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 18:26
The best of (Alice Cooper)

On revient à des grosses cylindrées solidement établies dans le monde du (hard) rock, Alice Cooper et un « The best of » sorti en 2007 de quinze titres qu’on estime fortement incontournable.

Sans surprise, « Poison » ouvre le bal portant au plus haut le hard fm musclé aux refrains irrésistibles.

Construit suivant le même moule, « Bed of nails » et « House of fire » déploient la même puissance soigneusement maitrisée explosant dans des refrains ultra entrainants.

L’auditeur ne peut que constater le savoir faire implacable du maitre sur « Love’s a loaded gun » qui balance encore plus fort, mettant en avant la voix rauque et puissante du chanteur.

Après pareille cavalcade, on redescend fugacement de plusieurs crans avec « Feed my Frankenstein » aussi balourd que le monstre du même nom mais comme on pourrait s’en douter le répertoire d’Alice est tel que ceci ne peut raisonnablement durer aussi le fracassant « Lost in america » impérial et directe vient il remettre les pendules à l’heure avec talent.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes ? Ceci semble le cas avec « It’s me » ballade acoustique bien mièvre quand on connait les qualités de compositions du chanteur.

Alice ayant gagné son statut de légende du shock-rock au moins autant sinon plus par ses prestations scéniques que par la qualité de sa discographie, le disque offre deux titres live, « Billion dollar babies » un peu saccadé et poussif au niveau de la prise de son, « No more Mr nice guy » qui groove efficacement dans une ambiance chaude et organique.

On revient au répertoire studio avec « Stolen prayer » jolie ballade acoustique de seconde zone, « Snakebite » énergique mais assez éculé et poussif.

Il faut attendre « This maniac’s love in with you » pour retrouver le Alice à la conquête flamboyante dispensant une énergie communicative.

On découvre ensuite le costaud « Thrash » et ses guitares rentre-dedans auquel succède le très pop et insipide « Sideshow ».

Un ultime hit vient clore le disque, « Under my wheels », puissant et nerveux comme le démarrage d’une moto surgonflée.


En conclusion, comme on pourrait s‘en douter « Alice Cooper, the best of » ne peut complètement décevoir mais met surtout en avant dans ses premières et dernières parties les tubes hard fm tonitruants du chanteur et contient dans sa partie centrale un ventre mou assez dispensable avec son lot de ballades médiocres.

Construite sur des riffs durs à cuir, la musique d’Alice Cooper apparait donc puissante, simple, certes limitée voir stéréotypée mais surtout redoutablement entrainante voir festive.

On n’a donc pas l’impression d’écouter un génie du rock mais plutôt un honnête compositeur travaillant avec de bons guitaristes mettant en avant une voix agressive et rauque.

Alice Cooper ou la plus pure expression du hard rock ? Une musique surgonflée, exagérée, pas toujours de bon gout, pas toujours très inspirée, mais ayant connu son heure de gloire dans les années 80 principalement aux Etats-Unis en raison d’un virage plus commercial et calibré pour les radios.

L’artiste des années 70 me semblait pourtant un peu plus subtil, complexe et … à vrai dire intéressant !

Las ! Ce best of demeure tout à fait raccommodable pour les fans de gros son sans fioriture.

The best of (Alice Cooper)
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 16:51
Velociraptor (Kasabian)

La musique toujours et éternellement en ce beau week end printanier avec Kasabian groupe anglais formé au milieu des années 2000.

Sorti en 2011, « Velociraptor » est déjà le quatrième album d’un groupe formé de Tom Meighan (chant), Sergio Pizzorno (guitare/synthétiseurs), Chris Edwards (basse) et Ian Matthews (batterie).

Avec sa pochette façon hommes des cavernes et son titre attractif, « Velociraptor » débute par une belle surprise, « Let’s roll just like we used to » aux faux airs orientaux du « Kashmir » de Led Zeppelin.

Le charme et l’originalité du groupe apparaissent nettement sur « Days are forgotten » aux refrains mélodiques soutenus par des chœurs à la Enio Morricone d’une efficacité incontournable.

La voix de Meighan apparait comme le point fort du groupe comme sur la ballade « Goodbye kiss » plus conventionnelle mais joliment exécutée.

Le voyage mélodique continue ave « La fée verte » un peu trop long et languissant avant que « Velociraptor » ne vienne mettre un peu de dynamique dans cet édifice un peu trop sage et bien ordonné.

Nouvelle influence orientale marquée sur « Acid turkish bath (shelter from the storm) » beaucoup plus intéressant car sortant des sentiers battus.

La musique électronique pèse ensuite fortement sur « I hear voices » qui passe tout en souplesse et fluidité tout comme « Re-wired » de structure lui beaucoup plus classique.

Kasabian continue sur sa lancée avec son rock lisse et soigné jusqu‘à la fin du disque, déroulement tranquillement le sans surprise « Man of simple pleasures » puis le pénible « Switchblade smiles » et ses horribles bruitages électro avant de finir sur un ballade transparente de vide « Neon noon ».

En conclusion, « Velociraptor » fait pour moi l’effet d’un soufflet avec un début impressionnant et trois titres alliant puissance et audace avant de glisser progressivement dans style pop/rock britannique certes efficace mais un peu trop polissé à mon gout.

La relation avec Oasis est évidente ne serait ce que par le timbre de voix doux et un tantinet nasillard de Meighan qui rappelle bien entendu celui de Liam Gallagher.

Malgré une certaine efficacité et sans doute quelques hits bien calibrés amènes de séduire les charts, Kasabian ne fait figure que d’honnête groupe de pop/rock moderne et manque pour moi trop de personnalité pour sortir pleinement du lot.

Velociraptor (Kasabian)
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 11:53
I am what I am (Jerry Lee Lewis)

Nous plongeons toujours plus loin dans les origines du rock ‘n’ roll avec « I am what I am » best of de Jerry Lee Lewis, un des pionniers du rock des années 50 aux cotés de Little Richard, Chuck Berry et … sa majesté Elvis.

Pas de surprise donc avec « Whole lottta shakin goin on » hymne festif qui bouge gentiment avec tout l’abattage du chanteur.

Il est en effet question de la plus pure essence du rock ‘n’ roll avec « Great balls of fire » reconnaissable à son puissant groove de piano.

On ralentit le tempo avec « Big legged woman » bon vieux blues sans surprise avant de taper du pied sur le plus soutenu « Breathless ».

C’est même à un train d’enfer (pour l’époque !) que nous emmène Lewis dans les parties des collèges des 50’s avec « High school confidential ».

Puis brusquement, se révèle une facette plus crooner du chanteur avec les ballades assommantes d‘un autre temps « I’m throwing rice (at the girl I love) », « Crazy arms » et « That Lucky old sun ».

La verve sémillante du pianiste fou se réveille avec « What’d say », deux belles reprises de classiques de Chuck Berry « Sweet Little sixteen », « Johnny B Goode » enchainé d’une nouvelle surprise « Wild one (real wild child) » de l’australien Johnny O’Keefe.

On termine sur deux nouvelles reprises de sans doute les deux morceaux rock ‘n‘ roll les plus connus de l‘histoire : « Jailhouse rock » de King Presley et « Be bop a lula » de l’autre méga star de l’époque Gene Vincent.

En conclusion, « I am what I am » est un best of nous ramenant réellement dans les profondeurs de l’histoire du rock ‘n’ roll et en toute honnêteté ne rend pas particulièrement hommage au génie ou à la folie de Jerry Lee Lewis.

Quelques standards rythmés certes, beaucoup de ballades bluesy larmoyantes sans intérêt et une trop forte proportion de reprises de chanteurs pour moi plus doués et charismatique que lui.

Malgré le statut d’artiste culte des années 50, force est de constater que Jerry Lee Lewis est aujourd’hui un quasi inconnu en comparaison d’Elvis ou même Chuck Berry et Little Richard.

Difficile donc malgré le respect d’usage du à une icône des temps anciens, d’avouer un intérêt pour cette musique aujourd’hui datée et manquant de personnalité propre.

I am what I am (Jerry Lee Lewis)
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 23:00
Acoustic (John Lennon)

Après Janis Joplin, une autre idole de la musique sans doute encore plus grande John Lennon, l’un des pères du groupe le plus populaire de la pop music, les Beatles.

Mais Lennon a aussi produit un nombre plus que respectable de disque en solo ou avec sa femme Yoko Hono entre 1968 et 1980, date de sa mort après un des plus célèbres assassinat de tous les temps.

Sorti en 2004, « Acoustic » est une compilation des meilleurs titres du chanteur interprétés en version unplugged.

On commence par « Working class hero » splendeur mélodique habillant une analyse sociale profonde sur ce qu’on appelle communément les classes laborieuses abruties par leur travail, le sexe, la religion et la télévision.

Toujours dans la douceur vient « Love » beau et calme, l’anecdotique et passe partout « Well well well » et le très mollasson « Look at me ».

On appréciera davantage le ton original et les gros travail mélodique de « God » tout en souffrant sur le chant trop nasillard de « Cold turkey ».

Arrivent alors deux live pour tenter d’animer le disque, « The luck of irish » inspiré des chants traditionnels irlandais en duo avec Yoko Ono et « John Sinclair » aux forts accents country-blues tempérés par la voie si agréable de Lennon.

Après le court interlude éthéré féministe et un peu facile (!) de « Woman is the nigger of the world » vient encore un morceau sans relief, « What you got ».

Tout glisse en souplesse avec « Watching the wheels » à l’agréable charme aérien, avec un peu plus de rythme sur « Dear Yoko » bel hommage la femme/muse de Lennon avant le très relaché « Real love ».

L’auditeur voit enfin sa faim comblée par le live « Imagine » morceau culte interprété en live et peut clôturer tranquillement ce disque sur « It’s real ».

En conclusion, « Acoustic » est un album montrant toute la subtilité et la finesse des compositions de Lennon, avec en surplus cette voix célèbre si touchante émotionnellement.

Malgré les qualités indéniables de compositeur/interprète de Lennon, la succession des morceaux dénués d’électricité donne une impression de douce langueur qui peut finir par lasser sur la durée.

Prisonnier de sa formule, « Acoustic » est donc un joli album qu’on aurait aimé parfois plus animé, vivant avec plus de morceaux marquants.

Acoustic (John Lennon)
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 22:54
Janis Joplin : the essential (Janis Joplin)

Janis Joplin toujours avec « The essential » double best of sorti en 2003 regroupant la plus grande part des meilleurs morceaux d’une carrière météorique de seulement trois années.

On débute avec le célébrissime « Down on me » interprétée avec force et conviction.

Sur « Coo coo » la guitare tient (tout juste) tête à la puissance sauvage de la chanteuse ce qui n’est pas la cas de « Women is losers » ou le déséquilibre apparait flagrant.

Plus de charme, fluidité et un groove entrainant sur « Bye, bye baby » qui contient bon nombres d’attributs de ce qu’on appelle communément un tube.

Comme souvent compte tenu du tempérament excentrique de Joplin et de son répertoire relativement réduit, un premier live fait son apparition, « Ball and chain » blues énergique sans réelle surprise si ce n’est sa longueur assommante de huit minutes.

Rien à voir sans doute avec « Road block » rapide et échevelé avec son lot de hurlements et « Piece of my heart » autre standard aux refrains entrainants et musclés.

Plus sages, traditionnels et moins épicés sont « Misery’n » et le trop bluesy « I need a man to love » ou les grands éclats éraillés de la chanteuses se montrent irritants.

Gros son de guitare distordu, voix brisée par l’alcool et la cigarette, vient « Summertime » dégoulinant de souffrance.

Viennent ensuite cinq live destinés à combler les vides : « Flower in the sun » blues parsemé de cris, « Farewell song » un tantinet plus adouci et de fait écoutable, l‘hyper intense « Raise your hand » alliant cuivres et cris, « To love somebody » relativement apaisé » avant un ultime « Kozmic blues » trouvant enfin la grâce.

On aborde ensuite le second disque, « Try (just a little bit harder) » puissant et enlevé avec un chant hurlé parfois aux confins du supportable.

L’ambiance se fait plus calme et apaisée sur le classieux « Maybe ».

On croit rêver lorsque la tigresse se fait chatte sur les ballades « One good man », « Little girl blue », « Work me, lord », ce dernier se montrant purement et simplement assommant.

Un live plus loin « Tell Mama » survient « Move over » puissant, accrocheur et prélude au déroulement de quasiment tout l’album « Pearl ».

Beaucoup de ballades bluesy donc, « Cry baby », « A woman left lonely » « My baby » « Me and Bobby Mc Gee » entrecoupés « Half moon » un plus entrainant et groovy.

Après la courte mais divine illumination de « Mercedes Benz » on s’assoupit en douceur avec « Trust me » et « Get it while you can ».

En conclusion, aussi impensable que cela puisse paraitre, « Janis Joplin : the essential » ne m’a pas convaincu.

En cause principalement le style finalement assez classique de la musique, du rock transpirant le blues par tous ses pores, mais de manière plus gênante le style vocal certes explosif de la chanteuse mais par trop excessif et souvent douloureux à l’écoute tant la voix de Joplin charriait énormément de souffrance.

Janis Joplin chanteuse d’exception donc, révolutionnaire par son approche émotionnelle à « cœur ouvert » de la musique, par son excentricité et sa puissance animale mais au final juste une poignée de titres se détachent pleinement de son répertoire qui manque pour moi d’originalité et de consistance dont « Move over », « Mercedes Benz », « Piece of my heart » et autre « Down me ».

Pas d’adoration donc pour la grande icône du rock des 60’s mais juste un respect poli un peu embarrassé.

En tout état de cause, ce double bestof gonflé de live dispensables, s’avère parfaitement indigeste sur la longueur.

Janis Joplin : the essential (Janis Joplin)
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 20:41
Pearl (Janis Joplin)

Abordons à présent une grande dame de la musique, Janis Joplin, décédée précocement en 1970 et martyr emblématique du rock psychédélique des années 60 aux cotés de Jimi Hendrix.

En 1970, peu avant la mort de Janis sort son dernier album « Pearl » enregistré avec un groupe nommé le Full Tilt Boogie Band composé de John Till à la guitare, Brad Campbell à la basse, Clark Pierson à la batterie et Richard Bell-Ken Pearson aux piano/claviers.

Avec sa pochette montrant une chanteuse souriante mais aux traits fatigués sans doute usée par des années d’abus de drogues en tout genre, « Pearl » débute par « Move over » vif et rythmé mettant formidablement en valeur la voix explosive de l'enfant terrible du blues-rock.

La suite se fait plus bluesy avec « Cry baby » avec une usante exubérance vocale puis revient à un peu plus de sobriété sur « A woman left lonely » ballade gorgée de piano.

On groove fiévreusement avec « Half moon » puis s’enfile un sympathique petit instrumental bien vintage « Buried alive in the blues ».

Malgré les qualités indéniables de Joplin et l‘apport supplémentaire de chœurs gospel, une certaine monotonie s’installe sur « My baby » que ne vient pas contrarier le doucereux « Me and Bobby Mc Gee ».

Il faut attendre « Mercedes Benz » pour éprouver à nouveau sur moins de deux minutes le puissant frisson de la voix éraillée si puissante et émouvante de Joplin.

La lionne se fait un peu plus douce sur « Trust me » et tout ceci se termine sur « Get it while you can » non sans un certain panache.

En conclusion, « Pearl » conclut la carrière de l’une des chanteuses les plus excentriques de tous les temps, la grand mère d’Amy Winehouse, dans le plus pur style blues-rock si caractéristique de Janis Joplin.

Difficile pour moi d’adhérer à cette musique aujourd’hui datée et très répétitive dans ses structures.

Reste bien entendu la voix incomparable de Joplin, qui peut toutefois à la longue s’avérer éreintante dans ses multiples circonvolutions.

Vous l’aurez compris, malgré son statut culte, « Pearl » ne réunit pas à mes oreilles suffisamment de qualités pour me séduire.

Pearl (Janis Joplin)
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Published by Seth - dans Rock
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