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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 11:08
Marvel icons n°2 : Captain america, super patriote (Robert Krikman, Scott Eaton)

Le Punisher ayant déjà eu l’honneur d’un Marvel icons hors série, le légendaire Captain america ne pouvait faire moins, aussi « Marvel icons n°2: Captain america, super patriote » voir le jour au mois d’aout 2005.

On retrouve ici Robert Krikman au scénario et Scott Eaton aux dessins pour une entrée en matière fracassante mais un peu brève dans laquelle Captain met hors combat le puissant Mister Hyde en profitant d’une chute heureuse d’un immeuble.

A peine le temps de souffler que Cap rejoint son associée/amante Diamondback (Rachel Leighton) pour participer à une mission assignée par Nick Fury le directeur du S.H.I.E.L.D pour aller secourir le sénateur Winslow détenu par l’Hydra sur une ile secrète de Floride.

Malgré une résistance de principe des gardes, la mission est une formalité mais on s’aperçoit que Fury était en réalité Nolan un de ses subordonnés usurpant son identité et que pire que cela Diamondback semble liée à Crane rouge, le pire ennemi de Cap.

Nolan apparait comme un agent double ayant fourni une armure high tech à Crane en échange de versements que le fourbe super criminel nazi se refuse à lui octroyer.

De son coté, Captain assiste sous l’identité de son alter égo Steve Rogers à un match de base ball avec Rachel perturbé par une attaque de ce bon vieux Batroc, bien évidemment éternellement surclassé au cours du combat.

Après une belle nuit d’amour avec Rachel, il s’apprête à ingérer un poison concocté par l’inévitable Crane, mais est brutalement agressé par la Société du serpent, association de super criminels dotées de pouvoirs reptiliens.

Pris par surprise par Bushmaster, Céraste et Aspic, Steve et Rachel sont mis KO et détenus par Cobra, le directeur de la Société comptant une quinzaine de membres, tous super criminels de rang 3.

Bien entendu, Captain parvient à se libérer de ses entraves et aidé de Diamondback parvient à triompher de toute la société après un combat intense et plaisant.

Mais ce contre temps permet à Diamondback de réfléchir sur sa situation difficile et d’annoncer à son maitre sa décision de renoncer à piéger un homme qu’elle a fini par aimer.

Furieux d’être contrarié, Crane rouge tente de briser le cou à Diamondback au moment même ou Steve vient toquer à la porte de son appartement.

Crane privilégie alors une attaque frontale alliant effet de surprise et puissance démultipliée de son armure.

Captain est surclassé par son adversaire et placé en fâcheuse posture.

Mais une Diamondback miraculeusement intacte surgit au moment ou Crane veut lui porter le coup de grâce et désactive son armure en utilisant des étonnantes capacités robotisées.

Nick Fury fait ensuite une entrée remarquée en apportant la clé de l’énigme, la livraison par Nolan à Crane rouge d’une armure high tech et d’un androïde copiant à la perfection l’esprit de Diamondback afin d’endormir la vigilance de Captain america et de le piéger.

Tout rendre dans l’ordre lorsque Nolan est arrêté, Crane rouge inconscient évacué, le robot de Diamondback repris malgré ses plaintes déchirantes tandis que la vraie Diamondback revient dans la vie de Steve.

En conclusion, ne vous fiez pas à sa pochette d’apparence un peu vieillotte, « Marvel icons n°2: Captain america, super patriote » est l’incarnation même de ce que l’on peut faire de mieux pour continuer à faire vivre une des légendes vivants du comic books dans les années 2000.

Le scénario de Krikman est très bon, mélangeant un petit complot bien ficelé par l’ennemi n°1 du super héros rehaussé ici de pouvoirs impressionnants tout en ajoutant de superbes diversions avec des ennemis également historiques comme Hyde, Batroc ou l’idée géniale de la Société du serpent avec une belle galerie de criminels redoutables.

Les dessins de Eaton sont superbes avec ce mélange de beauté, force et couleurs incarnant la vie et le charisme hallucinant du personnage.

Lorsqu’en plus une histoire d’amour très cool vient se greffer avec l’alter égo du héros, on peut donc dire qu’on atteint la perfection.

En tout cas il ne m’en faut pas plus pour m’éclater en comic book !

Marvel icons n°2 : Captain america, super patriote (Robert Krikman, Scott Eaton)
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 12:45
Tetro (Francis Ford Coppola)

Poussé par la curiosité et par les critiques enthousiastes je suis allé voir « Tetro » film de Francis Ford Coppola en salle en cette fin d’année 2009.

Pour ma part cela faisait bien longtemps que je n’avais plus vu un film du réalisateur de la trilogie des « Parrains » , d’ « Apocalypse now » et de « Dracula » en 1992.

« Tetro » n’a rien à voir avec les films précédemment cités.

C’est un film intimiste, en noir et blanc et largement autobiographique.

L’histoire est celle de Bennie (Alden Ehrenreich), 18 ans, physique d’éphèbe lisse et innocent à la Matt Damon ou à la Léonardo di Caprio (jeune), serveur sur un bateau, qui lors d’une escale pour réparation à Buneos Aires, rend visite à son demi frère Tetro (Vincent Gallo) qu’il n’a pas vu depuis des années.

Tetro paraît être un homme acariâtre, torturé, difficile à cerner, qui a coupé les ponts avec sa famille et ne semble pas décidé à renouer le contact avec Bennie.

Il vit avec Miranda (Maribel Verdu) une argentine, la trentaine épanouie, belle, sensuelle, intelligente, patiente, compréhensive sensuelle bref l’incarnation de la femme (latine) idéale.

Tout le film va reposer sur la relation entre Bennie, Tetro et leur famille.

Leur père commun est Carlo Tetrocini (Klaus Maria Brandauer) un chef d’orchestre de renommé internationale qui visiblement a écrasé de son génie et de son charisme Tetro.

Tetro est en effet un écrivain raté qui n’a jamais publié ses manuscrits et n’a jamais pu s’affranchir de l’aura de son père et comble du comble est rongé par la mort de sa mère, tuée dans un accident de voiture dans lequel il conduisait.

Au cours du film on apprend également que Carlo aurait aussi volé la propre fiancée de Tetro ce qui n’a fait que exacerber son ressenti.

Pourtant malgré les rebuffades, Bennie va tout faire pour aider son frère, et même aller jusqu'à terminer pour lui ses écrits de théâtre et les publier pour poser sa candidature à un festival réputé de Patagonie.

« Tetro » explore donc les relations familiales complexes, douloureuses d’une famille américaine d’origine argentine et de la difficulté de s’en affranchir.

Malgré la beauté des images et certaines scènes d’une belle sensualité, je n’ai pas été très sensible au caractère mélodramatique de l’œuvre.

Dans le rôle de l’artiste maudit en lutte contre la terre entière, Vincent Gallo en fait des tonnes, sa manie d’allumer cigarettes sur cigarettes pour prendre un air détaché m’ayant de plus prodigieusement agacée.

Quand à Alden Ehrenreich, nul doute que sa beauté lisse et juvénile plaira à un public superficiel.

Je pense qu’avec ce film, Coppola arrivé à 70 ans, a du se soulager, faire la paix avec lui même et son passé.

Cet exercice cathartique ne m’a pas en revanche séduit, préférant Coppola dans des univers plus sombres.

Tetro (Francis Ford Coppola)
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 12:31
Marvel icons n°1 : la méthode forte (Brian Michael Bendis, Tom Priest, Mark Ricketts, Mark Waid, David Finch, Joe Bennett, Tony Harris, Paul Smith)

Vous savez sans doute que les comic books Marvel ne sont jamais loin dans ces colonnes, aussi Est-ce le tour de « Marvel icons n°1 : la méthode forte ».

Sorti en 2005 chez Panini comics nouveau distributeur de Marvel en France, « Marvel icons n°1 : la méthode forte » donne carte blanche à nouveau scénariste dominant des années 2000, Brian Michael Bendis pour avec David Finch aux dessins donner un souffle nouveau aux Vengeurs new look.

On commence par l’arrivée du Valet de cœur, revenus d’entre les morts pour exploser devant l’entrée du manoir des Vengeurs et tuer son ami l’Homme-fourmi (Scott Lang).

A cette attaque incompréhensible succèdent d’autres évènements incroyables comme le dégoupillage de Tony Stark au siège des Nations Unies, qui bafoue son aura de ministre de la défense américaine pour agresser verbalement et physiquement un représentant de la Latvérie, le micro état de Fatalis qu’il juge indigne de siéger à cotés des autres nations.

Pour couronner le tout la Vision apparait mais avec son système central piraté pour donner naissance à cinq robots Ultron.

Mais comme d’habitude ces robots étrangement statiques ne sont pas suffisants pour vaincre des combattants aussi chevronnés que Captain america, Captain Britan, la Guêpe, Œil de Faucon, le Faucon, et Miss Hulk, qui rendue enragée par l’intensité du combat, devient incontrôlable, détruisant le corps martyrisé de la Vision et agressant un Captain america dépassé en puissance malgré sa science du corps à corps.

On laisse Cap en mauvaise posture pour nous intéresser via Tom Priest (scénario) et Joe Bennett (dessins) à Captain america, qui aidé de son vieil ami le Faucon, doit faire face à un ensemble nauséabond d’autorités gouvernementales et mafieuses, qui les recherchent pour avoir dérober un virus bactériologique.

En réalité, le virus est activement recherché par un amiral, qui dirige l’Oni une organisation gouvernementale cherchant à créer un super marin capturé par Cap et le Faucon qui parviennent à convaincre Luke Cage/Power man de donner un peu de son sang pour maintenir en vie le super marin détenu secrètement dans les sous sols de l’ambassade du Wakanda à New-York.

Malgré la médiation de Nick Fury, les transactions entre l’amiral de l’Oni et les deux héros prennent un tour désagréable lorsque des soldats sont envoyés pour les arrêter, ce qui pousse le Faucon à abattre l’amiral.

La seconde partie du comic met en scène une aventure particulièrement absconse et mollassonne d’Iron-man imaginée par Mark Ricketts et dessinée par Tony Harris, dans laquelle Tony Stark achève de perdre complètement la tête pour agresser sous l’armure d’Iron-man ses anciens employés et amis Pepper Potts et Happy Hogan.

Difficile de comprendre précisément le trouble intérieur de Stark qui semble très lié avec une belle japonaise appelée Rumiko.

On termine par le plus nul possible, les 4 Fantastiques scénarisés par Mark Waid et dessinés par Paul Smith, qui au cours d’un voyage temporel plus que tiré par les cheveux rappellent une liaison de Red Richards avec l’aventurière Allyssa Moy avant d’épouser Jane Storm.

En conclusion, « Marvel icons n°1 : la méthode forte » marque le début d’une nouvelle ère chez les Vengeurs avec des tentatives de bouleversements imaginés par le gourou des Ultimates, Michael Bendis.

Malgré le style sombre, dense et puissant de Finch, la sauce a du mal à prendre, Ultron se révélant une fois de plus ni plus ni moins qu’un faire valoir bien surestimé en attendant sans doute mieux.

Du coté de Captain america, constat similaire avec un scénario particulièrement faible de Priest et une histoire de super marin/virus à dormir debout contre balancé par le style magnifique de Bennett montrant des personnages ciselés et dans des décors flamboyants.

On sombre dans un niveau proche du zéro absolu avec Iron-man, indigent sur le plan du scénario, laid sur celui des dessins et en dessous du zéro pour les 4 Fantastiques qui en 2005 peuvent faire honte à John Byrne, qui propulsé le comic à un niveau supérieur.

Peu de raisons donc de s’enthousiasmer face à cette nouvelle tentative de relance des super héros, Bendis restant sans doute le pale et lointain espoir pour les Vengeurs …

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:28
Live Isle of Wight' 70 (Jimi Hendrix)

Les albums live de Jimi Hendrix sont innombrables et pas toujours d’un intérêt exceptionnel, mais vais-je faire une entorse à cet a priori en chroniquant ici « Live isle of Wight’70 » qui comme son nom l’indique illustre l’une des dernières performances scénique en 1970 du guitariste-chanteur disparu peu après.

Comme à Woodstock une année auparavant, se tient un énorme festival de music pop/rock sur cette grande ile de Wight située au sud de l’Angleterre.

On débute par une introduction à la guitare, le célèbre « God save the queen » réinterprété pour l’occasion puis découvre le premier titre « Message to love » dont la partie instrumentale assez ennuyeuse prend à mon gout trop de place par rapport aux lignes de chant.

C’est ensuite une version étirée sur huit minutes de « Voodoo chile » qui fait son apparition accordant encore une fois une part prédominante aux évolutions du guitariste.

Dans un format plus compact et équilibré, « Lover man » se montre plus plaisant et accessible mais ceci ne s‘avère être qu‘un apéritif pour un « Machine gun » de plus de douze minutes avec comme on pourrait s’y attendre un long cavalier seul de Hendrix mais cette fois avec plus d’intensité.

Fort de ce son très bon riff central et d’une belle dextérité dans ses parties de guitares, « Dolly dagger » passe bien.

Hendrix nous gratifie ensuite d’une nouveau titre monumental de onze minutes, « Red house » beaucoup plus lent, bluesy et donc ennuyeux que les autres.

L’auditeur passablement anesthésié par le soporifique « Red house » reprend un peu de vie sur « In from the storm » rapide, nerveux et puis s‘étiole lentement sur « New rising sun ».

En conclusion, ne comptez pas sur moi pour m’enthousiasmer outre mesure pour « Live isle of Wight’70 » qui est pour moi un long disque de guitare live des années 70 sans réelle émotion, chaleur ou interactivité avec la foule.

Le disque fait bien entendu la part belle au guitariste dont la réputation de virtuose et bête de scène n’est plus à démontrer en 1970.

Il en résulte des titres à rallonge, largement étirés en instrumentaux qui raviront sans doute les spécialistes de la guitare électrique mais qui s’avèrent pour souvent arides et ennuyeux.

J’aurais sans doute plus préféré en live entendre la voix du chanteur que j’apprécie autant voir plus que son instrument et sentir plus de spontanéité/générosité avec le public.

Malgré le cadre magnifique et si particulier de ce festival anglais de hippies, « Live isle of Wight’70 » n’est donc pour moi qu’un live de plus, ce qui demeure regrettable.

Live Isle of Wight' 70 (Jimi Hendrix)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 23:09
The world is yours (Motorhead)

Très déçu par la cuvée Motorhead 2008, en sera-t-il autrement de celle ultérieure de 2010 ?

C’est en effet deux années seulement après un « Motorizer » passablement encrassé que voit le jour « The world is yours » à la pochette on ne peut plus épurée se réduisant à la traditionnelle mascotte du groupe endiamantée sur fond noir.

L’entrée en matière prend l’allure d’un « Born to lose » certes longuet mais traversé par des riffs à la Ac/Dc plutôt enthousiasmants.

Sans être génialement transcendant, « I know how to die » rock furieusement, tandis que « Get back in line » apparait beaucoup plus pale en comparaison.

Rien à dire sur les riffs réellement impeccables de Phil Campbell sur « Devils in my head » si ce n’est qu’ils ne suffisent pas à rendre ce titre palpitant sur ses quatre longues minutes et demi.

On retrouve ensuite o surprise l’influence très nette d’Ac/Dc sur « Rock n’ roll music » qui se montre également globalement plutôt faiblard voir débile dans ses paroles écrites sans doute en cinq minutes sur un coin de bistrot.

Malgré une approche plus moderne, « Waiting for the snake » parait toujours incomplet et un tantinet plombé par le chant limité, monocorde et caverneux de Lemmy Kilmister.

Motorhead se fait particulièrement lourd et menaçant sur « Brotherhood of man » et plus fringuant/flamboyant sur « Outlaw » qu’on aurait toutefois vu plus agressif en raison de son titre taillé sur mesure pour le trio.

La fin de l’album enfin, constituée de « I know what you need » morceau fourre tout aussitôt écouté aussitôt oublié et de « Bye bye bitch bye bye » fluide et agréable.

En conclusion, « The world is yours » est supérieur d’un bon cran à « Motorizer » en raison de sa qualité de composition, de manière générale nettement plus inspirée principalement en raison du jeu de guitare de Campbell.

Attention, « The world is yours » reste globalement moyen et manque cruellement du punch et de la férocité carnassière des meilleurs albums du trio, mais recèle une ambiance de rock n’ roll simple et fluide plus en accord avec le style véhiculé au fil des ans par Motorhead.

Les fans de Lemmy et se bande trouveront sans doute génial ce disque relativement agréable et bien troussé, les amateurs indulgents de rock salueront la remarquable performance de longévité des vétérans, quand aux autres ils passeront leur chemin en constatant d’un haussement d’épaules que Motorhead ne fait rien d’autre que se recycler avec plus ou moins de fraicheur afin de continuer à partir en tournée et exercer son métier.

The world is yours (Motorhead)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 19:27
Motorizer (Motorhead)

La magie du numérique nous permet à présent de nous propulser directement en 2008 pour découvrir « Motorizer » énième album de Motorhead, groupe de vétérans du hard rock s’échinant à sortir des albums avec une régularité métronomique tous les deux ans.

Pochette simplette et étonnamment sobre, « Motorizer » débute par « Runaround man » lourd, gras, cafouilleux et « Teach you how to sing the blues » qui lui succède ne fait mieux qu'en raison des efforts du guitariste Phil Campbell.

Plus inquiétant, Lemmy parait à bout de souffle sur le plus mollasson « When the eagles screams » qui peine à passer la vitesse supérieure.

La machine Motorhead lutte pourtant avec rage sur « Rock out » qui perpétue la tradition des titres durs et courts si chèrs au groupe mais la révolte semble de courte durée tant « One short life » s’englue tel un mammouth mortellement coincé dans la tourbe préhistorique.

Malgré de vains efforts, les vieux lions ne parviennent pas à extirper un réel morceau marquant et alignent les mid tempo interchangeables linéaires, peu inspirés et troussés à la va vite tels ce « Buried alive » pétard mouillé ou ce « English rose » avec un Lemmy en panne de viagra.

On notera l‘impressionnant tir de barrage d‘un Campbell déchainé sur « Back on the chain » qui parvient presque à redresser le guidon de la vieille Harley penchant dangereusement avant la chute plutôt lourde de « Heroes » particulièrement long, linéaire et peu inspiré.

La fin du disque se matérialise avec « Time is right » doté de riffs puissants et refrains assez efficaces et « The thousand names of god » d’une platitude absolue.

En conclusion, Motorhead n’avait jusqu’ici jamais frôlé le zéro absolu dans ces chroniques, mais en toute honnêteté mis à part le bien facile « Rock out », je n’ai pas trouvé un seul morceau digne d’intérêt sur ce « Motorizer ».

Aucun hit, aucun titre majeur ne vient en effet frapper l’auditeur et au lieu de cela, les bikers vétérans produisent un hard rock certes toujours puissant mais incroyablement pauvre et répétitif.

Les structures des compositions sont ici sans relief et leur exécution en mode automatique ne fait que mettre en lumière de particulièrement criante la voix rugueuse et fatiguée de Kilmister.

Alors un Motorhead un groupe usé et à bout de souffle à la fin des années 2000 ? On serait amène de le penser au vu de la longévité et de l’intensité des tournées depuis la fin des années 70.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:41
Overnight sensation (Motorhead)

On revient aux fondamentaux du hard rock avec les brigands de Motorhead qui dans les années 90 alignaient des albums tonitruants synonymes de renouveau et de seconde voir de troisième jeunesse (!).

Sorti en 1996, « Overnight sensation » et sa pochette étrangement sobre est l’un des premiers disques m’ayant fait découvrir le gang anglais.

Son haut niveau global contribua pour beaucoup dans l'estime que je peux encore aujourd'hui porter au groupe.

Le disque débute par une véritable déclaration de guerre, le redoutable « Civil war » tout en riffs, en vitesse et en agressivité avec un Lemmy Kilmister plus féroce que jamais.

Passablement sonné par le choc initial, l’auditeur titubant se prend en pleine face un « Crazy like a fox » débordant de rock ‘n’ roll sexy, juvénile et festif.

Motorhead surprend ensuite avec le plus calme et mélancolique « I don’t believe a word » qui touche par son charme triste pour mieux prendre à revers l’auditeur par le court et incisif « Eat the gun ».

Le mid tempo « Overnight sensation » passe toute en souplesse et efficacité avec un certain sens de la mélodie et les costauds injectent juste ce qu’il faut de gaz pour rendre le chaloupé « Love can’t buy your money » agréable.

Impossible de résister aux excellents riffs et solo de Phil Campbell qui viennent porter sur « Broken » le chant parfois juste de Lemmy.

Nouvelle déferlante de pur speed tournoyant sur « Them not me » qui vient dynamiter l’ambiance avant un « Murder show » avançant tel un implacable rouleau compresseur pour terminer la tache de démolition.

La fin de l’album se profile enfin et ne déçoit pas avec un « Shake the world » lourd et dense et une ballade acoustique surprenante « Listen to your heart » sur laquelle Lemmy s’en tire plus qu’honorablement.

En conclusion, « Overnight sensation » constitue une belle surprise, séduit par sa grande variété et par la qualité des compositions qui le constituent.

Motorhead apparait donc en grande forme et réussissant tout ce qu’il entreprend, aussi à l’aise sur les mid tempo rock n’ roll groovants que sur les courtes décharges heavy-speed et se payant également le luxe de toucher juste dans les quelques tentatives de ballades.

Assez honteusement méconnu par rapport aux soit disant classiques du groupe pour moi souvent largement surestimés, « Overnight sensation » est un album inspiré, parfaitement équilibré, irréprochable dans sa composition et sa réalisation.

Je ne peux donc que conseiller son écoute aux fans de hard rock de qualité.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 19:03
La bête humaine (Emile Zola)

Après un roman de la qualité de « L’Assomoir » j’avais une forte envie de poursuivre la découverte de l’œuvre d’Emile Zola.

Sorti en 1890, « La bête humaine » brillamment adapté au cinéma par Renoir en 1939 est un roman prenant place dans le monde des cheminots du Second empire.

Roubaud est un bon sous chef de la gare du Havre, qui doit sa réussite professionnelle autant à ses capacités personnelles qu’à l’appui du président de la compagnie de chemin de fer, Monsieur Grandmorin protecteur attitré de son couple et en particulier de sa jeune épouse Séverine qui était sa fille de lait.

Un jour pourtant la vie bien rangée des Roubaud bascule lorsque le mari découvre par hasard que sa femme a été en réalité la maitresse de Grandmorin, dès l’âge de seize ans ce qui explique les nombreuses faveurs dont le couple à pu bénéficier.

Le bonhomme se trouve être un jaloux violent, ulcéré par le coté sordide à la limite d la pédophilie de l’infidélité de sa femme et après avoir roué de coups la fautive, entreprend d’attirer l’amant pour l’éliminer dans un train circulant entre Paris et le Havre.

Contrainte par son mari à participer au crime, Séverine se rend complice de l’assassinat, que seul Jacques Lantier un conducteur de train alors de passage dans la petite commune de la Croix de Maufras, aperçoit sans pouvoir identifier formellement les auteurs.

Beau jeune homme solitaire, Lantier est lui-même victime d’une terrible malédiction qui lui insuffle de violentes pulsions de meurtres envers la gente féminine comme sa cousine Flore, jeune et athlétique garde barrière de la famille Lantier.

De retour au Havre, les Roubaud guettent dans l’angoisse la découverte du crime et l’inévitable enquête en découlant, enquête menée par le juge d’instruction Denizet.

L’enquête est une épreuve usante pour les nerfs et même si de forts soupçons désignent les Roubaud, Denizet est orienté par sa hiérarchie Mr Camy-Lamotte pour minimiser le scandale et tenter d’accuser une brute de la commune, le terrassier Cabuche, coupable idéal en raison de ses antécédents qui est d’ailleurs relaxé faute de preuves tangibles.

Alors que le meurtre de Grandmorin parait insoluble à tout jamais, le comportement de Roubaud change, l’homme se met à devenir joueur, à s’endetter et à délaisser sa femme qui prend comme amant Lantier.

Séverine finit par avouer le crime à Lantier qui du reste l’avait deviné et entre les deux amants se noue alors une fascination malsaine autour de la violence.

Roubaud s’enfonce dans son nouveau vice, n’hésitant pas à utiliser l’argent du mort, qu’il s’était jusqu’alors refusé à utiliser pour une question d’honneur et fermant complaisamment les yeux sur la liaison de sa femme.

Mais Séverine ne supporte plus son mari et parvient à faire germer dans l’esprit de Lantier le projet de l’éliminer pour toucher le coquet héritage de la maison de Croix de Maufras léguée par Grandmorin et ainsi pouvoir tenter fortune aux Etats-Unis.

Le conducteur de train pourtant s’avère incapable de passer aux actes, son corps se dérobant au moment de tuer Roubaud en pleine ronde de nuit.

Un évènement inattendu manque de briser définitivement le couple, l’acte insensé de Flore, ivre de jalousie contre Séverine et qui n’hésite pas à faire dérailler la Lison, la locomotive de Jacques pour punir le couple.

Contre toute attente, le couple survit à l’effroyable catastrophe qui fait une bonne dizaine de morts et blessés, ce qui pousse Flore désespérée à se suicider en se jetant également sous un train.

Jacques se remet miraculeusement de ses blessures avec Séverine à ses cotés.

Resserré par l’épreuve, le couple entreprend d’attirer Roubaud dans la maison de Croix de Maufras afin de l’éliminer définitivement.

Un nouveau coup de théâtre survient pourtant lorsque Lantier cède à une de ses pulsions de mort et poignarde à mort Séverine.

Ce bon vieux Cabuche, lui aussi secrètement amoureux de Séverine prend une nouvelle fois tout le crime pour lui, mais cette fois le féroce Denizet arrête également Roubaud qu’il soupçonne d’avoir fait tuer Grandmorin et sa femme pour un motif purement financier.

Les dénégations énergiques du sous chef de gare diminué par les épreuves, ne changeront rien à la donne, il est broyé par la machine judiciaire comme son complice présumé Cabuche malgré les profonds doutes de Camy-Lamotte, détenteur d’une lettre de Séverine l’impliquant dans le meurtre du président, qu’il finit pourtant par détruire.

Lantier qu’on aurait pourtant pu penser sauf dans l’horrible morale de cette histoire connait également une fin tragique et meurt broyé par sa propre machine, dans une lutte stupide avec un rival amoureux.

En conclusion, « La bête humaine » est un roman fantastique, trouble et d’une grande noirceur jusqu’à en être effrayant.

Zola sonde profondément les profondeurs de l’être humain pour atteindre les pulsions les plus obscures qui poussent les hommes à tuer, ici la jalousie, ici quelque chose de plus profond et animal confinant à la dérive psychopathique pour Lantier, incapable de réfréner son gout implacable pour le sang des femmes.

Derrière le drame des hommes, Zola offre également une place de choix aux trains à vapeur, magnifiée comme de superbes machines technologiques alliant puissance, vitesse et dangerosité animales.
Moins pittoresque et riche que « L’Assommoir », « La bête humaine » se dévore tout du moins d’une traite, en savourant son charme vénéneux et sa langue toujours belle et forte.

La bête humaine (Emile Zola)
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 12:03
Les tribulations d'une caissière (Pierre Rimbaldi)

On délaisse temporairement la brutalité guerrière de Rammstein pour nous intéresser à un sujet plus généraliste, « Les tribulations d’une caissière » de Pierre Rimbaldi.

Sorti en 2011, ce film exploite le succès inattendu du roman d’Anna Sam, une titulaire d’un DEA de lettres qui avait tenu pendant huit ans un blog sur son métier alimentaire de caissière en Bretagne.

Le film raconte les déboires de Solweig (Deborah François) jeune et belle caissière de grande surface qui pour supporter son quotidien difficile écrit un blog pendant ses soirées qui rencontre un succès croissant au point de mettre en difficulté le secteur pourtant puissant de la grande distribution.

Menant à merveille une double vie, Solweig donne le change la journée aves ses collègues Sandy (Firmine Richard) antillaise opulente et Leila (Alice Belaidi) pétillante jeune beurette.

La solidarité règne en effet entre les caissières face au directeur du magasin, l’abominable Mercier (Jean-Luc Couchard) archétype du petit chef autoritaire et borné.

Pourtant face au phénomène du blog et aux mouvements de protestations qui se montent face aux conditions de travail des caissières, le patron de presse Ferry (Marc Lavoine) charge une de ses journalistes Marie (Elsa Zylberstein) d’infiltrer le supermarché pour démasquer la bloggeuse.

Marie se présente donc comme une nouvelle caissière et tente peu à peu de gagner la confiance des autres filles.

Face au froid, aux déguisements grotesques lors des opérations promotionnelles et surtout l’attitude volontairement méprisante des clients, le phénomène de solidarité facilite l’intégration de Marie au sein du groupe et la progression de son enquête.

Parallèlement à cela, Solweig qui vit seule avec son jeune frère de dix ans Anatole (Jean Baptiste Fonck) et donne des cours de français dans les quartiers chics, rencontre un beau soir d’hiver un beau jeune homme nommé Charles (Nicolas Giraud).

Le charme s’avère réciproque mais Solweig perd le numéro de téléphone du jeune homme qui lui utilise son badge de caissière oublié sur place pour tenter de la retrouver.

Entre le jeune acteur de théâtre bourgeois-bohème et la jolie caissière, le conte de fée semble difficile à se mettre en place et Solweig doit vite se confronter à nouveau avec la dure réalité de son travail et au licenciement de Leila, trop rebelle pour accepter la loi de Mercier.

Le pire danger viendra pourtant de Mary, la fausse bonne copine qui parvient à comprendre que Solweig est la bloggeuse mystère et obtient confirmation en manipulant le pauvre Anatole.

Solweig qui a pu finalement retrouver son prince charmant et avoir eu une première nuit d’amour avec lui, est sur son petit nuage et ne prend pas garde au danger.

Heureusement Charles intervient à propos pour empêcher Mercier d’abuser de la situation.

Lorsqu’Solweig découvre les gros titres de la presse et une photo volée d’elle, c’est la consternation et la rage contre Marie, la traitresse qui du reste malgré sa réussite est peu fière de son travail.

Tout se termine pourtant en happy end avec un pardon généreux de Marie et une grande fête chez la famille de Leila.

En conclusion, malgré son sujet excitant et quelques petites piques assez plaisantes, « Les tribulations d’une caissière » ne contient pas assez de substance pour faire réellement un film.

Les personnages sont souvent caricaturaux : une black mémère et une arabe de cité encadrent la blonde angélique lettrée face à un chefaillon minable franchouillard pervers et crade.

On tombe également des nues en découvrant le conte de fée à 50 centimes d’euros avec le bel acteur riche bien sous tout rapport qui a le rôle de sauveur/chevalier blanc de l’histoire.

Ceci ajouté à une ambiance de conte de Noel avec neige tous les jours ne peut qu’irriter.

La justesse de Zylberstein, la fraicheur et la beauté de Deborah François ne suffisent donc pas à sauver cette adaptation ratée du naufrage absolu.

Les tribulations d'une caissière (Pierre Rimbaldi)
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 12:45
Sehnsucht (Rammstein)

En 1997, deux années seulement après le très prometteur « Herzeleid », les berlinois de Rammstein récidivent avec « Sehnsucht » qu’on pourrait considérer comme leur meilleur album, dans le plus pur style metal-industriel.

En seulement deux années, Rammstein s’est déjà fait un nom sur la scène rock, bousculant les barons du domaine pour l’essentiel américains et anglais, par son style puissant et novateur.

Le soutien d’un réalisateur aussi renommé que David Lynch n’est bien sur pas étranger, mais plus surement encore en sont à l'origine les incroyables prestations scéniques du groupe avec de fortes débauches de pyrotechnie et d’embrasement des musiciens.

C’est fort de cette réputation que « Sehnsucht » s’ouvre en réaffirmant la marque de fabrique du groupe, riffs rouleau compresseur, bruitages électro rythmés presque dansants ici quasi orientaux et surtout chant allemand viril et ultra dominateur.

Après cette introduction majeure, on monte encore de plusieurs crans avec « Engel » qui mélange chant guttural et voix féminines plus douces avec un gimmick sifflé particulièrement génial.

Encore une fois, le groupe frappe fort dans ses vidéo avec de fortes influences à « Une nuit en enfer » de Quentin Tarentino et une métisse sexy jouant avec alcool et serpent devant un auditoire masculin médusé.

La puissance brute de la machine à broyer frappe fort avec « Tier » qui assomme sous la lourdeur écrasante de ses riffs et ses refrains en titane.

Le groupe se fait plus vicieux et sensuel « Bestrafe mich » sur fond de plaisir sadomasochiste trouble et atteint le sommet de son art avec « Du hast » parfaite synthèse de l’intensité et de la puissance dégagée par la musique des allemands avec un toujours une vidéo d’une force dramatique inouïe évoquant un règlement de compte entre gangsters.

A ce stade l’auditeur déjà comblé se prend en pleine face le crade « Buck dich » qui passe à la vitesse d’un train express sur le corps de l’auditeur, puis défaille complètement à l’écoute de « Spiel mit mir » à l’irrésistible charme lent et vénéneux.

Malgré la qualité de ses mélodies, « Klavier » passe plus mal en raison de la lourdeur trop statique de ses refrains et alors que l’auditeur glisse en douceur avec « Alter mann » agréable mais sans génie, le terrible « Eifersucht » et ses rythmiques d’enfer viennent le tirer brutalement de sa torpeur.

On termine sur un nouveau titre moins cinglant, « Kuss mich » surtout notable en raison de ses bruitages étranges.

En conclusion, malgré une fin plus faible, « Sehnsucht » est bel et bien le chef d’œuvre annoncé et peut fièrement trôner aux cotés de son successeur « Mutter » au panthéon des meilleurs disques de metal industriel de tous les temps.

Le cuirassé Rammstein progresse encore dans tous les aspects de sa musique, atteignant son absolu en terme de lourdeur des riffs, des mélodies enivrantes de claviers et dans le chant quasi surnaturel de Lindemann véritable fer de lance de la formation germanique.

Violent, trouble, dérangeant mais aussi parfaitement hypnotisant, « Sehnsucht » ne peut pas laisser indifférent un fan de metal et aura une influence notable sur tous les groupes de l’époque y compris Judas priest et son « Demolition » au son de guitare similaire.

La qualité intrinsèque de cet album coup de poing et le fort pouvoir visuel de Rammstein s’exprimant aussi bien par les vidéo qu'au cours de concerts exceptionnellement spectaculaires, feront des allemands des stars commerciales dans lignée de Marylin Manson, avec en prime un statut de pionniers du métal indus barré comme Nine inch nails ou Ministry.

A l’écoute de « Sehnsucht », on ne peut trouver ce succès que mérité.

Sehnsucht (Rammstein)
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