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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 17:20

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Toujours dans le registre des vieux comics importés du marché US, penchons nous à présent sur la vénérable viellerie de « Docteur Strange n°2 ».

Paru en 1974 (eh oui !) sous l’égide de Steve Englehart (scénario) et Franck Brunner (dessins), ce deuxième numéro du maitre des arts mystiques au physique étrangement proche de Tony Stark, montre ce brave Docteur piégé par son ennemi la Dague d’argent, possesseur du puissant œil d’Agamotto qui l’a exilé à l’intérieur de l’œil même.

Strange évolue donc dans un monde irréel et est attaqué par un ver dévoreur d’âme qui ingère son double astral.

Mais le sorcier s’avère un adversaire trop habile et puissant pour le ver et non seulement s’échappe mais délivre également les autres âmes retenues prisonnières.

La rencontre suivante est celle du Surfer d’argent qui guide son ami jusqu’à un mystérieux château propriété d’une reine d’argent ou sont attablées des incarnations de super héros (Namor, Hulk, Spider-man, Œil de Faucon, la Panthère noire, Nick Fury) y compris  le corps de Strange lui-même, figé en l’absence de son double astral.

Assez curieusement les partenaires de Strange des Défenseurs ne le reconnaissent pas et pire l’attaquent lorsqu’il tente de quitter le château.

Le combat est bref, Strange vainquant assez aisément tous ses adversaires à l’aide de ses pouvoirs mystiques, malgré une petite résistance supplémentaire vite maitrisée de Hulk.

Les incarnations du Surfer et de Valkyrie (la fameuse reine blanche !) indiquent à Strange qu’il ne luttait que contre des incarnations de ses amis crées par le dévoreur d’âme et que son combat pour sortir de l’œil ne fait que commencer.

Enfourchant le cheval de la Valkyrie, Strange décide alors de se diriger vers le centre de l’œil pour en trouver le chemin de la sortie.

En conclusion, « Docteur Strange, n°2 » est une très grande déception.

L’intrigue est aussi mince qu’un morceau de fil dentaire avec une lutte dans un non-monde ou tout n’est qu’apparence et ou les partenaires du sorcier ne sont en réalité que de pales figurants qu’il disperse comme une volée de moineaux.

L’influence de Lovecraft se fait ici sentir avec une description de mondes invisibles ou règne le surnaturel ou se développe l’intrigue entre une publicité de l’époque pour devenir Monsieur Univers ou un champion d’arts martiaux en moins d’une semaine.

Malgré le talent de Englehart et le style graphique très propre de Brunner, difficile pour moi de se passionner pour un récit qui promettait ni plus ni moins à l’origine qu’une confrontation entre Strange et les Défenseurs.

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 08:48

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Nous sommes toujours dans le monde du comic book Marvel des années 90 avec « Captain america n°374 » dans lesquels Mark Gruenwald (scénario) et l’incontournable Ron Lim (dessins) développent une nouvelle histoire autour de la lutte contre le trafic de drogue aux Etats Unis.

On retrouve un Captain pris dans une embuscade tendue par le Tireur dans un vieil entrepôt désaffecté.

Ne pouvant voir son adversaire en pleine nuit, Captain blessé à la jambe ne peut que tenter de se protéger avec son bouclier des tirs de précisions de son adversaire qui le bombarde de tout un assortiment d’objets devenues entre ses mains mortels.

En situation critique, Captain est finalement sauvé par l’arrivée impromptue de son associée Diamondback qui fait fuir le Tireur et le prend en stop sur une moto volante.

On découvre ensuite un Captain mué en patron autoritaire d’une petite structure implantée dans le QG des Vengeurs et ses nombreux sautes d’humeur étonnent son personnel, tant le super héros semble être obnubilé par une lutte obsessionnelle contre les patrons du trafic de drogue, comme le bien nommé Caïd pour lequel le Tireur travaille.

Tandis que la guerre des gangs fait rage à New-York pour la commercialisation d‘une nouvelle marchandise appelé Ice, Captain décide de changer de tactique et de s’en prendre aux acheteurs plutôt qu’aux dealers afin de faire pression également sur la demande.

Diamondback, licenciée par Captain après une colère incompréhensible rencontre John, l’autre employé du vengeur étoilé et lui expose sa théorie selon laquelle il aurait été infecté par une explosion de Ice ce qui mélangé au sérum de super soldat coulant dans ses veines, expliquerait son comportement violent et paranoïaque.

Malheursement Diamondback n’a pas le temps d’aller plus loin dans ses théories puisqu’elle est cueillie ainsi que son ami par une rafale de mitraillette en pleine rue.

En guise de bonus, le lecteur a droit à une jolie baston dessinée par Mark Bagley entre une sorte de Captain america black appelé Battlestar (Lemar Hoskins), qui lutte dans un petit appartement contre trois super criminels dotés d’armures à base de tournevis, scies et marteaux.

Le trio made in Bricorama se faisant appelé les Power Tools s’avère plus redoutable et méchant que prévu et capture Battlestar après avoir pris en otage son ami Ethan, les forçant à embarquer dans un camion ou un gaz les rend inconscient.

En conclusion, « Captain america n°474 » pourrait être comme l’indique sa couverture un chef d’œuvre avec un affrontement mémorable entre le meilleur ennemi de Daredevil, le légendaire Tireur face à une autre légende, Captain america mais le choc tant attendu déçoit au final avec un Captain assez pitoyable face à son adversaire au squelette renforcé en adamantium après une chute qu’on pensait mortelle au cours d’un combat face à Daredevil.

Difficile de trouver sympathique ce Captain visiblement perturbé psychologiquement luttant de manière brutale et désordonnée contre un fléau le dépassant, la drogue.

A ce stade on ne comprend donc pas quelle intrigue l’excellent Gruenwald tente de tisser et on reste un peu sur sa faim en entrevoyant le Caïd et la redoutable Tiphoid.

Même si le style graphique imposant de Lim reste appréciable, ceci ne suffit pas à rendre cette aventure, tout comme celles de Battlestar, ersatz sympathique sans grande saveur de Captain, réellement passionnantes.

A moins que la suite ne vienne infléchir ce jugement ?

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 21:40

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La même année (1979 donc) Motorhead comme la plupart des groupes ultra prolifiques des années 70, enchaine sur « Overkill » d’un « Bomber » sorti à seulement six mois d’intervalles.

La pochette reprenant la mascotte du groupe mutée ici en monstrueux bombardier est une nouvelle splendide couverture, et « Dead men tell no lies » débute par un mid tempo souple et ondulant sur lequel la voix de Lemmy Kilmister irrite déjà les oreilles.

Faisant preuve de simplicité et d’efficacité frontale « Lawman » bouge bien, à l’opposé de « Sweet revenge » plus louvoyant avec ses riffs oscillants.

On monte en cadence sur « Sharpshooter » qui manque malgré tout de tranchant et de punch tout en demeurant supérieur au terne « Poison ».

Avec sa ligne de basse nerveuse, ses riffs coups de boutoir et un solo splendide, « Stone dead forever » rehausse le niveau du gang des barbares pour proposer un classique étincelant brillant firmament du hard.

Difficile malgré la faiblesse vocale de Lemmy, de rester insensible à l’électricité et au dynamisme de « All the aces » qui déploie un véritable feu d’artifice de décibels.

On aborde alors passablement rasséréné la dernière partie du disque avec un « Step down » comme son nom l’indique plus lent et un tantinet plus bluesy avec un chant o miracle presque supportable.

Sur la fin du disque, Lemmy et sa bande ne proposent rien de bien folichon sur « Talking head » avant de griller ses dernières cartouches sur un « Bomber » véritable tube sonnant étrangement comme du Ac/Dc.

En conclusion, « Bomber » reste dans la lignée d’un hard rock solide mais sans grand génie.

Servi par deux hits assassins judicieusement placés, ce troisième disque de Motorhead se montre supérieur néanmoins aux deux premiers en raison d’un plus grand équilibre dans les compositions.

L’ensemble fonctionne au final assez bien et permet, malgré les sempiternelles lacunes vocales de Kilmister et un son un peu daté, de passer un moment agréable pour les amateurs de hard bien roulé de la fin des années 70.

Je ne peux m’empêcher néanmoins de penser que le heavy durci et surtout le trash musclé du début des années 80 donneront un grand coup de vieux à cette musique somme toute assez timorée.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 20:52

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Nous plongeons donc avec un grand plaisir dans les tréfonds du hard n’ roll avec le second album de ces diables de Motorhead, le mythique « Overkill ».

Nous sommes en 1979, et le trio anglais qui rentrera par la suite dans l’histoire se consolide autour de la personnalité du bassiste/chanteur Lemmy Kilmister, avec le recrutement de Eddie Clarke à la guitare et de Phil Taylor à la batterie.

Avec sa superbe pochette ultra agressive mi crane-mi serpent, « Overkill » débute par une claque, une véritable déflagration de speed, le bien nommé « Overkill » qui emporte tout sur son passage par son tempo et ses refrains irrésistibles.

Après ces cinq minutes de pur jouissance, on embraye sur le poussif « Stay clean » ou la voix si rugueuse et éprouvante de Kilmister se rappelle à nos mauvais souvenirs.

Les mid tempo voyou chaloupés de « Pay your price » et « I’ ll be your sister » passent plutôt bien en raison de qualité des riffs de Clarke et de la puissance sourde de la rythmique.

Malgré sa (relative) renommée « Capricorn » sonne de manière plus effacée et les coups de boutoirs de « No class » peinent tels une vieille machine à vapeur à bout de souffle à relancer la dynamique.

Le son s’alourdit davantage sur « Damage case » assez peu ragoutant et « Tear you down » se démarque ensuite par ses parties de guitares particulièrement stimulantes.

Les paupières de l’auditeur se font lourdes sur le mollasson « Metropolis » avant de battre en cadence sur le final « Limb from limb » et sa belle accélération terminale.

En conclusion, un peu à l’instar de « The ace of spades », « Overkill » peut grosso modo être réduit à l’album d’un titre, celui mémorable d’ouverture.

Pour le reste, Motorhead propose un hard rock viril de bonne facture marqué par un jeu de guitare sympathique et par des rythmiques à la puissance sourde.

Principale limitation, le chant de Kilmister et sa voix de cancéreux en phase terminale, que d’aucun considère comme la marque de fabrique de la tête de moteur mais qui pour ma part me rebute plus que ne me séduit.

Vous l’aurez compris, je ne goute malheureusement que trop modérément ce disque et cette musique manquant pour moi d’audace et de vivacité.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 19:46

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Nous restons toujours dans le domaine du super héros cosmique charismatique mais sommes maintenant sur « Surfer d’argent n°80 » scénarisé par Ron Marz sur des dessins du remarquable Ron Lim.

Sorti en 1993, ce 80ième épisode montre un super héros libre de ses mouvements dans l’espace sur la trace de son ex collègue le fougueux Terrax dont il se méfie au plus haut point.

Tandis qu’une jeune humanoïde s’éveille peu à peu de son sommeil artificiel, on comprend que Terrax est en réalité fort occupé puisqu’il lutte avec l’actuel héraut de Galactus, le féroce Morg, qui convoite sa hache cosmique.

Le combat entre deux créatures surpuissantes animées d’une même soif de pouvoir est d’une intensité extrême, et si Morg semble prendre le dessus sur son adversaire, i lest finalement privé de sa victoire par l’intervention de robots de l’espace puissamment armés qui capturent les deux belligérants épuisés, ne laissant sur place que la hache endommagée de Terrax.

Lorsque le Surfer remonte la trace de Terrax, il ne trouve donc qu’une hache endommagée et est attaqué par la jeune femme qui le prend à tort pour son ennemi.

Surpris par l’agressivité de la jeune femme qui l‘attaque physiquement par des manœuvres de bâton, le Surfer réagit et demande alors des explications …

En conclusion, bien que extrêmement court, « Surfer d’argent n°80 » est tout de même incroyablement excitant car mettant progressivement en place une nouvelle histoire cosmique ou les ex hérauts de Galactus devenus indépendants se confrontent à une nouvelle menace qu’on sent poindre, le dénommé Tyran qui fera abondamment parler de lui dans la suite …

Si d’un point de vue de la construction le lecteur est tenu en haleine, il n’est pas déçu non plus par l’action avec un combat explosif entre deux poids lourds légers du panthéon cosmique : Terrax et sa teigneuse doublure Morg.

Enfin pour couronner le tout, on ne se lasse pas du style puissant et ample de Ron Lim, parfait pour ce type d’histoires larger than life tout en restant accessible.

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 19:19

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Poursuite de l’exploration des bon vieux comics des années 80 avec « Hercule n°4 » de l’incomparable Bob Layton (dessins et scénario).

Sorti en 1982, cet Hercule transpose avec un grand bonheur l’univers mythologique du demi dieu le plus célèbre du panthéon grec dans un space opéra de haute volée traversé par ce super héros haut en couleurs (buveur, coureur, vantard et bagarreur) accompagné d’un fidèle robot enregistreur tentant d’apporter un peu de logique et de cohérence dans ces aventures débridées.

Ici le lecteur apprend de la bouche du robot enregistreur interrogé par des extraterrestres humanoïdes, que Hercule a été accueilli en héros sur la planète Ciegrim-7 de la galaxie Rigel après son intervention musclée pour détruire une race extraterrestres appelée Brotherhood, qui menaçait de la livrer à l’appétit de leur maitre Galactus.

Flanqué de son fidèle robot, Hercule festoie abondamment avec ces extraterrestres au physique de tortue maitrisant de surcroit l’art de la distillerie pour produire d’excellents breuvages réputés dans toute la galaxie.

Il reçoit en guise de reconnaissance un mystérieux flacon contenant une liqueur capable de bousculer un trou noir mais a la désagréable surprise de subir de plein fouet l’attaque de Binaire, plus connue que héros de Galactus.

Après un accrochage musclé ou chacun fait usage de l‘étendue de ses pouvoirs, Binaire comprend qu’elle a affaire à Hercule et explique sa venue par l’impatience de Galactus pour se repaitre du monde désigné par ses serviteurs les Brotherhood.

Fidèle à sa réputation de fonceur, Hercule s’en prend donc logiquement directement à Galactus dans son propre vaisseau avant d’être sèchement remis à sa place en étant menacé de désintégration moléculaire.

Optant finalement pour la ruse, Hercule fait mine de soumission et tente de faire un ingérer la puissante liqueur à Galactus ce qui a un effet plutôt surprenant sur lui, car au lieu de le tuer, le fait éclater de rire.

Amusé par les piètres tentatives du dieu olympien, Galactus épargne Ciegrim-7 et relâche Hercule et son robot qui sont tout de même cueillis à leur retour par une patrouille de fonctionnaires de Rigel accusant Hercule de lourdes dettes.

Même si le peuple des distilleurs accepte de régler la note astronomique des dettes, les fonctionnaires confisquent le robot enregistreur jusqu’à régularisation de sa situation.

Hercule se sépare donc à regret de son compagnon de route mais à la délicieuse compensation de trouver Binaire changée sous forme humaine, disponible pour quelques étreintes passionnées …

En conclusion, si « Hercule n°4 » ressemble sur la forme au dessin animé « Ulysse 31 » mettant en scène un Ulysse en voyageur de l’espace, il en diffère par l’esprit beaucoup plus léger et généreux qui s’en dégage.


Malgré sa puissance et son courage, Hercule peut juste tenir tête à un héraut de Galactus et ne pèse pas bien lourd face au maitre lui-même.

La voie proposée en échange est donc celle de l’humour, quitte à mettre de coté la crédibilité de l’histoire.

La relation entre le dieu bon vivant porté sur la bagarre, la bombance et les femmes et le robot analytique et timoré est aussi drôle que attachante.

Enfin dernier élément pour gouter son plaisir, le superbe coup de crayon de Layton, créant des univers foisonnant de créativité ou évolue un héros musculeux et charismatique inspiré de Steve Reeves, le star du péplum des années 60, fait qu’on peut que considérer cet « Hercule n°4 » que comme une belle création.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 21:50

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Délaissons quelque peu l’univers du comic book pour nous intéresser à une adaptation cinématographique particulièrement osée le « Troie » de Wolfgang Petersen.

Sorti en 2004, « Troie » est donc la version hollywoodienne de « L’Iliade » d’Homère ce qui a au moins le mérite de poser l’histoire dans un cadre en principe bien connu.

Ici, le beau, jeune et mince Paris (Orlando Bloom) séduit Hélène (Diane Kruger à la perfection plastique agaçante) la jeune femme du vieux roi de Sparte Ménélas (Brendon Gleeson) et l’emmène dans sa ville natale de Troie située en Asie mineure.

Malgré les réprimandes de son frère le musculeux Hector (Eric Bana), le couple est bien reçu par le roi Priam (Peter O’Toole) qui les prend sous sa protection.

Cet enlèvement déchaine bien entendu la colère de Ménélas qui rallie à lui le puissant roi de Mycènes Agamemnon (Brian Cox) et l’essentiel des autres cités grecques pour former une puissante armée de 40 000 hommes et partir par la mer à l’assaut de la ville.

Avant de partir, le rusé Ulysse (Sean Bean) s’arrange pour flatter l’orgueil du meilleur guerrier de Grèce, l’invulnérable demi dieu Achille (Brad Pitt) et le pousser à rejoindre l’expédition pour se couvrir d’une gloire éternelle.

Achille emmène avec lui son cousin Patrocle (Garettt Hedlund) qui a hâte de prouver sa valeur au combat avec les Myrmidons.

Le fougueux héros grec est le premier à pénétrer sur les rivages troyens et prend d’assaut avec une belle maestria un temple d’Apollon après avoir massacré tous les prêtres et avoir croisé fugacement Hector.

Achille capture une jeune prêtresse, Briséis (Rose Byrne) qui n’est autre qu’une des filles de Priam.

Tombant sous le charme de la belle brune, Achille la prend sous sa protection en écartant les autres soldats grecs rêvant d’assouvir leurs bas instincts.

Sous l’impulsion d’Agamemnon, les hoplites grecs attaquent la ville fortifiée mais se heurtent à d’infranchissables murailles sur lesquels des archers abattent sur eux des pluies de flèches.

Afin d’épargner les hommes, on choisit donc la voie de l’honneur avec un duel singulier entre Ménélas et Paris.

Le jeune homme ne fait pas le poids contre un guerrier aussi expérimenté que le vieux roi et blessé quémande l’aide d’Hector qui tue Ménélas, déclenchant une mêlée générale.

Menés par un Hector déchainé qui tue le géant Ajax (Tyler Mane) et combine tirs de flèches et charge d’hoplites, les Troyens battent les Grecs et les repoussent jusqu’à la mer.

Convaincu par Briséis de l’inutilité de cette guerre, Achille semble près à regagner sa terre natale, mais lorsqu’il apprend que le fier Patrocle a endossé son armure pour s’illustrer au combat et a péri sous les coups d’Hector, il clame vengeance.

Le duel singulier avec Hector aura lieu devant les murailles de la ville et après un combat spectaculaire, Achille tue son rival et traine sa dépouille sur son char pour l’humilier.

Rassasié de violence et touché par la démarche de Priam qui sort de sa retraite pour venir chercher le corps de son fils et sa fille, Achille rend hommage à ses adversaires tout en maudissant la brutalité sauvage de Agamemnon.

Ce sera une ruse d’Ulysse qui permettra au Grecs de s’introduire dans la ville imprenable en se dissimulant à l’intérieur d’un immense cheval en bois que les Troyens prennent pour une offrande à Poséidon.

La nuit tombée, les soldats du cheval tuent les gardes et ouvrent les portes de la ville à leurs camarades cachées près des cotes.

C’est alors la bagarre générale à l’intérieur de la ville, Priam est tué par Agamemnon lui-même tué par Briséis

Achille est touché par une flèche de Paris décoché sur son seul membre vulnérable, son fameux talon et meurt dans les bras de sa chère Briséis.

Il reçoit des funérailles digne du grand guerrier qu’il était tandis que Hélène et Andromaque (Saffron Burrows) la femme d’Hector parviennent à s’échapper par des sous terrains.

En conclusion, « Troie » est l’archétype du film à gros budget faisant de l’œuvre du légendaire Homère un film d’action ultra calibré et aussi huilé que la musculature d’un Brad Pitt plus gonflé que jamais aux stéroïdes.

Même si l’aspect spirituel du récit avec les interventions des dieux soutenant tels ou tels camps est complètement oblitéré, il faut reconnaitre que Petersen déploie une jolie efficacité prenant toute sa mesure dans l’ampleur des combats à grande échelle.

Pour ce qui est des acteurs, on reste tout de même sur sa faim au milieu de bellâtres body buildés s’aimant visiblement beaucoup (Eric Bana et ce même Pitt) ou d’actrices à la plastique parfaites comme Kruger ou Burrows.

Quand en plus on considère que l’histoire d’amour homosexuelle entre Achille et Patrocle est complètement gommée au profit d’une amourette façon Roméo et Juliette plus politiquement correcte, on a donc l’impression d’assister à une grande machinerie américaine manquant sérieusement de piquant.

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 19:34

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Hulk étant un de mes personnages de comics favoris, c’est avec une grande curiosité que je me suis attelé à la lecture de « Hulk n°428 » du mois d’avril 1995.

Peter David (scénario) et Liam Sharp/Robin Riggs (dessins) placent le géant en verre en plein milieu des marais des Everglades, dans un univers nauséabond peuplé de crocodiles massifs particulièrement agressifs.

Hulk envoyé sur place par sa femme la sculpturale Betty, a en effet été attiré par les cris d’un enfant appelé Skip enlevé par un vieux tueur en série appelé Albert mais il ignore que l’Homme chose qui hante lui aussi ces marais, est également sur place en raison de l’intense flux d’émotions des protagonistes du drame.

Ce Hulk conscient et moral est révulsé par le discours justificatif d’Albert, qui a pour but d’enlever la vie des enfants pour leur faire échapper à l’oppression de leurs parents.

Mais Hulk étant un tel concentré de rage qu’il ne peut qu’attirer sur lui l’agressivité de l’Homme chose qui s’il n’est pas capable de le blesser sérieusement, le ralentit suffisamment pour que Skip désireux d’échapper à son sort ne mette accidentellement le feu à la grange ou il est détenu.

Troublé dans son psychisme intérieur par le parallèle entre la situation actuelle et sa propre enfance, Hulk prend peur et sa tête s’embrase tandis que son adversaire tente de l’entrainer au fond de l’eau stagnante.

Il s’extraie finalement des pattes visqueuses de l’Homme chose et arrive juste à temps pour sauver Skip des crocodiles qui venaient juste de dévorer Albert.

C’est malgré tout un Hulk ébranlé par son aventure qui rejoint sa femme Betty qui le rassure sur sa différence avec le tueur qu’il a combattu.

En conclusion, « Hulk n°428 » est une petite aventure sans grande prétention ni envergure visant à proposer un face à face entre deux créatures massives, hideuses et vertes, toutes les deux incomprises.

L’ambiance de cette rencontre sur fond de tueur d’enfants est particulièrement oppressante et le mystérieux Homme-chose créature stupide, végétale, attirée par les émotions négatives ou positives des humains, fait dans ce cadre marécageux mieux que se défendre face à un adversaire bien plus puissant que lui.

Ce « Hulk n°428 » n’est donc pas à ranger parmi les inoubliables du genre et se révèle une petite série B assez malsaine.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 14:43

Hulk_12.jpg5

 

 

Nous revenons au milieu des années 90 pour découvrir chez Semic, le « Hulk version intégrale n°12 ».

En 1993, Peter David (scénario) et Jan Duursema (dessins) montrent un géant vert lui aussi modernisé, combinant la puissance de son corps invincible et psychisme du physicien Bruce Banner afin de le doter de véritables capacités de réflexions.

Contacté par le Panthéon grec camouflé en organisation humanitaire secrète et technologique, Hulk est subitement désigné successeur du sage Agamemnon au grand désarroi du bouillant Achille pour arraisonner une entreprise coupable de déforestation sauvage en Amazonie.

Sur place, il tombe dans un guet apens organisé par Crane rouge, qui a payé le Fléau pour se faire passer pour un ouvrier lambda afin de le prendre par surprise.

Tandis que Rick Jones devenu dépressif devant l’autisme de sa compagne Marlo, reçoit l’aide du psychiatre Léonard Samson, Hulk est finalement mis KO par le Fléau après une lutte de mastodontes dans la foret amazonienne.

Gary Frank (dessins) prend le relai et montre Crane rouge utiliser le télépathe Mentallo pour contrôler via une machine décuplant ses capacités l’esprit de Hulk.

Le colosse de jade se retrouve donc dans les recoins de son esprit, face à un adversaire qui manipule ses souvenirs pour en exploiter les faiblesses.

Hulk affronte donc tous ses ennemis à la fois (le Rhinocéros, l’Homme absorbant, le Fléau, l’Homme sable, Docteur Octopus, l’Enchanteresse …) mais tient bon.

Soumis à la contrainte de son patron, Mentallo fait alors un usage maximum de son pouvoir pour utiliser l’image du père de Banner, un homme brutal, qui le terrorisait et avait sur lui une autorité telle qu’il refusa de témoigner contre lui après qu’il eut tué sa propre mère.

Attirés par les même raisons que Hulk, les Vengeurs (Circé, Vision, Hercule, Crystal, Chevalier noir) se rendent également en Amazonie et sont pris à revers par une attaque conjuguée du Fléau et de Hulk, sous contrôle du Crane rouge.

Même si la Vision parvient à mettre à genoux le Fléau en phasant à travers sa tête, l’arrivée de Hulk fait planer une menace apparemment insoluble sur les Vengeurs.

En conclusion, « Hulk version intégrale n°12 » tient toutes ses promesses en faisant se croiser une nouvelle fois les meilleurs frères ennemis poids lourds avec pour une fois une victoire nette (bien que sous l’effet de la surprise) du Fléau sur Hulk.

La trame de base construire par David est simple mais très excitante avec une attaque mentale de grande envergure pour construire une association en apparence invincible entre Hulk et le Fléau.

Lorsque en plus les dessins de Duursema et Frank subliment des personnages en haute définition aux muscles saillants et à la beauté sculpturale, on ne peut que s’enthousiasmer devant une aventure aussi réussie tout en attendant le cœur en feu la suite !

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 12:36

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Nous passons à présent dans le registre des comic books mensuel de la fin des années 90 avec la reprise en main par Marvel France filiale de Pannini, des X-men jusqu’alors traités par Semic après la fin de Lug.

Au mois de juillet 1998 (oh les champions ?), voit le jour « X-men, n°18, les ombres du mal ».

Dans la première partie du magazine, Scott Lobdell (scénario) et Cedric Nocon (dessins), mettent en scène un affrontement dans les vestiges de type Inca d’un musée new yorkais entre Tornade, une certaine Candra assoiffée d’un pouvoir d’une pierre mystique ayant pris possession d’un jeune homme des rues appelé Jamil.

Doté de puissants pouvoirs, Jamil change de forme à volonté, imitant le Fléau ou Câble pour désorienter ses adversaires.

Tornade a fort affaire, devant à la fois lutter contre lui par ses pouvoirs élémentaux et contre Candra, farouche mutante appartenant à la classe de mutants dit supérieurs des Externels.

Ayant compris que la jeune Karma, détenue sur place use de son pouvoir télépathique pour manipuler les désirs de Candra et lui faire croire à l’existence de ce Jamil, Tornade qui ne peut contenir seule la rage de son adversaire reçoit l’aide bienvenue des autres X-men : Cyclope, Wolverine et Jean Grey qui détruisent la pierre, écartant ainsi momentanément tout danger.

Ensuite, sous l’impulsion de Lobdell et Joe Madureira (dessins), le lecteur a droit à un sympathique épisode dans lequel les X-men passent le soir de Noel dans une ambiance de détente, avant que le jeune Sam Guitry alias Rocket ne tombe sur Gladiator le chef de la garde impériale Shi’ar à la recherche des X-men.

Peu habitué à patienter, Gladiator qui reste tout de même un des mortels les plus puissants du monde Marvel, est agacé par la farouche résistance Rocket qui surmontant sa peur, fait donner à plein régime son pouvoir de lévitation et la relative invulnérabilité qu’il lui offre.

De son coté Magnéto offre un superbe cadeau à Malicia en l’emmenant dans sous les tours jumelles du World Trade Center, pour lui faire découvrir une structure complexe crée par Xavier pour contrer télépathiquement une attaque des extraterrestres Z’noxx, mais recalibré par lui pour annihiler les pouvoirs d’absorption psychique de Malicia et faire en sorte qu’on puisse la toucher, voir … l’embrasser.

Dans son combat avec Gladiator, Rocket crée la surprise ne canalisant l’énergie cinétique surpuissante des coups de son adversaire, afin de le faire douter quelques secondes pour le terrasser d’un coup décisif.

Une fois remis sur pied, Gladiator s’excuse devant les X-men accouru au secours de Rocket et au lieu de s’expliquer les téléporte directement au cœur de l’empire Shi’ar pour faire face à une menace dit il exceptionnelle.

Dans l’épisode suivant, Terry Kavanagh (scénario) et Jim Cheung (dessins) traitent des difficultés des quelques X-men, (Tornade, Gambit) en vacances chez les parents du fauve, les Mc Coy, confrontés aux mentalités étriquées et racistes des habitants d’une petite ville de la campagne.

Chauffé à blanc par le meurtre du politicien anti mutant Graydon Creed, l’ex rival du Fauve dans le club de football de la ville, Grange, mobilise une petite milice pour s’en prendre aux mutants hébergés chez les Mc Coy.

Mais la milice s’en prend aux jeunes mutants, Artie et Sangsue qu’elle capture pour faire pression sur le Fauve.

Livré à lui-même dans un champs de blé, Franklin Richards déchaine ses puissants pouvoirs énergétiques et télépathiques contre une réincarnation de Magnéto appelée Joseph, qu’il juge responsable de la mort des parents, tué par le monstre Onslaught.

Tout rentre finalement en ordre lorsque la police locale intervient pour mettre hors d’état de nuire Grange et quand les petits camarades de Franklin, calment sa colère destructrice.

On termine par un guest de luxe, le Fléau, qui avec Jorge Gonzalez (scénario) et Greg Land (dessins) revient en plein Halloween dans sa ville natale de Junction pour se venger des humiliations qu’il y a subi.

Gonflé à bloc après sa victoire contre son dieu créateur Cyttorak, le Fléau semble plus puissant et impitoyable que jamais, mais est approché par un vieux sage asiatique appelé Gomurr l’ancien qui lui fait entrevoir les effets de sa dévastation sur Mary, la seule personne lui ayant témoigné de la sympathie dans sa jeunesse et aujourd’hui par sa faute grièvement blessée.

Ceci semble émouvoir l’humain qui sommeille derrière la brute et qui tente alors de sauver maladroitement Mary en la transportant à l’hôpital.

Quittant une foule déchainée et hostile, le Fléau médite les conseils de Gomurr sur le fait que à présent un tel pouvoir à sa disposition mérite qu’il se fixe des objectifs plus nobles …

En conclusion, il apparait clairement une tentative de renouvellement/modernisation de la franchise des X-men, dans « X-men, n°18, les ombres du mal ».

Ceci transparait dans le style graphique très vif et coloré des dessinateurs et dans l’apparition ou l’évolution de certains personnages, souvent réexploités (Rocket est apparu au début des années 80 !) ou ce Magnéto mystérieusement rajeuni dont l’apparition ne bouleverse pas grand-chose.

Au registre des satisfactions on goutera la jolie soirée de Noel des X-men même avec le miracle invraisemblable de la victoire du teen ager Rocket sur Gladiator, l’homme qui peut séjourner à l’intérieur de soleils …et sera ravi de l’exposition supérieure du Fléau, avec enfin une série lui étant consacrée pour développer un personnage puissant et ambigu doté d’un fort potentiel.

Malgré cela, sur les quatre aventures proposées, il parait difficile de pour l’instant accrocher pleinement à ces X-men nouvelle mouture …

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Published by Seth - dans Comics
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