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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:31
Herzeleid (Rammstein)

Il manquait en ces colonnes les premiers (et certains diront les meilleurs) albums des allemands de Rammstein.

Sorti en 1995 soit il y a presque vingt ans ce qui ne nous rajeunit pas, « Herzeleid » et sa jolie pochette boys-band assez peu ragoutante est le premier album d’un groupe de six lascars composé de Till Lindemann (chant), le duo Paul Landers/Richard Kruspe Bernstein aux guitares, Oliver Riedel (basse), Christoph Schneider (batterie) et Christian Lorentz aux claviers.

Dès le premier titre, l’auditeur a l’impression de se faire renverser par un tank venu tout droit de l’Est de l’Allemagne.

En effet « Wollt ihr das bett in flammen sehen » impose tout de suite un rythme lourd, des riffs plaqués d’une puissance inouïe, des samples répétés à l’infini pour rendre fou sur lequel se greffe le chant guttural, dominateur et allemand de Lindemann.

Lent, lourd, hypnotique et cyclique, « Wollt ihr das bett in flammen sehen » allume le premier brasier d’une longue série d’explosions.

Si « Der meister » apparait au premier abord moins cuirassé, il n’en recèle pas moins des riffs particulièrement pesants, un chant offensif et toujours ses bruitages additionnels.

Mais c’est dans la vitesse et la provocation que Rammstein se montre quasi irrésistible avec le cinglant « Weisses fleisch » dur, sale et inquiétant enchainé de « Asche zu asche » véritable bombe incendiaire aux refrains incandescents.

L’étonnement domine sur « Seeman » ersatz de ballade plus lourdaude que émouvante.

Nouvelle gifle cloutée sur « Du riechst so gut » dont la puissance vicieuse fut à l’époque fort bien servie par une vidéo montrant une attaque nocturne des musiciens en hommes loups.

Peu d’engouement en revanche sur la succession de longs et lents morceaux atmosphériques « Das alte leid », l‘inquiétant « Heirate mich » et surtout le pénible « Herzeleid » qui ne décollent réellement jamais et provoquent un ennui profond.

Enfin plus de dynamisme sur « Laichzeit » qui reprend les structures martiales, les gros riffs et les samples électro assénés avec force et l’hymne final « Rammstein » aussi étouffant qu’obsédant.

En conclusion, « Herzeleid » si on fait fi des controverses qu’il provoqua à sa sortie en raison des allégations infondées d’affiliation néo-nazi de la part d’un inconscient collectif encore traumatisé par ces vieilles histoires de Seconde guerre mondiale, fait plus figure de coup d’essai que de réel coup de maitre.

Le potentiel des allemands semble certain avec quelques titres coups de massue comme le spectaculaire « Wollt ihr das bett in flammen sehen » introductif et on a réellement l’impression qu’une nouvelle page du rock/metal industriel serait en passe de s’écrire avec si ce style surpuissant, cyclique dopé par un chant en allemand si original parvenait à continuer sur sa lancée.

Très imparfait et sans doute surestimé avec le temps, « Herzeleid » n’en demeure pas moins une curiosité par son originalité et son audace de brute technoïde germanique.

Il fut en tout cas suffisant pour taper dans l’œil du réalisateur David Lynch, qui habilla une bonne partie de la musique de son fascinant « Lost highway » en piochant dans son répertoire ce qui apporta une belle et inattendue notoriété à ce jeune groupe alors en devenir.

Plus pour longtemps.

Herzeleid (Rammstein)
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 17:53
Le Seigneur des anneaux 2 : les deux tours (Peter Jackson)

Peter Jackson ne chôme pas et aligne sur trois années successives sa trilogie consacrée au Seigneur des anneaux.

En 2002 donc sort « Le seigneur des anneaux 2, les deux tours » au titre assez malheureux en rapport avec les évènements du 11 Septembre 2001.

Ce second volet débute par la rencontre entre Frodon (Elijah Wood), son compagnon Sam (Sean Austin) et l’étrange Golum (Andy Serkis) ancien possesseur de l’anneau au physique et psychisme dégradés par sa proximité et devenu complètement obsédé par sa reconquête.

Malgré une schizophrénie évidente, Golum semblant être l’ancien Hobbit Sméagol et une agressivité parfois incontrôlable, l’étrange créature est finalement épargné contre l’avis de Sam par Frodon en échange de sa servitude et de ses précieux conseils pour se repérer dans le chemin périlleux jusqu’au Mordor.

Tandis que le trio progresse parfois difficilement, Aragorn (Viggo Mortensen), Legolas (Orlando Bloom) et Gimli (John Rhys-Davies) lancés à la poursuite des Orques ayant capturés Pippin (Billy Boyd) et Merry (Dominic Monaghan) pénètrent dans le territoire du Rohan, gouverné par un roi envouté par le sorcier Saroumane (Christopher Lee) Théoden (Bernard Hill) et ainsi manipulé par le perfide conseiller Grima (Brad Dourif) qui parvient à faire exiler son neveu Eomer (Karl Uban).

Mais le farouche Eomer attaque avec une troupe de guerrier les Orques fuyards et les tuent en ignorant Pippin et Merry, qui trouvent refuge dans une étrange foret régie par des créatures végétales pensantes et marchantes appelées les Ent.

Questionnés par le trio de la Communauté de l’anneau, Eomer et sa bande demeurent incapables de le renseigner sur le sort des deux petits Hobbits.

C’est alors que le vieux Gandalf (Ian Mc Kellen) qu’on pensait mort dans son combat contre le Balrog, revient à la surface du monde, indiquant qu’il a finalement triomphé de son terrible adversaire après une lutte homérique.

Le magicien intervient pour confier Pippin et Merry à Sylverbarbe, chef des Ent et pour délivrer Théodore du sortilège jeté par l’infâme Saroumane.

Le traitre Grima est chassé du royaume de Rohan et s’empresse de rejoindre son maitre Saroumane, lui-même serviteur du puissant Sauron.

Les héros s’apprêtent alors à devoir soutenir une attaque d’envergure exceptionnelle d’Orques cuirassés et surentrainés, les Uruk-hais.

Pour cela, Théodore miraculeusement rajeuni décide de mener bataille dans la citadelle de Fort-le-Cor situé dans le gouffre d’Helm.

Le progression jusqu’à la forteresse est cependant périlleuse avec l’attaque d’Uruk-hai chevauchant des hyènes géantes appelés les Ouargues.

Au cours du combat contre ces féroces adversaires, Aragorn est précipité du haut d’une falaise dans un cours d’eau et laissé pour mort, au grand désespoir de Towy (Mirando Otto) la fille de Théodore, avec qui il a tissé des liens plus raisonnables que ceux avec l’Elfe Arwen.

De leur coté, les petits Hobbits ne restent pas inactifs, et guidés par le versatile Golum, traversent un horrible marais rempli de morts tués au combat, échappant à une nouvelle attaque des Nazguls, chevauchant à présent de sombres dragons ailés.

L’arrivée à Mordor est décevante et révèle plutôt l’impossibilité d’accéder directement à la forteresse de Sauron.

Décidément surprenant Golum indique un autre passage moins direct à ses collègues, qui se retrouvent malgré tout capturés par les guerriers de Faramir, frère de Boromir du royaume du Gondor.

Après une nouvelle attaque des redoutables Nazguls, Faramir fait fi de sa suspicion à l’égard du trio et accepte de l’aider à franchir la porte d’entrée du Mordor.

A For-le-cor, la bataille approche, et la soldats de Théoden ont l’agréable surprise de revoir Aragorn vivant puis de recevoir l’aide des Elfes de Elrond (Hugo Weaving) plutôt connus pour leurs capacités d’archers.

Les défenseurs font alors face à une gigantesque armée d’Uruk-hai, qui faisant fi des pertes occasionnées lors de l’épique bataille, grignotent au moyen de grosses machines de sièges (béliers, tours, échelles et même bombes) les murailles pour finalement s’introduire dans l’enceinte de la forteresse.

Malgré la hache de Gimli, la lame d’Aragorn et l’arc de Legolas, les Orques gagnent inexorablement du terrain, menaçant Théoden à l’intérieur même de la cité fortifiée.

Alors que tout semble perdu, Gandalf et l’armée d’Eomer surgissent prenant les Orques à revers et les dispersant.

Ce triomphe est complété par celui de Pippin et Merry qui sont parvenus à convaincre les placides Ents à entrer en guerre pour arrêter les destructions végétales et engloutir l’infernale forge de Saroumane sous des torrents d’eau.

Saroumane semble alors tenu en échec, mais Sauron n’a toujours pas renoncé à sa quête de l’anneau.

En conclusion, « Le seigneur des anneaux 2, les deux tours » est de meilleure qualité que la première mouture que j’avais trouvé trop simple et peu passionnante.

L’arrivée du troublé Golum et ses délires psychotiques vient donner un peu plus de sel aux aventures des gentils et lisses Hobbits.

Personnage tour à tour inquiétant puis pathétique, Golum est en réalité une âme jadis pure corrompue par l’infernale pouvoir de l’anneau auquel il est maintenant soumis.
Pourtant par la considération de Frodon qu’il voit comme son nouveau maitre, Golum entrevoir une rédemption, toutefois bien fragile.

Malgré la durée toujours importante du film, le spectateur est comblé au niveau des scènes d’action avec une fantastique bataille épique de près de trois quarts d’heure pour prendre l’assaut la forteresse de Fort-le-Cor.

Les Orques sont toujours aussi repoussants, les Nazguls inquiétants et l’introduction des arbres marchants doté d’une pleine conscience/autonomie est particulièrement réussie.

Peu à peu, l’univers de Tolkien prend forme et révèle toute sa richesse … sans doute encore plus palpable dans les livres qui ne recèlent pas toutes les relatives simplifications du film.

Une bonne surprise donc au final, à confirmer par le dernier volet de la trilogie ?

Le Seigneur des anneaux 2 : les deux tours (Peter Jackson)
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 16:40
Le Seigneur des anneaux 1 : la communauté de l'anneau (Peter Jackson)

Il fallait bien un jour que « Le seigneur des anneaux » passe sur en ces chroniques.

Je souhaite néanmoins annoncer la couleur, je n’ai pas l’intention de m’attaquer à l’œuvre de J.R.R Tolkien et d’affronter tous les spécialistes en quête de menus détails sur les imprécisions que mes commentaires ne manqueraient pas de générer, mais plutôt me cantonner aux adaptions cinématographiques de Peter Jackson avec la première d’entre elles « Le seigneur des anneaux 1 : la communauté de l’anneau ».

Sorti en 2001 et sur attendu par tous les fans de l’œuvre de Tolkien, ce premier volet campe le décor d’une Terre du Milieu imaginaire fortement inspirée des légendes nordiques, ou le pouvoir serait partagé entre plusieurs anneaux magique avec un seul crée par un démon maléfique appelé Sauron, capable de contrôler tous les autres.

Sorcier surpuissant à l’apparence indéfinie et mouvante, Sauron fut selon la légende pourtant vaincu par le passé par Isildur, fils du roi Elenddil du royaume du Gondor au cours d’une gigantesque bataille.

Mais fléchi par le pouvoir terriblement pervers de l’anneau, Isildur ne put se résoudre à la détruire et celui-ci fut récupéré au gré des hasard par des générations de Hobbits, hommes de petite taille, jusqu’à échouer chez Bilbon Sacquet (Ian Holm) qui vécut plusieurs centaine d’années en protégeant l’anneau de son attention jalouse.

Un jour pourtant le sorcier Gandalf (Ian Mc Kellen) vient le trouver pour l’avertir du réveil de Sauron représenté par un œil incandescent régnant sur le royaume du Mordor.

A force de persuasion, Gandalf parvient à convaincre le vieux Bilbon de céder l’anneau à son neveu le jeune Frodon (Elijah Wood) afin de l’emmener dans un lieu sur, Fondcombe, royaume de l’elfe Edrond (Hugo Weaving).

Malgré le poids énorme de cette responsabilité, Frodon accepte la mission et part en mission flanqué de trois Hobbits : son jardinier le robuste et fidèle Sam (Sean Austin) et le duo Pippin (Billy Boyd) et Merry (Dominic Monaghan).

Tandis que les Hobbits se mettent en route, Gandalf part à Orthanc chercher l’aide de son maitre le magicien Saroumane (Christopher Lee) malheureusement passé du coté de Sauron.

Après un duel de magiciens (oui cela existe !), Gandalf est sévèrement battu par plus fort que lui et Saroumane révèle alors ses plans : utiliser le site d’Isengard pour abattre les arbres magiques et créer à l’aide de magie une nouvelle race de soldats Orques capables de déferler sur l’ensemble de la Terre du milieu pour la soumettre à Sauron.

Malgré sa défaite, Gandalf parvient à échapper grâce à un aigle géant aux griffes de Saroumane.

De son coté, les insignifiants Hobbits font connaissance avec les terribles Nazguls, spectre errant envoyés par Sauron pour récupérer l’anneau.

Leur fuite devant ces êtres effrayants sans visage montant de grands chevaux noirs leur permet de faire la connaissance dans une auberge d’un soldat errant appelé Aragorn (Viggo Mortensen) qui se révèle être le descendant d’Isildur et se propose de les guider jusqu’à Fondcombe.

En réalité, Aragorn, excellent guerrier se révèle une aide précieuse pour les Hobbits et permet à lui tout seul de disperser les Nazguls, qui avaient blessé Frodon et menaçaient de lui prendre son anneau.

Chez les Elfes, ils retrouvent Gandalf et rencontrent Edrond qui se déclare incapable de protéger l’anneau contre Sauron t convoque une assemblée à laquelle siègent des représentants des Nains : Gimili (John Rhys-Davies) et des hommes : Boromir (Sean Benn) pour le Gondor.

Le conseil décide de jeter l’anneau dans les flammes du Mordor pour s’assurer de sa destruction.

Aragorn qui a eu une liaison avec Arwen (Liz Tyler) la fille d’Edrond, prête à renoncer à son immortalité par amour, quitte à grand peine Fondcombe pour se joindre à l’expédition qui compte en plus de Gimili et Boromir le jeune Elfe Legolas (Orlando Bloom).

Mais comme on pourrait s’y attendre le chemin vers le Mordor est semé d’embuches tant par le relief particulièrement hostile traversé que par les tours de Saroumane capable de frapper par magie à distance.

Après avoir renoncé à passer par un passage montagneux rendu impraticable par Saroumane, la communauté décide de passer par les mines de la Moria, sur les conseils de Gimili qui dit avoir un cousin Nain comme gérant de l’exploitation.

Malhreusuement Saroumane lâche ses horribles Orques sur les héros qui doivent de plus évoluer dans un paysage sous terrain étrange ou sont tapies d’énormes créatures des profondeurs comme une pieuvre géante particulièrement sournoise qui manque de tuer le petit Frodon.

Mais même les Orques aidés pourtant de colossaux Trolls des cavernes reculent, horrifiés face à l’apparition d’un démon des profondeurs, un puissant Balrog cracheur de feu que rien ne semble pouvoir vaincre.

Seul Gandalf se montre en mesure d’affronter le Balrog et disparait dans une chute vertigineuse après un corps à corps terrible.

Les rescapés continuent d’avancer, Boromir également tenté par le pouvoir de l’anneau étant à deux doigts de commettre l’irréparable en le dérobant à Frodon.

L’attaque d’Orques ultra déterminés enmenés par l’impressionnant Lurtz (Lawrence Makoare) vient semer la panique et les Hobbits apeurées fuient tandis qu’Aragorn, Boromir et Legolas luttent au corps à corps dans une épaisse foret.

Boromir se fait tuer par Lurtz en protégeant la fuite des Hobbits, rachetant ainsi sa faute.

Le brutal Lurtz ne triomphe pourtant pas longtemps puisqu’il est à son tour tué en combat singulier par Aragorn.

Pippin et Merry sont cependant enlevés par les Orques qui doivent les ramenés vivant à leur maitre et le groupe éclate en deux parties : Aragorn, Gimili et Legolas se lançant à leur poursuite tandis que Frondon et Sam se rendent seuls au pays du Mordor.

En conclusion, comme convenu, « Le seigneur des anneaux 1 : la communauté de l’anneau » plonge le spectateur dans les décors sublimement sauvage de la Nouvelle Zélande et dans une atmosphère de merveilleux souvent à la limite du ridicule.

La mise en action est somme toute assez lente et on trouve à vrai dire le temps assez long à passer, surtout que sur le fond l’histoire demeure d’une très grande simplicité.

Pour pallier à un scénario somme toute basique, à des personnages moyennement intéressants tels ces Elfes graciles aux oreilles pointues que n’aurait pas renié le Capitaine Spock, Jackson utilise en plus de la splendeur des paysages les effets spéciaux avec quelques réussites notables du coté des forces du mal : les Orques particulièrement immondes et agressifs, les énigmatiques bien que surestimés Nazguls ou cet incroyable monstre cracheur de feu de Balrog.

L’épopée est donc bel et bien présente, mais ne passionne guère avec des personnages peu attachants comme le fragile Frodon ou les vieux magiciens décrépis, Mc Kellen et Lee.

A réserver donc aux fans, quand aux autres (comme moi) ils ne basculeront pas après ce premier volet somme toute décevant compte tenu des attentes qu'il suçitait.

Le Seigneur des anneaux 1 : la communauté de l'anneau (Peter Jackson)
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 14:02
Silence is golden (Hushpuppies)

Deux années après un premier album au succès déjà notable (adoption de morceaux dans des pubs pour marques célèbres et autres jeux vidéo à succès), les français de Hushpuppies sortent « Silence is golden ».

Nous sommes en 2007, le groupe apparait en couverture dans une ambiance classe de dandies rockers, rehaussée par le mannequin poitrine nue de la page forcément centrale de la pochette.

Comme souvent avec ce type de groupe, les débuts sont animés et le rythmé bien qu’un peu trop convenu « A trip to Vienna » n’échappe pas à la règle mais c’est bel et bien avec le musculeux « Lost organ » que Hushpuppies lance bel et bien les propos.

La puissance certes controlée est de mise sur « Moloko sound club » tout particulièrement sur les refrains.

Les français semblent très bien maitriser leur sujet avec « Bad taste and gold on the doors » et comme cela était prévisible il faut attendre « Love bandit » pour rencontrer la première ballade parfaitement insipide du disque.

Irréprochable est en revanche « Down, down, down » avec un long instrumental débouchant sur une belle montée en puissance et c’est dans le registre du dynamisme que s’exprime également « Fiction in the facts » et le plus nuancé « Lunatic’s song ».

Hushpuppies se surpasse sur « Hot shot » remarquable de fluidité et de puissance et le disque prend fin sur « Broken matador » également soutenu et doté de chœurs agréables avant un « Harmonium » aux belles mélodies idéales pour une conclusion.

En conclusion, « Silence is golden » est un album de rock solide réinventant avec habileté les influences de années 60/70 et qui confirmant tout le savoir faire des Hushpuppies en la matière.

Plus adulte, homogène et équilibré que son prédécesseur, il se montre peut être trop cadré et moins inventif que lui.

En effet, le principal défaut qu’on pourrait lui adresser est un certain manque d’audace et des compositions un peu trop copier/coller sans réels signes distinctifs.

Malgré ces quelques défauts sur un relatif manque de personnalité, « Silence is golden » demeure remarquable et fera sans doute le bonheur des amateurs de rock moderne élégant et puissant.

Silence is golden (Hushpuppies)
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 12:36
The trap (Hushpuppies)

Il ne sera pas dit que le rock français aussi influencé par les anglo-saxons soit il soit totalement négligé en ces colonnes.

J’ai découvert pour la première fois Hushpuppies au début des années 2000 dans un bar des Champs-Elysées et avais trouvé leur musique dynamique, enthousiasmante, au grand désespoir de ma copine de l’époque, qui du reste n’avait pas de gouts très surs pour grand-chose.

Originaire de Perpignan(g), Hushpuppies composé de Olivier Jourdan (chant), Cyrille Sudraud (guitare), Guillaume le Guen (basse) , Franck Pompidor (batterie) et Wilfried Jourdan (clavier) sort son premier vrai album en 2005.

Avec sa belle pochette évoquant presque un cliché des peintres impressionnistes, « The trap » débute par l‘excellent « 1975 » tout en vitesse et en puissance.

Les gifles continuent de pleuvoir sur « Packt up like sardines in a crushtin box » particulièrement vigoureux enchainé d’un simple, direct mais efficace comme une pique de l’avant bras au menton de « You’re gonna say yeah ! ».

Les petits français s’en sortent également bien sur le plus nuancé de « Marthelot ‘n’ clavencine » ou le clavier tire son épingle du jeu et c’est tout en douceur qu’ils nous emmènent vers la semi ballade « Sorry so » pleine de délicatesse.

On reprend de la vitesse sur « Pale blue eyes » très sautillant enfin de glisser vers une authentique ballade « Comptine » beaucoup plus soporifique.

Mélodie et douceur caractérisent « Bassautobahn » puis « Alice in wonderland » particulièrement agréable.

Hushpuppies ré appuie fugacement sur l’accélérateur avec « Single » comme son nom l’indique très accrocheur et revient à plus de mélodie sur « You and I » sensiblement plus pop.

On arrive enfin après un « The trap » vierge de plus de deux minutes sur « Automatic 6 » très jolie chanson également pop.

En conclusion, pour un coup d’essai « The trap » est très réussi ce qui peut paraitre surprenant de la part de jeunes français inconnus sur le devant de la scène.

Moins médiatiques que les assommants BB Brunes, Nast ou autres Plasticines bien soutenus par Rock&Folk, Hushpuppies dont le seule « défaut » est de chanter en anglais, leur est pourtant supérieur au niveau de la maturité et de la qualité des compositions.

Fortement influencé par le rock et la pop anglo-saxon des années 60, « The trap » se fait remarquer par sa première partie vive et musclée avant une seconde plus dans la retenue et la mélodie.

On ne peut donc que encourager ce jeune groupe talentueux à continuer à se faire une place dans le monde difficile et prétentieux du rock français.

The trap (Hushpuppies)
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:37
Radio city live music hall (Heaven and hell)

On change ici de registre pour revenir au heavy metal plus familier et ténébreux de Heaven and hell, copie quasi officielle de Black sabbath avec Ronnie James Dio à la place Ozzy Osbourne, qui eut une courte existence à la fin des années 2000.

Sorti en 2007, « Radio city live music hall » est un double album live sorti après un concert à New-York faisant figure de premier enregistrement d’une formation crée en 2006.

Après les bidouillages d’ambiance de « E5150 », le concert débute franchement par un morceau emblématique, « After all (the dead) » qui déroule une atmosphère lourde et menaçante sur plus de huit minutes.

Comme convenu, les américains puisent ensuite directement dans le répertoire de Black sabbath période Dio avec « The mob rules » que j’ai toujours trouvé aussi assommant que vigoureux.

Il faut attendre le troisième titre, « Children of the sea » pour redécouvrir le premier tube incontestable avec cette longue power ballade magnifiée par la chant puissant de Dio et c’est avec un grand bonheur qu’on bascule ensuite dans le hard rock plus rythmé de « Lady evil ».

Avec « I » long mid tempo puissant surdoté en riffs et en ambiance, Heaven and hell perpétue la tradition des grands titres heavy éclaboussants de classe mais rien au monde ne semble pouvoir rivaliser avec « The sign of the southern cross » et ses neuf minutes de pur voyage musical à travers le temps et l’espace.

Déjà passablement secoué par autant de merveilles, l’auditeur titubant sur ses frêles jambes se traine jusqu’à la fin du disque pour s’enchainer un « Voodoo » rutilant et dynamique et « The devil cried » atrocement long et disons le franchement moins convaincant.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on se rue sur le second cd qui débute par « Computer god » qui hors sa partie centrale plus inspirée et le solo terminal de Iommi, peine à passionner.

Les américains se font plus impressionnants sur « Falling off the edge of the world » parfait aussi bien sur le plan des riffs que du chant et enfoncent le clou sur « Shadow of the wind » d’une lourdeur terrifiante.

On ne peut donc que s’incliner et succomber face à la déferlante de tubes qui s’abattent ensuite sur nos oreilles, « Die Young » et « Heaven and hell » deux merveilles absolues de l’histoire du heavy metal, ce dernier étant étalé sur quinze minutes.

A coté de pareils monstres, le pourtant excellent « Lonely is the word » passerait presque inaperçu et il faut attendre l’ultime déflagration de « Neon knights » pour considérer la messe (noire) entendue et de constater le cratère de l’explosion résultant du passage des musiciens

En conclusion, « Radio city live music hall » ne constitue rien d’autre qu’une grandiose démonstration de l’immense répertoire et talent des musiciens de Black sabbath qui ravissent l’auditoire sur quinze titre magiques.

Les classiques du grand Sabbath période Dio sont bel et bien là et soigneusement dépoussiérés/revitalisés pour l’occasion avec un petit chanteur en pleine forme qui atomise la concurrence par sa voix hors normes.

Le résultat est certes sans surprise mais d’une qualité exceptionnelle.

Je ne peux donc que recommander ce « Radio city live music hall » à tous les nostalgiques, amateurs, inconditionnels de Dio et aux autres, qui acquerrons la certitude que Black sabbath même sans Ozzy Osbourne, contenait un autre chanteur doté d’un talent exceptionnel.

Radio city live music hall (Heaven and hell)
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:00
Born to die (Lana Del Rey)

Focus sur un style et une chanteuse assez sous représentés ici, la chanteuse Lana Del Rey avec son second album « Born to die ».

Révélée par Internet et soumise à de fortes pressions de la profession sans doute jalouse d’un succès aussi rapide, Lana Del Rey est une jeune artiste américaine évoluant dans une pop élégante et mélancolique.

« Born to die » ouvre l’album dans le style si caractéristique de la rouquine, avec ce mélange de lenteur et de grâce mélancolique porté par une voix douce et grave.

La transition avec « Off the races » et ses légères influences hip hop peut surprendre … pour un résultat plutôt déroutant.

Rien à dire en revanche sur la splendide ballade « Blue jeans » illuminée de surcroit par un clip fantastique avec de sensuels enlacements dans une piscine ensoleillée.

Lui succédant « Video games » est également l’un des plus grands tubes de la chanteuse avec toujours cette douceur, ce charme et cette mélancolie.

Légèrement plus de rythme sur « Diet moutain dew » et des refrains plus soutenus sur « National anthem » qui tentent de groover timidement avec quelques touches plus modernes puis retour à plus de classicisme sur « Dark paradise » aux refrains efficaces.

Toujours beaucoup de douceur sur « Radio » et « Carmen » qui ne tiennent que sur la belle voix sensuelle de Lana.

On arrive alors à la dernière longue ligne droite de l’album composée de « Million dollar man » aux belles sonorités rétro vamp qui aurait tout à fait pu le faire figurer dans la BO d’un James Bond, puis un nouveau tube « Summertime sadness » ballade à tomber par terre en pleurant devant tant de beauté.

On clôt les débats avec « This is what makes us girls » léger et fluide.

En conclusion, « Born to die » est l’album de trois tubes colossaux, trois superbes ballades inscrivant le style rétro et classieux de Lana Del Rey au firmament des chanteuses les plus sensuelles du moment.

Sur la durée, les choses se compliquent un peu mais la chanteuse tient malgré un aspect peut être un peu trop vaporeux et monotone tout à fait correctement la distance.

Intelligent, doux, agréable, élégant, triste et racé, « Born to die » s’écoute avec plaisir et donne franchement envie d’ôter la cuirasse qui nous fait homme pour se laisser aller à plus de retenue et d’intériorité.

Puisse Lana Del Rey ne pat se laisser dévorer par les ogres et harpies du music business et continuer sa voie d’artiste flottant avec une grâce aérienne au dessus des débats.

Born to die (Lana Del Rey)
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 20:16
Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 3 et 4 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

Nous découvrons les parties 3 et 4 de « Apocalypse, la 2ième guerre mondiale » intitulées « Le choc » et « L’embrasement ».

Dans la première d’entre elle, on découvre la tentative forcenée d’Hitler d’envahir l’Angleterre après avoir écrasé la France et le Benelux en 1940.

Pour arriver à ses fins, le chancelier fait appel à son fidèle maréchal Goering, directeur de la Luftwaffe, chargé de pilonner la capitale londonienne afin faire plier la population.

Mais contre toute attente, les anglais galvanisés par le charisme exceptionnel de leur dirigeant Winston Churchill résistent et les Spitfire et Hurricane de la Royal Air Force pilotés par les pilotes des nations déjà vaincues tiennent en échec les Messerschmitt allemands.

Par la suite, l’Angleterre qui a résisté au blocus maritime imposé par les redoutables sous marins U-boot sera même capable de répondre du tac au tac aux bombardements allemands par des bombardements sur les principales villes allemandes.

Écœuré par la résistance anglaise et satisfait d‘avoir établi son emprise sur la France et ses colonies, Hitler change d’objectif et se retourne contre son allié soviétique qu’il envahit par surprise en 1941 au cours de l’opération « Barbarossa ».

Avant de se focaliser sur l’URSS, Hitler envoie le général Rommel en Afrique de l’Est soutenir les armées de Mussolini en déroute en Libye face aux Britanniques, ce qui permet aux forces de l’Axe de poursuivre leur effort de conquête stratégique de l’Afrique de l’Est ouvrant la voie du canal de Suez.

L’attaque allemande de quatre millions d’hommes menés par le général Guderian, a pour objectif triple, la prise de l’Ukraine, poumon économique de l’URSS, puis de Moscou et Leningrad plus politiques et symboliques.

Les Russes sont tout d’abord défaits par plus forts et mieux armés qu’eux et ne font que reculer sous la poussée d’une armée qu’on dit invincible.

Les pays Baltes et l’Ukraine sont pris à la grande satisfaction de ses habitants, hostiles au régime stalinien qui les avait affamé et o surprise également fortement antisémites, avec une collaboration active aux massacres des juifs tout d’abord par balles puis par gaz dans des camps de concentration.

Hitler et Goering commettent alors une erreur tactique en plaçant l’Ukraine sous tutelle alors que ses soldats et habitants auraient pu constituer des alliés précieux face à la Russie.

Aux alentours de Moscou l’armée allemande se heurte à un premier adversaire non prévu : l’environnement avec des pluies diluviennes qui transforment les chemins en terrains boueux rendant la progression des chars et camions problématique.

Fidèles à eux même, les Russes brulent les villes dans leur retraite puis utilisent leurs formidables ressources en effectifs pour affaiblir la progression de leurs ennemis.

L’apparition du char T-34 plus rustique mais plus fiable que les Panzers allemands ainsi que des orgues de Staline, terribles lance fusées, posent des problèmes à la Wehrmacht qui trouve pour la première fois un ennemi à sa mesure, capable de rivaliser et de rendre coup pour coup.

Déporté en Sibérie, l’appareil de production soviétiques tourne à marche forcée et alimente sans fin les troupes d’innombrables fantassins enrôlés par force par des commissaires politiques impitoyables en cas de refus de combattre.

Toutes ces conditions aboutissent au ralentissement de la progression allemande qui se laisse surprendre par le terrible froid russe devant Moscou.

La ville défendue par le général Joukov et des bataillons de Sibériens habitués au froid est un trop gros morceau pour les troupes allemandes qui finissent par céder.

On termine par l’attaque surprise de Pearl Harbor qui pousse les Etats-Unis à déclarer la guerre au Japon.

Dans « L’embrasement », le conflit entre Américains et Japonais est soigneusement étudié avec la forte poussée japonaise dans le Pacifique et l’invasion de l’Asie du Sud Est avec la prise des d’iles indonésiennes,de la Birmanie, de Hong-Kong et surtout des Philippines avec l’asservissement de milliers de prisonniers anglais détenus dans des conditions effroyables.

La qualité de l’armée japonaise surprend américains et anglais, avec une Marine imposante utilisant déjà les porte avions, une aviation très performante les fameux chasseurs zéros et surtout des combattants endoctrinés par le code du Bushido, préférant la mort à la défaite jugée infamante.

Face à ces combattants redoutables, les Américains utilisent leur formidable puissance industrielle et le décryptage des codes de transmission.

Fait peu connu et peu glorieux, les citoyens américains d’origine japonaise sont déportés dans des camps de concentrations aux Etats Unis en raison de suspicion d’espionnage.

Le tournant a lieu lors de la terrible bataille de Midway en 1942 ou avec un petit coup de pouce du destin, la flotte américaine coule la plupart des porte avions adverses.

Dès lors, l’ascendant de la Marine et aviation US parait inéluctable avec la prise d’iles stratégiques comme Guadalcanal.

Les combats notamment en Nouvelle-Guinée ou le Japon menace l’Australie se déroulent dans la jungle tropicale dans des conditions épouvantables pour les deux camps avec maladies, serpents et insectes venimeux.

Lentement mais inexorablement, les GI prennent, dans un climat de haine absolu, le dessus sur leurs ennemis qui préfèrent le suicide à la capitulation quitte à jeter leurs avions sur les navires ennemis dans de fameuses opérations kamikazes.

En conclusion, les parties 3 et 4 d‘« Apocalypse, la 2ième guerre mondiale » se révèlent encore plus prenantes que les deux premières avec le début des difficultés pour l’armée allemande : la résistance farouche des britanniques et la décision audacieuse d’agresser un adversaire quasiment invincible sur son sol natal : l’URSS.

En se voyant l’égal de Napoléon, Hitler commet le même péché d’orgueil que lui et se casse les dents contre l’immensité d’un territoire hostile ou vivent des populations pauvres mais capables d’endurer naturellement une forte dose de souffrance surtout lorsque leurs chefs les acculent à une résistance forcenée.

Les forces s’équilibrent donc entre Allemagne et Russie, mais également entre USA et Japon qui luttent pour la maitrise du Pacifique vaste théâtre d’opérations maritimes avec des combats d’une férocité égale à celle de ceux en Europe de l’Est.

Pourtant on sent déjà que les forces de l’Axe font avoir des difficultés dans la durée face à des super puissances industrielles comme les USA ou l’URSS pour lesquelles le temps joue.

Enfin difficile également de fermer les yeux sur les premières images de massacres des juifs effectués dans l’Europe de l’Est avec la complicité des populations locales.

Les images d’exécutions sommaires dans des fosses communes ou les victimes devaient creuser elles-mêmes leur propre tombe sont insoutenables et montrent déjà l’horrible catastrophe orchestrée par les « théoriciens » du III ième Reich.

A ce stade, le monde semble s’embraser et son avenir se faire incertain …

L’apocalypse semble donc proche.

Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 3 et 4 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 18:43
Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 5 et 6 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

Le dernier volet « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale » traite des parties les plus intenses et dramatique du conflit avec « L’étau » et « L’enfer ».

Très bien nommé, « L’étau » fait la part belle au conflit entre l’Allemagne et l’URSS suite à l’opération d’invasion de la Wehrmacht intitulée « Barbarossa ».

Dans ce contexte difficile, Hitler charge le général Von Paulus de prendre Stalingrad ce qu'il parvient dans un premier temps à faire au prix de terribles pertes dans les faubourgs de la ville en flammes.

Mais alors que depuis son nid d’aigle bavarois, Hitler triomphe prématurément, sous l’impulsion du général Joukov, les Russes galvanisés par leur police politique préparent leur riposte à l’aide d’un renfort d’un million d’hommes, perçant les flancs roumains et italiens plus faibles de leur adversaire.

L’armée allemande se trouve donc à son tour encerclée et lutte courageusement en obéissant aux ordres du Führer qui lui demande de garder ses positions en attendant des renforts ... qui ne viendront jamais.

Epuisé nerveusement et devenu hostile à Hitler, Von Paulus se laisse capturer et deviendra un précieux allié des Soviétiques.

Stalingrad est évidemment le tournant de la guerre, le point de basculement qui stoppe définitivement l’offensive de la Wehrmacht réputée invincible et la place sur le reculoir face à une poussée soviétique qui devient à son tour irrésistible.

Repoussée par le rouleau compresseur des chars T-34 russes, des lances fusées infernaux appelés orgues de Staline et de combattants en surnombre ivres de revanche, la Wehrmacht affaiblie physiquement et moralement ne fera ensuite que se défendre face à un adversaire qu' Hitler ne pense vraiment être capable de vaincre.

Cette déconfiture se poursuit en Egypte ou Rommel est défait par les troupes britanniques plus nombreuses du général Montgomery et contraint d’abandonner également la Tunisie aux anglais.

Le rêve d’Hitler de jonction dans le Caucase entre les troupes de l'Europe et de l’Afrique de l’Est s’effondre et la Wehrmacht doit dégarnir ses fronts pour voler au secours de son allié italien, mis en déroute sur son propre sol après un débarquement allié en Sicile.

Le temps est alors venu dans « L’enfer » d’aborder la dernière partie du conflit et sans nul doute la plus sanglante.

Comment en effet passer sous silence le débarquement américain de Normandie en 1944 et le courage des fantassins obligés de prendre d’assauts les bunkers allemands qui avaient résisté aux bombardements alliés ?

Mais la supériorité aérienne anglaise est telle que les allemands commandés par le mythique Rommel, ne peuvent faire autre chose que ralentir la poussée américaine dans les bocages normands.

Les allemands qui ont également connu la destruction de leurs villes principales par les bombardements alliés (Essen, Dresde, Berlin) tentent de répliquer par l’envoi de bombes volantes (V1 puis V2) sur Londres mais ne peuvent plus rivaliser avec l’aviation ennemie.

L’Italie de Mussolini chute après la célèbre et sanglante bataille de Monte Cassino et Hitler doit une nouvelle fois voler au secours de son allié défaillant en tentant de le rétablir pour une courte durée à la tête de son pays.

Partout la Wehrmacht perd pied et un second débarquement dans le Sud de la France, mené par les troupes coloniales d’Afrique permet de refouler l’occupant.

Mais l’adversaire le plus dangereux de l’Allemagne reste l’URSS de Staline qui fonce droit sur Berlin pour damner le pion aux alliés anglo-américains commandés par les généraux Eisenhower et Patton.

Pris en tenaille, Hitler a beau user de ses dernières forces en enrôlant des adolescents fanatisés, des extrémistes de toutes nationalités ou en accentuant la folie meurtrière du massacre des juifs dans les camps de la mort, son armée est finalement défaite à Berlin.

Après le suicide du Führer, de sa femme Eva Braun et de ses proches les horribles Himmler qui assassinent leurs propres enfants, les puissances dominantes à l’exception de la France, se réunissent en Crimée à Yalta pour se partager l’Europe.

En position de force par rapport à un Roosevelt malade, Staline obtient la plus large part du gâteau et fait de l’URSS le futur ennemi de demain du bloc occidental.

Les Etats-Unis se focalisent eux sur le Japon, qui malgré les défaites de Midway et de Guadalcanal et la destruction d’une large partie de son armée, continue la lutte de manière acharnée défendant jusqu’à la mort les archipels d’iles nipponnes.

Les pertes sanglantes des Marines face à des soldats fanatisés et intransigeants à toute reddition conduit le général Mc Arthur à utiliser les armes nucléaires sur Nagasaki et Hiroshima afin de forcer la décision finale.

Après la capitulation du Japon s’achève la Seconde guerre mondiale avec un bilan matériel et humain catastrophique, rendant le terme Apocalypse parfaitement approprié.

Outre le génocide juif, l’autre fait marquant est les lourdes pertes de les Russes, près de 15% de la population sacrifiées dans de sanglants combats.

En France, De Gaulle finit par s’imposer au détriment de son rival Giraud pour prendre la direction du pays.

Les principaux collaborateurs des nazis sont arrêtés, jugés et condamnés à mort.

Devenus de véritables super puissances industrielles à fort réservoir humain, les Etats-Unis et l’URSS sont les grands vainqueurs du conflit le plus meurtrier et atroce de tous les temps.

En conclusion, « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 5 et 6 » constitue et de loin le point culminant du conflit et l’apothéose de l’apocalypse totale qui faillit détruire le monde.

L’extrême intensité de la bataille de Stalingrad inverse la tendance et fait passer l’Allemagne de la situation d’agresseur à agressé.

Le pouvoir d’Hitler se fissure, sa santé se dégrade : blanchiment de la moustache et maladie de Parkinson que l’absorption de cocaïne ne suffit pas à masquer.

Après l’échec de la campagne de Russie, le guide visionnaire prend un sévère coup au moral et certains généraux tentent de l’éliminer …

Son allié Mussolini n’apparait pas faire le poids et n’être qu’un pantin de luxe manipulé par plus fort que lui.

Ce déclin d’Hitler ne rend pas moins horribles les derniers accès de folie meurtrière du régime nazi, orchestrés par l’abominable Himmler et ses SS, inflexibles bourreaux des camps de la mort ayant érigé le meurtre à un niveau industriel.

On pourra sourire face aux bons mots et au charisme de Churchill, à la dégaine de cow boys autoritaires des généraux Patton et Mc Arthur, trembler de sueur glacée face au faciès inquiétant du monstre Staline alors considéré par la force des évènements comme un « allié » indispensable mais l’incompréhension la plus totale reste par rapport à la doctrine jusqu’au-boutiste des Japonais, finalement encore plus fanatiques que les SS dans leur refus de tout compromis.

L’horreur du traitement de leurs prisonniers et leur culte de la mort au combat alimenté par le Bushido, relègue les combattants japonais au rang de non humains qu’on hésitait à octroyer aux brutes soviétiques ou aux cinglés nazis.

Œuvre de salubrité publique, « Apocalypse, la 2ième guerre mondiale » apparait comme un chef d’œuvre pédagogique permettant de donner vie et intensité dramatique aux évènements figurant dans les livres d’histoire et que certains courants révisionnistes mettent soixante dix ans après déjà en doute …

On comprend à son visionnage que du fait de l’endoctrinement des belligérants et da fantastique efficacité des industries de l’armement que le monde a frôlé l’annihilation totale et qu’un conflit d’ampleur similaire au XXI ième siècle conduirait probablement à la destruction totale du monde tel que nous le connaissons aujourd’hui.

Enfin certes les Anglais ont également bombardé des populations civiles, certes les Américains ont largué des bombes atomiques causant des dommages traumatisants pour l’humanité, mais il ne faut pas oublier qui étaient les agresseurs, quels régimes totalitaires qu’ils soient nazis ou impériaux ont déclenché des processus aussi horribles.

La culpabilité de l’Allemagne et celle du Japon paraissent ici écrasantes, faisant à tort éclipser l’immonde brutalité du régime stalinien.

En 2014, le responsabilité des dirigeants est de préserver l’équilibre des forces afin de préserver les acquis de 1945 et ce monde relativement pacifié à l’échelle mondiale que nous connaissons aujourd’hui.

Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 5 et 6 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)
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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 17:01
Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 1 et 2 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)

Alors que les commémorations autour de la Première guerre mondiale battent leur plein, j’ai voulu me pencher sur « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale » le documentaire de Isabelle Clarke et Daniel Costelle à partir d’un monumental travail d’orfèvre cinématographique mêlant archives de centres historiques et documents de particuliers soigneusement restaurés et colorisés.

Diffusé en 2009 sur les télévisions françaises avant d’être un succès à l’export, « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale » est divisé en six parties.

Cette chronique ne traitera que des deux premières, « L’agression » et « L’écrasement » soit la période comprise entre 1939 et 1940.

Dans « L’agression », on assiste de manière rapide et directe aux préparatifs de la Guerre avec les manœuvres successives d’Adolf Hitler élu légalement président de l’Allemagne, pour annexer par étapes des états stratégiques pour la constitution d’une « grande Allemagne ».

Car le rêve caressé par Hitler est bien celui d’une revanche éclatante sur la conflit de 1914-1918 qu’il vécu comme une défaite humiliante pour l’Allemagne et sur l’édification d’un territoire immense incluant au moins l’Europe si ce n’est plus.

Nourri par un fascisme exalté et un antisémitisme assumé pour un peuple qu’il estime à l’origine de tous les maux de son pays, Hitler est politicien habile, un stratège militaire audacieux et surtout un orateur exceptionnel qui pousse le peuple allemand à le suivre comme le guide spirituel « Führer » qu’il prétend être.

Le dictateur dupe à Munich des dirigeants français et anglais faibles et peu déterminés à revivre l’enfer de la Première guerre, annexe sans réaction les Sudètes avec les précieuses usines Skoda et sa terre natale d’Autriche.

Après s’être allié avec l’Italie fasciste de Benito Mussolini et avoir conclu avec son voisin Staline, un pacte de non agression entre les deux pays afin de garantir la neutralité de la puissante URSS, Hitler a les mains libre pour envahir la Pologne qu’il conquiert rapidement par la puissance de ses chars Panzer et de ses avions Stuka malgré une résistance désespérée des Polonais.

Tandis que les nazis débutent leurs persécutions envers les juifs polonais parqués dans le tristement célèbre ghetto de Varsovie, l’Angleterre et la France sont obligées de déclarer la guerre à l’Allemagne, ce qui semble surprendre Hitler.

Les Etats-Unis restent par l’intermédiaire de Théodore Roosevelt d’une neutralité de façade et aident dans les faits leurs alliés britanniques par l’envoie de matériels.

On quitte le premier numéro en laissant un Hitler heureux de disposer d’un prétexte pour attaquer ses ennemis de toujours la France et l’Angleterre.

Dans la seconde partie intitulée « L’écrasement », le conflit entre la France et l’Allemagne se précise.

Trop confiant dans sa fameuse ligne Maginot et dans l’impossibilité supposée pour des blindés de percer la foret des Ardennes, l’Etat major français commet une cuisante erreur tactique et précipitant ses meilleurs éléments en Belgique pour secourir leurs voisins envahi par la toute puissance de la Wehrmacht.

La défense héroïque de l’armée belge ne fait que ralentir la percée allemande, tandis que les chars de Guderian et Rommel se ruent à travers les Ardennes pour percer le flanc de l’armée et française et prendre le reste des troupes à revers.

Leur tache est facilitée par la puissance des bombardiers Stuka qui détruisent les quelques blindés français et par la paralysie des généraux Gamelin, Weygand et des politiciens comme Daladier et Reynaud, pris de court par la foudroyante manœuvre de la Blitzkrieg.

Massées plus au nord, les troupes anglaises également en pleine déroute sont contraintes à réembarquer pour l’Angleterre en catastrophe à Dunkerque sous le feu nourri de l’ennemi qui coule le plus de navires possible..

La Norvège est elle aussi rapidement conquise et l’allié Staline peut lui aussi mettre la main sur des territoires enneigées de la Finlande.

De son coté, Mussolini qui se voit maitre de la Méditerranée tente crânement sa chance en Afrique de l’Est en Libye et Egypte face aux Anglais.

L’écroulement soudain et inattendu de la France pourtant réputée pour la qualité de son armée est un choc et conduit le maréchal Pétain, héros de 1914-1918 à signer un armistice douloureux coupant la France en deux et mettant la partie dite libre sous la coupe totale de l’Allemagne nazi, tandis que en Angleterre, le général de Gaulle prend la tête d’un mouvement de résistance.

Mais en 1940, l’Angleterre de Winston Churchill se retrouve donc seule face à l’hydre nazi.

En conclusion, « Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 1 et 2 » a le mérite de planter le décor de cette tragédie sans égale.

La voix précise et coupante du si controversée Mathieu Kassovitz, qui doutait de l’existence des attentats du 11 Septembre 2011, se révèle dans ce cadre particulièrement appropriée.

Sans être la partie la plus impressionnante du conflit, les premiers volets du documentaire ont le mérite de présenter l’incroyable détermination de Hitler et sa cour (Goering, Himmler, Goebbels) et montrer la lutte courageuse des troupes polonaises, belges et françaises malgré leur déroute rapide face à une Wehrmacht supérieure avec ses avions et ses blindés ultra rapides.

D’un point de vue humain, on retiendra les expressions des visages des soldats français et anglais, mélange d’abattement, d’inquiétude et de résignation par rapport à leur sort, la raideur des dirigeants français du gouvernement de Vichy passant sous domination allemande et l’intensité des premiers combats.

Et cette envie si pressante de connaitre la suite ...

Apocalypse , la 2ième guerre mondiale, parties 1 et 2 (Isabelle Clarke, Daniel Costelle)
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