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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 10:33
Monster (Kiss)

Malgré le temps qui passe et qui inexorablement érode les esprits et les corps, les vétérans de Kiss continuent à s’échiner à sortir de nouveaux albums tel ce « Monster » fraichement sorti en 2012.

On reprend donc les mêmes ou quasiment que sur le déjà contestable « Sonic boom » et avec une pochette minimaliste embraye sur « Hell or hallelujah » dont les riffs et le rythme échevelé très rock ‘n’ roll s’avèrent idéaux pour réveiller un auditoire.

Kiss semble avoir fait le plein de décibels et « Wall of sound » s’impose par sa puissance brute et même si sa cadence s’avère plus faible, « Freak » ne déroge pas à cette règle de base en faisant la part belle aux gros refrains massifs et aux guitares de Tommy Thayer/Paul Stanley.

Le train de l’enfer continue sa marche en avant à pleine vapeur avec « Back to the stone age » très lourd et efficace à défaut d’être spécialement inspiré.

Un soin particulier semble être apporté à la mélodie de « Show mercy » qui permet enfin à la voix si agréable de Stanley de percer dans ce torrent de sons, tout comme à un degré moindre « Long way down ».

On ne peut pas dire non plus que le très linéaire « Eat your heart out » s’écarte franchement de la facilité et ce n’est pas le très foutraque « The devil is me » qui viendra effacer ce sentiment de pilotage automatique.

Rien à reprocher au juste à « Outta this world » qui trace fermement sa route sans émouvoir ou charmer outre mesure et on trouve le temps bien long sur « All for the love of Rock & roll ».

On en vient donc à souhaiter vivement la fin du disque qui arrive avec « Take me down below » et ses gros sabots lourdingues enchainé de « Last chance » aux refrains plus convainquants.

En conclusion, assez difficile de porter un jugement parfaitement tranché et définitif sur « Monster » car ce disque montre en première approche Kiss sonnant de manière très puissante avec une production impressionnante visant à le doter de la force de frappe d’un porte-avions.

Les guitares sont donc ici très mises en avant et écrasent à vrai dire tout sur leur passage, ne laissant pas grand-chose au reste, notamment les lignes vocales de Stanley qui représentent pour moi une part essentielle du charme de Kiss notamment sur les titres plus mélodiques comme les ballades étrangement absentes ici.

Difficile donc de retenir un hit mémorable de ce disque qui contient toutes les caractéristiques d’un bloc d’acier homogène, lisse et sans aspérité à laquelle se raccrocher.

Alors les fans de Kiss, aveuglés d’amour trouveront sans doute (non sans raison) formidable que leurs idoles continuent à plus de 60 sans à sortir des disques aussi vigoureux et métalliques que « Monster » avec une batterie de nouvelles compositions parfaitement calibrées pour faire danser dans les méga-stades, mais les fans plus mesurés de musique trouveront finalement l’exercice sans doute vain.

Derrière le spectaculaire et la débauche d’effets comme une production titanesque, ce « Monster » sonne finalement pour moi finalement assez creux et tel un athlète vieillissant dopé aux stéroïdes peine à tenir la distance d’un marathon.

Je suis à l’heure actuelle toujours dans l’attente d’un disque culte de Kiss, mais suis loin d’avoir exploré la totalité de sa longue discographie.

Monster (Kiss)
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 22:04
La dolce vita (Frédérico Fellini)

Festival de Cannes, je me suis intéressé à « La dolce vita » classique du cinéma italien de Frédérico Fellini.

Sorti en 1960 et auréolé d’une palme d’or à Cannes, « La dolce vita » suit les pérégrinations d’un journaliste de la presse à scandales Marcello Rubin (Marcello Mastroianni), dandy évoluant dans les cercles artistico-intellectuels de Rome.

Marcello est tout d’abord entrainé par sa maitresse la scandaleuse Maddalena (Anouk Aimée) qui l’incite à embarquer une prostituée dans sa belle décapotable pour la ramener chez elle.

Excitée par ce contact avec les quartiers pauvres de la ville et ses H.L.M insalubres, Maddalena demande à Marcello de coucher avec lui dans l’appartement de la fille, ravie de cette incartade à son quotidien monotone et sordide.

Le lendemain Marcello retrouve sa fiancée Emma (Yvonne Furneaux) habitée d’une jalousie et d’une possessivité maladives.

Son travail le conduit à couvrir l’arrivée en Italie de l’actrice suédoise Sylvia (Anita Ekberg) venue à Rome pour tourner un film.

Atomique blonde au physique plantureux, l’excentrique Sylvia ne tarde pas à se faire remarquer par son appétit de vie, entrainant tout autour d’elle dans un tourbillon de musique et de danse.

Devant le comportement de son compagnon Robert (Lex Barker), ivre et odieux, Sylvia embarque Marcello dans une virée nocturne ou le couple termine tout habillé dans la fontaine de Trévi avant d’errer dans les rues de la ville à la recherche d’un peu de lait pour un chat rencontré en passage.

En état de choc après une pareille nuit, Marcello subit sans réagir la jalousie de Robert avant d’être à nouveau appelé dans le cadre de son travail à couvrir un prétendu miracle ou deux enfants des quartiers pauvres disent voir régulièrement apparaitre la Sainte Vierge.

Face à une foule hystérique croyant à un miracle et une presse avide de sensations fortes, la démonstration des enfants tourne au drame et ils sont piétinés lors d’une bousculade sous un orage.

Choqué, Marcello se rend en compagnie d’Emma à une soirée chez Steiner (Alain Cuny le nom préféré de ces dames ?) un intellectuel écrivain et musicien qui fait figure pour lui de mentor.

Après une soirée verbeuse ou Steiner expose de vagues théories philosophico-nihilistes, Marcello réalise son manque d’ambition intellectuelle et entreprend sans grande réussite de se remettre à écrire autre chose que des article pour la presse à scandale.

On bascule ensuite sur une nouvelle soirée avec le père de Marcello (Annibale Ninchi) qui sentant revivre sa jeunesse perdu entreprend de séduire Fanny (Magali Noel) une danseuse avant de faire un malaise au moment de coucher avec elle.

Au fil des rencontres, Marcello suit Nico (Nico), ex mannequin oisive dans une nouvelle soirée ou son groupe d’ami investit une belle maison de campagne romaine pour utiliser le prétexte du divorce de Nadia (Nadia Gray) pour se livrer à une nuit de débauche ou se mêlent alcool, sexe et travestis.

Après s’être de nouveau fâché avec l’orageuse Emma dont il ne supporte pas la possessivité, Marcello rejoint Maddalena et échoue à renouer avec elle.

Le film bascule avec la mort de Steiner qui a tué sa famille avant de se suicider dans un geste suprême de nihilisme désespéré.

Choqué, Marcello se rapproche de la police et finit à nouveau dans un château ou les invités se livrent à des jeux stupides mêlant masques, fantômes et séance de spiritisme.

Au petit matin, le journaliste suit les convives sur une plage ou est échoué un monstre marin.

Il observe de loin une jeune fille qu’il avait déjà croisé mais sans parvenir à la comprendre.

En conclusion, « La dolce vita » est malgré ses hautes prétentions intellectuelles et son fort symbolisme un film prodigieusement irritant par son manque de structure et le désœuvrement assumé de ses acteurs.

Le paumé Mastroianni se débat dans ce monde d’autres riches paumés meublant leur vide par des soirées décadentes ou règne la stupidité absolue.

L’hyper sexualité incarnée par Ekberg est irritante car elle réduit cette femme facile et rieuse en permanence au statut d’objet.

Si on ajoute à ce vide les 2h46 de la durée du film, « La dolce vita » devient un gros monument boursouflé sans queue ni tête, évoquant la nullité de la jeunesse dorée italienne de la fin des années 50 et laminant le téléspectateur par sa vanité intellectuelle.

Snob, intello et prodigieusement ennuyeuse, cette « Dolce vita » est sans doute réservée à une élite de cinéphiles auxquels je n’appartiens visiblement pas.

La dolce vita (Frédérico Fellini)
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 19:56
Roots to branches (Jethro tull)

Par la magie du numérique, nous sautons les époques et nous retrouvons donc toujours ave Jethro tull mais en 1995 soit un gouffre de 25 ans après « Benefit » pour découvrir « Roots to branches » à la sobre pochette mystico-écologique.

L’entrée en matière de « Roots to branches » est une merveille de beauté mélodique envoutante, mariant parfaitement le chant/flute de Ian Anderson, les effets de claviers de Andrew Giddings et la guitare discrète mais essentielle par son feeling de Martin Barre.

C’est en l’esprit apaisé et le corps en lévitation qu’on découvre ensuite avec ravissement « Rare and precious chain » aux influences orientales délicieusement planantes rappelant par instant le travail en solo de Robert Plant.

Plus traditionnel et communément rock vient ensuite « Out of the noise », avant un nouveau somptueux décollage sur « This free will » et ses orchestrations majestueuses.

Impossible de ne pas succomber au charme dépouillé de « Valley » long morceau semi acoustique digne des meilleurs ballades Led zeppelin.

Tout en restant splendidement aérien et envoutant, Jethro tull muscle un peu l’affaire de « Dangerous veils » qui achève de fasciner par ses multiples variations étalées sur plus de cinq minutes.

Le voyage spatio-temporel continue avec « Beside myself » puis le long « Wounded, old and tracherous » : chant mesuré, flute hypnotique, claviers enveloppant et guitares discrètes mais lumineuses.

Construit sur le même registre, la ballade « At last forever » et ses grandes orchestrations majestueuses traine un peu en longueur sur ses huit minutes et introduit la dernière longue ligne droite du disque composée de nouvelles ballades folk « Stuck in the august rain » et « Another Harry’s bar ».

En conclusion, même si « Roots to branches » s’écarte fortement du style rock/heavy metal que je suis sensé affectionner au plus haut point, il constitue assurément l’un des objets musicaux se rapprochant le plus de la définition de grâce et de beauté absolue.

Tout est ici lent et beau mais pas d’une beauté évolutive végétale, vivante, s’épanouissant dans le calme et la sérénité.

Véritable œuvre d’art appelant à la relaxation zen, « Roots to branches » est pour moi le disque idéal pour créer une atmosphère d’apaisement, de relaxation et méditation.

Bien entendu, tout éclat ou envolée énergétique semble ici quelque peu hors de propos, mais cette parcelle de ma personnalité ne peut que relever ce (léger) manque à une œuvre par ailleurs virtuellement inattaquable sur le plan artistique.

Roots to branches (Jethro tull)
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16 mai 2014 5 16 /05 /mai /2014 18:51
Benefit (Jethro tull)

Ayant gouté depuis peu à la musique de Jethro tull, je me suis alors empressé de découvrir les premiers albums du groupe de rock progressif britannique.

Sorti en 1970, « Benefit » et sa pochette hippie ultra vintage est déjà le troisième album de Jethro tull et débute par « With you there to help me » qui malgré un rythme relativement lent et mesuré, laisse suffisamment entrevoir une part assez importante du charme mystérieux du groupe pour donner envie de continuer plus en avant.

On s’ouvre progressivement sur « Nothing to say » surtout remarquable en raison de la belle voix apaisante de Ian Anderson et de la finesse/richesse mélodique de Martin Barre.

C’est toujours dans le calme que l’on aborde « Alive and well and living in » au format plus accessible, tandis que « Son » se montre un tantinet plus dynamique.

Jethro tull nous ramène ensuite bien vite dans le royaume des ballade avec « For Michael Collins, Jeffrey an Me » enchainé de l‘original « To cry a song » qui malgré de beaux effets vocaux et ses parties de guitares soignées, peine à soutenir l’attention sur ses plus de six minutes.

On goute la belle mélodie de « A time for everything » et de « Inside » ou la flute de Anderson se montre plus présente.

Arrive enfin la dernière partie du disque composée de « Play in time » séduisant par son rythme appuyé venant soutenir ses diverses palettes musicales et « Society : you’re a woman », beaucoup plus calme mais doté de superbes plages acoustiques tout en subtilité.

En conclusion, « Benefit » est une belle pièce raffinée, finement ciselée et polie mais manquant un peu de lustre et d’éclat pour moi par rapports aux merveilles de créativité folle qui émergeaient dans le même temps à la même époque.

Tout y est en effet bien rangé, élégant, agréable mais on a souvent envie de secouer les anglais, de monter le son, d’accélérer le rythme de la batterie et de pousser plus les guitares.

Jolie petit bijou auditif, « Benefit » permet donc d’entrevoir clairement le grand talent d’esthète et de magicien du son de Jethro tull mais aurait pour moi gagné a plus de folie, d’audace ou tout simplement de puissance pour pleinement décoller.

Benefit (Jethro tull)
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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 19:20
Spider-man n°88, l'anneau de la liberté (John Michael Straczynski, Roberto Aguirre-Sacasa, Robert Kirkman, Peter David, Ron Garney, Clayton Crain, Andy Kuhn, Mike Wieringo)

Une fois n’est pas coutume, voici « Spider-man n°88, l’anneau de la liberté ».

Nous sommes ici en 2007 en pleine période Civil war, la passionnante saga de Mark Millar et John Michael Straczynski (scénario) travaille ici avec Ron Garney (dessins) pour nous montrer un Spider-man ayant rejoint après avoir fait état de son identité civile de Peter Parker le camps des super héros soumis aux Gouvernement américain.

Toujours mal à l’aise face au conflit entre super héros, Spider-man accepte tout de même la mission de sentinelle que lui confie Spider-man afin de détecter à l’aide se son super sens d’araignée les éventuelles menaces contre un convoi transportant des super héros vaincus.

Malgré sa défiance contre le nouveau costume que lui a crée sur mesure Tony Stark, Spider-man s’acquitte fort bien de se tache face à une foule souvent hostile et permet de faire détruire ou de détruire lui-même des missiles braqués sur le convoi.

L’attaque des super héros rebelles (Captain américa, Daredevil, Power-man, la Cape et l’Epée, la Chose) a pourtant finalement lieu et Spider-man se trouve face à face avec Captain américa, la légende vivante.

Le combat est fantastique, Captain montrant une science supérieure du combat au corps à corps, mais ne peut surclasser les capacité surhumaines de Spider-man qui parvient à entoiler son fameux bouclier et à le blesser à l’aide des pattes robotiques greffées sur son costume par le génie de Stark.

Le matche se traduit cependant par un honorable match nul et Spider-man plein de respect pour un adversaire qu’il admire, laisse finalement Captain partir puis récupérer son bouclier.

Changement d’ambiance avec Roberto Aguirre-Sacasa (scénario) et Clayton Crain (dessins) qui montre l’évolution de Spider-man à travers les yeux d’un jeune étudiant New-yorkais, Jordan Harrison qui découvre via la presse, que le professeur de biologie et physique qu’il adore, Parker est en réalité Spider-man.

Loin d’être perturbé par cette révélation Jordan aidée de son amie Madison, aide Spider-man en fâcheuse posture face à un Docteur Octopus rendu enragé par cette révélation publique et lui permet même de le mettre KO.

L’histoire se termine par un happy end, l’admission de Jordan à l’université de Miami pour vivre son rêve et étudier les pieuvres.

Beaucoup plus délicat à appréhender est le Spider-man de Peter David (scénario) et Mike Wieringo (dessins) qui doit faire face à une Super-bouffonne luttant avec un double de lui-même tous deux venant de 2211 !

Le combat avec cette adversaire au psychisme perturbé est particulièrement confus et se solde par sa mort tandis que le Spider-man du futur est lui-même tué par l’Oncle Benjamin Parker revenu lui aussi d’entre les morts pour tenter de modifier son destin.

On termine par un autre héros bouleversé par un futur alternatif, Iron-man de Robert Kirkman (scénario) et Andy Kuhn (dessins) devenu incontrôlable, agressant le S.H.I.E.L.D pour s’approprier la copie androïde de Diamondback la détourner pour se créer une nouvelle armure encore plus High-tech et ainsi sous le nom ridicule de Iron-man maniac tenir tête aux Vengeurs eux même en format certes réduit (Captain-américa, Power-man, Spider-Woman).

En conclusion, « Spider-man n°88, l’anneau de la liberté » tient solidement la route avec un héros au look complètement modernisé par la technologie de Tony Stark.

Suivre les déchirements intérieurs de Parker est toujours un régal et le combat contre Captain américa est digne de figurer parmi les classiques du genre avec une retraite honorable du Vengeur étoilé.

Malgré sa dimension moindre, on goute le coté intimiste voulu par Aguirre-Sacasa notamment par la belle influence que peut avoir un professeur/héros sur la vie d’un jeune homme, tout en appréciant également le style plus sombre et réaliste de Crain.

La seconde partie est franchement plus discutable avec des scénario futuristes bâclées et des dessins grossiers qui font particulièrement honte au talent des ténors de chez Marvel.

Nonobstant ses critiques majeures, « Spider-man n°88, l’anneau de la liberté » tient suffisamment en haleine pour donner envie de connaitre la suite !

Spider-man n°88, l'anneau de la liberté (John Michael Straczynski, Roberto Aguirre-Sacasa, Robert Kirkman, Peter David, Ron Garney, Clayton Crain, Andy Kuhn, Mike Wieringo)
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 21:56
Unsual heat (Foreigner)

Quatre ans après « Inside information », Foreigner sort « Unsual heat » à la pochette encore une fois particulièrement terne.

Nous sommes en 1991 et le hard rock mélodique marque le pas derrière la vague Grunge ou celle plus metal de Metallica ou Gun ’n’ roses.

Faisant fi de ce contexte difficile, « Only heaven knows » attaque en souplesse et en fluidité avec quelques éclats de la voix toujours rock de Lou Gramm.

Sur « Lowdown and dirty », on se régale franchement du mélange entre cette voix si flamboyante et la guitare finalement plutôt lourde de Mick Jones.

Même si on pourrait penser les ficelles usées jusqu’à la corde, difficile de faire la fine bouche sur l’excellente power ballade « I’ll fight for you » exécutée par des maitres du genre.

Les américains restent solides sur le mid tempo « Moment of truth » d’une efficacité assez irréprochable et font juste ce qu’il faut rendre un minimum plaisant le très convenu « Moutain of love ».

Difficile d’écouter un album de Foreigner sans penser à ballade, aussi « Ready for the rain » et « When the night comes down » viennent elles remplir cet office, avec maitrise mais sans génie.

Pour être franc, on commence à trouver le temps long lorsque Foreigner continue sur cette voie avec « Safe in my heart » et apprécie le retour à un rock plus dynamique sur « No hiding place » surtout remarquable à ces gros refrains puissants.

C’est donc bien tardivement en reprenant (un peu) de poil de la bête sur « Flesh wounds » et « Unsual heat » que le disque se termine.

En conclusion, sans être particulièrement mauvais ou bâclé, « Unsual heat » est clairement en dessous de ses prédécesseurs.

La raison principale est le recours massif à de nombreuses ballades la plupart d’entre elles sans grande originalité ou frisson.

Malgré quelques titres encore efficaces principalement placés en début du disque et une interprétation toujours de haut niveau des musiciens, Foreigner perd donc en dynamisme et en variété.

Enorme échec aux Etats-Unis, pourtant dernier sanctuaire des américains après l‘écroulement de leurs ventes au Royaume-Uni dernier pays européen à les soutenir, « Unsual heat » n’est pas un album détestable mais apparait trop terne et émoussé pour permettre à Foreigner de défendre sa place face à l’agressive concurrence.

Foreigner apparait donc comme un très bon groupe de la fin des années 70 qui eut son heure de gloire commerciale dans les années 80 avant de basculer dans la seconde division du rock ensuite.

Il n’en demeure pas moins tout à fait agréable et respectable.

Unsual heat (Foreigner)
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 20:35
Inside information (Foreigner)

Petit saut dans le temps pour nous emmener en 1987 avec « Inside information », le sixième album de Foreigner.

Après le succès important de « 4 » et « Agent provocateur » non seulement aux Etats-Unis mais également au Royaume-Uni et même o surprise en France, Foreigner était particulièrement attendu au tournant.

Le moins que l’on puisse dire est que cet album à la pochette insipide commence de manière convaincante par « Heart turns to stone » mid tempo rythmé aux refrains solides sur lequel la voix mélodique de Lou Gramm donne son plein rendement.

Les américains gonflent leurs biceps et montrent le poing sur le réjouissant « Can’t wait » qui lorgne franchement vers le hard-fm avec des refrains très appuyés.

Plus doux, « Say you will » fait la part belle aux synthétiseurs au son aujourd’hui un peu daté tandis que « I don’t want to live without you » verse dans la ballade facile bien mollassonne.

Tout ce beau monde se ressaisit sur « Counting every minute » qui fait preuve d’une belle énergie hard rock, avec dans son sillage un « Inside information » et « Beat of my heart » musclés et entrainants.

Foreigner poursuit sur sa lancée avec un « Face to face » également appuyé et soigné avant de revenir à un style qu’il affectionne tout particulièrement, la ballade classieuse sur « Out of blue » bien aidé en cela par le timbre de voix de son chanteur et l’apport des claviers de Thom Gibel.

On termine par un dernier coup d’éclat le très solide « A night to remember » à la dynamique hard-fm bien saillante.

En conclusion, même si « Inside information » eut moins de succès que ses prédécesseurs et marqua le début du déclin de Foreigner tout du moins en Europe, reconnaissons que sa qualité intrinsèque reste même plus de vingt cinq, une belle preuve de la constance du groupe.

Encore une fois, la musique des américains apparait très calibrée, très standardisée mais fonctionne toujours bien avec de très nettes influences hard rock tempérée par les synthétiseurs des années 80 et par le style de chant très mélodique de Lou Gramm, qui reste dans le genre, lui aussi une référence.

Dynamique, entrainant, mélodique dans ses ballades pas toujours incroyablement inspirées, « Inside information » continue comme ses auteurs, de forcer le respect.

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 19:39
Head games (Foreigner)

Le rock américain avec Foreigner, qui depuis la fin des années 70 mène dans un relatif anonymat hors de ses frontières une belle carrière dans la durée.

Sorti en 1979, « Head games » et sa pochette sexy-trash de lycéenne prise en flagrant délit dans les WC débute par un hit solide, « Dirty white boy » composé de riffs nerveux et de refrains efficaces.

Surpris par cette première entame accrocheuse, l’auditeur découvre avec ravissement « Love on the telephone » qui bénéficie de l’apport judicieux des claviers de Al Greenwood en soutien de la belle alliance Lou Gramm-Mick Jones-Ian Mc Donald

C’est un ensuite un rock ’n’ roll extrêmement bien balancé à base de voiture et de femmes que nous envoie les New-yorkais sur « Women » enchainé dans le même mouvement du plus mélodique « I’ll get even with you » qui en raison de la qualité vocale de Gramm passe tout en souplesse.

On déroule sur « Seventeen » vif, nerveux avant qu’un creux s’installe sur « Head games » et « The modern day » plus linéaires et moins accrocheurs.

En revanche, Foreigner se montre très performant dans les registre plus mélodique de « Blinded by science » aux refrains très agréables et de la bonne vieille ballade acoustique « Do what you like » et c’est donc tout naturellement qu’on aborde la fin du disque matérialisée par « Rev on the red line » encore une fois très accrocheur.

En conclusion, pour une découverte, « Head games » est une heureuse surprise permettant de découvrir un très bon groupe de rock/hard fm américain produisant une musique certes simple et peu inventive mais très équilibrée, plaisante et agréable à l’écoute.

Foreigner n’est donc pas un groupe culte qui vous fera chavirer l’âme et le cœur, mais n’en demeure pas moins un groupe tout à fait intéressant et respectable si on aime le rock mélodique.

Head games (Foreigner)
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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 10:27
The descendants (Alexander Payne)

Changement d’univers avec un film plus adulte « The descendants » d’Alexander Payne.

Sorti en 2011, « The descendants » raconte l’histoire de Matt King (George Clooney), avocat basé à Hawaï, qui doit faire face une situation dramatique dans laquelle sa femme Elisabeth (Patricia Hastie) est clouée dans une situation critique sur un lit d’hôpital après un grave accident de bateau.

Héritier d’une ile somptueuse et encore vierge d’Hawaï, Matt qui a toujours fait passer son travail avant tout le reste, se trouve donc brutalement confronté à une réalité difficile ou il doit prendre en charge des deux filles, Alexandra (Shailene Woodley) adolescente et Scottie (Amara Miller), 10 ans, toutes deux très rebelles.

Assez rapidement, Matt comprend que la situation d’Elisabeth est sans espoir et se voit confier la difficile tache de l’annoncer à la famille proche qui vit sur majoritairement sur l’ile.

Trop jeune pour réagir de manière élaborée, Scottie s’exprime par un langage ordurier et un comportement anormal, tandis que Alexandra souffre intensément de cette douloureuse nouvelle, même si elle confie à son père être en mauvais terme avec sa mère.

Un peu dépassé par les réactions de son entourage, Matt fait pourtant courageusement front, et accepte que Sid (Nick Krause) un jeune homme désinvolte et insolent accompagne Alexandra pour la soutenir dans cette épreuve.

Les plus violentes critiques émanent du père d’Elisabeth, qui encense sa fille tout en reprochant le mode de vie égoïste de son gendre et de sa pingrerie qui l’avait poussé à ne pas acheter de bateau.

Pourtant Matt permet à tout le monde de lui rendre visite à l’hôpital tout en continuant de superviser la vente prochaine de la superbe ile familiale à des compagnies touristiques afin d’assurer un avenir financier à la nombreuse famille King.

Un basculement survient lorsque Alexandra finit par avouer à son père que sa mère le trompait avec un type de l’ile, ce qui a accéléré la détérioration des relations mère-fille.

Matt prend la nouvelle de plein fouet et entreprend de découvrir l’identité de l’amant.

Fou de rage, il fait pression sur un couple d’amis les Mitchell Mark (Rob Huebel) et Kai (Mary Birdsong) qui finit par lui révéler que l’homme s’appelle Brian Speer (Matthew Lillard).

Flanqué de Alexandra et de la tête à claque Sid, Matt mène l’enquête et découvre au cours d’un jogging sur la plage ou réside Speer, un homme marié.

Il prétexte alors une discussion un jour sur la plage avec Julie (Judy Greer) la femme de Speer pour rendre visite au couple avec une stratégie mise au point avec Alexandra visant à occuper l’épouse tandis que Matt s’explique avec l’amant.

Confronté à la réalité et à l’annonce de la mort d’Elisabeth, Brian ne nie pas une relation qu’il estimait purement sexuelle, et implore Matt d’épargner sa famille.

Face à l’affront de la tromperie, Matt a logiquement beaucoup de mal à garder son calme, mais finit par partir en grand seigneur tout en autorisant Brian à dire un dernier au revoir à sa maitresse.

C’est finalement Julie qui s’est douté de quelque chose qui se rend à l’hôpital pour un face à face intense face au corps sans vie de Elisabeth.

En proie à une profonde remise en question après la mort d‘Elisabeth, Matt refuse finalement de vendre son ile au grand désespoir des investisseurs et de ses cousins.

Il préfère à l’appât du gain préserver l’héritage de sa famille, une terre splendide et sauvage ou les souvenirs abondent.

Après avoir dispersé les cendres d’Elisabeth dans l’océan avec ses filles dans une poignante cérémonie posthume, Matt entreprend de se rapprocher d’elles et de devenir le père présent et attentionné qu’il aurait du être depuis longtemps.

En conclusion, malgré le cadre idyllique d‘Hawaï, « The descendants » n’est pas une comédie ou un film léger qui vous fera vous sentir heureux.

Il traite d’un sujet grave auquel tout le monde sera tout ou tard confronté : l’annonce d’une mort ici inattendue et ses impacts sur la vie d’une famille.

Clooney interprète très justement un homme mature qui en pleine introspection, réalise les erreurs qu’il a pu commettre : délaisser sa famille et en particulier son épouse pour son travail, faire preuve de radinerie par principe et surtout refuser de voir la réalité en face.

Le spectateur sent ce processus lent et douloureux qui va souvent à l’encontre des préoccupations du monde moderne gouverné par la vitesse (précipitation ?), l’individualisme et l’appât du gain.

Sans triomphalisme, le héros affronte les évènements avec dignité, tout en découvrant la véritable vie de la défunte et profite du choc du deuil pour donner de nouvelles priorités à sa vie centrée sur l’histoire, les racines et la famille.

« The descendants » est donc un film introspectif, difficile, douloureux, parfois poignant qui mérite bien ses quelques récompenses (dont un oscar).

Il est en revanche fermement à déconseiller aux personnes pressées, fragiles ou immatures qui ne sauront l’apprécier et trouveront le temps insupportablement long.

The descendants (Alexander Payne)
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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 16:29
Ultimates n°37 : sexe, mensonges et Dvd (Jeph Loeb, Warren Ellis, Joe Madureira, Cary Nord)

Toujours en 2008 voici « Ultimates n°37 : sexe, mensonges et Dvd ».

Jeph Loeb (scénario) et Joe Madureira (dessins) mettent en scène des Ultimates remaniés avec Tony Stark aux commandes, Valkyrie et un Œil de Faucon sans arc en guise de nouveautés.

Alors que le playboy Stark est victime d’une sextape le montrant en pleine action avec un de ses nombreuses conquêtes, le terrible Venom fait une entrée en force à la recherche d’une mystérieuse femme.

Véritable brute sanguinaire à la force impressionnante, Venom prend par surprise Thor et se montre un adversaire trop coriace pour Œil de Faucon, la Guêpe et la courageuse Panthère noire qui malgré sa bravoure se retrouve catapultée à plusieurs kilomètres à la ronde.

Il faut ni plus ni moins que Thor déchaine la foudre contre lui pour venir au secours de sa chère Valkyrie et finir par terrasser le monstre.

La Guêpe s’entretient ensuite avec Captain america de ses doutes sur le caractère ombrageux et violent de Œil de Faucon, de la relation passionnelle entre Vif argent et la Sorcière rouge, puis découvre Hank Pym inconscient à son laboratoire.

Ceci n’est que le prélude à une nouvelle tragédie, l’assassinat en pleine rue de la Sorcière rouge qui meurt dans les bras de son frère.

Les Ultimates toujours avec Warren Ellis (scénario) et Cary Nord (dessins) dans un épisodes ou Tony Stark accepte d’aider Bruce Banner à créer des nanotechnologies lui permettant de contrôler l’incroyable poussée de stress faisant de lui Hulk.

Les deux hommes s’entendent et Banner accepte de se prêter à une expérience dans un labo secret de Stark afin de recueillir des données sur le processus de transformation.

L’expérience, observée à distance par un super criminel appelé le Leader, est à haut risque et vise à provoquer la transformation de Banner en Hulk en simulant l’ambiance de la planète Venus, afin de le soumettre à un stress environnemental suffisant.

L’expérience reste à haut risques et Hulk est à deux doigts de provoquer une catastrophe en adaptant automatiquement son organisme aux conditions vénusiennes avant d’être finalement stoppé in extremis par une équipe de sécurité doté de sérum inverseur de processus.

En conclusion, « Ultimates n°37 : sexe, mensonges et Dvd » est un heureuse surprise qui relève fortement le niveau par rapport au niveau précédent.

Le style ultra sombre de Madureira colle bien à l’atmosphère de violence et de doutes de ces nouveaux Ultimates et l’assassinat de la Sorcière rouge constitue un sommet de dramaturgie.

Coté action, le choc avec le terrible Venom permet de rassasier le lecteur avide de sensations fortes.

Les autres auteurs Ellis et Nord ne sont pas en reste et l’association Stark-Banner dans le but de soigner ce dernier est des plus alléchantes avec en ligne de mire une plus grande compréhension du processus intime aboutissant à la mutation du frêle et intelligent Banner en brute invincible et stupide.

Excitant et intelligent, ce « Ultimates n°37 : sexe, mensonges et Dvd » est donc à recommander.

Ultimates n°37 : sexe, mensonges et Dvd (Jeph Loeb, Warren Ellis, Joe Madureira, Cary Nord)
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Published by Seth - dans Comics
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