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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 19:48

Depuis des siècles, la légende de Beowulf, tiré d’un poème épique scandinave écrit entre 800 et 100 après JC, a inspiré les artistes mais en 2007 c’est Sturla Gunnarsson, un Islandais qui réalise « Beowulf, le légende viking ».

Ici en 500 après JC, Beowulf (Gerard Butler) incarne le héros issu du peuple des Goths traversant la mer pour porter secours aux roi danois Hrothgar (Stellan Skasgard) dont le peuple est persécuté par un troll monstrueux répondant au nom de Grendel (Ingvar Eggert Sigurosson).

Hrothgar avoue son impuissance face à cette force de la nature et invoque Beowulf et ses treize compagnons pour l’aider à le débarrasser de cette plaie.

Mais le troll fuit le combat et se cache dans les montagnes du Danemark.

Curieux, Beowulf s’en va quérir les conseils de la sorcière Selma (Sarah Polley) qui prend étrangement parti pour Grendel en lui faisant comprendre qu’il n’en a qu’après les Danois eux même en crise de confiance avec l’arrivée d’un prêtre Celte qui tente de les convaincre peu à peu au Christianisme pour résoudre leurs problèmes.

Les expéditions contre le troll tournent en effet à l’échec mais lorsque les Goths brisent par dépit le crane du père de Grendel, celui devient ivre de rage et se lance dans une expédition punitive.

Après un combat acharné et incertain, Beowulf parvient à emprisonner un de ses bras dans une corde, ce qui le force à se le sectionner pour fuir.

Gravement blessé, Grendel est secouru par sa mère une sorcière des mers à la taille elle aussi monstrueuse.

Mais Beowulf qui a pourtant compris auprès de Hrothgar que le troll agissait par vengeance personnelle contre les Danois ayant assassiné son père, accède à la grotte ou de la sorcière des mers et y trouve le corps mort de Grendel.

Le héros nordique affronte et tue la sorcière puis épargne le fils de Grendel, conçu une nuit d’étreinte contre nature avec Selma.

De retour auprès des Danois, il érige une sépulture à Grendel et lui rend un hommage viking afin d’apaiser la rancœur de son fils et de dépasser le sentiment de vengeance…puis quitte le Danemark en le laissant sous la protection de Selma.

En conclusion, « Beowulf, le légende viking » est une plaisante adaptation/vulgarisation du mythe incarné ici par un acteur charismatique.

Le parti pris d’humaniser le troll qui devient finalement une victime de la cruauté des hommes est audacieux mais fonctionne, créant ainsi une ambigüité dans ses rapports avec le fier et intrépide héros nordique.

Les paysages magnifiques du Nord de l’Europe sont à couper le souffle et contribuent à emballer le film pour un résultat final des plus divertissants.

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 09:53

Après le succès foudroyant et o combien mérité de la trilogie du Seigneur des anneaux dans les années 2000, Peter Jackson continue d’adapter J.R.R Tolkien avec « Le hobbit : un voyage inattendu ».

Sortie en 2012, « Le hobbit : un voyage inattendu » se présente sous la forme d’une longue épopée, celle de Bilbon Sacquet (Martin Freeman), de la race des hobbits qui vieilli raconte comment un jour treize nains sont venus le trouver dans sa maison pour le convaincre des les conduire jusqu’à la montagne solitaire de Erebor, pour retrouver leur royaume à Erebor duquel le dragon Smaug les a chassé après une guerre sanglante qui a vu mourir le roi Thror (Jeffrey Thomas), tué par Azog (Manu Bennett), le roi des orques.

Même si Azog perd un bras dans le combat avec Thorin (Richard Armitage) le petit fils de Thror qui cherche à venger son grand père, l’entreprise est un échec pour les nains.

Aujourd’hui menés par Thorin avec l’appui du magicien Gandalf (Ian Mc Kellen), les nains veulent utiliser les particularités d’un hobbit pour pénétrer plus facilement dans la montagne ou se trouvait leur ancien royaume et le reconquérir.

Réticent et apeuré, Bilbon hésite mais accepte finalement l’offre.

Mais le chemin jusqu’à Erebor est truffé d’embuches…

Les orques patrouillent et trois imposants trolls des cavernes capturent leurs chevaux pour les dévorer.

Courageux et intrépide, Bilbon se rend jusqu’à au campement des monstres pour leur reprendre leur bien par la ruse, mais malgré la stupidité des brutes, l’aventure dégénère et tous les nains sont capturés pour être dévorés.

Seule la magie de Gandalf qui dirige la lumière du soleil sur les trolls pour les changer en statut permet au nains d’avoir la vie sauve.

La rencontre avec les trolls permet à la troupe de récupérer deux épées elfiques que prennent Bilbon et Thorin.

Plus tard la rencontre avec le magicien excentrique Radagast (Sylvester Mc Coy) leur fait prendre conscience de l’existence probable d’un Nécromancien dans la foret noire.

Ce puissant magicien serait capable de manipuler les morts et d’attirer des créatures malfaisantes comme des araignées géantes…

Radagast a d’autres vertus puisqu’il fait diversion sur son traineau tiré par des lapins pour tenter de disperser une troupe d’éclaireurs orques de Azog qui malgré la perte d'un bras demeure encore un adversaire particulièrement redoutable.

La ruse permet aux nains de gagner un peu de temps mais les orques juchés sur leurs terribles loups guerriers wargs, se rapprochent inéluctablement, forçant les nains à sa cacher sous terre pour survivre.

L’arrivée des elfes change la donne et met en déroute les orques.
La troupe pénètre via un passage sous terrain jusqu’à Fondcombe, le royaume elfiques sur lequel règnent Galadriel (Cate Blanchett) et Eldron (Hugo Weaving).

Mais malgré son plaidoyer, Gandalf ne recueille aucun avis favorable du conseil des elfes pour soutenir leur expédition…

Pire, son confrère le magicien Saroumane (Christopher Lee) s’y montre hostile…malgré l’exhibition d’une épée Morgul.

Galadriel comprend cependant que ces discussions n’étaient destinées qu’à permettre aux nains de partir en toute discrétion vers Erebor.

Le chemin dans des sentiers de montagne escarpés couverts de roche noire est éprouvant et la troupe évite de peu la mort en échappant à un titanesque combat de géant de pierre.

Puis les nains sont capturés par les gobelins qui vivent dans les entrailles de la montagne.

Seul Bilbon parvient à leur échapper mais il fait une curieuse rencontre en la personne de Gollum (Andy Serkis), l’ex hobbit devenu fou après la possession de l’anneau magique.

Affamé, horrible et agressif, Gollum est une menace que Bilbon contient avec son épée et des énigmes jusqu’à lui dérober son fameux anneau.

Alors que Thorin s’apprête à être décapité par le grand roi des gobelins (Barry Humphries), tout heureux d’offrir un présent à Azog, Gandalf intervient de nouveau permettant aux nains de s’enfuir.

Mais face à une armée de gobelins surexcités par la mort de leur roi, tué par Gandalf, l’exercice est périlleux…

A peine sorti, les nains qui ont retrouvé Bilbon sont poursuivi par des wargs dirigés par Azog en personne…

Obligés de monter sur des arbres pour leur survie, les nains obtiennent un sursit en jetant des pommes de pin enflammés par Gandalf…mais Thorin aveuglé par sa rage se jette sur Azog qui grandement aidé par son énorme warg blanc le surclasse aisément.

Thorin échappe de justesse à la mort par l’intervention de Bilbon et des autres nains qui engagent le combat face aux orques avant d’être secouru par les aigles géants alliés de Gandalf.

Après avoir décimé les wargs, les aigles transportent les nains jusqu’à la montagne solitaire mais Smaug qui était jusqu’alors assoupi ouvre alors un œil…

En conclusion, malgré un fort gout de réchauffé, « Le hobbit : un voyage inattendu » livrera aux fans d’heroic fantasy ce qu’ils attendent : une histoire épique, un univers riche et foisonnant d’une multitude de personnages et quelques batailles spectaculaires absolument irréalistes ou une poignée de nains de leur propre aveux sous entrainés déciment par centaines des gobelins et des orques faisant figure de consommables.

Reste la maestria technique de Jackson s’illustrant dans les combats de géants de pierre ou les féroces attaques de wargs…

Peu de nouveautés ou de surprise donc dans ce spin off du Seigneur des anneaux, mais une poursuite d’une franchise déjà solidement établie qui ravira les fans éblouis…

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 20:27
Conan le destructeur (Richard Fleischer)

Sorti en 1984, « Conan le destructeur » succède au cultissime « Conan le barbare » de John Milius.

Ici le second volet du barbare musclé est confié au renommé Richard Fleischer qui met en scène Conan (Arnold Schwarzenegger en pleines formes) et son ami voleur Malak (Tracey Walker) arrêtés par les gardes d’une puissante reine Taramis (Sarah Douglas) qui jouant sur les désirs profonds du guerrier lui confie la tache d’escorter une jeune princesse du nom de Jennah (Olivia Dabo) pour retrouver la corne de Dagoth, censé ranimer un dieu capable de l’aider à retrouver son épouse disparue Valeria.

Fidèle à sa réputation, Conan accepte la mission et est accompagné par Bombaata (Wilt Chamberlain) un guerrier géant noir proche de la reine.

En chemin le petit groupe s’agrandit au fil des rencontres et des combats, recrutant un magicien Akiro (Mako) et Zula (Grace Jones) une amazone noire experte en maniement de bâton.

Leur première mission est de pénétrer dans un château occupé par le sorcier Toth-Amon (Pat Roach) afin de récupérer un joyau essentiel pour récupérer la corne.

Conan affronte en personne le sorcier qui projette son esprit dans une créature monstrueuse mi bête-mi homme et découvre qu’en frappant les miroirs de la pièce il peut le vaincre.

La créature meurt après que Toth-Amon ait été transpercé et Jennah qui avait été enlevée par le sorcier capable de se changer en oiseau de fumée, finalement libérée.

En chemin vers le temple ou est localisée la corne, le groupe est agressé par la garde d’élite de Taramis qui souhaite en réalité se débarrasser de Conan et offrir Jennah vierge en sacrifice à Dagoth.

Mais Conan et ses alliés Malak et Zula demeurent redoutables et tuent les soldats.

L’attitude de Bombaata qui a cherché à le tuer trouble un instant Conan qui s’enivre rapidement et repousse les avances de Jennah, séduite par son intrépide sauveur.

Dans le temple, la pierre permet de trouver la corne mais le groupe doit se défendre contre des membres d’une secte.

Les soldats sont repoussés ou tués et Akiro triomphe de leur chef un sorcier (Ferdy Mayne) comme lui après un duel de magie.

Bombaata tente d’ensevelir Conan sous un éboulement et s’enfuit avec Jennah.

Mais Conan, Malak, Akiro et Zula reviennent dans le royaume de Tamaris pour empêcher in extremis le sacrifice de Jennah.

Dagoth est cependant libéré sous la forme d’un hideux minotaure et tue Tamaris.
En apparence invincible, il pose un problème insoluble à Conan qui trouve finalement la faille par Akiro en lui arrachant sa corne.

Dagoth tué, Conan établit Jennah comme nouvelle reine et reprend sa quête solitaire pour retrouver Valeria.

L’histoire se conclut par la nouvelle de l’apaisement de Conan qui a fondé son propre royaume.

En conclusion, « Conan le destructeur » offre une classique/basique histoire d’heroic fantasy sans atteindre les sommets épiques et exotiques de « Conan le barbare » voir frisant parfois le ridicule par certains effets spéciaux des monstres en plastiques dont le fameux Davoc, digne d’une créature d’un vieux Bioman.

Malgré ces défauts, Fleischer propose cependant des combats spectaculaires dans lesquelles s’illustre Schwarzenegger toujours monstrueux de charisme et de présence physique.

Avec la participation habile de stars des années 80 comme la chanteuse/actrice/modèle Grace Jones ou l’ancien basketteur légendaire Wilt Chamberlain, on peut donc considérer ce « Conan le destructeur » avec une certaine indulgence due à son âge vénérable.

Conan le destructeur (Richard Fleischer)
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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 08:49
Tygra, la glace et le feu (Ralph Bakshi)

Petit plaisir estival coupable avec « Tygra, la glace et le feu » film d’animation de Ralph Bakshi.

Je me souviens très distinctement avoir réussi à convaincre ma Mère de m’emmener voir ce film déjà confidentiel dans un cinéma de la rue Convention lors de sa sortie en … 1983.

Dessiné par la légende Frank Frazetta, « Tygra, la glace et le feu » est un pur produit d’Heroic fantasy, genre très en vogue à l’époque en raison du succès cinématographique du Conan le barbare de John Milius

L’histoire, somme toute assez basique voit dans un monde imaginaire vaguement préhistorique évoquant la Terre sauvage de Marvel, le souverain Nekron (Hervé Bellon), utiliser ses pouvoirs magiques pour étendre un empire de glace sur l’ensemble d’un vaste territoire composés de tribus.

Conseillé par sa mère Juliana (Nadine Alari), Nekron commande l’avancée d’immenses glaciers engloutissant tout sur leur passage, tandis que ses soldats soushumains ressemblant à des néandertaliens, pillent et tuent les tribus refusant de se plier à sa domination.

Au cours d’une bataille ou son peuple est décimé, Larn (Jean-François Vlerick), un guerrier blond, athlétique et habile, parvient à échapper aux féroces soushumains en s’enfonçant dans une épaisse foret tropicale avec une bonne dose de ruse, adresse et courage.

Seul survivant de son clan, il ignore que Jarol (Marc de Georgi), souverain du royaume du Sud et principal opposant à Nekron a payé le prix de son absence de soumission à Nekron en voyant sa fille, la sexy et athlétique Tygra (Céline Montsarrat) enlevée par surprise par les soushumains.

Mais Tygra révèle une force de caractère hors normes qui lui permet d’échapper à ses ravisseurs en mêlant charme, audace et un brin de chance pour éviter les monstrueux reptiles et insectes vivant dans ce monde.

Restée seule (et dénudée !) dans l’épaisse foret, elle fait la connaissance de Larn errant lui aussi seul.

Un rapprochement arrive bien vite même si une monstrueuse pieuvre sous marine manque de tuer Larn et sépare le couple.

Tandis que Larn est soigné par un mystérieux guerrier solitaire répondant au nom de Darkwolf (Pierre Hatet), en raison d’une pelisse de loup recouvrant son visage, Tygra est reprise par les soushumains qui l’enchainent à l’un d’entre eux.

Comprenant que Darkwolf est l’ennemi juré de Nekron, Larn s’allie à lui profitant de sa gigantesque force physique, de son habileté à la hache et à l’arc.

Le duo s’attaque courageusement à la troupe de soushumains pour libérer Tygra en comprenant tardivement que la belle s’est encore une fois libérée toute seule avant de tomber dans les griffes d’une sorcière appelée Roliel (Evelyne Séléna) qui comprenant l’intérêt stratégique de la princesse, tente de négocier avec les hommes de Nekron.

La manœuvre échoue complètement et Roliel et son fils un monstrueux géant sont massacrés, tandis que Tygra est cette fois belle et bien emmenée au royaume de Nekron.

Tout semble donc converger vers Nekron qui se sentant à présent en position de force repousse dédaigneusement les charmes de Tygra que sa mère voulait comme belle fille, avant de se raviser devant l’arrivée de Taro (Richard Darbois) fils de Jarol envoyé comme négociateur avec une escorte de trois hommes.

La discussion tourne court, Taro et ses hommes dégainant leurs glaives mais sont contraints par les pouvoirs magiques de Nekron à s’entretuer.

Larn et Darkwolf appuyé par les troupes de Jarol qui leur prêtent leurs fameux dragons volant (ptérodactyles) attaquent alors Nekron.

Si Larn n’a malgré son courage pas plus de succès que Taro face à la puissance maléfique de Nekron, le terrible Darkwolf parvient à surpasser la magie du souverain et le tue de ses mains.

Lorsque Jarol sent le pouvoir de Nekron vaciller, il libère la lave de son royaume volcanique pour détruire les glaciers maudits et rétablir un semblant de paix.

Tout se conclut donc par un happy end, la formation du couple Larn-Tygra sous l’œil bienveillant de Darkwolf.

En conclusion, trente ans après, « Tygra la glace et le feu » continue de me fasciner alors que j’ai depuis belle lurette atteint l’âge adulte.

L’histoire est certes basique avec une opposition Bien/Mal ou Feu/Glace mais l’animation superbe avec des personnages se déplaçant avec une fluidité déconcertante.

Bakshi déploie une action quasiment non stop avec ce fort parfum d’aventures et de dépaysement inhérent à l’Heroic fantasy dans une version ici plus musclée et athlétique comme il en est d’usage dans les années 80 forcément body buildées.

Attention tout de même, hommes singes difformes, trolls, sorcière, loups et reptiles géants ne conviennent pas à tout type de public et peuvent effrayer le plus jeune public.

Outre l’action menée tambour battant, on s’attache aux personnages, avec le coté ange noir/fils maudit de Nekron, le courage rugueux de Larn et la virilité mystérieuse de Darkwolf.

Aspect non négligeable au charme du dessin animé, le style graphique volontairement sexy de Frazetta qui fait de Tygra une beauté callipyge aux formes dénudées s’exprimant de manière particulièrement érotique durant tout le film.

Véritable régal sur le fond et la forme, « Tygra la glace et le feu » connut donc un honteux échec commercial, qui n’enlève en rien à la fascination que je lui porte.

Il est donc probable que ce film conserve donc à jamais une place dans mon cœur d’enfant …

Tygra, la glace et le feu (Ralph Bakshi)
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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 10:46
Le seigneur des anneaux 3, le retour du roi (Peter Jackson)

En 2003, Peter Jackson conclut sa trilogie consacrée à Tolkien avec « Le seigneur des anneaux 3, le retour du roi ».

L’histoire qui a pris de l’épaisseur dans le deuxième épisode, reprend là ou on l’avait laissé avec la quête des Hobbits Frodon (Elijah Wood) et son compagnon Sam (Sean Austin) à travers le Mordor, guidé le fourbe Golum (Andy Serkis) dévoré par son désir irrépressible de posséder à nouveau l’anneau tant convoité.

A mesure que le trio se rapproche du but, la tension monte graduellement avec un Frodon rongé par le pouvoir destructeur de l’anneau et un Sam ne tolérant plus les manigances de Golum avec la ferme résolution de le tuer à la première occasion.

Du coté des forces de Sauron, si Saroumane a semble t il été vaincu et contenu par l’assaut des Ents sur Isengard, l’œil maléfique n’a pas renoncé et lance contre Minas Tirith, la capitale du royaume du Gondor, une immense armée d’Orques afin de prendre définitivement le dessus sur les humains gouvernés par Denethor II (John Noble) roi par intérim du Gondor, passablement usé et ravagé par l’usage prolongé du pouvoir.

Malgré les mises en garde de Gandalf (Ian Mc Kellen), Denethor affecté par la perte de son fils Boromir n’écoute rien et accepte à peine de prendre à son service le jeune Pippin (Billy Boyd) en guise de réparation à la mort de son fils.

Cette attitude désabusée un effet direct sur la guerre contre Sauron puisque Denethor envoie son second fils Faramir (David Wenham) dans une mission suicide pour reprendre un poste avancé du Mordor face à des Orques plus nombreux et mieux armés.

Alors que le siège de Minas Tirith s’engage plutôt mal, car les Orques appuyés par les Nazguls montés sur des dragons volants avec à leur tête le plus puissant d’entre eux, Angmar n’ont aucun mal à prendre le dessus sur des humains mal commandés,
Aragorn (Viggo Mortensen) toujours aidé Legolas (Orlando Bloom) et Gimli (John Rhys-Davies) parvient à rallier par la puissance de l’épée de son ancêtre Isildur reconstituée par l’Elfe Elron (Sam Weaving), une armée de soldats damnés pour l’éternité pour avoir trahi leur serment à Isildur au moment du premier combat contre Sauron.

Aragorn qui se voit comme le nouveau roi du Mordor à la place de Denethor, promet au roi des morts de réhabiliter leur honneur si ils acceptent de le servir à nouveau contre Sauron.

Fort de cette nouvelle alliance, Aragorn rejoint Théoden (Bernard Hill) et sa nièce guerrière Eowyn (Miranda Otto) pour mener une véritable à l’armée à la rencontre des troupes de Sauron.

Comment souvent avec Peter Jackson, le film culmine dans l’assaut de Minas Tirith avec un combat grandiose et épique, dans lequel Denethor rendu fou tente de bruler Faramir son fils blessé et finit dévoré par les flammes en se jetant du haut d’un promontoire.

La charge de cavalerie des Rohirrim déstabilise les Orques qui font ensuite appel à des peuples du Sud vaguement orientaux, rendus redoutables par leurs énormes oliphants de combats.

Mais le courage des Rohirrim n’a pas de limite et les fantastiques pachydermes sont méthodiquement tués à l’aide de manœuvres audacieuses de Aragorn ou Legolas, visant à tuer leurs cornacs ou à grimper sur leur dos pour tuer l’équipage ou percer leur cou épais d’un trait bien placé.

Théoden est malheureusement tué dans le combat par Angmar mais à la surprise générale la courageuse Eowyn, parvient à tuer le soi disant invincible roi des Nazgul dont le pouvoir paraissait soit dit en passant passablement surestimé.

A l’intérieur de la citadelle de Minas Tirith, la lutte est désespérée face à des Orques soutenus par des Trolls des cavernes à la force quasi invincible mais la solution vient de l’attaque de l’armée des morts, rendue invincible par sa condition de spectres intangibles qui nettoie les troupes des Orques certes féroces mais mortels.

Avec la défaite des armées de Sauron, Aragorn honore son serment et libère les morts de leur damnation.

Les humains savent à présent qu’ils doivent concentrer leur forces pour attaquer le Mordor afin de provoquer une diversion permettant à Frodon d’accomplir sa périlleuse mission.

Le jeune Hobbit qui a laissé partir Sam, épuisé et découragé, tombe malheureusement dans un piège tendu par Golum qui le livre à Arachné, une monstrueuse araignée géante barrant la route du Mordor.

Malgré son courage et l’aide d’une lampe magique donnée par les Elfes pour éblouir la bête infernale, Frodon est piqué par le venin de l’araignée et laissé inconscient.

Sam prend alors son courage à deux mains et affronte Arachné pour secourir son maitre et ami, réussissant l’exploit de la blesser grièvement à l’abdomen.

Malheureusement Sam ne peut empêcher une troupe d’Orques d’embarquer le corps inconscient et emmailloté de Frodon pour l’emmener au Mordor.

Ceci n’empêche pas le courageux Hobbit de foncer secourir son maitre avec beaucoup d’audace et profitant d’un coup de chance entrainant une bagarre entre Orques pour s’approprier les effets personnels de Frodon.

Sam qui avait mis l’anneau en sécurité avec difficultés à Frodon et les deux courageux Hobbits qui pensent en avoir fini avec le traitre Golum profitent de l’attaque d’Aragorn et ses hommes pour accéder à la montagne de Sauron.

En réalité, Aragorn, Gandalf, Legolas et Gimli se sont lancés dans une mission suicide et sont rapidement encerclés par le gros des troupes des Orques.

Mais la manœuvre réussit, et Frodon et Sam épuisé par le manque de nourriture et la chaleur volcanique du Mordor arrivent à grand peine près d’un fleuve de lave.

Au moment de jeter l’anneau, Frodon lui aussi contrôlé par l’esprit maléfique se rétracte et le met à son doigt mais l’affreux Golum surgit de nulle part, mange le doigts de son adversaire dans une lutte confuse pour récupérer l’anneau maudit.

Sam intervient in extremis pour sauver Frodon des flammes tandis que Golum et l’anneaux sont détruits dans le flot de lave.

La destruction de l’anneau aboutit à celle de l’œil de Sauron, des Nazguls dont les dragons étaient harcelés par des aigles géants invoqués par Gandalf et la débandade des Orques alors que le Mordor tout entier se fissure en explosions volcaniques d’une grande violence.

La paix revient donc sur la Terre du Milieu, sauvé du péril de Sauron et de la terrible tentation de la possession des anneaux.

Les Hobbits rejoignent leur pays natal de la Comté pour un repos bien mérité.

Frodon écrit l’histoire du livre du Seigneur des anneaux ce qui lui prend quatre ans.

Les Elfes rejoignent ensuite leur monde avec le vieux Bilbon qui accomplit la bas son dernier voyage.

Frodon quitte la Terre du milieu avec Gandalf faisant du brave Sam le légataire de son histoire.

En conclusion, « Le seigneur des anneaux 3, le retour du roi » est le meilleur de la trilogie de Peter Jackson avec une débauche incroyable d’inventivité et d’effets spéciaux.

Les combats sont grandioses avec d’impressionnants chocs entre humains et orques, chacun ayant ses propres auxiliaires.

La noblesse et le courage de personnage comme Aragorn, Sam ou à un degré moindre Eowyn ou Faramir permettent de triompher des difficultés et d’obtenir les avantages pour emporter les combats décisifs face à des adversaires plus nombreux, plus puissants ou fourbes.

On pense parfois à la « Star wars » sans aujourd’hui savoir quelle œuvre a influencé l’autre car si Tolkien préexiste à Lucas, celui-ci préexiste également par rapport à Jackson.

Au registre des réussites donc : la création d’une armée de soldats fantômes damnés voulant reconquérir leur honneur perdu dans un ultime combat, le roi des Nazguls même si finalement assez décevant, d’horribles dragons volants, d’énormes pachydermes de combat et une bonne grosse araignée répugnante d’un réalisme et d’une agressivité assez bluffante dans les galeries de son monde sous terrain.

Seule critique que je pourrais apporter à ce stade : l’incroyable longueur du film (plus de 3h) et une fin beaucoup trop longue qui n’en finit pas de finir, rendent le visionnage de la dernière partie réellement éprouvant.

Pour le reste, le succès colossale du troisième volet aux onze oscars est pour moi amplement mérité, ce qui ne suffira pas à faire de moi un fan de l’œuvre de Tolkien !

Le seigneur des anneaux 3, le retour du roi (Peter Jackson)
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 17:53
Le Seigneur des anneaux 2 : les deux tours (Peter Jackson)

Peter Jackson ne chôme pas et aligne sur trois années successives sa trilogie consacrée au Seigneur des anneaux.

En 2002 donc sort « Le seigneur des anneaux 2, les deux tours » au titre assez malheureux en rapport avec les évènements du 11 Septembre 2001.

Ce second volet débute par la rencontre entre Frodon (Elijah Wood), son compagnon Sam (Sean Austin) et l’étrange Golum (Andy Serkis) ancien possesseur de l’anneau au physique et psychisme dégradés par sa proximité et devenu complètement obsédé par sa reconquête.

Malgré une schizophrénie évidente, Golum semblant être l’ancien Hobbit Sméagol et une agressivité parfois incontrôlable, l’étrange créature est finalement épargné contre l’avis de Sam par Frodon en échange de sa servitude et de ses précieux conseils pour se repérer dans le chemin périlleux jusqu’au Mordor.

Tandis que le trio progresse parfois difficilement, Aragorn (Viggo Mortensen), Legolas (Orlando Bloom) et Gimli (John Rhys-Davies) lancés à la poursuite des Orques ayant capturés Pippin (Billy Boyd) et Merry (Dominic Monaghan) pénètrent dans le territoire du Rohan, gouverné par un roi envouté par le sorcier Saroumane (Christopher Lee) Théoden (Bernard Hill) et ainsi manipulé par le perfide conseiller Grima (Brad Dourif) qui parvient à faire exiler son neveu Eomer (Karl Uban).

Mais le farouche Eomer attaque avec une troupe de guerrier les Orques fuyards et les tuent en ignorant Pippin et Merry, qui trouvent refuge dans une étrange foret régie par des créatures végétales pensantes et marchantes appelées les Ent.

Questionnés par le trio de la Communauté de l’anneau, Eomer et sa bande demeurent incapables de le renseigner sur le sort des deux petits Hobbits.

C’est alors que le vieux Gandalf (Ian Mc Kellen) qu’on pensait mort dans son combat contre le Balrog, revient à la surface du monde, indiquant qu’il a finalement triomphé de son terrible adversaire après une lutte homérique.

Le magicien intervient pour confier Pippin et Merry à Sylverbarbe, chef des Ent et pour délivrer Théodore du sortilège jeté par l’infâme Saroumane.

Le traitre Grima est chassé du royaume de Rohan et s’empresse de rejoindre son maitre Saroumane, lui-même serviteur du puissant Sauron.

Les héros s’apprêtent alors à devoir soutenir une attaque d’envergure exceptionnelle d’Orques cuirassés et surentrainés, les Uruk-hais.

Pour cela, Théodore miraculeusement rajeuni décide de mener bataille dans la citadelle de Fort-le-Cor situé dans le gouffre d’Helm.

Le progression jusqu’à la forteresse est cependant périlleuse avec l’attaque d’Uruk-hai chevauchant des hyènes géantes appelés les Ouargues.

Au cours du combat contre ces féroces adversaires, Aragorn est précipité du haut d’une falaise dans un cours d’eau et laissé pour mort, au grand désespoir de Towy (Mirando Otto) la fille de Théodore, avec qui il a tissé des liens plus raisonnables que ceux avec l’Elfe Arwen.

De leur coté, les petits Hobbits ne restent pas inactifs, et guidés par le versatile Golum, traversent un horrible marais rempli de morts tués au combat, échappant à une nouvelle attaque des Nazguls, chevauchant à présent de sombres dragons ailés.

L’arrivée à Mordor est décevante et révèle plutôt l’impossibilité d’accéder directement à la forteresse de Sauron.

Décidément surprenant Golum indique un autre passage moins direct à ses collègues, qui se retrouvent malgré tout capturés par les guerriers de Faramir, frère de Boromir du royaume du Gondor.

Après une nouvelle attaque des redoutables Nazguls, Faramir fait fi de sa suspicion à l’égard du trio et accepte de l’aider à franchir la porte d’entrée du Mordor.

A For-le-cor, la bataille approche, et la soldats de Théoden ont l’agréable surprise de revoir Aragorn vivant puis de recevoir l’aide des Elfes de Elrond (Hugo Weaving) plutôt connus pour leurs capacités d’archers.

Les défenseurs font alors face à une gigantesque armée d’Uruk-hai, qui faisant fi des pertes occasionnées lors de l’épique bataille, grignotent au moyen de grosses machines de sièges (béliers, tours, échelles et même bombes) les murailles pour finalement s’introduire dans l’enceinte de la forteresse.

Malgré la hache de Gimli, la lame d’Aragorn et l’arc de Legolas, les Orques gagnent inexorablement du terrain, menaçant Théoden à l’intérieur même de la cité fortifiée.

Alors que tout semble perdu, Gandalf et l’armée d’Eomer surgissent prenant les Orques à revers et les dispersant.

Ce triomphe est complété par celui de Pippin et Merry qui sont parvenus à convaincre les placides Ents à entrer en guerre pour arrêter les destructions végétales et engloutir l’infernale forge de Saroumane sous des torrents d’eau.

Saroumane semble alors tenu en échec, mais Sauron n’a toujours pas renoncé à sa quête de l’anneau.

En conclusion, « Le seigneur des anneaux 2, les deux tours » est de meilleure qualité que la première mouture que j’avais trouvé trop simple et peu passionnante.

L’arrivée du troublé Golum et ses délires psychotiques vient donner un peu plus de sel aux aventures des gentils et lisses Hobbits.

Personnage tour à tour inquiétant puis pathétique, Golum est en réalité une âme jadis pure corrompue par l’infernale pouvoir de l’anneau auquel il est maintenant soumis.
Pourtant par la considération de Frodon qu’il voit comme son nouveau maitre, Golum entrevoir une rédemption, toutefois bien fragile.

Malgré la durée toujours importante du film, le spectateur est comblé au niveau des scènes d’action avec une fantastique bataille épique de près de trois quarts d’heure pour prendre l’assaut la forteresse de Fort-le-Cor.

Les Orques sont toujours aussi repoussants, les Nazguls inquiétants et l’introduction des arbres marchants doté d’une pleine conscience/autonomie est particulièrement réussie.

Peu à peu, l’univers de Tolkien prend forme et révèle toute sa richesse … sans doute encore plus palpable dans les livres qui ne recèlent pas toutes les relatives simplifications du film.

Une bonne surprise donc au final, à confirmer par le dernier volet de la trilogie ?

Le Seigneur des anneaux 2 : les deux tours (Peter Jackson)
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 16:40
Le Seigneur des anneaux 1 : la communauté de l'anneau (Peter Jackson)

Il fallait bien un jour que « Le seigneur des anneaux » passe sur en ces chroniques.

Je souhaite néanmoins annoncer la couleur, je n’ai pas l’intention de m’attaquer à l’œuvre de J.R.R Tolkien et d’affronter tous les spécialistes en quête de menus détails sur les imprécisions que mes commentaires ne manqueraient pas de générer, mais plutôt me cantonner aux adaptions cinématographiques de Peter Jackson avec la première d’entre elles « Le seigneur des anneaux 1 : la communauté de l’anneau ».

Sorti en 2001 et sur attendu par tous les fans de l’œuvre de Tolkien, ce premier volet campe le décor d’une Terre du Milieu imaginaire fortement inspirée des légendes nordiques, ou le pouvoir serait partagé entre plusieurs anneaux magique avec un seul crée par un démon maléfique appelé Sauron, capable de contrôler tous les autres.

Sorcier surpuissant à l’apparence indéfinie et mouvante, Sauron fut selon la légende pourtant vaincu par le passé par Isildur, fils du roi Elenddil du royaume du Gondor au cours d’une gigantesque bataille.

Mais fléchi par le pouvoir terriblement pervers de l’anneau, Isildur ne put se résoudre à la détruire et celui-ci fut récupéré au gré des hasard par des générations de Hobbits, hommes de petite taille, jusqu’à échouer chez Bilbon Sacquet (Ian Holm) qui vécut plusieurs centaine d’années en protégeant l’anneau de son attention jalouse.

Un jour pourtant le sorcier Gandalf (Ian Mc Kellen) vient le trouver pour l’avertir du réveil de Sauron représenté par un œil incandescent régnant sur le royaume du Mordor.

A force de persuasion, Gandalf parvient à convaincre le vieux Bilbon de céder l’anneau à son neveu le jeune Frodon (Elijah Wood) afin de l’emmener dans un lieu sur, Fondcombe, royaume de l’elfe Edrond (Hugo Weaving).

Malgré le poids énorme de cette responsabilité, Frodon accepte la mission et part en mission flanqué de trois Hobbits : son jardinier le robuste et fidèle Sam (Sean Austin) et le duo Pippin (Billy Boyd) et Merry (Dominic Monaghan).

Tandis que les Hobbits se mettent en route, Gandalf part à Orthanc chercher l’aide de son maitre le magicien Saroumane (Christopher Lee) malheureusement passé du coté de Sauron.

Après un duel de magiciens (oui cela existe !), Gandalf est sévèrement battu par plus fort que lui et Saroumane révèle alors ses plans : utiliser le site d’Isengard pour abattre les arbres magiques et créer à l’aide de magie une nouvelle race de soldats Orques capables de déferler sur l’ensemble de la Terre du milieu pour la soumettre à Sauron.

Malgré sa défaite, Gandalf parvient à échapper grâce à un aigle géant aux griffes de Saroumane.

De son coté, les insignifiants Hobbits font connaissance avec les terribles Nazguls, spectre errant envoyés par Sauron pour récupérer l’anneau.

Leur fuite devant ces êtres effrayants sans visage montant de grands chevaux noirs leur permet de faire la connaissance dans une auberge d’un soldat errant appelé Aragorn (Viggo Mortensen) qui se révèle être le descendant d’Isildur et se propose de les guider jusqu’à Fondcombe.

En réalité, Aragorn, excellent guerrier se révèle une aide précieuse pour les Hobbits et permet à lui tout seul de disperser les Nazguls, qui avaient blessé Frodon et menaçaient de lui prendre son anneau.

Chez les Elfes, ils retrouvent Gandalf et rencontrent Edrond qui se déclare incapable de protéger l’anneau contre Sauron t convoque une assemblée à laquelle siègent des représentants des Nains : Gimili (John Rhys-Davies) et des hommes : Boromir (Sean Benn) pour le Gondor.

Le conseil décide de jeter l’anneau dans les flammes du Mordor pour s’assurer de sa destruction.

Aragorn qui a eu une liaison avec Arwen (Liz Tyler) la fille d’Edrond, prête à renoncer à son immortalité par amour, quitte à grand peine Fondcombe pour se joindre à l’expédition qui compte en plus de Gimili et Boromir le jeune Elfe Legolas (Orlando Bloom).

Mais comme on pourrait s’y attendre le chemin vers le Mordor est semé d’embuches tant par le relief particulièrement hostile traversé que par les tours de Saroumane capable de frapper par magie à distance.

Après avoir renoncé à passer par un passage montagneux rendu impraticable par Saroumane, la communauté décide de passer par les mines de la Moria, sur les conseils de Gimili qui dit avoir un cousin Nain comme gérant de l’exploitation.

Malhreusuement Saroumane lâche ses horribles Orques sur les héros qui doivent de plus évoluer dans un paysage sous terrain étrange ou sont tapies d’énormes créatures des profondeurs comme une pieuvre géante particulièrement sournoise qui manque de tuer le petit Frodon.

Mais même les Orques aidés pourtant de colossaux Trolls des cavernes reculent, horrifiés face à l’apparition d’un démon des profondeurs, un puissant Balrog cracheur de feu que rien ne semble pouvoir vaincre.

Seul Gandalf se montre en mesure d’affronter le Balrog et disparait dans une chute vertigineuse après un corps à corps terrible.

Les rescapés continuent d’avancer, Boromir également tenté par le pouvoir de l’anneau étant à deux doigts de commettre l’irréparable en le dérobant à Frodon.

L’attaque d’Orques ultra déterminés enmenés par l’impressionnant Lurtz (Lawrence Makoare) vient semer la panique et les Hobbits apeurées fuient tandis qu’Aragorn, Boromir et Legolas luttent au corps à corps dans une épaisse foret.

Boromir se fait tuer par Lurtz en protégeant la fuite des Hobbits, rachetant ainsi sa faute.

Le brutal Lurtz ne triomphe pourtant pas longtemps puisqu’il est à son tour tué en combat singulier par Aragorn.

Pippin et Merry sont cependant enlevés par les Orques qui doivent les ramenés vivant à leur maitre et le groupe éclate en deux parties : Aragorn, Gimili et Legolas se lançant à leur poursuite tandis que Frondon et Sam se rendent seuls au pays du Mordor.

En conclusion, comme convenu, « Le seigneur des anneaux 1 : la communauté de l’anneau » plonge le spectateur dans les décors sublimement sauvage de la Nouvelle Zélande et dans une atmosphère de merveilleux souvent à la limite du ridicule.

La mise en action est somme toute assez lente et on trouve à vrai dire le temps assez long à passer, surtout que sur le fond l’histoire demeure d’une très grande simplicité.

Pour pallier à un scénario somme toute basique, à des personnages moyennement intéressants tels ces Elfes graciles aux oreilles pointues que n’aurait pas renié le Capitaine Spock, Jackson utilise en plus de la splendeur des paysages les effets spéciaux avec quelques réussites notables du coté des forces du mal : les Orques particulièrement immondes et agressifs, les énigmatiques bien que surestimés Nazguls ou cet incroyable monstre cracheur de feu de Balrog.

L’épopée est donc bel et bien présente, mais ne passionne guère avec des personnages peu attachants comme le fragile Frodon ou les vieux magiciens décrépis, Mc Kellen et Lee.

A réserver donc aux fans, quand aux autres (comme moi) ils ne basculeront pas après ce premier volet somme toute décevant compte tenu des attentes qu'il suçitait.

Le Seigneur des anneaux 1 : la communauté de l'anneau (Peter Jackson)
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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 09:38

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Au début des années 80, la société de jouets Mattel réalisa un énorme coup commercial en créant tout une ligne de produits « Les maitres de l’univers » fortement inspirés de Conan le Barbare.

Ces jouets assez évolués capables d’effectuer des rotations du buste pour décocher de terribles punchs, représentaient la lutte du bien contre le mal avec d’un coté un guerrier blond body buildé (Musclor ou He-man) et de l’autre le diabolique  sorcier Skeletor, chacun entourés d’une pléiades d’alliés et d’accessoires pour permettre d’entretenir un marché qui perdura près d’une dizaine d’années.

Le succès fut tel qu’un dessin animé fut réalisé et diffusé à la télévision française, avant une adaptation comic book (DC puis Marvel), puis féminine (She-Ra équivalente de son cousin Musclor) et enfin le couronnement en 1987, avec une adaptation cinématographique « Les maitres de l’univers » de Gary Goddard.

Reprenant la trame du comic, « Les maitres de l’univers » raconte la quête acharnée du puissant sorcier Skeletor (Franck Langella) pour devenir le maitre de la galaxie.

Régnant à l’aide de sa puissante armée sur la planète Eternia, Skeletor a pour principal ennemi  le guerrier Musclor (Dolph Lundgren) qui aidé de son énorme épée et de ses amis le maitre d’armes (Jon Cypher) et Teela (la très athlétique Chelsa Field), tente de mettre fin à ses velléités hégémoniques.

L’enjeu de ce combat est la possession d’une clé cosmique crée par le nain Gwyldor (Bill Barty) capable de téléporter Skeletor sur d’autres mondes.

Rendu plus puissant par l’absorption des pouvoirs d’une sorcière alliée de Musclor, Skeletor est un ennemi redoutable que rien ne semble pouvoir arrêter.

Au cours d’une erreur de manipulation, Musclor et ses alliés se retrouvent téléportés sur terre.

Ils perdent la clé cosmique qui est récupérée par Kevin (Robert Duncan Mc Neill) et son amie Julie (Courtney Cox alors débutante) , un couple de teen ager sur le point de se séparer en raison des problèmes de Julie qui se sent coupable de la mort de ses parents.

Mais Skeletor envoie ses mercenaires pour récupérer la clé et une terrible traque commence alors provoquant l’intervention de Musclor pour protéger les humains.

Les sbires de Skeletor sont Blade (Anthony de Longis) expert en maniement de lames, l’homme bête (Tony Carroll)moitié homme et moitié fauve, le difforme Karg (Robert Towers) au brushing très années 80 et le reptilien Saurod (Pons Maar) qui sera exécuté par Skeletor après l’échec du groupe.

Ulcéré par l’échec de son commando, Skeletor charge sa sorcière Evil-Lyn (Meg Foster) de prendre la direction des opérations.

Mais la nouvelle tentative échoue en raison de l’ingéniosité de Kevin qui a donné la clé à un policier aussi bourru qu’incrédule Lubic (James Tolkan).

C’est alors Skeletor qui décide de descendre en personne sur Terre pour une attaque de grande envergure avec fantassins lourdement équipés capable de voler sur des disques et vaisseau de combat.

La bataille contre Musclor et ses alliés est violente, mais ce dernier doit finalement plier devant la prise en otage de ses amis.

Pour sauver ses amis, Musclor accepte d’être réduit en servitude sur Eternia.

Il y subit stoïquement les sévices de son ennemi qui après avoir récupéré son épée accède à un niveau de puissance faisant de lui l’égal d’un dieu du cosmos.

Mais la téléportation de ses amis sur Eternia fait prendre conscience à Musclor des fourberies de Skeletor et provoque une réaction de révolte.

On assiste alors à l’apogée de la lutte entre le Bien et le Mal avec la défaite de Skeletor plongé dans un puits sans fond.

Ayant délivré l’univers de la menace, Musclor très protecteur ramène Kevin, Julie et ses parents finalement réapparu sur Terre pour gouter à une vie apaisée.

En conclusion, « Les maitres de l’univers » a en première approche tout d’un navet kitsch.

Malgré des moyens importants pour l’époque, les décors et les costumes évitent de justesse le ridicule.

L’histoire est bien entendu plus que basique, et Dolph Lundgren, devenu une star dans « Rocky IV » peine malgré sa musculature de culturiste à être crédible dans un rôle de premier plan.

L’erreur de Goddard est de tenter de copier maladroitement « Star wars » avec des références trop explicites (musique, allure des fantassins, scènes de combat à coups de laser) qui viennent polluer l’univers à la base typiquement heroic fantasy de Musclor.

A ce coté « Star wars » omniprésent vient s’ajouter quelques références à « Retour vers le futur » avec des téléportation et de gentils teen agers américains au brushing épatants dont la vie va être bousculée par l’arrivée de Monsieur Muscle and Co.

Avec ses choix artistiques douteux, son ambiance toc, sa dégaine année 80 et ses combats poussifs ou Musclor perd la super force qui faisait de lui un surhomme, « Les maitres de l’univers » a bien du mal à échapper à l’étiquette nanar.

Cependant, dans le genre, les années 80 firent pire, ce qui n’est pas en soi une excuse.

A réserver aux fans des figurines Mattel qui comme moi y jetteront un œil nostalgique en attendant la nouvelle adaptation cinématographique selon moi assez casse gueule prévue en 2012.

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 20:38

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J’ai déjà publié ici des articles plutôt flatteurs sur le « Conan » de John Milius et sur celui de Robert E Howard, dans ce qu’on pourrait considérer comme l’une des plus grandes influences du mouvement heroic fantasy.

Piqué par la curiosité, j’avais donc hâte de découvrir la célèbre adaptation de Marvel réalisé en 1970.

« Conan, l’intégrale, volume 3 » est la troisième partie des aventures du barbare mis en bande dessiné par Barry Windsor Smith et Gil Kane sur des scénario de Roy Thomas.

Inutile ici de chercher des histoires très élaborées ou intellectuelles, les aventures du musclé cimmérien sont toutes calquées sur le même modèle à base de sorciers malfaisants, de soldats viking ou pseudo orientaux, de belles jeunes femmes en détresse et de créatures fantasmagoriques.

Tout d’abord, Conan attiré par une promesse d’or, accepte de travailler pour le compte de son vieil ennemi sorcier Zukala et de sa fille Zephra afin de retrouver un temple sacré ou git une puissante démone appelée Terhali capable de détruire le monde.

Zukala cherche en réalité à empêcher l’immortelle Xiombarg de réveiller Terhali.

Aidé par la magie du sorcier et par Elric de Melniboné, un combattant sorcier albinos dont l‘épée magique se nourrit du sang des morts, Conan affronte les sbires morts vivants de Xiombarg mais ne peut empêcher le réveil de la terrible Terhali.

Investi des pouvoir d’un dieu de l’ordre appelé Arkyn, Zephra se sacrifie pour vaincre Terhali.

Dans la seconde partie, Conan fait la connaissance sur un navire de Fafnir, grand Viking roux qui deviendra le compagnon du héros.

Après avoir fait naufrage, les deux hommes échouent sur une ile et prêtent main forte à une belle inconnue appelée Mitra pour reconquérir son royaume ou règne un tyran fantoche manipulé par Gothan un sorcier sournois et avide de puissance.

Mais la reconquête du royaume coutera finalement la vie à Mitra et aboutira à la destruction de l’ile.

La dernière partie voit Conan et Fafnir plonger dans une grande saga, ou ils engagent un siège aux cotés des troupes Hyrkanniennes pour délivrer l’homme dieu Tarim détenu par les Turaniens dans la cité maritime de Makkalet.

La lutte est épique avec prise d’assaut des murailles, duels à l’épée et volées de flèches sur les assaillants.

Conan parvient à tuer des géants morts vivants créés par la magie d’un sorcier Turanien mais son ami Fafnir est laissé mutilé après la bataille.

Ivre de rage, Conan accepte d’aller chercher Tarim même si ses motivations premières sont la vengeance.

Pour cela il doit vaincre encore un guerrier mort vivant et surtout un immense chien noir dans un terrible singulier.

Par la suite, Conan est manipulé par ses anciens alliés Hyrkanniens, qui le chargent de porter un message pour demander une aide contre l’encerclement des Turaniens.

Mais il est trahi en route et livré en sacrifice à un horrible crapaud géant.

Au final, Conan échappe au monstre et parvient à retrouver sa légendaire liberté.

En conclusion, « Conan, l’intégrale, volume 3 » ne peut être pour moi considéré comme un must de la bande dessinée.

Bien sur les aventures du barbare sont sympathiques mais elles sont aussi horriblement schématiques avec les méchants sorciers, des orientaux fourbes, des jolies femmes qui meurent à la fin pour ne pas encombrer le héros dans la suite de ses aventures.

Les hommes du nord sont forts, courageux, loyaux mais aussi frustres et très limités intellectuellement.

Je pensais également que le sexe serait plus présent à l’instar du film fort réussi de John Milius mais puritanisme américain oblige sans doute il n’en est rien.

Les histoires ne volent donc pas bien haut et finissent par lasser.

J’ai également été déçu par les dessins de la paire Windsor Smith-Gil Kane au graphisme assez pauvre.

Ceci est donc pour moi à réserver aux enfants ou jeunes adolescents.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 14:01

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Meme si à la base peu enclin à me plonger dans l’univers de l’heroic fantasy, je me devais un jour de lire les écrits des années 30 de Ron E Howard.

C’est chose faite avec « Conan » qui regroupe sept aventures du barbare immortalisé dans les années 80 sur grand écran par le physique hypertrophié d’Arnold Schwarzenegger.

Meme si certaines nouvelles sont également à mettre au crédit De Camp et Carter, le premier volume de « Conan » permet de bien s’immiscer dans le monde Hyborien primitif et imaginaire crée par Howard.

L’histoire de Conan est celle d’un jeune barbare issu d’un rude pays du Nord appelé Cimmérie.

Grand et robuste, le jeune homme est l’incarnation de l’idéal masculin viril, à la fois aventurier, séducteur, voleur et guerrier quasi invincible.

Dans un monde fictif situé après la chute de l’Atlantide et avant l’arrivée des premières civilisations connues, Conan erre de ville en ville, se tirant par sa force brute et son audace des situations les plus compromises.

Telle une épreuve initiatique, la première nouvelle intitulée « La chose dans la crypte », permet au héros de dérober une épée au cadavre d’un ancien roi enfermé dans une crypte hantée par des forces maléfiques.

Ayant vaincu la momie du roi et surmonté l’obstacle, Conan se lance à l’assaut du monde des villes en devenant voleur professionnel.

« La tour de l’éléphant » met en scène l’une des aventures les plus célèbres du Cimmérien tentant avec son allié Taurus de Nemedia de dérober au sorcier Yara des pierre précieuses situées dans une vertigineuse tour gardée par des lions et une araignée géante .

Le récit bascule ensuite dans le fantastique avec la découverte d’un extra terrestre détenu et torturé par Yara.

Emu par le destin de cette créature, Conan la libère et lui permet d’exercer sa vengeance sur le sorcier qu’elle élimine par l’usage de magie.

Dans « La chambre des morts » , le Cimmérien poursuivi par une milice de Shadizar, pénètre à Larsha, cité maudite gardée par des limaces gigantesques.

Ayant décimé ses poursuivants, Conan reçoit l’aide inattendu de leur chef Nestor qui se rallie à lui dans l’espoir d’un plus large butin et lui permet de triompher des morts vivants gardiens du trésor de la ville.

« L’esprit dans l’urne » est une étrange enquête autour de la mort inexpliquée d’un riche propriétaire de Numalia ayant reçu un présent un sarcophage stygien.

Présent sur les lieux du crime, Conan est pris pour le meurtrier et arrêté, doit se justifier devant la police locale.

Plus tortueuses que les précédentes, cette nouvelle nimbée de mystère met aux prises Conan avec la magie noire du puissant sorcier Toth-Amon responsable des morts subites dans la grande demeure.

De facture plus classique, « Le rendez vous des bandits » voit Conan servir Murio un riche aristocrate Corinthien, qui lui demande d’exécuter Nabonidus redoutable sorcier qui l’a menacé de mort.

Conan et Murio pénètre dans la demeure du prêtre qui est chargé de piéges mortels.

Ils découvrent également Thak, grotesque créature mi homme mi singe à la force prodigieuse qui devenu incontrôlable menace non seulement le duo d’aventurier mais également Nabonidus lui même.

Après une lutte féroce Conan pavient à vaincre le monstre puis est contrait de tuer le sorcier dont la traîtrise s’exprime une fois la menace Thak écartée.

Dans « La main de Nergal » , Conan rejoint le pays de Turan et s’engage dans l’armée du roi Yildiz qu’il sert comme soldat dans la guerre contre le satrape Munthassem Khan.

Sur les champs de batailles, le Cimmérien lutte contre des ombre noires invoquées par le sorcier détenteur de la main de Nergal qui lui donne des pouvoirs occultes.

Mais lui même possesseur du cœur de Tammuz, un talisman annulant cette puissante magie, il parvient à défaire l’ennemi du royaume de Yidliz.

La dernière nouvelle « La cité des cranes » , de loin la plus exotique, propulse Conan en Hyrkania dans le royaume des Meruviens ressemblant à un mélange entre civilisation Maya et Hindou.

Chargé d’escorter une princesse nommée Zosara à sa noce, Conan tombe dans une embuscade, est capturé avec son ami noir Juma et enmené au royaume des cranes du roi Jalung Thongpa désireux d’épouser la princesse Zosara.

Les deux hommes sont ensuite vendus comme esclaves et condamnés aux galéres.

Fidèle à sa réputation indomptable, Conan se révolte et aidé par son ami va combattre Thongpa qui malgré l’aide de son dieu Yama est irrémédiablement vaincu.

Ayant accompli sa mission, Conan rend la princesse à son destin, lui préférant sa liberté à une vie plus rangée.

En conclusion, « Conan » est une juxtaposition de récits d’aventures certes parfois un peu répétitifs ou un barbare courageux, rude, simple et fonceur vient à bout de puissants sorciers de villes usant d’esprits maléfiques.

Ces constructions parfois simplistes ne sauraient faire oublier le remarquable sens narratif de Howard qui n’a pas son pareil pour planter un univers même complètement toc mais nourri en permanence d'un foisennement d’influences diverses allant des légendes des civilisations Grecques, Nordiques à celles de l’Egypte ou de l’Amérique du Sud.

Alors certes Conan est un personnage larger than life d’invincible brute fantasmée, prêtant flanc à la caricature et à la moquerie, mais on reconnaît la bien avant Tolkien l’acte majeur d’un nouveau courant littéraire : l’heroic fantasy.

Pour cela donc, Howard mérite le respect.


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