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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 21:34
Imaginaerum (Nightwish)

Alors qu’on les pensait sévèrement touchés, voir coulés par le départ en 2004 de Tarja Turunen, les Finlandais de Nightwish réussirent contre toute attente leur reconversion en 2007 avec une nouvelle chanteuse Annette Olzon, et tentent en 2011 d’enfoncer le clou avec « Imaginaerum ».

Cet album à la pochette sombre et sobre, débute par « Taikatalvi » courte introduction mollassonne chantée en finnois par le bassiste Marco Hieatela.

C’est donc avec l’arrivée d’Olzon au micro sur « Story time » que débute véritablement « Imaginaerum » fidèle au style caractéristique du groupe, avec la guitare puissante de Vuorinen et les effets grandiloquents des claviers de Holopainen.

Long, dense, épique, mélodique et surtout très accrocheur, « Story time » constitue un lancement idéal pour « Ghost river » au chant masculin beaucoup plus violent pour un résultat au final plus déséquilibré et confus.

Nigthwish corrige immédiatement le tir sur « Slow, love, slow » longue ballade dépouillée rendue agréable par la voix presque blues de Olzon et joue la carte de l’ouverture musicale en incluant de la cornemuse sur « I want my tears back » au charme celtique des plus notables.

Ambiance conte de fée horrifique sur « Scaretale » qui se déroule comme une histoire musicale de plus de sept minutes difficilement passionnantes sur la durée.

On reste dans le grandiloquent avec l’instrumental « Arabesque » à la dynamique puissante, puis calme le jeu avec deux nouvelle ballade la celtique « Turn loose the mermaids » dédiée cette fois aux sirènes enchainée de « Rest calm » franchement pénible avec ses sept minutes affichées au compteur.

Nightwish poursuit sur cette lancée sur « The crow, the owl and the dove » sur laquelle Hieatela module sa voix pour chanter normalement plutôt que de jouer les brutes épaisses.

Le groupe lâche la vapeur dans la phase terminale du disque, avec un « Last ride of the day » néoclassique rapide et enlevé, puis l’énorme « Song of myself » qui le surpasse encore de ses treize minutes ou la voix de Olzon est soutenue par des chœurs puissants, avant un « Imaginaerum » longue plage quasi instrumentale aux vertus apaisantes.

En conclusion, « Imaginaerum » est encore une fois un disque fort riche et respectable.

Certes, Nightwish en fait probablement trop, versant dans la surenchère d’effets et de durée des titres, lorgnant majoritairement vers les six minutes et dépassant couramment les sept.

Mais à vrai dire lorsqu’on apprécie ce style, on ne peut que se régaler, car le groupe en donne pour son argent au fan ou de manière générale à l’auditeur avec une musique épique, faisant office de bande originale de film d’heroic fantasy.

Dernier album avec Olzon, « Imaginaerum » est l’occasion de saluer le court mais remarqué passage de la chanteuse, au style sans doute moins spectaculaire et opéra que Turunen, mais à vrai dire quasi irréprochable dans son registre.

Aujourd’hui, le futur de Nightwish avec une troisième chanteuse, demeure à nouveau incertain, même si après près de quinze ans d’une belle carrière internationale, les Finlandais n’ont absolument pas à rougir de leur parcours.

Imaginaerum (Nightwish)
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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 19:18

rising_force.jpg1

 

 

Délaissons à présent la beauté apaisante de la musique d’Ofra Haza pour revenir à un style plus électrique et jusqu’alors bien peu abordé dans ce blog, le hard rock néo-classique de Yngwie J Malmsteen avec « Alchemy » sorti en 1999 avec son groupe Rising force.

Malgré un succès auprès du grand public quasi inexistant comparé aux autres grands guitaristes comme Santana, Satriani ou même Steve Vai, Malmsteen est connu de tous les amateurs de hard rock et vénéré par une bonne fraction d’entre eux en raison de son style rapide et débridé.

Pour son onzième album studio, le guitariste à l’égo boursouflé s’entoure ici d’une vielle connaissance, le chanteur Mark Boals, puis du bassiste Barry Dunaway, du batteur John Macaluso et du clavier Mats Olauson.

Avec sa pochette mêlant mégalomanie et heroic fantasy, « Alchemy » débute cela va sans dire par un instrumental de plus de quatre minutes « Blitzkrieg » manquant pour moi de vitesse et d’impact pour honorer ce titre pompeux.

Survient alors le premier titre chanté, « Leonardo », mid tempo assez agréable ou Boals peut affirmer son style emphatique quelque peu figé dans celui du hard mélodique des années 80.

Malheureusement Boals qui ne semble pas habité par un esprit de sobriété force encore plus la dose sur « Playing with fire » jusqu’à en devenir particulièrement irritant.

Le chanteur est un peu mieux canalisé sur « The stand » qui n’en demeure pas moins plat et pénible.

Malgré son ton plus dur et son rythme rapide, « Wield my sword » se montre tout aussi excessivement inefficace et pompeux, aussi endurer ses six minutes de dégringolades de manche est il véritablement délicat pour un auditeur déjà passablement assommé.

Ayant à peu prêt compris qu’il n’y aura pas grand-chose à attendre de la part du « groupe », on encaisse sans broncher un nouveau long instrumental « Blue » ou le guitariste fait certes preuve d’une belle dextérité sans que pour autant l’émotion n’affleure vraiment.

Faisant toujours preuve d’une grosse puissance de feu, Malmsteen et sa troupe lorgnent vers le heavy metal avec « Legion of the damned » et un Boals cette fois plus à son aise dans un registre mêlant pour une fois harmonieusement puissance et mélodie.

On poursuit plus ou moins dans le même style avec des morceaux quasi interchangeables avec riffs néo-classiques, vocalises haut perchées à la limite de la caricature, « Demon dance » , « Hangar 18, area 51 » la palme revenant à « Voodoo nights » summum de lourdeur et de non fluidité.

Comme si ce n’était pas assez pour nos pauvres oreilles massacrés de décibels inutiles, le groupe nous assène une trilogie instrumentale pour terminer : « Asylum » avec une première partie instrumentale néo-classique marquée, une seconde pour une fois plus subtile et une troisième plus rock et sans intérêt.

En conclusion, pour moi « Alchemy » est un non sens musical et ne relève d’aucune entente ou combinaison particulièrement heureuse entre musiciens au vu du résultat.

Nous avons affaire ici à un guitariste certes doué, mais incapable de refreiner sa production qui saoule l’auditeur sous un déluge de notes et finit par immanquablement le saturer.

Cet effet est de surcroit décuplé par le style de Boals également surjoué en effets vocaux parfois à la limite de la caricature.

Aucune aération, peu de variations, des titres clonés à la chaine, « Alchemy » parait au final bien vain et ne recueillera les suffrages que des techniciens du manche, qui s’ébaudiront des performances de leur idole.

Ce disque est pour moi à la limite de l’inécoutable.

Quelqu’un aurait il un cachet d’aspirine ?

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 18:03

therion.jpg3

 

 

Formé en 1987, le groupe suédois Therion a comme beaucoup de formations extrêmes, évolué à partir de son style originel brutal, vers une forme de heavy metal symphonique nimbé d’ésotérisme.

Me méfiant généralement beaucoup des groupes de rock surpeuplés ayant des velléités de musique classique, j’ai opté pour une approche prudente avec « Atlantis lucid dreaming » compilation de meilleurs morceaux de deux EP antérieurs « A’arab Zaraq-lucid dreaming »  (1997) et « Crowning of Atlantis » (1999).

Sorti en 2005, « Atlantis lucid dreaming » et sa pochette composite débute par « In rememberance » mid tempo assez accrocheur ou la voix caverneuse du leader/chanteur/clavier/guitariste Christofer Johnson se trouve soutenue par les chœurs de Dan Swano.

Malgré son relatif dynamisme, l’ambiance de « In rememberance » est néanmoins aussi sombre et mélancolique qu’un soir d’automne.

La suite est plus surprenante avec un « Black fairy » heavy metal rapide et musclé avec un style vocale succulent évoquant le Mercyful fate de la grande époque.

Therion confirme ses racines hard/heavy classiques en reprenant le « Fly to the rainbow » des Scorpions beaucoup plus poussif malgré un joli passage mélodique éthéré en son centre puis le plus rugueux  et efficace« Under jolly roger » des méconnus vétérans allemands de Running wild.

Un bel instrumental calme et élégant plus loin « Symphony of the dead », digne d’un BO de film à grand spectacle, Therion met des frissons en s’attaquant à un fantastique (et méconnu !) titre de Judas priest, le lent et mélancolique « Here comes the tears ».

Mais malgré la tentative respectable, Johnson demeure à des années lumières de la classe étincelante de Rob Halford, ne parvenant malheureusement pas à faire passer l’émotion nécessaire à ce morceau phare des années 70.

L’auditeur bascule ensuite sur le deuxième EP, avec « The crowning of Atlantis » typiquement métal symphonique avec ses chœurs masculins en voix de basse et féminins soprano néo classiques.

Bien que atypique, le résultat n’en est pas moins plaisant tout comme le calme mais mélodique et fluide « Mark of Caïn » au jeu de guitare habile et accrocheur.

Therion pousse encore plus loin le bouchon sur le monstrueusement épique « Caligula vox » et ses chœurs ultra pesants.

A ce stade l’auditeur est déjà entre en léthargie par cet opéra-metal sombre et grandiloquent aussi « Crazy night » la reprise du méconnu japonais Loudness avec Ralf Scheepers au chant vient elle réveiller le démon du heavy qui cogne fort.

Mais ce bref interlude ne fait que différer la replongée de Therion dans le metal symphonique avec le mollasson « From the dionysian days » ou les chœurs masculins et féminins entrent à nouveau en action.

Scheepers est une nouvelle fois appelé à la rescousse pour se couler dans un répertoire heavy inspiré qui lui va comme un gant clouté, le puissant, inspiré, magnifique et vivifiant comme une légende nordique « Thor » des bikers virils de Manowar.

Chanté dans le style puissant et haut perché de Scheepers soutenu par des chœurs magnifique, « Thor » atteint la perfection du heavy metal à l’instar d’un Ripper Owens porté par l’orchestre philarmonique de « The Glorious burden ».

Arès Manowar, un autre titan du heavy prend place avec la succulente ballade planante « Seawinds » d’Accept, chantée par la voix féminine de Martina Hornbacher douce et apaisante.

Therion termine par un bonus live, « Black sun », au tempo lent et majestueux sur lequel des voix soprano féminines viennent délicatement se poser, se payant même le luxe d’imprimer plus de dynamique sur les refrains.

En conclusion, malgré son hétérogénéité et son étrangeté, la compilation, « Atlantis lucid dreaming » est une œuvre tenant plus qu’honorablement la route.

Bien que ne goutant qu’épisodiquement le métal symphonique, je reconnais le talent de compositeur de Johnson, qui sait fort habilement marier sonorités néo classiques aux parties de guitares utilisées à bon escient.

Le résultat est donc cohérent, plaisant même si il n’échappe pas à ’l’inévitable coté pompeux du genre.

Coté reprise, Therion puise dans un registre inattaquable pour moi en reprenant des purs standards du hard/heavy des années 70-80.

Face à des tels géants, le résultat est parfois un tantinet décevant mais souvent surprenant et de haute qualité comme sur le fantastique « Thor » transcendé par un Scheepers impérial.

« Atlantis lucid dreaming » est donc à conseiller pour tout amateur de heavy symphonique élégant et mélodique.

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 22:02

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Officiant dans le registre du heavy metal  mélodique à tendance symphonique, voici le groupe américain Kamelot formé de Thomas Yougblood à la guitare, Glenn Barry à la basse, Casey Grillo à la batterie et de Roy Khan chanteur de nationalité norvégienne.

Fondé en Floride à la fin des années 90, Kamelot profita d’un renouveau du heavy metal mélodique au début des années 2000 (Rhapsdoy, Vision divine, Nightwish, Epica, Within temptation …) pour sortir d’un relatif anonymat avec son cinquième album intitulé « Epica ».

Avec sa pochette bien kitsch représentant anges et colombes, « Epica » commence après un court « Prologue » par « Center of the universe » identifiant immédiatement le style du groupe alliant guitares gentiment heavy et belles mélodies mettant en avant la voix classieuse de Roy Khan.

Le rythme s’accélère un tantinet sur « Farewell » qui reste toutefois enrobé d’une épaisse couche d’élégance sophistiquée.

Un « Interlude » néo classique plus tard, « Edge of paradise» déroule avec lenteur son charme progressif pour laisser la place à une superbe ballade « Wander » ou l’émotion suinte à travers chaque inflexion de la voix du seigneur Khan.

Après un nouvel « Interlude » plus discret cette fois vient « Descent of the archangel » au tempo assez soutenu tout en restant mélodique.

La formule est répétée par un enchainement « Interlude » / morceau soutenu et mélodique avec « Fear for the vain » manquant de relief.

Kamelot tente de briser une certaine linéarité avec une deux nouvelles ballades « The coldest winter » correctement exécutée mais assez fade avant que « Lost and damned » plus incisif et vigoureux ne vienne redynamiser l’atmosphère.

Deux courts interludes viennent annoncer la fin de l’album composé d’un « The morning after (carry on) » empli de majesté symphonique et « III ways to epica » plus aérien que jamais.

En conclusion, « Epica » est un album copieux, dense, plaisant mais un peu trop figé dans un seul style à mon gout.

Le heavy metal ici pratiqué a été travaillé pour gommer ses aspects les plus durs pour présenter une visage élégant, sophistiqué et romantique.

Kamelot pratique donc la musique énergique en esthète avec un sens aigu des mélodies raffinées portées par un chanteur parfait dans ce registre.

Pourtant malgré les qualités musicales de l’ensemble, on pourra regretter une certaine répétitivité dans les compositions un peu longuette au détriment de l’intensité.

L’Œuvre pourtant présentée reste cependant digne d’estime.

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 22:15

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2

 

Pour boucler la fin du millénaire, Metallica passablement ébranlé sur ses bases semble se chercher sans réel fil conducteur, sortant après l’album de reprises old school « Garage inc » un double live symphonique intitulé « S&M ».

Enregistré en 1999 avec l’orchestre symphonique de San Francisco dirigé par Michael Kamen, le double cd voit le jour en même temps qu’un copieux dvd immortalisant l’événement.

Le premier disque débute avec deux instrumentaux, « The ecstasy of gold » merveille d’Enio Morricone ouvrant systématiquement chacun des concerts des four horsmen, puis les interminables neuf minutes trente de « The call of the Ktulu » dont  le coté épique reconnaissons le se marie plutôt bien avec l’imposant orchestre symphonique composé de plus d’une centaine de musiciens.

On rentre dans le vif du sujet avec « Master of puppets » et force est de constater que mis à part sur quelques courts et sympathiques moments, l’orchestre symphonique n’apporte pas grand-chose à la hargne d’un titre thrash old school.

Le constat est identique sur « Of wolf and man » morceau solide mais plusieurs crans au dessous du précédent.

Le procédé fonctionne sur « The thing that should not be » dont le coté répétitif et lassant est pratiquement annulé.

Metallica joue ensuite courageusement les morceaux de « Load-Reload » ,  « Fuel » dont la vitesse ne permet que quelques petits arrangements épars, « The Memory remains »  plus intense et sympathique que prévu en raison d’une forte participation du public sur les vocaux de Marianne Faitfhfull.

Premier inédit de ce double live, « No leaf clover » est un excellent mid tempo rock mélodique et puissant ou l’orchestre apporte un vrai plus.

Pas de surprise sur « Hero of the day » fidèle à sa propre médiocrité puis « Devil’s dance » se voit curieusement amputé de son aspect sombre et inquiétant.

Le premier disque se conclut sur la longue ballade mélodique « Bleeding me » excellente sur disque dont la version live symphonique n’apporte rien.

Le second disque début par une pièce maitresse du répertoire des américains, « Nothing else matters » qui fonctionne avec ou sans orchestre.

Le quelque peu oublié mais pourtant intéressant « Until it sleeps » se voit revanche rehaussé en version symphonique dans ses passages mélodiques ou plus appuyés.

Les quelques petites innovations sur « For whom the bell tolls » demeurent anecdotiques, tandis que -Human » mid tempo lourd extrêmement plaisant constitue la seconde bonne surprise inédite de ce disque.

« Wherever I may roam » gagne un tantinet en intensité dramatique mais la plus grande réussite du disque est sans nul doute la métamorphose de « The outlaw torn » transfiguré de beauté et de majesté dans sa version symphonique.

Lourd et syncopé, « Sad but true » est encombré plus qu’autre chose par ses arrangements symphoniques.

L’un des meilleurs morceaux du répertoire de Metallica et peut être traditionnellement le moment le plus fort en concert, « One » perd plus qu’il ne gagne avec l’adjonction d’un orchestre qui le surcharge inutilement.

Le concert se termine sur deux titres majeurs « Enter sandman » rendu incroyablement intense plus par la participation du public que par l’orchestre et « Battery » qui ne fonctionne pas dans cette configuration malgré les efforts du groupe.

En conclusion, « S&M » Est-ce que l’on a coutume de définir comme une expérience, c’est-à-dire un essai émanent d’un désir ou fantasme, d’une curiosité mais qui une fois accompli n’a pas vocation à être reconduit.

Beaucoup ont reproché a Metallica sa folie des grandeurs en se payant un orchestre complet pour assoir une crédibilité dans le monde de la musique classique qui par essence snobera toujours un genre aussi vulgaire que le heavy metal.

Ces considérations mises à part, à quelques exceptions prêt, les réarrangements symphoniques du répertoire de Metallica ne lui apportent rien mais ne lui enlève rien non plus.

Le résultat est étrange, parfois déroutant, forçant souvent le trait la ou cela n’est pas nécessaire.

Il reste bien entendu un produit bien léché, amené avec un grand professionnalisme (le Dvd est superbe) et l’impact scénique de Metallica toujours fantastique sur une scène de par son engagement.

Ultime détail, « S&M » est le dernier album avec  Jason Newsteed mais à vrai dire le discret bassiste ne manqua pas par la suite à grand monde.

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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 21:12

once.jpg

3

 

 

Solidement établi après trois albums au retentissement mondial, Nightwish essuie de fortes zones de turbulence en 2002 qui se soldent par le départ du bassiste Sami Vanska remplacé par Marco Hietala.

Mais malgré les rumeurs de départ de la chanteuse Tarja Turunen, le groupe fait front, se ressoude et sort en 2004 un « Once » très attendu.

Avec sa pochette insipide en phase avec l'imagerie gothique soft du groupe, « Once » débute en force avec « Dark chest of wonders » véritable bande originale de film ou claviers épiques, guitare lourde et chant néo-classique forment un mélange aussi étonnant que détonnant.

Le London Studio Orchestra et ses cinquante deux musiciens recrutés pour l’occasion sont pour beaucoup dans l’impact monstrueux du son.

La deuxième salve vient juste derrière avec l’impeccable « Wish I had an angel » tube parfait aux refrains ultra rythmés et entrainants mélangeant voix féminine et masculine de Marco Hietala.

Qu’on le veuille ou non c’est proprement irrésistible.

Logiquement Nightwish calme le jeu sur la jolie ballade « Nemo » à la délicieuse mélodie susurrée par la voix angélique de Tarja.

L’inspiration néo-classique est encore une fois génialement mise en avant avec « Planet hell » belle pièce violente et épique.

Puis vient une audacieuse tentative, le croisement avec les chants d’indiens d’Amérique du nord sur « Creek mary’s blood » pour un résultat plutôt réussi dans son originalité et sa dignité.

Plus convenu est l’influence orientale de « The siren » ou la douce ballade en trompe l’œil « Dead garden ».

Le groupe tâtonne, se fait plus agressif sur « Romanticide » plombé par une structure tortueuse, des riffs lourdingues et des refrains ralentis puis revient avec « Ghost love score » à une ambiance néo-classique mélodique ou reconnaissons le il excelle.

L’album se finit en douceur sur deux ballades sans intérêt, « Kuolema Tekee Taiteilijan »  et son chant en finlandais puis « Higher than hope » pénible à souhait.

En conclusion, après un début fantastique sur sa première moitié avec des morceaux punchy, accrocheurs à l’étonnante qualité, « Once » s’essouffle graduellement dans sa seconde moitié finissant même par complètement s’écrouler dans sa dernière ligne droite comme un coureur de 400m ayant présumé de ses forces.

Au final, le résultat est bien entendu à la hauteur, avec le style épique du groupe gonflé par les performances de l’orchestre symphonique et quelques petite innovations bien tentées en supplément.

Malgré cette belle réussite, « Once » sera le dernier album avec Tarja Turunen au micro, la belle chanteuse à l’aura écrasante préférant quitter le groupe pour tenter une carrière solo des plus risquées.

Personne au final n’a à regretter la belle aventure, Nightwish est devenu une des pointures de la scène métal avec un public fidèle jeune assez proche des milieux gothiques et Tarja après cinq albums de qualité s’est procurée la notoriété suffisante pour ne pas à avoir à regretter d’avoir arrêté ses études de musique classique.

Beaucoup de formation de moindre niveau se sont engouffrées dans la brèche des groupes de métal mélodique à chanteuse, tentant de capter avec moins de réussite le fantastique succès des Finlandais.

Ce départ ne marquera pas pour autant la fin du groupe, Holopainen réussissant en 2007 à recruter une nouvelle chanteuse pour incarner sa musique mais tout ceci est une autre histoire ...

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 20:38

wishmaster.jpg

3

 

 

En pleine phase de recherche personnelle et de découvertes en tout genre y compris musicales, j'ai découvert par hasard en 2000 le groupe de metal symphonique finlandais Nightwish et à l’époque ait été immédiatement séduit par « Wishmaster ».

Né d’une idée curieuse et audacieuse du claviériste Tuomas Holopainen, Nightwish est la synthèse entre le chant d’influence lyrique de Tarja Turunen issue de la musique classique et le style heavy métal mélodique représenté par la guitare de Erno Vuorinen, la batterie de Jukka Nevalainen puis par la basse de Sami Vanska qui rejoint le groupe pour leur deuxième album « Oceanborn ».

Après le succès surprise d’ « Oceanborn » en 1998, le groupe décide d’enfoncer le clou en 2000 avec « Wishmaster ».

Vous l’aurez compris à la pochette assez infantile et niaise, l’univers de Nightwish est assez loin de celui d’un Slayer.

Fidèles à leurs habitudes, les Finlandais démarrent par « She is my sin » titre aux riffs et aux refrains accrocheurs porté par le chant complètement atypique de Turunen ou Tarja comme la nomment affectueusement les fans enamourés de la plastique de la belle scandinave.

Le ton se durcît et le coté épique, théâtral du groupe s’affirme avec « Kinslayer » , morceau sombre doté d’une vitalité étonnante renforcée par le chant masculin présent en soutien.

Après cette belle déflagration on est cueilli en traitre par les irrésistibles montées mélodiques de « Come cover me ».

Avec ses claviers trop prononcés et ce coté speed mélodique qui tombe à plat, « Wanderluste » déçoit et cette déception n’est pas complètement rattrapée par la ballade un peu trop larmoyante « Two for tragedy » .

Nightwish redresse formidablement le cap avec assurément son meilleur titre « Wishmaster » véritable hymne d’opéra métal dont la dynamique puissante et les refrains heurtés rappellent parfois le Carmina Burana de Carl Orff.

Tout le savoir faire du groupe est présent dans ce titre majeur, puissance, grâce, et surtout ce coté mélodique si formidablement accrocheur.

Sur leur lancée, les Finlandais enchainent avec « Bare grace misery » agréable douceur sans conséquence puis « Crownless » également teinté de speed mélodique difficilement ingérable et enfin « Deep silent complete » formidable ballade illuminée par le chant inspirée de Tarja et par le groove fantastique insufflé par les musiciens.

La mélancolie est également de mise sur l’acoustique et plat « Dead’s boys poem » heureusement rapidement oublié par le final en forme de feu d’artifice « Fantastic me »  rapide, intense, soutenu et truffé de superbes intonations lyriques avec en son sein un break central fort réussi.

En conclusion, groupe atypique et original, Nightwish décrocha la timbale avec ce « Wishmaster » misant sur des mélodies ultra efficaces et sur le chant à l’époque hors du commun dans ce cadre de sa chanteuse dont le physique de brune aux yeux verts ne fit qu’accentuer les effets dévastateurs sur les cœurs on le sait plus sensible qu’il n’y parait de ces faux durs de rockers.

Avec le recul mon enthousiasme a quelque peu fléchi, le groupe possédant un indéniable coté accrocheur mais ce coté finalement assez commercial et bien huilé pouvant agacer l’amateur de musique plus instinctive et sauvage que je pense être.

Je dis souvent que Nightwish est le groupe parfait pour convaincre les réfractaires au hard rock que cette musique peut aussi se montrer sous un jour plus séduisant car incorporant des éléments (classiques symphoniques) propres à la rendre plus grand tolérable auprès du grand public.

Cependant, malgré toutes ses qualités, Nightwish demeure pour moi une curiosité exotique non indispensable.

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