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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 21:35

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Malgré ce revirement bruitiste je n’ai pour autant abandonné l’électro-pop teutonne de Kraftwerk.

Durant les années 80, la production des allemands chute fortement et « Electric café » voit le jour en 1986 soit cinq ans après le précédent album.

Nous sommes toujours ici dans le registre de la fascination technologique à l’image des musiciens représentés à l’aide de grossières images numériques, car rappelons le nous sommes bien au milieu des années 80 et la micro informatique n’en est qu’à ses balbutiements.

« Electric café » commence comme un gag avec « Boing boom tschak » doté malgré son minimaliste patent de bruitages toujours surprenants et du petit arrangement électro sorti d’une autre planète qui vient titiller favorablement les conduits auditifs.

L’usine à sons développe son art sur « Techno pop » aérien et plaisant mais qui peine à passionner sur ses plus de sept minutes comme « Musique non stop »  très représentatif du style des musiciens mais beaucoup trop froid et répétitif.

Plus de créativité et d’originalité sur « The telephone call » qui incorpore des bruitages de téléphones et des parties mélodiques chantées (en anglais) pour humaniser quelque peu le beat rigide de base.

L’usage de chant réussit décidément bien aux allemands comme le prouve « Sex object » réelle pop électronique très accrocheuse osant même suprême audace quelques accords de guitares.

En guise d’épilogue vient « Electric café » sur lequel quelques mots français puis allemands viennent caresser surplomber une musique très plaisante car créative.

En conclusion, souvent mésestimé par rapport aux classiques des années 70 et leurs célèbres tubes,  « Electric café » est un album de musique électronique qui même sans hit planétaire, reste très inspiré et agréable.

Kraftwerk reste incomparable dans la création de sons uniques à la fois mélodiques, froids et rigides.

Dernier disque des allemands avant une longue absence (près de vingt  !) « Electric café » permet de clôturer la tête haute seize ans d’une carrière devenue légendaire.

A écouter donc pour les plus curieux et ouverts d’entre vous.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 21:00

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Déjà entrevu dans les intégrales des X-men, « X-men contre Vengeurs » était à la base un Récit Complet Marvel écrit en 1987-88 par Roger Stern sur des dessins de Marc Silvestri.

Avant de mettre en scène un affrontement entre deux équipes emblématiques, Stern s’attache à construire un récit tenant la route dans lequel une base extra terrestre de Magnéto s’écrase sur Terre, provoquant un revirement d’un criminel en apparence pacifié pour récupérer le précieux équipement se trouvant à l’intérieur.

Outre les X-men fort logiquement partis à la recherche de leur ex allié, les Vengeurs ayant récupéré une partie des débris se mettent également sur la piste d’un personnage accusé de plusieurs attentats contre les Etats-Unis d’Amérique.

Ils ignorent que les Super soldats soviétiques qui ont du traité une catastrophe ferroviaire en raison de la chute d’autres débris de la base, ont également décidé de traquer le maitre du magnétisme jugé comme terroriste contre l’URSS.

Toutes les pistes convergent alors dans un jungle au fin fond du Cambodge ou se situe la partie principale de la base.

Alors que Magnéto est pris par surprise par le pouvoir de contrôle mental du Docteur Druid et semble disposé à se laisser arraisonner, les X-men et les Super soldats soviétiques surgissent.

Tandis que les X-men couvrent l’évacuation de Magnéto, les Vengeurs défont les Super soldats en utilisant l’avantage décisif de Captain marvel, capable en se changer en ondes électromagnétiques détraquant les armures d’adversaires redoutables comme la Dynamo pourpre et l’Homme de titanium, Docteur Druid achevant de neutraliser les soldats en forçant mentalement Nébuleuse noire à les enfermer dans ses liens quasi indestructibles.

Les X-men aident Magnéto a retrouver la base pour la détruire mais se heurtent aux Vengeurs dans un combat bref mais plaisant notamment dans le match de costaudes entre Miss Hulk et Malicia.

Cette diversion permet à Magnéto de faire exploser sa base, de récupérer son casque et de profiter de l’effet de souffle pour s’échapper avec les X-men doté de son précieux butin.

Ils ignorent que Druid a pris place dans le Lockheed pour les pister.

Le télépathe a le temps de contacter ses coéquipiers avant d’être détecté et neutralisé.

L’action se déplace alors à Singapour, ville que les X-men et Magnéto cherchent à quitter par cargo afin de pallier à une défaillance de leur Lockheed.

Ils sont rattrapés par des Super soldats soviétiques ivres de revanche après leur déconvenue cambodgienne.

L’intensité du combat est telle que la Dynamo pourpre détruit les moteurs afin d’arrêter le cargo au mépris de l’équipage et des passagers civils.

Le combat se mue alors en opération de sauvetage et provoque un revirement des Supers soldats contre la Dynamo aux méthodes jugées criminelles.

De retour à Singapour, Magnéto pris en main par Tom de Falco (scénario) et Josef Rubinstein (dessins) parvient via un réseau de mutants asiatiques, à rendre son casque de nouveau opérationnel pour abolir les préjugés anti mutants des esprits humains.

Mais un test sur Captain america montre que le contrôle exercé par le casque ne change pas fondamentalement la donne.

Jugé par une cour internationale, Magnéto utilise néanmoins à distance son casque pour influencer le jury anti-mutant et arracher ainsi un non lieu qui lui permet d’échapper à une condamnation.

En conclusion, « X-men contre Vengeurs » est un beau face à face soigneusement préparé par Stern, qui fait de l’arrestation de Magnéto le thème central de récit.

Les super puissances de la guerre froide interviennent donc en mettant sur leurs rangs leurs meilleurs représentants, ce qui permet de revoir avec plaisir des héros soviétiques souvent moins exposés mais au moins aussi intéressants que leurs homologues américains.

Pour être honnête, le choc entre X-men et Vengeurs laisse sur sa faim, avec comme trop souvent en pareil cas, des matchs brefs ne débouchant sur aucun vainqueur.

De son coté, Magnéto reste toujours conforme à son personnage idéaliste mais déterminé à tous les moyens pour arriver à ses fins quitte à outrepasser les sempiternelles libertés individuelles si chères aux américains symbolisés par Captain america.

Enfin, on appréciera le style de Silvestri qui donne ici sa vision toute personnelle et excitante de héros maintes fois dessinés.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 17:56

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Si on ne devait garder qu’un seul album de la courte carrière des dingos de System of a down, on ne retiendrait probablement que « Toxicity » sorti en cette année emblématique de 2001 alors que le mouvement certes sensiblement artificiel du néo métal battait son plein.

Les arméno-américains à la musique brutale mais suffisamment inclassable pour être classée de « néo » annoncent clairement la couleur avec « Prison song » qui sur une base power-thrash sévère montre la très grande versatilité du chant de Serj Tankian, capable de déclamer, grogner ou même de chanter harmonieusement assez rarement.

Vacillant après un premier coup de poing au visage, l’auditeur reçoit « Needles » dans l’abdomen avec ce qu’on pourrait appeler une véritable musique de cinglé, chaotique, violente avec un chant hurlé difficilement supportable.

La suite ne dépareille pas avec « Deer dance » « Jet Pilot »  et « X » qui foncent droit devant dans un déluge de riffs et de vocaux d’une grande violence.

Alors qu’on s’attend à subir cet épuisant traitement de choc pendant quatorze titres, System of a down a l’intelligence de varier un peu sa musique linéaire et dépouillée, pour introduire quelques refrains mélodiques sur « Chop suey » par ailleurs toujours incroyablement dur et intense.

Le sommet de du condensé de violence est ensuite atteint avec « Bounce » qui atomise tout aux alentours en moins de deux minutes avec l’équivalent de la puissance d’un démarrage d’Usein Bolt poursuivi par une meute de guépards.

La guitare de Daron Malakian continue de cracher le feu sur « Forest » par ailleurs assez linéaire avant des incursions mélodiques assez remarquées sur « Atwa » et « Science » pseudo oriental permettant d’atténuer un peu la lourdeur de la musique proposée.

Après un « Shimmy » toutefois très agressif, le processus semble se poursuivre avec l’approche mélodique bienvenue de « Toxicity » avec quelques moments de douceur malheureusement copieusement saccagés par les hurlements du père Tankian.

La fin de cet éprouvant album se matérialise donc enfin avec « Psycho » mélangeant toujours brutalité et douceur avec un résultat plus que discutable puis « Aerials » qui lui fait encore une fois mouche avec des refrains réellement aériens et plaisants.

En conclusion, on comprend à son écoute que « Toxicity » ait marqué un tournant dans la carrière de System of a down conduisant les américains sur le chemin du succès, des radios et des télévisions.

Malgré ces louables efforts mélodiques et une influence orientale de plus en plus marquée, « Toxicity » reste un album globalement extrêmement violent, difficilement digérable et par instant complètement inécoutable.

Même si je reconnais donc l’originalité incontestable de System of a down, il n’en reste pas moins que leur thrash expérimental très brutal et les vocaux particulièrement irritants de Tankian, rendent ce groupe plutôt rebutant pour votre serviteur.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:21

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Dans la catégorie des beaux cadeaux, voici « Epitaph » le Dvd de Judas priest venant clore en 2013 la tournée d’adieux du groupe du même nom.

Enregistré dans leur fief de Londres dans la salle légendaire de l’Hammersmith, « Epitaph » est un très beau Dvd de 2h30 environ contenant la plupart des titres majeurs du répertoire des anglais sur leurs 40 ans de carrière, à l’exception notable de la période Tim Owens, soit de 1997 à 2005, huit ans tout de même durant lesquels la doublure américaine du Metal god s’époumona à remplacer l’irremplaçable.

Dans ce cadre magnifique et devant une foule de fans, Judas priest introduit le show par l’instrumental « Battle hymn » enchainé de « Rapid fire » morceau certes rapide et offensif mais dont la répétitivité et l’absence de refrain s’avèrent gênantes.

Puisant dans le l’incontournable « British steel », survient le classique « Metal gods » toujours plaisant malgré le poids des ans qui se fait sentir sur la vieille carcasse de Rob Halford, toujours assez économe de ses mouvements.

Rien à dire en revanche sur le nouveau guitariste Richie Faulkner, sorte de clone plus jeune de KK Downing, dont la dextérité et l’engagement paraissent véritablement ébouriffantes en live.

Ce n’est pas non plus le sympathique mais gentillet « Heading the highway » du tiède « Point of entry » qui va venir enflammer les foules.

Judas commence à sortir l’artillerie lourde avec « Judas rising » dont les coups de boutoirs et l’ambiance de fin du monde impressionnent mais il faut attendre le sixième titre pour voir la magie du prêtre prendre véritablement possession de la salle.

Exhumé de sa tombe, « Starbreaker »  rappelle l’excellence des compositions des années 70, à la fois percutantes et mélodiques.

Le plus grand moment du show survient sans doute après avec « Victim of changes » titre dantesque, monumental sur lequel chacun des musiciens se sublime.

Classique intemporel du heavy metal, « Victim of changes » provoque toujours le grand frisson en concert, même si il vole beaucoup d’énergie à ses interprètes rappelons le plus tout jeunes après tout.

Une autre belle vieillerie des 70’s plus tard (« Never satisfied » et son ambiance planante géniale), Judas nous régale d’une de ses plus belles ballades, « Diamonds and rusts » superbe reprise de Joan Baez, magnifiée par le chant si émouvant d’un Rob Halford alors en état de grâce.

L’album « Nostradamus » n’est pas oublié et ce même Rob déguisé en prêtre encapuchonné vient sur « Prophecy » insuffler un vent de modernité bienvenu.

A ce stade, le spectateur est déjà conquis et d’immenses vagues de bonheur l’envahissent.

Nous ne sommes pourtant pas à la moitié du spectacle et les maestro réservent encore de très belles pièces à faire pâlir tout le staff de Top chef.

On frôle ainsi l’orgasme sur un « Nightcrawler » puissant, inquiétant et terriblement enthousiasmant, prend son pied sur le plus sensuel et mélodique « Turbo lover » et son beat robotisé.

Même sans Kurt Cobain, le Nirvana semble atteint sur la power ballade « Beyond the realm of death » divinement interprétée par un Rob plus émouvant que jamais.

On peut également sécher ses larmes, bomber virilement le torse sur le musclé « The sentinel » et son break central épique pour découvrir pour moi le point culminant du concert, « Blood red skies » magistrale power ballade remplie d’émotion et de puissance mélodique.

Même si le concert pourrait fort bien s’arrêter sur ce chef d’œuvre, Judas priest est obligé pour son public d’aligner ses classiques incontournables comme « The green manalishi » en forte interactivité avec le public, le hit « Breaking the law » entièrement chanté par le public ce qui permet à Rob de prendre des forces pour interpréter l’usant « Painkiller » toujours à ce jour titre le plus intense joué sur scène.

Le public assommé mais aux anges voit encore la machine à remonter le temps et aligner les hits des années 80 envoyer un « Hellion/Electric eye » convenu, resurgir la Harley Davidson vrombissante de « Hellbent for leather » cravachée par un Rob version "motard-cuir-ouch ça fait mal" des plus belles heures.

En guise de rappel viendront le parfait « You got another thing coming » qui fait activement participer le public conquis puis le festif rock/pop « Living after midnight » entrecoupés de vibrantes déclarations d’amour de Rob à ses fans.

En conclusion, « Epitaph » est un superbe cadeau d’adieux et contre toute attente peut être le meilleur concert live de Judas priest.

La raison est simple, même si Halford n’a plus 20 ou même 30 ans, même si il se meut souvent de manière minimaliste comme ankylosé par les ans, son charisme et surtout sa voix restent exceptionnels.

Son engagement émotionnel dans les morceaux interprétés, son coffre de ténor, ses hurlements suraigus sauvages et son sens de la mélodie, permettent à eux seuls de gommer ses faiblesses physiques.

Avec un Scott Travis irréprochable pieuvre athlétique à la batterie, un Ian Hill quantité toujours négligeable, un Faulkner surmotivant de fougue et de dextérité prenant le pas sur un Glenn Tipton plus gestionnaire que guitar héro, Judas priest put ainsi explorer en plus de 2h20 l’étendue d’un répertoire fantastique retraçant ni plus ni moins que l’essentiel des plus grands morceaux du heavy metal.

Je ne peux donc que recommander cet « Epitaph » comme bestof de la carrière du groupe allant de paire avec un concert d’excellente qualité, dosant parfaitement moyens techniques conséquents et interactions avec le public.

Un régal vous dis je !! En attendant un nouvel album studio ?

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 13:20

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Déjà chroniqué ici, la saga Twilight voit un second volet cinématographique voir le jour en 2009 avec « Twilight, tome 2, tentation ».

Réalisé par Chris Weitz, « Twilight, tome 2, tentation » reprend l’histoire là ou son prédécesseur l’avait laissé, en racontant les difficultés de la relation entre la jeune Bella (Kristen Stewart) et son amoureux vampire Edward Cullen (Robert Pattinson).

Malgré les efforts d’intégrations déployés par sa famille, Bella est toujours vue comme une potentielle proie par Jasper (Jackson Rathbone) qui peine à réfréner ses voraces appétits.

Mais le plus grave semble être le désir migratoire des Cullen, présent depuis trop longtemps à Forth, et dont l’absence de vieillissement commence à attirer beaucoup d’interrogations.

Un jour, Edward annonce brutalement sa décision à Bella, et renonce tout de go à leur relation.

Malgré les supplications de la jeune femme, prête à se faire mordre pour rejoindre la famille, Edward reste ferme dans sa volonté et part, la laissant seule et désemparée.

Très déprimée, Bella adopte un comportement dangereux dans l’espoir que son protecteur qui communique encore par éclipses avec elle, revienne un jour pour la tirer d’un mauvais pas.

Elle se rapproche de Jacob Blake (Taylor Lautner), membre d’une fratrie d’indiens, dont la force et la beauté contrastent avec la gentillesse.

Jacob aide Bella a passer se mauvais cap, et retape pour elle des motocross.

Pourtant lui aussi semble inquiet quand à son évolution, notamment par la présence d’un gang d’adolescents indiens emmené par leur leader Sam (Chaske Spencer).

Un jour Bella est agressé par Laurent (Ethi Gathegi) un vampire du clan adverse des Cullen obéissant à Victoria (Rachelle Lefèvre).

Livrée à elle-même dans la foret, elle manque de mourir avant d’être finalement secourue par une meute de loups géants, en réalité les indiens du clans de Sam.

Jacob appartient en réalité à une race de loup garous et obtient sa première mutation à l’âge de la puberté, se détachant de Bella pour rejoindre la meute.

Lui et sa meute, jouent un rôle important dans sa défense contre les raids meurtrier de Victoria, l’aidant à la repousser jusqu’à la frontière canadienne et sauvant Victoria d’un saut fatal dans l’océan glacé du nord américain.

Revenue à elle, Bella a la surprise de recevoir l’aide de Alice (Ashley Greene) qui l’avait vu morte.

Malgré une forte animosité à l’égard de Jacob en raison des rivalités des deux races, Alice transmet de précieuses informations à Bella, lui révélant que Edward la croyant morte, est allé se livrer à un clan de vampires italiens, les Volturi dirigé par Aro (Michael Sheen).

Les Volturi lui refusant la mort, Edward décide de s’exposer aux humains afin d’en finir avec son existence.

Bella et Alice foncent alors en Italie pour prévenir le jeune vampire afin de le faire renoncer à ses projets et l’arrachent in extremis à la mort.

Le trio doit pourtant faire face aux Volturi, qui entendent bien les éliminer.

Soumise à la torture, Bella prouve d’étonnantes capacités de résistance à des vampires dit supérieurs et Edward lutte farouchement contre Félix (Daniel Cudmore) un colossal adversaire dont il a bien du mal à se défaire.

Lorsque Aro découvre que dans le futur Bella va faire partie de la famille Cullen, il modifie ses plans et en accord avec les autres chefs Volturi, laisse partir le trio.

Le retour aux Etats-Unis est délicat et provoque des heurts entre Edward qui consent à mordre Bella pour la convertir dans 2 ans avec un mariage à la clé et Jakob également amoureux d’elle, qui la défend farouchement contre ce projet.

Bella reste donc à Forth, partagée entre son amour pour le romantique Edward et le musculeux Jakob.

En conclusion, « Twilight, tome 2, tentation » reste dans la même lignée que le premier tome.

En l’absence de Edward, représentant l’amour inaccessible et le premier chagrin amoureux, Bella se rabat sur un individu certes moins raffiné, mais plus franc et loyale à son égard.

On sent bien que malgré ses qualités de défenseur et une musculature sous stéroïdes, Jakob ne se révèle qu’être un produit de substitution de luxe, le véritable amour de Bella étant le mystérieux vampire torturé.

Sorti de ce petit triangle amoureux qui fera rire les esprits les plus cyniques, le film tient la route par son atmosphère froide, naturelle, humide et par quelques scènes d’action judicieusement dopées par des effets spéciaux efficaces.

« Twilight, tome 2, tentation » n’est donc pas un chef d’œuvre du septième art mais remplit somme toute honnêtement son office de divertissement en recyclant/édulcorant au gout du jour le mythe éternel du vampire.

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Published by Seth - dans Fantastique
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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 11:55

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Le cinéma des années 60 avec un bon vieux film de guerre dans la lignée des « Douze salopards », « Quand les aigles attaquent » de Brian G Hutton.

Sorti en 1968, « Quand les aigles attaquent » raconte l’envoi pendant la Seconde guerre mondial d’un commando anglais dans un nid d’aigle allemand situé dans les alpes autrichiennes afin libérer un général américain Carnaby (Robert Beatty) fait prisonnier après le crash de son avion.

Le colonel Turner (Patrick Wuymark) et l’amiral Rolland (Michael Horden) chargent sept membres d’un commando de cette opération délicate de récupération.

Le major Smith (Richard Burton) est le leader de l’expédition qui incorpore un américain le lieutenant Schaffer (Clint Eastwood).

Mais Turner avoue à l’équipe que Carnaby n’est pas un général, mais simplement un caporal, acteur à ses heures perdues, diffusant de fausses informations aux Allemands.

Le commando est largué par parachute dans une vallée alpestre et mais Harrod (Brook Williams) l’un d’entre eux meurt dans la descente, le cou brisé.

Cette mort parait suspecte à Smith qui rejoint dans une ferme isolée dans la montagne son contact féminin, Mary (Mary Ure) chargée de se faire embaucher au nid d’aigle à l’aide des faux papiers comme femme de chambre.

Les six hommes doté d’uniformes de la Wehrmacht et parlant un allemand impeccable, passent au culot les checkpoints et s’infiltrent sans difficulté dans le petit village situé en contrebas du nid d’aigle.

Ils fraient avec les garnisons allemandes dans les tavernes ou on boit beaucoup et parle fort.

Habile, Smith approche un deuxième contact, une plantureuse serveuse du nom d’Heidi (Ingrid Pitt) chargée d’aider Mary à s’infiltrer au château.

Il tient tête à un autre commandant allemand en se faisant passer pour le frère d’Himmler.

Mais la mort d’un second homme, Mc Pherson (Neil Mc Carthy) retrouvé le cou brisé dans la neige alerte une patrouille qui déboule dans le bar à la recherche de déserteurs.

Pris au piège, Smith et Schaffer préfèrent se constituer prisonniers pour tenter une évasion audacieuse aboutissant à un accident de voiture et à la mort de leurs gardiens allemands.

Experts en explosifs, ils mettent en place un complexe réseau visant à dynamiter les routes pour protéger leur retraite et faire diversion auprès des troupes allemandes.

Mary, aidée d’Heidi monte en téléphérique jusqu’au nid d’aigle et reçois l’intérêt de Von Hapen (Deren Nesbitt) un commandant de la Gestapo qui sous mine de lui faire la cour, cherche des informations sur elle.

Les méthodes de Van Hapen déplaisent au commandant Kramer (Anton Diffring) partisan de techniques d’interrogatoires plus classiques que celle de la Gestapo.

Aidés par Mary, Smith et Schaffer usent de leurs talents d’alpinistes pour embarquer sur une cabine de téléphérique et pénétrer clandestinement dans le nid d’aigle.

Après avoir tué des gardes et placé des explosifs aux endroits stratégiques du camps, ils arrivent à point nommé pour tirer Carnaby et les trois autres membres du commando d’un interrogatoire de plus en plus menaçant mené par le général Rosemeyer (Ferdy Maine).

Très sur de lui, Smith dévoile la couverture de Carnaby et se proclame agent double travaillant pour les services d’espionnages allemands.

Ce volte face est accrédité par le témoignage d’un haut gradé de l’espionnage, contacté en pleine nuit.

Sinueux, Smith cherche en réalité à démasquer un réseau de contre espionnage allemand ayant infiltré l’état major britannique et le commando lui-même.

En jouant d’adresse et de culot, il parvient à démasquer les trois autres membres du commando comme des agents allemands : Carpenter (Vincent Ball), Thomas (William Squire) et Christiansen (Donald Houston) et obtient même de Rosemeyer le nom du chef du réseau inscrit sur un carnet.

Malgré l’attaque de Von Hapen qui a démasqué Mary, Smith et Schaffer parviennent à retourner la situation et abattre le commandant SS et les gradés de la pièce.

Commence alors la fuite au milieu d’un château forteresse remplies de troupes allemande.

Smith et Schaffer déploient tout leur courage, leur culot et leur adresse pour tenir en respect les défenseurs du château désorientés par une succession d’explosion.

L’un des trois espions est abattu dans la fuite mais Smith contacte l’aviation britannique pour tenter une récupération audacieuse sur l’aéroport local.

Après d’intenses fusillades et explosions, Smith doit lutter avec la rébellion des deux espions allemands restant, et combat en équilibre sur une cabine téléphérique à coups de piolet.

Les deux espions meurent, l’un par une chute mortelle, l’autre dans l’explosion de la cabine et Smith s’en sort miraculeusement.

Le petit groupe de survivant emprunte donc une nouvelle fois le téléphérique pour échapper au château et doit sauter au dessus d’un cours d’eau pour échapper aux mitrailleuses allemandes.

Aidé de Heidi, il emprunte un camion chasse neige, fonçant à vive allure pour échapper aux jeeps et moto allemandes.

Le réseau d’explosifs couplé à d’intenses fusillades permet aux fuyards de se débarrasser de leurs poursuivants et de gagner l’aéroport  ou un faux avion allemand parvient à se poser pour les récupérer.

Dans l’avion, Smith surprend tout le monde, accusant ouvertement Turner d’être le chef du réseau d’espionnage allemand.

Démasqué, le gradé pointe une mitrailleuse contre lui mais comprend lorsqu’elle s’avère déchargée qu’il n’a d’autres solutions que de se jeter dans le vide pour échapper à un embarrassant procès.

En conclusion, « Quand les aigles attaquent » est un film de ces films de guerre d’un autre temps, remplissant sans fioriture son but : divertir en donnant le beau rôle aux héros anglais/américains de la Seconde guerre mondiale.

Tout repose ici sur une trame de départ excitante : l’assaut d’une château enneigé fortifié réputé imprenable pour extrader en douceur un faux général et peu importe au juste la somme d’invraisemblances parcourant la réalisation du projet, le spectateur se laisse prendre sans trop de résistance par l’ambiance d’espionnage et d’action du film.

Eastwood, déjà connu mais pas encore une star de premier plan doit ici s’effacer face à Burton qui occupe avec autorité le rang de tête d’affiche.

Un film classique, bien mené, qui plaira aux amateurs du genre.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 20:46

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Nouveau récit complet marvel, « Wolverine : jungle saga » de Walter Simonson (scénario) et Michael Mignola (dessins) voit le jour à la fin des années 80.

Ici on retrouve Wolverine ou plutôt Serval comme on l’appelait encore à l’époque dans une aventure en plein milieu de la Terre sauvage ou il se fait adopter à l’égal d’un dieu par une tribu préhistorique.

Il est vrai que Wolverine joue le jeu, aidant son peuple d’adoption à combattre et tuer les énormes reptiles infestant la région.

Soutenu par Gahck, une plantureuse guerrière géante, Wolverine prend vite les reines du clan et vole au secours de Chakel, un guerrier avalé par un tyrannosaure monstrueusement grand.

Malgré l’apparente disproportion entre le monstre préhistorique et le petit mutant, Wolverine remporte son combat et découvre que le tyrannosaure était en fait un robot.

Il remonte à l’origine de la bête et pénètre dans une base secrète située à l’intérieur d’un volcan.

Wolverine tombe malheureusement dans une embuscade et se retrouve le prisonnier du mutant Apocalypse qui lui avoue capturer des sauvages comme Chakel pour réaliser des cyborgs.

L’arrivée de la courageuse Gahck produit une diversion qui permet à Wolverine de briser ses liens et attaquer furieusement Apocalypse.

Le combat est âpre mais Wolverine finit par détruire ce qui était également un robot.

Le véritable Apocalypse surgit alors en hologramme, expliquant à Wolverine qu’il l’a manipulé pour l’attirer sur place depuis les Etats-Unis afin qu’il détruise son robot devenu fou.

Wolverine parvient cependant à éviter l’explosion de la base et part sur un petit ulm en laissant à Gahck et son peuple un souvenir impérissable.

En seconde partie, ce même Wolverine pris en main par Carl Potts (scénario) et Jim Lee (dessins) se retrouve au Congo sur la piste de trafiquants de peau d’animaux sauvages.

Il ne sait pas que le Punisher, envoyé lui pour « vacances » en qualité d’accompagnateur d’une équipe de scientifiques chargés d’étudier les grands singes, est également sur place pour en réalité trouver la trace d’animaux préhistoriques.

Mais en réalité, une femme Norma Wyeth et un militaire Ebambé, travaillent avec un réseau de braconnier pour tuer les gorilles et vendre les peaux.

Le Punisher s’adapte très bien au milieu de la jungle et sympathise avec les villageois avec qui une estime réciproque se construit.

Un malentendu produit un affrontement entre Wolverine et le Punisher alors que le premier croit que le second fait partie du réseau des braconniers.

Sans armes lourdes, le Punisher a le dessous et est précipité dans le fleuve.

Après avoir échappé à un crocodile, le Punisher revient armé d’un énorme fusil pour prendre sa revanche sur Wolverine.

En plein milieu de leur lutte, les deux hommes sont pris sous le feu des braconniers qui ont localisé les dinosaures et manœuvrent pour les capturer.

Les ennemis comprennent leur erreur et s’unissent pour inverser le processus.

Norma est tuée dans lutte et Ebambé livré par le Punisher aux gorilles pour une revanche sanglante.

La liberté des dinosaure est donc préservée et le magnat du Texas organisateur de l’expédition perd sa fortune après que son ordinateur ait été piraté par un ami informaticien du Punisher.

En conclusion, « Wolverine : jungle saga » porte bien son nom et délivre un spectacle aussi exotique que plaisant.

Bien sur tout ceci reste mineur, mais il faut reconnaitre que le coté animal de Wolverine s’exprime à merveille dans ce mélange de jungle préhistorique et d’expérience scientifiques étranges qu’a toujours été la Terre sauvage.

Le choc avec le Punisher en Afrique ne déçoit pas non plus avec un affrontement dur et intense entre deux des super héros les plus violents et radicaux du monde Marvel.

Sans demeurer géniale, « Jungle saga » est donc une œuvre de bonne facture à réserver aux fans du mutant griffu qui trouve ici des adversaires (Punisher, Apocalypse cloné) à sa mesure.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 10:51

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Vous le savez j’aime lire pour découvrir par le biais de la plume d’un auteur d’autres pays et culture aussi est-ce avec une grande curiosité que j’ai lu « Le tigre blanc » de l’indien Aravind Adiga.

Sorti en 2008 avec un succès certain, « Le tigre blanc » se présente sous la forme d’une lettre fictive envoyée au cabinet du premier ministre chinois par un homme d’affaires indien résidant à Bangalore, ville spécialisée dans la sous traitance principalement informatique des grandes entreprises du monde.

L’homme qui se fait appeler le tigre blanc se nomme en réalité, Balram Halwai et semble en réalité recherché par la police pour vol et meurtre.

A travers cette lettre, Balram va raconter son histoire au cours d’un long monologue.

Fils d’un conducteur de rickshaw, ces petits vélo taxi servant à transporter les gens, Balram est né à Laxmangarh, petit village pauvre du Rajasthan au nord ouest du pays.

Appartenant à une caste misérable, Balram vit dans ce qu’il appelle les Ténèbres, c’est-à-dire le mauvais coté de l’Inde avec la malnutrition, le manque d’hygiène, de soins et pire que tout la pression familiale d’une famille nombreuse.

Balram voit son père, un homme fier et honnête, mourir prématurément faute de soins et enrage contre la corruption généralisée qui gangrène son pays.

Son village est en fait régi par quatre grands propriétaires terriens affublés de noms d’animaux : la Mangouste, la Cigogne, le Sanglier, le Buffle qui exploitent une main d’œuvre misérable et achètent les politiciens pour ne pas être inquiétés par les autorités.

Les prochaines élections qui se profilent sont à ce titre révélatrices, avec un système électoral complètement biaisé, ou les candidats s’arrangent pour prendre les voix d’électeurs qui surtout ne se déplacent pas aux urnes, sous peine d’atteinte à leur intégrité physique.

Un jour lassé des perspectives désespérantes dans son village, Balram décide de tenter sa chance à Dhanbad, ville du Nord Est prospère grâce à ses mines de charbon.

Il apprend à conduire dans un garage et se fait alors embaucher comme chauffeur avec un mélange de culot et de chance par le fils de la Cigogne, Ashok, issu lui aussi du même village que lui.

A Dhanbad, Balram apprend en réalité la vie de domestique et doit se soumettre à tout ce qu’ordonne ses maitres : laver les pieds de la Cigogne, faire le ménage, attendre pendant des heures avec les autres chauffeurs en lisant des pulps indiens et surtout survivre à la circulation anarchiques des grandes métropoles indiennes.

Il y reçoit en échange une nourriture abondante, un endroit pour dormir et de bons traitements, ce qui en Inde demeure précieux.

Bien que soumis à la féroce concurrence des autres chauffeurs comme Ram Persad, Balram gagne peu à peu la confiance de ses maitres et pénètre le monde d’Ashok, jeune homme manquant de la dureté d’un grand propriétaire et marié à une américaine, qui influence fortement sa façon de voir l’existence.

La femme appelée Pinky Madam, a du mal à s’acclimater à la vie indienne et provoque de fréquentes scènes de ménages que Ashok tente maladroitement d’apaiser.

Le jeune chauffeur s’émancipe également de l’influence familiale, refusant d’obéir à son acariâtre grand-mère qui lui demande de se marier et gardant l’argent qu’il est sensé lui envoyer.

Puis il saisit une occasion inespérée d’accompagner Ashok et sa femme à la capitale, New Delhi, en écartant au passage le chauffeur numéro un, Ram, après avoir découvert sa confession musulmane qu’il tenait à garder secrète.

A Dehli, les problèmes de circulation sont encore pires, Balram ne pouvant se fier aux panneaux indicateurs se perd souvent et doit éviter les foules de sans abris traversant sans prévenir les routes encombrées.

Il comprend que ses patrons sont sur place pour soudoyer des politiciens en vue des futures élections et de tirer leur part du gâteau une fois la victoire du candidat choisi acquise.

Mais la vie dans la capitale permet au jeune homme d’acquérir de nouvelles expériences : s’initier aux petits trafics des chauffeurs qui en cheville avec des garagistes malhonnêtes (un pléonasme ?) facturent des réparations fictives à leurs maitres, se muent en taxis sauvages entre deux pauses ou récupèrent des bouteilles de whisky qu’ils revendent à prix d’or.

Balram découvre l’alcool fort, le dentifrice, les centres commerciaux ultra modernes, les hôtels de luxe, les prostituées et goute comme beaucoup d’indiens la beauté des Népalaises à la peau claires et aux yeux bridées.

Pourtant un incident va venir altérer cet équilibre, Pinky madam ivre va vouloir prendre le volant et va percuter un jeune sans abri.

Terrorisée par les conséquences possibles, la famille de la Cigogne va alors faire pression sur Balram pour qu’il endosse la responsabilité du crime.

Coincé en raison des pressions sur sa famille restée à Laxmangarh, Balram voit alors son avenir basculer pour passer par la case prison avant que ses patrons n’estiment que son sacrifice n’était pas nécessaire.

Les relations se dégradent alors profondément entres les époux Ashok et Pinky madam quitte son mari pour rentrer aux Etats-Unis et demander le divorce.

Brisé par le chagrin et le déshonneur, Ashok part lentement à la dérive, déprimant, buvant énormément, fréquentant une prostituée ukrainienne aux cheveux blonds fascinant Balram avant de renouer avec une ancienne maitresse.

De son coté Balram intimement de plus en plus révolté contre sa condition, se cultive dans les marchés aux livres, échafaude des théories de plus en plus révolutionnaires, la plus brillante d’entre elles étant celle de la cage à poules, enfermant le peuple indien dans une prison ou personne ne réfléchit ni ne cherche à se révolter contre le fermier qui vient chaque jour supprimer quelques individus et obliger le reste à vivre dans la souillure.

L’idée de tuer son patron prend également forme dan son esprit mais l’arrivée de son jeune cousin Dharam, envoyé par sa famille pour se former et apprendre à métier à ses cotés, retarde l’exécution du projet.

Pourtant Balram passera finalement aux actes, tuant Ashok sur une route isolée en lui enfonçant une bouteille de verre cassé dans la gorge.

Il vole également une importante somme d’argent destiné à corrompre les nouveaux politiciens socialistes fraichement réélus et s’enfuie avec Dharam par le train.

Après avoir échappé aux recherches forcément imprécises dans un pays aussi grand et mal organisé que l’Inde, Balram s’établit à Bangalore, utilise son argent pour corrompre la police et investit dans une société de voitures capable de véhiculer à tout moment les nombreux employés des entreprises indiennes travaillant en horaires décalés pour répondre aux attentes de leurs clients occidentaux.

Seul vestige de son passé modeste, sa manière de bien traiter ses chauffeurs et de veiller à indemniser la famille d’une victime d’un accident mortel.

Pour le reste, Balram devient donc un puissant homme d’affaires, une anomalie, un tigre blanc ayant brisé les codes, forcé les portes pour se trouver une destinée.

En conclusion, « Le tigre blanc » est un roman puissant et particulièrement instructif qui vous aidera à décrypter les mécanismes internes de l’Inde du XXI ième siècle, par certains aspects particulièrement développée en raison de la qualité de son enseignement scientifique mais toujours prisonnière de ses vieux démons : inégalités sociétales dues au système de castes et surtout corruption à tous les étages des politiciens qui paralyse le développement des zones les plus pauvres qui n’ont pas accès à l’eau, l’électricité, la santé ou l’éducation et végètent dans un tiers monde résigné telles des poules prisonnières dans une cage.

Même si la langue d’Adiga n’a rien en elle de particulièrement remarquable, l’originalité du roman et surtout la volonté du héros de briser le sort qui l’accable (même par le crime d‘un patron finalement aimé) en font toute la force.

A lire donc pour les plus curieux d’entre vous …

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 17:12

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Quatre ans après un plutôt réussi « For unlawful knowledge, les vétérans de Van Halen poursuivent leur chemin avec « Balance » à l’énigmatique (voir choquante !) pochette infantile.

Nous sommes en 1995 et l’album débute par « The seventh seal » excellent mid tempo mariant à merveille parties de guitares étincelantes de Eddie Van Halen et vocaux en fusion de Sammy Hagar.

A peine remis de cette délicieuse entrée en matière, l’auditeur se fait percuter par un hit hard FM de haute volée, « Can’t stop loving you » qui confirme le timbre parfait de Hagar pour ce type de morceaux plus commerciaux.

C’est toujours avec le même esprit hard mais mélodique que se présente « Don’t tell me (what love can do) » qui confirme l’efficacité du groupe en la matière.

La machine semblant tourner avec une certaine répétitivé sur « Amsterdam », qui malgré un son puissant patine sur ses refrains poussifs, Van Halen choisit d’appuyer sur l’accélérateur sur « Big fat money » beaucoup plus rapide et percutant.

On récupère avec « Strung out », un court instrumental plutôt bruitage d’ambiance et   une nouvelle ballade au piano, « Not enough » plutôt assommante dans la durée.

Le lumière jaillit de « Aftershock » qui réussit à trouver le bon équilibre entre dynamique, riffs et puissance vocale maitrisés.

Suivent deux instrumentaux « Doin’ time » doté de percussions expérimentales, puis « Baluchitherium » plus traditionnel car entièrement dévolu à la guitare de sa majesté Eddie.

L’album se termine par une nouvelle ballade acoustique, « Take me back (déjà vu) » plutôt agréable dans le registre intimiste et « Feelin » power ballade mélodique beaucoup plus appuyées.

En conclusion, dans la même veine que « For unlawful knowledge » ,
 « Balance » lui est toutefois inférieur, tout particulièrement dans sa seconde partie, franchement faiblarde.

Semblant un peu à court d’inspiration, Van Halen s’oriente vers un hard FM gorgé de ballades sirupeuses entre lesquelles s’intercalent quelques instrumentaux sans intérêt.

Il reste heureusement quelques morceaux plus saillants venant rappeler la qualité intrinsèque des musiciens et leur formidable abattage lorsque tous les paramètres se trouvent correctement configurés.

« Balance » est aussi le dernier album avec Sammy Hagar derrière le micro, le chanteur n’ayant pour moi aucunement démérité face à son légendaire prédécesseur, et par son timbre puissant et sensuel, pouvant lui aussi revendiquer une place au hall of fame des grands chanteurs de hard rock.

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Published by Seth - dans Hard Rock
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 11:49

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C’est avec une certaine émotion que je vais aborder ce « Titan n°30 » car premier comic book qui tomba entre mes mains d’enfants en 1981.

A cette époque, le phénomène Star wars bâtait son plein, aussi n’est il pas étonnant de retrouver une adaptation en bandes dessinées dans les premiers numéros de Titans.

Ici Mary Jo Duffy (scénario) aidé de Jean Frisano (dessins) prend ses distances avec l’histoire imaginée par George Lucas, pour narrer une aventurette du passé de Obiwan Kenobi, le maitre Jedi, grand père de Luke Skywalker.

Dans celle-ci, l’habile Jedi voyageant sur un croiseur touristique dans l’espace, utilise une ruse tactique pour préserver le vaisseau d’une attaque de pirates de l’espace, les Mersons.

Plus intéressant car réellement original, Iron-fist (alias Danny Rand)  pris en charge par le duo de maitres Chris Claremont (scénario) et John Byrne (dessins) pour conter une magnifique aventure dans laquelle le héros git alité après qu’un rival appelé Serpent d’acier lui ait dérobé son fameux poing de fer, affaiblissant considérablement son énergie vitale.

Fist reçoit l’aide des ses amis, les détectives Colleen Wing et Misty Knight, la belle afro américaine avec qui il semble avoir une relation intime, mais surtout de Spider-man qui apporte une aide précieuse.

On apprend que le Serpent d’acier est en réalité Davos, élève du monastère de Kun-Lun qui n’accepta pas d’être battu par Wendell Rand, le père de Danny dans la conquête du poing de fer et qui cherche à présent à se venger sur son fils.

Investi du poing de fer, Davos se révèle un adversaire redoutable capable de tenir tête à Spider-man et aux deux détectives réunies.

Iron-fist rassemble donc ses dernières forces et affronte son rival dans un combat pour l’honneur.

Mais aveuglé par sa rage, Davos se montre incapable de maitriser l’énergie du poing de fer qui le consume et finit par le détruire, Fist finissant par récupérer son bien et embrassant Misty devant un Spider-man rassuré par cette fin heureuse.

Cela semble impossible mais Captain Marvel scénarisé par Doug Moench et dessiné par Pat Broderick place à la barre encore plus haut (à un niveau exceptionnel donc) ou le héros cosmique aidé de Drax doit faire face à une incarnation maléfique de Isaac, l’ordinateur de Titan, qui flanqué de redoutables créatures  Chaos, Gé, Stellax, a pour but la destruction de Titan.

Après avoir placé ses amis humains Rick Jones et Gertie en sécurité, Marvel peut donc combattre ces féroces adversaires qui se révèlent trop puissants pour lui.

Marvel et ses amis se retrouvent donc dans un vaisseau aux cotés de Mentor, Elysius et Eros pour mener leur dernier combat.
La noblesse d’âme de Marvel qui n’hésite pas à se encaisser une rafale mortelle lui étant destinée, pousse Drax a une réaction de colère et à déchainer suffisamment de puissance pour détruire le dénommé Stellax.

Le terrible effort le met hors combat mais déchaine aussi Marvel qui faisant usage de son pouvoir cosmique défait aisément Gué et Chaos.

Isaac et Marvel restent donc face à face pour un ultime duel et si l’ordinateur semble prendre le dessus et vouloir imposer un monde à son image peuplé de clones robotisés, Marvel réagit en puisant dans les tréfonds de son pouvoir cosmique pour faire ressentir à son adversaire toute la somme des expériences humaines (amour, haine, peur, doute, joie, espoir ..) depuis l’histoire de l’humanité ce qui le rend fou et le déconnecte.

Tandis que les Eternels fêtent la victoire, Drax s’éclipse l’esprit pacifié et nourrissant une estime pour son ancien ennemi Captain Marvel.

On termine par une histoire puisant dans les premiers Marvel de la fin des années 60, dans laquelle Roy Thomas (scénario) et Don Heck (dessins) font tomber les légendaires Envahisseurs (Captain américa, la Torche humaine, le Prince des mers) sous le contrôle télépathique de leur ennemi nazi l’infernal Crane rouge, pour affronter une autre équipe fameuse de super héros, la Légion de la liberté, rassemblée par Bucky Barnes.

Le combat a lieu dans un stade de baseball et revêt un aspect spectaculaire et permet de mettre en lumière des héros aussi méconnus et oublié que Patriot, Whizzer, Diamant Bleu, Jack Frost, Film-man, Corbeau rouge, Miss America.

Une intervention appropriée de Toro permet de détruire la machine infernale de Crane rouge asservissant les Envahisseurs et met fin de fait au combat stérile entre les super héros pour préserver la foule assemblée dans le stade.

En conclusion, loin de moi l’idée de me moquer avec le recul de cet excellent « Titan n°30 ».

Si pour être tout à fait honnête, l’adaptation de Star wars par Marvel n’est pas une franche réussite et à un arrière gout de réchauffé et si l’exhumation de ces bons vieux Envahisseurs ennemis des nazis sonne dans les années 80 un peu dépassée avec le graphisme toujours minimaliste de Heck, les deux autres aventures côtoient le sublime.

Iron-fist impeccablement dessiné par le génial Byrne, tient la route dans un univers d‘art martiaux, de mérite, de spiritualité et de respect, grandement aidé par un scénario excitant concocté par Claremont qui se surcroit permet de lier une belle histoire d’amour entre un beau blond et une belle afro américaine.

Mais le plus incroyable reste cette aventure de Captain Marvel sublimée Broderick avec des ennemis de haut calibre, un puissant souffle épique tournant autour des vertus de l’amitié, de la bonté, de la générosité et du sacrifice désintéressée pour une cause plus haute que soi, ce qui constitue finalement pour moi l’essence du héros.
Je comprends donc avec le recul en constatant la haute qualité de ce Titan, les raisons de ma fascination première pour les comics books.

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Published by Seth - dans Comics
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