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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 09:09

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Au premier abord, « The studio sessions 1964-1967 » parait être une bonne approche pour (re)découvrir The yardbirds groupe de rock pionnier des années 60 dans lequel joueront brièvement des stars de la guitare comme Jimmy Page, Eric Clapton et Jeff Beck autour de l'inamovible ossature Keith Relf (chant)-Jim Mc Carthy (batterie).

On débute par « I wish I would » excellent titre rock ’n roll rythmé renforcé par un harmonica rappelant par instant le meilleur de … Led zeppelin.

La suite est plus classique, forcément datée années 60,  avec «  A certain girl » solidement exécuté et « Good morning little school girl » plus quelconque.

Les titres s’enchainent, pas déplaisant mais interchangeables et sans relief apparent tels « I ain’t got you » « Putty in your hands » qui déroule un placide rock ‘n roll cadré et sans surprise.

Comme son nom l’indique, « Sweet music » sonne de manière très doucereuse et après l’instrumental « Got to hurry » portant assez mal son nom, l’auditeur débouche sur une impressionnante série des plus grands tubes des anglais, le très connu « For your love » son rythme et ses refrains entrainants, le très inspiré « Heartful of soul » ses chœurs et son jeu de guitare superbes rejoué pour le plaisir en version sitar.

On passera très vite sur le blues sans intérêt « Steeled blues » pour se ruer sur l’exceptionnel « Still I’m sad » fascinant par son ambiance pesante de chants grégoriens.

La vivacité semble être de mise sur « I’m not talking » rapide et enlevé.

The yardbirds reprennent ensuite leur rythme de croisière sur le sage «  I ain’t done wrong » qui passionne peu malgré un bon solo de guitare, replongent dans les profondeurs des années 50 avec « My girl sloopy » harassant de lourdeur et finissent d’anesthésier l’auditeur sur le lent et nasillard « Evil hearted you ».

Le sourire revient « You’re a better man than I » en avance sur son temps par sa fluidité et sa puissance, « Train kept a rolling » qui ressort l’harmonica pour un blues-rock enfiévré et enfin « Shapes of thing » qui cogne également fort.

La fin du disque arrive alors avec « New York City » un blues statique et ennuyeux (pléonasme ?) puis « I’ m a man » également bluesy mais beaucoup plus offensif et surtout marqué par un vertigineux solo de guitare terminal avant un « Stroll on » sonnant comme du heavy metal avant l’heure.

En conclusion, « The studio sessions 1964-1967 » est à considérer avec tout le recul du à son âge vénérable et permet d’explorer le passé lointain du rock avec en ligne mire les débuts du hard rock.

Car si la moitié de ces sessions montrent un groupe certes brillant mais jouant un rock n’ roll classique, on est souvent impressionné par l’audace et la puissance de certains titres incontestablement précurseurs dans le domaine du rock lourd.

Sans apprécier l’ensemble des compositions, il parait donc intéressant de piocher dans le répertoire certes poussiéreux des Yardbirds pour gouter à certaines petites merveilles d’inspiration qui prouvent que dès la fin des années 60, les guitaristes virtuoses étaient déjà en train de s’imposer.

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Published by Seth - dans Rock
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 22:13

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Attaquons nous à présent à un monument sans doute encore plus haut que celui d’Aerosmith, je veux bien entendu parler du « Dark side of the moon » de Pink Floyd.

Comme vous le savez je considère avoir tout loisir de m’exprimer librement en ces colonnes et ne considère donc pas comme un critère déterminant la réputation de chef d’œuvre du disque le plus vendu au monde après le « Thriller » de Michael Jackson.

« Dark side of the moon » et sa pochette prismatique si énigmatique si fascinante voient le jour en 1973.

Le quatuor anglais débute cet album, conceptuel comme la plupart des œuvres de rock progressif par « Speak to me/breath » qui fait figure d’introduction duveteuse à souhait.

On continue d’avancer sans grande conviction vers « On the run » étrange instrumental notable surtout pour ses bruitages pour le moins déroutants.

La mise en action est incroyablement lente sur « Time » qui s’avère au final un morceau agréable par sa superposition d’ambiances, du chant varié de Gilmour et de solo de guitares lumineux.

Les anglais poursuivent dans la même veine avec « The great gig in the sky » marqué par des chœurs féminines omniprésents à la longue assez ennuyeux.

Plus abordable, « Money » déroule un swing jazz-rock froid, tandis que « Use them » et « Any colour you like » replongent dans les ambiances majoritairement instrumentales et planantes.

Avec ses puissants chœurs féminins en soutien, « Brain damage » se montre tout aussi élégant mais un tantinet plus animé.

L’album se conclut par « Eclipse » version modèle réduit sans aucun interet du titre précédent.

En conclusion, au risque de choquer les puristes ou d’horrifier les fans du Flamand rose, je suis passé complètement au travers de « Dark side of the moon ».

Je n’hésite pas à l’exprimer clairement, la musique de ce disque, tout comme sans doute une bonne partie du rock progressif m’ennuie formidablement et ne correspond pas à ce que je recherche dans la musique, qui se doit plus pour moi d’émouvoir que de faire réfléchir.

On pourrait certes ému de la grâce élégante et fragile de la musique ici proposée, mais son statisme m’ennuie, et l’usage de chœurs ou saxophone m’horripile dans la plupart des cas.

Peu de portes de sortie donc face à cette incompréhension et une réaction plutôt de rejet devant cette oeuvre trop cérébrale, sophistiquée et précieuse à mon gout.

Votre serviteur ne décollera donc pour le voyage lunaire cette fois et restera plutôt cramponné à cette bonne vieille terre, ce qui après tout n’est sans doute pas si mal.

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Published by Seth - dans Progressif
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 20:06

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Voici une belle pièce de musée en la personne de « Aerosmith » premier et donc historique album de la légende du hard rock Aerosmith.

Nous sommes en 1973, le chanteur Steven Tyler s’associe avec deux guitaristes, Steve Perry et Brad Whitford, puis complète le groupe avec la section rythmique Tom Hamilton (basse) et Joe Kramer (batterie).

Pochette aérienne et fringues psychédéliques de rigueur, « Aerosmith » débute par « Make it » un rock solide aux refrains entrainants.

Construit sur le même modèle, « Somebody » puise encore plus ostensiblement dans les racines rock n’ roll des bostoniens avec un résultat plus quelconque.

Arrive ensuite le premier grand classique du groupe, « Dream on » cela ne s’invente pas, ballade soignée dotée de grandes envolées mettant déjà en avant les belles qualités vocales de Tyler.

On groove gentiment sur « One way street » très ryhm n’ blues, beaucoup trop long, lisse et plat pour exciter.

Dans un style tout aussi classique, « Mama kin » parait plus nerveux tandis que « Write me » et son harmonica versent trop dans le blues pour faire preuve d’une véritable originalité.

La fin de l’album se profile enfin avec le plus intense « Movin’ out » et « Walkin’ the dog » certes balancé mais beaucoup trop figé sur ses bases.

En conclusion, « Aerosmith » a tout du premier album assez prudent et très (trop) influencé par ses racines rock n’ roll.

Le point commun avec Ac/Dc pourrait s’effectuer, mis à part que les Australiens ont dès leur premier disque fait à mon sens étalage de plus de personnalité en imposant un style immédiatement reconnaissable.

« Aerosmith » est loin de parvenir au même résultat et déroule un rock agréable parfois appuyé mais manquant par trop d’audace et de pugnacité.

Surestimé sans doute et au fond sans réel intérêt si ce n‘est historique, à l’exception sans doute de la jolie curiosité de « Dream on » montrant déjà les belles capacités mélodiques des Bostoniens.

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Published by Seth - dans Rock
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 21:16

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Abordons à présent un grand classique du cinéma, « La fureur de vivre » de Nicholas Ray.

Sorti en 1955, « La fureur de vivre » est un film très ancré dans la société de son époque, rappelons le seulement dix années après la fin de la Seconde guerre mondiale.

On y voit Jim Stark (James Dean) un jeune homme en pleine crise de rébellion, sortant tard, buvant beaucoup et conduisant vite.

Jim cherche en réalité à évacuer sa frustration de voir son père Frank (Jim Backus) se comporter comme une lavette et être complètement dominé par son épouse un dragon autoritaire jouée par An Doran.

Sans but professionnel et surtout sans modèle paternel viril, Jim traine dans les rues, se lie d’amitié avec John Crawford dit Platon (Sal Mineo), un autre jeune homme révolté par l’absence de son père, un riche homme d’affaire de New York.

Mais Jim est surtout violemment attiré par Judy (Natalie Wood), une jeune femme également libérée qui fréquente un groupe de jeunes voyous dont le chef Buzz (Corey Allen) se montre clairement comme un rival à leur liaison.

La tension monte alors graduellement entre Jim et Buzz et débouche sur une bataille au couteau à la sortie d’un planétarium.

Jim l’emporte sur son rival, qui furieux de perdre la face devant Judy, le défie lors d’une course automobile face à une falaise abrupte.

Incapable de résister au défi, Jim relève le gant mais le match tourne mal, entrainant la mort de Buzz, qui ne peut sauter de la voiture avant la chute finale.

Très troublé par la mort de son rival, Jim qui ne peut compter sur ses parents dépassés par les évènements, commence d’abord par vouloir se livrer à la police mais se rétracte finalement.

Révoltée comme lui contre la société et l’éducation parentale, Judy se rapproche de lui et le prévient que les autres membres du gang le recherchent pour venger la mort de Buzz.

Malgré ses airs bravaches, Jim se replie avec Judy dans une belle maison abandonnée sur la colline que lui avait indiqué Platon.

Il sont rejoint par ce dernier qui a échappé à une rafle d’un trio de voyous mené par Goon (Dennis Hopper) cherchant à trouver Jim par son intermédiaire.

Ensemble le trio joue aux châtelains et délire dans la splendide villa, s’inventant une vie qu’ils n’auront jamais.

Ils sont pourtant rattrapés par les trois voyous et Platon, poussé à bout par la peur et la colère, sort alors un révolver avec lequel il abat l’un des hommes.


Alertée par les parents de Jim, la police arrive sur les lieux ce qui n’empêche pas Platon de tirer sur les agents chargés de le raisonner.

Jim tente alors une médiation afin de sauver son ami dont la situation est mal engagée.

Il enlève discrètement le chargeur de son arme et espère alors obtenir la reddition pacifique de Platon, qui se fait malheureusement tuer à la sortie du planétarium ou il était retranché.

Après ce drame et la mort triste de Platon, Jim aidé de Judy, se rapproche de ses parents qui promettent de changer leur comportement.

En conclusion, « La fureur de vivre » est un film daté aujourd’hui au niveau du langage un brin risible et des tenues de blousons noirs des années 50 mais contient en lui les composants universels du mal être adolescent.

Ce sont ces composants sublimés par un trio d’acteurs exceptionnels, qui rendent ce film si attachant.

Dean en particulier qui décédera tragiquement quelques mois après la fin du tournage dans un accident de voiture, crève littéralement l’écran par son attitude mêlant dureté, sensualité et sensibilité à fleur de peau.

« La fureur de vivre » reste donc malgré le poids des ans, un classique du cinéma, qui permet de se rendre compte près de 60 ans après du charisme d’un acteur d’exception comme James Dean.

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 10:58

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La littérature reprend ici ses droits avec « Angel heart » de William Hjortsberg.

Paru en 1978 avant d’être adapté au cinéma par Alan Parker en 1987, « Angel heart » raconte sur le trame ultra classique d’un polar, l’enquête d’un détective privé newyorkais appelé Harry Angel, embauché par un riche client nommé Mr Luc Cyphre pour retrouver Johnny Favorite, un chanteur de jazz à succès d’avant guerre, revenu paralysé des combats d’Afrique du nord ou il avait été affecté.

Motivé par un fort salaire, Angel se met donc en chasse en mettant à profit son intuition et son expérience.

Ses investigations à la clinique ou a été soigné Favorite avant de disparaitre lui font penser que le médecin l’ayant suivi, le Docteur Fowler ment.

Angel n’hésite donc pas à entrer par effraction dans la maison de Fowler et le soumet à un interrogatoire serré en jouant sur l’addiction secrète du médecin aux drogues dures qu’il entrepose dans son réfrigérateur.

Sous la pression, Fowler lache le nom de l’homme qui a emmené Favorite une nuit, un certain Edward Kelley mais ces informations trop approximatives ne satisfont pas Angel qui laisse mariner le médecin en état de manque pour en obtenir davantage.

A son retour, Fowler git sur son lit avec toutes les apparences d’un suicide par arme à feu.

Le privé quitte les lieux en tentant de masquer au maximum les traces de son passage et change de tactique, utilisant ses contact dans la presse newyorkaise pour obtenir des informations sur un personnage quasi public comme Favorite et trouve ainsi l’identité des musiciens ayant joué avec lui ainsi que son lien avec l’armateur Ethan Krusemark dont il a épousé la fille Margaret avant de rompre avec fracas.

Johnny et Margaret semblent avoir eu pour point commun une passion pour l’occultisme et l’étrange, ce qui oriente les recherches de Angel vers une Krusemark M, voyante à New York.

Se faisant passer pour un client, Angel part la consulter.

Le face à face est tendu, Millicent, se présentant comme la sœur de Margaret, devinant les intentions de ce client pas tout à fait comme les autres et le mettant en garde contre des menaces planant au dessus de sa tête.

Une fois cette piste explorée, Angel enquête dans les clubs de jazz de Harlem ou il rencontre Toots Sweet, pianiste ayant connu Favorite avant guerre et même si il ne le portait pas ce chanteur blanc arrogant et individualiste dans son estime, Sweet se met à parler et à livrer des informations plus précises sur le disparu.

Le privé retrouve la trace de Proudfoot, l’ex compagne antillaise de Favorite et reçoit un accueil glacial de sa fille, Epiphany, belle métisse à la peau claire tenant seule le magasin d’herbes depuis la mort de sa mère.


Se fiant à son instinct, Angel file Sweet et débouche sur une cérémonie nocturne vaudou à laquelle participe Epiphany en plein milieu de Central park.

Impressionné par les rituels sanglants et les états de transe des participants, Angel parvient à comprendre que Favorite était lui-même un adepte de ses pratiques et avait atteint un haut niveau dans la hiérarchie des prêtres vaudou.

Malheureusement, Sweet paye cher d’avoir parlé et est cruellement assassiné à l’arme blanche.

La mort du pianiste change la donne, amenant deux policiers sur le dos de Angel, qui les tient à distance du mieux qu’il peut, mais surtout Epiphany elle-même effrayée, à se rapprocher du détective.

Angel comprend alors que Epiphany est fille de Favorite et a un lien avec Margaret, en réalité la voyante qu’il avait rencontré lors de la consultation.

Mais les morts semblent décidément s’accumuler sur le chemin de cette enquête, lorsqu’Angel découvre Margaret également tuée à l’arme blanche après un entretien avec son père qu’elle avait prévenu de la présence d’un fouineur sur les traces de Johnny.

De plus en plus inquiet, Angel découvre lors d’une inspection au magasin de la belle métisse, une photo de son propre client, Cyphre habillé en mage.

Dévoré de curiosité il se rend dans un minable théâtre de la 42 ième avenue et est témoin d’un tour d’un impressionnant tour de magie.

De retour au magasin, Angel aborde Epiphany de front qui accepte de lui faire confiance pour sauver sa vie.

Le privé et la métisse deviennent amants, cette dernière lui donnant des clés pour comprendre le vaudou et se méfier d’un puissant ennemi l’amenant à faire des rêves atroces ressemblant fort aux effets d’un envoutement.

Après avoir rencontré l’autoritaire Krusemark, enragé par la mort de sa fille mais qui consent tout de même à lui avouer qu’il a sorti Favorite de l’hôpital, et qu’il estime responsable de ses morts, Angel est attaqué par deux tueurs et grièvement blessé à coup de nerf de bœuf dans un parc.

Il survit cependant à l’agression et à peine sur ses jambes s’allie avec Epiphany pour percer les secrets de cette histoire de plus en plus étrange.

Ayant compris que son patron, Cyphre est lui-même un puissant sorcier vaudou très respecté voir craint dans la communauté, Angel protégé par les amulettes et les conseils d’Epiphany se rend dans une messe noire se déroulant dans une station de métro désaffectée.

Il prend non sans horreur des photo compromettantes de Krusemark participant à une orgie sexuelle se déroulant après le meurtre d’un bébé offert en offrande à Satan et coince l’armateur dans un sous terrain à son retour de la cérémonie.

Soumis à la pression d’une arme à feu et de révélations compromettantes, Krusemark finit par lâcher dans l’obscurité humide, de stupéfiantes révélations d’un pacte de Favorite avec le Diable pour atteindre le succès, avant que le musicien, devenu un puissant sorcier vaudou ne se sente assez fort pour soustraire son âme à l’Enfer en réalisant un rite magique lui permettant d’échanger son corps avec celui d’un quidam, en l’occurrence un soldat pris au hasard à New York la veille de son départ pour la guerre.

Après de telles révélations, une lutte féroce s’engage qui se termine par l’électrocution de Krusemark.

Sentant qu’il touche au but, Angel va perquisitionner chez Margaret Krusemark et découvre que la plaque du soldat assassiné par Favorite porte son propre nom !

Il est à présent trop tard et Angel se réveille face à Cyphre, en réalité le Diable lui-même qui l’a manipulé pour retrouver sa victime, l’âme de Favorite contenue dans son propre corps.

Le plan s’avère au final tellement machiavélique que Angel est lui-même accusé de la mort d’Epiphany sauvagement assassinée par Cyphre avec son propre pistolet.

Accablé par les preuves matérielles, Angel se résigne à se faire embarquer par la police et à payer pour les crimes de Favorite, avec un jugement qu’on estime être la peine de mort …

En conclusion, « Angel heart » est un roman qui part comme un polar bien écrit mais un peu trop classique, avant d’incorporer peu à peu des touches d’occultisme pour le faire basculer dans le fantastique.

On met en réalité beaucoup de temps à vraiment entrer dans cette intrigue emberlificotée tournant autour de la culture afro-antillaise des rites du vaudou, qui manque parfois de rythme et ne se démarque pas franchement des autres polars, mais tout s’éclaire enfin dans les dernières pages, avec la fermeture d’un piège diabolique sur l’enquêteur, lui-même la propre cible de ses recherches.

Polar fantastique newyorkais, « Angel heart » séduira sans nul doute les amateurs du genre par son jeu de piste permanent et son ambiance mystérieuse de magie noire.

Malgré quelques qualités, il demeure pour moi tout juste honnête.

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Published by Seth - dans Fantastique
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 17:54

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Comme vous le savez je ne suis guère un grand amateur de compilations et autres best of, je ferais pourtant une exception avec mon groupe fétiche Judas priest en chroniquant ici « The essential ».

Paru en 2006 sous la forme de deux disques équilibrés représentant chacun dix sept titres couvrant la totalité de la plage 1973-2005 du groupe soit plus de trente longues années, « The essential » fait néanmoins délibérément l’impasse sur les deux albums pourtant dignes d’intérêt concocté avec Tim Owens, la doublure de luxe américaine de Rob durant la période 1997-2005.

Après avoir constaté les ravages du temps en regardant la pochette des années 90 représentant un Rob, affuté, clouté et encore un minimum chevelu de la période « Painkiller », attelons nous à présent à l’œuvre discographique proposée.

Assez étrangement on ouvre avec le plus neuf, « Judas rising » représentant tout compte fin une entrée en matière assez triomphale pour avoir l’honneur de figurer en pole position.

Après ce bombardement lourd et intense des années 2000, viennent les classiques tant attendu avec « Breaking the law » incarnant sans doute la représentation du morceau parfait version format court enchainé du vrombissant, vicieux et viril « Hellbent for leather ».

Place ensuite à un peu de douceur avec la légendaire reprise de Joan Baez « Diamonds and rust »  avant d’encaisser le monumental chef d‘œuvre « Victim of changes » son intensité mais également sa douceur surnaturelles.

Plus de modernité avec l’arrivée du milieu des années 80, « Love bites » puissant et torturé sans être si impérissable que cela, « Heading out the highway » sauvé de la médiocrité par la voix de Magic Rob et enfin l’énergie thermonucléaire de « Ram it down ».

Nouveau bijou scintillant d’une pureté absolue, « Beyond the realm of death » power ballade sans égal transporte l’auditeur à un voyage sensoriel de près de sept minutes avant que le classique efficace mais sans génie « You’ve got another thing comin’ » ne le ramène sur Terre.

Le Priest gonfle ses biceps tatoués pour asséner ensuite un « Jawbreaker » fatal, invoque ensuite les tréfonds de la sorcellerie et de l’amour tabou de « A touch of evil » délicieusement reptilien.

Moins profonds mais bigrement entrainants surgissent le hard n’ roll « Delivering the goods » et l’hymne un brin consensuel « United ».

Le premier disque s’achève sur une triplette de tubes radicalement différents, « Turbo lover » puissant hymne amoureux techno-synthétique, « Painkiller » et sa folie paroxysmique et enfin le pépère mais solide « Metal gods » remarquable par ses refrains et riffs aériens.

Second cd nous voila et quoi de mieux comme entrée en matière que la célébrissime doublette électrisante « The hellion/Electric eye » ?

On passera rapidement sur le pop/rock « Living after midnight » populaire mais un peu trop facile à mon gout pour jouir de la déferlante « Freewheel burning » qui emporte tout sur son passage à grand coup de guitares hurlantes.

En comparaison, « Exciter » vénérable ancêtre du précédent et de tous les titres rapides du Priest parait marquer le poids des ans avant que la magie (noire) ne reprenne ses droits sur la reprise superbement sensuelle « The green manalishi ».

Le génie s’exprime à nouveau sur « Blood red skies » inoubliable power ballade épique ou Rob se mue en tragédien puis sur l’imparable heavy thrash « Night crawler » qui invoque pour cela les bêtes terrifiantes de l’audela.

Difficile après cela de supporter un « Sinner » de qualité mais peu répétitif et daté.

Fort heureusement, Judas réappuie sur la pédale d’accélérateur pour délivrer un rock festif et brulant, l’hyper accrocheur « Hot rockin » couplé au solennel « The sentinel » et son break transcendant.

A la douceur exquise de la ballade « Before the dawn », succède la violence assassine de « Hell patrol » puis la menace ténébreuse et inquiétante de « The ripper ».

Le dernier tiercé se présente alors pour rater le coche avec « Screaming for vengeance » rapide, intense mais ennuyeux, « Out in the cold » ballade synthétique agréable mais pas au niveau d’un best of et le dernier né « Revolution » efficace mais sans génie.

En conclusion, vous l‘aurez compris « The essential » ne peut raisonnablement pas compte tenu de son contenu être décrié dans ces colonnes et recèle la part de génie, d’audace, d’émotion et de qualité que j’apprécie tellement chez Judas priest.

On y retrouve bien entendu les classiques étincelants et inoubliables du groupe période Metal Rob et d’autres titres plus dispensables qui passent toujours finalement assez bien avec un peu de bienveillance.

Avouons également que l’agencement des titres peu quelque fois dérouter, tel les passages sans aucune transition des morceaux calmes et éthérés des années 70 aux déchainements fous de ceux des années 90.

Même si cet « Essential » n’en est pas un et contient selon moi un peu trop de remplissage, il serait malavisé de ne pas reconnaitre son remarquable contenu et le plaisir intense qu’il procure à son écoute !

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 13:07

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  En 2004 sort « Spider-man 2 » de Sam Raimi.

Suite logique du premier opus qui fut un grand succès commercial, cette deuxième mouture du Monte en l’air montre un Peter Parker (Tobey Mc Guire) en proie à d’importantes difficultés dans sa vie personnelle, que ce soit au niveau de ses études de physique, que de ses jobs alimentaires (coursier, photographe) qu’il perd coup sur coup.

Parker se montre également incapable de conquérir le cœur de Mary Jane (Kirsten Dunst) dont la carrière d’actrice décolle et lui permet de jouer dans quelques pièces de théâtre.

Malgré son attirance pour Peter, MJ se détache donc progressivement de lui et se rapproche de John Jameson (Daniel Gillies), le fils de Jonah (JK Simmons) patron acariâtre Daily Bugle jusqu’à se fiancer avec lui.

Dans le même temps Otto Octavius (Alfred Molina), génie de la physique sponsorisé par Harry Osborne (James Franco) qui a repris après la mort de son père sa société Oscorp, tente de contrôler une réaction de fusion nucléaire à l’aide de quatre bras mécaniques contrôlés à l’aide d’un implant fiché derrière son cou.

Mais l’expérience réalisée devant Harry, Parker qui admire son intelligence et sa femme Rosalie (Donna Murphy) tourne mal et Octavius se montre incapable de maitriser la réaction physique.

Aveuglé par son orgueil, le savant refuse d’interrompre l’expérience et Parker doit revêtir le costume de Spider-man pour arracher les câbles alimentant le processus.

Lorsque Otto reprend conscience il réalise que sa femme a été tuée mais pire que la puce lui permettant de contrôler ses bras a été détruite.

Dotés d’intelligence propre, les bras influencent donc le psychisme du docteur faisant de lui un nouveau super criminel aveuglé par un désir de puissance.

Octopus commet des casses et affronte Spider-man dans des combats spectaculaires ou l’agilité du héros est vitale pour échapper aux bras manipulateurs mortels.

Pourtant Octopus ignore que Parker traverse une telle crise intérieure que ses pouvoirs l’abandonnent peu à peu et l’amènent à renoncer à être un super héros.

Reprenant sa vie en mains, Parker améliore ses résultats universitaires, reprend contact avec MJ et se montre plus présent avec sa tante May (Rosemary Harris).

La conséquence est une montée en flèche du crime à New-York mais Octopus qui cherche un matériau précieux pour réussir sa fusion nucléaire, et conclut un marché avec Harry, capturer et lui livrer Spider-man en échange du matériau.

Octopus traque donc Spider-man et s’en prend à Parker réputé proche de lui tout en ignorant qu’ils forment la même personne.
La capture de MJ force un Parker gonflé à bloc par l’estime et la population  à revêtir à nouveau le costume de Spider-man pour lutter contre le criminel.

Le combat entre Octopus et Spider-man est dantesque, culminant dans une rame de métro folle lancée à pleine vitesse en surface par un Octopus près à tous les sacrifices y compris humains pour parvenir à son but.

Spidey puise dans toutes ses réserves et parvient à bloquer le train en utilisant sa toile et sa force à leur niveau maximum.

Epuisé par l’effort il est facilement capturé par Octopus qui le livre à Harry qui lorsqu’il découvre que celui qu’il estime être le meurtrier de son père est en réalité son ami d’Université, se montre incapable de le tuer.

Spider-man se ressaisit alors et se lance aux trousse d’Octopus qui détient MJ dans un ancien chantier naval.

Il parvient à convaincre Octopus d’arrêter le processus de fusion nucléaire incontrôlable qu’il a tenté de reproduire.

Reprenant alors le contrôle sur ses bras mécaniques, Octopus empoigne le cœur nucléaire et l’entraine avec lui sous les flots.

Spider-man sauve donc MJ et lui révèle qu’il est en réalité Parker.

Cette révélation trouble tellement la jeune femme qu’elle ne se présente par à son mariage avec John et décide de retrouver Parker.

Mais le couple ignore que Harry torturé par le souvenir de son père, a finalement découvert l’équipement de son père, feu le Bouffon vert et se révèle plus que tenté de l’utiliser.

En conclusion, « Spider-man 2 » est pour moi moins excitant et passionnant que le premier volet.

Si il est toujours intéressant de voir Parker douter de ses responsabilités et peiner à concilier vie civile et vie de super héros, son ennemi, Octopus ne se situe pas pour moi au même niveau que le Bouffon vert.

Doté de motivations mal définies, (la fusion nucléaire pour quoi faire ?), Octopus apparait juste comme un super criminel fou et assoiffé de pouvoir, pour l’originalité on aura vu mieux.

Raimi déploie tout de même beaucoup d’efforts pour animer son film mais malgré une certaine virtuosité,  les combats entre les bras robotisés de Octopus et les astuces entoilées de Spider-man finissent par tourner court.

Le revirement final parait également simpliste et ne permet pas pour moi de considérer « Spider-man 2 » autrement que comme un produit bien calibré, mais bien loin du niveau des meilleurs films de super héros.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:06

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La musique toujours avec une vieille connaissance, je veux bien entendu parler du « Live after death » d’Iron maiden.

Sorti en 1985, « Live after death » est le premier album live d’un groupe jeune alors au sommet de son art, remplissant déjà des salles et des stades immenses.

Pour préciser le contexte d’une époque que je n’ai pas connue, les musiciens se produisaient sur scène en pantalon de spandex appelés communément « moule boules », portaient des vestes en cuir à patchs, bandeaux et poignets éponges de cours d’aérobics, des chaussures de tennis ou de basket pour courir cheveux au vent dans des shows déjà démesurés pour un résultat avec le recul kitsch au possible.

Enregistré majoritairement à Los Angeles dans une salle au nom évocateur : Long beach arena, « Live after death » débute par le célèbre discours de Winston Churchill bouleversant par la simplicité et la puissance des mots employés pour inciter l’Angleterre à lutter contre les attaques aériennes Allemandes pendant la Seconde guerre mondiale.

Après ces quelques secondes de frisson pur, on rentre dans le vif du sujet avec « Aces High » morceau rapide, intense, virevoltant comme les combats aériens dont il s’inspire fortement.

Lui succédant, « Two minutes to midnight » profite de la puissante dynamique générée pour enflammer un public californien déjà chauffé à blanc, même si j’ai toujours estimé que ses six minutes étaient au final bien longue à passer.

Impossible en revanche de résister à ce qui vient derrière, comme « The trooper » l’un des meilleurs morceaux d’Iron maiden, bâti sur une dynamique rapide, des riffs fantastiques et le souffle épique de la guerre, vue cette fois du coté des fantassins plutôt que des pilotes.

Mais les anglais prouvent également qu’ils peuvent se montrer très inspirés sur les titres plus calmes comme l’excellent « Révélations » power ballade mélodique grandiose.

Le fête semble complète avec « The flight of icarus » mid tempo aux refrains géniaux inspirés cette fois de la mythologie grecque et il faut attendre « The rime of the ancien mariner » et ses treize minutes assommantes pour recevoir le premier coup de frein.

Après un « Powerslave » lui aussi écrasant de grandiloquence dans une version plus orientalisante, Maiden fait ensuite appel à ses classiques indestructibles, « The number of the beast » dur et rapide, « Hallowed be thy name » surtout mémorable par son introduction sublime avec un Bruce Dickinson très en voix avant le matraquage en règle de rigueur, la déclaration de guerre « Iron maiden », « Run to the hills » ses riffs et refrains incroyables et le finalement punk n’ roll « Running free » vestige de l’ère Di Anno sublimé en plus de huit minutes en interaction forte avec le public.

Cinq morceaux complémentaires sur le second disque viennent compléter le festival, le musclé et sensuel, « Wrathchild » nouvelle vieillerie des premiers albums, le merveilleux  « 22 Acacia avenue » puissante et rutilante cylindrée rendant hommage aux prostituées consolatrices et enfin « Children of damned » chef d’œuvre de power ballade avec un Dickinson confinant au parfait.

Deux ultimes titres pour finir, « Die with your boots in » nerveux à défaut d’etre génial et « Phantom of the opera » brillant et inspiré, également issu de la période Di Anno.

En conclusion, « Live after death » est un album colossal, gavé d’énergie live et frisant pour moi la perfection.

Alors en pleine jeunesse, Iron maiden déploie une énergie communicatrice pour incarner un répertoire de haut niveau truffé de titres majeurs du heavy metal.

La puissance est au rendez vous mais également la mélodie et Bruce Dickinson assoit davantage son autorité démontrant par la même occasion par ses performances scénique irréprochables qu’il est définitivement l’homme de la situation.

Agrémenté d’une pincée de nostalgie car bientôt âgé de 30 ans, « Live after death » nous rappelle les belles heures de gloire du heavy metal des années 80, celui jeune, vigoureux et conquérant qui bombait fièrement le torse et s’affirmait sans complexe pour séduire la jeune génération de l’époque.

La musique qu’il contient se révèle elle, sans doute intemporelle et indémodable.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 20:39

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Sorti en 1992, « Countdown to extinction » s’inscrit dans la lignée des œuvres précédentes de Megadeth durant une époque particulièrement prolifique pour le hard rock.

Avec une pochette macabre de vieillard cadavérique et enfin plus adulte, « Countdown to extinction » débute par une merveille, « Skin o’ my teeth » titre rapide, entrainant et parfaitement équilibré.

A peine remis du choc initial, l’auditeur encaisse une seconde bombe thrash, le fantastique « Symphony of destruction » peut être le meilleur titre des Californiens, avec un riff central diaboliquement attracteur et un chant de Dave Mustaine en progrès comme le montre le plus heavy-rock « Architecture of aggression » qui calme bien le jeu.

Cette tendance mélodique se précise sur le mélancolique « Foreclosure of a dream » qui privilégie une approche en finesse et subtilité plutôt que de violentes déflagrations de guitares.

Si « Sweating bullets » a un fort gout de bancal et d’inachevé, « This was my life » renoue avec les atmosphères heavy sombres pour un résultat somme toute intéressant.

Mais c’est réellement sur « Countdown to extinction » que Megadeth marque les esprits en réussissant à insuffler une forte émotion sur encore une fois un morceau plutôt doux et mélancolique.

On reprend mollement un peu de peps sur « High speed dirt » et « Psychotron » qui reste malgré leurs titres relativement modérés.

L’album se termine en pente douce « Captive of honour » qui manque d’allant et « Ashes to mouth » remarquable dans le punch et la musicalité de sa dernière partie.

En conclusion, après des disques de pur thrash  de fous furieux, « Countdown to extinction » surprend et marque une première évolution vers une plus grande maturité musicale.

S’étant déjà forgé une réputation de cador, Megadeth cesse de vouloir cogner à tout va pour épater la galerie, ralentit ses tempos et insuffle plus de subtilité dans sa musique.

Le résultat est rutilant avec moins de force, une fin de disque un peu plus délicate mais globalement une plus grande variété, une plus grande sensibilité et une plus grande richesse.

Avec « Countdown to extinction » découvre la profondeur, la retenue et l’émotion.

Le thrash bestial des premiers instants s’humanise pour toucher un public plus large.

Je ne peux à titre personnel que me réjouir de cette évolution !

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 19:48

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Comme la plupart des groupes de thrash californiens, Megadeth connait le pic de sa créativité et de son activité dans les années 80 en sortant des albums à une cadence et d’une qualité impressionnantes.

C’est ainsi qu’en 1990 sort « Rust in peace » à la pochette toujours aussi infantile et grotesque.

Ce quatrième album de Megadeth voit un changement de taille, l’arrivée du guitariste virtuose Marty Friedman et de Nick Menza à la batterie.

Disons le tout de go, le premier morceau « Holy wars… the punishement due » est un véritable coup de tonnerre, déployant des riffs en acier trempé et un souffle épique assez inattendu emportant tout sur son passage sur plus de six minutes de folle intensité.

Sans lever le pied, les fondus enchainent avec « Hangar 18 » prodigieuse démonstration de maestria guitaristique avec un riff irrésistible et des relances incessantes tenant à bout de bras l’auditeur comme tracté par un puissant champs de force.

On comprend alors qu’on a affaire à de la grosse artillerie avec « Take no prisonniers » moins impressionnant que ses prédécesseurs mais toujours écrasant au niveau de la puissance de feu.

Tout en conservant un haut niveau de technicité, « Five magics » introduit plus de subtilité et de feeling dans des parties instrumentales moins violentes.

Impossible en revanche de ne pas trouver « Poison was the cure » plus prévisible , moins riche et « Lucretia » sympathique, solide mais sans génie étincelant.

Cette relative baisse de régime va pourtant être rapidement gommée par « Tornado of souls » qui renoue avec les tempo de fou furieux et les riffs tranchants comme des lames.

Un court interlude « Dawn patrol » pour reprendre son souffle et l’auditeur débouche sur la clôture de l’album avec « Rust in peace … polaris » rageur mais moins créatif et fluide que prévu.

En conclusion, « Peace sells » surclasse pour moi tous les précédents albums de Megadeth par sa virtuosité technique qui demeure cette fois tout bonnement hallucinante.

Bien entendu, la charnière Friedman-Mendoza apparait ici comme essentielle, tout particulièrement le guitariste qui signe sans nul doute ici, parmi les meilleurs morceaux de thrash metal jamais composés.

La qualité des compositions et de leur exécution est telle que les faiblesses du chant « entre les dents » de Mustaine se trouvent quasiment gommées.

Avec ce disque majeur, Megadeth entame donc les années 90 en position de force en se plaçant comme le concurrent le plus sérieux à son ennemi de toujours, Metallica.

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