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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 10:28
Live Isle of Wight' 70 (Jimi Hendrix)

Les albums live de Jimi Hendrix sont innombrables et pas toujours d’un intérêt exceptionnel, mais vais-je faire une entorse à cet a priori en chroniquant ici « Live isle of Wight’70 » qui comme son nom l’indique illustre l’une des dernières performances scénique en 1970 du guitariste-chanteur disparu peu après.

Comme à Woodstock une année auparavant, se tient un énorme festival de music pop/rock sur cette grande ile de Wight située au sud de l’Angleterre.

On débute par une introduction à la guitare, le célèbre « God save the queen » réinterprété pour l’occasion puis découvre le premier titre « Message to love » dont la partie instrumentale assez ennuyeuse prend à mon gout trop de place par rapport aux lignes de chant.

C’est ensuite une version étirée sur huit minutes de « Voodoo chile » qui fait son apparition accordant encore une fois une part prédominante aux évolutions du guitariste.

Dans un format plus compact et équilibré, « Lover man » se montre plus plaisant et accessible mais ceci ne s‘avère être qu‘un apéritif pour un « Machine gun » de plus de douze minutes avec comme on pourrait s’y attendre un long cavalier seul de Hendrix mais cette fois avec plus d’intensité.

Fort de ce son très bon riff central et d’une belle dextérité dans ses parties de guitares, « Dolly dagger » passe bien.

Hendrix nous gratifie ensuite d’une nouveau titre monumental de onze minutes, « Red house » beaucoup plus lent, bluesy et donc ennuyeux que les autres.

L’auditeur passablement anesthésié par le soporifique « Red house » reprend un peu de vie sur « In from the storm » rapide, nerveux et puis s‘étiole lentement sur « New rising sun ».

En conclusion, ne comptez pas sur moi pour m’enthousiasmer outre mesure pour « Live isle of Wight’70 » qui est pour moi un long disque de guitare live des années 70 sans réelle émotion, chaleur ou interactivité avec la foule.

Le disque fait bien entendu la part belle au guitariste dont la réputation de virtuose et bête de scène n’est plus à démontrer en 1970.

Il en résulte des titres à rallonge, largement étirés en instrumentaux qui raviront sans doute les spécialistes de la guitare électrique mais qui s’avèrent pour souvent arides et ennuyeux.

J’aurais sans doute plus préféré en live entendre la voix du chanteur que j’apprécie autant voir plus que son instrument et sentir plus de spontanéité/générosité avec le public.

Malgré le cadre magnifique et si particulier de ce festival anglais de hippies, « Live isle of Wight’70 » n’est donc pour moi qu’un live de plus, ce qui demeure regrettable.

Live Isle of Wight' 70 (Jimi Hendrix)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 23:09
The world is yours (Motorhead)

Très déçu par la cuvée Motorhead 2008, en sera-t-il autrement de celle ultérieure de 2010 ?

C’est en effet deux années seulement après un « Motorizer » passablement encrassé que voit le jour « The world is yours » à la pochette on ne peut plus épurée se réduisant à la traditionnelle mascotte du groupe endiamantée sur fond noir.

L’entrée en matière prend l’allure d’un « Born to lose » certes longuet mais traversé par des riffs à la Ac/Dc plutôt enthousiasmants.

Sans être génialement transcendant, « I know how to die » rock furieusement, tandis que « Get back in line » apparait beaucoup plus pale en comparaison.

Rien à dire sur les riffs réellement impeccables de Phil Campbell sur « Devils in my head » si ce n’est qu’ils ne suffisent pas à rendre ce titre palpitant sur ses quatre longues minutes et demi.

On retrouve ensuite o surprise l’influence très nette d’Ac/Dc sur « Rock n’ roll music » qui se montre également globalement plutôt faiblard voir débile dans ses paroles écrites sans doute en cinq minutes sur un coin de bistrot.

Malgré une approche plus moderne, « Waiting for the snake » parait toujours incomplet et un tantinet plombé par le chant limité, monocorde et caverneux de Lemmy Kilmister.

Motorhead se fait particulièrement lourd et menaçant sur « Brotherhood of man » et plus fringuant/flamboyant sur « Outlaw » qu’on aurait toutefois vu plus agressif en raison de son titre taillé sur mesure pour le trio.

La fin de l’album enfin, constituée de « I know what you need » morceau fourre tout aussitôt écouté aussitôt oublié et de « Bye bye bitch bye bye » fluide et agréable.

En conclusion, « The world is yours » est supérieur d’un bon cran à « Motorizer » en raison de sa qualité de composition, de manière générale nettement plus inspirée principalement en raison du jeu de guitare de Campbell.

Attention, « The world is yours » reste globalement moyen et manque cruellement du punch et de la férocité carnassière des meilleurs albums du trio, mais recèle une ambiance de rock n’ roll simple et fluide plus en accord avec le style véhiculé au fil des ans par Motorhead.

Les fans de Lemmy et se bande trouveront sans doute génial ce disque relativement agréable et bien troussé, les amateurs indulgents de rock salueront la remarquable performance de longévité des vétérans, quand aux autres ils passeront leur chemin en constatant d’un haussement d’épaules que Motorhead ne fait rien d’autre que se recycler avec plus ou moins de fraicheur afin de continuer à partir en tournée et exercer son métier.

The world is yours (Motorhead)
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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 19:27
Motorizer (Motorhead)

La magie du numérique nous permet à présent de nous propulser directement en 2008 pour découvrir « Motorizer » énième album de Motorhead, groupe de vétérans du hard rock s’échinant à sortir des albums avec une régularité métronomique tous les deux ans.

Pochette simplette et étonnamment sobre, « Motorizer » débute par « Runaround man » lourd, gras, cafouilleux et « Teach you how to sing the blues » qui lui succède ne fait mieux qu'en raison des efforts du guitariste Phil Campbell.

Plus inquiétant, Lemmy parait à bout de souffle sur le plus mollasson « When the eagles screams » qui peine à passer la vitesse supérieure.

La machine Motorhead lutte pourtant avec rage sur « Rock out » qui perpétue la tradition des titres durs et courts si chèrs au groupe mais la révolte semble de courte durée tant « One short life » s’englue tel un mammouth mortellement coincé dans la tourbe préhistorique.

Malgré de vains efforts, les vieux lions ne parviennent pas à extirper un réel morceau marquant et alignent les mid tempo interchangeables linéaires, peu inspirés et troussés à la va vite tels ce « Buried alive » pétard mouillé ou ce « English rose » avec un Lemmy en panne de viagra.

On notera l‘impressionnant tir de barrage d‘un Campbell déchainé sur « Back on the chain » qui parvient presque à redresser le guidon de la vieille Harley penchant dangereusement avant la chute plutôt lourde de « Heroes » particulièrement long, linéaire et peu inspiré.

La fin du disque se matérialise avec « Time is right » doté de riffs puissants et refrains assez efficaces et « The thousand names of god » d’une platitude absolue.

En conclusion, Motorhead n’avait jusqu’ici jamais frôlé le zéro absolu dans ces chroniques, mais en toute honnêteté mis à part le bien facile « Rock out », je n’ai pas trouvé un seul morceau digne d’intérêt sur ce « Motorizer ».

Aucun hit, aucun titre majeur ne vient en effet frapper l’auditeur et au lieu de cela, les bikers vétérans produisent un hard rock certes toujours puissant mais incroyablement pauvre et répétitif.

Les structures des compositions sont ici sans relief et leur exécution en mode automatique ne fait que mettre en lumière de particulièrement criante la voix rugueuse et fatiguée de Kilmister.

Alors un Motorhead un groupe usé et à bout de souffle à la fin des années 2000 ? On serait amène de le penser au vu de la longévité et de l’intensité des tournées depuis la fin des années 70.

Motorizer (Motorhead)
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:41
Overnight sensation (Motorhead)

On revient aux fondamentaux du hard rock avec les brigands de Motorhead qui dans les années 90 alignaient des albums tonitruants synonymes de renouveau et de seconde voir de troisième jeunesse (!).

Sorti en 1996, « Overnight sensation » et sa pochette étrangement sobre est l’un des premiers disques m’ayant fait découvrir le gang anglais.

Son haut niveau global contribua pour beaucoup dans l'estime que je peux encore aujourd'hui porter au groupe.

Le disque débute par une véritable déclaration de guerre, le redoutable « Civil war » tout en riffs, en vitesse et en agressivité avec un Lemmy Kilmister plus féroce que jamais.

Passablement sonné par le choc initial, l’auditeur titubant se prend en pleine face un « Crazy like a fox » débordant de rock ‘n’ roll sexy, juvénile et festif.

Motorhead surprend ensuite avec le plus calme et mélancolique « I don’t believe a word » qui touche par son charme triste pour mieux prendre à revers l’auditeur par le court et incisif « Eat the gun ».

Le mid tempo « Overnight sensation » passe toute en souplesse et efficacité avec un certain sens de la mélodie et les costauds injectent juste ce qu’il faut de gaz pour rendre le chaloupé « Love can’t buy your money » agréable.

Impossible de résister aux excellents riffs et solo de Phil Campbell qui viennent porter sur « Broken » le chant parfois juste de Lemmy.

Nouvelle déferlante de pur speed tournoyant sur « Them not me » qui vient dynamiter l’ambiance avant un « Murder show » avançant tel un implacable rouleau compresseur pour terminer la tache de démolition.

La fin de l’album se profile enfin et ne déçoit pas avec un « Shake the world » lourd et dense et une ballade acoustique surprenante « Listen to your heart » sur laquelle Lemmy s’en tire plus qu’honorablement.

En conclusion, « Overnight sensation » constitue une belle surprise, séduit par sa grande variété et par la qualité des compositions qui le constituent.

Motorhead apparait donc en grande forme et réussissant tout ce qu’il entreprend, aussi à l’aise sur les mid tempo rock n’ roll groovants que sur les courtes décharges heavy-speed et se payant également le luxe de toucher juste dans les quelques tentatives de ballades.

Assez honteusement méconnu par rapport aux soit disant classiques du groupe pour moi souvent largement surestimés, « Overnight sensation » est un album inspiré, parfaitement équilibré, irréprochable dans sa composition et sa réalisation.

Je ne peux donc que conseiller son écoute aux fans de hard rock de qualité.

Overnight sensation (Motorhead)
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 19:03
La bête humaine (Emile Zola)

Après un roman de la qualité de « L’Assomoir » j’avais une forte envie de poursuivre la découverte de l’œuvre d’Emile Zola.

Sorti en 1890, « La bête humaine » brillamment adapté au cinéma par Renoir en 1939 est un roman prenant place dans le monde des cheminots du Second empire.

Roubaud est un bon sous chef de la gare du Havre, qui doit sa réussite professionnelle autant à ses capacités personnelles qu’à l’appui du président de la compagnie de chemin de fer, Monsieur Grandmorin protecteur attitré de son couple et en particulier de sa jeune épouse Séverine qui était sa fille de lait.

Un jour pourtant la vie bien rangée des Roubaud bascule lorsque le mari découvre par hasard que sa femme a été en réalité la maitresse de Grandmorin, dès l’âge de seize ans ce qui explique les nombreuses faveurs dont le couple à pu bénéficier.

Le bonhomme se trouve être un jaloux violent, ulcéré par le coté sordide à la limite d la pédophilie de l’infidélité de sa femme et après avoir roué de coups la fautive, entreprend d’attirer l’amant pour l’éliminer dans un train circulant entre Paris et le Havre.

Contrainte par son mari à participer au crime, Séverine se rend complice de l’assassinat, que seul Jacques Lantier un conducteur de train alors de passage dans la petite commune de la Croix de Maufras, aperçoit sans pouvoir identifier formellement les auteurs.

Beau jeune homme solitaire, Lantier est lui-même victime d’une terrible malédiction qui lui insuffle de violentes pulsions de meurtres envers la gente féminine comme sa cousine Flore, jeune et athlétique garde barrière de la famille Lantier.

De retour au Havre, les Roubaud guettent dans l’angoisse la découverte du crime et l’inévitable enquête en découlant, enquête menée par le juge d’instruction Denizet.

L’enquête est une épreuve usante pour les nerfs et même si de forts soupçons désignent les Roubaud, Denizet est orienté par sa hiérarchie Mr Camy-Lamotte pour minimiser le scandale et tenter d’accuser une brute de la commune, le terrassier Cabuche, coupable idéal en raison de ses antécédents qui est d’ailleurs relaxé faute de preuves tangibles.

Alors que le meurtre de Grandmorin parait insoluble à tout jamais, le comportement de Roubaud change, l’homme se met à devenir joueur, à s’endetter et à délaisser sa femme qui prend comme amant Lantier.

Séverine finit par avouer le crime à Lantier qui du reste l’avait deviné et entre les deux amants se noue alors une fascination malsaine autour de la violence.

Roubaud s’enfonce dans son nouveau vice, n’hésitant pas à utiliser l’argent du mort, qu’il s’était jusqu’alors refusé à utiliser pour une question d’honneur et fermant complaisamment les yeux sur la liaison de sa femme.

Mais Séverine ne supporte plus son mari et parvient à faire germer dans l’esprit de Lantier le projet de l’éliminer pour toucher le coquet héritage de la maison de Croix de Maufras léguée par Grandmorin et ainsi pouvoir tenter fortune aux Etats-Unis.

Le conducteur de train pourtant s’avère incapable de passer aux actes, son corps se dérobant au moment de tuer Roubaud en pleine ronde de nuit.

Un évènement inattendu manque de briser définitivement le couple, l’acte insensé de Flore, ivre de jalousie contre Séverine et qui n’hésite pas à faire dérailler la Lison, la locomotive de Jacques pour punir le couple.

Contre toute attente, le couple survit à l’effroyable catastrophe qui fait une bonne dizaine de morts et blessés, ce qui pousse Flore désespérée à se suicider en se jetant également sous un train.

Jacques se remet miraculeusement de ses blessures avec Séverine à ses cotés.

Resserré par l’épreuve, le couple entreprend d’attirer Roubaud dans la maison de Croix de Maufras afin de l’éliminer définitivement.

Un nouveau coup de théâtre survient pourtant lorsque Lantier cède à une de ses pulsions de mort et poignarde à mort Séverine.

Ce bon vieux Cabuche, lui aussi secrètement amoureux de Séverine prend une nouvelle fois tout le crime pour lui, mais cette fois le féroce Denizet arrête également Roubaud qu’il soupçonne d’avoir fait tuer Grandmorin et sa femme pour un motif purement financier.

Les dénégations énergiques du sous chef de gare diminué par les épreuves, ne changeront rien à la donne, il est broyé par la machine judiciaire comme son complice présumé Cabuche malgré les profonds doutes de Camy-Lamotte, détenteur d’une lettre de Séverine l’impliquant dans le meurtre du président, qu’il finit pourtant par détruire.

Lantier qu’on aurait pourtant pu penser sauf dans l’horrible morale de cette histoire connait également une fin tragique et meurt broyé par sa propre machine, dans une lutte stupide avec un rival amoureux.

En conclusion, « La bête humaine » est un roman fantastique, trouble et d’une grande noirceur jusqu’à en être effrayant.

Zola sonde profondément les profondeurs de l’être humain pour atteindre les pulsions les plus obscures qui poussent les hommes à tuer, ici la jalousie, ici quelque chose de plus profond et animal confinant à la dérive psychopathique pour Lantier, incapable de réfréner son gout implacable pour le sang des femmes.

Derrière le drame des hommes, Zola offre également une place de choix aux trains à vapeur, magnifiée comme de superbes machines technologiques alliant puissance, vitesse et dangerosité animales.
Moins pittoresque et riche que « L’Assommoir », « La bête humaine » se dévore tout du moins d’une traite, en savourant son charme vénéneux et sa langue toujours belle et forte.

La bête humaine (Emile Zola)
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 12:03
Les tribulations d'une caissière (Pierre Rimbaldi)

On délaisse temporairement la brutalité guerrière de Rammstein pour nous intéresser à un sujet plus généraliste, « Les tribulations d’une caissière » de Pierre Rimbaldi.

Sorti en 2011, ce film exploite le succès inattendu du roman d’Anna Sam, une titulaire d’un DEA de lettres qui avait tenu pendant huit ans un blog sur son métier alimentaire de caissière en Bretagne.

Le film raconte les déboires de Solweig (Deborah François) jeune et belle caissière de grande surface qui pour supporter son quotidien difficile écrit un blog pendant ses soirées qui rencontre un succès croissant au point de mettre en difficulté le secteur pourtant puissant de la grande distribution.

Menant à merveille une double vie, Solweig donne le change la journée aves ses collègues Sandy (Firmine Richard) antillaise opulente et Leila (Alice Belaidi) pétillante jeune beurette.

La solidarité règne en effet entre les caissières face au directeur du magasin, l’abominable Mercier (Jean-Luc Couchard) archétype du petit chef autoritaire et borné.

Pourtant face au phénomène du blog et aux mouvements de protestations qui se montent face aux conditions de travail des caissières, le patron de presse Ferry (Marc Lavoine) charge une de ses journalistes Marie (Elsa Zylberstein) d’infiltrer le supermarché pour démasquer la bloggeuse.

Marie se présente donc comme une nouvelle caissière et tente peu à peu de gagner la confiance des autres filles.

Face au froid, aux déguisements grotesques lors des opérations promotionnelles et surtout l’attitude volontairement méprisante des clients, le phénomène de solidarité facilite l’intégration de Marie au sein du groupe et la progression de son enquête.

Parallèlement à cela, Solweig qui vit seule avec son jeune frère de dix ans Anatole (Jean Baptiste Fonck) et donne des cours de français dans les quartiers chics, rencontre un beau soir d’hiver un beau jeune homme nommé Charles (Nicolas Giraud).

Le charme s’avère réciproque mais Solweig perd le numéro de téléphone du jeune homme qui lui utilise son badge de caissière oublié sur place pour tenter de la retrouver.

Entre le jeune acteur de théâtre bourgeois-bohème et la jolie caissière, le conte de fée semble difficile à se mettre en place et Solweig doit vite se confronter à nouveau avec la dure réalité de son travail et au licenciement de Leila, trop rebelle pour accepter la loi de Mercier.

Le pire danger viendra pourtant de Mary, la fausse bonne copine qui parvient à comprendre que Solweig est la bloggeuse mystère et obtient confirmation en manipulant le pauvre Anatole.

Solweig qui a pu finalement retrouver son prince charmant et avoir eu une première nuit d’amour avec lui, est sur son petit nuage et ne prend pas garde au danger.

Heureusement Charles intervient à propos pour empêcher Mercier d’abuser de la situation.

Lorsqu’Solweig découvre les gros titres de la presse et une photo volée d’elle, c’est la consternation et la rage contre Marie, la traitresse qui du reste malgré sa réussite est peu fière de son travail.

Tout se termine pourtant en happy end avec un pardon généreux de Marie et une grande fête chez la famille de Leila.

En conclusion, malgré son sujet excitant et quelques petites piques assez plaisantes, « Les tribulations d’une caissière » ne contient pas assez de substance pour faire réellement un film.

Les personnages sont souvent caricaturaux : une black mémère et une arabe de cité encadrent la blonde angélique lettrée face à un chefaillon minable franchouillard pervers et crade.

On tombe également des nues en découvrant le conte de fée à 50 centimes d’euros avec le bel acteur riche bien sous tout rapport qui a le rôle de sauveur/chevalier blanc de l’histoire.

Ceci ajouté à une ambiance de conte de Noel avec neige tous les jours ne peut qu’irriter.

La justesse de Zylberstein, la fraicheur et la beauté de Deborah François ne suffisent donc pas à sauver cette adaptation ratée du naufrage absolu.

Les tribulations d'une caissière (Pierre Rimbaldi)
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 12:45
Sehnsucht (Rammstein)

En 1997, deux années seulement après le très prometteur « Herzeleid », les berlinois de Rammstein récidivent avec « Sehnsucht » qu’on pourrait considérer comme leur meilleur album, dans le plus pur style metal-industriel.

En seulement deux années, Rammstein s’est déjà fait un nom sur la scène rock, bousculant les barons du domaine pour l’essentiel américains et anglais, par son style puissant et novateur.

Le soutien d’un réalisateur aussi renommé que David Lynch n’est bien sur pas étranger, mais plus surement encore en sont à l'origine les incroyables prestations scéniques du groupe avec de fortes débauches de pyrotechnie et d’embrasement des musiciens.

C’est fort de cette réputation que « Sehnsucht » s’ouvre en réaffirmant la marque de fabrique du groupe, riffs rouleau compresseur, bruitages électro rythmés presque dansants ici quasi orientaux et surtout chant allemand viril et ultra dominateur.

Après cette introduction majeure, on monte encore de plusieurs crans avec « Engel » qui mélange chant guttural et voix féminines plus douces avec un gimmick sifflé particulièrement génial.

Encore une fois, le groupe frappe fort dans ses vidéo avec de fortes influences à « Une nuit en enfer » de Quentin Tarentino et une métisse sexy jouant avec alcool et serpent devant un auditoire masculin médusé.

La puissance brute de la machine à broyer frappe fort avec « Tier » qui assomme sous la lourdeur écrasante de ses riffs et ses refrains en titane.

Le groupe se fait plus vicieux et sensuel « Bestrafe mich » sur fond de plaisir sadomasochiste trouble et atteint le sommet de son art avec « Du hast » parfaite synthèse de l’intensité et de la puissance dégagée par la musique des allemands avec un toujours une vidéo d’une force dramatique inouïe évoquant un règlement de compte entre gangsters.

A ce stade l’auditeur déjà comblé se prend en pleine face le crade « Buck dich » qui passe à la vitesse d’un train express sur le corps de l’auditeur, puis défaille complètement à l’écoute de « Spiel mit mir » à l’irrésistible charme lent et vénéneux.

Malgré la qualité de ses mélodies, « Klavier » passe plus mal en raison de la lourdeur trop statique de ses refrains et alors que l’auditeur glisse en douceur avec « Alter mann » agréable mais sans génie, le terrible « Eifersucht » et ses rythmiques d’enfer viennent le tirer brutalement de sa torpeur.

On termine sur un nouveau titre moins cinglant, « Kuss mich » surtout notable en raison de ses bruitages étranges.

En conclusion, malgré une fin plus faible, « Sehnsucht » est bel et bien le chef d’œuvre annoncé et peut fièrement trôner aux cotés de son successeur « Mutter » au panthéon des meilleurs disques de metal industriel de tous les temps.

Le cuirassé Rammstein progresse encore dans tous les aspects de sa musique, atteignant son absolu en terme de lourdeur des riffs, des mélodies enivrantes de claviers et dans le chant quasi surnaturel de Lindemann véritable fer de lance de la formation germanique.

Violent, trouble, dérangeant mais aussi parfaitement hypnotisant, « Sehnsucht » ne peut pas laisser indifférent un fan de metal et aura une influence notable sur tous les groupes de l’époque y compris Judas priest et son « Demolition » au son de guitare similaire.

La qualité intrinsèque de cet album coup de poing et le fort pouvoir visuel de Rammstein s’exprimant aussi bien par les vidéo qu'au cours de concerts exceptionnellement spectaculaires, feront des allemands des stars commerciales dans lignée de Marylin Manson, avec en prime un statut de pionniers du métal indus barré comme Nine inch nails ou Ministry.

A l’écoute de « Sehnsucht », on ne peut trouver ce succès que mérité.

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:31
Herzeleid (Rammstein)

Il manquait en ces colonnes les premiers (et certains diront les meilleurs) albums des allemands de Rammstein.

Sorti en 1995 soit il y a presque vingt ans ce qui ne nous rajeunit pas, « Herzeleid » et sa jolie pochette boys-band assez peu ragoutante est le premier album d’un groupe de six lascars composé de Till Lindemann (chant), le duo Paul Landers/Richard Kruspe Bernstein aux guitares, Oliver Riedel (basse), Christoph Schneider (batterie) et Christian Lorentz aux claviers.

Dès le premier titre, l’auditeur a l’impression de se faire renverser par un tank venu tout droit de l’Est de l’Allemagne.

En effet « Wollt ihr das bett in flammen sehen » impose tout de suite un rythme lourd, des riffs plaqués d’une puissance inouïe, des samples répétés à l’infini pour rendre fou sur lequel se greffe le chant guttural, dominateur et allemand de Lindemann.

Lent, lourd, hypnotique et cyclique, « Wollt ihr das bett in flammen sehen » allume le premier brasier d’une longue série d’explosions.

Si « Der meister » apparait au premier abord moins cuirassé, il n’en recèle pas moins des riffs particulièrement pesants, un chant offensif et toujours ses bruitages additionnels.

Mais c’est dans la vitesse et la provocation que Rammstein se montre quasi irrésistible avec le cinglant « Weisses fleisch » dur, sale et inquiétant enchainé de « Asche zu asche » véritable bombe incendiaire aux refrains incandescents.

L’étonnement domine sur « Seeman » ersatz de ballade plus lourdaude que émouvante.

Nouvelle gifle cloutée sur « Du riechst so gut » dont la puissance vicieuse fut à l’époque fort bien servie par une vidéo montrant une attaque nocturne des musiciens en hommes loups.

Peu d’engouement en revanche sur la succession de longs et lents morceaux atmosphériques « Das alte leid », l‘inquiétant « Heirate mich » et surtout le pénible « Herzeleid » qui ne décollent réellement jamais et provoquent un ennui profond.

Enfin plus de dynamisme sur « Laichzeit » qui reprend les structures martiales, les gros riffs et les samples électro assénés avec force et l’hymne final « Rammstein » aussi étouffant qu’obsédant.

En conclusion, « Herzeleid » si on fait fi des controverses qu’il provoqua à sa sortie en raison des allégations infondées d’affiliation néo-nazi de la part d’un inconscient collectif encore traumatisé par ces vieilles histoires de Seconde guerre mondiale, fait plus figure de coup d’essai que de réel coup de maitre.

Le potentiel des allemands semble certain avec quelques titres coups de massue comme le spectaculaire « Wollt ihr das bett in flammen sehen » introductif et on a réellement l’impression qu’une nouvelle page du rock/metal industriel serait en passe de s’écrire avec si ce style surpuissant, cyclique dopé par un chant en allemand si original parvenait à continuer sur sa lancée.

Très imparfait et sans doute surestimé avec le temps, « Herzeleid » n’en demeure pas moins une curiosité par son originalité et son audace de brute technoïde germanique.

Il fut en tout cas suffisant pour taper dans l’œil du réalisateur David Lynch, qui habilla une bonne partie de la musique de son fascinant « Lost highway » en piochant dans son répertoire ce qui apporta une belle et inattendue notoriété à ce jeune groupe alors en devenir.

Plus pour longtemps.

Herzeleid (Rammstein)
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 17:53
Le Seigneur des anneaux 2 : les deux tours (Peter Jackson)

Peter Jackson ne chôme pas et aligne sur trois années successives sa trilogie consacrée au Seigneur des anneaux.

En 2002 donc sort « Le seigneur des anneaux 2, les deux tours » au titre assez malheureux en rapport avec les évènements du 11 Septembre 2001.

Ce second volet débute par la rencontre entre Frodon (Elijah Wood), son compagnon Sam (Sean Austin) et l’étrange Golum (Andy Serkis) ancien possesseur de l’anneau au physique et psychisme dégradés par sa proximité et devenu complètement obsédé par sa reconquête.

Malgré une schizophrénie évidente, Golum semblant être l’ancien Hobbit Sméagol et une agressivité parfois incontrôlable, l’étrange créature est finalement épargné contre l’avis de Sam par Frodon en échange de sa servitude et de ses précieux conseils pour se repérer dans le chemin périlleux jusqu’au Mordor.

Tandis que le trio progresse parfois difficilement, Aragorn (Viggo Mortensen), Legolas (Orlando Bloom) et Gimli (John Rhys-Davies) lancés à la poursuite des Orques ayant capturés Pippin (Billy Boyd) et Merry (Dominic Monaghan) pénètrent dans le territoire du Rohan, gouverné par un roi envouté par le sorcier Saroumane (Christopher Lee) Théoden (Bernard Hill) et ainsi manipulé par le perfide conseiller Grima (Brad Dourif) qui parvient à faire exiler son neveu Eomer (Karl Uban).

Mais le farouche Eomer attaque avec une troupe de guerrier les Orques fuyards et les tuent en ignorant Pippin et Merry, qui trouvent refuge dans une étrange foret régie par des créatures végétales pensantes et marchantes appelées les Ent.

Questionnés par le trio de la Communauté de l’anneau, Eomer et sa bande demeurent incapables de le renseigner sur le sort des deux petits Hobbits.

C’est alors que le vieux Gandalf (Ian Mc Kellen) qu’on pensait mort dans son combat contre le Balrog, revient à la surface du monde, indiquant qu’il a finalement triomphé de son terrible adversaire après une lutte homérique.

Le magicien intervient pour confier Pippin et Merry à Sylverbarbe, chef des Ent et pour délivrer Théodore du sortilège jeté par l’infâme Saroumane.

Le traitre Grima est chassé du royaume de Rohan et s’empresse de rejoindre son maitre Saroumane, lui-même serviteur du puissant Sauron.

Les héros s’apprêtent alors à devoir soutenir une attaque d’envergure exceptionnelle d’Orques cuirassés et surentrainés, les Uruk-hais.

Pour cela, Théodore miraculeusement rajeuni décide de mener bataille dans la citadelle de Fort-le-Cor situé dans le gouffre d’Helm.

Le progression jusqu’à la forteresse est cependant périlleuse avec l’attaque d’Uruk-hai chevauchant des hyènes géantes appelés les Ouargues.

Au cours du combat contre ces féroces adversaires, Aragorn est précipité du haut d’une falaise dans un cours d’eau et laissé pour mort, au grand désespoir de Towy (Mirando Otto) la fille de Théodore, avec qui il a tissé des liens plus raisonnables que ceux avec l’Elfe Arwen.

De leur coté, les petits Hobbits ne restent pas inactifs, et guidés par le versatile Golum, traversent un horrible marais rempli de morts tués au combat, échappant à une nouvelle attaque des Nazguls, chevauchant à présent de sombres dragons ailés.

L’arrivée à Mordor est décevante et révèle plutôt l’impossibilité d’accéder directement à la forteresse de Sauron.

Décidément surprenant Golum indique un autre passage moins direct à ses collègues, qui se retrouvent malgré tout capturés par les guerriers de Faramir, frère de Boromir du royaume du Gondor.

Après une nouvelle attaque des redoutables Nazguls, Faramir fait fi de sa suspicion à l’égard du trio et accepte de l’aider à franchir la porte d’entrée du Mordor.

A For-le-cor, la bataille approche, et la soldats de Théoden ont l’agréable surprise de revoir Aragorn vivant puis de recevoir l’aide des Elfes de Elrond (Hugo Weaving) plutôt connus pour leurs capacités d’archers.

Les défenseurs font alors face à une gigantesque armée d’Uruk-hai, qui faisant fi des pertes occasionnées lors de l’épique bataille, grignotent au moyen de grosses machines de sièges (béliers, tours, échelles et même bombes) les murailles pour finalement s’introduire dans l’enceinte de la forteresse.

Malgré la hache de Gimli, la lame d’Aragorn et l’arc de Legolas, les Orques gagnent inexorablement du terrain, menaçant Théoden à l’intérieur même de la cité fortifiée.

Alors que tout semble perdu, Gandalf et l’armée d’Eomer surgissent prenant les Orques à revers et les dispersant.

Ce triomphe est complété par celui de Pippin et Merry qui sont parvenus à convaincre les placides Ents à entrer en guerre pour arrêter les destructions végétales et engloutir l’infernale forge de Saroumane sous des torrents d’eau.

Saroumane semble alors tenu en échec, mais Sauron n’a toujours pas renoncé à sa quête de l’anneau.

En conclusion, « Le seigneur des anneaux 2, les deux tours » est de meilleure qualité que la première mouture que j’avais trouvé trop simple et peu passionnante.

L’arrivée du troublé Golum et ses délires psychotiques vient donner un peu plus de sel aux aventures des gentils et lisses Hobbits.

Personnage tour à tour inquiétant puis pathétique, Golum est en réalité une âme jadis pure corrompue par l’infernale pouvoir de l’anneau auquel il est maintenant soumis.
Pourtant par la considération de Frodon qu’il voit comme son nouveau maitre, Golum entrevoir une rédemption, toutefois bien fragile.

Malgré la durée toujours importante du film, le spectateur est comblé au niveau des scènes d’action avec une fantastique bataille épique de près de trois quarts d’heure pour prendre l’assaut la forteresse de Fort-le-Cor.

Les Orques sont toujours aussi repoussants, les Nazguls inquiétants et l’introduction des arbres marchants doté d’une pleine conscience/autonomie est particulièrement réussie.

Peu à peu, l’univers de Tolkien prend forme et révèle toute sa richesse … sans doute encore plus palpable dans les livres qui ne recèlent pas toutes les relatives simplifications du film.

Une bonne surprise donc au final, à confirmer par le dernier volet de la trilogie ?

Le Seigneur des anneaux 2 : les deux tours (Peter Jackson)
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 16:40
Le Seigneur des anneaux 1 : la communauté de l'anneau (Peter Jackson)

Il fallait bien un jour que « Le seigneur des anneaux » passe sur en ces chroniques.

Je souhaite néanmoins annoncer la couleur, je n’ai pas l’intention de m’attaquer à l’œuvre de J.R.R Tolkien et d’affronter tous les spécialistes en quête de menus détails sur les imprécisions que mes commentaires ne manqueraient pas de générer, mais plutôt me cantonner aux adaptions cinématographiques de Peter Jackson avec la première d’entre elles « Le seigneur des anneaux 1 : la communauté de l’anneau ».

Sorti en 2001 et sur attendu par tous les fans de l’œuvre de Tolkien, ce premier volet campe le décor d’une Terre du Milieu imaginaire fortement inspirée des légendes nordiques, ou le pouvoir serait partagé entre plusieurs anneaux magique avec un seul crée par un démon maléfique appelé Sauron, capable de contrôler tous les autres.

Sorcier surpuissant à l’apparence indéfinie et mouvante, Sauron fut selon la légende pourtant vaincu par le passé par Isildur, fils du roi Elenddil du royaume du Gondor au cours d’une gigantesque bataille.

Mais fléchi par le pouvoir terriblement pervers de l’anneau, Isildur ne put se résoudre à la détruire et celui-ci fut récupéré au gré des hasard par des générations de Hobbits, hommes de petite taille, jusqu’à échouer chez Bilbon Sacquet (Ian Holm) qui vécut plusieurs centaine d’années en protégeant l’anneau de son attention jalouse.

Un jour pourtant le sorcier Gandalf (Ian Mc Kellen) vient le trouver pour l’avertir du réveil de Sauron représenté par un œil incandescent régnant sur le royaume du Mordor.

A force de persuasion, Gandalf parvient à convaincre le vieux Bilbon de céder l’anneau à son neveu le jeune Frodon (Elijah Wood) afin de l’emmener dans un lieu sur, Fondcombe, royaume de l’elfe Edrond (Hugo Weaving).

Malgré le poids énorme de cette responsabilité, Frodon accepte la mission et part en mission flanqué de trois Hobbits : son jardinier le robuste et fidèle Sam (Sean Austin) et le duo Pippin (Billy Boyd) et Merry (Dominic Monaghan).

Tandis que les Hobbits se mettent en route, Gandalf part à Orthanc chercher l’aide de son maitre le magicien Saroumane (Christopher Lee) malheureusement passé du coté de Sauron.

Après un duel de magiciens (oui cela existe !), Gandalf est sévèrement battu par plus fort que lui et Saroumane révèle alors ses plans : utiliser le site d’Isengard pour abattre les arbres magiques et créer à l’aide de magie une nouvelle race de soldats Orques capables de déferler sur l’ensemble de la Terre du milieu pour la soumettre à Sauron.

Malgré sa défaite, Gandalf parvient à échapper grâce à un aigle géant aux griffes de Saroumane.

De son coté, les insignifiants Hobbits font connaissance avec les terribles Nazguls, spectre errant envoyés par Sauron pour récupérer l’anneau.

Leur fuite devant ces êtres effrayants sans visage montant de grands chevaux noirs leur permet de faire la connaissance dans une auberge d’un soldat errant appelé Aragorn (Viggo Mortensen) qui se révèle être le descendant d’Isildur et se propose de les guider jusqu’à Fondcombe.

En réalité, Aragorn, excellent guerrier se révèle une aide précieuse pour les Hobbits et permet à lui tout seul de disperser les Nazguls, qui avaient blessé Frodon et menaçaient de lui prendre son anneau.

Chez les Elfes, ils retrouvent Gandalf et rencontrent Edrond qui se déclare incapable de protéger l’anneau contre Sauron t convoque une assemblée à laquelle siègent des représentants des Nains : Gimili (John Rhys-Davies) et des hommes : Boromir (Sean Benn) pour le Gondor.

Le conseil décide de jeter l’anneau dans les flammes du Mordor pour s’assurer de sa destruction.

Aragorn qui a eu une liaison avec Arwen (Liz Tyler) la fille d’Edrond, prête à renoncer à son immortalité par amour, quitte à grand peine Fondcombe pour se joindre à l’expédition qui compte en plus de Gimili et Boromir le jeune Elfe Legolas (Orlando Bloom).

Mais comme on pourrait s’y attendre le chemin vers le Mordor est semé d’embuches tant par le relief particulièrement hostile traversé que par les tours de Saroumane capable de frapper par magie à distance.

Après avoir renoncé à passer par un passage montagneux rendu impraticable par Saroumane, la communauté décide de passer par les mines de la Moria, sur les conseils de Gimili qui dit avoir un cousin Nain comme gérant de l’exploitation.

Malhreusuement Saroumane lâche ses horribles Orques sur les héros qui doivent de plus évoluer dans un paysage sous terrain étrange ou sont tapies d’énormes créatures des profondeurs comme une pieuvre géante particulièrement sournoise qui manque de tuer le petit Frodon.

Mais même les Orques aidés pourtant de colossaux Trolls des cavernes reculent, horrifiés face à l’apparition d’un démon des profondeurs, un puissant Balrog cracheur de feu que rien ne semble pouvoir vaincre.

Seul Gandalf se montre en mesure d’affronter le Balrog et disparait dans une chute vertigineuse après un corps à corps terrible.

Les rescapés continuent d’avancer, Boromir également tenté par le pouvoir de l’anneau étant à deux doigts de commettre l’irréparable en le dérobant à Frodon.

L’attaque d’Orques ultra déterminés enmenés par l’impressionnant Lurtz (Lawrence Makoare) vient semer la panique et les Hobbits apeurées fuient tandis qu’Aragorn, Boromir et Legolas luttent au corps à corps dans une épaisse foret.

Boromir se fait tuer par Lurtz en protégeant la fuite des Hobbits, rachetant ainsi sa faute.

Le brutal Lurtz ne triomphe pourtant pas longtemps puisqu’il est à son tour tué en combat singulier par Aragorn.

Pippin et Merry sont cependant enlevés par les Orques qui doivent les ramenés vivant à leur maitre et le groupe éclate en deux parties : Aragorn, Gimili et Legolas se lançant à leur poursuite tandis que Frondon et Sam se rendent seuls au pays du Mordor.

En conclusion, comme convenu, « Le seigneur des anneaux 1 : la communauté de l’anneau » plonge le spectateur dans les décors sublimement sauvage de la Nouvelle Zélande et dans une atmosphère de merveilleux souvent à la limite du ridicule.

La mise en action est somme toute assez lente et on trouve à vrai dire le temps assez long à passer, surtout que sur le fond l’histoire demeure d’une très grande simplicité.

Pour pallier à un scénario somme toute basique, à des personnages moyennement intéressants tels ces Elfes graciles aux oreilles pointues que n’aurait pas renié le Capitaine Spock, Jackson utilise en plus de la splendeur des paysages les effets spéciaux avec quelques réussites notables du coté des forces du mal : les Orques particulièrement immondes et agressifs, les énigmatiques bien que surestimés Nazguls ou cet incroyable monstre cracheur de feu de Balrog.

L’épopée est donc bel et bien présente, mais ne passionne guère avec des personnages peu attachants comme le fragile Frodon ou les vieux magiciens décrépis, Mc Kellen et Lee.

A réserver donc aux fans, quand aux autres (comme moi) ils ne basculeront pas après ce premier volet somme toute décevant compte tenu des attentes qu'il suçitait.

Le Seigneur des anneaux 1 : la communauté de l'anneau (Peter Jackson)
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