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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 20:41
Overnight sensation (Motorhead)

On revient aux fondamentaux du hard rock avec les brigands de Motorhead qui dans les années 90 alignaient des albums tonitruants synonymes de renouveau et de seconde voir de troisième jeunesse (!).

Sorti en 1996, « Overnight sensation » et sa pochette étrangement sobre est l’un des premiers disques m’ayant fait découvrir le gang anglais.

Son haut niveau global contribua pour beaucoup dans l'estime que je peux encore aujourd'hui porter au groupe.

Le disque débute par une véritable déclaration de guerre, le redoutable « Civil war » tout en riffs, en vitesse et en agressivité avec un Lemmy Kilmister plus féroce que jamais.

Passablement sonné par le choc initial, l’auditeur titubant se prend en pleine face un « Crazy like a fox » débordant de rock ‘n’ roll sexy, juvénile et festif.

Motorhead surprend ensuite avec le plus calme et mélancolique « I don’t believe a word » qui touche par son charme triste pour mieux prendre à revers l’auditeur par le court et incisif « Eat the gun ».

Le mid tempo « Overnight sensation » passe toute en souplesse et efficacité avec un certain sens de la mélodie et les costauds injectent juste ce qu’il faut de gaz pour rendre le chaloupé « Love can’t buy your money » agréable.

Impossible de résister aux excellents riffs et solo de Phil Campbell qui viennent porter sur « Broken » le chant parfois juste de Lemmy.

Nouvelle déferlante de pur speed tournoyant sur « Them not me » qui vient dynamiter l’ambiance avant un « Murder show » avançant tel un implacable rouleau compresseur pour terminer la tache de démolition.

La fin de l’album se profile enfin et ne déçoit pas avec un « Shake the world » lourd et dense et une ballade acoustique surprenante « Listen to your heart » sur laquelle Lemmy s’en tire plus qu’honorablement.

En conclusion, « Overnight sensation » constitue une belle surprise, séduit par sa grande variété et par la qualité des compositions qui le constituent.

Motorhead apparait donc en grande forme et réussissant tout ce qu’il entreprend, aussi à l’aise sur les mid tempo rock n’ roll groovants que sur les courtes décharges heavy-speed et se payant également le luxe de toucher juste dans les quelques tentatives de ballades.

Assez honteusement méconnu par rapport aux soit disant classiques du groupe pour moi souvent largement surestimés, « Overnight sensation » est un album inspiré, parfaitement équilibré, irréprochable dans sa composition et sa réalisation.

Je ne peux donc que conseiller son écoute aux fans de hard rock de qualité.

Overnight sensation (Motorhead)
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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 19:03
La bête humaine (Emile Zola)

Après un roman de la qualité de « L’Assomoir » j’avais une forte envie de poursuivre la découverte de l’œuvre d’Emile Zola.

Sorti en 1890, « La bête humaine » brillamment adapté au cinéma par Renoir en 1939 est un roman prenant place dans le monde des cheminots du Second empire.

Roubaud est un bon sous chef de la gare du Havre, qui doit sa réussite professionnelle autant à ses capacités personnelles qu’à l’appui du président de la compagnie de chemin de fer, Monsieur Grandmorin protecteur attitré de son couple et en particulier de sa jeune épouse Séverine qui était sa fille de lait.

Un jour pourtant la vie bien rangée des Roubaud bascule lorsque le mari découvre par hasard que sa femme a été en réalité la maitresse de Grandmorin, dès l’âge de seize ans ce qui explique les nombreuses faveurs dont le couple à pu bénéficier.

Le bonhomme se trouve être un jaloux violent, ulcéré par le coté sordide à la limite d la pédophilie de l’infidélité de sa femme et après avoir roué de coups la fautive, entreprend d’attirer l’amant pour l’éliminer dans un train circulant entre Paris et le Havre.

Contrainte par son mari à participer au crime, Séverine se rend complice de l’assassinat, que seul Jacques Lantier un conducteur de train alors de passage dans la petite commune de la Croix de Maufras, aperçoit sans pouvoir identifier formellement les auteurs.

Beau jeune homme solitaire, Lantier est lui-même victime d’une terrible malédiction qui lui insuffle de violentes pulsions de meurtres envers la gente féminine comme sa cousine Flore, jeune et athlétique garde barrière de la famille Lantier.

De retour au Havre, les Roubaud guettent dans l’angoisse la découverte du crime et l’inévitable enquête en découlant, enquête menée par le juge d’instruction Denizet.

L’enquête est une épreuve usante pour les nerfs et même si de forts soupçons désignent les Roubaud, Denizet est orienté par sa hiérarchie Mr Camy-Lamotte pour minimiser le scandale et tenter d’accuser une brute de la commune, le terrassier Cabuche, coupable idéal en raison de ses antécédents qui est d’ailleurs relaxé faute de preuves tangibles.

Alors que le meurtre de Grandmorin parait insoluble à tout jamais, le comportement de Roubaud change, l’homme se met à devenir joueur, à s’endetter et à délaisser sa femme qui prend comme amant Lantier.

Séverine finit par avouer le crime à Lantier qui du reste l’avait deviné et entre les deux amants se noue alors une fascination malsaine autour de la violence.

Roubaud s’enfonce dans son nouveau vice, n’hésitant pas à utiliser l’argent du mort, qu’il s’était jusqu’alors refusé à utiliser pour une question d’honneur et fermant complaisamment les yeux sur la liaison de sa femme.

Mais Séverine ne supporte plus son mari et parvient à faire germer dans l’esprit de Lantier le projet de l’éliminer pour toucher le coquet héritage de la maison de Croix de Maufras léguée par Grandmorin et ainsi pouvoir tenter fortune aux Etats-Unis.

Le conducteur de train pourtant s’avère incapable de passer aux actes, son corps se dérobant au moment de tuer Roubaud en pleine ronde de nuit.

Un évènement inattendu manque de briser définitivement le couple, l’acte insensé de Flore, ivre de jalousie contre Séverine et qui n’hésite pas à faire dérailler la Lison, la locomotive de Jacques pour punir le couple.

Contre toute attente, le couple survit à l’effroyable catastrophe qui fait une bonne dizaine de morts et blessés, ce qui pousse Flore désespérée à se suicider en se jetant également sous un train.

Jacques se remet miraculeusement de ses blessures avec Séverine à ses cotés.

Resserré par l’épreuve, le couple entreprend d’attirer Roubaud dans la maison de Croix de Maufras afin de l’éliminer définitivement.

Un nouveau coup de théâtre survient pourtant lorsque Lantier cède à une de ses pulsions de mort et poignarde à mort Séverine.

Ce bon vieux Cabuche, lui aussi secrètement amoureux de Séverine prend une nouvelle fois tout le crime pour lui, mais cette fois le féroce Denizet arrête également Roubaud qu’il soupçonne d’avoir fait tuer Grandmorin et sa femme pour un motif purement financier.

Les dénégations énergiques du sous chef de gare diminué par les épreuves, ne changeront rien à la donne, il est broyé par la machine judiciaire comme son complice présumé Cabuche malgré les profonds doutes de Camy-Lamotte, détenteur d’une lettre de Séverine l’impliquant dans le meurtre du président, qu’il finit pourtant par détruire.

Lantier qu’on aurait pourtant pu penser sauf dans l’horrible morale de cette histoire connait également une fin tragique et meurt broyé par sa propre machine, dans une lutte stupide avec un rival amoureux.

En conclusion, « La bête humaine » est un roman fantastique, trouble et d’une grande noirceur jusqu’à en être effrayant.

Zola sonde profondément les profondeurs de l’être humain pour atteindre les pulsions les plus obscures qui poussent les hommes à tuer, ici la jalousie, ici quelque chose de plus profond et animal confinant à la dérive psychopathique pour Lantier, incapable de réfréner son gout implacable pour le sang des femmes.

Derrière le drame des hommes, Zola offre également une place de choix aux trains à vapeur, magnifiée comme de superbes machines technologiques alliant puissance, vitesse et dangerosité animales.
Moins pittoresque et riche que « L’Assommoir », « La bête humaine » se dévore tout du moins d’une traite, en savourant son charme vénéneux et sa langue toujours belle et forte.

La bête humaine (Emile Zola)
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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 12:03
Les tribulations d'une caissière (Pierre Rimbaldi)

On délaisse temporairement la brutalité guerrière de Rammstein pour nous intéresser à un sujet plus généraliste, « Les tribulations d’une caissière » de Pierre Rimbaldi.

Sorti en 2011, ce film exploite le succès inattendu du roman d’Anna Sam, une titulaire d’un DEA de lettres qui avait tenu pendant huit ans un blog sur son métier alimentaire de caissière en Bretagne.

Le film raconte les déboires de Solweig (Deborah François) jeune et belle caissière de grande surface qui pour supporter son quotidien difficile écrit un blog pendant ses soirées qui rencontre un succès croissant au point de mettre en difficulté le secteur pourtant puissant de la grande distribution.

Menant à merveille une double vie, Solweig donne le change la journée aves ses collègues Sandy (Firmine Richard) antillaise opulente et Leila (Alice Belaidi) pétillante jeune beurette.

La solidarité règne en effet entre les caissières face au directeur du magasin, l’abominable Mercier (Jean-Luc Couchard) archétype du petit chef autoritaire et borné.

Pourtant face au phénomène du blog et aux mouvements de protestations qui se montent face aux conditions de travail des caissières, le patron de presse Ferry (Marc Lavoine) charge une de ses journalistes Marie (Elsa Zylberstein) d’infiltrer le supermarché pour démasquer la bloggeuse.

Marie se présente donc comme une nouvelle caissière et tente peu à peu de gagner la confiance des autres filles.

Face au froid, aux déguisements grotesques lors des opérations promotionnelles et surtout l’attitude volontairement méprisante des clients, le phénomène de solidarité facilite l’intégration de Marie au sein du groupe et la progression de son enquête.

Parallèlement à cela, Solweig qui vit seule avec son jeune frère de dix ans Anatole (Jean Baptiste Fonck) et donne des cours de français dans les quartiers chics, rencontre un beau soir d’hiver un beau jeune homme nommé Charles (Nicolas Giraud).

Le charme s’avère réciproque mais Solweig perd le numéro de téléphone du jeune homme qui lui utilise son badge de caissière oublié sur place pour tenter de la retrouver.

Entre le jeune acteur de théâtre bourgeois-bohème et la jolie caissière, le conte de fée semble difficile à se mettre en place et Solweig doit vite se confronter à nouveau avec la dure réalité de son travail et au licenciement de Leila, trop rebelle pour accepter la loi de Mercier.

Le pire danger viendra pourtant de Mary, la fausse bonne copine qui parvient à comprendre que Solweig est la bloggeuse mystère et obtient confirmation en manipulant le pauvre Anatole.

Solweig qui a pu finalement retrouver son prince charmant et avoir eu une première nuit d’amour avec lui, est sur son petit nuage et ne prend pas garde au danger.

Heureusement Charles intervient à propos pour empêcher Mercier d’abuser de la situation.

Lorsqu’Solweig découvre les gros titres de la presse et une photo volée d’elle, c’est la consternation et la rage contre Marie, la traitresse qui du reste malgré sa réussite est peu fière de son travail.

Tout se termine pourtant en happy end avec un pardon généreux de Marie et une grande fête chez la famille de Leila.

En conclusion, malgré son sujet excitant et quelques petites piques assez plaisantes, « Les tribulations d’une caissière » ne contient pas assez de substance pour faire réellement un film.

Les personnages sont souvent caricaturaux : une black mémère et une arabe de cité encadrent la blonde angélique lettrée face à un chefaillon minable franchouillard pervers et crade.

On tombe également des nues en découvrant le conte de fée à 50 centimes d’euros avec le bel acteur riche bien sous tout rapport qui a le rôle de sauveur/chevalier blanc de l’histoire.

Ceci ajouté à une ambiance de conte de Noel avec neige tous les jours ne peut qu’irriter.

La justesse de Zylberstein, la fraicheur et la beauté de Deborah François ne suffisent donc pas à sauver cette adaptation ratée du naufrage absolu.

Les tribulations d'une caissière (Pierre Rimbaldi)
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 12:45
Sehnsucht (Rammstein)

En 1997, deux années seulement après le très prometteur « Herzeleid », les berlinois de Rammstein récidivent avec « Sehnsucht » qu’on pourrait considérer comme leur meilleur album, dans le plus pur style metal-industriel.

En seulement deux années, Rammstein s’est déjà fait un nom sur la scène rock, bousculant les barons du domaine pour l’essentiel américains et anglais, par son style puissant et novateur.

Le soutien d’un réalisateur aussi renommé que David Lynch n’est bien sur pas étranger, mais plus surement encore en sont à l'origine les incroyables prestations scéniques du groupe avec de fortes débauches de pyrotechnie et d’embrasement des musiciens.

C’est fort de cette réputation que « Sehnsucht » s’ouvre en réaffirmant la marque de fabrique du groupe, riffs rouleau compresseur, bruitages électro rythmés presque dansants ici quasi orientaux et surtout chant allemand viril et ultra dominateur.

Après cette introduction majeure, on monte encore de plusieurs crans avec « Engel » qui mélange chant guttural et voix féminines plus douces avec un gimmick sifflé particulièrement génial.

Encore une fois, le groupe frappe fort dans ses vidéo avec de fortes influences à « Une nuit en enfer » de Quentin Tarentino et une métisse sexy jouant avec alcool et serpent devant un auditoire masculin médusé.

La puissance brute de la machine à broyer frappe fort avec « Tier » qui assomme sous la lourdeur écrasante de ses riffs et ses refrains en titane.

Le groupe se fait plus vicieux et sensuel « Bestrafe mich » sur fond de plaisir sadomasochiste trouble et atteint le sommet de son art avec « Du hast » parfaite synthèse de l’intensité et de la puissance dégagée par la musique des allemands avec un toujours une vidéo d’une force dramatique inouïe évoquant un règlement de compte entre gangsters.

A ce stade l’auditeur déjà comblé se prend en pleine face le crade « Buck dich » qui passe à la vitesse d’un train express sur le corps de l’auditeur, puis défaille complètement à l’écoute de « Spiel mit mir » à l’irrésistible charme lent et vénéneux.

Malgré la qualité de ses mélodies, « Klavier » passe plus mal en raison de la lourdeur trop statique de ses refrains et alors que l’auditeur glisse en douceur avec « Alter mann » agréable mais sans génie, le terrible « Eifersucht » et ses rythmiques d’enfer viennent le tirer brutalement de sa torpeur.

On termine sur un nouveau titre moins cinglant, « Kuss mich » surtout notable en raison de ses bruitages étranges.

En conclusion, malgré une fin plus faible, « Sehnsucht » est bel et bien le chef d’œuvre annoncé et peut fièrement trôner aux cotés de son successeur « Mutter » au panthéon des meilleurs disques de metal industriel de tous les temps.

Le cuirassé Rammstein progresse encore dans tous les aspects de sa musique, atteignant son absolu en terme de lourdeur des riffs, des mélodies enivrantes de claviers et dans le chant quasi surnaturel de Lindemann véritable fer de lance de la formation germanique.

Violent, trouble, dérangeant mais aussi parfaitement hypnotisant, « Sehnsucht » ne peut pas laisser indifférent un fan de metal et aura une influence notable sur tous les groupes de l’époque y compris Judas priest et son « Demolition » au son de guitare similaire.

La qualité intrinsèque de cet album coup de poing et le fort pouvoir visuel de Rammstein s’exprimant aussi bien par les vidéo qu'au cours de concerts exceptionnellement spectaculaires, feront des allemands des stars commerciales dans lignée de Marylin Manson, avec en prime un statut de pionniers du métal indus barré comme Nine inch nails ou Ministry.

A l’écoute de « Sehnsucht », on ne peut trouver ce succès que mérité.

Sehnsucht (Rammstein)
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:31
Herzeleid (Rammstein)

Il manquait en ces colonnes les premiers (et certains diront les meilleurs) albums des allemands de Rammstein.

Sorti en 1995 soit il y a presque vingt ans ce qui ne nous rajeunit pas, « Herzeleid » et sa jolie pochette boys-band assez peu ragoutante est le premier album d’un groupe de six lascars composé de Till Lindemann (chant), le duo Paul Landers/Richard Kruspe Bernstein aux guitares, Oliver Riedel (basse), Christoph Schneider (batterie) et Christian Lorentz aux claviers.

Dès le premier titre, l’auditeur a l’impression de se faire renverser par un tank venu tout droit de l’Est de l’Allemagne.

En effet « Wollt ihr das bett in flammen sehen » impose tout de suite un rythme lourd, des riffs plaqués d’une puissance inouïe, des samples répétés à l’infini pour rendre fou sur lequel se greffe le chant guttural, dominateur et allemand de Lindemann.

Lent, lourd, hypnotique et cyclique, « Wollt ihr das bett in flammen sehen » allume le premier brasier d’une longue série d’explosions.

Si « Der meister » apparait au premier abord moins cuirassé, il n’en recèle pas moins des riffs particulièrement pesants, un chant offensif et toujours ses bruitages additionnels.

Mais c’est dans la vitesse et la provocation que Rammstein se montre quasi irrésistible avec le cinglant « Weisses fleisch » dur, sale et inquiétant enchainé de « Asche zu asche » véritable bombe incendiaire aux refrains incandescents.

L’étonnement domine sur « Seeman » ersatz de ballade plus lourdaude que émouvante.

Nouvelle gifle cloutée sur « Du riechst so gut » dont la puissance vicieuse fut à l’époque fort bien servie par une vidéo montrant une attaque nocturne des musiciens en hommes loups.

Peu d’engouement en revanche sur la succession de longs et lents morceaux atmosphériques « Das alte leid », l‘inquiétant « Heirate mich » et surtout le pénible « Herzeleid » qui ne décollent réellement jamais et provoquent un ennui profond.

Enfin plus de dynamisme sur « Laichzeit » qui reprend les structures martiales, les gros riffs et les samples électro assénés avec force et l’hymne final « Rammstein » aussi étouffant qu’obsédant.

En conclusion, « Herzeleid » si on fait fi des controverses qu’il provoqua à sa sortie en raison des allégations infondées d’affiliation néo-nazi de la part d’un inconscient collectif encore traumatisé par ces vieilles histoires de Seconde guerre mondiale, fait plus figure de coup d’essai que de réel coup de maitre.

Le potentiel des allemands semble certain avec quelques titres coups de massue comme le spectaculaire « Wollt ihr das bett in flammen sehen » introductif et on a réellement l’impression qu’une nouvelle page du rock/metal industriel serait en passe de s’écrire avec si ce style surpuissant, cyclique dopé par un chant en allemand si original parvenait à continuer sur sa lancée.

Très imparfait et sans doute surestimé avec le temps, « Herzeleid » n’en demeure pas moins une curiosité par son originalité et son audace de brute technoïde germanique.

Il fut en tout cas suffisant pour taper dans l’œil du réalisateur David Lynch, qui habilla une bonne partie de la musique de son fascinant « Lost highway » en piochant dans son répertoire ce qui apporta une belle et inattendue notoriété à ce jeune groupe alors en devenir.

Plus pour longtemps.

Herzeleid (Rammstein)
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 17:53
Le Seigneur des anneaux 2 : les deux tours (Peter Jackson)

Peter Jackson ne chôme pas et aligne sur trois années successives sa trilogie consacrée au Seigneur des anneaux.

En 2002 donc sort « Le seigneur des anneaux 2, les deux tours » au titre assez malheureux en rapport avec les évènements du 11 Septembre 2001.

Ce second volet débute par la rencontre entre Frodon (Elijah Wood), son compagnon Sam (Sean Austin) et l’étrange Golum (Andy Serkis) ancien possesseur de l’anneau au physique et psychisme dégradés par sa proximité et devenu complètement obsédé par sa reconquête.

Malgré une schizophrénie évidente, Golum semblant être l’ancien Hobbit Sméagol et une agressivité parfois incontrôlable, l’étrange créature est finalement épargné contre l’avis de Sam par Frodon en échange de sa servitude et de ses précieux conseils pour se repérer dans le chemin périlleux jusqu’au Mordor.

Tandis que le trio progresse parfois difficilement, Aragorn (Viggo Mortensen), Legolas (Orlando Bloom) et Gimli (John Rhys-Davies) lancés à la poursuite des Orques ayant capturés Pippin (Billy Boyd) et Merry (Dominic Monaghan) pénètrent dans le territoire du Rohan, gouverné par un roi envouté par le sorcier Saroumane (Christopher Lee) Théoden (Bernard Hill) et ainsi manipulé par le perfide conseiller Grima (Brad Dourif) qui parvient à faire exiler son neveu Eomer (Karl Uban).

Mais le farouche Eomer attaque avec une troupe de guerrier les Orques fuyards et les tuent en ignorant Pippin et Merry, qui trouvent refuge dans une étrange foret régie par des créatures végétales pensantes et marchantes appelées les Ent.

Questionnés par le trio de la Communauté de l’anneau, Eomer et sa bande demeurent incapables de le renseigner sur le sort des deux petits Hobbits.

C’est alors que le vieux Gandalf (Ian Mc Kellen) qu’on pensait mort dans son combat contre le Balrog, revient à la surface du monde, indiquant qu’il a finalement triomphé de son terrible adversaire après une lutte homérique.

Le magicien intervient pour confier Pippin et Merry à Sylverbarbe, chef des Ent et pour délivrer Théodore du sortilège jeté par l’infâme Saroumane.

Le traitre Grima est chassé du royaume de Rohan et s’empresse de rejoindre son maitre Saroumane, lui-même serviteur du puissant Sauron.

Les héros s’apprêtent alors à devoir soutenir une attaque d’envergure exceptionnelle d’Orques cuirassés et surentrainés, les Uruk-hais.

Pour cela, Théodore miraculeusement rajeuni décide de mener bataille dans la citadelle de Fort-le-Cor situé dans le gouffre d’Helm.

Le progression jusqu’à la forteresse est cependant périlleuse avec l’attaque d’Uruk-hai chevauchant des hyènes géantes appelés les Ouargues.

Au cours du combat contre ces féroces adversaires, Aragorn est précipité du haut d’une falaise dans un cours d’eau et laissé pour mort, au grand désespoir de Towy (Mirando Otto) la fille de Théodore, avec qui il a tissé des liens plus raisonnables que ceux avec l’Elfe Arwen.

De leur coté, les petits Hobbits ne restent pas inactifs, et guidés par le versatile Golum, traversent un horrible marais rempli de morts tués au combat, échappant à une nouvelle attaque des Nazguls, chevauchant à présent de sombres dragons ailés.

L’arrivée à Mordor est décevante et révèle plutôt l’impossibilité d’accéder directement à la forteresse de Sauron.

Décidément surprenant Golum indique un autre passage moins direct à ses collègues, qui se retrouvent malgré tout capturés par les guerriers de Faramir, frère de Boromir du royaume du Gondor.

Après une nouvelle attaque des redoutables Nazguls, Faramir fait fi de sa suspicion à l’égard du trio et accepte de l’aider à franchir la porte d’entrée du Mordor.

A For-le-cor, la bataille approche, et la soldats de Théoden ont l’agréable surprise de revoir Aragorn vivant puis de recevoir l’aide des Elfes de Elrond (Hugo Weaving) plutôt connus pour leurs capacités d’archers.

Les défenseurs font alors face à une gigantesque armée d’Uruk-hai, qui faisant fi des pertes occasionnées lors de l’épique bataille, grignotent au moyen de grosses machines de sièges (béliers, tours, échelles et même bombes) les murailles pour finalement s’introduire dans l’enceinte de la forteresse.

Malgré la hache de Gimli, la lame d’Aragorn et l’arc de Legolas, les Orques gagnent inexorablement du terrain, menaçant Théoden à l’intérieur même de la cité fortifiée.

Alors que tout semble perdu, Gandalf et l’armée d’Eomer surgissent prenant les Orques à revers et les dispersant.

Ce triomphe est complété par celui de Pippin et Merry qui sont parvenus à convaincre les placides Ents à entrer en guerre pour arrêter les destructions végétales et engloutir l’infernale forge de Saroumane sous des torrents d’eau.

Saroumane semble alors tenu en échec, mais Sauron n’a toujours pas renoncé à sa quête de l’anneau.

En conclusion, « Le seigneur des anneaux 2, les deux tours » est de meilleure qualité que la première mouture que j’avais trouvé trop simple et peu passionnante.

L’arrivée du troublé Golum et ses délires psychotiques vient donner un peu plus de sel aux aventures des gentils et lisses Hobbits.

Personnage tour à tour inquiétant puis pathétique, Golum est en réalité une âme jadis pure corrompue par l’infernale pouvoir de l’anneau auquel il est maintenant soumis.
Pourtant par la considération de Frodon qu’il voit comme son nouveau maitre, Golum entrevoir une rédemption, toutefois bien fragile.

Malgré la durée toujours importante du film, le spectateur est comblé au niveau des scènes d’action avec une fantastique bataille épique de près de trois quarts d’heure pour prendre l’assaut la forteresse de Fort-le-Cor.

Les Orques sont toujours aussi repoussants, les Nazguls inquiétants et l’introduction des arbres marchants doté d’une pleine conscience/autonomie est particulièrement réussie.

Peu à peu, l’univers de Tolkien prend forme et révèle toute sa richesse … sans doute encore plus palpable dans les livres qui ne recèlent pas toutes les relatives simplifications du film.

Une bonne surprise donc au final, à confirmer par le dernier volet de la trilogie ?

Le Seigneur des anneaux 2 : les deux tours (Peter Jackson)
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 16:40
Le Seigneur des anneaux 1 : la communauté de l'anneau (Peter Jackson)

Il fallait bien un jour que « Le seigneur des anneaux » passe sur en ces chroniques.

Je souhaite néanmoins annoncer la couleur, je n’ai pas l’intention de m’attaquer à l’œuvre de J.R.R Tolkien et d’affronter tous les spécialistes en quête de menus détails sur les imprécisions que mes commentaires ne manqueraient pas de générer, mais plutôt me cantonner aux adaptions cinématographiques de Peter Jackson avec la première d’entre elles « Le seigneur des anneaux 1 : la communauté de l’anneau ».

Sorti en 2001 et sur attendu par tous les fans de l’œuvre de Tolkien, ce premier volet campe le décor d’une Terre du Milieu imaginaire fortement inspirée des légendes nordiques, ou le pouvoir serait partagé entre plusieurs anneaux magique avec un seul crée par un démon maléfique appelé Sauron, capable de contrôler tous les autres.

Sorcier surpuissant à l’apparence indéfinie et mouvante, Sauron fut selon la légende pourtant vaincu par le passé par Isildur, fils du roi Elenddil du royaume du Gondor au cours d’une gigantesque bataille.

Mais fléchi par le pouvoir terriblement pervers de l’anneau, Isildur ne put se résoudre à la détruire et celui-ci fut récupéré au gré des hasard par des générations de Hobbits, hommes de petite taille, jusqu’à échouer chez Bilbon Sacquet (Ian Holm) qui vécut plusieurs centaine d’années en protégeant l’anneau de son attention jalouse.

Un jour pourtant le sorcier Gandalf (Ian Mc Kellen) vient le trouver pour l’avertir du réveil de Sauron représenté par un œil incandescent régnant sur le royaume du Mordor.

A force de persuasion, Gandalf parvient à convaincre le vieux Bilbon de céder l’anneau à son neveu le jeune Frodon (Elijah Wood) afin de l’emmener dans un lieu sur, Fondcombe, royaume de l’elfe Edrond (Hugo Weaving).

Malgré le poids énorme de cette responsabilité, Frodon accepte la mission et part en mission flanqué de trois Hobbits : son jardinier le robuste et fidèle Sam (Sean Austin) et le duo Pippin (Billy Boyd) et Merry (Dominic Monaghan).

Tandis que les Hobbits se mettent en route, Gandalf part à Orthanc chercher l’aide de son maitre le magicien Saroumane (Christopher Lee) malheureusement passé du coté de Sauron.

Après un duel de magiciens (oui cela existe !), Gandalf est sévèrement battu par plus fort que lui et Saroumane révèle alors ses plans : utiliser le site d’Isengard pour abattre les arbres magiques et créer à l’aide de magie une nouvelle race de soldats Orques capables de déferler sur l’ensemble de la Terre du milieu pour la soumettre à Sauron.

Malgré sa défaite, Gandalf parvient à échapper grâce à un aigle géant aux griffes de Saroumane.

De son coté, les insignifiants Hobbits font connaissance avec les terribles Nazguls, spectre errant envoyés par Sauron pour récupérer l’anneau.

Leur fuite devant ces êtres effrayants sans visage montant de grands chevaux noirs leur permet de faire la connaissance dans une auberge d’un soldat errant appelé Aragorn (Viggo Mortensen) qui se révèle être le descendant d’Isildur et se propose de les guider jusqu’à Fondcombe.

En réalité, Aragorn, excellent guerrier se révèle une aide précieuse pour les Hobbits et permet à lui tout seul de disperser les Nazguls, qui avaient blessé Frodon et menaçaient de lui prendre son anneau.

Chez les Elfes, ils retrouvent Gandalf et rencontrent Edrond qui se déclare incapable de protéger l’anneau contre Sauron t convoque une assemblée à laquelle siègent des représentants des Nains : Gimili (John Rhys-Davies) et des hommes : Boromir (Sean Benn) pour le Gondor.

Le conseil décide de jeter l’anneau dans les flammes du Mordor pour s’assurer de sa destruction.

Aragorn qui a eu une liaison avec Arwen (Liz Tyler) la fille d’Edrond, prête à renoncer à son immortalité par amour, quitte à grand peine Fondcombe pour se joindre à l’expédition qui compte en plus de Gimili et Boromir le jeune Elfe Legolas (Orlando Bloom).

Mais comme on pourrait s’y attendre le chemin vers le Mordor est semé d’embuches tant par le relief particulièrement hostile traversé que par les tours de Saroumane capable de frapper par magie à distance.

Après avoir renoncé à passer par un passage montagneux rendu impraticable par Saroumane, la communauté décide de passer par les mines de la Moria, sur les conseils de Gimili qui dit avoir un cousin Nain comme gérant de l’exploitation.

Malhreusuement Saroumane lâche ses horribles Orques sur les héros qui doivent de plus évoluer dans un paysage sous terrain étrange ou sont tapies d’énormes créatures des profondeurs comme une pieuvre géante particulièrement sournoise qui manque de tuer le petit Frodon.

Mais même les Orques aidés pourtant de colossaux Trolls des cavernes reculent, horrifiés face à l’apparition d’un démon des profondeurs, un puissant Balrog cracheur de feu que rien ne semble pouvoir vaincre.

Seul Gandalf se montre en mesure d’affronter le Balrog et disparait dans une chute vertigineuse après un corps à corps terrible.

Les rescapés continuent d’avancer, Boromir également tenté par le pouvoir de l’anneau étant à deux doigts de commettre l’irréparable en le dérobant à Frodon.

L’attaque d’Orques ultra déterminés enmenés par l’impressionnant Lurtz (Lawrence Makoare) vient semer la panique et les Hobbits apeurées fuient tandis qu’Aragorn, Boromir et Legolas luttent au corps à corps dans une épaisse foret.

Boromir se fait tuer par Lurtz en protégeant la fuite des Hobbits, rachetant ainsi sa faute.

Le brutal Lurtz ne triomphe pourtant pas longtemps puisqu’il est à son tour tué en combat singulier par Aragorn.

Pippin et Merry sont cependant enlevés par les Orques qui doivent les ramenés vivant à leur maitre et le groupe éclate en deux parties : Aragorn, Gimili et Legolas se lançant à leur poursuite tandis que Frondon et Sam se rendent seuls au pays du Mordor.

En conclusion, comme convenu, « Le seigneur des anneaux 1 : la communauté de l’anneau » plonge le spectateur dans les décors sublimement sauvage de la Nouvelle Zélande et dans une atmosphère de merveilleux souvent à la limite du ridicule.

La mise en action est somme toute assez lente et on trouve à vrai dire le temps assez long à passer, surtout que sur le fond l’histoire demeure d’une très grande simplicité.

Pour pallier à un scénario somme toute basique, à des personnages moyennement intéressants tels ces Elfes graciles aux oreilles pointues que n’aurait pas renié le Capitaine Spock, Jackson utilise en plus de la splendeur des paysages les effets spéciaux avec quelques réussites notables du coté des forces du mal : les Orques particulièrement immondes et agressifs, les énigmatiques bien que surestimés Nazguls ou cet incroyable monstre cracheur de feu de Balrog.

L’épopée est donc bel et bien présente, mais ne passionne guère avec des personnages peu attachants comme le fragile Frodon ou les vieux magiciens décrépis, Mc Kellen et Lee.

A réserver donc aux fans, quand aux autres (comme moi) ils ne basculeront pas après ce premier volet somme toute décevant compte tenu des attentes qu'il suçitait.

Le Seigneur des anneaux 1 : la communauté de l'anneau (Peter Jackson)
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 14:02
Silence is golden (Hushpuppies)

Deux années après un premier album au succès déjà notable (adoption de morceaux dans des pubs pour marques célèbres et autres jeux vidéo à succès), les français de Hushpuppies sortent « Silence is golden ».

Nous sommes en 2007, le groupe apparait en couverture dans une ambiance classe de dandies rockers, rehaussée par le mannequin poitrine nue de la page forcément centrale de la pochette.

Comme souvent avec ce type de groupe, les débuts sont animés et le rythmé bien qu’un peu trop convenu « A trip to Vienna » n’échappe pas à la règle mais c’est bel et bien avec le musculeux « Lost organ » que Hushpuppies lance bel et bien les propos.

La puissance certes controlée est de mise sur « Moloko sound club » tout particulièrement sur les refrains.

Les français semblent très bien maitriser leur sujet avec « Bad taste and gold on the doors » et comme cela était prévisible il faut attendre « Love bandit » pour rencontrer la première ballade parfaitement insipide du disque.

Irréprochable est en revanche « Down, down, down » avec un long instrumental débouchant sur une belle montée en puissance et c’est dans le registre du dynamisme que s’exprime également « Fiction in the facts » et le plus nuancé « Lunatic’s song ».

Hushpuppies se surpasse sur « Hot shot » remarquable de fluidité et de puissance et le disque prend fin sur « Broken matador » également soutenu et doté de chœurs agréables avant un « Harmonium » aux belles mélodies idéales pour une conclusion.

En conclusion, « Silence is golden » est un album de rock solide réinventant avec habileté les influences de années 60/70 et qui confirmant tout le savoir faire des Hushpuppies en la matière.

Plus adulte, homogène et équilibré que son prédécesseur, il se montre peut être trop cadré et moins inventif que lui.

En effet, le principal défaut qu’on pourrait lui adresser est un certain manque d’audace et des compositions un peu trop copier/coller sans réels signes distinctifs.

Malgré ces quelques défauts sur un relatif manque de personnalité, « Silence is golden » demeure remarquable et fera sans doute le bonheur des amateurs de rock moderne élégant et puissant.

Silence is golden (Hushpuppies)
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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 12:36
The trap (Hushpuppies)

Il ne sera pas dit que le rock français aussi influencé par les anglo-saxons soit il soit totalement négligé en ces colonnes.

J’ai découvert pour la première fois Hushpuppies au début des années 2000 dans un bar des Champs-Elysées et avais trouvé leur musique dynamique, enthousiasmante, au grand désespoir de ma copine de l’époque, qui du reste n’avait pas de gouts très surs pour grand-chose.

Originaire de Perpignan(g), Hushpuppies composé de Olivier Jourdan (chant), Cyrille Sudraud (guitare), Guillaume le Guen (basse) , Franck Pompidor (batterie) et Wilfried Jourdan (clavier) sort son premier vrai album en 2005.

Avec sa belle pochette évoquant presque un cliché des peintres impressionnistes, « The trap » débute par l‘excellent « 1975 » tout en vitesse et en puissance.

Les gifles continuent de pleuvoir sur « Packt up like sardines in a crushtin box » particulièrement vigoureux enchainé d’un simple, direct mais efficace comme une pique de l’avant bras au menton de « You’re gonna say yeah ! ».

Les petits français s’en sortent également bien sur le plus nuancé de « Marthelot ‘n’ clavencine » ou le clavier tire son épingle du jeu et c’est tout en douceur qu’ils nous emmènent vers la semi ballade « Sorry so » pleine de délicatesse.

On reprend de la vitesse sur « Pale blue eyes » très sautillant enfin de glisser vers une authentique ballade « Comptine » beaucoup plus soporifique.

Mélodie et douceur caractérisent « Bassautobahn » puis « Alice in wonderland » particulièrement agréable.

Hushpuppies ré appuie fugacement sur l’accélérateur avec « Single » comme son nom l’indique très accrocheur et revient à plus de mélodie sur « You and I » sensiblement plus pop.

On arrive enfin après un « The trap » vierge de plus de deux minutes sur « Automatic 6 » très jolie chanson également pop.

En conclusion, pour un coup d’essai « The trap » est très réussi ce qui peut paraitre surprenant de la part de jeunes français inconnus sur le devant de la scène.

Moins médiatiques que les assommants BB Brunes, Nast ou autres Plasticines bien soutenus par Rock&Folk, Hushpuppies dont le seule « défaut » est de chanter en anglais, leur est pourtant supérieur au niveau de la maturité et de la qualité des compositions.

Fortement influencé par le rock et la pop anglo-saxon des années 60, « The trap » se fait remarquer par sa première partie vive et musclée avant une seconde plus dans la retenue et la mélodie.

On ne peut donc que encourager ce jeune groupe talentueux à continuer à se faire une place dans le monde difficile et prétentieux du rock français.

The trap (Hushpuppies)
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:37
Radio city live music hall (Heaven and hell)

On change ici de registre pour revenir au heavy metal plus familier et ténébreux de Heaven and hell, copie quasi officielle de Black sabbath avec Ronnie James Dio à la place Ozzy Osbourne, qui eut une courte existence à la fin des années 2000.

Sorti en 2007, « Radio city live music hall » est un double album live sorti après un concert à New-York faisant figure de premier enregistrement d’une formation crée en 2006.

Après les bidouillages d’ambiance de « E5150 », le concert débute franchement par un morceau emblématique, « After all (the dead) » qui déroule une atmosphère lourde et menaçante sur plus de huit minutes.

Comme convenu, les américains puisent ensuite directement dans le répertoire de Black sabbath période Dio avec « The mob rules » que j’ai toujours trouvé aussi assommant que vigoureux.

Il faut attendre le troisième titre, « Children of the sea » pour redécouvrir le premier tube incontestable avec cette longue power ballade magnifiée par la chant puissant de Dio et c’est avec un grand bonheur qu’on bascule ensuite dans le hard rock plus rythmé de « Lady evil ».

Avec « I » long mid tempo puissant surdoté en riffs et en ambiance, Heaven and hell perpétue la tradition des grands titres heavy éclaboussants de classe mais rien au monde ne semble pouvoir rivaliser avec « The sign of the southern cross » et ses neuf minutes de pur voyage musical à travers le temps et l’espace.

Déjà passablement secoué par autant de merveilles, l’auditeur titubant sur ses frêles jambes se traine jusqu’à la fin du disque pour s’enchainer un « Voodoo » rutilant et dynamique et « The devil cried » atrocement long et disons le franchement moins convaincant.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on se rue sur le second cd qui débute par « Computer god » qui hors sa partie centrale plus inspirée et le solo terminal de Iommi, peine à passionner.

Les américains se font plus impressionnants sur « Falling off the edge of the world » parfait aussi bien sur le plan des riffs que du chant et enfoncent le clou sur « Shadow of the wind » d’une lourdeur terrifiante.

On ne peut donc que s’incliner et succomber face à la déferlante de tubes qui s’abattent ensuite sur nos oreilles, « Die Young » et « Heaven and hell » deux merveilles absolues de l’histoire du heavy metal, ce dernier étant étalé sur quinze minutes.

A coté de pareils monstres, le pourtant excellent « Lonely is the word » passerait presque inaperçu et il faut attendre l’ultime déflagration de « Neon knights » pour considérer la messe (noire) entendue et de constater le cratère de l’explosion résultant du passage des musiciens

En conclusion, « Radio city live music hall » ne constitue rien d’autre qu’une grandiose démonstration de l’immense répertoire et talent des musiciens de Black sabbath qui ravissent l’auditoire sur quinze titre magiques.

Les classiques du grand Sabbath période Dio sont bel et bien là et soigneusement dépoussiérés/revitalisés pour l’occasion avec un petit chanteur en pleine forme qui atomise la concurrence par sa voix hors normes.

Le résultat est certes sans surprise mais d’une qualité exceptionnelle.

Je ne peux donc que recommander ce « Radio city live music hall » à tous les nostalgiques, amateurs, inconditionnels de Dio et aux autres, qui acquerrons la certitude que Black sabbath même sans Ozzy Osbourne, contenait un autre chanteur doté d’un talent exceptionnel.

Radio city live music hall (Heaven and hell)
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