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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:58

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On reste dans la musique violente avec Exciter, vieux groupe canadien de speed metal (sorte d’hybride entre heavy metal et thrash) qui fut avec les vétérans d’Anvil, un des pionniers du genre au début des années 80.

Torpillé par une criante instabilité de personnel et par de grandes périodes d‘absences, Exciter resta un groupe underground, bien loin de connaitre le succès de groupes plus constants et aussi plus accessibles.

Voici donc en 2000, les canadiens de retour avec « Blood of tyrants » et sa pochette sentant bon le film d’horreur de série Z.

Le groupe est ici composé de Jacques Bélanger (chanteur), John Ricci (guitares), la section rythmique étant assurée par les frères Charron Marc à la basse, Rik à la batterie.

« Blood of tyrants » débute pied au plancher avec « Metal crusaders » qui déboule tel une tornade heavy-speed emportant tout sur son passage à coups de tempos soutenus, de riffs défonçant surmontés de la voix tantôt rauque tantôt haut perchée hurlante de Bélanger.

Mais la rage et la violence du titre est à vrai dire très canalisée et « Metal crusaders » contient avec ses vocaux Priestiens et ses refrains surpuissants de belles qualités métalliques.

On comprend vite qu’avec Exciter il est inutile de chercher un compromis ou un atermoiement, tant le groupe ne connait qu’un seule mode et l’empoigne pour foncer avec toutes ses tripes et son cœur.

« Rule with an iron fist » est construit sur le même type que son prédécesseur mais est à vrai dire tout aussi irréprochable et radical.

Les oreilles aguerries décèleront peut être une infime retenue au niveau des refrains d’ « Intruders » mais ceci demeure purement anecdotique.

Le tempo se ralentit certes sur « Predator » mais ce n’est que pour gonfler davantage le poids du son des Canadien.

De toute façon comme un bon méchant de série B, Exciter revient encore plus fort avec « Martial law » aussi intense et féroce que les deux premiers titres.

On saluera l’accalmie instrumentale reposante (quoique ?) pour nos oreilles, « War cry » pour encaisser sans doute le titre le plus terriblement jouissif du disque « Brutal warning » avec ses refrains hallucinants singeant un Rob Halford particulièrement en colère.

De manière assez bluffante, Exciter parvient à tenir cette cadence de dingue avec « Weapons of mass destruction ».

Pourtant la fin du disque se profile inévitablement avec « Blood of tyrants » paradoxalement l’un des titres les moins saignants de l’ensemble et l’ultra radical « Violator » et son océan de violence pure.

En conclusion, « Blood of tyrants » est un disque de série B d’un groupe underground ultra déterminé en colère prêt à mourir en studio pour s’exprimer.

Musicalement, « Blood of tyrants » est une longue succession de morceaux rapides, violents et féroces sans aucune aération ni cassure rythmique.

Il laissera donc parfaitement froid voir méprisant les amateurs de musique plus complexe, variée ou accessible mais je dois avouer pour ma part l’apprécier beaucoup pour la simple et bonne raison que dans certains passages de ma vie, j’ai un besoin presque vital d’écouter ce genre de musique dure, puissante et sans compromission.

Attention tout de même, Exciter est composé de musiciens expérimentés, au registre certes limité mais maitrisant très bien leur art.

Etant plus proche du thrash que du heavy plus élaboré, Exciter sonne en raison de son chanteur/hurleur Belanger comme du Judas priest plus frustre mais plus méchant, sauvage et brutal avec une puissance de feu capable de bloquer un troupeau de rhinocéros lancé au grand galop.

A réserver donc aux amateurs de speed/thrash rugueux, basique et jouissif.

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Published by Seth - dans Speed metal
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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 21:51

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Vous avez pu constater que je n’avais pas été tendre avec le groupe de speed metal allemand Gamma ray assez copieusement assaisonné dans ces colonnes.

L’heure est cependant peut être venue de rétablir un semblant d’équilibre avec le premier album des teutons appelé « Heading for tomorrow ».

Sorti en 1990, « Heading for tomorrow » voit l’ex guitariste/chanteur de Helloween Kai Hansen s’entourer de Ralf Scheepers au chant, Uwe Wessel à la basse et Matthias Burchardt à la batterie.

 

Pochette simple mais belle montrant Kai et son chanteur le visage résolumment tourné vers leur avenir.

 

Après « Welcome » une courte mais imposante introduction, on débute avec « Lust for life » qui rien n’a voir avec le génial morceau d’Iggy pop mais qui déroule un heavy speed mélodique de bonne facture bien que peu original.

La suite donne le ton, « Heaven can wait » qui lui n’a rien à voir avec Iron maiden !,  fait la part belle aux grands refrains presque hard fm portés par la voix toujours plaisante de Ralf Scheepers.

Le « gosier d’or » allemand est également des plus impressionnants sur le plus mesuré « Spaceeater » qui sonne comme du Judas priest voir Primal fear avant l’heure.

Chanté en duo avec Kai Hansen dont la voix m‘est toujours difficilement supportable, « Money » s’avère un brouillon chaotique et surchargé heureusement gommé par l’impeccable power ballade « The silence » ou Scheepers tutoie les anges.

Gamma ray se fait plus nerveux sur « Hold your ground » qui contient tous les défauts que j’associe généralement à son style : vitesse sans feeling, vaine démonstration de technicité et surcharge grandiloquente jusqu’à l’écœurement.

Le groupe passe mieux dans un registre rock sobre tout aussi fun avec « Freetime » diablement entrainant.

Arrive la pièce maitresse du disque, l’impressionnant « Heading for tomorrow » long titre de prêt d’un quart d’heure ou se combinent parfaitement influences progressives, importante débauche d’énergie et vocaux de première catégorie.

La clôture de l’album se fait avec le vif et entrainant « Look at yourself » aux longues parties de guitares.

En conclusion, à ma grande surprise, « Heading for tomorrow » est un album d’un niveau tout à fait respectable.

Bien sur, Kai Hansen en fait déjà sans doute trop avec ses interminables solo de guitares tournant à vide mais sa fougue est toutefois assez bien canalisée dans certains mid tempo ou ballades plus posés.

Autre atout de ce disque, Ralf Scheepers qui montre déjà toute l’étendue de son talent dans un registre assez similaire à ce qu’il fera par la suite avec Primal fear.

En résumé, je recommande « Heading for tomorrow » aux fans de heavy metal mélodique des années 80 qui y trouveront leur assurément leur compte.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 21:20

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2

 

 

Explorant toujours les multiples familles du hard rock, voici Statovarius groupe finlandais adepte d’un speed métal mélodique cousin de celui déjà décrit avec les allemands de Gamma ray.

Bien que lancée à la mi 80, la carrière des finlandais prit un nouvel essor au milieu des années 90 avec l’arrivée d’un nouveau chanteur Timo Kotipelto laissant se concentrer le guitariste Timo Tolki sur le travail de composition.

En 2000, Statovarius alors a l’apogée de sa renommée sort son huitième album « Infinite ».

Comme le montre la pochette de l’album, plutôt jolie voir gentillette, la musique du groupe n’est pas sombre ni particulièrement agressive mais plutôt énergique, entrainante et positive.

« Infinite » entame avec « Hunting high and low » , titre plaisant aux refrains particulièrement entrainants ou la voix mélodieuse de Timo Kotipelto s’impose.

Le clip montrant un cadre supérieur se débarrassant de son égoïsme et de la société de consommation pour retrouver des instincts plus simples et naturels est du reste assez réussi.

On retrouve toutes les caractéristiques du speed sur « Millenium » : tempo rapide, batterie omniprésente, gros refrains et voix aigue avant de basculer sur une longue ballade « Mother gaia » très bien exécutée influencée par Queen mais sans saveur ni émotion particulière.

La force du groupe apparait sur « Phoenix » passage rapides sans toutefois commettre l’erreur de la surcharge comme le fait Gamma ray puis refrains ultra mélodiques pour adoucir le propos.

Statovarius retombe ensuite dans tous les travers du genre sur « Glory of the world », titre faible et lourdingue surchargé des claviers bien inutiles de Jens Johansson tandis que « A million light years away » vient aérer le propos avec un arrière gout de hard-FM au final pas désagréable.

L’insipide « Freedom » précède le grandiloquent « Infinity » truffé de chœurs et de grandes envolées s’étalant sur plus de neuf minutes.

L’album se termine avec « Celestial dream » qui surpasse absolument tout en matière d’exaltation pompeuse.

En conclusion, « Infinite » n’est ni un bon ni un mauvais album.

Le style de Statovarius est plus supportable que celui de Gamma ray, avec une musique moins violente, plus aérée et mélodique.

Mais ceci ne suffit pas pour autant à vraiment faire accrocher à ces compositions efficaces mais manquant de tranchant, de punch ou tout simplement de personnalité à l’image du chant de Kotipelto, lisse, propre et trop stéréotypé.
Avec son propos proche de la nature et cosmos, on a quelques fois envie de mettre des baffes au groupe pour l’obliger à se réveiller un peu et viriliser un peu sa musique et de lui dire que les dauphins c'est aussi sympa bien cuit dans son assiette.

« Infinite » ou le parfait album pour ceux qui n’aime pas le rock, sale, méchant et dangereux.

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 19:29

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1

 

Sorti en 2010, « To the metal !» célèbre les vingt ans d’existence de Gamma ray, longévité qu’il est nécessaire de saluer dans une industrie de la musique généralement peu favorable au style plutôt confidentiel pratiqué par le groupe.


Comme me disait un ami assez absurdement fan, Gamma ray ce sont un peu les Queen du métal  ...  des Queen sans audace et sans immense succés commerciaux sans doute.

 

La pochette pourtant flamboyante l’annonce, avec « To the metal !» on est dans une imagerie clichesque digne d’un adolescent de quinze ans découvrant une certaine volonté d’indépendance et de rébellion avec une musique trop bruyante pour ses parents.

Le premier titre « Empathy »  , parvenant à canaliser un solide mid tempo est plutôt une bonne surprise.

Son successeur « All you need to know » alternant couplets durs avec refrains plus mélodiques passe déjà plus difficilement mais « Time to live » plus fluide et entrainant fonctionne bien.

Arrive ensuite le morceau hommage-cliché, le lourdingue « To the metal », honteusement inspiré des Metal gods de Judas priest puis le totalement incolore « Rise » développant autant de personnalité qu’un discours d’après match de footballeur.

Après que « Mother angel » se soit embourbé dans sa laborieuse tentative mélodique, Gamma ray singe une nouvelle fois Judas priest sur « Shine forever » tout en rajoutant des refrains pompeux pour former la traditionnelle bouillabaisse représentative de son style.

Certes  « Deadlands » parait légèrement mieux troussé que ses prédécesseurs mais que dire du stérile « Chasing shadows » aux assommantes remontées de manches de la paire Hansen-Richter.

L’album se termine pour une fois sur une note de finesse, l’apaisante ballade « No need to cry » je le reconnais plutôt réussie avec un chant tempéré de Hansen.

En conclusion, « To the metal ! » ne sera pas l’album qui me fera changer d’avis sur Gamma ray tant je demeure, et demeurerai sans doute réfractaire à la musique du groupe et au chant d’Hansen.

Le disque n’est pourtant pas si détestable avec quelques timides tentatives d’aérer une musique beaucoup trop lourde et stéréotypée à mes yeux.

Alors oui Gamma ray joue assurément très vite et possède aussi bien punch que mélodie mais sa musique faite de bric et de broc pompés à Iron maiden ou Judas priest ne possède pour moi aucune âme et ne parvient à créer aucune émotion.

Mon conseil donc, "Queen du metal" ou pas, ne vous attardez pas sur ce groupe, il en existe sans doute des centaines d’autres plus intéressants.


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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 18:45

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1

 

 

Détour avec un mouvement musical surtout connu des spécialistes de hard rock, le speed metal sorte de sous catégorie hybride plus rapide que le heavy traditionnel mais beaucoup moins violente que le thrash.

Ce style a ses hérauts, Gamma ray, groupe germanique formé en 1990 en fait partie avec une musique qualifiée d’énergique, entrainante et doté d'un gout prononcé pour l’ épique.

Sorti en 2005, après quatre ans de mutisme, « Majestic » est le huitième album de la formation emmenée par le guitariste chanteur Kai Hansen et le bassiste Dick Schlachter seuls membres rescapés de la mouture originale.

On passera sur l’artwork assez minable de la pochette avec ce même mauvais gout pour repomper maladroitement l’idée de la mascotte d’Iron maiden qu’on retrouve également chez Iced earth.

Sensé démarrer en trombe, le premier titre « My temple » manque d’impact avec sa structure cafouilleuse proche de la bouillie sonore et ses refrains faiblards.

Dés le début j’éprouve des difficultés avec la voix nasillarde et aigue de Kai Hansen.

Les allemands se rattrapent néanmoins avec « Fight » plus fluide et débordant d’un entrain positif qui le ferait passer pour le single idéal.

Gros chœurs et gros sons parsèment « Strange world » , aussi lourd à digérer qu’une choucroute alsacienne par un temps caniculaire.

La formule est répétée avec « Hell is thy home » qui avec sa rythmique rapide et surpuissante bastonnant quasiment sans interruption crée un terrible sentiment de linéarité.

L’introduction de « Blood religion » évoque un mauvais plagiat de Iron maiden avant que Gamma ray ne déroule une sorte de power heavy sans queue ni tète ou viennent se greffer d’énormes refrains boursouflées.

Le titres s’alignent à toute berzingue comme des pièces d’automobile produites en série chez Volkswagen, « Condemned to hell » plombé par ses guitares sous accordées, l‘informe « Spiritual dictators » vaguement oriental puis « Majesty » aussi pompeux que cafouilleux.

Gamma ray se montre incapable d’exploiter pleinement une bonne idée de claviers datés années 80 sur « How long » inutilement surchargé.

Le dernier morceau,  « Revelation » d’influence néo classique gonflée de heavy speed, est inécoutable sur ses plus de huit minutes.

En conclusion, vous l’aurez compris je ne suis plutôt mal placé pour défendre la musique de Gamma ray.

« Majestic » me fait penser à du Iron maiden mal digéré, avec son style surchargé,
ses rythmiques sans aucune variété bastonnant en continu jusqu’à l’écœurement, ses guitares désireuses d’en mettre plein la vue en démonstration permanente et ses chœurs grandiloquents balancés à la va comme je te pousse.

Sans aucune nuance ni respiration, « Majestic » avec tous ses morceaux coulés dans le même moule est pour moi insupportable à l’écoute.

Impossible également pour moi de supporter la voix criarde et étriquée de Kai Hansen.

Je comprends que les fans du groupe doivent s’enivrer de ce déluge ininterrompu de puissance et de vélocité, mais cette musique hyper linéaire et pompeuse me donne plus l’impression d’assister à une compétition de body building ou des types sur bronzés aux dents blanches bandent des muscles hypertrophiés en une succession de figures imposées exécutées sans grâce en pensant représenter la panacée de la beauté grecque.
 

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