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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 19:12
Rome, saison un, épisodes onze et douze (Bruno Heller, John Milius)

L’heure est donc venue d’aborder les deux derniers épisodes de Rome avec « Rome, saison 1, épisodes 11 à 12 ».

L’épisode 11 réalisé par Mikael Salomon sur un scénario de Bruno Heller, montre un Titus Pullo (Ray Stevenson) en pleine dérive, embauché comme homme de main par le chef de bande Erastes Fulmen (Lorcan Cranitch) pour commettre des assassinats.

Peu discret dans cet exercice, l’ancien légionnaire est arrêté après avoir assassiné un notable opposant à César (Ciaran Hinds) et malgré son pouvoir de magistrat, son ancien ami Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) ne peut rien pour lui et doit même empêcher les vétérans de Mascius (Michael Nardone) d’intervenir pour sa libération.

Après un procès sommaire, Pullo est condamné à être exécuté dans l’arène par les gladiateurs.

Du coté des intrigues de l’aristocratie, Servillia (Lindsay Duncan) qui rumine sa vengeance contre César, prend sous sa protection Quintus Pompée (Rick Warden), le fils du principal opposant à l’empereur qui avec le sénateur Cassius (Guy Henry) constitue une cellule de comploteurs dont le premier acte est de faire diffuser des propos incendiaires contre César en falsifiant la signature de Brutus (Tobias Menzies).

Ce dernier, mal à l’aise de voir son nom instrumentalisé, va trouver César qui semble croire en sa fidélité.

Il est vrai que l’empereur a d’autre préoccupations, notamment l’immense triomphe organisé en son honneur ou il fait exécuter Vercingétorix, le chef gaulois par étranglement.

Le corps de celui-ci est cependant récupéré par des Gaulois qui lui organisent secrètement des funérailles de chef avec brasier à la clé.

Mais malgré son nouveau statut, Vorenus ne peut se résoudre à voir son ami massacré dans l’arène, et devant la résistance farouche de Pullo face aux gladiateurs, il se rend lui-même sur place pour tuer un géant armé d’une masse d’armes s’apprêtant à l’achever.

Les deux hommes sont acclamés par la foule et finalement gracié par César, qui craint par-dessus tout l’impopularité.

Dans l’épisode 12 de Bruno Heller et Alan Taylor, Vorenus profite de son ascension sociale pour se rendre à une soirée chez César, ou sa femme, Niobé est sournoisement approchée par Atia (Polly Walker) qui a réussi à connaitre le secret qui la liait à son amant Pulchio (Enzo Clienti), assassiné par Pullo et Octave (Max Pirkis).

Tandis que Pullo gravement blessé se remet péniblement de ses lésions chez Vorenus, il finit par se rapprocher peu à peu de Eirene (Chiara Mastalli), qui après avoir tenté de se venger en l’assassinant, semble touchée par la sincère repentance du colosse.

Sous l’impulsion de Servillia, les tueurs passent finalement à l’attaque, distrayant l’attention de Vorenus en lui révélant l’enfant illégitime de sa femme, afin de laisser place nette au Sénat.

Acculé par les conspirateurs, César est finalement poignardé notamment par Cassius, Quintus Pompée, et Brutus qui porte le coup de grâce contre son père.

S’en est donc fini dans le sang du règne de plus connu des empereurs romains.

Une fois son but accompli, Servillia menace cette fois ouvertement de mort sa rivale Atia et son fils Octave.

Chez Vorenus, l’explication avec Niobé tourne mal et la jeune femme préfère se tuer plutôt que d’assumer le déshonneur, laissant seul le magistrat avec l’enfant.

La saison se termine sur une vision de Pullo en pèlerinage avec Eirene à la campagne, avec une liaison naissante entre eux.

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 11 à 12 » conclut en beauté cette saison par un spectaculaire combat de gladiateurs livrant son lot de violence, de bravoure et de sang.

L’amitié magnifique entre Pullo et Vorenus semble être indestructible, survivant à l’ambition de l’un et à la dérive criminelle de l’autre.

La mort est également présente du coté des hautes sphères du pouvoir avec le dramatique complot contre César et son spectaculaire assassinat dans le centre même du Sénat.

Au fil des épisodes on s’attache de plus en plus aux acteurs, réellement magnifiques que ce soit la noble rigidité de Vorenus ou la générosité maladroite d’un Pullo.

Après la mort de César, une nouvelle ère s’ouvre, laissant la place à une dangereuse instabilité …

On ne peut donc que saluer la fin de cette première saison, portée par des scènes d’une grande puissance émotionnelle (par exemple la mort muette de Vercingétorix déchu), des acteurs charismatiques parvenant à faire oublier un budget par ailleurs limité, ce qui ne peut donner que envie de découvrir la seconde saison !

Rome, saison un, épisodes onze et douze (Bruno Heller, John Milius)
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 12:52
Rome, saison un, épisodes neuf et dix (Bruno Heller, John Milius)

Il n’est absolument pas question ici de délaisser la saga de la série « Rome », aussi est venu le temps « Rome, saison 1, épisodes 9 à 10 ».

L’épisode 9 réalisé par Jeremy Podeswa sur un scénario de Alexandra Cunningham, voit Caton (Karl Johnson) et Scipion comprendre après la mort de Pompée (Kenneth Cranham) que César (Ciaran Hinds) a gagné la partie, et préférer se suicider en Afrique non sans un certain courage.

Privé d’opposants directs d’envergure militaire, César devient donc le maitre incontesté de Rome et entreprend de se faire organiser pour célébrer sa victoire un long triomphe de plusieurs jours.

Tandis que les préparatifs battent leur plein, les héros d’Egypte, le centurion
Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) et du légionnaire Titus Pullo (Ray Stevenson) regagnent leur foyer mais Vorenus incapable comme beaucoup de vétérans de s’adapter à la vie civile, s’oppose directement au chef de bande Erastes Fulmen (Lorcan Cranitch) au marché.

Il devient donc la cible du mafieux local qui lui demande sa soumission sous peine de le tuer et de violer toute sa famille.

Tandis que Vorenus et Pullo réfléchissent à la meilleure manière de faire face à cette difficulté imprévue, César se fait élire dictateur pour une durée indéterminée au grand dame du sénateur Cicéron et de ses adversaires mais tous plient devant lui à présent y compris son fils adoptif Brutus (Tobias Menzies) et la vénéneuse Atia (Polly Walker).

Seule, Servillia (Lindsay Duncan), l’ex maitresse délaissée, poursuit son ex amant de sa haine, et cherche via sa jeune amante Octavia (Kerry Condon) à obtenir des information auprès de Octave (Max Pirkis) réputé connaitre un secret concernant la santé de César.

Mais le jeune Octave déjà habile politicien et nommé pontife, ne divulgue rien de compromettant concernant le nouveau maitre de Rome, même si il succombe aux charmes de sa sœur, accomplissant un acte tabou même chez les praticiens.

A la fin de l’épisode, Vorenus et Pullo qui se préparent à une lutte à mort face aux hommes d’Erastes, se voient sauvés par l’arrivée de César en personne, qui se rend chez Vorenus pour lui proposer un poste de magistrat avec salaire et domaine à la campagne à la clé.

Malgré son opposition à la politique du dictateur, Vorenus tiraillé par des problèmes d’argent et de sécurité, finit par se laisser fléchir et accepte la proposition de César, ce qui comble sa femme Niobé (Indira Varma).

Dans l’épisode 10 réalisé par Alan Taylor sur un scénario de Adrian Hodges, Vorenus apprend auprès de Posca (Nicholas Woodeson) difficilement les rudiments du métier de magistrat, devant faire campagne dans les quartiers de Rome afin de se faire élire.

Elu par corruption, il exerce ses fonctions dans la rue, arbitrant des affaires de justice souvent triviales.

A cette occasion il retrouve Mascius (Michael Nardone), un ancien ami de la 13ième légion, qui lui parle du mécontentement des vétérans cherchant à s’établir dans les campagnes romaines.

Tout en gardant ses distances avec Mascius, Vorenus accepte de soumettre leurs revendications à César, qui craignant une rébellion, la laisse négocier des terres éloignées en Pavanie.

Bien que en apparence mécontent, Mascius se laisse finalement acheter par l’argent de Vorenus et accepte de relayer la proposition aux vétérans, ce qui satisfait César.

Du coté des intrigues de femme, Octavia horrifiée par son acte sexuel tabou, décide de s’exiler auprès de prêtres grecs pour expier sa faute.

Ce départ contrarie Atia, qui a du reste compris les manœuvres de Servillia et qui se venge cruellement en demandant à ses gens de l’agresser en plein centre de Rome en tuant ses domestiques, en la déshabillant et lui coupant les cheveux en pleine rue.

Servillia se remet difficilement de l’affront, faisant face à sa rivale qui vient hypocritement la voir pour prendre de ses nouvelles.

De son coté, le déjà mature Octave corrompt les prêtres gardant sa sœur pour la faire revenir de force à Rome et rétablir ainsi la réputation de sa famille.

L’épisode se termine par un drame, Pullo fou amoureux de l’esclave Eirene (Chiara Mastalli), demande à son ami Vorenus de l’affranchir et de se porter garant pour aller s’établir avec elle à la campagne, mais réalise que Eirene aime en réalité un autre esclave, et ivre de rage tue le jeune homme dans la demeure du magistrat.

Cet assassinat brutal oblige Vorenus à chasser son ami Pullo qui avant de partir lui laisse entendre qu’il a vendu son honneur à César contre de l’argent et des terres.

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 9 à 10 », offre un net regain d’intérêt à une histoire depuis peu quelque peu ronronnante.

Avec l’écroulement de ses derniers ennemis, César peut se reconcentrer sur la maitrise de Rome en s’achetant une respectabilité certes forcée auprès de sénateurs jusqu’alors hostiles mais surtout une sympathie vis-à-vis du peuple, qu’il tente d’amadouer au organisant une gigantesque fête assortie de mesures exceptionnelles.

Les intrigues politiques féroces se nouent alors entre les deux praticiennes rivales Servillia et Atia et dans un domaine plus bas socialement, Vorenus s’élève, perdant quelque peu ses nobles principes face aux réalités de la difficile reconversion de vétéran.

Pullo privé de son ami, perd les pédales et commet un geste fou par amour, ce qui le plonge dans une grande précarité à la merci des bandes armés pullulant dans la ville.
On ne peut donc qu’apprécier ces nouveaux changements majeurs dans la vie des protagonistes de l’histoire, et des tensions qui surgissent, avec une forte envie de se ruer sur les deux derniers épisodes de la fin de la saison !

Rome, saison un, épisodes neuf et dix (Bruno Heller, John Milius)
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 10:09
Pas de printemps pour Marnie (Alfred Hitchcock)

Difficile de se lasser d’Alfred Hitchcock, aussi voici à présent « Pas de printemps pour Marnie » sorti en 1964, alors que le cinéaste était déjà solidement établi aux Etats-Unis et pouvait employer la crème des acteurs de l’époque.

Adapté d’un roman de Winston Graham, « Pas de printemps pour Marnie » débute par une intrigue classique à la « Psychose », avec le vol par une jeune secrétaire (Tippi Hedren) d’une importante somme d’argent chez la compagnie Strutt dirigée par Sidney (Martin Gabel).

Passée maitre dans l’art de la dissimulation, la jeune femme a semble t il utilisé un faux nom et s’est volatilisée une fois son méfait accompli.

Elle se rend à Baltimore pour faire quelques cadeaux à sa mère Bernice (Louise Latham) qui l’accueille froidement, préférant la compagnie d’une petite voisine à celle de sa fille.

Entre les deux femmes, une vive tension semble s’installer, confirmé par les étranges angoisses de la voleuse à propos de la couleur rouge et de l’orage.

Mark Rutland (Sean Connery) un des principaux clients de Strutt, est témoin de l’embarras de son fournisseur et observe la plus grande prudence lorsque la jeune femme s’arrange pour se faire engager dans sa propre compagnie sous une nouvelle fausse identité Marnie Edgar et apparence.

Rutland laisse Marnie s’installer chez lui et profiter d’un moment ou la surveillance se relâche le week end pour renouveler sa manœuvre et dérober plusieurs milliers de dollars.

Elle comprend trop tard que Mark l’a percée à jour et l’a aisément retrouvée.

Après une explication orageuse ou Marnie finit par avouer un passé de voleuse compulsive passant d’état en état, Mark séduit par sa troublante beauté lui propose de compenser les pertes de sa compagnie et de l’épouser.

Prise au piège, Marnie accepte ce mariage soudain qui déstabilise la très bourgeoise famille Rutland, avec en premier lieu Lil Mainwaring (Diane Baker) la belle sœur de Mark, qui mène discrètement son enquête.

Il est vrai que le comportement de Marnie déroute, notamment lors de l’affreuse lune de miel dans une croisière à Hawaï, ou la jeune femme se refuse à tout rapport physique avec son mari.

Mark qui à ses heures perdues étudie la psychologie, tente de décrypter le mal de sa femme, qu’il aime malgré tout éperdument et décèle en elle une profonde psychose remontant certainement à son passé.

Ceci ne sauve pas la croisière qui se termine par un fiasco.

De retour dans l’état de New York, Mark doit s’employer pour sauver la mise à sa femme, violemment attaquée par Sidney Strutt qui l’a reconnue dans une soirée.

Il use de menaces économiques pour faire reculer son fournisseur, mais a bien du mal à cacher la vérité à la sagace Lil, du reste secrètement amoureuse de lui.

Il demeure impossible de cacher les déviances comportementales de Marnie qui lance son cheval dans un galop frénétique sur la propriété des Rutland, ce qui se termine par une chute et par la nécessité d’abattre au pistolet l’infortuné animal souffrant le martyr.

Sentant que la vie conjugale allait devenir impossible et sincèrement désireux d’aider sa femme, Mark se décide à provoquer une visite chez Bernice pour expliciter le passé douloureux de Marnie.

La confrontation est brutale, Marnie se recroquevillant quasiment à l’état infantile devant la succession de souvenirs douloureux de sa mère, prostituée, luttant avec un marin qui avait touché sa fille avant qu’elle ne doive le tuer à coups de tisonnier un soir d’orage.

Ayant fait le lien avec les phobies de Marnie (le rouge pour le sang, l’orage pour les circonstances et le dégout des hommes par rapport au dégout de sa propre mère), Mark la libère pour espérer reprendre une vie normale, ce que la jeune femme accepte avec soulagement.

En conclusion, sans égaler (loin s’en faut) le machiavélisme de « Psychose » ou des « Oiseaux », « Pas de printemps pour Marnie » est cependant un très bon Hitchcock explorant les tréfonds du psychisme humain à travers les troubles d’une jeune et belle femme, frigide et kleptomane.

Sean Connery incroyablement jeune et séduisant, incarne à merveille le héros masculin hitchcockien type, athlétique, élégant, sympathique et très aisé.

Son tandem avec Tippi Hedren, elle aussi archétype de la blonde perverse, constitue l’ossature principale du film.

Alors certes, certaines scènes notamment d’action, paraitront sans doute un peu surannées ou cheaps, mais ceci en saurait en rien gâcher le plaisir essentiel de ce bon Hitchcock de seconde catégorie.

Pas de printemps pour Marnie (Alfred Hitchcock)
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 11:31
Reggata de blanc (The police)

Après le best of, l’album phare de The police, je veux bien entendu parler de « Regatta de blanc » sorti en 1979, second effort des anglais et carton international les propulsant au rang de superstars de la musique.

Mettant en évidence les visages encore juvéniles de Sting (chant), Andy Summers (guitare) qui remplace le corse Henry Padovani et Steward Copland (batteur) et, « Regatta de blanc » débute par un tube fracassant, « Message in the bottle » qui donne immédiatement la tonalité de cet album particulièrement remarqué.

Alternant vitesse et refrains aériens, « Message in the bottle » rempli fort bien sa fonction de tube ouvrant la voie du succès.

Suivent le très expérimental et dépouillé « Reggata de blanc » puis le rock solide et efficace « It’s alright for you ».

The police marque clairement ses influences reggae avec « Bring on the night » incroyablement musical et créatif.

Le groove rapide et fluide du groupe porte littéralement « Deathwish » qui introduit le plus grand tube de sa carrière, je veux parler de « Walking on the moon » merveille en lévitation de près de cinq minutes.

Après être allé dans la lune, le retour sur terre est plutôt rude et « On any other day » se montre en comparaison plutôt pauvre et vide.

The police semble marquer ensuite sensiblement le pas avec un « The bed’s too big whitout you », atmosphérique trop long et feutré puis « Contact » lisse et sans éclat.

On termine avec « Does everyone stare » plus original avec son coté cabaret et « Not time this time » ressemblant à une démo chaotique sur laquelle le chant aigu de Sting se montre particulièrement pénible.

En conclusion, même sans être absolument fana du genre reggae-rock pratiqué par les anglais, « Regatta de blanc » tient globalement ses promesses et confirme sa réputation de grand disque de la fin des années 70, constituant avec la new wave la digne continuité du feu de paille du punk, à la portée pourtant immense.

En guise de phares éclairant la nuit de leurs puissants projecteurs, « Message in a bottle » et « Walking on the moon » bien sur, mais derrière une musique compacte, fluide, agréable, intelligente et créative.

Le succès ne peut donc qu’être au rendez vous et pour le coup mérité tant « Regatta de blanc » contient sa propre identité musicale certainement en avance sur son temps.

Reggata de blanc (The police)
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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 09:44
The police, greatest hits (The police)

Fidèle à ma tactique habituelle, j’ai décidé d’aborder un groupe aussi fameux que The police par le biais d’un best of, « The police, greatest hits » sorti en 1992.

Tout le monde ou presque a déjà entendu dans sa vie une chanson de The police (ou de Sting) tant ce groupe des années 80 a marqué l’inconscient collectif alors qu’il ne fut actif que 5 petites années de 1978 à 1983.

Ce best of débute donc par « Roxane », grand tube des anglais narrant les déboires d’une prostituée sur fond de reggae lancinant.

Malgré un chant parfois difficile à supporter dans ses parties hurlées, « Roxane » contient déjà des variations de rythmes intéressantes.

La musique de The police parait toujours au croisement du reggae et du rock, comme le montre « Can’t stop losing you » plutôt brillant également dans sa structure rythmique variée et plaisante.

Le schéma se répète sur « So lonely » avec une succession de couplets reggae lents et planant et de refrains rock plus nerveux mais « Message in the bottle » se révèle pour moi un des tubes majeurs de The police, supplantant de la tête et des épaules les autres, par son intensité et sa fluidité.

Impossible non plus de résister au chef d’œuvre du groupe, l’ovni « Walking on the moon » chef d’œuvre étrange en état d’apesanteur absolue.

On redescend un peu sur terre avec « The bed’s too big whitout you » et « Don’t stand so close to me » considérablement plus plats et convenus bien que non réellement désagréables.

C’est toujours en mode reggae coolant que survient « De do do do, de da da da » et en toute honnêteté « Every little thing she does is magic » et son coté musique de plage passent complètement inaperçus.

On est plus séduit par l’atmosphère feutrée de « Invisible sun », guère passionné par celle ennuyeuse de « Spirits in the material world ».

Plus de dynamisme sur « Synchronicity II » dépouillé du coup de toute influence reggae et enfin un autre tube de carrure mondiale, « Every breath you take » d’ailleurs repris par Sting puis pillé par Puff Daddy, en raison de ses belles qualités mélodiques.

La fin du best of se profile alors, « King of pain » particulièrement anodin et ennuyeux, un « Wrapped around your finger » magnifique et largement portée par la voix aérienne du blond chanteur avant un « Tea in the Sahara » atmosphérique mortifère.

En conclusion, sans surprise « The police, greatest hits » ne peut que me faire rester sur mon sentiment initial, celui d’un groupe au succès fulgurant, porté par une poignée de tube particulièrement créatifs mélangeant habilement reggae et rock, tel le génial « Walking on the moon ».
Sorti des standards appartenant au patrimoine de la musique pop/rock, The police se montre comme un groupe beaucoup plus conventionnel, sans originalité ou inspiration particulière jouant beaucoup sur les effets et la voix de son chanteur leader incontournable.

Ce best of vaut donc le coup d’être écouté une fois mais ne tient certainement pas la distance des dix sept titres car The police a plutôt fait cinq à six tubes dans sa carrière, ce qui est déjà considérable.

The police, greatest hits (The police)
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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 18:09
Ready an willing (Whitesnake)

Nous sommes à présent en 1980 et Whitesnake va sortir son troisième album intitulé « Ready an’ willing ».

Ian Paice rejoint le groupe à la batterie en remplacement de Dave Dowle, il ne restera pas plus longtemps que son collègue.

Changement d’artwork avec une pochette beaucoup plus sobre loin des extravagances sexoherico fantasy des deux premiers disques.

Les anglais débutent par un de leurs tubes « Fool for your loving » entrainant et rythmé bien que considérablement surestimé selon moi.

On reste sur un rythme élevé avec « Sweet talker » enchainé de « Ready an’ willing » qui surfe sur un groove quasiment funky.

Le tempo se ralentit sur « Carry your load » franchement poussif puis « Blindman » ballade somptueuse portée par la voix toujours chaude et charnelle de David Coverdale.

L’ombre de Robert Plant/Led Zeppelin plane sur l’acoustique et habité « Ain’t gonna cry no more » .

Whitesnake nous saoule copieusement avec « Love man » affreux blues daté évoluant à la vitesse d’un escargot sous anesthésie, et on se dirige pour terminer vers « Black and blue » lui aussi emprunté au vieux rythm’n’ blues avant un « She’s a woman » appartenant lui sans équivoque à la famille du hard rock nerveux à la Ac/Dc.

En conclusion, « Ready an’ willing » confirme l’impression que donnait déjà le best of au sujet de Whitesnake.

Après un début sur les chapeaux de roues (pour l’époque), les anglais dévoilent la facette plus mélodique et ancrée dans le passé de leur musique, à savoir ce rythm’n and blues paraissant quelque peu dépassé dans les années 80.

Difficile donc entre deux ballades souvent ennuyeuses à mourir, de trouver son contentement dans ces influences aussi datées.

Bien sur, « Ready an’ willing » n’est pas exempt de qualités, notamment en raison du tandem made in Deep Purple Coverdale-Lord, mais cette approche très classique et formatée de la musique ne peut me convenir, aussi pense je sincèrement que les trop timorés Whitesnake ne correspondent pas à mes aspirations musicales.

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 17:05
Best of Whitesnake (Whitesnake)

Groupe phare du hard rock des années 80, Whitesnake n’est sans doute aujourd’hui pas le plus connu au niveau de la popularité, éclipsé sans doute par ses modèles comme Deep purple auprès desquels le chanteur David Coverdale et le clavier Jon Lord laissèrent une trace particulièrement marquante.

C’est donc avec une brin de curiosité que nous allons nous attaquer à un « Best of Whitesnake » sorti en 2003 et bien garni de dix sept titres.

On débute par « Fool for your loving », mid tempo utilisant des refrains entrainants un peu trop faciles et répétitifs à mon gout.

Malgré sa qualité de tube en puissance, « Don’t break my heart again » fait dans ce registre à peine mieux que son prédécesseur.

Difficile donc de s’enthousiasmer et c’est pour le moins déçu qu’on enquille « Love ain’t no stranger » bien mollasson puis une affreuse ballade made in the 80’s « Is this love ».

Si le serpent blanc fait preuve de plus de venin sur « Now you’re gone », on ne peut pas dire que le résultat laisse pantois, malgré les immenses qualités vocales de Coverdale et l’abattage des refrains.

Cette tendance à virer hard se confirme avec « Give me all your love » nettement plus puissant au niveau des guitares hurlantes de la paire Mick Moody/John Sykes.

On emboite le pas de « Ready an willing » mid tempo soutenu sans éclat, qui ne peut soutenir la comparaison de « Guilty of love » plus direct, puissant et efficace.

Whitesnake ne se foule pas beaucoup sur « Would I lite to you » aussi répétitif que poussif et « Long way from home » qui se montre incroyablement mauvais pour un groupe de cette réputation.

On ralentit un peu le tempo pour verser une nouvelle fois dans le miévreux « The deeper the love » et il faut attendre « Ain’t no love in the heart of the city » et « Too many tears » pour trouver peut être les premières ballades authentiques mettant en valeur le remarquable grain de voix rocailleux et sensuel de Coverdale.

C’est presque convaincu qu’on se dirige vers « Give me more time » mêlant puissance et fluidité.

Arrive alors la fin du disque, qui aligne « Standing in the shadow » passe partout et inutile, « Here I go again » pour moi plus grand tube de Whitesnake car petit bijou de hard mélodique et entrainant, avant un « Still of the night » autre tube majeur du serpent blanc, qui fit à juste titre le tour du monde par ses excellents riffs heavy metal et son tempo irrésistiblement entrainant.

En conclusion « Best of Whitesnake » constitue assurément une déception majeure tant la plus part des titres ne méritent absolument de figurer en pareil endroit.

Lorgnant beaucoup vers le hard-fm, ce disque contenant une quantité invraisemblable de chanson comportant le mot « love » (sept au total !) montre un groupe assez peu inspiré pratiquant une musique beaucoup trop facile et prévisible pour me séduire.

Whitesnake est sans doute la preuve vivante qu’on peut disposer d’un chanteur voir d’un claviériste de classe mondiale, connaitre un certain succès dans les années 80, sans pour autant être un groupe intéressant.

Heureusement, le Best of évite l’humiliation absolue du zéro pointée en proposant quelques authentiques réussites et tubes, qui en toute honnêteté tiennent sur le doigts d’une main.

Il est donc par conséquent que les Anglais restent sans doute pour toujours un groupe de second plan.

Best of Whitesnake (Whitesnake)
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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 20:10
Bad for you baby (Gary Moore)

C’est avec un certain émoi que vais-je aborder « Bad for you baby » dernier album solo de Gary Moore avant sa mort en 2011.

Pour cet ultime disque sorti en 2008, Gary opte pour une pochette à l’artwork sobre ou on voit l'artiste jouer sous la pluie.

On débute par « Bade for you baby » solide boogie sur lequel le doigté du guitariste donne son plein rendement et c’est en mode énervé que déboule ensuite « Down the line » qui déroule un tempo rock plus que soutenu.

Sur une robuste ossature de riffs se pose le mid tempo « Umbrella man » avant que l’Irlandais aux doigts de fée ne lève le pied sur « Holding on » premier titre réellement bluesy excellemment chanté.

Les guitares redeviennent offensives sur « Walkin thru the park » reprise de Muddy Waters remarquablement enlevé qui laisse la place à « I love you more than you’ll ever know » languissante ballade bluesy de Al Kooper telle que Moore aime jouer à chacun de ses albums.

Passé les dix minutes soporifiques de cette ballade particulièrement statique, l’heure du réveil sonne avec « Mojo boogie » reprise de JB Lenoir bienvenue bien que volontairement rétro.

Gary poursuit au train avec « Someday baby » nouvelle reprise de Waters qui ne fait guerre d’étincelles, s’enfonce dans son cher blues stéréotypé « Did you ever feel lonely ? » qui s’étire sur plus de six minutes.

La fin du disque arrive alors avec « Preacher man blues » blues chaud et fiévreux comme une lourde soirée orageuse d’été et « Trouble ain’t for behind » ultime ballade bluesy toute en toucher qui permet à cette légende du hard et du blues de tirer sa révérence sur une jolie note de sensibilité.

En conclusion, avec son titre un tantinet passe partout, « Bad for you baby » constitue une belle sortie de scène pour Gary Moore, un peu à l’image de sa prolifique carrière, mêlant rock parfois musclé et blues racé peut être un peu trop influencés par leurs vénérables modèles mais toujours de haute voir très haute qualité.

Plus complet, équilibré et inspiré que son prédécesseur, « Bad for you baby » est un bon album de blues rock qui fait honneur au style et confirme tout le plaisir qu’on pouvait avoir à écouter Gary Moore placer riffs et solo magiques tout en n’oubliant pas de soigner son chant, souvent incroyablement émouvant.

Le rideau tombe donc sur la carrière et la vie d’un des plus grands guitaristes de rock qui ait foulé cette terre, ce qui ne peut que laisser un fort parfum de tristesse.

So long Mr Moore et saluez donc Mr Hendrix de notre part.

Bad for you baby (Gary Moore)
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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 21:55
Mensonges et trahisons et plus si affinités (Laurent Tirard)

On change de registre avec un comédie que j’ai vu plusieurs fois non sans plaisir « Mensonges et trahisons et plus si affinités » de Laurent Tirard.

Sorti déjà en 2004, « Mensonges et trahisons et plus si affinités » raconte l’histoire d’un nègre, Raphael Jullian (Edouard Baer) dont le métier est de coucher sur papier les biographies de stars populaires incapables de maitriser les techniques de l’écriture.

Ecrivain raté, Raphael est donc habitué à vivre dans l’ombre des autres et à surtout éviter de prendre des risques, et se complait avec ses deux meilleurs amis aux caractères opposés Jeff (Eric Berger) alter mondialiste chômeur et Max (Jean-Pierre Lahmi) financier ultra matérialiste et fier de sa réussite.

Si sa rencontre avec Muriel (Marie Josée Croze), une jeune architecte trentenaire elle aussi, change sa vie et lui apporte un semblant de vie de couple, Raphaël découvre que la femme de Kevin Storena (Clovis Cornillac) le footballeur dont il est chargé d’écrire la biographie, n’est autre que son amour de jeunesse, la sculpturale Claire (Alice Taglioni).

Le passé douloureux et les vieux démons de Raphaël se réveillent, avec notamment une improbable histoire de virée dans la voiture de son père, transformée en cauchemar délirant après avoir percuté un sanglier dans une foret.

Le caractère orgueilleux et la bêtise de Kevin n’arrangeant pas la situation, Raphaël se met en devoir de séduire à nouveau Claire quitte à perdre Muriel.

La situation se crispe après la mort de Jeff, tué dans un accident à l’aéroport d’Abidjan alors que Raphaël l’avait poussé à partir pour enfin accomplir quelque chose de son existence.

Ce choc fait l’effet d’une bombe à retardement sur Max qui finit par faire une dépression et entreprend de changer de vie.

Mais Raphaël qui tente de séduire Claire en lui faisant lire son roman jamais publié, essuie de nouveau un terrible échec, la jeune femme au caractère de battant préférant la stupide mais mâle virilité de son footballeur qui de surcroit la couvre de cadeau.

Les deux conjoints Muriel et Kevin au final pas si stupide qu’il n’y parait, comprennent le manège de Raphaël qui perd la face devant sa petite amie.

Jouant le tout pour le tout, Raphaël parvient à coucher avec Claire qui le méprise fondamentalement.

Le résultat est prévisible, Raphaël prend un coup de poing en plein visage et perd le gros contrat avec Kevin, ce qui le décide à travailler sérieusement son roman et même à faire le siège de l’appartement de Muriel pour obtenir un pardon qu’il obtient finalement.

Alors que Max lui présente son épouse coréenne, Raphaël reçoit les félicitations surprises du couple Kevin-Claire après le joli succès de son roman, la jolie blonde semblant même un peu revenir sur sa décision …

C’est pourtant Muriel qui a contribué à son éclosion personnelle et professionnelle …

En conclusion, « Mensonges et trahisons et plus si affinités » est une comédie plaisante, fine et très bien écrite avec cet humour si second degré qu’affectionne Edouard Baer, magnifique dans un rôle de looser désespérant mais attachant.

Cornillac constitue également une bonne surprise et sa composition en joueur de foot abruti et bestial est à se tordre de rire.

On rit beaucoup donc, appréciant la finesse de l’analyse psychologique reposant sur la médiocrité et la lâcheté qui composent une part importante de notre personnalité, tout en trouvant également le film cruel pour les hommes manquant d’assurance.

Les actrices incarnent avec brio des jeunes françaises d’aujourd’hui, indépendantes, dures et froides.

Un film donc contemporain, intelligent et finement ciselé qui mérite de constituer assurément le haut du panier de la comédie « made in France ».

Mensonges et trahisons et plus si affinités (Laurent Tirard)
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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 19:59
Close as you get (Gary Moore)

Nous abordons à présent les derniers albums de la vie de Gary « bluesy » Moore avec notamment « Close as you get ».

Sorti en 2007, « Close as you get » témoigne d’une belle productivité du guitariste irlandais, capable sur la fin de sortir quasiment un album studio ou live par an.

Il s'entoure ici de Pete Rees (basse), Brian Downey (batterie) et Vic Martin (claviers)

Avec sa pochette sobre montrant le visage raviné par le temps de l’artiste, « Close as you get » débute par « If the devil made whisky » blues-rock plutôt rythmé bien que d’inspiration classique (alcool et femmes enlacés par le Diable en personne).

On plonge dans le spleen enveloppant de « Trouble at home » dans la lignée des ballades mélancoliques habituelles du chanteur puis se réveille avec plaisir sur le « Thirty days » de Chuck Berry repris avec conviction.

Gary reste tout de même très rock ‘n’ roll avec « Hard times » qui fait preuve d’une belle énergie mais replonge l’auditeur dans sa léthargie avec l’assommante ballade bluesy « Have you heard » reprise de John Mayall douloureusement étirée sur près de six minutes.

Les choses bougent un peu plus sur « Eyesight to the blind » reprise de Sonny Willamson agréable et très bien maitrisée au niveau guitare/chant mais ceci n’est qu’une nouvelle diversion pour introduire « Evening » nouvelle ballade triste, élégante et planante à laquelle « Nowhere fast » succède dans une ambiance d’aussi grande sensibilité.

Après avoir arraché des larmes à l’auditeur, Gary le fait de nouveau bouger sur la nouvelle reprise de Willamson « Checkin’ up my baby » nouvelle reprise de Willamson qui rock de manière convaincante.

Le disque se termine en douceur sur le rêveur « I had a dream » et l’acoustique « Sundown » sur lequel le guitariste exprime tout son feeling manche en main.

En conclusion, à n’en pas douter « Close as you get » s’inscrit dans la lignée des œuvres précédents de Gary Moore et ne décevra pas ses admirateurs même si il contient un nombre quasi inexistant de surprises.

Gary fait donc ce qu’il sait et aime faire, du blues déchirant agrémenté de temps à autre de bon vieux rock pour égayer l’ensemble qui serait autrement beaucoup trop tristounet et larmoyant.

Rien à dire donc sur les qualités d’interprétation du chanteur-guitariste, avec ce toucher toujours impeccable mais au détriment sans doute d’une certaine créativité.

« Close as you get » demeurera une valeur sure pour les fans de rock-blues, et plaira sans doute aussi aux autres, sans les bouleverser.

Close as you get (Gary Moore)
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