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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 20:25
Red (King crimson)

Nous restons dans le plus pur style rock progressif avec une nouvelle légende du genre, les anglais de King crimson, avec une carrière fort remarquée dans les années 70 et une intense production de sept disques ayant contribué à former leur réputation de fines lames du genre.

Sorti en 1974, « Red » marque justement la fin de cette ère et le gel des activités de King crimson jusqu’au début des années 80.

On débute ce mini album par « Red », long instrumental dont la structure finit par devenir répétitive sur plus de six minutes.

Il faut donc attendre le second titre, « Fallen angel » pour attendre la voix de John Wetton, assez posée au premier abord avant de suivre l’évolution naturelle du morceau vers une montée en puissance terminale.

Les choses s’animent davantage sur « One more red nightmare » à la rythmique plus soutenue tout se mariant avec des sonorités rêches assez irritantes.

La dernière partie du disque voir King crimson s’enfoncer dans un expérimental abscons à réserver aux bacs +10 en musicologie, « Providence » puis « Starless » titre à tiroir horriblement aride et statique avant une dernière ligne droite brusquement plus animée.

En conclusion, pour une découverte « Red » se présente comme un album froid, pénible et horriblement difficile d’accès.

Incapable sans doute par manque d’éducation musicale d’en apprécier les subtilités et les innovations, il ne peut que me plonger dans un océan d’ennui voir de rejet devant tant de prétention intellectuelle.

Déception également sur la voix de Wetton, tout à fait banale et véhiculant que très peu d’émotion.

Incapable de se mettre à mon niveau et de me tendre la main, « Red » a donc été impitoyable avec moi, m’empêchant de trouver mes marques et me laissant aussi pauvre et perdu après qu’avant son écoute.

Red (King crimson)
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 17:42
Before I forget (Jon Lord)

Hommage à un grand monsieur du rock et de la musique tout court, Jon Lord, claviériste mythique de Deep purple et Whitesnake, mort en 2012.

En sus des précédents travaux, l’homme nous laisse une œuvre solo de huit album étalés entre 1970 et 2012.

Sorti en 1982, « Before I forget » et sa pochette éléphantesque, voient le claviériste s’entourer d’une pléiade de musiciens, qu’ils soient chanteurs (Tony Ashton, Elmer Gantry, Vicky Brown), batteurs (Ian Paice, Cozy Powell, Simon Philipps) ou plus rarement guitaristes (Bernie Mardsen, Mick Ralphs) et bassistes (Boz Burell, Neil Murray).

Notre moustachu de gala débute avec « Chance on a feeling » rock classique entrainant parcouru de refrains hauts en couleur.

On laisse la bride au claviériste qui donne toute sa mesure sur l‘instrumental « Tender babes », puis « Hollywood rock and roll » fait de nouveau appel aux chœurs féminin pour délivrer un mid tempo encore une fois bien classique mais toujours entrainant.

Hommage appuyé au maitre, Johann Sebastian Bach avec « Bach onto this » qui au milieu d’un instrumental enlevé de plus de huit minutes, reprend des parties des morceaux les plus célèbres du compositeur classique.

Superbe ambiance douce et apaisée sur « Before I forget » également influencé par la musique classique et forte présence vocale de Vicky Brown sur la ballade « Say it’s all right ».

On se dirige tout en douceur sur la fin de l’album avec « Burntwood » et « Where are you ? » ou le registre bluesy et rocailleux de Gantry fait son effet.

En conclusion, « Before I forget » n’est sans doute pas un album bouleversant de rock mais une œuvre particulièrement rafraichissante et maitrisée par un vieux routier de la musique qui fait jouer son carnet d’adresses pour se et nous faire plaisir.

Jouant moins sur la volonté d’épate, Jon Lord crée une oeuvre mature ou chacun des éléments (vocaux, guitares) s’intègre avec ses compositions de claviers.

Mineur sans doute pour le plus grand nombre, majeur pour les fans du Lord, mais tout simplement élégante et plaisante pour moi.

Before I forget (Jon Lord)
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 09:10
Blood pressures (The kills)

The kills toujours avec « Blood pressures ».

Sorti en 2011, « Blood pressures » est déjà le quatrième album d’un groupe poursuivant une carrière en progression constante.

Il débute de manière assez calme par « Future starts now » qui impose d’emblée sa sérénité majestueuse.

La suite semble également partir dans la même direction avec « Satellite » au rythme disons le un peu trop plan-plan pour quatre minutes.

On tape gentiment du pied sur « Heart is a beating drum » mignonnet mais guère bouleversant et le plus soutenu « Nail in my coffin » sombre corps et âme, plombé par des refrains atroces.

Intermède cotonneux et inutile chanté par Jamie Hince (« Wild charms ») et rien ne bouge franchement sur « DNA » transparent jusqu’à l’oubli.

L’auditeur suit donc sans conviction la litanie d’un « Baby says » édulcoré à l’extrême, « The last goodbye » ballade déprimo-classieuse et « Damned if she do » aux chœurs aériens agréables.

La fin du disque donc, composée de « You don’t own the road » mid tempo assommant et « Post and pans » acoustique bluesy soporifique en diable.

En conclusion, « Blood pressures » est un véritable grand écart avec le premier album « Keep your mean side » et montre toute l’évolution que peu subir un jeune groupe débutant généralement par des œuvres directes et sans concession, puis bifurquant vers la suite vers un style plus polissé, fade et sans grand intérêt.

« Blood pressures » montre cette évolution parcourue en seulement huit ans et ce pour mon plus grand déplaisir.

Exit donc le garage rock basique mais instinctif et sauvage et place au rock embourgeoisé statique et rogné de toute velléité créative.

Alors certes « Blood pressures » n’est sans doute pas un disque catastrophique mais si on excepte une ou deux étincelles de ci de là, s’avère globalement complètement dénué d’intérêt.

Blood pressures (The kills)
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 08:12
Keep on your mean side (The kills)

Toujours dans la même voie, voici à présent un groupe anglo-américain ayant sorti son premier album en 2003, je veux bien entendu parler de The kills duo formé de Alison Mosshart (chant) et Jamie Hince (guitare).

« Keep on your mean side » et sa pochette façon identification judiciaire donnent tout de suite visuellement la tonalité, ce qui sera suivi d’effets à l’écoute de « Superstition » morceau certes basique mais intense et sauvage.

Immédiatement la voix sexy et impérieuse de Mosshart marque les esprits notamment sur « Cat claw » et ses ingrédients jouissifs de punk/garage rock.

C’est armé d’un son ultra sourd que s’annonce « Pull a U » avant un basculement imprévu calme et bluesy de « Kissy kissy ».

Le duo place un « Fried my little brains » au rythme lourd et répétitif, puis après « Hand » un interlude parlé reprend sa marche en avant avec « Hitched » puissant et monolithique.

Les titres s’enchainent en pilotage automatique, le terne « Black rooster » sur lequel les deux voix se mélangent, « Wait » qui glisse vers une version plus adoucie, « Fuck the people » qui derrière ce titre amusant à la provocation un peu facile cache un blues-rock incandescent.

On termine avec « Monkey 23 » et « Gypsy death & you » à la douceur bienvenue.

En conclusion, pour un premier album « Keep on your mean side » s’avère plutôt plaisant, et dévoile un groupe jouant une musique minimaliste mais fraiche et intense.

Bien entendu la voix enivrante et si rock de Mosshart est pour beaucoup dans l’efficacité globale de la formation se reposant sur un garage rock de bonne facture.

Les puristes pourront sans doute objecter que les Kills ne proposent rien de bien nouveau et que le style pratiqué reste bien monodimensionnel, ce qui n’empêche pas de saluer le succès d’estime de ce premier album sincère et artistiquement tout à fait valable.

Pas de match assurément avec The killers, Kings of Leon et autre Empire of the sun …

Keep on your mean side (The kills)
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 20:22
Aha shake heartbreak (Kings of Leon)

Au risque de frôler l’indigence musicale après le cuisante déconvenue des usurpateurs de The killers, voici à présent un autre groupe de rock contemporain, Kings of Leon et leur album « Aha shake heartbreak ».

Sorti en 2004, « Aha shake heartbreak » est le second album d’une fratrie de Nashville, les Followill, Caleb au chant/guitare, Jared à la basse/piano, Matthew à la guitare et Nathan au chant.

On débute par « Slow night, so long » qui introduit un son de guitare plutôt plaisant même si la voix fluette et nasillarde de Caleb et le manque de rythme du titre, ne donnent pas franchement lieu à s’enthousiasmer.

Ambiance plus douce et feutrée sur « King of the rodeo » qui passe sans éveiller la moindre émotion tandis que « Taper jean girl » contient de manière surprenante quelques intonations d’un Ac/Dc avec un Bon Scott embourgeoisé.

Cette tendance à l’électrification prend plus de corps sur « Pistol of fire » au rythme plus marqué et The killer prend une nouvelle fois plaisir à jouer le contre pied en plaçant une belle ballade dépouillée « Milk ».

On file dans un registre beaucoup plus pop lissé vers « The bucket », alterne brèves agitations et picorage léger sur l’informe « Soft » avant de trouver un rock plus décidé sur « Razz ».

Un blues dépressif plus loin, « Day old blues » et on retrouve non sans déplaisir un « Four kicks » qu’on oserait presque qualifier de soutenu au niveau des guitares enchainé d’un « Velvet snow » rapide et tonique.

La fin surgit avec « Rememo » folk acoustique minimaliste non dénué d’originalité.

En conclusion, « Aha shake heartbreak » montre un groupe assurément original, doté d’un son organique et d’une volonté d’innovation dans des compositions très variées.

En ce sens, Kings of Leon soutient avantageusement la comparaison avec ses homologues de The killers en pratiquant une musique moins artificielle et plus intéressante car personnelle.

Malgré cela, « Aha shake heartbreak » pèche selon moins par un son poids plume bien inoffensif et par la voix de son chanteur essentiellement cantonné à un registre minimaliste.

Il est plus que probable que Kings of Leon ne me satisfasse pas assez pour pousser la découverte plus loin que « Aha shake heartbreak » soit l’unique expérience d’écoute de la fratrie de Nashville.

Aha shake heartbreak (Kings of Leon)
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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 20:18
Hot fuzz (The Killers)

Le rock contemporain présent ici avec « Hot fuzz » premier album des américains de The killers sorti en 2004.

Originaire de Las Vegas, The killers est composé de Brandon Flowers (chant), Dave Keuning (guitare), Mark Störmer (basse) et Ronnie Tanucci (batterie).

On débute avec « Jenny was a friend of mine » relativement rythmé mais manquant d’accroche et d’originalité.

Difficile de se détacher de ce sentiment d’uniformité mélodique sur « Mr Brightside » à l’image de la voix cotonneuse de Flowers et du plus languissant « Smile like you mean it » et ses claviers agaçant.

Bien sur le hit radio, « Somebody told me » contient des effets efficaces illustrant des refrains appuyés mais on ne peut s’empêcher de trouver à tout cela un fort gout d’artificiel et de déjà entendu.

Après des débuts poussifs, « All these things that I’ve done » relève la barre dans sa seconde partie avec des refrains fédérateurs portés par des chœurs féminins.

Le procédé est répété avec une réussite moindre sur le lent et pénible « Andy, you’re a star » et les efforts mélodiques de « On top » ne permettent pas d’inverser la tendance.

On laisse donc s’écouler cette musique douce et sans consistance en enchainant « Change your mind », « Believe me Nathalie » façonné par le chant monocorde de Flowers, la guitare mise en sourdine et des claviers has been.

Un peu plus de vitesse et de guitare sur « Midnight show » avant un abominable écroulement évanescent terminal sur « Everything will be alright ».

En conclusion, le moins qu’on puisse dire est que « Hot fuzz » me laisse complètement froid tant la musique pratiquée par The killers me parait trop balisée et manquant de relief pour éveiller l’intension.

Avec son nom très mal porté, The killers se présente comme un groupe de rock/pop américain de plus, capable de décrocher un succès radio par quelques singles habilement troussés, mais ne tient aucunement la distance en raison du peu de prise de risques ou tout simplement d’impact de ses compositions.

A l’image de son médiocre chanteur et de sa pochette représentants des tours d'immeubles perdues dans la grisaille cafardeuse, The killers incarne donc la veine la plus conformiste du rock et tiède qui soit et ne propose rien de bien frais, dynamique ou excitant.

Je ne peux donc que les laisser sur les bas cotés de la grande autoroute du rock ’n’ roll.

Hot fuzz (The Killers)
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:27
Rome, saison un, épisodes quatre à six (John Milius, Bruno Heller, William Mc Donald)

Poursuite de la découverte de la série Rome crée par John Milius, Bruno Heller et William Mc Donald avec « Rome, saison 1, épisodes 4 à 6 ».

L’épisode 4 est marqué par un certain attentisme avec un Jules César (Ciaran Hinds) occupant Rome tandis que son rival le second consul Pompée (Kenneth Cranham) est en fuite pour reconstituer une armée capable de rivaliser avec les vétérans revenus de Gaule.

Dans ce combat distance ou la stratégie et la politique tiennent une grande place, Pompée charge son fils le brutal Quintus (Rick Warden) de retrouver l’or perdu de César, en réalité récupéré et caché par le légionnaire Titus Pullo (Ray Stevenson).

C’est donc accompagné de redoutables soldats déguisés en Scythes que Quintus s’introduit à Rome pour accomplir sa mission.

Chez Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd), la situation est toujours tendue, et l’ancien centurion qui peine à se reconvertir en marchand, doit faire face à une esclandre lors d’une soirée promotionnelle organisée dans sa demeure, entre Evander Pulchio (Enzo Cilenti) et sa femme Lyde (Esther Hall) à propos de sa relation adultère avec Niobé (Indira Varma) l’épouse de Vorenus.

Cet incident étrange allant de pair avec le comportement distant de femme contribue à fortement assombrir l’humeur du centurion.

Les affaires de Vorenus ne s’arrangent pas lorsque Quintus et ses hommes investissent sa demeure en lui demandant de manière agressive ou se trouve le fameux or de César.

Mal à son aise, Vorenus voit sa famille menacée et ne doit son salut qu’à une intervention impromptue mais musclée de son ami Pullo qui met hors de combat Quintus.

Après une explication entre les deux hommes, Pullo avoue à Vorenus avoir caché l’or de César, en tirer profit pour mener grand train et finit non sans rechigner par accepter d’aller trouver le dictateur afin de lui rendre son bien.

César et son bras droit Marc-Antoine (James Purefroy) se montrent magnanimes avec les deux hommes, ce dernier proposant même à Vorenus de rejoindre les Evocati, les centurions fidèles à César ce qu’il refuse en raison de sa répugnance à reprendre une carrière militaire et à soutenir un ennemi de la République.

Avec son or retrouvé, César peut ainsi intensifier ses manœuvres de corruption au sein des Augures, afin de lui assurer des présages favorables avant d’aller combattre Pompée.

Dans l’épisode 5, la redoutable Attia (Polly Walker) tout en confiant l’éducation virile de son jeune fils Octave (Max Pirkis) à Pullo avec entrainement au maniement des armes et régime à base de testicules de bouc, manœuvre redoutablement politiquement, couchant avec Marc Antoine et s’arrangeant pour indisposer César en rendant publique sa relation avec sa maitresse Servilia Caepionis (Lindsay Duncan) ce qui le pousse sous la pression de sa femme à la répudier.

Une fois ce problème réglé, César fait mine d’offrir une trêve à Pompée que celui-ci refuse, tout en fuyant vers la Grèce tandis que son rival passer à l’attaque.

De son coté, Vorenus, de plus en plus mal à l’aise dans sa reconversion comme marchand, finit par appât du gain par accepter d’être le garde du corps d’Erastes Fulmen (Lorcan Cranitch) un chef de bande romain, mais ne peut se résoudre à tuer un indien mauvais payeur sur ordre de son nouveau patron.

Dépité, Vorenus revient finalement sur sa décision et rejoint les Evocati en acceptant les conditions devenues draconiennes de Marc Antoine.

Il ne se doute pas que Pullo, plus malin qu’il en a l’air a compris par instinct la relation entre Niobé et Evander et décide en association avec le subtil Octave, de l’enlever pour le questionner.

L’interrogatoire dans les égouts tourne mal et Evander finit par révéler la vérité sous la torture avant d’être poignardé à mort par Pullo.

Dans l’épisode 6, Attia intensifie son contrôle, offrant à Servilia un esclave surmembré en gage d’apaisement, poussant Pullo à emmener son fils Octave dans un bordel de luxe afin de perdre sa virginité, ce dont le jeune homme s’acquitte convenablement avec une jeune prostituée diaphane issue des pays de l’Est.

Attia rencontre plus de difficulté avec le farouche Marc Antoine, qui tout en couchant distraitement avec elle refuse de l’épouser et la gifle en quittant ses appartements.

La belle patricienne se voit donc dans l’obligation de tout miser sur une victoire de Pompée contre César.

Du coté du foyer de Vorenus, Niobé et Lyde deviennent folles en l’absence d’Evander ce qui provoque l’irritation du mari, et finit par pousser Pullo à intervenir pour annoncer sa mort en raison de dettes de jeu.

La douleur est terrible pour les deux femmes qu’une violente jalousie pousse à la haine.

Malgré cela, Lyde promet à Niobé de ne rien dire à Vorenus qui se retrouve avec une femme enfin mieux disposée à son égard.

On termine l’épisode avec un nouveau revirement de Marc Antoine qui refuse brutalement l’offre de trahison d’un émissaire de Pompée pour aller rejoindre son ami César dans sa lutte contre les armées de Pompée.

Marc Antoine emmène avec lui la fameuse 13ième légion et donc Vorenus, contraint une nouvelle fois d’abandonner son foyer pour faire son devoir.

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 4 à 6 », est marqué par le sceau de l’attentisme et des manœuvres préparatoires dans le combat à distance entre César et Pompée, ce dernier bien que vieillissant s’avérant un adversaire à ne pas sous estimer.

L’action se focalise donc sur la vie à Rome, avec les déboires de Vorenus, ancien soldat peinant à prendre pied dans la vie civile et le terrible secret de sa femme, finalement découvert par une association imprévue de Pullo et Octave.

L’aspect sombre et angoissé du centurion est fortement atténué par la générosité et la gouaille de Pullo, au final plus subtil qu’il n’y parait au premier abord.

Mais les personnages phares de cette deuxième partie sont assurément Marc Antoine et Attia, tous les deux charismatiques, fascinants, séduisants et sans scrupules.

On continue donc d’apprécier la construction habile de l’intrigue, tout en regrettant un certain manque d’action.

A suivre …

Rome, saison un, épisodes quatre à six (John Milius, Bruno Heller, William Mc Donald)
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 17:52
Froid aux yeux (John Sandford)

Hommage rendu à John Sandford avec « Froid aux yeux » polar américain sorti en 1991 qui fut le premier livre que je lus en 1999 à la faveur d’une initative initialement destinée à meubler un service militaire et qui sans doute par sa qualité intrinsèque à contribué à mon regain d’intérêt pour la llittérature.

Troisième d’une série entamée en 1989, « Froid aux yeux » se déroule à Minneapolis, grande ville du Centre-Nord des Etats-Unis dans laquelle la femme d’un médecin appelée Stéphanie Bekker, est assassinée chez elle à coup de bouteille.

Mais Carlo Druze, le tueur, un jongleur de cirque au visage défiguré par un accident domestique, est surpris par l’amant de Stéphanie, un blond grassouillet qui lui fait prendre la fuite.

Lorsqu’il rend compte au commanditaire du meurtre, le mari et médecin Michael Bekker de cet imprévu dans l’exécution du meurtre, le médecin comprend que l’affaire va être plus compliquée que prévu.

Dans le même temps, Del, le cousin de Stéphanie alerte son collègue policier Lucas Davenport de ce curieux assassinat pour stimuler son ami très perturbé par un divorce douloureux.

En réalité, Davenport sort d’une dépression qui la conduit aux limites du suicide et peine du haut de ses quarante ans à reprendre le dessus.

Ses difficultés se traduisent par des accès de violence lors de l’interpellation d’un jeune maquereau armé d’un long stylet, qui finit sévèrement tabassé et lui vaut de vivre les affres d’une enquête interne de la police.

Aiguillonné par son ami et par les lettres/appels téléphoniques de l’amant au pseudo de Bijou, Davenport se pique au jeu et entre de plein pied dans l’enquête.

Mais il a fort affaire car Bekker est un redoutable manipulateur, d’une grande beauté, consommateur frénétique de drogues (de préférence PCB et anti dépresseurs) et surtout fasciné par la contemplation de la mort.

Une enquête sommaire sur la passé de Bekker révèle de troubles histoires de décès suspects durant la guerre du Viêt-Nam et d’inquiétantes visites dans des hôpitaux ou séjournent des malades en phase terminale, comme Sybil Hart, une jeune femme complètement paralysée dont l'esprit encore conscient est régulièrement torturée par le maniaque.

Davenport a donc rapidement Bekker en ligne de mire comme suspect idéal d’autant plus que le médecin surprend par son comportement étrange, déroutant et son manque de compassion évident pour la mort de sa femme.

Le stratagème génial mis au point par le duo Druze-Bekker est d’intervertir leurs victimes afin de brouiller les pistes et de faire disparaitre toute trace apparente de mobile.

C’est ainsi que Bekker tue Armistead, la directrice du théâtre avec qui il était en conflit et qui menaçait de le licencier.

Le médecin trahit ici son obsession pour les yeux de ses victimes qu’il se croit obligé d’enlever afin qu’elles ne le hantent pas nuit et jour jusqu’à le faire devenir fou.

L’enquête de Davenport le fait se rapprocher de Cassie Lasch, une actrice de la troupe d’Armistead, habitant dans le même immeuble que Druze.

Cassie est une rousse à la musculature impressionnante qui séduit Lucas, parvenant à lui redonner confiance en lui en tant qu’homme.

Cette relation n’échappe pas à Druze, rendu nerveux par la présence policière et surtout l’existence de l’amant, source potentielle de délation.

La quête de l’amant agite effectivement la police qui soupçonne sans succès un psychiatre mais rend complètement fou Bekker, qui croit trouver son identité en la personne d’un professeur de droit que fréquentait sa femme en cachette, un dénommé Philipp Georges.

Bekker charge sans remord Druze d’accomplir la basse besogne de l’assassinat de Georges.

Armé d’une tige en fer affutée, Druze prend par surprise George et lui fracasse la tête.

Il abandonne son 4x4 à l’aéroport pour faire croire à une fuite et enterre le corps dans des sous bois hors de la ville.

Mais il oublie de faire les yeux, ce qui rend complètement hystérique Bekker qui force Druze à l’accompagner sur les lieux ou se trouve le corps afin de la déterrer pour l’énucléer.

Accompli sous une pluie battante, le travail est plus que laborieux et les allez et venues du duo finissent par donner l’éveil aux voisins, ce qui provoque une descente de police.

Le malheureux Georges est exhumé mais Lucas comprend que ce n’est pas l’amant de Stéphanie.

Il utilise alors ses contacts dans la presse pour diffuser l’information de la découverte du corps et stresser les criminels afin de les forcer à se découvrir.

Après le meurtre d’une femme dans un centre commercial afin de donner le change, Druze est identifié par un jeune garçon présent sur les lieux qui le compare au personnage principal du film « Darkman ».

Davenport loue la cassette (et oui nous sommes en 1991 !), la montre à Cassie qui a un flash, reconnaissant la démarche de son collègue Druze.

Malheureusement, Bekker rendu de plus en plus nerveux par ses contre temps a pris la décision de se radicaliser, et enlève Cassie, qu’il égorge juste avant de tuer Druze, devenu trop encombrant pour sa propre sécurité.

La mort de Cassie est un cauchemar pour Davenport qui voue alors une haine farouche à Bekker.

Davenport refuse de croire la version dans laquelle Druze serait le seul tueur, fait pression pour qu’on rassemble toutes les pièces du puzzle, l’exhumation du corps de enfants de l’hôpital tués par jeu par Bekker avec énucléation à la clé et interrogatoire de Sybil qui confirme par son témoignage muet et désespérée les velléités de tortionnaire du médecin fou.

De son coté Bekker bascule complètement dans la folie, se sentant pourchassé par le fantôme de Druze, augmentant de manière exponentielle sa consommation de drogues pour ne pas dormir et se résolvant finalement à aller au funérarium pour énucléer son ancien associé, seul acte pour lui amène de lui ramener un semblant de sérénité.

Bekker tombe de fait dans un piège tendu par Davenport qui avait établi la connexion entre Bekker, Druze et la manie d’énucléation.

Bekker est coincé et sévèrement tabassé par Davenport qui le défigure.

Mal en point, le médecin parvient néanmoins à lui susurrer qu’il aurait mieux valut le tuer …

De retour à la police, Davenport à la désagréable surprise de voir sa hiérarchie le lâcher, en raison de ses violences répétées et de ses liens trop étroit avec certains journalistes.

Forcé à la démission par son chef Daniel, il s’arrange pour lui faire comprendre sur le tard qu’il avait deviné qu’il était Bijou, l’amant de Stéphanie …

En conclusion, « Froid aux yeux » est une histoire de tueur en série classique, pas révolutionnaire mais diablement bien écrite et au suspens très efficace.

Si le cliché du policier entre deux âges, esseulé, radical et perturbé dans sa vie privée, reste tenace, le personnage du méchant, le redoutable docteur Bekker, atteint lui de véritables sommets de machiavélisme et de sombre fascination.

Si l’on excepte le personnage haut en couleur de Bekker et celui également intéressant de Druze en victime de la société traduisant en violence sa souffrance et sa solitude intérieure, la principale qualité de « Froid aux yeux » reste sa construction brillante, ses scènes de meurtres chocs, puissamment amenées et le remarquable sens du rebondissement développé par Sandford.

Ces qualités indispensables à tout bon polar, font de « Froid aux yeux » un très bon représentant d’un genre populaire et quasiment indémodable.

Impossible donc de renier, quinze ans après, mon choix initial … et obligation de renouveler ma sympathie et mon admiration à Mr Sandford.

Froid aux yeux (John Sandford)
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 16:12
Les infidèles (Fred Cavayé, Alexandre Courtes, Michel Hazanvicius, Eric Lartigeau, Emmanuelle Bercot, Jean Dujardin, Gilles Lellouche)

Après la musique le cinéma avec « Les infidèles » film récent (2012) réalisé par une mosaïque de réalisateurs français dont les deux acteurs principaux Jean Dujardin et Gilles Lellouche.

Remarqué en son temps en raison de ses affiches chocs et fortement misogynes, « Les infidèles » démarre fort par une scène réalisée Fred Cavayé dans laquelle deux jeunes quadragénaires encore bels hommes mais déjà murs, Fred (Jean Dujardin) et Greg (Gilles Lellouche) tous deux mariés, cherchent frénétiquement des jeunes femmes en boite de nuit tout en devisant sur leur condition d’hommes infidèles.

Greg semble celui qui a le plus de remords des deux, ce qui ne l’empêche pas de coucher avec son ami avec deux conquêtes éphémères de boite de nuit tout en s’encourageant mutuellement dans une scène d’une vulgarité flirtant avec le porno le plus bas de gamme.

Au retour de l’escapade, Greg se fait incendier par sa femme, Stéphanie (Géraldine Nakache) qui a bel et bien compris derrière les excuses bidons les infidélités de son mari et est proprement mis à la porte de chez lui.

Comme si cela ne suffisait pas Bernard (de nouveau Gilles Lellouche) est surpris par sa femme en train de copuler avec une infirmière dans un hôpital afin de déterminer la nature de son mal.

On bascule ensuite sous la houlette de Michel Hazanavicius, dans le monde des séminaires d’entreprises ou Olivier (Jean Dujardin) esseulé dans une ville de province, cherche à tout crin à avoir des relations sexuelles.

Sans réel charisme ni savoir faire, Olivier essuie déconvenues sur déconvenues alors que le meilleur vendeur du séminaire, joué par Lellouche, cumule les conquêtes malgré un handicap physique indéterminé qui le fait rester en fauteuil roulant.

Après d’humiliantes rebuffades et échecs de la réceptionniste espagnole, de la séduisante collègue de travail et même de Christine (Isabelle Nanty) la petite collègue boulotte sur laquelle désespéré il se rabat à 3 heures de matin, Olivier finit par répondre hypocritement aux SMS de sa femme dans le bus qui le ramène chez lui.

Avec Eric Lartigeau, nous suivons le dentiste Eric (Gilles Lelouche) orthodontiste aisé dans sa relation avec une jeune étudiante à la Sorbonne Inès (Clara Ponsot).

Le décalage entre le quadra amorti et l’étudiante pétillante se fait peu à peu cruellement sentir, avec les différences des centres d’intérêts, les amis étudiants fauchés et fumeurs de joints mais également avec l’envie d’Inès de sortir en boite de nuit après leurs ébats torrides dans un bel hôtel alors que lui n’aspire qu’à une bonne nuit de repos.

Bon an mal an, Eric suit Inès en boite et se trouve très mal à l’aise avec les délires lesbo-exhib de sa copine, les remarques acerbes des autres étudiants et de l’excentrique James (Jean Dujardin) ami complètement déjanté et fortement alcoolisé.

La soirée tourne au vinaigre et Eric est évacué par les videurs après avoir provoqué une bagarre.

Blessé et épuisé, il rentre chez lui au petit matin et invente piteusement une histoire d’accident pour maquiller sa soirée auprès de sa femme.

Avec Emmanuelle Bercot, vient un passage extrêmement pénible dans lequel Lisa (Alexandra Lamy) demande à son mari Thibault (Jean Dujardin) si il l’a trompé en dix ans, ce qu’il finit par avouer sous l’insistance de la jeune femme, tout en demeurant évasif sur la réalité des choses.

Folle de rage, Lisa perd les pédales sous l’avalanche de révélations et devient de plus en plus agressive, allant jusqu’à elle aussi avouer des relations extraconjugales pour elle aussi faire souffrir son mari.

Deux courtes scènes additionnelles de Alexandre Courtes ou Thibault (Guillaume Canet) sombre dans la panique après alors que sa femme débarque à l’improviste quelques minutes après que sa maitresse ne quitte l’appartement et Simon (Manu Payet) est pris en flagrant délit de bondage avec une vieille prostituée par sa femme, viennent compléter le tableau global des infidèles « Made in France ».

Et c’est dans un grand séminaire de groupe que les principaux protagonistes tentent sous la férule de la psychologue Marie Christine (Sandrine Kimberlain) de se défaire sans grand succès de leurs addictions.

On termine par une énième virée des deux compères à Las Vegas pour s’offrir selon le cliché une semaine d’orgies non stop au cours de folles nuits de débauche avec des stripteaseuses et des prostituées.

Contre toute attente, Fred et Greg se découvrent une attirance commune et finissent par avoir leur première relation homosexuelle.

Ils décident sur un coup de tête de refaire leur vie à Las Vegas et deviennent un célèbre couple de dresseurs de fauves à la Siegfried et Roy.

En conclusion, malgré quelques courts passages réussis, « Les infidèles » reste un film atrocement vulgaire stigmatisant les comportements masculins les plus lâches, stupides et bestiaux avec comme synergie fatale l’émulation masculine stimulant la chasse à la femelle et la performance sexuelle.

On retrouve donc quasiment le pire de tout avec Dujardin et Lellouche qui globalement pitoyables ne sortent pas grandis de cette expérience bien en dessous de la ceinture.

Le comble du malaise est atteint dans le face à face entre Dujardin et Lamy, également couple dans la vie qui s’expliquent sur fond de jalousie malsaine.

Dans le sketch le plus faible, on comprend que le duo s’est offert une virée délire à Las Vegas en toute obscénité.
Quelques réussites tout de même surnagent faiblement, comme dans le sketch du séminaire d’entreprise assez drôle et bien vu avec un Dujardin aux frontières du désespoir, celui assez bien vu de la douloureuse différence d’âge avec le quadra pathétiques et l’étudiante, et enfin le fameux séminaire des infidèles ou Guillaume Canet et Manu Payet se montrent assez irrésistibles.

Ceci bien entendu ne saurait combler l’immense sensation de médiocrité et de facilité de ce film aussi vulgaire et minable que ses affiches.

Les infidèles (Fred Cavayé, Alexandre Courtes, Michel Hazanvicius, Eric Lartigeau, Emmanuelle Bercot, Jean Dujardin, Gilles Lellouche)
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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 12:43
Vision thing (The sisters of mercy)

Beaucoup dernièrement de musique dans ces colonnes avec une variété importante des courants du rock abordés, allant du hard rock classique des Scorpions au rock progressif intello de The Mars volta avec à présent un détour vers le goth-rock des britanniques de The sisters of mercy.

Après « Floodland » déjà chroniqué il y a trois ans, voici à présent le tour de « Vision thing » et sa pochette ésotérique sortis en 1990.

Entrée en matière impressionnante avec « Vision thing » marqué par une rythmique industrielle froide, le mur de guitare de Tim Bricheno/Andrea Bruhm et la voix rauque désincarnée d’Andrew Eldritch.

On pense bien évidemment à une version plus rock que métal de Ministry pour le coté dur mais efficace du style.

L’intensité chute alors sensiblement avec « Ribbons » certes moins puissant et démonstratif mais plus sombre, rampant et torturé.

On trouve un groupe un tantinet plus relax avec « Detonation boulevard » sur lequel la fameuse choriste Maggie Reilly intervient afin d’adoucir un peu la rugosité d’Eldritch et « Something fast » propose un nouveau mariage vocal pour une belle ballade acoustique toute en souplesse et très réussie.

L’exploration sonore se poursuit avec « When you don’t see me » chef d’œuvre synthétisant toute la dimension épique et romantique de Sisters of mercy transpirant derrière ces structures froides et rigides.

Ceci donne le coup d’envoi à un succession de standards, l’accrocheur « Doctor jeep » bâti sur une rythmique intense et nerveuse puis « More » génial bijou noir de l’œuvre de Sœurs qui transporte véritablement l’auditeur dans un voyage musical puissant, sensuel et coloré avec cette fois le synthèse parfaite entre Eldritch et Reilly pour un résultat purement détonnant.

Sans même sans rendre compte, nous sommes déjà arrivé à la fin de l’album et une nouvelle splendide ballade, « I was wrong » vient nous cueillir en douceur pour un sommeil apaisé.

En conclusion, trop méconnu à mon gout surtout par rapport à son encombrant ainé « Floodland », « Vision thing » est un authentique bijoux noir montrant toute la qualité de composition de The sisters of mercy, groupe unique à mi chemin entre métal industriel et rock gothique.

Des hits bien entendus, nombreux composent la moitié de l’album avec en point d’orgue le chef d’œuvre « More » mais moins spectaculaires et tout aussi captivantes sont les magnifiques ballades toutes en émotion et en subtilité.

On se régale donc à son écoute en savourant le coté indéniablement culte de la formation qui fut pour moi une grande référence des années 80/90.

A découvrir ou à redécouvrir donc de toute urgence, avec un plaisir à vrai dire quasi intemporel comme pour tout ce qui concerne les grands chefs d’œuvre.

Vision thing (The sisters of mercy)
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