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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 18:26
The best of (Alice Cooper)

On revient à des grosses cylindrées solidement établies dans le monde du (hard) rock, Alice Cooper et un « The best of » sorti en 2007 de quinze titres qu’on estime fortement incontournable.

Sans surprise, « Poison » ouvre le bal portant au plus haut le hard fm musclé aux refrains irrésistibles.

Construit suivant le même moule, « Bed of nails » et « House of fire » déploient la même puissance soigneusement maitrisée explosant dans des refrains ultra entrainants.

L’auditeur ne peut que constater le savoir faire implacable du maitre sur « Love’s a loaded gun » qui balance encore plus fort, mettant en avant la voix rauque et puissante du chanteur.

Après pareille cavalcade, on redescend fugacement de plusieurs crans avec « Feed my Frankenstein » aussi balourd que le monstre du même nom mais comme on pourrait s’en douter le répertoire d’Alice est tel que ceci ne peut raisonnablement durer aussi le fracassant « Lost in america » impérial et directe vient il remettre les pendules à l’heure avec talent.

Un peu de douceur dans ce monde de brutes ? Ceci semble le cas avec « It’s me » ballade acoustique bien mièvre quand on connait les qualités de compositions du chanteur.

Alice ayant gagné son statut de légende du shock-rock au moins autant sinon plus par ses prestations scéniques que par la qualité de sa discographie, le disque offre deux titres live, « Billion dollar babies » un peu saccadé et poussif au niveau de la prise de son, « No more Mr nice guy » qui groove efficacement dans une ambiance chaude et organique.

On revient au répertoire studio avec « Stolen prayer » jolie ballade acoustique de seconde zone, « Snakebite » énergique mais assez éculé et poussif.

Il faut attendre « This maniac’s love in with you » pour retrouver le Alice à la conquête flamboyante dispensant une énergie communicative.

On découvre ensuite le costaud « Thrash » et ses guitares rentre-dedans auquel succède le très pop et insipide « Sideshow ».

Un ultime hit vient clore le disque, « Under my wheels », puissant et nerveux comme le démarrage d’une moto surgonflée.


En conclusion, comme on pourrait s‘en douter « Alice Cooper, the best of » ne peut complètement décevoir mais met surtout en avant dans ses premières et dernières parties les tubes hard fm tonitruants du chanteur et contient dans sa partie centrale un ventre mou assez dispensable avec son lot de ballades médiocres.

Construite sur des riffs durs à cuir, la musique d’Alice Cooper apparait donc puissante, simple, certes limitée voir stéréotypée mais surtout redoutablement entrainante voir festive.

On n’a donc pas l’impression d’écouter un génie du rock mais plutôt un honnête compositeur travaillant avec de bons guitaristes mettant en avant une voix agressive et rauque.

Alice Cooper ou la plus pure expression du hard rock ? Une musique surgonflée, exagérée, pas toujours de bon gout, pas toujours très inspirée, mais ayant connu son heure de gloire dans les années 80 principalement aux Etats-Unis en raison d’un virage plus commercial et calibré pour les radios.

L’artiste des années 70 me semblait pourtant un peu plus subtil, complexe et … à vrai dire intéressant !

Las ! Ce best of demeure tout à fait raccommodable pour les fans de gros son sans fioriture.

The best of (Alice Cooper)
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 16:51
Velociraptor (Kasabian)

La musique toujours et éternellement en ce beau week end printanier avec Kasabian groupe anglais formé au milieu des années 2000.

Sorti en 2011, « Velociraptor » est déjà le quatrième album d’un groupe formé de Tom Meighan (chant), Sergio Pizzorno (guitare/synthétiseurs), Chris Edwards (basse) et Ian Matthews (batterie).

Avec sa pochette façon hommes des cavernes et son titre attractif, « Velociraptor » débute par une belle surprise, « Let’s roll just like we used to » aux faux airs orientaux du « Kashmir » de Led Zeppelin.

Le charme et l’originalité du groupe apparaissent nettement sur « Days are forgotten » aux refrains mélodiques soutenus par des chœurs à la Enio Morricone d’une efficacité incontournable.

La voix de Meighan apparait comme le point fort du groupe comme sur la ballade « Goodbye kiss » plus conventionnelle mais joliment exécutée.

Le voyage mélodique continue ave « La fée verte » un peu trop long et languissant avant que « Velociraptor » ne vienne mettre un peu de dynamique dans cet édifice un peu trop sage et bien ordonné.

Nouvelle influence orientale marquée sur « Acid turkish bath (shelter from the storm) » beaucoup plus intéressant car sortant des sentiers battus.

La musique électronique pèse ensuite fortement sur « I hear voices » qui passe tout en souplesse et fluidité tout comme « Re-wired » de structure lui beaucoup plus classique.

Kasabian continue sur sa lancée avec son rock lisse et soigné jusqu‘à la fin du disque, déroulement tranquillement le sans surprise « Man of simple pleasures » puis le pénible « Switchblade smiles » et ses horribles bruitages électro avant de finir sur un ballade transparente de vide « Neon noon ».

En conclusion, « Velociraptor » fait pour moi l’effet d’un soufflet avec un début impressionnant et trois titres alliant puissance et audace avant de glisser progressivement dans style pop/rock britannique certes efficace mais un peu trop polissé à mon gout.

La relation avec Oasis est évidente ne serait ce que par le timbre de voix doux et un tantinet nasillard de Meighan qui rappelle bien entendu celui de Liam Gallagher.

Malgré une certaine efficacité et sans doute quelques hits bien calibrés amènes de séduire les charts, Kasabian ne fait figure que d’honnête groupe de pop/rock moderne et manque pour moi trop de personnalité pour sortir pleinement du lot.

Velociraptor (Kasabian)
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 11:53
I am what I am (Jerry Lee Lewis)

Nous plongeons toujours plus loin dans les origines du rock ‘n’ roll avec « I am what I am » best of de Jerry Lee Lewis, un des pionniers du rock des années 50 aux cotés de Little Richard, Chuck Berry et … sa majesté Elvis.

Pas de surprise donc avec « Whole lottta shakin goin on » hymne festif qui bouge gentiment avec tout l’abattage du chanteur.

Il est en effet question de la plus pure essence du rock ‘n’ roll avec « Great balls of fire » reconnaissable à son puissant groove de piano.

On ralentit le tempo avec « Big legged woman » bon vieux blues sans surprise avant de taper du pied sur le plus soutenu « Breathless ».

C’est même à un train d’enfer (pour l’époque !) que nous emmène Lewis dans les parties des collèges des 50’s avec « High school confidential ».

Puis brusquement, se révèle une facette plus crooner du chanteur avec les ballades assommantes d‘un autre temps « I’m throwing rice (at the girl I love) », « Crazy arms » et « That Lucky old sun ».

La verve sémillante du pianiste fou se réveille avec « What’d say », deux belles reprises de classiques de Chuck Berry « Sweet Little sixteen », « Johnny B Goode » enchainé d’une nouvelle surprise « Wild one (real wild child) » de l’australien Johnny O’Keefe.

On termine sur deux nouvelles reprises de sans doute les deux morceaux rock ‘n‘ roll les plus connus de l‘histoire : « Jailhouse rock » de King Presley et « Be bop a lula » de l’autre méga star de l’époque Gene Vincent.

En conclusion, « I am what I am » est un best of nous ramenant réellement dans les profondeurs de l’histoire du rock ‘n’ roll et en toute honnêteté ne rend pas particulièrement hommage au génie ou à la folie de Jerry Lee Lewis.

Quelques standards rythmés certes, beaucoup de ballades bluesy larmoyantes sans intérêt et une trop forte proportion de reprises de chanteurs pour moi plus doués et charismatique que lui.

Malgré le statut d’artiste culte des années 50, force est de constater que Jerry Lee Lewis est aujourd’hui un quasi inconnu en comparaison d’Elvis ou même Chuck Berry et Little Richard.

Difficile donc malgré le respect d’usage du à une icône des temps anciens, d’avouer un intérêt pour cette musique aujourd’hui datée et manquant de personnalité propre.

I am what I am (Jerry Lee Lewis)
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 23:00
Acoustic (John Lennon)

Après Janis Joplin, une autre idole de la musique sans doute encore plus grande John Lennon, l’un des pères du groupe le plus populaire de la pop music, les Beatles.

Mais Lennon a aussi produit un nombre plus que respectable de disque en solo ou avec sa femme Yoko Hono entre 1968 et 1980, date de sa mort après un des plus célèbres assassinat de tous les temps.

Sorti en 2004, « Acoustic » est une compilation des meilleurs titres du chanteur interprétés en version unplugged.

On commence par « Working class hero » splendeur mélodique habillant une analyse sociale profonde sur ce qu’on appelle communément les classes laborieuses abruties par leur travail, le sexe, la religion et la télévision.

Toujours dans la douceur vient « Love » beau et calme, l’anecdotique et passe partout « Well well well » et le très mollasson « Look at me ».

On appréciera davantage le ton original et les gros travail mélodique de « God » tout en souffrant sur le chant trop nasillard de « Cold turkey ».

Arrivent alors deux live pour tenter d’animer le disque, « The luck of irish » inspiré des chants traditionnels irlandais en duo avec Yoko Ono et « John Sinclair » aux forts accents country-blues tempérés par la voie si agréable de Lennon.

Après le court interlude éthéré féministe et un peu facile (!) de « Woman is the nigger of the world » vient encore un morceau sans relief, « What you got ».

Tout glisse en souplesse avec « Watching the wheels » à l’agréable charme aérien, avec un peu plus de rythme sur « Dear Yoko » bel hommage la femme/muse de Lennon avant le très relaché « Real love ».

L’auditeur voit enfin sa faim comblée par le live « Imagine » morceau culte interprété en live et peut clôturer tranquillement ce disque sur « It’s real ».

En conclusion, « Acoustic » est un album montrant toute la subtilité et la finesse des compositions de Lennon, avec en surplus cette voix célèbre si touchante émotionnellement.

Malgré les qualités indéniables de compositeur/interprète de Lennon, la succession des morceaux dénués d’électricité donne une impression de douce langueur qui peut finir par lasser sur la durée.

Prisonnier de sa formule, « Acoustic » est donc un joli album qu’on aurait aimé parfois plus animé, vivant avec plus de morceaux marquants.

Acoustic (John Lennon)
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 22:54
Janis Joplin : the essential (Janis Joplin)

Janis Joplin toujours avec « The essential » double best of sorti en 2003 regroupant la plus grande part des meilleurs morceaux d’une carrière météorique de seulement trois années.

On débute avec le célébrissime « Down on me » interprétée avec force et conviction.

Sur « Coo coo » la guitare tient (tout juste) tête à la puissance sauvage de la chanteuse ce qui n’est pas la cas de « Women is losers » ou le déséquilibre apparait flagrant.

Plus de charme, fluidité et un groove entrainant sur « Bye, bye baby » qui contient bon nombres d’attributs de ce qu’on appelle communément un tube.

Comme souvent compte tenu du tempérament excentrique de Joplin et de son répertoire relativement réduit, un premier live fait son apparition, « Ball and chain » blues énergique sans réelle surprise si ce n’est sa longueur assommante de huit minutes.

Rien à voir sans doute avec « Road block » rapide et échevelé avec son lot de hurlements et « Piece of my heart » autre standard aux refrains entrainants et musclés.

Plus sages, traditionnels et moins épicés sont « Misery’n » et le trop bluesy « I need a man to love » ou les grands éclats éraillés de la chanteuses se montrent irritants.

Gros son de guitare distordu, voix brisée par l’alcool et la cigarette, vient « Summertime » dégoulinant de souffrance.

Viennent ensuite cinq live destinés à combler les vides : « Flower in the sun » blues parsemé de cris, « Farewell song » un tantinet plus adouci et de fait écoutable, l‘hyper intense « Raise your hand » alliant cuivres et cris, « To love somebody » relativement apaisé » avant un ultime « Kozmic blues » trouvant enfin la grâce.

On aborde ensuite le second disque, « Try (just a little bit harder) » puissant et enlevé avec un chant hurlé parfois aux confins du supportable.

L’ambiance se fait plus calme et apaisée sur le classieux « Maybe ».

On croit rêver lorsque la tigresse se fait chatte sur les ballades « One good man », « Little girl blue », « Work me, lord », ce dernier se montrant purement et simplement assommant.

Un live plus loin « Tell Mama » survient « Move over » puissant, accrocheur et prélude au déroulement de quasiment tout l’album « Pearl ».

Beaucoup de ballades bluesy donc, « Cry baby », « A woman left lonely » « My baby » « Me and Bobby Mc Gee » entrecoupés « Half moon » un plus entrainant et groovy.

Après la courte mais divine illumination de « Mercedes Benz » on s’assoupit en douceur avec « Trust me » et « Get it while you can ».

En conclusion, aussi impensable que cela puisse paraitre, « Janis Joplin : the essential » ne m’a pas convaincu.

En cause principalement le style finalement assez classique de la musique, du rock transpirant le blues par tous ses pores, mais de manière plus gênante le style vocal certes explosif de la chanteuse mais par trop excessif et souvent douloureux à l’écoute tant la voix de Joplin charriait énormément de souffrance.

Janis Joplin chanteuse d’exception donc, révolutionnaire par son approche émotionnelle à « cœur ouvert » de la musique, par son excentricité et sa puissance animale mais au final juste une poignée de titres se détachent pleinement de son répertoire qui manque pour moi d’originalité et de consistance dont « Move over », « Mercedes Benz », « Piece of my heart » et autre « Down me ».

Pas d’adoration donc pour la grande icône du rock des 60’s mais juste un respect poli un peu embarrassé.

En tout état de cause, ce double bestof gonflé de live dispensables, s’avère parfaitement indigeste sur la longueur.

Janis Joplin : the essential (Janis Joplin)
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 20:41
Pearl (Janis Joplin)

Abordons à présent une grande dame de la musique, Janis Joplin, décédée précocement en 1970 et martyr emblématique du rock psychédélique des années 60 aux cotés de Jimi Hendrix.

En 1970, peu avant la mort de Janis sort son dernier album « Pearl » enregistré avec un groupe nommé le Full Tilt Boogie Band composé de John Till à la guitare, Brad Campbell à la basse, Clark Pierson à la batterie et Richard Bell-Ken Pearson aux piano/claviers.

Avec sa pochette montrant une chanteuse souriante mais aux traits fatigués sans doute usée par des années d’abus de drogues en tout genre, « Pearl » débute par « Move over » vif et rythmé mettant formidablement en valeur la voix explosive de l'enfant terrible du blues-rock.

La suite se fait plus bluesy avec « Cry baby » avec une usante exubérance vocale puis revient à un peu plus de sobriété sur « A woman left lonely » ballade gorgée de piano.

On groove fiévreusement avec « Half moon » puis s’enfile un sympathique petit instrumental bien vintage « Buried alive in the blues ».

Malgré les qualités indéniables de Joplin et l‘apport supplémentaire de chœurs gospel, une certaine monotonie s’installe sur « My baby » que ne vient pas contrarier le doucereux « Me and Bobby Mc Gee ».

Il faut attendre « Mercedes Benz » pour éprouver à nouveau sur moins de deux minutes le puissant frisson de la voix éraillée si puissante et émouvante de Joplin.

La lionne se fait un peu plus douce sur « Trust me » et tout ceci se termine sur « Get it while you can » non sans un certain panache.

En conclusion, « Pearl » conclut la carrière de l’une des chanteuses les plus excentriques de tous les temps, la grand mère d’Amy Winehouse, dans le plus pur style blues-rock si caractéristique de Janis Joplin.

Difficile pour moi d’adhérer à cette musique aujourd’hui datée et très répétitive dans ses structures.

Reste bien entendu la voix incomparable de Joplin, qui peut toutefois à la longue s’avérer éreintante dans ses multiples circonvolutions.

Vous l’aurez compris, malgré son statut culte, « Pearl » ne réunit pas à mes oreilles suffisamment de qualités pour me séduire.

Pearl (Janis Joplin)
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 23:00
Rome, saison un, épisodes un à trois (John Milius, Bruno Heller, William Mc Donald)

Une fois n’est pas coutume, une série télévisée est ici à l’honneur avec « Rome, saison 1, épisodes 1 à 3 ».

Cette série historique Co-crée par le cinéaste légendaire John Milius, Bruno Heller et William Mc Donald s’établit en 2005-2007 et reconnu un joli succès avant de connaitre un arrêt soudain en raison de difficultés budgétaires.

Les premiers épisodes nous propulsent en -52 av JC ou Jules César (Ciaran Hinds) vient de triompher du chef Gaulois Vercingétorix qui se soumet après la bataille d’Alésia, comme tout la Gaulle et place César, alors proconsul, en position d’homme fort.

Face à lui, Pompée (Kenneth Cranham) second consul régentant Rome, s’inquiète des victoires successives de celui qu’il estime être un dangereux rival devenant par les multiples cadeaux qu’il envoie au peuple, de plus en plus populaire.

La mort en couches de Julia, la fille de César accordée à Pompée pour sceller leur alliance, allume la mèche d’un conflit qui semble à terme inévitable, tant l’ambition de César parait insatiable.

Proche du Sénat et des cercles du pouvoir, Pompée manœuvre auprès des Patriciens et du redoutable orateur Caton (Karl Johnson) tous hostiles à César.

Brutus (Tobias Menzies) le fils adoptif de César, joue lui un rôle des plus ambigüe et se montre tout aussi proche de Pompée que de son père de substitution.

De son coté, César peut compter sur l’habileté de sa nièce la sexy Atia (Polly Walker), qui lui envoie son fils Octave (Max Pirkis) lui apporter un magnifique cheval blanc destiné à Pompée mais malgré son escorte, le jeune homme est fait prisonnier par des brigands gaulois au cours du trajet.

Prodigieusement irrité par le détournement de son cadeau, Pompée décide en représailles de faire dérober l’aigle impérial de César en Gaulle afin de provoquer un présage néfaste des Dieux concernant son aptitude à réussir son entreprise de conquête du pouvoir.

Quand César découvre le vol, il demande à son général Marc Antoine (James Purefoy) de monter une équipe pour retrouver le fameux aigle dérobé par des guerriers gaulois manipulés par les hommes de Pompée.

Le rustaud Marc Antoine ordonne alors au centurion Lucius Vorenus (Kevin Mc Kidd) de prendre avec lui un légionnaire buveur condamné pour indiscipline au combat, Titus Pullo (Ray Stevenson).

Le très discipliné et martial Vorenus doit donc faire équipe à contre cœur avec la brute à grande gueule mais contre toute attente, le duo tombe sur les gaulois ravisseurs d’Octave, les tuent et trouvent par hasard le fameux aigle ainsi qu’un serviteur de Pompée ce qui l’incrimine directement.

Couverts de gloire, les deux hommes gagnent le droit de rentrer chez eux tandis que César, conscient de la menace de destitution du Sénat, prépare soigneusement ses troupes fatiguées et démoralisées à entrer en armes pour prendre Rome par la force.
Dans la capitale romaine, la sulfureuse Atia utilise à merveille les attraits féminins pour proposer à Pompée sa fille Octavia (Kerry Condon) comme nouvelle femme de Pompée.

Homme d’âge mur, le proconsul honore la jeune femme mais lui préfère néanmoins pour des raisons politiques évidentes la plus âgée et réservée Cornelia Metella.

Ce refus arrange du reste fort bien la jeune rebelle Octavia qui peut ainsi retrouver son mari Gaius Marcellus Minor dont elle est folle amoureuse.

Arrivés à Rome, Vorenus et Pullo sont invités à manger par Atia en remerciement du sauvetage de son fils mais se disputent lorsqu’ils parlent politique, Vorenus restant par principe fidèle aux lois du Sénat et Pullo soutenant aveuglément César comme seul homme providentiel, puis finissent par se séparer pour retrouver chacun leurs centres d’intérêts respectifs.

Tandis que Pullo se rend dans les lupanars de Rome ou il se bat suite à un différent aux jeux et est grièvement à la tête, Vorenus retrouve lui sa famille et découvre avec stupeur que sa femme Niobé (Indira Varma) le croyait au bout de huit ans mort et que sa jeune fille Vorena (Coral Amiga) âgée de treize ans a eu un enfant avec le fils d’un bouvier.

Le retour de Vorenus à la maison est difficile, le centurion se montrant brutal et austère, tandis que Niobé lui tient tête, parfois effrontément.

En réalité, Vorenus ignore que l’enfant est en réalité celui de Niobé qui a eu un amant pendant qu’il guerroyait en Gaule aux cotés de César.

Le quotidien difficile du couple est changé lorsque Pullo grièvement blessé à la tête se réfugie chez Vorenus, qui paie un médecin pour le soigner.

Peu à peu, le généreux et vivant Pullo parvient à gagner la sympathie de Niobé et même de Vorenus …

Lorsque Marc Antoine nommé tribun à Rome est empêché au Sénat par un vis de forme d’exercer son droit de véto à un ultimatum lancé par la République contre César, les deux hommes sont enrôlés pour sa protection mais participent à une sévère bagarre de rue se soldant par de nombreux morts du coté des hommes de Pompée.

C’est donc en catastrophe que Marc Antoine, Vorenus et Pullo rejoignent le camps de César qui passe alors à l’offensive, passant le fameux fleuve Rubicon pour entrer en Italie.

Contre toute attente, Pompée qui estime ses légions insuffisamment formées pour tenir tête aux vétérans de la 13 ième légion de César, opère un repli stratégique laissant César s’avancer rapidement pour prendre possession de Rome.

Brutus et Caton suivent logiquement Pompée tandis que Atia sent le vent tourner, évite de peu le lynchage par les partisans de Pompée et reste fidèle à son oncle qui s’apprête à rentrer victorieux dans Rome.

Vorenus doit surmonter sa répugnance à violer les lois de la République et servir aux coté de Pullo dans les troupes de César face à celles en repli de Pompée.

Les deux hommes se rapprochent et Pullo dispense des conseils à Vorenus, pour régler ses problèmes de couple tandis que le légionnaire forte tête, sauve une jeune esclave Eirene (Chiara Mastalli), détenue prisonnière des hommes de Pompée.

On devine que la guerre entre Pompée et César ne fait que commencer …

En conclusion, « Rome, saison 1, épisodes 1 à 3 » est une œuvre intelligente et bien construite permettant au spectateur de s’immerger dans le monde complexe, fascinant, cruel et violent des intrigues du pouvoir romain.

Outre les luttes d’influences entre un dictateur usant de la force et une République menacée mais soutenue par un autre certes vieillissant mais toujours fort, le choix d’exposer le destin d’hommes plus modestes comme un centurion à la morale austère mal dans sa peau à son retour de guerre et un légionnaire indiscipliné, buveur, coureur et querelleur permet de donner un caractère plus humain au récit.

La reconstitution dans les paysages de la familière Europe (Italie) est de qualité, la violence et le sexe n’étant que au final plutôt relatives comparées aux excès de démence des principaux empereurs romains.

C’est d’ailleurs peut être le principal reproche qu’on pourrait faire à la série, une certaine sagesse alors qu’on pourrait s’attendre à une plus grande démesure.

A ce stade, les ingrédients semblent se mettre en place …

Rome, saison un, épisodes un à trois (John Milius, Bruno Heller, William Mc Donald)
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 09:50
Au Bonheur des Dames (Emile Zola)

Lire du Emile Zola constituant un grand bonheur, je me suis attelé cette semaine « Au bonheur des dames » paru en 1883.

Suite logique de la série des Rougon-Macquart, « Au bonheur des dames » est un roman contant à la fin du XIX ième siècle dans un Paris en pleine mutation en raison des travaux dirigé par le baron Hausmann, l’ascension des grands magasins au détriment des petits commerces de quartier.

Certains de ces grands magasins sont encore connus aujourd’hui : les galeries Lafayette, le Bon marché, le Printemps ou un peu plus loin de nous la Samaritaine, véritables temples de la grande distribution.

Le personnage principal est ici Denis Baudu, jeune provinciale venue de Valognes (Normandie) avec ces deux frères, Jean jeune homme volage et inconséquent et Pépé, alors petit garçon.

Dans une situation précaire depuis la mort de son père, Denis est venue à Paris chez son oncle Baudu propriétaire d’un magasin appelé le Viel Elbeuf.

Mais l’accueil réservé par le vieil homme n’est pas à la hauteur des espérances de Denise et si il trouve un hébergement pour les deux frères, il n’est compte tenu de la mauvaise situation de ses affaires pas capable de fournir une place de vendeuse à Denise.

Ayant un besoin aigu de travailler pour subvenir aux besoins de la famille, Denise tente alors de se faire embaucher au Bonheur des dames, grand magasin du centre de Paris (Place Gaillon) tenu par le provençal Octave Mouret dont la réussite fulgurante fait plus qu’inquiéter les commerces plus modestes aux alentours.

Malgré sa timidité et son manque d’expérience, Denise parvient à se faire embaucher comme vendeuse et découvre alors de l’intérieur la redoutable machinerie du magasin.

La réussite de Mouret s’explique par une politique commerciale extrêmement agressive, avec une variété quasiment infinie d’articles et des prix volontairement bas afin d’attirer la clientèle et de la pousser à acheter beaucoup et souvent.

Utilisant la publicité au moyen de voitures sillonnant la ville, Mouret se montre redoutable psychologue dont le but est de générer une certaine addiction chez les femmes en flattant leur propension à la coquetterie et si besoin à utiliser la faiblesse de leur fibre maternelle en proposant également de nombreux articles pour enfants.

Ambitieux, l’homme est également introduit dans les cercles bourgeois par sa maitresse Henriette Desforges, plus âgée et folle amoureuse de lui, qui lui permet d’approcher le fameux baron Hartmann responsable des grands travaux de rénovation de Paris dans le but d’agrandir toujours plus son établissement.

Cette volonté d’expansion est la source principale des affrontements avec les autres commerces plus traditionnels de quartier comme ceux des Baudu ou Bourras, vieux fabricant de cannes à la boutique mitoyenne au Bonheur des dames, qui a fait vœux de lutter jusqu’à la mort pour ne pas céder son commerce.
Denise découvre un monde très concurrentiel et hiérarchisé, une pyramide de vendeuses ou l’ancienneté prime et ou il est difficile de faire sa place lorsqu’on est chétive, timide et provinciale.

Prise en grippe par les autres vendeuses, Denise devient le souffre douleur du magasin qui lui soufflent les bonnes clientes et doit de surcroit vivre dans un grand dénuement dans une petite chambre de bonne sans chauffage.

Surmontant sa douleur et son humiliation, Denise tient bon notamment grâce à Pauline Cugnot, une autre vendeuse qui la soutient moralement.

Si la concurrence est présente chez les vendeuses du Bonheur, elle l’est également chez les vendeurs, avec de véritables luttes de pouvoir pour les meilleurs places aboutissant parfois à la disgrâce et au licenciement de cadres comme le chef de rayon Robineau, miné par un complot de l’intérieur fomenté par deux vendeurs arrivistes Hutin et Favier.

La sexualité est également présente au Bonheur, les cadres piochant allégrement dans le vivier des vendeuses pour assouvir leurs envies sexuelles.

Il est également courant que les vendeuses vivant sans cesse dans la peur du licenciement aient des amants qu’elles voient le weekend end afin d’améliorer leur train de vie.

Malgré les sollicitations de Pauline, la pure et naïve Denise tient bon, résiste à la tentation et repousse les avances de prétendants comme Deloche, vendeur embauché en même temps qu’elle.

Se sentant troublé par Mouret, Denise se trouve néanmoins écartelée entre la lutte commerciale entre Baudu et Mouret autour de la baisse continuelle des prix.

Cependant le courage voir l’entêtement de Baudu ainsi que ses quelques alliés dans le métier ne suffisent pas pour tenir la distance avec un magasin aussi grand et puissant que le Bonheur des dames et peu à peu le vieil homme s’épuise, s’endette, mettant dangereusement en péril son propre commerce.

Impossible en effet de lutter face à un génie commercial comme Mouret dont les méthodes en avance sur son temps dévastent le petit commerce et dont les appuis politico-financiers permettent de dévorer peu à peu le territoire autour de lui.

Cette lutte laisse des traces, les hommes s’usant la santé dans ces querelles d’affaires.

La mort de Geneviève Baudu amoureuse d’un homme qui ne l’aimait pas puis de sa mère, finit de faire péricliter l’affaire de la famille Baudu, déjà par ailleurs contrainte de vendre sa belle propriété de Rambouillet à une famille de vendeurs … du Bonheur des dames et même le vieux Bourras finit par voir sa maison détruite après avoir obstinément refusé de la vendre à prix d’or à Mouret.

Parmi les concurrents de Mouret, Robineau mort la poussière, se trouve ruiné et tente de suicider en se jetant sous un fiacre, tandis que Bouthemont plus avisé parvient à établir durablement ses Quatre Saisons malgré quelques coups durs comme l’incendie de son magasin.

Denise qui a connu la disgrâce du licenciement pour avoir refusé les avances du pervers Jouve le responsable de la sécurité, survivant un temps chez Bourras, est finalement reprise par Mouret, secrètement amoureux d’elle.

Malgré son attachement amical et familial aux gens du petit commerce, elle adhère aux valeurs de progrès véhiculés par le Bonheur des dames, capable de diffuser des produits de masse à bas cout à la population.

Sans le savoir, Denise va en se refusant sexuellement à Mouret qu’elle aime aussi au fond d’elle-même, prendre peu à peu l’ascendant sur son patron, devenu fou d’amour pour elle.

Mouret va favoriser son ascension, ce qui va lui permettre d’exercer sa finesse de jugement, son sens aigu du commerce et de mettre en place des mesures permettant d’améliorer les conditions de vie des employés.

Denise va même déboulonner Madame Desforges, vieille maitresse ivre de jalousie après un face à face terrible ou cette dernière cherchera à l’humilier et à la faire chasser par Mouret.

Elle gagnera peu à peu le respect des autres cadres, comme Madame Aurélie, austère première vendeuse et Boudoncle le bras droit de Mouret, qui malgré sa forte animosité finira par se ranger à la supériorité de la favorite du patron.

Après de multiples rebondissements dans cet amour inassouvi, Denise finira par céder à Mouret et à accepter de l’épouser, ce qui conduira à une sorte d’happy end.

En conclusion, « Au bonheur des dames » n’est curieusement pas le roman de Zola que j’ai préféré et constitue même une relative déception.

Bien entendu, le style de Zola est toujours présent et celui-ci s’exprime dans des descriptions pléthoriques des étalages des grands magasins afin de démontrer leur puissance souveraine mais finit par lasser par une certaine répétitivité.

On appréciera l’analyse fine des rouages du commerce de masse, de l’extrême précarité de la vie des vendeurs mais aussi de la violence de la concurrence externe avec comme armes la baisse des prix et le marketing (avant l’heure !) qui préfigurent ce qu’est devenu aujourd’hui la grande distribution actuelle, étranglant impitoyablement ce qu’on appelle le petit commerce spécialisé, de meilleur qualité mais aussi plus cher et avec moins d’éventail de choix.

J’ai moins apprécié la partie la plus fleur bleue du roman avec cette histoire d’amour assez improbable entre la jeune, fine, pure provinciale et l’homme d’affaires parvenu, trouvant qu’elle trainait trop en longueur et en sentimentalisme exacerbé.

Donc bien sur, « Au bonheur des dames » est un livre intéressant et bien écrit, mais n’est pas à mettre au même niveau que les plus grands chefs d’œuvres de Zola.

Au Bonheur des Dames (Emile Zola)
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 09:34
Dépression et des potes (Arnaud Lemort)

On change radicalement de registre avec une comédie française légère, « Dépression et des potes » de Arnaud Lemort.

Sorti en 2012, « Dépression et des potes » raconte la vie de Franck (Fred Testot), jeune parisien travaillant dans le monde du doublage de dessins animés, qui se trouve soudain atteint de dépression.

Mal dans sa peau, le jeune homme gâche un séjour à l’Ile Maurice avec Talia (Gyselle Soares) une jolie danseuse brésilienne qui le quitte dans la foulée.

La maladie le frappe alors de plein fouet avec un dégout de tout et une envie de rien.

Heureusement, Franck a pour l’aider ses trois meilleurs amis, Benoit (Arié Elmaleh) qui vient d’avoir son deuxième enfant, William (Jonathan Lambert) avocat fiscaliste et Romain (Ary Abitan), grand blagueur.

Alors que Benoit et Romain tente de minimiser ou de se défiler, William se montre le plus touché par la maladie de Franck et entreprend de l’aider en l’accompagnant à son appartement.

La cohabitation est en réalité des plus difficile car William se débat également dans une relation compliquée avec Isabelle (Charlie Bruneau) d’une jalousie maladive et qui le laisse plus que frustré sexuellement.

Un moment inquiété par la présence d’une arme à feu heureusement factice, William finit par dormir sur place et est réveillé par le retour de Talia venue chercher ses affaires.

Au travail, Franck s’enfonce dans un comportement agressif et cynique, évinçant les comédiens se présentant aux essais et se montrant insupportable avec son collègue Serge (Joseph Malerba).

Pourtant du coté de ses autres amies les choses ne sont guère plus brillantes, Benoit étant en réalité malheureux car un musicien frustré ayant renoncé à sa carrière pour sa vie de famille et venant de se faire virer de son job dans la publicité.

Quand à Romain, il vit une histoire complètement folle avec Laura (Laurence Arné) une belle aveugle qui provoque une crise cardiaque à son père (Eric Godon) au cours d’une partie de ping pong pendant le shabbat.

Perdu, Franck tente de se prendre en main, mais ni l’acuponcture, ni les tatouages, ni le yoga, ni la samba, ni les cours de portugais pour débutant ne parviennent à lui faire oublier sa chère Talia.

Après une soirée arrosée le quatuor se retrouve au poste de police mais cette expérience leur permet de prendre conscience de leur maladie commune : la dépression, ce qui ne fait qu’accroitre leur solidarité.

Chacun tente alors de se prendre en main avec plus ou moins de bonheur et (beaucoup de rires pour le spectateur).

Benoit rencontre Marc (Emmanuel Reichenbach) un chanteur québécois dans un bar gay ou il traine ses amis et décide de s’associer à lui pour se (re)lancer dans la musique tandis que Romain rencontre Ruth (Ginnie Watson) une imprésario américaine qui croit en son talent de scénariste/écrivain et lui propose après une folle nuit d’amour de partir avec elle tenter sa chance aux Etats-Unis.

La rupture avec Laura est inévitable et les présentations avec les amis puis les parents plutôt expéditives tant la décision de Romain parait inébranlable.

Peu à peu, la farouche Talia assouplit sa position et finit devant l’insistance de Franck et ses excuses sincères par accepter de le revoir.

Après une folle course poursuite avec des travestis et des policiers au Bois de Boulogne, les amis finissent par se retrouver à l’aéroport de Roissy ou William et Isabelle attendent un petit brésilien pour une adoption émouvante, Franck renonce à partir, retrouve Laura mais expédie ses parents à New-York pour vivre leur rêve d’intégration à la communauté juive et Benoit décide enfin de partir tenter sa chance comme musicien aux cotés de Marc tout en emmenant avec lui sa famille étrangement conciliante.

Franck en apparence guéri par le soutien de ses amis et la présence de à ses cotés de la belle Talia, est présent pour la photo de groupe finale …

En conclusion, « Dépression et des potes » est un joli petit film français servi surtout par des acteurs comiques de haut niveau.

Fred Testot, le second couteau d’Omar Sy, se montre particulièrement convaincant dans un rôle tout en retenue et en intériorité ou il dévoile une part de fragilité, de doute et de mal être que la majorité des gens se refuse à voir.

A ses cotés, tout le monde joue juste avec une galerie séduisante de trentenaires paumés mal à leur aise dans leurs aspirations artistiques frustrées : musique ou écriture avec la petite touche israélite en plus pour Ary « Monsieur too much » Abitan.

Les clichés certes abondent, notamment sur les Brésiliennes (jolies filles, danse, travestis) mais toujours dans un esprit de bonne humeur.

Lemort réussit donc son pari, aborder avec tact et légèreté un sujet apparemment délicat et éprouvant : la dépression nerveuse en proposant de vrais axes de réflexion autour de l’amitié comme socle de résistance face à l’isolement de l’individu dans la société moderne.

« Dépression et des potes » est donc à chaudement recommander … pour remonter le moral !

Dépression et des potes (Arnaud Lemort)
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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 08:24
Kiss of death (Motorhead)

Nous restons dans le domaine des dinosaures du hard rock avec « Kiss of death » de Motorhead.

Sorti en 2006, « Kiss of death » continue d’entretenir la flamme du trio anglais le plus féroce qui soit, capable à 60 ans de produire un album tous les deux ans.

Avec sa pochette bio-organique agressive à la H.R. Giger, « Kiss of death » commence par « Sucker » titre rapide, nerveux aux refrains efficaces.

On rétrograde de vitesse et de punch sur « One night stand » avec un Lemmy Kilmister comme souvent plus à la peine sur ses parties de chant.

Ce brave Lemmy s’échine sur le mid tempo sympathique mais sans éclat « Devil I know » semblable à des centaines de morceaux déjà composé par la tête de moteur qui se fait franchement laborieuse sur le mollasson « Trigger ».

Les roues patinent et s’embourbent sur « Under the gun » aussi faible que les autres et il faut attendre la power belle ballade semi acoustique « God was never on your side » pour trouver un Motorhead plus touchant.

Le son de la guitare de Phil Campbell s’épaissit sur « Living in the past » mais ceci ne suffit pas à dynamiser ce titre trop convenu.

Petit feeling rock ‘n’ roll bien insuffisant et chant catastrophique sur « Christine » avant une timide tentative de montée en régime sur « Sword of glory » enchainé du lourd « Be my baby ».

Le trio finit par conclure ce long album pénible par « Kingdom of the worm » lent, plat, monolithique et « Going down » enfin plus animé.

En conclusion, sous produit et faiblement interprété, « Kiss of death » donne la même impression que son successeur « Motorizer », celle d’un groupe fatigué tentant un peu vainement de souffler sur les braises à demi éteintes de sa flamme d’antan.

Semblant souffrir dans sa mécanique usée, Motorhead délivre une performance atone, sans souffle et inspiration, ce qui logiquement amène la question de la retraite bien légitime après toutes ces années.

Je ne peux donc que recommander de passer sa route sur cet album sans consistance et dénué de tout intérêt.

Kiss of death (Motorhead)
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