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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:39
Savage amusement (Scorpions)

Nous sautons quelques années et nous retrouvons à présent en 1988 avec « Savage amusement » des Scorpions.

En 1984, l’album précédent « Love at first sting » a donné un terrible coup d’accélérateur à la carrière des Allemands à la faveur de la ballade ultime « Still loving you » slow qui rapprochait les adolescents du monde entier dans les « boums » de l’époque.

Devenus des popstars interplanétaires, les Scorpions sont maintenant attendus au tournant.

Avec sa pochette sexy-glam, « Savage amusement » commence par le bien nommé « Don’t stop at the top » qui combine habilement les ingrédients du succès des Scorpions avec un mélange de guitares démonstratives et de refrains fédérateurs.

Reconnaissons l’exceptionnelle efficacité de « Rythm of love » tube dont les refrains emportent tout sur leur passage et si « Passion rule the game » ne contient pas le même impact, il n’en demeure pas moins tout à fait correct.

Le hard rock solidement charpenté mais sans réelle originalité de « Media overkill » passe comme une ombre, tandis malgré des refrains fédérateurs « Walking on the edge » peine à tenir la distance.

Les Scorpions appuient donc sur l’accélérateur, laissant les guitares de Michael Schenker/Matthias Jabs durcir le ton sur « We let it rock … you let it roll » au heavy metal lourd et emprunté.

On déroule « Every minute, every day » titre passe partout bien exécuté mais sans aucune surprise ni prise de risques, prend de la vitesse sur « Love on the run » et son heavy metal supersonique qui déboule toutes guitares hurlantes afin de finir par « Believe in love » nouvelle ballade obligatoire, mignonnette mais d’une très grande platitude comparée aux grands standards écrits par le groupe.

En conclusion, sans atteindre l’immense succès de son prédécesseur et proposer une pléiade de tubes, « Savage amusement » fait figure de solide album de hard rock mélodique dans lequel les Scorpions démontrent toute leur maitrise.

Mis à part « Rythm of love », aucun titre majeure ne figure en effet sur ce disque qui ne provoque que peu d’innovations ou de prises de risques.

Frileux, « Savage amusement » se contente de capitaliser prudemment sur le succès du précédent disque.

Il sera sans doute suffisant pour confirmer le succès des Allemands, mais ne parviendra pas à leur faire élargir leur base de fans.

A réserver donc aux inconditionnels du groupe, les autres pourront passer leur chemin en haussant les épaules devant l’intérêt relatif de l’œuvre.

Savage amusement (Scorpions)
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 10:18
Blackout (Scorpions)

Poursuite de l’exploration de la longue carrière de hard rockers des Scorpions avec « Blackout » l’un de leurs albums phares.

Sorti en 1982, « Blackout » affiche d’entrée une pochette agressive tranchant avec celles des albums précédents.

La tonalité est en effet rapidement donnée sur « Blackout » rapide et tonique avec déjà des riffs de guitare très punchy de la paire Rudolf Schenker/Matthias Jabbs.

On enchaine sans coup férir sur « Can’t live without you » construit sur le même moule mais aux refrains encore légèrement supérieurs avant d’aboutir sur un réel tube, « No one like you » poussant le sens de la mélodie encore plus loin avec la richesse du timbre de Klaus Meine et le superbe feeling des riffs de guitare rappelant le meilleur de Judas priest.

Le ravissement ne cesse pas et la face mélodique des Scorpions prend alors progressivement le dessus sur le très propre « You give me all I need ».

L’électricité du hard ‘n’ roll revient sur « Now ! » vif, teigneux en diable puis « Dynamite » authentique hymne puissant et dynamique sur lequel les guitares se déchainent en toute vélocité.

On revient à plus de calme sur le pépère « Arizona » et le long pseudo atmosphérique « China white » qui se montrent presque transparents en comparaison des flèches incandescentes décochées jusqu’à présent.

L’album se clôt sur une ballade, comme souvent sublime avec les Scorpions au meilleur de leur forme, « When the smoke is going down » avec une importante touche de mélancolie charriée par la voix douce de Meine.

En conclusion, « Blackout » est un excellent album de hard rock lorgnant fortement vers le heavy metal mélodique.

Les Scorpions musclent leur musique et font preuve d’une belle puissant de feu avec une pléiade de titres dynamiques sur lesquels la haute technicité des guitaristes fait figure d’arme maitresse.

A cette force s’ajoute la touche mélodique du groupe, toujours présente et garante d’une plus grande efficacité notamment par l’approche de radios.

Comme fer de lance de cette approche, on retrouve sans surprise Klaus Meine, dont la voix haut perchée si particulière appartient pour toujours à l’identité du groupe.

Rien à jeter donc sur ce « Blackout » qui à vrai dire pourrait tout à fait concourir pour le titre du meilleur disque des Scorpions, avec un excellent compromis puissance/mélodie le tout enrobé d’une efficacité à toute épreuve.

Blackout (Scorpions)
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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 17:45
X-men, days of future past (Bryan Singer)

Nous nous plongeons bien évidemment dans le « X-men, days of future past » de 2014 qui marque le retour dans la franchise de Bryan Singer.

Le scénario choisi est cette fois autrement plus audacieux et alambiqué que précédemment avec pour empêcher la destruction des mutants de le futur proche par un programme militaire haute technologie de robots Sentinelles capables de s’adapter à tous les pouvoirs mutants pour les contrer, l’arrivée de Shadowcat/Kitty Pride (Ellen Page) et Bishop (Omar « Intouchable » Sy) dans le présent afin d’avertir les leaders des X-men, le Professeur-X (Patrick Stewart) et Magneto (Ian Mc Kellen).

Comprenant l’urgence de la situation, Xavier et Magnéto choisissent d’envoyer Wolverine (Hugh Jackman) dans le passé afin d’empêcher la réalisation de l’assassinat de Bolivar Trask (Peter Dincklage) le concepteur des Sentinelles par Mystique/Raven (Jennifer Lawrence), évènement déclencheur de l’éradication mutante.

Etant choisi en raison de ses facultés régénératrices, Wolverine accepte non sans inquiétude un retour de son esprit en 1973, tandis que son corps restera en 2014, protégé par les X-men dans monastère montagneux reculé de tout.

C’est donc back in the 70’s qu’un Wolverine sans squelette/griffes d’adamantium tente d’approcher le Charles Xavier (James Mc Avoy) de l’époque, un jeune homme fragile s’injectant des doses massives de drogues pour contenir son pouvoir télépathique qui l’effraye.

Sans but, Xavier vit seul avec Hank Mc Coy/le Fauve (Nicholas Hoult) dans un grand manoir New-Yorkais en ruminant ses échecs passés et sa haine contre Magnéto (Michael Fassbender) incarcéré pour l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy.

Un peu dépité par cet accueil glacial, Wolverine parvient à convaincre les deux hommes de l’aider à libérer Magnéto pour retrouver Mystique, livrée à elle-même et avec le ferme intention de pénétrer les secrets de Trask, brillant ingénieur nain désireux de vendre ses robots anti mutants au gouvernement américain.

Les facultés déplacement à haute vitesse de Peter Maximoff/Vif argent (Evan Peters) sont une aide précieuse pour pénétrer la prison de haute sécurité du Pentagone dépourvue de toute partie métallique ou est détenu Magnéto.

Le jeune homme désinvolte et sympathique, déjoue toutes les sécurités pour permettre à Magnéto de sortir de sa cellule tandis que le brillant Fauve pirate le système de surveillance vidéo du bâtiment.

Vif argent est également crucial pour échapper aux balles non métalliques des gardes, permettant de le sauver ainsi que Wolverine et Xavier.

Xavier parvient à surmonter son ressentiment contre Magnéto et les deux hommes se mettent en quête de Mystique pour empêcher le fameux assassinat mais si Xavier espère la raisonner par dialogue télépathique, Magnéto souhaite lui l’assassiner.

C’est à Paris, au moment de signer l’armistice de la guerre du Viet Nam que l’occasion se présente car Trask tente d’y vendre ses Sentinelles aux belligérants.

Mystique comme toujours parfaite transformiste, prend l’apparence d’un général Viet cong pour s’inviter à la table des négociations mais est détectée par un appareil de Trask.

Wolverine et Magneto interviennent, empêchant l’assassinat mais pas Mystique blessée à la jambe de répandre son sang dans la rue au vue de parisiens terrifiés.

Le Fauve intervient pour empêcher Magneto de tuer Mystique et lui permet de s’échapper péniblement dans la rue en se fondant dans la foule.

Il est bloqué dans une fontaine, laissant les passants prendre peur face à son apparence bestiale.

Tétanisé par la vue de Stryker (Josh Helman), le militaire qui le torturera plus tard dans le cadre du projet X, Wolverine perd les pédales, son corps du futur griffant sauvagement la pauvre Kitty puis parvient à se calmer difficilement.

De retour aux Etats-Unis, Trask parvient à convaincre Nixon (Mark Camacho) d’organiser devant la Maison Blanche à Washington un show de démonstration des Sentinelles afin de prouver au monde qu’il existe une protection efficace contre ces mutants.

C’est à cette occasion que Mystique, remise de sa blessure, décide d’assassiner le dangereux ingénieur.

Tout le monde se retrouve donc à cette fameuse journée de démonstration, mais Magnéto s’apprête à prendre les choses en main en injectant du métal dans les Sentinelles afin de pouvoir contrôler leurs organes terminaux et de manière encore plus impressionnante, faire léviter l’arène d’un stade pour isoler la Maison Blanche du reste du monde.

Même si Nixon est évacué dans une pièce secrète blindée dans laquelle Mystique s’est introduite transformée en agent de sécurité, Magnéto qui domine la situation n’a aucun mal à bloquer le Fauve, Wolverine et Xavier en résistant aux pouvoirs télépathiques de ce dernier grâce à son casque, tout en tenant en respect les policiers avec ses Sentinelles, n’a aucun mal à l’en extraire.

Pire que cela, Wolverine dont le corps a été percé de barres de métal par Magnéto, est éjecté dans le fleuve pour une mort par noyade sans remords ce qui provoque l’agitation de son corps de 2014.

La situation n’est guère plus fameuse dans le futur car les Sentinelles génétiquement modifiées et donc quasiment invincibles, attaquent la retraite des X-men.

Le défense est alors acharnée, Tornade (Halle Berry) détruisant leurs vaisseaux porteurs dans une tempête, chargeant à bloc d’éclairs Bishop pour lui permettre de tirer sur les assaillants mais cela ne suffit pas et les X-men tombent courageusement mais un à un, tels Iceberg (Shawn Ashmore), Solar (Adan Canto), Colossus (Daniel Cudmore) surclassés par des parades à leurs pouvoirs de glace, feu et armure blindée.

Le courageux Warpath (Booboo Stewart) et le téléporteuse Blink (Fan Bingbing) sont également balayés.

Dans le passé, Mystique qui a réussi à blesser Magneto à la gorge par une balle en plastique tient en joue Trask mais est finalement raisonnée par Xavier et renonce à son projet d’exécution ce qui met fin in extremis à l’attaque mortelle des Sentinelles du futur.

Tout semble revenir à la normale en 2014 avec un Wolverine un peu sonné mais heureux de voir ses amis dont Cyclope (James Mardsen) et Jean Grey (Famke Janssen) s’épanouir à l’Institut Xavier même si dans le passé son corps inanimé est repêchée par l’abominable Stryker dans le but des fameuses expériences canadiennes …

Pour finir, un dernier clin d’œil est adressé a une future histoire mettant probablement en scène Apocalypse, le mutant immortel qui se dit dieu d’Egypte.

En conclusion,« X-men, days of future past » est construit sur un scénario diablement complexe et assez difficile d’approche qui peut parfois irriter par sa construction assez lente.

L’idée de faire plonger l’histoire dans les années 70 est habile avec une jolie reconstitution de l’époque sans toute la micro-informatique connue de nos jours.

Dans ce contexte le trio Wolverine/Mystique/Magnéto tient le haut de l’affiche, avec des acteurs hyper charismatiques dont Jackman qui devrait à mon sens se calmer à son âge sur les stéroïdes, Connelly aussi sexy que déterminée et Fassbinder ambitieux et froid.

Même si les Sentinelles constituent à elle seule un beau sujet, on regrettera l’absence de nouveaux héros/criminels de belle envergure et l’aspect faire valoir de Bishop, Colossus et Solar, Xavier et le Fauve s’en sortant de leur coté avec beaucoup plus de chance.

Autre critique, des scènes d’action quelques peu timorées, à l’exception du très vivifiant Vif argent, avant un final certes beaucoup plus impressionnant et dramatique.

Respect donc pour ce scénario audacieux et habile, mais petit déception donc quand au manque de renouvellement des personnages.

Singer signe donc une œuvre maitrisée et intelligente, qui aurait à mon sens gagnée à un peu de nouveauté.

Enfin, qui a dit qu’on s’attendait à voir Omar Sy promener le Professeur-X en fauteuil ?

X-men, days of future past (Bryan Singer)
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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 15:28
Tyson (James Toback)

Le noble art a toujours eu sa place dans ces colonnes aussi est-ce avec un grand plaisir que sera chroniqué le documentaire de James Toback intitulé « Tyson » consacré en 2008 au plus grand champion du monde poids lourd de ces trente dernières années, Mike Tyson.

En une heure et demi seulement, Mike Tyson accepte de se livrer comme jamais devant une caméra, parlant de son enfance dans le quartier défavorisé de Brownsville à Brooklyn avec un père inconnu et toute une flopée de beau pères se succédant au gré des liaisons de sa mère.

Jeune, Mike apprend la dure loi de la rue et bien que répugnant à se battre, doit faire usage de sa force déjà importante après qu’on ait massacré les pigeons qu’il élevait sur les toits de son quartier.

Sans repère, fasciné par les petits truands noirs de Brooklyn à la richesse tapageuse, Tyson rejoint une bande et commet des braquages avant de se faire coffrer par la police à seulement 13 ans.

En prison, Tyson découvre la boxe par l’ancien boxeur Bobby Irish Stewart, qui le stupéfait après un coup du foie qui le cloue au sol.

Ayant détecté les immenses capacités physiques de l’adolescent mais aussi sa grande fragilité vis-à-vis du monde du dehors, Stewart oriente Tyson vers l’entraineur Cus d’Amato, entraineur réputé de New-York.

On comprend très vite que la rencontre avec Amato est cruciale dans la vie de Tyson.

Comme dans les films, Amato va exercer sur le jeune homme le rôle de père qui lui a toujours manqué, forgeant son corps et son mental pour faire de lui un futur champion de boxe.

Complètement intégré au sein de la famille Amato, Tyson va prendre progressivement confiance en lui, comprenant qu’il peut faire autre chose de sa vie que d’être un délinquant.

Sur le ring, la combinaison Tyson-Amato fait des ravages et le jeune boxeur accumule les succès grâce à une vitesse et un punch phénoménaux.

Malgré quelques déconvenues pour les sélections des jeux olympiques de 1984, Tyson passe professionnel en 1985 avec Jim Jacobs et Bill Cayton comme managers.

La mort de Amato est une tragédie pour Tyson qui perd son père spirituel à seulement 19 ans.

Mais la machine crée par Amato est lancée et Tyson devient le plus jeune champion du monde des lourds en 1986 à seulement 20 ans.

Le monde découvre alors fasciné et terrifié, un boxeur petit mais ultra rapide et puissant, capable de ridiculiser des adversaires plus grands et lourds qu’il surclasse en vitesse et punch.

Ces années sont les meilleurs pour le boxeur, qui accumule les exploits sportifs et devient une star, propulsé en cela par son nouveau et sulfureux manager Don King, lui-même ancien repris de justice qui aura une influence néfaste sur son poulain.

Tyson change de vie, est adulé dans le monde entier, sort, côtoie beaucoup de femmes et épouse sur un coup de tête l’actrice Robin Givens âgée sensiblement du même âge.

Ce mariage est un naufrage, Givens demande huit mois plus tard le divorce et se répand dans la presse sur la personnalité dépressive voir violente de son ex-mari.

Profondément affecté par cette rupture, Tyson dérive, boit, se drogue, perd son assiduité à l’entrainement et se fait surprendre à la surprise générale en 1990 à Tokyo par le modeste James Douglas dans l’une des plus grandes surprises de l’histoire de la boxe.

Cette dérive s’accélère lorsqu’en 1992, Tyson est incarcéré pour un viol commis sur une candidate au concours de Miss Black America.

Il purge sa peine avec interdiction de s’entrainer, rase les murs, lit, se convertit à l’Islam par rejet de la société américaine.

Ce qu’il raconte sur la dureté de la vie en prison se montre effrayant avec des détenus de longues durée à tendances psychotiques lançant leurs excréments, mettant le feu aux lits, les viols, les révoltes et les cellules d’isolement ou il peut cultiver son penchant pour la solitude.

Sorti en 1995, Tyson n’est plus le même, ayant beaucoup perdu physiquement et mentalement en prison.

Il épouse sa psychologue la belle Monica Turner, avec qui il restera marié 7 ans et aura trois beaux enfants, mais qui finira par le quitter en raison de ses éternelles infidélités.

Après quelques matchs de rodage viennent les choses sérieuses avec le combat contre Evander Holyfield, vieux boxeur extrêmement résistant et courageux, qui ne se montra pas impressionné par l’aura bestiale de Tyson.

Holyfield le bat une première fois en 1996 à Las Vegas dans un match dur ou Tyson se plaint de coups de tête.

La revanche en 1997 tourne au psychodrame, Tyson perdant la tête, mordant à deux reprises son adversaire à qui il arrache un morceau d’oreille, se faisant disqualifier et suspendre après une bagarre générale sur le ring.

La violence et la provocation seront également au rendez vous face à l’imposant anglais Lennox Lewis, qui sera le dernier champion à le battre en 2002 avant une retraite définitive en 2005 face au modeste Kevin Mc Bride, Tyson ayant perdu le gout de combattre et ne s’estimant plus assez compétitif pour les grands titres.
En traçant le bilan de ses dernières années, Tyson exprime son amertume face à ses anciens managers requins, les Jacobs, Layton mais surtout l’affreux Don King qui l’escroquèrent en ne lui laissant que les miettes de l’immense fortune amassée sur les rings.

Le boxeur ne mâche pas ses mots sur King, le traitre qu’il est allé piétiner dans un hôtel de Beverly Hills avant de ne récupérer que à peine 10% de ces gains par la voie légale.

Il évoque également sa passion des femmes, son instabilité amoureuse, ses innombrables conquêtes attirées par sa célébrité, sa réputation d’athlète brutal et son argent.

Etonné d’être encore en vie à 40 ans, Tyson n’avait rien prévu et va devoir se chercher une nouvelle vie, loin de la boxe mais en relation avec ses enfants dont il semble fier.

En conclusion, « Tyson » est un documentaire à l’image de son sujet, âpre, intense, captivant et constituerait sans problème le biopic d’un film hollywoodien.

Derrière la brute bodybuildée, se dessine un homme fragile, en proie à de grandes difficultés et angoisses existentielles qu’il masque à travers une agressivité et un mode de vie extravertie.

Personnage sans limite, extrême dans son rapport au sexe et à l’argent, Tyson semble vivre toujours en cherchant à se bruler les ailes.

On demeure également abasourdi de voir l’influence de son premier coach Cus Amato, sorte de Mickey des Rocky, qui le tira vraisemblablement de la rue et d’une mort précoce dans l’anonymat, la violence et la misère.

Bien entendu, j’ai adoré voir ce champion mythique ouvrir son cœur mais ai également gouté les analyses techniques, notamment de boxeurs français (Fabrice Benichou, Souleymane M’Baye, Thierry Jacob, John Dovi, Dominique Nato …), louant la technique simpliste du boxeur en basant tout sur la vitesse et le punch pour faire la différence, mais également le terrible ascendant psychologique qu’il exerçait sur ses adversaires qui perdaient leur moyens face à lui.

Au-delà du témoignage, on restera sans voix sur les vidéos du Tyson du début des années 80, ce félin musclé, rapide et féroce, broyant de la puissance de ses coups surnaturels les corps martyrisés de ses adversaires.

Monumental donc, avant de découvrir le livre " La vérité et rien d'autre" sorti en 2013 ?

Tyson (James Toback)
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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 09:09
JLA/Avengers, tome 3 (Kurt Busiek, George Perez)

Nous restons dans le monde des super héros avec « JLA/Avengers, tome 3 » de Kurt Busiek (scénario) et George Perez célébrissime dessinateur.

Sortie en 2003-2004, cette mini saga en trois épisodes a pour principal mérite d’accéder à un vieux rêve de fan, provoquer un méga crossover entre les deux principales équipe de super héros du monde Marvel et de celui de DC comics, les Vengeurs et la Ligue de Justice Américaine.

Dans le troisième volet de la série, les héros qui se remettent de leur match pour le compte d’un nouveau jeu XXL fomenté par une alliance entre le Grand Maitre et Metron, voient leurs réalités tanguer dangereusement alors qu’ils s’apprêtent à fraterniser.

Le Docteur Fatalis semble en effet avoir été vaincu par la JLA avec une aide inattendue d’œil de Faucon, ce qui provoque l’animosité de son rival Green Arrow avant une téléportation sur l’hydrobase des Vengeurs, qui viennent de leur coté de vaincre le robot Brainiac.

Seuls Captain america et Superman se montrent capables de percevoir les altérations de la réalité et les multiples sauts spatio temporels que les deux équipes effectuent.

La tension monte donc d’un cran entre les deux leaders qui s’accusent mutuellement du phénomène.

Alors une explosion se produit et on retrouve un duo improvisé Vision/Aquaman dans les décombres d’une ville ressemblant à Metropolis.

Agressé par une équipe de super criminels dans lesquels on reconnait le féroce Shrapnel, le vicieux Sonar et la vénéneuse Poison Ivy au milieu d’autres durs à cuirs, Vision et Aquaman se défendent avec courage mais semblent submergés.

Heureusement l’association JLA/Avengers (Iron-man, Green lantern, Thor, Wonder Woman, Captain america) survient et permet de prendre aisément le dessus sur ce groupe se disant travailler pour un maitre mystérieux, dont Thor se propose de suivre les émanations grâce aux pouvoirs de son marteau.

Dans le New-York des Vengeurs, un gigantesque incendie éclate et mobilise les forces communalisés du reste des deux équipes (Superman, Batman, Martian Manhunter, Flash, Sorcière rouge, Guêpe, Goliath).

Cette fois ce sont les facultés télépathiques du Manhunter qui permettent de remonter à la source de ces fluctuations d’énergie et de joindre l’équipe de Metropolis pour enfin identifier l’auteur de ces troubles, le dénommé Krona, piégé entre deux réalités par le Grand Maitre après l’avoir agressé.

Il faut une double intervention de Green lantern et de la Sorcière rouge qui connectent leurs pouvoirs mystiques aux esprits de leurs amis pour bloquer en apparence le processus de distorsion enclenché par Krona

Après un semblant de répit, les deux camps comprennent que Krona n’est pas définitivement neutralisés et reçoivent l’aide impromptue du mystérieux Phantom stranger pour retrouver la trace du Grand Maitre, grièvement blessé par Krona mais encore conscient qui leur explique qu’il a piégé son agresseur entre leurs deux univers pour mettre fin à ses ambitions, mais que ceci n’a fait que provoquer chez lui une envie de créer un nouveau Big Bang afin de devenir l’égal d’un Galactus en termes de connaissances et pouvoirs cosmiques.

Toujours affaibli, le Grand Maitre montre aux héros ce qu’adviendra leurs futurs respectifs et individuels si ils interviennent pour rétablir la réalité, ce qui glace le sang de certains en se voyant aux devants d’échecs, de pertes, de morts et de folie.

Mais les héros étant des héros, ils surmontent leurs appréhensions personnelles au profit d'une cause collective plus noble, se fédèrent pour partir ensemble à l’assaut de la monstruosité cosmique appelée Krona.

En conclusion, malgré sa complexité, « JLA/Avengers, tome 3 » ne déçoit pas et tient solidement la route en proposant une explication acceptable de la confrontation de deux univers soigneusement disjoints pour des raisons commerciales et artistiques, ceux de Marvel et de DC.

Le concept d’altération de la réalité est séduisant, et le lecteur apprécie qu’on joue avec ses sens dans de multiples sauts spatiaux jusqu’à découvrir la trame se déroulant.

Au cours du récit on apprend également que des précédents de rencontres entre les deux camps existent avec des alliances de super criminels de premier plan : Ultron et Amazo, le Moissonneur et la Clé, Kang et le Seigneur du temps.

Mais sans doute encore plus que ce récit de bonne facture, ce sont les dessins somptueux de Perez qui viennent ici couper le souffle, avec un déferlement de majesté, de finesse, de puissance et de couleurs plongeant le lecteur dans un ravissement des sens à chaque page.

Remarquable, habile, excitant, splendide visuellement, ce crossover ne dépareille pas dans la longue histoire Marvel/DC comics et honore ces auteurs !

JLA/Avengers, tome 3 (Kurt Busiek, George Perez)
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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 08:00
Silver surfer n°82 (Ron Marz, Ron Lim)

En 1993, Ron Marz (scénario) et Ron Lim (dessins) s’inscrivent dans la nouveauté pour « Silver surfer n°82 ».

On retrouve ici un nouvel ennemi, le redoutable Tyrant vaguement inspiré du « Predator » de John Mc Tiernan, mais doté d’immenses pouvoirs techno-cosmiques faisant de lui un des plus redoutables conquérants de l’univers.

Ici une coalition de super héros de premier rang formée autour du Surfer d’argent, le Thor chevalin Beta Ray Bill, le fier Gladiator et son iroquoise, les deux faux jumeaux ennemis Terrax et Morg et Ganymède appartenant à la Consoeurie la race ennemie de Tyrant, apparait vaincue et capturée par le conquérant qui utilise une machine complexe pour drainer lentement leur énergie et alimenter les siennes, déjà incommensurables.

Fort heureusement l’arrivée impromptue du Valet de cœur sur le vaisseau de Tyrant, son obstination à ne pas céder face à un adversaire plus puissant que lui et son noble sacrifice qui le conduit à se faire exploser pour libérer une énergie suffisante pour libérer ses alliés, change la donne.

Sous l’œil attentif de Galactus qui observe de loin la scène, les héros libérés affrontent Tyrant et ses nombreux robots de combat.

Le monstre semble suffisamment fort pour encaisser sans broncher l’impact du marteau de Beta Ray Bill, la rafale solaire de Gladiator ou d’écarter sans ménagement le pouvoir cosmique du Surfer d’argent.

Il est vrai que nos héros ne peuvent compter sur Morg et Terrax, qui aveuglés par leur haine réciproque préfèrent se battre entre eux plutôt que d’affronter un ennemi autrement plus menaçant.

Après une attaque surprise de Ganymède qui plante une lance dans la tête de Tyrant et une dernière charge désespérée du Surfer, les héros doivent reconnaitre leur défaite face à un pouvoir qui les surpasse tous, individuellement et collectivement.

C’est à ce moment que Galactus fait son apparition et engage une négociation avec Tyrant qui réclame une portion de l’Univers pour calmer ses ardeurs de conquérants.

Après une rapport de force tendu et un conflit apparemment trop lourd pour les deux parties, Galactus cède en apparence, récupérant les héros vaincus à l’exception de Morg, son dernier héraut, vicieusement gardé en otage par Tyrant pour préserver un semblant de neutralité.

Après avoir récupéré un Valet de cœur sérieusement blessé mais vivant et pris en charge par Ganymède, les héros quittent la base de Tyran.

Le Surfer salue la vaillance de ses deux nobles amis, Beta Ray Bill et Gladiator avant de se séparer à nouveau.

En conclusion « Silver surfer n°82 » contient tous les ingrédients d’une magnifique saga cosmique contre un ennemi de calibre supérieur, capable de tenir tête à Galactus.

Sorte de monstruosité techno-organique avide de pouvoir, Tyrant fait ici son apparition sans posséder toute fois la subtilité et profondeur d’un Thanos ou d’un Galactus, autres grands méchants cosmiques célèbres.

L’alliance des héros contre cette nouvelle menace est superbe, et il est très excitant de voir Gladiator lutter aux cotés du Surfer d’argent, de noter la noblesse du Valet de cœur, et la brutale stupidité de Morg, sorte de pire incarnation du déjà très bagarreur et instable Terrax.

Servi par le style puissant et percutant de Lim, ce « Silver surfer n°82 » constitue une véritable petite merveille de guerre cosmique à échelle réduite !

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 18:58
Silver surfer n°57 (Ron Marz, Ron Lim)

Nous sommes toujours en 1991 avec Ron Marz (scénario) et Ron Lim (dessins) aux commandes pour ce « Silver surfer n°57 ».

Tandis que l’affreux Captain Reptyl dérivant dans l’espace s’entoure d’un cocon afin d’effectuer une mue reptilienne visant à faire de lui une créature encore plus dangereuse, le Surfer d’argent, encore sonné d’avoir manqué d’un cheveu de dérober la gant d’Eternité à Thanos, est happé dans le monde mystérieux d’une créature appelé Réalité virtuelle se présentant sous les traits d’un homme.

Persuadé que Thanos l’a expédié dans ce monde pour se débarrasser de lui, le Surfer questionne son hôte pour trouver un moyen de sortir, mais celui se détache apparemment de la quête du Titan fou et tout en répondant de manière évasive, projette devant lui les pires tréfonds de son psychisme.

Profondément ébranlé, le Surfer voit donc sa Mère suicidée sous ses yeux d’enfants, l’enterrement de son Père, retrouve son comportement revêche et égoïste avec sa bien aimée Shalla Ball, tout d’abord enfant puis en tant que scientifique, avant enfin la séparation finale une fois devenu Surfer d’argent.

La désagréable exploration continue avec la mise à mort de monde pour le compte de Galactus qu’il accepta de servir et toujours cette recherche de solitude en fuyant par exemple les Défenseurs avec qui le Surfer fit temporairement équipe, mais également les quelques femmes qui séduisirent temporairement son cœur : Mantis et Nova.

On termine enfin sur une ultime défaite, celle-ci occasionnée par Thanos.

Devant les féroces dénégations du Surfer qui estime que sa vie entière ne peut se résumer à des échecs et des traumatisme, la Réalité virtuelle répond qu’il ne fait que mettre en lumière comment celui-ci se voit lui-même …

En conclusion, « Silver surfer n°57 » marque un temps d’arrêt notable dans la perpétuelle séquence d’action de notre super héros argenté bataillant souvent fermement contre des ennemis d’envergure cosmique : demi dieux, monarques de planètes ou eux même anciens hérauts de Galactus.

Ici point de spectaculaires combats dans l’espace, mais une douloureuse introspection sur une vie difficile, faite de solitude, de renoncement et peut être également d’une certaine dose d’égoïsme.

Subtilement mis en face de ses failles mentales, le Surfer a bien du mal à répondre à ce type de mise en cause il est vrai atypique, et se trouve mal à son aise, en position de justifier une vie de sacrifice dévouée à des causes très hautes au détriment de la satisfaction des relations de proximité avec la famille, les amis et ses relations féminines.

On saluera donc cette digression intelligente explorant avec talent et profondeur, le psychisme profond du Surfer d’argent, tout en reconnaissant le machiavélisme infernal de ce diable de Thanos !

Silver surfer n°57 (Ron Marz, Ron Lim)
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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 18:11
Silver surfer n°52 (Ron Marz, Ron Lim)

En 1991, Ron Lim dessine toujours à merveille son Surfer d’argent mais c’est Ron Marz qui officie à présent au scénario pour ce « Silver surfer n°52 ».

Dans cet épisode très lié à la quête de Thanos concernant le gant d’éternité et les fameux joyaux de l’infini, Firelord le héraut de Galactus se trouve désorienté lorsque Thanos fait disparaitre la moitié de la population de l’Univers en présent pour sa compagne la Mort.

Resté seul sur la planète Titan, satellite de Saturne avec un Drax montagne de muscles et d’agressivité mais doté du cerveau d’un enfant, Firelord utilise le jeune Tycho seul survivant de la race des Eternels, pour interroger les systèmes informatiques de Titans concernant la situation.

Devant leurs yeux ébahis, ils assistent à un enregistrement d’un combat entre Thanos et le Surfer d’argent, avec ce qui ressemble à une victoire du second dans des conditions troubles qui ne convainquent pas Drax.

Contre toute attente, le frêle équilibre psychique de Drax bascule et celui-ci agresse Firelord sans préavis avec la ferme intention de le tuer.

Gardant son calme contre les assauts furieux du Destructeur, Firelord finit par user de sa flamme cosmique pour le repousser avant qu’une intervention de Tycho finisse par casser l’élan de la brute cosmique.

Cette pause permet de mieux comprendre le passé de Drax, tout d’abord tué par sa fille Dragon-lune avant d’être recrée pour tuer Thanos avec une alliance avec le Surfer d’argent, malheureusement vouée à l’échec.

Finalement raisonné, Drax accepte de voyager avec Firelord dans l’espace pour retrouver le Surfer sur terre, mais le duo improvisé est happé par une porte mystique crée par le Docteur Strange en vue de le rapatrier sur Terre afin de constituer une alliance de super héros contre la terrible montée en puissance de Thanos.

En conclusion, même si il ne fait pas spécialement honneur à son héros, « Silver surfer n°52 », est une belle aventure originale, faisant figure de savoureux prélude au fabuleux défi de Thanos, must du comic book Marvel des années 90.

Servi par le style toujours puissant, tonique et flamboyant de Lim, « Silver surfer n°52 » met en avant un duo improbable composé de deux personnalités secondaire de Marvel, le brulant Firelord et la brute surpuissante Drax, mue par une obsession quasi maladive concernant son pire ennemi, Thanos.

Non majeur sans doute, mais agréable dans un cadre plus grandiose fort bien connu des amateurs de comics épiques !

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 16:08
Silver Surfer n°27 (Steve Englehart, Ron Lim)

Le Surfer d’argent toujours mais dans des aventures plus lointaines en 1989 avec « Silver surfer n°27 ».

Ici Steve Englehart (scénario) et Ron Lim (dessins), montre un Surfer semblant avoir choisi son camp en plein milieu de la sempiternelle guerre entre Krees et Skrulls, avec un préférence très nette pour ces derniers en dépit de leurs détestables méthodes invasives.

Sur la planète Satriani (bel hommage au guitar-héro fan du Surfer), le Surfer prend conscience de l’importance de l’impératrice Skrulls, S’Byll, qui réimplante le pouvoir de changer de changer de forme à son peuple, tandis que du coté des Krees, Clumsy Foolup, un ancien membre d’équipage de Captain Reptyl, allié des Skrulls accepte de trahir son maitre en échange de la protection du leader suprême.

En réalité, Foolup n’est qu’un pion manipulé par un doyen de la Galaxie, le Contemplateur dont le corps a été tué et dévoré par Reptyl, mais dont l’esprit encore vivant peut encore agir par manipulation pour prendre sa revanche.

Sur Satriani, le Surfer d’argent allié au Super Skrull doit faire face au redoutable Etranger, divinité supérieure de l’Univers, qui capture S’Byll pour étude et l’emporte avec lui malgré une résistance acharnée des deux héros surclassés par plus fort qu’eux.

La situation gagne en confusion lorsque la race extra-terrestres de Badoons alliée des Krees malgré son apparence de reptile, est débusquée de son invisibilité sur Satriani et engage le combat contre les Skrulls sous les yeux de Reptyl qui observe la situation depuis son vaisseau.

Ceci n’empêche pas le Surfer vexé d’avoir été aussi sèchement écarté par l’Etranger, de se lancer à sa poursuite dans l’espace, et si le combat s’équilibre, sa puissance ne suffit pas néanmoins à libérer l’impératrice.

Un nouveau retournement survient quand Reptyl négocie avec l’Etranger de lui donner tout son équipage dont un pilote mutant contre S’Byll ce qu’il accepte assez facilement à la surprise générale et disparait aussi soudainement qu’il était venu !

Surmontant sa répugnance envers les Skrulls, Reptyl s’allie avec eux en raison d’une solidarité entre reptiles face aux Krees humanoïdes qui de leur coté, s’apprêtent à utiliser Foolup comme appât pour l’attirer à eux tandis que le Contemplateur observe la scène en silence.

En conclusion, « Silver surfer n°27 », n’est pas malgré la belle réputation du duo d’artiste officiant, un grand cru.

On trouve le Surfer un brin perdu dans cette guerre Krees-Skrulls et englué dans une alliance contre nature auquel personne ne croit en la solidité.

Les retournements sont des plus improbables et le design du fameux Captain Reptyl des plus grossiers.
Du coté plus positif, on appréciera un face à face spectaculaire entre le Surfer et l’Etranger même si celui-ci apparait un ou deux crans au dessus et le graphisme toujours puissant et dynamique de Lim.

Ceci ne suffira pas cependant à rentre ce n°27 impérissable.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 22:22
Silver surfer tome 2, révélations (Dan Chariton, Stacty Weiss, Lan Medina)

La collection 100% Marvel avec en 2004, « Silver surfer 2, révélations » de Dan Chariton/Stacy Weiss (scénario) sur des dessins de Lan Medina.

Cette grande fresque au scénario alambiqué et ambitieux voit le Surfer chargé par une divinité supérieure appelé Ayaman, de rassembler les enfants au patrimoine génétique le plus intéressant pour les embarquer dans un vaisseau spatial afin d’échapper à la destruction imminente de l’humanité arrivant par Mardouk, sorte de machine géante de la taille d’une planète.

Véritables démiurges, la race des Annukis seraient responsables du peuplement des planètes, comme la Terre, ou ils déclenchèrent la création de l’homme mais sont également à l’origine de la venue de Mardouk sensé éliminer l’homme lorsque celui s’engage sur une voie qu’ils jugent néfaste à son évolution.

Mais le Surfer, tiraillé par son éternelle attirance pour l’espèce humaine, répugne au fond de lui à laisser périr la Terre, et fait une première entorse à sa mission en ramenant un des enfants du vaisseau, Ellie à sa mère Denis Waters, voyante noire de la Nouvelle Orléans.

Ellie n’est cependant pas une enfant comme les autres et déchaine d’immenses pouvoirs tuant un commando américain envoyé par le milliardaire Stewart Acheron pour récupérer son fils Gabriel également enlevé par le Surfer en raison de ses facultés surhumaines.

Tandis que Ellie, Denis et un policier nommé Elvis se lancent dans une cavale, le Surfer emmène Gabriel sur le planète Sof, sorte de paradis ou les enfants sauvés pourront échapper à Mardouk, se développer avant de venir repeupler d’autres mondes dont la Terre.

Sur Sof, Gabriel se voit enseigner une leçon de philosophie par une petite femme nommée Aya, qui unie à son mari Aman, forme Ayaman rappelle à un Surfer en plein questionnement la nécessité de sa mission.

Le Surfer revient donc avec Gabriel sur le vaisseau et met au courant l’alien Amnel de ses intentions de voyages.

En Louisiane, ou Ellie et ses alliés ont trouvé refuge chez une adepte du vaudou, Elvis gamberge lui-aussi et finit par droguer la mère et la fille pour livrer Ellie aux militaires de Acheron.

A son réveil, Denis désespérée se blesse grièvement au volant d’un camion et est recueillie dans le vaisseau alien du Surfer ou Amnel lui procure des soins extra-terrestres et la rassure quand au devenir de sa fille.

De son coté, Acheron tente d’amadouer en douceur Ellie sur une ile du Pacifique surveillée par d’importants effectifs militaires mais la jeune fille se montre toujours aussi imprévisible, capable de projeter d’énormes quantités d’énergie suffisantes pour couler des navires et secouer Acheron à tel point que les militaires sont obligés d’intervenir pour la neutraliser.
Le Surfer qui tente de la secourir sur une ile du Pacifique rebrousse brutalement chemin après avoir subi des tirs de missiles et décide de se focaliser sur sa mission d’évacuation.

Ceci n’est pas du gout d’Amnel qui après avoir promis à Denise de secourir sa fille, se rend sur Terre dans un vaisseau spatial ou il est abattu par les militaires au grand dam d’Acheron qui redoute l’escalade à l’arme nucléaire promise par le gouvernement américain.

Mais le Surfer intronisé Commandant par les aliens, se montre incapable de piloter le vaisseau jusqu’à sa destination car il n’est pas toujours convaincu en son fort intérieur de la légitimé de sa mission.

Etrangement il trouve en Denise un soutien inattendu, car celle-ci lui rappelle Shalla-ball son amour de jeunesse laissée sur la planète Zenn-la et prend finalement la décision de revenir sur Terre chercher Ellie afin de trouver l’apaisement de sa conscience et les capacités à piloter le vaisseau.

Sur Terre, le Surfer essuie un tir des missiles nucléaires, parvient de justesse à contenir l’explosion, mais ne peut empêcher la mort d’Acheron et le déchainement du pouvoir de Ellie qui détruit tous les militaires en bordure de l'atoll en représailles.

Perturbé par la mort de son père, Gabriel profite de l’occasion pour prendre le contrôle du vaisseau libérant d’énormes pouvoirs jusqu’ici à l’état latent, tuant son rival cyborg Noah, puis fédérant les autres enfants pour capturer l’équipage alien.

En réalité, l’enfant est manipulé par Mardouk pour retourner le vaisseau contre la Terre afin de provoquer un choc ayant pour but la destruction de la race humaine.

Bien que sonné par l’attaque nucléaire, le Surfer se reprend, intervient en se rendant dans le centre de le Terre pour inverser à l’aide des immenses pouvoirs le processus de destruction enclenché par le vaisseau en l'expulsant hors de l'écorce terrestre.

Mais la clé de tout est révélée à Ellie par Ayaman, notamment son rôle de rêveuse incarnant l’espoir de l’humanité.

La jeune fille peut alors reconstruire la réalité du monde en repartant sur des bases plus positives avec sa mère, les Achérons ressuscités et même Elvis pardonné.

Libéré, le Surfer peut alors reprendre son chemin de vagabond de l’espace.

En conclusion, « Silver surfer 2, révélations » dénote quelque peu par son ton par rapport aux récits classiques Marvel.

Chariton et Weiss optent pour un scénario beaucoup trop tortueux et cérébral pour passionner avec une vision particulièrement osée de l’évolution humaine en s’inspirant fortement de la mythologie sumérienne au risque de choquer les principales religions dominantes actuelles, toutes monothéistes.

Dans ce dédale faisant des dieux sumériens des extra-terrestres, le Surfer joue à merveille son rôle de protecteur de la Terre, lorgnant lui plus du coté du christianisme (Noé, Jésus Christ) sauveur des hommes face à des divinités trop supérieures pour éprouver une quelconque pitié.

Pourtant, l’action patine, peine à passionner et aurait sans doute eu à gagner à proposer des confrontations plus directes entre super créatures que de se complaire dans une vision pseudo philosophique et spirituelle du comic book ou le fantastique potentiel du Surfer apparait sous exploité.

Fortes critiques également sur le style de Lam Medina, trop froid, léché et statique pour combler par des charmes esthétiques ce que le scénario ne peut offrir.

On pourra donc passer sans difficultés outre cet aventure certes impressionnante mais trop vainement cérébrale pour séduire.

Silver surfer tome 2, révélations (Dan Chariton, Stacty Weiss, Lan Medina)
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