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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 09:09
JLA/Avengers, tome 3 (Kurt Busiek, George Perez)

Nous restons dans le monde des super héros avec « JLA/Avengers, tome 3 » de Kurt Busiek (scénario) et George Perez célébrissime dessinateur.

Sortie en 2003-2004, cette mini saga en trois épisodes a pour principal mérite d’accéder à un vieux rêve de fan, provoquer un méga crossover entre les deux principales équipe de super héros du monde Marvel et de celui de DC comics, les Vengeurs et la Ligue de Justice Américaine.

Dans le troisième volet de la série, les héros qui se remettent de leur match pour le compte d’un nouveau jeu XXL fomenté par une alliance entre le Grand Maitre et Metron, voient leurs réalités tanguer dangereusement alors qu’ils s’apprêtent à fraterniser.

Le Docteur Fatalis semble en effet avoir été vaincu par la JLA avec une aide inattendue d’œil de Faucon, ce qui provoque l’animosité de son rival Green Arrow avant une téléportation sur l’hydrobase des Vengeurs, qui viennent de leur coté de vaincre le robot Brainiac.

Seuls Captain america et Superman se montrent capables de percevoir les altérations de la réalité et les multiples sauts spatio temporels que les deux équipes effectuent.

La tension monte donc d’un cran entre les deux leaders qui s’accusent mutuellement du phénomène.

Alors une explosion se produit et on retrouve un duo improvisé Vision/Aquaman dans les décombres d’une ville ressemblant à Metropolis.

Agressé par une équipe de super criminels dans lesquels on reconnait le féroce Shrapnel, le vicieux Sonar et la vénéneuse Poison Ivy au milieu d’autres durs à cuirs, Vision et Aquaman se défendent avec courage mais semblent submergés.

Heureusement l’association JLA/Avengers (Iron-man, Green lantern, Thor, Wonder Woman, Captain america) survient et permet de prendre aisément le dessus sur ce groupe se disant travailler pour un maitre mystérieux, dont Thor se propose de suivre les émanations grâce aux pouvoirs de son marteau.

Dans le New-York des Vengeurs, un gigantesque incendie éclate et mobilise les forces communalisés du reste des deux équipes (Superman, Batman, Martian Manhunter, Flash, Sorcière rouge, Guêpe, Goliath).

Cette fois ce sont les facultés télépathiques du Manhunter qui permettent de remonter à la source de ces fluctuations d’énergie et de joindre l’équipe de Metropolis pour enfin identifier l’auteur de ces troubles, le dénommé Krona, piégé entre deux réalités par le Grand Maitre après l’avoir agressé.

Il faut une double intervention de Green lantern et de la Sorcière rouge qui connectent leurs pouvoirs mystiques aux esprits de leurs amis pour bloquer en apparence le processus de distorsion enclenché par Krona

Après un semblant de répit, les deux camps comprennent que Krona n’est pas définitivement neutralisés et reçoivent l’aide impromptue du mystérieux Phantom stranger pour retrouver la trace du Grand Maitre, grièvement blessé par Krona mais encore conscient qui leur explique qu’il a piégé son agresseur entre leurs deux univers pour mettre fin à ses ambitions, mais que ceci n’a fait que provoquer chez lui une envie de créer un nouveau Big Bang afin de devenir l’égal d’un Galactus en termes de connaissances et pouvoirs cosmiques.

Toujours affaibli, le Grand Maitre montre aux héros ce qu’adviendra leurs futurs respectifs et individuels si ils interviennent pour rétablir la réalité, ce qui glace le sang de certains en se voyant aux devants d’échecs, de pertes, de morts et de folie.

Mais les héros étant des héros, ils surmontent leurs appréhensions personnelles au profit d'une cause collective plus noble, se fédèrent pour partir ensemble à l’assaut de la monstruosité cosmique appelée Krona.

En conclusion, malgré sa complexité, « JLA/Avengers, tome 3 » ne déçoit pas et tient solidement la route en proposant une explication acceptable de la confrontation de deux univers soigneusement disjoints pour des raisons commerciales et artistiques, ceux de Marvel et de DC.

Le concept d’altération de la réalité est séduisant, et le lecteur apprécie qu’on joue avec ses sens dans de multiples sauts spatiaux jusqu’à découvrir la trame se déroulant.

Au cours du récit on apprend également que des précédents de rencontres entre les deux camps existent avec des alliances de super criminels de premier plan : Ultron et Amazo, le Moissonneur et la Clé, Kang et le Seigneur du temps.

Mais sans doute encore plus que ce récit de bonne facture, ce sont les dessins somptueux de Perez qui viennent ici couper le souffle, avec un déferlement de majesté, de finesse, de puissance et de couleurs plongeant le lecteur dans un ravissement des sens à chaque page.

Remarquable, habile, excitant, splendide visuellement, ce crossover ne dépareille pas dans la longue histoire Marvel/DC comics et honore ces auteurs !

JLA/Avengers, tome 3 (Kurt Busiek, George Perez)
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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 08:00
Silver surfer n°82 (Ron Marz, Ron Lim)

En 1993, Ron Marz (scénario) et Ron Lim (dessins) s’inscrivent dans la nouveauté pour « Silver surfer n°82 ».

On retrouve ici un nouvel ennemi, le redoutable Tyrant vaguement inspiré du « Predator » de John Mc Tiernan, mais doté d’immenses pouvoirs techno-cosmiques faisant de lui un des plus redoutables conquérants de l’univers.

Ici une coalition de super héros de premier rang formée autour du Surfer d’argent, le Thor chevalin Beta Ray Bill, le fier Gladiator et son iroquoise, les deux faux jumeaux ennemis Terrax et Morg et Ganymède appartenant à la Consoeurie la race ennemie de Tyrant, apparait vaincue et capturée par le conquérant qui utilise une machine complexe pour drainer lentement leur énergie et alimenter les siennes, déjà incommensurables.

Fort heureusement l’arrivée impromptue du Valet de cœur sur le vaisseau de Tyrant, son obstination à ne pas céder face à un adversaire plus puissant que lui et son noble sacrifice qui le conduit à se faire exploser pour libérer une énergie suffisante pour libérer ses alliés, change la donne.

Sous l’œil attentif de Galactus qui observe de loin la scène, les héros libérés affrontent Tyrant et ses nombreux robots de combat.

Le monstre semble suffisamment fort pour encaisser sans broncher l’impact du marteau de Beta Ray Bill, la rafale solaire de Gladiator ou d’écarter sans ménagement le pouvoir cosmique du Surfer d’argent.

Il est vrai que nos héros ne peuvent compter sur Morg et Terrax, qui aveuglés par leur haine réciproque préfèrent se battre entre eux plutôt que d’affronter un ennemi autrement plus menaçant.

Après une attaque surprise de Ganymède qui plante une lance dans la tête de Tyrant et une dernière charge désespérée du Surfer, les héros doivent reconnaitre leur défaite face à un pouvoir qui les surpasse tous, individuellement et collectivement.

C’est à ce moment que Galactus fait son apparition et engage une négociation avec Tyrant qui réclame une portion de l’Univers pour calmer ses ardeurs de conquérants.

Après une rapport de force tendu et un conflit apparemment trop lourd pour les deux parties, Galactus cède en apparence, récupérant les héros vaincus à l’exception de Morg, son dernier héraut, vicieusement gardé en otage par Tyrant pour préserver un semblant de neutralité.

Après avoir récupéré un Valet de cœur sérieusement blessé mais vivant et pris en charge par Ganymède, les héros quittent la base de Tyran.

Le Surfer salue la vaillance de ses deux nobles amis, Beta Ray Bill et Gladiator avant de se séparer à nouveau.

En conclusion « Silver surfer n°82 » contient tous les ingrédients d’une magnifique saga cosmique contre un ennemi de calibre supérieur, capable de tenir tête à Galactus.

Sorte de monstruosité techno-organique avide de pouvoir, Tyrant fait ici son apparition sans posséder toute fois la subtilité et profondeur d’un Thanos ou d’un Galactus, autres grands méchants cosmiques célèbres.

L’alliance des héros contre cette nouvelle menace est superbe, et il est très excitant de voir Gladiator lutter aux cotés du Surfer d’argent, de noter la noblesse du Valet de cœur, et la brutale stupidité de Morg, sorte de pire incarnation du déjà très bagarreur et instable Terrax.

Servi par le style puissant et percutant de Lim, ce « Silver surfer n°82 » constitue une véritable petite merveille de guerre cosmique à échelle réduite !

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 18:58
Silver surfer n°57 (Ron Marz, Ron Lim)

Nous sommes toujours en 1991 avec Ron Marz (scénario) et Ron Lim (dessins) aux commandes pour ce « Silver surfer n°57 ».

Tandis que l’affreux Captain Reptyl dérivant dans l’espace s’entoure d’un cocon afin d’effectuer une mue reptilienne visant à faire de lui une créature encore plus dangereuse, le Surfer d’argent, encore sonné d’avoir manqué d’un cheveu de dérober la gant d’Eternité à Thanos, est happé dans le monde mystérieux d’une créature appelé Réalité virtuelle se présentant sous les traits d’un homme.

Persuadé que Thanos l’a expédié dans ce monde pour se débarrasser de lui, le Surfer questionne son hôte pour trouver un moyen de sortir, mais celui se détache apparemment de la quête du Titan fou et tout en répondant de manière évasive, projette devant lui les pires tréfonds de son psychisme.

Profondément ébranlé, le Surfer voit donc sa Mère suicidée sous ses yeux d’enfants, l’enterrement de son Père, retrouve son comportement revêche et égoïste avec sa bien aimée Shalla Ball, tout d’abord enfant puis en tant que scientifique, avant enfin la séparation finale une fois devenu Surfer d’argent.

La désagréable exploration continue avec la mise à mort de monde pour le compte de Galactus qu’il accepta de servir et toujours cette recherche de solitude en fuyant par exemple les Défenseurs avec qui le Surfer fit temporairement équipe, mais également les quelques femmes qui séduisirent temporairement son cœur : Mantis et Nova.

On termine enfin sur une ultime défaite, celle-ci occasionnée par Thanos.

Devant les féroces dénégations du Surfer qui estime que sa vie entière ne peut se résumer à des échecs et des traumatisme, la Réalité virtuelle répond qu’il ne fait que mettre en lumière comment celui-ci se voit lui-même …

En conclusion, « Silver surfer n°57 » marque un temps d’arrêt notable dans la perpétuelle séquence d’action de notre super héros argenté bataillant souvent fermement contre des ennemis d’envergure cosmique : demi dieux, monarques de planètes ou eux même anciens hérauts de Galactus.

Ici point de spectaculaires combats dans l’espace, mais une douloureuse introspection sur une vie difficile, faite de solitude, de renoncement et peut être également d’une certaine dose d’égoïsme.

Subtilement mis en face de ses failles mentales, le Surfer a bien du mal à répondre à ce type de mise en cause il est vrai atypique, et se trouve mal à son aise, en position de justifier une vie de sacrifice dévouée à des causes très hautes au détriment de la satisfaction des relations de proximité avec la famille, les amis et ses relations féminines.

On saluera donc cette digression intelligente explorant avec talent et profondeur, le psychisme profond du Surfer d’argent, tout en reconnaissant le machiavélisme infernal de ce diable de Thanos !

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 18:11
Silver surfer n°52 (Ron Marz, Ron Lim)

En 1991, Ron Lim dessine toujours à merveille son Surfer d’argent mais c’est Ron Marz qui officie à présent au scénario pour ce « Silver surfer n°52 ».

Dans cet épisode très lié à la quête de Thanos concernant le gant d’éternité et les fameux joyaux de l’infini, Firelord le héraut de Galactus se trouve désorienté lorsque Thanos fait disparaitre la moitié de la population de l’Univers en présent pour sa compagne la Mort.

Resté seul sur la planète Titan, satellite de Saturne avec un Drax montagne de muscles et d’agressivité mais doté du cerveau d’un enfant, Firelord utilise le jeune Tycho seul survivant de la race des Eternels, pour interroger les systèmes informatiques de Titans concernant la situation.

Devant leurs yeux ébahis, ils assistent à un enregistrement d’un combat entre Thanos et le Surfer d’argent, avec ce qui ressemble à une victoire du second dans des conditions troubles qui ne convainquent pas Drax.

Contre toute attente, le frêle équilibre psychique de Drax bascule et celui-ci agresse Firelord sans préavis avec la ferme intention de le tuer.

Gardant son calme contre les assauts furieux du Destructeur, Firelord finit par user de sa flamme cosmique pour le repousser avant qu’une intervention de Tycho finisse par casser l’élan de la brute cosmique.

Cette pause permet de mieux comprendre le passé de Drax, tout d’abord tué par sa fille Dragon-lune avant d’être recrée pour tuer Thanos avec une alliance avec le Surfer d’argent, malheureusement vouée à l’échec.

Finalement raisonné, Drax accepte de voyager avec Firelord dans l’espace pour retrouver le Surfer sur terre, mais le duo improvisé est happé par une porte mystique crée par le Docteur Strange en vue de le rapatrier sur Terre afin de constituer une alliance de super héros contre la terrible montée en puissance de Thanos.

En conclusion, même si il ne fait pas spécialement honneur à son héros, « Silver surfer n°52 », est une belle aventure originale, faisant figure de savoureux prélude au fabuleux défi de Thanos, must du comic book Marvel des années 90.

Servi par le style toujours puissant, tonique et flamboyant de Lim, « Silver surfer n°52 » met en avant un duo improbable composé de deux personnalités secondaire de Marvel, le brulant Firelord et la brute surpuissante Drax, mue par une obsession quasi maladive concernant son pire ennemi, Thanos.

Non majeur sans doute, mais agréable dans un cadre plus grandiose fort bien connu des amateurs de comics épiques !

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 16:08
Silver Surfer n°27 (Steve Englehart, Ron Lim)

Le Surfer d’argent toujours mais dans des aventures plus lointaines en 1989 avec « Silver surfer n°27 ».

Ici Steve Englehart (scénario) et Ron Lim (dessins), montre un Surfer semblant avoir choisi son camp en plein milieu de la sempiternelle guerre entre Krees et Skrulls, avec un préférence très nette pour ces derniers en dépit de leurs détestables méthodes invasives.

Sur la planète Satriani (bel hommage au guitar-héro fan du Surfer), le Surfer prend conscience de l’importance de l’impératrice Skrulls, S’Byll, qui réimplante le pouvoir de changer de changer de forme à son peuple, tandis que du coté des Krees, Clumsy Foolup, un ancien membre d’équipage de Captain Reptyl, allié des Skrulls accepte de trahir son maitre en échange de la protection du leader suprême.

En réalité, Foolup n’est qu’un pion manipulé par un doyen de la Galaxie, le Contemplateur dont le corps a été tué et dévoré par Reptyl, mais dont l’esprit encore vivant peut encore agir par manipulation pour prendre sa revanche.

Sur Satriani, le Surfer d’argent allié au Super Skrull doit faire face au redoutable Etranger, divinité supérieure de l’Univers, qui capture S’Byll pour étude et l’emporte avec lui malgré une résistance acharnée des deux héros surclassés par plus fort qu’eux.

La situation gagne en confusion lorsque la race extra-terrestres de Badoons alliée des Krees malgré son apparence de reptile, est débusquée de son invisibilité sur Satriani et engage le combat contre les Skrulls sous les yeux de Reptyl qui observe la situation depuis son vaisseau.

Ceci n’empêche pas le Surfer vexé d’avoir été aussi sèchement écarté par l’Etranger, de se lancer à sa poursuite dans l’espace, et si le combat s’équilibre, sa puissance ne suffit pas néanmoins à libérer l’impératrice.

Un nouveau retournement survient quand Reptyl négocie avec l’Etranger de lui donner tout son équipage dont un pilote mutant contre S’Byll ce qu’il accepte assez facilement à la surprise générale et disparait aussi soudainement qu’il était venu !

Surmontant sa répugnance envers les Skrulls, Reptyl s’allie avec eux en raison d’une solidarité entre reptiles face aux Krees humanoïdes qui de leur coté, s’apprêtent à utiliser Foolup comme appât pour l’attirer à eux tandis que le Contemplateur observe la scène en silence.

En conclusion, « Silver surfer n°27 », n’est pas malgré la belle réputation du duo d’artiste officiant, un grand cru.

On trouve le Surfer un brin perdu dans cette guerre Krees-Skrulls et englué dans une alliance contre nature auquel personne ne croit en la solidité.

Les retournements sont des plus improbables et le design du fameux Captain Reptyl des plus grossiers.
Du coté plus positif, on appréciera un face à face spectaculaire entre le Surfer et l’Etranger même si celui-ci apparait un ou deux crans au dessus et le graphisme toujours puissant et dynamique de Lim.

Ceci ne suffira pas cependant à rentre ce n°27 impérissable.

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 22:22
Silver surfer tome 2, révélations (Dan Chariton, Stacty Weiss, Lan Medina)

La collection 100% Marvel avec en 2004, « Silver surfer 2, révélations » de Dan Chariton/Stacy Weiss (scénario) sur des dessins de Lan Medina.

Cette grande fresque au scénario alambiqué et ambitieux voit le Surfer chargé par une divinité supérieure appelé Ayaman, de rassembler les enfants au patrimoine génétique le plus intéressant pour les embarquer dans un vaisseau spatial afin d’échapper à la destruction imminente de l’humanité arrivant par Mardouk, sorte de machine géante de la taille d’une planète.

Véritables démiurges, la race des Annukis seraient responsables du peuplement des planètes, comme la Terre, ou ils déclenchèrent la création de l’homme mais sont également à l’origine de la venue de Mardouk sensé éliminer l’homme lorsque celui s’engage sur une voie qu’ils jugent néfaste à son évolution.

Mais le Surfer, tiraillé par son éternelle attirance pour l’espèce humaine, répugne au fond de lui à laisser périr la Terre, et fait une première entorse à sa mission en ramenant un des enfants du vaisseau, Ellie à sa mère Denis Waters, voyante noire de la Nouvelle Orléans.

Ellie n’est cependant pas une enfant comme les autres et déchaine d’immenses pouvoirs tuant un commando américain envoyé par le milliardaire Stewart Acheron pour récupérer son fils Gabriel également enlevé par le Surfer en raison de ses facultés surhumaines.

Tandis que Ellie, Denis et un policier nommé Elvis se lancent dans une cavale, le Surfer emmène Gabriel sur le planète Sof, sorte de paradis ou les enfants sauvés pourront échapper à Mardouk, se développer avant de venir repeupler d’autres mondes dont la Terre.

Sur Sof, Gabriel se voit enseigner une leçon de philosophie par une petite femme nommée Aya, qui unie à son mari Aman, forme Ayaman rappelle à un Surfer en plein questionnement la nécessité de sa mission.

Le Surfer revient donc avec Gabriel sur le vaisseau et met au courant l’alien Amnel de ses intentions de voyages.

En Louisiane, ou Ellie et ses alliés ont trouvé refuge chez une adepte du vaudou, Elvis gamberge lui-aussi et finit par droguer la mère et la fille pour livrer Ellie aux militaires de Acheron.

A son réveil, Denis désespérée se blesse grièvement au volant d’un camion et est recueillie dans le vaisseau alien du Surfer ou Amnel lui procure des soins extra-terrestres et la rassure quand au devenir de sa fille.

De son coté, Acheron tente d’amadouer en douceur Ellie sur une ile du Pacifique surveillée par d’importants effectifs militaires mais la jeune fille se montre toujours aussi imprévisible, capable de projeter d’énormes quantités d’énergie suffisantes pour couler des navires et secouer Acheron à tel point que les militaires sont obligés d’intervenir pour la neutraliser.
Le Surfer qui tente de la secourir sur une ile du Pacifique rebrousse brutalement chemin après avoir subi des tirs de missiles et décide de se focaliser sur sa mission d’évacuation.

Ceci n’est pas du gout d’Amnel qui après avoir promis à Denise de secourir sa fille, se rend sur Terre dans un vaisseau spatial ou il est abattu par les militaires au grand dam d’Acheron qui redoute l’escalade à l’arme nucléaire promise par le gouvernement américain.

Mais le Surfer intronisé Commandant par les aliens, se montre incapable de piloter le vaisseau jusqu’à sa destination car il n’est pas toujours convaincu en son fort intérieur de la légitimé de sa mission.

Etrangement il trouve en Denise un soutien inattendu, car celle-ci lui rappelle Shalla-ball son amour de jeunesse laissée sur la planète Zenn-la et prend finalement la décision de revenir sur Terre chercher Ellie afin de trouver l’apaisement de sa conscience et les capacités à piloter le vaisseau.

Sur Terre, le Surfer essuie un tir des missiles nucléaires, parvient de justesse à contenir l’explosion, mais ne peut empêcher la mort d’Acheron et le déchainement du pouvoir de Ellie qui détruit tous les militaires en bordure de l'atoll en représailles.

Perturbé par la mort de son père, Gabriel profite de l’occasion pour prendre le contrôle du vaisseau libérant d’énormes pouvoirs jusqu’ici à l’état latent, tuant son rival cyborg Noah, puis fédérant les autres enfants pour capturer l’équipage alien.

En réalité, l’enfant est manipulé par Mardouk pour retourner le vaisseau contre la Terre afin de provoquer un choc ayant pour but la destruction de la race humaine.

Bien que sonné par l’attaque nucléaire, le Surfer se reprend, intervient en se rendant dans le centre de le Terre pour inverser à l’aide des immenses pouvoirs le processus de destruction enclenché par le vaisseau en l'expulsant hors de l'écorce terrestre.

Mais la clé de tout est révélée à Ellie par Ayaman, notamment son rôle de rêveuse incarnant l’espoir de l’humanité.

La jeune fille peut alors reconstruire la réalité du monde en repartant sur des bases plus positives avec sa mère, les Achérons ressuscités et même Elvis pardonné.

Libéré, le Surfer peut alors reprendre son chemin de vagabond de l’espace.

En conclusion, « Silver surfer 2, révélations » dénote quelque peu par son ton par rapport aux récits classiques Marvel.

Chariton et Weiss optent pour un scénario beaucoup trop tortueux et cérébral pour passionner avec une vision particulièrement osée de l’évolution humaine en s’inspirant fortement de la mythologie sumérienne au risque de choquer les principales religions dominantes actuelles, toutes monothéistes.

Dans ce dédale faisant des dieux sumériens des extra-terrestres, le Surfer joue à merveille son rôle de protecteur de la Terre, lorgnant lui plus du coté du christianisme (Noé, Jésus Christ) sauveur des hommes face à des divinités trop supérieures pour éprouver une quelconque pitié.

Pourtant, l’action patine, peine à passionner et aurait sans doute eu à gagner à proposer des confrontations plus directes entre super créatures que de se complaire dans une vision pseudo philosophique et spirituelle du comic book ou le fantastique potentiel du Surfer apparait sous exploité.

Fortes critiques également sur le style de Lam Medina, trop froid, léché et statique pour combler par des charmes esthétiques ce que le scénario ne peut offrir.

On pourra donc passer sans difficultés outre cet aventure certes impressionnante mais trop vainement cérébrale pour séduire.

Silver surfer tome 2, révélations (Dan Chariton, Stacty Weiss, Lan Medina)
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 21:30
Walking on a dream (Empire of the sun)

La musique n’est jamais loin dans ce blog avec un groupe réellement contemporain Empire of the sun, duo électro-pop australien ayant émergé en 2008 avec leur premier album très remarqué « Walking on a dream ».

Empire of the sun est composé de Luke Steel (voix/guitare) et Nick Littlemore (percussion, synthétiseurs, claviers) et marqué par une imagerie ultra colorée et excentrique comme le montre la pochette de leur premier album.

On débute sous de bons auspices de « Standing on the shore » au groove fluide, apaisant et zen puis découvre le tube « Walking on a dream » aux puissants effets rappelant les meilleures heures du disco.

Notons au passage la voix très agréable de Steel, aérienne et mélodique qui se coule parfaitement dans cette musique légère et déliée.

On descend certes de plusieurs niveaux avec « Half mast » qui se montre cependant agréable par son groove électro vintage, puis débouche sur « We are the people » nouveau tube qui glisse ses mélodies tout en finesse et en douceur.

Plus quelconque s’avère le très éthéré « Delta ray » et il est alors temps de prendre cinq minutes de repos sur l’instrumental atmosphérique « Country ».

On ne peut pas dire que « The world » soit beaucoup plus vif et enlevé et on trouve le temps plutôt long sur ses quatre longues minutes.

Naviguant dans le domaine de l’étrange, l’auditeur découvre un style proche de Michael Jackson sur « Swordfish hotkiss night » assez pénible à l’écoute par son coté heurté.

La fin du disque arrive alors avec « Tiger by my side » sympathique mais sans magie, enchainé de la longue ballade mélancolique tristoune à mourir « Without you »

En conclusion, après une première partie des plus rafraichissantes, « Walking on a dream » s’étiole graduellement en perdant peu à peu de son intérêt, démontrant si il était encore utile la difficulté pour des groupes de radio surtout si ils sont jeunes de tenir la distance d’un album.

Alors certes, Empire of the sun a pour lui l’originalité, un coté électro-dance qui peut s’avérer redoutable lorsqu’en plus la voix de Steel y met du sien et doit pour le vent de fraicheur qu’il fit courir en son temps être salué, mais passé le stade de la découverte et du charme éthéré, montrer plus de densité et de constance dans ses œuvres pour s’inscrire dans la durée comme un groupe qui compte.

Prometteur donc mais demande à confirmation …

Walking on a dream (Empire of the sun)
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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 19:50
Buried (Rodrigo Cortes)

Abordons maintenant une curiosité dans la lignée des films à petits budgets reposant sur une idée simple mais suffisamment forte pour tenir en haleine pendant une heure et demi, « Buried » de l’espagnol Rodrigo Cortes.

Sorti en 2010, « Buried » raconte l’histoire d’un homme, Paul Conroy (Ryan Reynolds), chauffeur poids lourd travaillant pour le compte de CRT une compagnie américaine acheminant des produits de première nécessité aux populations irakiennes qui se réveille enterré vivant dans un cercueil.

Après la première phase de bien légitime de panique, Paul trouve sur lui un briquet qui lui permet d’éclairer sa situation puis encore plus intéressant, des lampes torches et un téléphone portable à moitié chargé.

Saisissant sa chance, Paul tente de joindre sa femme Linda (Samantha Mathis) mais ne peut que lui laisser un message.

Après quelques tentatives infructueuses et malheureuses, il parvient également à laisser un message au directeur des ressources humaines de son employeur, Dan Brenner (Robert Paterson) et à entrer en contact avec les forces américaines présentes en Irak par le biais de Alan Davenporty (Stephen Tobolowsky) qui tente de le rassurer sur sa situation et de lui donner quelques conseils pour augmenter son espérance de vie.

Même si au fond de son trou, Paul ne se fait que peu d’illusions sur ses chances de survie, le contact avec Harris le calme un peu.

Il doit pourtant faire face à son ravisseur, un dénommé Jabir (José Luis Garcia Perez) qui réclame cinq millions de dollars pour sa libération.

Paul sait bien que jamais le gouvernement américain ne déboursera autant d’argent pour la libération d’un simple camionneur et le fait savoir à Jabir qui maintient néanmoins ses exigences.

Difficile de contrôler dans ces conditions son stress lorsqu’on est soi-même à la base soumis à des crises de paniques mais Davenporty lui explique qu’il a l’expérience de ce type de situation et qu’il va chercher à le localiser pour envoyer une équipe sur place.

Économisant briquet et téléphone, Paul doit faire face à l’incursion d’un serpent qu’il parvient à repousser de justesse en allumant un peu de feu.

Jabir continue de faire pression sur lui en lui montrant la vidéo de Pamela (Ivana Mino), une collègue de la CRT, détenue elle aussi en otage et soumise à la menace d’une exécution.

Devant pareille menace, Paul accepte de tourner une vidéo de lui lisant un texte qui sera diffusée par ses ravisseurs sur Internet.

Jabir fait pourtant baisser les enchères à un million de dollars, ce qui demeure de toute façon inatteignable.

Contrarié de ne pas arriver à ses fins, il envoie à Paul une vidéo d’exécution de Pamela ce qui le traumatise.

Pire que cela, l’horrible Brenner rappelle Paul et lui fait savoir qu’il a accepté les risques de sa mission et qu’il a été licencié pour relations entre collègues avec Pamela, ce qui le prive de fait de tous ces droits, assurance comprise.

Le choc est rude pour Paul qui voit la fin venir lorsque le sable accumulé crève le toit de son cercueil et menace de l’étouffer.

Il parvient à colmater de justesse la brèche et converse avec Davenporty qui lui dit qu’il est en passe de venir le secourir après avoir tué Jabir.

Bien entendu Jabir intervient encore, menaçant cette fois Linda et leur fils sur le sol des Etats-Unis.

La panique de Paul est alors à son comble et il accepte alors de se filmer en train de se couper un doigt pour satisfaire aux exigences de ses bourreaux.

Dépité, Paul se laisse alors glisser lorsqu’il sent le sable s’insinuer peu à peu dans son cercueil.

Un coup de téléphone de Davenporty lui fait savoir que les secours sont tout proches.

Linda rappelle également ce qui permet à Paul d’enfin lui parler en vidant son cœur.

Malheureusement, les informations obtenus par Davenporty sont erronées et Paul comprend que ce n’est pas lui qu’il est venu secourir.

Il finit donc réellement enseveli sous terre.

En conclusion, « Buried » est un sale film vicieux, cruel, oppressant jusqu’à l’insupportable par moment.

Le but de Cortes de prendre aux tripes le spectateur en le plongeant dans une situation extrême est clairement atteint en montrant un brave type à tête de bon ricain désespéré repousser ses limites par pur instinct de conservation.

En toute honnêteté, on trouve l’exercice un peu vain et le résultat final terriblement déprimant met hors de soi après tout ce qu’on a du endurer pendant une heure et demi.

On pense donc à « 127 heures » de Danny Boyle qui traite d’un sujet similaire avec un profond dégout d’avoir été secoué manière aussi profonde pour pas grand-chose.

Inutile de dire que le même film réalisé par un américain aurait eu une issue autrement plus positive.

Buried (Rodrigo Cortes)
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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 19:05
Envoie moi au ciel, Scotty (Michael Guinzburg)

Écrit en 1993 et publié beaucoup plus tard en France, « Envoie moi au ciel, Scotty » est le premier roman de Michael Guinzburg, écrivain américain au passé tumultueux et revêt pour moi un attrait particulier puisque fut l’un des premiers romans que je lus en 1999 à la faveur d’un retour très marqué vers la littérature.

En replongeant dans ce livre lu pendant ma jeunesse, je me suis dit que je devais certainement être très révolté au fond de moi pour m’aventurer sur des rivages aussi sombres.

Aujourd’hui, quinze après je le suis sans doute moins.

« Envoie moi au ciel, Scotty » est un roman largement autobiographique racontant la vie de Ed, un ex accro aux drogues dures principalement le crack qui a détruit sa vie, qui tente de retrouver le chemin de la rédemption.

Ex reporter talentueux, Ed s’est vu peu à peu grignoté par l’alcool, l’herbe puis finalement la cocaïne et le crack, drogue du pauvre particulièrement destructrice nommée familièrement Scotty par la communauté junky de New-York.

Après la perte de son travail, Ed a également perdu sa femme stripteaseuse Michelle, partie sans laisser d’adresse avec ces deux fils Matt et Jeff et s’est retrouvé dans une situation de grande détresse qui a provoqué en lui l’électrochoc nécessaire pour entamer une thérapie.

Parrainé par Myron, un travesti mal dans sa peau, Ed s’est donc inscrit à la DDA, Drogues Dures Anonymes, association visant par le suivi de préceptes simples édictés par deux anciens toxicomanes, un catcheur et un agriculteur à trouver l’apaisement avec soi-même et à se prouver que la vie sans drogue vaut la peine d’être vécue.

Mais derrière les paroles pseudo zen et les bonnes intentions se cache une lutte d’une férocité inouïe avec lui-même pour ne pas replonger, pour retrouver sa femme, ses enfants.

De manière assez peu étonnante, Ed choisit la voie de la violence pour exorciser ses démons intérieurs, abattant un par un des dealers proche de son proche.

Il débute par l’afro-américain Flaco qu’il tue en lui plantant une pipe à crack dans l’œil, dérobe ensuite son pistolet Glock, son l’argent et son bull-terrier particulièrement féroce appelé Natacha.

Tandis que la face sombre d’Ed assouvit ses pulsions de haine et de vengeance, zigouillant les dealers au fil des opportunités, sa face plus positive lui permet de faire la connaissance de deux autres ex toxicomanes, Rachelle superbe brune nymphomane gagnant sa vie comme dominatrice sadomasochiste et Frank, ex policier qui adhère aux principes disons plutôt radicaux de traitement du mal par le mal.

On découvre la jeunesse dramatique du pauvre homme, son père alcoolique en proie à de terribles crises de démence le soumettant à de terribles humiliations avant un beau jour de se tirer une balle dans la tête, mais surtout une adolescence tourmentée, souffre douleurs de fils de riches qui une nuit s’acharnèrent sur lui à l’humilier, le torturer en le blessant aux testicules.

On comprend un peu mieux à la découverte de cette horreur américaine, la haine de Ed et ses pulsions de violence qui l’amènent à faire mordre à mort par son chien un colosse noir américain gérant une shooteriez ou séjournait son ami photographe Kenny, à exécuter une dealer pédophile à Central Park et un autre dealer afro bègue rencontré au hasard d’une rue.

Les journaux commencent certes à s’intéresser à ce tueur de dealer mais ceci n’empêche pas le processus meurtrier déchainé dans les entrailles de Ed.

La tension croit même encore d’un cran lorsqu’il apprend l’inimaginable, sa femme Michelle devenue droguée, prostituée, vivant avec un mac afro appelé la Confiance qui a déjà fait de ses enfants de jeunes toxicomanes déjà incontrôlables.

Ed parvient de justesse à extraire par la force ses enfants à cet enfer en les expédiant chez leurs grand parents.

Le problème de la toxicomanie infantile est abordé au travers de la rencontre avec Clarence, un jeune noir dealer à douze ans, que Ed remet dans le droit chemin après l’avoir sérieusement menacé et dépouillé.

Devenu sans inhibition, Ed retrouve son bourreau du collège, un richissime héritier nommé Hunter Lodge lui aussi dépressif et drogué, et après de nombreuses hésitations finit par l’abattre sans remord.

Alors que les doutes de Frank ne font que croitre quand aux activités nocturnes de son ami, Ed croit retrouver Michelle un court instant pour la reperdre aussitôt, en vertu de son attraction fatale pour la drogue.

Lorsqu’il comprend que la Confiance se rend aux réunions de DDA ou il se présente bien sous tout rapport pour attirer à lui de jeunes filles paumées, Ed décide de passer à l’action, sauve in extremis sa femme violée et shootée à mort avant de laisser l’horrible dealer salement mutilé à vie au niveau du bas ventre.

Mais finalement après avoir accompli enfin une belle action en donnant une belle somme d’argent à Myron pour partir au Danemark refaire sa vie en femme, ce qui devait arriver arriva et Ed se fait coincer par Rachelle jalouse à mort d’avoir été abandonnée et Frank tenaillé par ses vieux réflexes de flic.

Il est incarcéré, purge une longue peine de prison pour ses crimes tandis qu’autour de lui, ses proches de sortent du tourment de la drogue, Michelle épousant Frank, Kenny et Clarence adhérent à l’association.

Assez étrangement, Ed qui semble avoir accompli l’essentiel de son parcours initiatique trouve en prison l’apaisement en se plongeant dans la lecture et l’étude approfondie de la méthode qui lui a été enseignée à la DDA.

En conclusion, « Envoie moi au ciel, Scotty » a toutes les caractéristiques du roman coup de poing, du hurlement d’un homme pris aux tripes qui a des choses à dire et se livre sans fards.

Impressionnant de violence jusqu’à l’insoutenable avec les cruelles mutilations dues au chien, « Envoie mo au ciel, Scotty » se caractérise par un style puissant, vif, riche et parfois empreint d’humour noir.

Difficile donc de ne pas succomber à ce voyage vers l’extrême dans le monde sans foi ni loi des accros au crack, fléau mondial détruisant les couches les plus pauvres de la société et de ne pas trouver touchante la détermination parfois par son désespoir d’un homme blessé par la vie, d’un perdant cherchant gauchement une porte de sortie dans un monde pourri.

Bien entendu la vision de New-York surnommé Crack-city est cauchemardesque, déprimante à souhait avec des enfants sans avenir manipulés par des dealers au nom de l’argent facile et de la loi du plus gros flingue.

Malgré les quelques hoquets que peut provoquer sa lecture, « Envoie moi au ciel, Scotty » est le parfait livre témoignage pour comprendre le processus de désagrégation et de déchéance des individus et demeure même 15 ans après sa découverte toujours une sacré droite dans la gueule.

Envoie moi au ciel, Scotty (Michael Guinzburg)
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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 21:30
The Altamont sin (The Lords of Altamont)

Déjà emballé par le premier album des Lords of Altamont, c’est avec un vif plaisir que j’ai écouté leur troisième méfait « The Altamont sin » sorti en 2008.

Jouant encore une fois avec les codes du rock de voyous des années 50 avec grosses cylindrées et petites pépées en cuissardes sexy, « The Altamont sin » débute par une introduction instrumentale fantastique « No love lost » qui allie frappe sèche de Max Eidson et bourdonnement sourd des guitares de la paire Shawn Medina/Johnny Devilla.

Le premier véritable titre, « Faded black » envoie un rock garage vif, nerveux et diablement punchy qui ouvre réellement les hostilités.

C’est toujours avec énergie et fougue que la voix pleine de rage de Jack Cavaliere vient habiller les riffs acérés de Saletra sur « Gods ans monsters ».

Le moins que l’on puisse dire est que les Californiens ne se posent pas de questions, enquillant leur garage rock mâtiné de punk survitaminé sur l‘imprononçable « Ne’er do well » enchainé de l‘hymne « Going no where fast ».

On brise un peu la linéarité sur « Lithning strikes » un peu plus calme et posé bien qu’habité d’une ambiance lourde et prenante mais tout ceci n’est que pour remettre les gaz sur l’ultra pêchu « The Altamont sin » gratifié d’un joli solo d’harmonica entre deux bombardements de guitare.

Pas de réelle innovation mais du cœur à revendre sur « A gun called justice » et « Hold fast » avec un martèlement intense qui pleut sans discontinuité sur l’auditeur.

L’efficacité est au rendez vous sur « Driving too fast » qui fait figure d’hymne aussi bien que de mode de vie pour nos rebelles rockers et c’est avec le sourire aux lèvres qu’on savoure les durs à cuir « Make out doll », « Living hell » et leurs harmonicas de soutien avant d’encaisser un ultime coup de poing américain sur « Don’t slander me ».

En conclusion, The lords of Altamont n’est certainement pas un groupe révolutionnaire ou avant-gardiste mais se montre à la fin des années 2000 comme un véritable outsider du rock capable de bousculer avec une audace de bad boys l’establishment ronronnant des grosses cylindrées actuelles.

Puisant dans un style vintage garage/punk sans concession des Stooges, les Californiens signent avec « The Altamont sin » un album direct, puissant, maitrisé qui fait plaisir par son aspect sauvage, instinctif et au final si rock ‘n’ roll.

Je ne peux donc que conseiller à tous les fans de rock qui décoiffe, la découverte de ce groupe un peu trop underground à mon gout, qui mériterait d’acquérir ses lettres de noblesses par son gout pour le cuir, les chaines, les motos et les filles sexy.

The Altamont sin (The Lords of Altamont)
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