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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 18:36
Greatest hits (The Offspring)

Comme vous le savez, je ne suis pas un grand aficionado des californiens de The offspring mais vais-je toutefois m’atteler à ce « Greatest hits » sorti en 2005 et joliment garni de quinze titres.

Avec sa pochette sombre et sobre, « Greatest hits » vient rappeler les quinze ans de carrière du groupe avec beaucoup de hits radio principalement placés dans les années 90.

On débute par « Can’t replay » qui illustre fort bien la formule la plus utilisée par le groupe à base de riffs immédiatement mémorisables, de couplets soutenus et de refrains fédérateurs et souvent à mon gout braillards.

Arrive ensuite le premier et immense tube du groupe « Come out and play » porté par un riff oriental assez novateur, rythme punk rock musclé et des refrains particulièrement accrocheurs.

Autre tube mais de portée moindre, le puissant « Self esteem » se montre particulièrement irritant par la voix gueularde de Dexter Holland.

Rien à dire en revanche sur « Gotta get away » autre tube fluide et maitrisé.

On retrouve le coté chien fou des débuts sur « All I want » rapide, fougueux et désordonné puis prend le temps de placer un mid tempo plus mélodique et cadré sur « Gone away ».

Coup de génie des Californiens sur le fun et cynique « Pretty fly for a white guy » qui fut un colossal succès commercial tandis que « Why don’t get job » et son rythme atrocement grossier façon fête de la bière de Munich, révulse fortement.

Encore un tube (et oui !), celui-ci parfait, « The kids aren’t alright » rapide, fluide et incroyablement accrocheur.

Rythme chaloupé et ambiance déconne sur « Original prankster » avant une autre poussée de fièvre sur « Want you bad » nouveau tube qui touche sa cible, l’adolescent un tantinet rebelle, mais pas trop.

L’intensité chute fortement sur « Defy you » mid tempo lourd un brin poussif puis tout vire à la déconne entre copains de dortoirs/garage sur « Hit that » et ses petits bruitages de synthétiseurs allié avec des refrains pourtant puissamment rock.

Pour terminer, viennent « Head around you » direct et sans fioritures et un abominable remix de « The kids aren’t alright » absolument dispensable.

En conclusion, « Greatest hits » tient toutes ses promesses et ne ment pas sur la marchandise avec un groupe disons le franchement adepte des hits parades par la production de single punk rock énergiques et efficaces qui malgré leur pauvreté et les limites vocales évidentes du chanteur, trouvèrent leur public composé de jeunes, rebelles.

Bande son idéale pour les fans de sports dit extrêmes à base de glisse (skate, bmx, surf), « Greatest hits » permet de jauger l’efficacité maximum d’un groupe âgé aujourd’hui de 25 ans et aux dernières nouvelles toujours en activité.

Greatest hits (The Offspring)
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 19:39
Captain america n°340 (Mark Gruenwald, Kieron Dwyer)

Nous sommes toujours dans les années 80, mais un peu plus tard en 1988 avec « Captain america n°340 ».

L’excellent Mark Gruenwald (scénario) et Kieron Dwyer (dessins) prennent comme point de départ la lâche paralysie de Captain america par un gadget d’Iron-man alors qu’il tentait de l’empêcher de désactiver une de ses précieuses armures affectés au Guardsman sensé protéger un complexe ultra secret détenant des super criminels appelé la Cathédrale.

Mais dans sa fuite, Iron-man a provoqué une panne générale d’électricité qui comme on pouvait s’en douter provoque la désactivation des mécanismes de sécurité du complexe et donc la libération de super criminels aussi redoutables que le brutal Mister Hyde, la farouche Titania tout deux quasiment invulnérables, de l’énigmatique Griffon aux immenses pouvoirs mal connus, de l’explosif Vibro mais aussi du plus modeste Tatou dont le principal pouvoir semble résider dans un grotesque costume-carapace.

Etant parvenu à s’extraire de la Cathédrale, Cap doté d’un nouveau costume et d’un nouveau bouclier crée justement par le génie scientifique de Tony Stark, retrouve son équipe composée du Faucon, du Nomad, de Vagabond et du grotesque D-man, sorte de Daredevil old school bodybuildé pourtant le seul doté d’une force réellement surhumaine.

Le trio motorisé tombe malheureusement sur les fuyards, mais une action frontale périlleuse de Cap lui permet d’éjecter Titania du camion et de bloquer de justesse un Hyde très irrité.

En réalité, D-man ne pèse pas bien lourd face à Titania et est éjecté sans ménagement d’une falaise ou il est miraculeusement sauvé par le Faucon qui utilise une manœuvre audacieuse pour prendre par surprise le Griffon et le mettre KO.

Vibro est détaché de la falaise par une ruse sournoise du Nomade qui utilise ses disques et Hyde assailli de coups par Captain america finit par perdre l’équilibre et à demander grâce car suspendu dans le vide.

Si Titania parvient à s’échapper, le Tatou lui se rend pacifiquement ce qui conclut cette mission de sauvetage par un quasi victoire absolue et laisse Cap se concentrer sur sa guerre à distance face à Iron-man.

En conclusion, si « Captain america n°340 » est entaché du graphismes plutôt faiblard de Dwyer qui ne marqua pas les annales du comics par son talent, il bénéficie du style habituel de Gruenwald, et de son gout pour les complexes ultra secrets ou sont détenus de redoutables menaces capables sur un coup du sort de se libérer.

Malgré la pauvreté des alliés de Captain america qui reconnaissons le, sans de grossiers artifices ne feraient pas longtemps le poids face à des criminels aussi puissants que leurs adversaires, le Vengeur étoilé se sort honorablement du challenge en sortant un grand match contre son vieil ennemi Hyde.

Et le duel entre Cap et Iron-man aux looks modernisés, en toile de fond demeure suffisant pour attiser l’ambiance de paranoïa et de guerre civile de cette série …

Captain america n°340 (Mark Gruenwald, Kieron Dwyer)
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 19:10
Captain america n°282 (John Marc De Matteis, Mick Zeck)

Toujours un régal de se replonger dans les vieux comics des années 80, surtout quand il s’agit de « Captain america n°282 ».

Sorti en 1983 sous la houlette de John Marc De Matteis (scénario) et Mike Zeck (dessins), « Captain america n°282 » montre dès le début un Captain en fâcheuse posture, drogué et capturé par Viper à la tête de la puissante organisation Hydra et associée pour l’occasion avec le mercenaire aux tentacules d’adamantium, Constrictor.

Malgré son métabolisme hors du commun, Captain victime de terribles hallucinations ne parvient pas à surmonter totalement les effets du gaz et échoue dans son unique tentative d’évasion, cueilli à froid par les tentacules électrifiés du brutal Constrictor.

Pourtant Cap n’est pas seul et reçoit l’aide l’agent du S.H.I.E.L.D Gail Runciter infiltrée dans la base, qui prévient son patron Nick Fury au risque de se faire découvrir.

A Brooklyn, Jack Monroe le nouveau Bucky se trouve pétri de remords de ne pas être parvenu à secourir son ami et décide de solliciter l’aide du Faucon, éternel partenaire du Vengeur étoilé dans les rues de Harlem qui lui conseille de prendre également contact avec le S.H.I.E.L.D.

La réaction de Fury déroute pourtant, avec ce qui ressemble à un excès de prudence devant les plans de Viper, manipulant des germes toxiques d’origine inconnue mais néanmoins d’une grande dangerosité à proximité d’une ville de 15 000 habitants, Hartsdale.

Passablement dérangée, la Viper désire en effet mettre au point un virus transporté par les serpents afin d’éradiquer l’espèce humaine qu’elle abhorre.

Ceci n’arrête pas Monroe, revêtu du costume un brin criard du Nomade, de se faire parachuter devant la base de Viper depuis un avion par Dugan, l’adjoint moustachu de Fury.

Tout semble trop bien se passer pour Nomade qui terrasse à mains nues les gardes de Viper aidé de surcroit par Captain america en personne.

En réalité, le boy scout tombe lui-même dans un traquenard et découvre que Captain et Runciter ont été hypnotisés par Viper tandis que Dugan a été mystérieusement frappé par un le virus mis au point par les labos de l’Hydra.

En conclusion, sans prétention ni fioriture, « Captain america n°282 » est un comics comme on les aime montrant un célébrissime héros en grandes difficultés, terrassé par un mystérieux venin et aux mains de dangereux super criminels puissamment organisés.

Si la mutation du pale Bucky en ridicule Nomade ne passionne guère et si le match Captain/Constrictor se montre trop bref t déséquilibré pour émerveiller, la construction habile de l’intrigue au demeurant basique sur fond de danger sanitaire/terroriste, provoque son flot habituel d’adrénaline.

Gros point fort de cette courte aventure, le dessin de Zeck, superbe, conférant finesse et beauté athlétique quasi classique aux personnages.

Très agréable donc et on en redemande !

Captain america n°282 (John Marc De Matteis, Mick Zeck)
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 12:22
Here and now (Nickelback)

Un peu de musique à présent avec la grosse cylindrée canadienne Nickelback qui depuis les années 2000 s’inscrit comme un des groupes les plus populaires dans le registre certes étroit du hard rock généraliste.

En 2011, les frères Kroeger Chad (chant/guitare) et Mike (basse) continue de creuser leur sillon avec « Here and now ».

Avec sa pochette assez pauvre, « Here and now » début par « This means war » qui déroule un hard rock efficace tout en restant extrêmement musclé.

C’est avec des riffs lourds, un son épais et la voix rauque/sensuelle de Kroeger que suit « Bottoms up ».

On lève un peu le pied sur « When we stand together » chanson de support aux troupes américaines beaucoup plus douce et accessible mais Nickelback semble bien disposer à en découdre sur cet album comme le montre « Midnight queen » particulièrement robuste et nerveux.

Mid tempo lourd et chaloupé sur « Gotta get some me », power ballade de qualité sur « Lullaby » portée par un excellent Kroeger toujours très juste en pareille occasion.

On poursuit sur le même rythme conquérant avec « Kiss it good bye » mid tempo solide et accrocheur auquel succède une nouvelle power ballade « Trying not to love you » aux ficelles certes bien grosses mais toujours emplie d’une certaine efficacité.

Arrive alors la dernière ligne droite, « Holding on to heaven » le bien gnangnan « Don’t ever let it end » peut être la ballade de trop ou en tout loin d’être indispensable, qui encadre le plus soutenu « Everything I wanna do ».

En conclusion, « Here and now » est un album de hard rock mélodique moderne de facture classique mais de bonne qualité.

Sans surprise, Nickelback reste dans le registre qui fait sa force, du hard rock carré, puissant, servi par une production énorme et par la voix parfaite pour ce style de musique de son blond chanteur.

Le coté mélodique du groupe n’est cependant pas en reste et s’exprime toujours dans ces bonne ballades certes sans grande originalité mais toujours bien réalisées.

Bien que toujours énergique, efficace, Nickelback souffre pour moi de son style trop prévisible, figé, pas assez aventureux ce qui provoque une certaine monotonie ou ennui à l’écoute de ce « Here and now » trop parfaitement calibré pour passionner.

En résumé, un bon album de hard rock mélodique de plus …

Here and now (Nickelback)
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 11:06
Thor n°17 (Dan Jurgens, John Romita Jr, Klaus Janson, Glenn Herdling, Gregg Shigiel)

Thor toujours mais quelques années plus tard avec « Thor n°17 » chez Marvel comics.

Nous sommes à présent en 1999 et cette fois le duo Dan Jurgens (scénario) et John Romita Jr et Klaus Janson (dessins) prend la relève pour incarner les aventures illimitées du puissant dieu du tonnerre.

Et le moins que l’on puisse dire est cela commence fort avec l’attaque en plein New-York d’une violence inouie de Enrakt, appartenant au trio des Enchanteurs, divinités appartenant extra dimensionnelles capables de rivaliser voir surpasser leurs homologues asgardiens.

Enrakt est rendu redoutable par sa capacité à contrôler par magie mjolnir, l’arme maitresse de Thor.

Au moment ou Enrakt semble prendre le dessus sur Thor jeté à terre, il disparait pour se rendre à Asgard ou ses deux frères Brona et Magnir menacent Odin en personne de mort.

Pourtant malgré la criticité de la situation, Thor renonce temporairement à poursuivre son adversaire car dans le même temps, l’invincible Fléau se déchaine en plein centre ville.

En réalité, Thor a au moins autant de difficultés face à la puissance brute encore augmentée du Fléau que face à la magie d’Enrakt et a clairement le dessous devant un adversaire invulnérable à tout attaque physique aussi puissante soit elle.

Intrigué par cette créature mettant à mal son demi frère, Loki observe le combat depuis Asgard et cherche auprès d’une flamme mystique d’autres informations concernant des créatures similaires au Fléau, trouvant ainsi Conquête, irlandaise possédée par le pouvoir mystique de Krakkan et Bedlam, kenyane habitée elle par Ikonn, équivalent africain de Cyttorak.

De manière assez peu compréhensible, Bedlam et Conquête interviennent dans le combat entre le Fléau et Thor, écartant sans ménagement ce dernier surclassé par son adversaire, pour faire disparaitre le Fléau qu’ils estiment être leur frère.

En guise de bonus, Glenn Herdling (scénariste) et Gregg Shigiel (dessins) narrent dans un contexte certes modernisé une énième attaque du super criminel Mysterio contre son vieux rival Spider-man, pour senser punir une critique négative concernant son travail.

En conclusion, aucune comparaison possible entre « Thor n°17 » de Marvel comics et celui clairement décevant de « Thor n°466 ».

Nous avons ici affaire à deux terribles adversaires pour Thor, Enrakt et le plus classique Fléau qui chacun à leur manière le mettent à mal dans des luttes spectaculaires ou le lecteur de régale.

On apprécie l’efficacité du scénario de Jurgens, l’efficacité des scènes de combat de Romita avec on l’espère des suites assez excitantes narrant une attaque de grande envergure contre Asgard par les Enchanteurs et ou les plans plus mystérieux de Loki concernant la manipulation du Fléau et de ses homologues féminines irlandaises et kenyanes.

Ce numéro de Thor contient donc tous les ingrédients nécessaires à un comics de qualité !

Thor n°17 (Dan Jurgens, John Romita Jr, Klaus Janson, Glenn Herdling, Gregg Shigiel)
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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:07
Thor n°466 (Ron Marz, Bruce Zick)

Les comics ne sont jamais loin en ces colonnes, aussi voici « Thor n°466 » originellement sorti en 1993.

Avec Ron Marz (scénario) et Bruce Zick au dessins, « Thor n°466 », se distingue par sa couverture alléchante narrant un féroce combat entre le dieu du tonnerre et un adversaire à sa mesure, Drax le destructeur aux pouvoirs gonflés par le joyau de la puissance des doyens des l’univers.

En réalité, l’histoire se passe principalement à Asgard, ou les Asgardiens attablés à un traditionnel banquet écoutent religieusement leur père le dieu Odin raconter un trait de caractère assez peu connu de Thor, sa patience et son pacifisme lorsqu’un stupide troll le provoqua pour une futile question de cours d’eau.

Par cette anecdote, Odin entend compenser l’absence de son fils, en réalité en plein combat avec Drax dans l’immensité de l’espace, comme le montre la trilogie de la Croisade cosmique sortie à la même époque.

Finalement, après avoir rappelé les bases du caractère de son fils, calme face à l’adversité et n’ayant recours à la force qu’en cas de grave offense, Odin laisse entrevoir que le combat contre Drax pourrait laisser des traces dans le psychisme du dieu du tonnerre.

En conclusion, « Thor n°466 » est une immense déception voir un simili d’arnaque tant à partir d’une affiche alléchante d’un combat avec Drax, ne propose en réalité qu’un contenu minimaliste.

Quelques planches du combat viennent se superposer au récit d’Odin, pour former un ensemble manquant beaucoup trop de consistance.

Pire que cela, l’issue du match est renvoyé aux saga cosmiques d’Adam Warlock.

Et ce ne sont pas les quelques planches terminales laissant entrevoir un crossover entre dieux olympiens et asgardiens qui suffit à relever l’intérêt défaillant pour la série.

Dommage donc car le style de Zick est plus que correct et le potentiel de Thor semble en réalité quasi illimité !

Thor n°466 (Ron Marz, Bruce Zick)
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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 19:59
Qu'est ce qu'on a fait au bon dieu ? (Philippe Chauveron)

Une fois n’est pas coutume voici « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? » la comédie à la mode de Philippe Chauveron en cet été 2014.

« Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? » raconte l’histoire d’un couple de la bourgeoisie provinciale de Chinon, les Verneuil, Claude (Christian Clavier) et Marie (Chantal Lauby), catholique de droite, qui a la désagréable surprise de voir chacune de ses quatre filles mariée avec un homme issu de l’émigration.

Ainsi Ségolène (Emilie Caen) se voit marié avec Chao Ling (Frédéric Chau), d’origine chinoise, Isabelle avec Rachid Ben Assem (Medi Saoun) d’origine maghrébine et Odile (Julia Piaton) avec David Benichou (Ary Abittan) de confession israélite.

Ce mélange de culture crée des situations explosives lors des réunions familiales ou chacun fait preuve d’une grande mauvaise foi pour critiquer les us et coutume des diverses ethnies ou religions représentés.

Les Verneuil sont accablés par cette situation, Marie sombre peu à peu dans la dépression tandis que Claude s’emporte contre ses gendres dont il reproche la différence.

David est sans doute celui dont la situation est la plus précaire avec de grosses difficultés financières et des projets farfelus de casher-bio qui ne trouvent aucun financement.

Chao est le financier de la bande, et reçoit l’essentiel des critiques adressées aux Chinois supposés racheter la planète, tandis que Rachid se targue d’une peu glorieuse situation d’avocat commis d’office à Bobigny.

Lorsque Laure (Emilie Fontan) annonce à ses parents qu’elle va se marier avec un Charles catholique acteur de profession, ceux-ci reprennent espoir.

Mais ils ignorent à ce stade que le Charles en question (Noom Diawara) est originaire d’Afrique de l’ouest et la découverte de cet état de fait provoque un immense traumatisme chez eux.

Le premier échange avec les Kofi, surtout André (Pascal Nzonzi) est à vrai dire catastrophique, le ton montant rapidement entre les deux pères à propos de leurs différences culturelles.

En réalité personne dans la famille n’approuve ce mariage, et les trois couples déjà constitués tentent même de discréditer Charles en essayant de le prouver une prétendue infidélité.

Le stratagème échoue lamentablement et tout le monde se retrouve donc à Chinon pour le mariage.

André et Claude qui se détestent assez vite, finissent par s’isoler dans une partie de pêche, et se rapprochent unis par le même gout pour l’alcool et le scepticisme.
Les deux larrons finissent au poste de police pour avoir semé le trouble dans une boulangerie et tout se beau monde se retrouve donc en bon ordre pour la cérémonie et le repas de mariage, mélangeant culture française et africaine.

En conclusion, « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu ? » est un film léger au scénario rachitique surfant sur un ensemble de clichés communautaires et sur un fond d’anti racisme que certains pourront qualifier de bien pensant.

Si on passe sur le fond d’un niveau plus que faible, on pourra être séduit par la qualité des acteurs, réunissant la nouvelle vague de comiques pétris de talents s’en donnant à cœur joie auprès de vieilles figures du rire, Clavier et Lauby assez parfaits dans leurs rôles de parents un tantinet réactionnaires dépassés par les événements.

Alors oui pour la bonne humeur, les dialogues enlevés et l’abattage des acteurs, même si le film pousse à mon sens beaucoup trop le trait d’une France mélangée s’entendant à merveille en bonne intelligence en absorbant sans difficultés les particularités des autres.

Qu'est ce qu'on a fait au bon dieu ? (Philippe Chauveron)
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 10:37
La plage (Danny Boyle)

2000, année curieuse largement oubliée du grand public, car sensée faire le basculement vers le nouveau millénaire forcément plus attractif.

C’est pourtant cette année là que sort « La plage » de Danny Boyle ou lorsque un réalisateur réputé branché depuis le thrash « Trainspotting » rencontre la méga star de l’époque, Leonardo DiCaprio tout auréolé de l’immense succès de « Titanic » trois ans auparavant.

L’histoire assez improbable, tirée d’un roman d’Alex Garland, raconte celle d’un jeune touriste américain Richard (Leonardo DiCaprio) au profil de globe trotter solitaire qui rencontre dans un hôtel de Bangkok un homme fou, Daffy (Robert Carlyle) qui entre deux beuveries lui remet le plan d’une ile mystérieuse cachée de tous avant de s’ouvrir les veines dans sa chambre.

Choqué par le suicide de Daffy, Richard se rapproche d’un couple de français rencontré sur place, Etienne (Guillaume Canet) et Françoise (Virginie Ledoyen) eux aussi jeunes et aventuriers pour tenter une expédition hasardeuse pour découvrir ladite ile.

En réalité, Richard est secrètement attiré par Françoise et jalouse son compagnon français.

Prenant son courage à deux mains, le trio voyage par avion, train et bus puis nage les quelques kilomètres les séparant de l’ile effectivement sauvage.

Il tombe rapidement sur un champs de cannabis cultivé par des paysans locaux armés jusqu’aux dents.

Surmontant leur peur, ils parviennent à échapper aux trafiquants et à s’enfoncer davantage dans l’épaisse végétation tropicale.

Après avoir franchi une vertigineuse cascade, le trio tombe sur une communauté pseudo new âge, dirigée d’une main de fer par Sal (Tilda Swinton).

Tout en acceptant le trio, Sal rappelle les règles strictes de la communauté qui sont surtout de ne pas communiquer avec l’extérieur afin de garder leur existence secrète.

Le trio se fond sans difficultés apparentes dans les règles de la communauté vivant en autarcie alimentaire à base de culture de légumes et de pèche de poissons et ne s’aventurant qu’en d’exceptionnelles occasions et toujours sous le contrôle de Sal sur le continent.

La liberté et le loisir tiennent une part importante dans cet Eden taillé sur mesure, il est vrai dans des paysages paradisiaques.

Le sexe également et fort logiquement Richard se rapproche de Françoise avec qui il noue une relation intime.

Mais à l’occasion d’un visite sur le continent, Richard doit se soumettre aux caprices sexuelles de Sal et est malencontreusement découvert par un quatuor de touristes occidentaux à qui il avait eu le malheur de parler de la carte.

Sal est outrée de cette découverte et menace Richard de représailles au cas ou d’autres personnes chercheraient à venir en raison d’un accord conclu avec les trafiquants.

Mal à l’aise, le jeune homme revient sur l’ile ou la situation se dégrade depuis l’attaque violente de requins sur trois des pécheurs suédois de l’ile.

L’un d’entre eux, grièvement blessé à une jambe refuse d’être évacué et se heurte à l’intransigeance de Sal pour faire venir un médecin sur l’ile.

Délaissé, il est finalement abandonné par le groupe dans la foret qui ne supporte plus ses gémissements incessants, seul Etienne trouvant assez de compassion en lui pour l’assister.

Pire que tout, l’approche du quatuor de touriste de l’ile rajoute de la tension et Sal ordonne à Richard de monter la garde, en mettant tout en œuvre pour les repousser.

Richard, abandonné également par Françoise qui a découvert sa courte liaison avec Sal perd alors peu à peu la tête dans sa solitude forcée, épiant les touristes, s’engageant profondément seul dans la foret à l’image d’un personnage de jeu vidéo.

Plus grave il s’approche des trafiquants, n’hésitant pas à les narguer et à leur voler des effets personnels pendant leur sommeil.

Finalement l’arrivée des touristes se termine en drame, et par leur mort, tués par les trafiquants rendus nerveux par cet dérangement.

Richard est également poursuivi dans la foret et se réfugie au camps ou une vive explication a lieu entre trafiquants et Sal qui refuse obstinément d’évacuer l’ile.

Lors d’un face à face explosif, Sal se montre prête à tuer Richard pour préserver la présence de la communauté sur l’ile mais tire sur lui avec une arme vide.

Cette réaction extrémiste provoque le départ des membres de l’ile et le retour sur le continent, mettant fin à l’aventure utopique.

En conclusion, plus que par son sujet du reste plutôt intéressant, c’est par son traitement que « La plage » déçoit et irrite.

Le style déstructuré de Boyle s’exprime ici avec de fortes connotations à la drogue , aux jeux vidéos et à la musique électronique, sensés représenter la hype du moment mais formant un mélange assez décalé et indigeste avec le sublime environnement naturel des iles de la Thaïlande.

Deuxième reproche, le choix des acteurs, parfaitement discutables, avec un Dicaprio jeune, beau et bronzé donnant l’impression de passer de belles vacances en Thaïlande mais aussi Ledoyen complètement effacée derrière la star meme dans des scènes d’amour tournée à la va vite.

Décor de carte postale, acteurs transparents, ambiance branchée-décalée nauséeuse, « La plage » donne en réalité farouchement envie de fuir !

La plage (Danny Boyle)
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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 09:33
After hours (Gary Moore)

Les dieux de la guitare toujours avec « After hours » de Gary Moore.

A sa sortie en 1992, la carrière solo de Gary Moore est en pleine explosion nourrie par le beau succès commercial de « Still got the blues » un an plus tôt.

L’Irlandais s’entoure ici d’un parterre de musiciens fluctuant Graham Walker/Anon Fig à la batterie, Will Lee/Bob Daisley/Johnny B Gaydon à la basse en plus des quelques cuivres, piano et chœurs de rigueur.

Le très accrocheur « Cold day in hell » rappelle instantanément que nous sommes ici loin du hard rock étincelant de Thin Lizzy mais bel et bien dans une veine blues rock si chère à Moore.

On reprend un classique du genre années 1930/1940 « Don’t lie to me » de Tampa Red interprété de manière trop classique à mon gout et c’est dans le registre plus personnel et émotionnel du superbe « Story of the blues » que Moore parvient à toucher la corde sensible.

Avec la légende du genre BB King, vient « Since I met you » dont les moins de trois minutes sont assez vite oubliées et encore une fois Moore se fait géant avec « Separate ways » ou sa voix magique soutenu par des chœurs sensuels se marie à merveille avec le toucher subtil et feutré de sa guitare.

Déchirante chanson de rupture, « Separate ways » peut être considérée comme un des musts de la carrière du guitariste.

On reprend un peu de vie sur « Only fool in town » enchainé du court et musclé « Key to love » bref rappel du passé rock ‘n’ roll du guitariste.

More prend ensuite le parti de nous endormir avec « Jumpin at shadows » assommante reprise de Duster Benett et s’accroche mordicus au classicisme avec « The blues is alright » de Milton Campbell.

Deux compositions personnelles pour terminer, « The hurt Inside » léger et délicat enchainé de « Nothing is the same » superbe ballade en lévitation à fendre le cœur du GI le plus endurci.

En conclusion, bien que ne figurant pas dans le style de musique que j‘affectionne le blues, « After hours » est néanmoins dans son genre, très réussi.

Je trouve que la démarche de reprendre des classiques du blues n’a pas grand intérêt, si ce n’est de faire plaisir à Gary Moore, mais que celui-ci confine au divin lorsqu’il pond des merveilles de ballades bluesy emplies de souffrance, de solitude et de désespoir.

Guitariste exceptionnel évoluant ici dans un registre plus subtil, Gary Moore se montre également comme un excellent chanteur.

Reste que « After hours » aurait pu selon moi encore gagner en grandeur en officiant dans un registre plus personnel.

After hours (Gary Moore)
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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 22:41
Live on I-5 (Soundgarden)

Soundgarden toujours avec « Live on I-5 » album live sorti en 2011 après une tournée nord américaine le long de la cote Pacifique.

Enregistré en 1996 lors de la dernière tournée de Soundgarden avant leur séparation et l’essoufflement prévisible du mouvement grunge, « Live on I-5 » débute par un modèle d’efficacité, « Spoonman » dont le rythme riche et vivant ne peut que séduire.

Plus difficile d’accès se trouve le plus sinueux « Searching with my good eye closed » même si l’alliance Cornell-Thayil assure toujours une certaine flamboyance.

L’intensité chute cependant franchement sur les très ternes « Let me drown » poussif et « Head down » transparent.

C’est donc à l’image des cris (mesurés) de la foule, qu’on se dirige vers « Outshined » également étrangement moins percutant que sur disque.

Il faut donc attendre l’exceptionnel « Rusty cage » pour voir Soundgarden déployer de nouveau ses ailes de feu.

Une correcte ballade « Burden in my hand » plus loin surgit « Helter skelter » énième reprise du seul titre hard rock des Beatles dans une version curieusement assourdie et au final sans grand intérêt.

On reste dans le calme et douceureux avec « Boot camp » enchainé du sombre et massif « Nothing to say » aux fortes tonalités Black sabbath.

Cornell ressort la machine à hurler sur « Slaves & bulldozers » étiré sur plus de neuf minutes prenantes auprès duquel le délicat « Dusty » fait pale figure.

Pourtant, Soundgarden reste capable d’émouvoir comme le montre « Fell on back days » sombre ballade à l’élégante mélancolique, qui contraste avec la reprise su vitaminée punk-metal des Stooges « Search and destroy ».

Pour terminer le live, les américains sortent la grosse artillerie, « Ty cobb » grosse décharge de chevrotine hardcore en pleine face, la mielleuse ballade pop « Black hole sun » et l’infernale metal machine « Jesus christ pose » et ses brusques bouffées de violence brute.

En conclusion, « Live on I-5 » est même avec quinze ans de retard et un public étrangement mis en veilleuse, un live de bonne qualité globale reprenant l’essentiel des titres majeurs de Soundgarden.

Tout y est ou presque, des grosses bombes métalliques aux ballades popisantes, avec une interprétation de qualité menée par un Chris Cornell toujours dominateur au chant.

Alors bien sur, le disque contient quelques baisses de régime t certaines reprises font quelque peu figure de gadgets et n’apportent pas grand-chose si ce n’est un divertissement passager pour les musiciens et les quelques heureux élus témoins de shows de l’époque, mais « Live on I-5 » demeure malgré ceci un live de bonne voir très bonne facture.

Live on I-5 (Soundgarden)
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