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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 21:55
Les fils des ténèbres (Dan Simmons)

Je retrouve périodiquement des vieux livres de Dan Simmons dans ma bibliothèque et suis régulièrement déçu à leur lecture tant cet écrivain ne m’a semble t il jamais été meilleur que dans « L’échiquier du mal » ou autres « Hypérion ».

Sorti en 1992, « Les fils des ténèbres » est un bon vieux roman de fantastique/épouvante revisitant à la sauce Simmons le mythe de Dracula.

L’histoire se déroule dans la Roumanie juste après la chute de Ceausescu, dans un pays en proie à la désorganisation, les troubles et la misère.

Kate Neuman, une biologiste made in USA (Colorado) effectue une mission humanitaire à Bucarest pour tenter de venir en aide aux nombreux enfants abandonnés et maltraités en raison des insuffisances du système sanitaire roumain.

Le spectacle qu’elle contemple tous les jours éprouve sa conscience de nord américaine, aussi tente t elle avec les moyens du bord d’alléger les souffrances de nourrissons souvent condamnés par avance notamment par une épidémie galopante de Sida.

Intriguée par le cas de Joshua, un nourrisson orphelin dépérissant à vue d’œil et se régénérant à chaque transfusion sanguine, améliorant peu à peu sa résistance, Kate reçoit l’aide inespérée de Michael O’Rourke un prêtre américain lui aussi en mission humanitaire, qui lui recommande étant donné la rareté du cas de Joshua, de l’adopter pour l’emmener aux Etats-Unis afin qu’il bénéficie de traitements de pointe.

Kate est immédiatement séduite par l’idée et notamment le formidable potentiel du cas Joshua pour traiter notamment le Sida, se lance à corps perdu dans les démarches.

Mais elle se heurte rapidement à la redoutable bureaucratie roumaine, corrompue et inefficace.

Heureusement un étudiant roumain du nom de Lucian l’aide à franchir quelques étapes, O’Rourke, en réalité incroyablement influent en raison de ses relations avec d’anciens du Viet Nam, se chargeant de faire pression sur les fonctionnaires de l’ambassade américaine pour lever les derniers obstacles.

Finalement de retour aux Etats-Unis, Kate retrouve son ex mari Tom, alpiniste avec qui elle est heureusement restée en bon termes qui l’aide dans l’accueil de Joshua.

Elle met toutes ses relations à profit pour faire étudier Joshua dans un des laboratoires de pointe du Colorado, arrivant à des résultats impressionnants confirmant l’unicité du cas de Joshua et surtout sa capacité à créer une nouvelle hémoglobine susceptible de guérir du Sida ou du cancer.

Pourtant, Kate subit une agression à son domicile et fait feu à plusieurs reprises sur un homme grand et pale, dont le corps s’évanouit malgré une chute en principe mortelle dans un ravin.

Elle comprend que l’inconnu en voulait à Joshua mais ne peut parer une autre attaque cette fois de plusieurs hommes, qui lui arrachent son fils adoptif et tuent Tom qui essayait de la défendre.

En parallèle, le centre de recherche est saccagé, les données volées et le personnel travaillant sur le cas Joshua assassiné.

Désespérée, Kate se tourne alors de nouveau vers O’Rourke, qui accepte de l’aider à retrouver Joshua, qu’elle pense détenu en Roumanie.

Arrivé en Hongrie, O’Rourke fait jouer ses contacts auprès des prêtres orthodoxes qui le mettent sur la piste des légendaires vampires, appelés strigoi en roumain et notamment de Vlad Tepes, seigneur roumain du XV ième siècle, sensé être le célèbre Dracula.

Usant d’un de ses procédés habituels, Simmons place quelques chapitres savoureusement abominables, ou Dracula, réincarné en milliardaire américain sous le nom de Deacon Trent, se livre à de longs monologues une fois revenu sur sa terre natale des Carpates, et raconte selon lui sa véritable histoire, faite de guerres contre les Turcs, d’horribles tortures et d’asservissements contre la population des Carpates.

On comprend que Dracula est le chef des strigoi, vampires roumains se transmettant leur malédiction génétique de générations en générations, et jouant une influence majeure au sein des pouvoirs politiques du pays.

A la tête d’une véritable organisation secrète utilisant des gros bras et des fonctionnaires aisément achetables dans un pays en pleine déliquescence, Dracula déclinant lentement a en réalité fait enlever Joshua pour en faire son fils et le nouveau roi des strigoi.

Aidés par le toujours serviable Lucian qui a passé un examen sanguin pour les rassurer, Kate et O’Rourke prennent contact avec une filière tzigane mafieuse pour pénétrer clandestinement en Roumanie et surveiller Radu Fortuna, hommes réputé proche du pouvoir strigoi, tout en ignorant que Fortuna n’est autre que le frère de Dracula en personne.

Ils filent le dignitaire, arrivent jusqu’à un monastère dans la ville de Snagov, non loin de Bucarest et découvrent ce qui ressemble à une cérémonie strigoi visant à préparer Joshua à recevoir la paternité de Dracula en profitant de son étonnant capacité à régénérer son organisme sans sang humain.

Soumis à une intense surveillance de la Securitate aux ordres de Fortanu, Kate et O’Rourke partent en cavale bord d‘un side car hors d‘âge, un peu perdus dans un pays de l’ex Europe de l’Est et peu hospitalier pour des étrangers surtout s’ils sont américains.

Devenus entre temps amants, Kate et O’Rourke, sont finalement livrés à Fortuna par de simples paysans et par une trahison de Lucian, puis et emmenés en hélicoptère jusqu’au château de Dracula dans la ville de Sighişoara, ou doit avoir lieu la dernière partie de la cérémonie.

Ligotés et torturés, ils doivent servir de victimes humaines à Dracula, en finissant leur jours empalés et dévorés par les strigoi venus du monde entier assister à la cérémonie suprême de leur race.

Mais alors qu’elle s’apprête à se faire violer par une des brutes de Fortuna, Kate est sauvée par une intervention miraculeuse de Lucian, finalement agent double d’un ordre dit du Dragon, destiné à lutter toute sa vie contre les strigoi.

Malheureusement Lucian meurt dans une fusillade, révélant avant de mourir à Kate que le château a été piégé dans ses fondations pour exploser en plein milieu de la cérémonie et tuer les strigoi venus en masse.

Après avoir reçu l’aide d’une tzigane, Kate poussée par le désir plus fort que tout de sauver son fils, se lance dans une escalade périlleuse et pénètre en pleine cérémonie, arrachant Joshua aux strigoi, et exigeant la libération de O’Rourke contre sa restitution.

Le plus grand chaos règne alors, Fortuna est grièvement blessé, mais finalement O’Rourke est libéré, parvient on ne sait trop comment à prendre les commandes d’un hélicoptère emmenant Kate et Joshua hors du château de Dracula qui explose lorsque les charges placées dans ses fondations entrent en action.

Si le trio victorieux parvient à rentrer en hélicoptère jusqu’à Bucarest, le roman se termine sur un énième songe de Dracula, finalement rescapé de l’explosion fatale aux autres strigoi.

En conclusion, « Les fils des ténèbres » est un volumineux roman fantastique introduisant une forte dose de polar et de semblant de théorie scientifique, autour d’un mythe dont le charme est par essence le mystère et l’inexpliqué.

Simmons peine donc à construire une histoire réellement palpitante autour de son duo improbable de prêtre ancien pilote du Viet Nam et bonne petite mère courage américaine prête à tout pour retrouver un orphelin roumain sauvé d’une catastrophe humanitaire.

Je me suis donc assez rapidement désintéressé des incompréhensibles explication pseudo scientifiques sensés faire de Joshua un être exceptionnel pour l’humanité mais plus grave ai eu les plus grandes peines du monde à trouver les personnages principaux attachants et les vampires effrayants.

Seuls point positifs donc de ce roman fantastique poussif, la description d’une société roumaine en décomposition après l’écroulement du tyran des Carpates, avec les trafics en tout genre, y compris d’enfants vendus par des tziganes misérables et des usines évoquant un cauchemar industriel.

Tout en brossant un portrait sans concession de la société roumaine, Simmons qui semble avoir acquis quelques notions de roumain, en reconnait toutefois les beautés notamment de la splendide zone montagneuse des Carpates.

On appréciera également les quelques monologues de Dracula, évoquant le coté plus hardcore de l’écrivain avec des actes de tortures particulièrement sadiques vis-à-vis de serfs ou de moines osant défier son autorité.

Tout ceci ne suffit donc pas à élever « Les fils des ténèbres » à la cheville du « Dracula » de Bram Stroker.

Les fils des ténèbres (Dan Simmons)
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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 20:46
Menteur, menteur (Tom Shadyac)

Dans les années 90, la carrière de Jim Carrey explose au rythme de un film par an et « Menteur, menteur » de Tom Shadyac en est la plus parfaite illustration.

Sorti en 1997, « Menteur, menteur » raconte la vie d’un avocat américain du nom de Fletcher Reede (Jim Carrey), habitué à toutes les roueries pour faire triompher ses clients dans les tribunaux, qui un jour est victime d’un sort jeté par son fils de cinq ans Max (Justin Cooper) le jour de son anniversaire, lui empêchant de mentir.

En réalité si la vie de Fletcher est brillante sur le plan professionnel, elle est un véritable désastre sur le plan personnel avec un divorce d’avec sa femme Audrey (Maura Tierney) mais surtout des absences insupportables vis à vis du malheureux Max.

Touché par le sort, Fletcher s’aperçoit rapidement pour notre plus grand plaisir qu’il est condamné à dire la vérité et rien que la vérité, ce qui occasionne des scènes drolatiques dans lesquelles il dit leurs quatre vérités aux employés de son cabinet, notamment sa fidèle secrétaire Greta (Anne Haney) pour le moins étonnée du changement radical du comportement de son patron.

Fletcher tente bien de résister mais son corps refuse de lui obéir avec force de contorsions.

Plus grave, il fait faux bond en saccageant la défense d’une de ses plus grosses clientes, Samantha Cole (Jennifer Tilly), coupable d’adultère, qui réclame avec beaucoup de culot sa part des biens de son mari, soit un montant de plusieurs millions de dollars.

Face au juge Stevens (Jason Bernard) et à sa consœur Dana Appleton (Swoosie Kurtz) qui défend les intérêts du mari, Fletcher cafouille, se contredit et s’enfonce en se montrant incapable de mentir et donc de tenir sa ligne de défense.

Mal embarqué, il profite d’un répit et comprend par son ex femme que le sort de son fils le bloquera jusqu’à la fin de la journée.

Cette information tombe également dans l’oreille de sa rivale l’arriviste Miranda (Amanda Donohoe) qui le traine devant le directeur du cabinet pour le forcer à dire ce qu’il pense de lui.

Mais contre toute attente, la franchise acérée de Fletcher, plait au directeur qui salue son audace et son sens de la formule.

Fletcher se trouve donc miraculeusement sauvé du piège tendu par Miranda.

Pour autant Fletcher n’est pas au bout de ses peines puisque Audrey poussée par son nouveau petit ami le gentil Jerry (Cary Elwes) lui propose de déménager avec son fils pour le suivre à Boston.

Il fonce tout d’abord au procès, découvre Kenneth Falk (Christopher Mayer) l’amant stupide de sa cliente, se maltraite physiquement dans les toilettes dans l’espoir d’échapper au cruel dénouement, mais parvient in extremis à sauver la situation en perturbant le témoignage de Falk et en montrant que sa cliente était mineure au moment de signer le contrat de mariage ce qui de fait l’annule.

Après cette victoire à la régulière, Fletcher est pourtant pris de remords face à Cole (Eric Pierpoint), refuse qu’il paye une pension alimentaire, et lui accorde la garde de son fils, ce qui contrecarre sa cupide cliente.

Il fonce ensuite à l’aéroport dans le fol espoir de reconquérir son fils et sa femme.

Après une manœuvre audacieuse ou il empêche leur avion de décoller en se grimpant sur un chariot élévateur pour leur courir après sur la piste, Fletcher parvient à ses fins.

Son témoignage plein de sincérité émeut Max mais aussi Audrey.

Bon perdant Jerry s’efface avec élégance, laissant la famille se reconstituer.

En conclusion, bâti sur une bonne idée mais un scénario filiforme, « Menteur, menteur » repose grandement pour ne pas dire essentiellement sur le talent protéiforme de clown de Jim Carey qui en pleine forme physique à trente et quelques années, multiplie les grimaces élastiques et les singeries hors normes pour nous divertir.

Derrière l’aspect gagesque du film, se délivre également un message plutôt agréable à propos du cynisme et de l’arrivisme, au détriment parfois d’une vie équilibrée notamment auprès d’un enfant en mal de modèle et d’affection.

L’avocat sans foi ni loi découvre donc les vertus de la sincérité et des relations familiales sans doute plus épanouissantes que sa vision individualiste et cynique des choses.

« Menteur, menteur » ne constitue donc pas un chef d’œuvre mémorable, mais remplit à merveille ses fonctions de divertissement de qualité, si tant est qu’on apprécie le style si particulier de ce diable de Jim Carey.

Menteur, menteur (Tom Shadyac)
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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 21:44
Darkman (Sam Raimi)

Dans les années 80-90, Sam Raimi se construisit une réputation de réalisateur culte notamment avec « Darkman ».

Sorti en 1990, ce film de super héros raconte les déboires de Peyton Westlake (Liam Neeson) chercheur en génétique, torturé et laissé pour mort par des tueurs dans son laboratoire, en raison des activités de sa femme Julie Hastings (Frances Mc Dormand) avocate sur les traces d’un entrepreneur véreux Louis Strack Jr (Colin Friels) en cheville avec le puissant mafieux Robert G Durant (Larry Drake).

En réalité, Westlake survit mais atrocement défiguré par les flammes.

Privé de sensations corporelles et doté d’une force hors normes, Westlake s’emmaillote de hardes crasseuses glanées dans les ruelles glauque de Los Angeles, et tente d’approcher Julie qui ne le reconnait plus et sous le choc, se laisse séduire par le cynique Strack.

L’homme devient donc mu par un puissant sentiment de vengeance, et travaillant d’arrache pied dans son laboratoire en partie remis sur pieds, parvient à trouver une formule chimique lui permettant de créer des masques des visages à partir de photos.

Il profite de ses nouveaux dons pour tuer un premier mafieux et prendre la place d’un second Pauly Mazzuch (Nicholas Worth) pour voler l’argent de Durant, qui en représailles tue son ex associé en le jetant par la fenêtre.

Mais le processus reste instable et Westlake peine à conserver pendant un temps prolongé ses masques ce qui le rend vulnérable à long terme.

Il poursuit néanmoins son processus de vendetta, allant jusqu’à prendre l’apparence de Durant en personne pour semer le trouble dans ses affaires et l’accuser notamment de crimes qu’il n’a pas commis.

Lorsque le mafieux s’en aperçoit un mano à mano sympathique entre les deux hommes a lieu sous les regards médusés des gangsters.

La science des masques de Westlake lui permet d’approcher à nouveau Julie sous son ancienne apparence et lui prouver qu’il est encore en vie.

La réaction de Julie est favorable et la fait rompre immédiatement avec Strack, qui furieux somme Durant d’éliminer définitivement l’ennuyeux scientifique.

Durant emploie donc les grands moyens, tirant sur lui à l’aide d’armes lourdes depuis un hélicoptère tandis que Westlake se débat suspendu à un fil au dessus du vide.

Mais l’habile scientifique provoque le crash de l’hélicoptère, ce qui force Strack a prendre en otage Julie après lui avoir avoué sa face criminelle.

Tout ce beau monde se retrouve donc en haut d’un building.

Insensible au vertige et très déterminé, Strack est un adversaire particulièrement coriace, d’autant plus que Westlake tente de protéger la vie de Julie qui ne tient qu’à un fil.

Il en vient finalement à bout et le tue.

Mais traumatisé par sa nouvelle apparence, il préfère garder ses distance avec Julie, préférant se faire appeler Darkman.

En conclusion, « Darkman » a tout du film de série B misant tout sur ses effets horrifique et un budget des plus limités.

Raimi se fait ici plaisir, utilisant la mythologie du super héros, pour la tordre à son gout en créant un personnage laid qui rappelle fortement « Spawn » de Todd Mc Farlane sans que l’on sache précisément qui a influencé l’autre.

Avec le temps, le film a bien entendu salement vieilli et fait pale figure dans ses scènes d’actions certes violentes mais sans grandes surprise.

Héros sans pouvoirs si ce n’est de changer temporairement de visage (comme Fantômas !), Darkman est en réalité assez peu charismatique malgré les efforts du très sérieux Liam Neeson, à la présence disons le assez décalé dans cet univers underground.

Un film donc plutôt faiblard, à trois niveaux en dessous du premier « Robocop » de Verhoeven, qui ne comblera que les amateurs un peu nostalgiques du genre.

Darkman (Sam Raimi)
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 12:17
Lost saison 1, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)

La suite avec, « Lost saison 1, épisodes 3 et 4 » de Jeffrey Jacobs Abrams.

Le troisième épisode écrit par Damon Lindelhof et réalisé par Jack Bender, l’histoire se développe autour de Kate (Evangeline Lilly), par le biais de l’exploration de son passé, une cavale en Australie, hébergée par un fermier qui la livrera finalement à la police pour empocher la prime de sa capture.

Malgré la trahison du fermier, Kate extraira son corps handicapé de la carcasse de son pickup enflammé, en mémoire des trois mois passés à ses cotés à la ferme mais sera finalement capturée par le marshal l’escortant dans l’avion.

La situation de santé du marshal est donc le principal sujet de conversation du camp sachant que Jack Shephard (Matthew Fox) et Hurley (Jorge Garcia) savent également le passé de criminelle de Kate sans toutefois connaitre la nature exacte de ses délits.

Sans antibiotiques assez puissants, le marshal agonise lentement victime de septicémie mais trouve encore la force de parler et menacer Kate qui se rend à son chevet.

Le brutal Sawyer qui souhaite abréger ses souffrances, utilise la dernière balle du pistolet de Kate pour abattre le marshal contre l’avis de Jack.

Lorsqu’il découvre que Sawyer a raté le cœur et perforé le poumon, Jack devient fou de rage.

Cet épisode permet également de comprendre la relation entre Michael Dawson (Harold Perrineau Jr) et Walt (Malcom David Kelley), qui vivait avec sa mère en Australie, et qui découvre non sans peine la vie avec son père après la mort de celle-ci.

Fermé face à son père, Walt préfère la compagnie de John Locke (Terry O ‘Quinn) qui parvient en fabricant un petit sifflet en bois à retrouver son chien perdu dans la jungle.

Assez généreusement, Locke offre le chien à Michael afin qu’il regagne l’estime de son fils.

Dans l’épisode quatre écrit par David Fury et réalisé par Jack Bender, la présence d’énormes sangliers attaquant le camps en raison des corps bloqués dans la carlingue, provoque un mouvement de panique.

Jack réagit en chef, proposant dans un premier temps de bruler l’avion afin d’en terminer avec les attaques, ce qui malgré l’opposition de principe de certains survivants, finit par emporter l’adhésion.

Le placide Locke révèle également une nouvelle facette de sa personnalité en proposant une battue dans la jungle afin de tuer les sangliers, ce qui permettra de survivre face à l’épuisement des rations.

Doté d’un impressionnant arsenal de couteaux, Locke parvient à convaincre Michael, et Kate de l’accompagner pour cette expédition à haut risques avec des animaux sauvages de 80 à 150 kilos dotés de défenses acérées.

Sayid (Naveen Andrews) les accompagne dans le but de disposer en altitude des émetteurs permettant de localiser la source du message de secours émis en permanence sur l’ile.

Mais la chasse tourne au fiasco, le quatuor était dispersé comme des brindilles par une charge d’un des énormes animaux.

Pire, Michael est blessé à la jambe par une des défenses, Kate juchée sur un arbre fait tomber l’émetteur, tandis que Locke choqué, part seul traquer et tuer le sanglier.

Michael est ramené en boitant sur le camp, Locke étant laissé pour mort, sans doute tué par le monstre gigantesque ayant déjà dévoré le commandant de l’avion.

Cet épisode est l’occasion d’explorer le passé de Locke, modeste employé de bureau paralysé des deux jambes, désireux d’aller en Australie pour tenter un circuit aventure avec chasse, pêche, marche et descente de rivières.

Finalement refusé sur place en raison de son handicap, Locke qui refuse de renoncer face aux obstacles, était dans l’avion de retour vers les États-Unis lorsqu’il a été victime de l’accident fatal, le plus incroyable étant que l’usage de ses jambes semble avoir été retrouvé à son réveil sur la plage.

Locke revient finalement sain et sauf de la jungle, en trainant un gros sanglier derrière lui, source de nourriture pour le groupe.

Après un hommage symbolique aux victimes, l’avion est finalement incendié sur la plage ..

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 3 et 4 » continue sur sa lancée, surprenant de jour en jour, en permettant de découvrir la double personnalité de Kate, d’apparence pourtant douce et belle, alors que probablement criminelle.

Son match à distance avec le marshal mourant est redoutablement excitant.

Personnage jusqu’alors secondaire, Locke se révèle ici particulièrement complexe et touchant, en tant que vieil homme solitaire et handicapé désireux de se sublimer.

Les zones de mystère subsistent, avec les hallucinations de Jack, la présence de la bête mystérieuse et l’émission cyclique et ininterrompue de messages sur l’ile.

Peu à peu les ingrédients se mettent en place, densifiant les liens entre personnages …

Lost saison 1, épisodes 3 et 4 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 11:30
Lost saison 1, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)

Nous abordons à présent une des séries phares des années 2000, « Lost saison 1, épisodes 1 et 2 » de Jeffrey Jacobs Abrams.

Le premier épisode, sorti en 2004, commence fort en montrant le réveil des passagers d’un avion de ligne s’étant écrasé sur une ile perdue du Pacifique, quelque part entre Fidji et l’Australie.

Jack Shephard (Matthew Fox), jeune et athlétique médecin, est l’un des premiers à reprendre ses esprits et ses réflexes professionnels pour secourir les rescapés gisant non loin de la carcasse de l’avion, dont les moteurs tournent encore, aspirant dangereusement tout ce qui passe à leur proximité.

Jack va de droite à gauche, sauvant in extremis des passagers paralysés par le choc ou blessés par les éclats métalliques.

Il finit par se rapprocher de Kate Austen (Evangeline Lilly), belle brune athlétique qui l’aide à le recoudre dans le dos.

Après l’explosion des moteurs, les naufragés se rassemblent et on fait peu à peu connaissance avec les différents personnages : Claire Littleton (Emilie de Ravin) belle blonde enceinte de huit mois, Hurley (Jorge Garcia) jeune obèse, Sawyer (Josh Holloway) particulièrement agressif et cynique, Charlie Pace (Dominic Monaghan) bassiste d’un groupe de rock à succès, Michael Dawson (Harold Perrineau Jr) un afro américain et son fils Walt (Malcom David Kelley) obsédé par la perte de son chien.

L’apparition de l’irakien Sayid Jarrah (Naveen Andrews) provoque une montée de tension avec Sawyer qui le suspecte de terrorisme.

Jack parvient à calmer les esprits et écoute Sayid, ex membre de l’armée irakienne, qui dispose de solides connaissances dans l’électronique et les transmissions.

Il forme un petit groupe de volontaires avec Kate et Charlie pour s’enfoncer dans la jungle afin de trouver l’avant de l’avion et une radio afin de contacter les secours.

La progression dans la jungle tropicale est difficile car la chaleur est écrasante.

Ils parviennent jusqu’à l’épave, trouve le commandant de bord agonisant qui leur révèle qu’ils ont fortement dévié de leur route suite à une avarie de radio avant de rencontrer la perturbation atmosphérique qui leur a été fatale.

Le principe du flash back est alors utilisé pour remonter dans le temps afin d’explorer les derniers instants avant le crash et comprendre que Charlie étant un toxicomane, est venu dans l’expédition pour aller récupérer la drogue qu’il avait caché dans les toilettes de l’avion.

Mais leur discussion est interrompue par des coups sourds et puissant sur la carlingues.

D’effrayants grognements viennent compléter ce climat angoissant et le commandant qui se risque de dehors est brutalement tué, ce qui pousse le trio à fuir droit devant eux et à échapper à ce qu’ils pensent être une énorme bête.

Très inquiets mais saufs, ils rejoignent le reste du groupe resté sur la plage avec un transpondeur récupéré dans l’avion.

Dans le second épisode, Sayid tente de mettre à profit ses compétences en électronique pour réparer le transpondeur et bricoler une radio de fortune.

Ses compétences sont sérieusement remises en cause par Sawyer toujours agressif de manière générale mais Sayid tient tête y compris physiquement, recevant le soutien de Hurley.

Il déclare avoir besoin d’accéder à un point en altitude sur l’ile afin de pouvoir émettre vers d’éventuels secours.

On découvre également d’autres rescapés, Shannon Rutherford (Maggie Grace) dont l’attitude hautaine et superficielle se base sur l’imminence de l’arrivée de secours, ce qui irrite son frère Boone Carlyle (Ian Sommerhalder), un couple de coréens vivant à l’écart des autres et John Locke (Terry O ‘Quinn), vieil homme solitaire qui se lie d’amitié avec le jeune Walt.

L’histoire se développe autour de la découverte de menottes sur la plage, ce qui laisse à penser de la présence d’un prisonnier à bord, peut être Sawyer logiquement suspecté en raison de son agressivité naturelle.

Kate, Sawyer, Shannon, Boone et Sayid décident de grimper en altitude pour utiliser la radio mais sont également victimes de l’attaque d’un énorme animal, un ours polaire, que Sawyer tue à l’aide d’un pistolet automatique récupéré à bord.

L’homme doit s’expliquer, et avoue finalement qu’il a récupéré l’arme sur le corps d’un Marshal présent à bord car il escortait un prisonnier.

L’arme est finalement confiée à Kate, qui s’avère après un nouveau flashback être LA prisonnière.

Sur la plage, Jack qui secourt un homme ayant un morceau de métal enfiché dans le corps, découvre qu’il est le marshal escortant Kate.

Bien que agonisant, l’homme le met en garde contre la dangerosité de Kate.

Arrivés finalement au sommet d’une colline, le groupe envoyé en expédition parvient à capter un SOS émis en allemand de manière cyclique, et ce depuis seize ans, ce qui brise leur moral sur la capacité des secours à venir rapidement …

En conclusion, « Lost saison 1, épisodes 1 et 2 » constitue une exposition des personnages dans l’atmosphère oppressante et excitante d’un crash aérien.

Les rescapés perdus sur une ile du Pacifique, doivent s’organiser pour survivre et Jack s’impose logiquement en leader en raison de son sens des responsabilités et de sa qualité de médecin.

Face à ce leader presque naturel, d’autres personnalités fortes émergent comme Sawyer, aussi beau que dur, mais aussi Sayid, dont les compétences techniques s’avèrent aussi utiles.

On comprend également que Kate réserve des surprises, les autres restant pour l’instant au second plan.

Le stress de la survie est rehaussé par les attaques de bêtes monstrueuses et invisibles, notamment la présence inexplicable d’un ours polaire sur une ile tropicale.

Enfin, le principe du flashback, s’avère particulièrement efficace, pour approfondir la découverte des personnalités des protagonistes et révéler son lot de surprise …

A ce stade, le spectateur est donc déjà accroché, ce qui explique la succès de la série.

Lost saison 1, épisodes 1 et 2 (Jeffrey Jacobs Abrams)
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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 22:40
Too old to rock 'n' roll (Jethro tull)

Après un album aussi hermétique et difficile d’accès que « Minstrel in the gallery », on était en droit d’espèrer avec « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die » un retour vers plus de rusticité et de punch de la part de Jethro tull.

Sorti en 1976, sans le bassiste Jeffrey Hammond-Hammond remplacé par John Glascock, « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die » présente en effet une pochette irrévérencieuse en décalage avec l’imagerie habituelle proprette et intello des groupes de rock progressifs.

L’entrée en matière de « Quiz kid » vient pourtant immédiatement défausser cette première impression, avec un tempo doux et ondoyant sur lequel vient se poser la voix calme de Ian Anderson.

C’est donc à l’allure d’une promenade dans un jardin d’une maison de retraite qu’on embraye sur « Crazed institution ».

Plus dépouillé et mélodique, l‘acoustique « Salamander » passe mieux en raison de la dextérité à la guitare/flute d’Anderson.

Un peu plus d’animation blues-rock sur « Taxi grab », puis plus de feeling mélancolico-jazzy sur « From a dead beat to an old greaser ».

On reste dans le calme et triste avec « Bad eyes and loveless » au fort gout de chagrin d’amour avant de retrouver une fraction du coté plus mouvant et gai de la musique de Jethro tull sur « Big dipper ».

Lorsqu’on arrive au fameux « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die », on est forcément déçu par le manque de vivacité et de tranchant de ce morceau bien trop sage et tranquille pour justifier son nom aguicheur.

Un morceau d’inspiration classique, « Pied pier » plus loin et on sombre dans une nouvelle ballade de plus de cinq minutes, « The chequered flag (dead or alive) » assommante.

En conclusion, « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die », est l’un des albums les plus mal nommés qui soit et ne contient ingrédient rock ‘n’ roll ou punk.

Même si il se montre plus accessible à l’oreille que ses hermétiques prédécesseurs, « Too old too rock ‘n’ roll : too young to die » manque de la légèreté aérienne et de la fraicheurs des meilleurs albums de Jethro tull pour camper sur un style convenu, lissé construit sur des racines plus bluesy-folk qu’à l’accoutumé.

Tout ceci demeure insuffisant pour m’accrocher et me faire adhérer à ce groupe certes brillant, talentueux mais aussi imprévisible et à la production discographique par trop inégale. .

Too old to rock 'n' roll (Jethro tull)
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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 21:18
Ministrel in the gallery (Jethro tull)

Nous sommes toujours en 1975 en plein chœurs des seventies pour découvrir « Minstrel in the gallery » de Jethro tull.

On passera sur la pochette assez laide mais ayant au moins le mérite de montrer clairement les influences moyenâgeuses des anglais pour entamer le premier titre fleuve, « Minstrel in the gallery » longue pièce de rock progressif complexe au travers laquelle on traverse de multiples atmosphères dont le point commun est la grande musicalité.

Dans un registre similaire mais dans un format plus accessible vient « Cold wind to Valhalla » puis « Black satin dancer » plus difficile à suivre en raison de son absence apparente de structure forte et de ses longues plages instrumentales.

On bascule ensuite avec « Requiem » et « One white duck/O10= nothing at hall » dans deux ballades acoustiques particulièrement soporifiques.

Jethro tull place ensuite un nouveau titre-concept à lui tout seul « Baker St Muse » découpé en quatre parties d’intérêt plus que relatif, s’étalant au final sur près de dix sept longues minutes avec « Grace » comme conclusion passant complètement inaperçu.

En conclusion, « Ministrel in the gallery » est encore un de ses albums concepts progressifs majoritairement acoustique et instrumental, absolument inécoutable dans la durée.

Réservé sans doute à un public de spécialistes triés sur le volet, de musique progressive d’influence médiévale, « Ministrel in the gallery » ne m’a en réalité que ennui et déplaisir.

Il lui manque en effet l’énergie, la fraicheur et un aspect plus direct pour justifier pour moi d’un intérêt.

Ministrel in the gallery (Jethro tull)
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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 23:01
Burnt after reading (Joel et Nathan Cohen)

Joël et Nathan Cohen, le très surestimé duo de réalisateurs américains reviennent à leur genre de prédilection, la comédie en 2008 avec « Burnt after reading ».

Cette histoire somme toute loufoque, invraisemblable voir absurde, met en scène un analyse de la CIA, Osborne Cox (John Malkovitch), mis sur la touche par ses patrons, et finalement démissionnaire par lassitude devant les manigances des bureaucrates.

Lorsque il annonce la nouvelle à sa femme Katie Cox (Tilda Swinton), celle-ci le prend mal, trouvant ridicule sa décision d’écrire ses mémoires et en profitant pour préparer activement la mise en place d’une procédure de divorce.

La revêche Katie, a en effet un amant, Harry Pfaffer (Georges Clooney), un ex policier de terrain reconverti en administratif, qui trompe allégrement sa femme (Elisabeth Marvel), écrivain pour enfants.

Dragueur compulsif, beau parleur, pétri de tics, Harry n’en en réalité aucune envie de quitter sa femme pour Katie et gagne du temps, continuant à draguer frénétiquement sur les sites de rencontres d’Internet.

La vie de Osborne bascule lorsque le Cd ou se trouvent ses fichiers est retrouvé dans les vestiaires d’un club de gym, hard-bodies.

Les gérants, Chad Elsheimer (Brad Pitt) un jeune homme aussi athlétique que stupide, et Linda Litzke (Frances Mc Dormand), une quadragénaire complexée, obsédée par se financer de couteuses opérations chirurgicales, décident de tirer profit de cette opportunité pour faire chanter Osborne.

Mais le duo d’amateurs peine à mettre à exécution son plan, Osborne ne se laissant pas faire, malgré la désagrégation de son mariage.

Ainsi, Chad est cogné alors qu’il tentait de négocier une récompense et sauvé in extremis par une intervention musclée de Linda qui n’hésite pas percuter la voiture de Osborne.

Sans se laisser démonter, Katie pousse Chad à s’adresser à l’ambassade de Russie à Washington, pour exiger enfin une somme d’argent.

Mais le duo d’amateurs commet l’erreur de laisser le Cd, qui est déclaré sans valeur par les ambassadeurs.

Tout s’emmêle lorsque Harry rencontre par hasard Linda sur un site de rencontres et a une brève liaison avec elle.

Le quiproquo est total lorsque Chad s’introduit chez Osborne dans l’espoir de lui sous tirer de nouvelles informations, sans se douter que Katy qui l’a mit à la porte, occupe l’espace avec Harry.

Mal dissimulé dans une penderie, Chad fait peur à Harry qui le tue d’une balle dans la tête.
Paniqué, Harry se débarrasse maladroitement du corps, sans se douter que tous ces mouvements sont observés par les supérieurs de la CIA, (David Rasche) et (JK Simmons).

L’absence de Chad inquiète Linda qui finit par s’en confier à son amant Harry, complètement chamboulé par ce meurtre.

Le film achève de basculer complètement dans la folie lorsque Harry découvre que l’homme qu’il a tué était l’ami de Linda, et sombre dans la paranoïa totale.

En parallèle, Osborne tombe sur le pauvre Ted Treffon (Richard Jenkins), patron de Hardbodies, et ayant accepté par amour pour Linda de retourner fouiller dans sa maison, et incapable de maitriser sa colère, le tue.

Les officiers de la CIA concluent alors sur leur incapacité à comprendre ce qui c’est réellement passé, mais se promettent de tout faire pour éviter de renouveler cette désagréable expérience.

En conclusion, « Burnt after reading » est une comédie se voulant déjantée, absurde, dans le style habituel des comédies des frères Cohen.

La bêtise des personnages y est présente, notamment chez Brad Pitt, parfait en prof de fitness, la tête pleine d’eau et les muscles plein d’air mais c’est surtout leur lâcheté qui est mise en avant.

Même si Clooney et Malkovitch tiennent solidement leurs places, leurs rôles manquent selon moi de folie ou d’épaisseur.

Paradoxalement, « Burnt after reading » déçoit donc, manquant d’humour et de tendresse, contrairement au chef d’œuvre des Cohen, « The big Lewoski ».

Il comblera sans doute d’aise les fans du duo, mais malgré la qualité intrinsèque des acteurs, se montre trop juste pour s’élever au rang de grand film.

Burnt after reading (Joel et Nathan Cohen)
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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 11:22
Les Quatre fantastiques (Tim Story)

Afin de combler les manques de ce blog, voici à présent « Les Quatre fantastiques » première adaptation cinématographique officielle de Tim Story.

Sorti en 2005, en plein boom sur les super héros drivé par X-men et Spider-man, « Les Quatre fantastiques » s’attachent de manière plutôt classique à décrire les origines des super héros, en narrant un projet d’exploration spatiale afin d’étudier les rayonnements cosmiques, source potentielle de progrès pour l’humanité.

Mais malgré ses brillantes théories scientifiques, Reed Richards (Ioan Gruffud) connait de grosses difficultés financières et doit faire appel à un riche industriel, le Docteur Victor von Fatalis (Julian Mc Mahon) pour financer l’expédition et en tirer les éventuels bénéfices.

Fatalis apparait tout de suite comme un homme ambitieux, froid, orgueilleux sans doute jaloux du génie de Richards et ravi d’avoir engagé son ex petite amie, Susan Storm (Jessica Alba) parti furieuse après leur rupture.

Richards fait avec cette situation difficile, mettant sa fierté de coté et embarque dans le vol, Johnny (Chris Evans), le propre frère de Susan, beau garçon adepte des sports de vitesse et tombeur de ses dames, ainsi que son ami Ben Grimm (Michael Chiklis) dernier pilote de la bande.

Fatalis les accompagne en personne pour superviser l’expédition mais les choses ne tournent pas comme prévu, les cinq hommes se trouvant pris dans une tempête cosmique.

Ils survivent et sont accueillis dans un centre médical appartenant à Fatalis, mais découvrent peu à peu que l’accident à modifié leur ADN, faisant d’eux des super héros.

Johnny est le premier à s’en apercevoir au cours d’une ride de snowboard en montagne, lorsque son l’effet de l’adrénaline son corps s’enflamme, faisant de lui une Torche humaine, puis viennent Reed qui peut étirer son corps à volonté et Susan, capable de devenir invisible ou de projeter des champs de force.

Mais le plus douloureux est à venir pour Ben, dont la peau mute horriblement, devenant une gargouille de pierre à la force surhumaine.

Devenu la Chose, Ben fuit, son ex petite amie ne supportant pas son apparence, les autres humains le rejetant avec peur.

Solitaire et déprimé, Ben se retrouve seul sur un pont et en tentant de secourir un homme en pleine tentative de suicide, bloque un camion à l’aide de son corps de pierre.

Mais son intervention provoque un enchainement de catastrophe, explosion d’un camion citerne, basculement d’un camion de pompier dans le vide …

Heureusement ses trois amis interviennent, Susan bloquant l’explosion à l’aide de son champs de force, Red rattrapant les gens basculant dans le vide, tandis que Ben hisse le camion sur le pont.

Devenus des héros populaires, il se font appelés à présent les 4 Fantastiques.

Cependant, Fatalis qui a été lui aussi irradié de manière moins visible, voit aussi son corps changer, se revêtir d’une fine couche métallique mais aussi être capable de drainer quasiment toute forme d’énergie, surtout électrique pour la projeter en rafales.

Il règle à sa manière ses énormes problèmes financiers qui mettent sa société au bord du gouffre après l’échec cuisant du vol spatial, en tuant le représentant des actionnaires.

Désireux de détruire son rival, Richards qui s’est rapproché à nouveau de Susan, Fatalis convainc la Chose toujours complexé par son physique disgracieux, de pénétrer dans une machine sensée lui rendre son apparence humaine, mais le grille à en réalité à grand coups de rafales.

Privé de son garde du corps, Richards ne fait pas le poids face à un Fatalis déchainé, qui a de surcroit revêtu, un masque de fer pour renforcer son apparence métallique.

La Torche intervient, déviant un missile à guidage thermique sur sa propre chaleur avant de le conduire pour exploser au large de la ville mais laisse la voie libre à Fatalis pour torturer son rival en refroidissant sa peau afin de la rendre friable.

La Chose qui survécu à la traitrise de Fatalis, inverse le processus de transformation, redevant un colosse de pierre capable de tenir un match contre Hulk et affronte bravement son ennemi dans les rues de New York transformées en champs de bataille.

Mais seul le retour de la Torche humaine permet d’équilibrer les forces.

Conjuguant leurs pouvoirs sous la direction de Mr Fantastic, les FF emprisonnent Fatalis dans un champs de force, tandis que la Torche porte sa flamme à l’intensité d’une super nova, afin de porter sa carcasse de métal à incandescence.

Une fois le processus achevé, la Chose brise une bouche d’incendie pour le refroidir et solidifier le metal, transformant Fatalis en statue.

Les FF peuvent donc faire la fête ensemble pour célébrer leur victoire, Ben ayant finalement trouvé en la personne d’Alicia Masters (Kerry Washington) une aveugle l’acceptant pour sa personnalité, un havre de paix, même si les vilaines blagues de la Torche continuent de l’asticoter, tandis que Susan et Reed filent à nouveau le parfait amour, au point de songer au mariage.

De son coté, le corps statufié de Fatalis est acheminé par cargo jusqu’en Latvérie.

En conclusion, sans atteindre la catastrophe du second Ghost rider, « Les Quatre fantastiques » est une médiocre adaptation de comic books.

L’histoire est d’une grande faiblesse, les personnages assez peu attachants, entre un Richards aux pouvoirs ridicules et au coté « génie déconnecté » irritant, une Jessica Alba potiche sexy à la décoloration ratée et un Fatalis remis au gout du jour, en méchant classique, riche et assoiffé de pouvoir en oubliant sa dimension de sorcier d’Europe de l’Est torturé par son passé de tzigane.

Story modifie également le personnage en faisant de Fatalis un irradié doté de pouvoirs, alors que le comics base toutes ses capacités sur son armure et ses gadgets.

Seuls acteurs dignes d’intérêt, Evans pas encore Captain america mais déjà gonflé aux stéroïdes, parfait en flambeur inconséquent et Chiklis, dont le physique trapu et la « gueule » de costaud cadrent parfaitement avec son personnage.

Sans être un naufrage, ce divertissement fade et lisse, ne laissera que peu de souvenirs aux spectateurs.

Aujourd’hui, sept ans après le semi échec second volume, le projet FF est au point mort, car loin d’atteindre le succès de ses rivaux de toujours : Vengeurs ou X-men.

Les Quatre fantastiques (Tim Story)
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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 09:57
Songs from the wood (Jethro tull)

Nous sautons une poignée d’années pour voir Jethro tull revenir en 1977 à des meilleurs sentiments.

C’est en effet à cette date que sort « Songs from the wood » à la pochette .. Disons proche de dame nature dans un trip new age assez en accord avec le coté hippie des anglais.

On débute par « Songs frome the wood » qui illustre ni plus ni moins que le meilleur de ce que peut donner Jethro tull : mélodies aériennes sublimes, chant habité de Ian Anderson et richesse musicale incomparable.

Le voyage élémental dure près de cinq minutes semblables à un rafraichissement sous une cascade de montagne, puis les shamans nous emmènent sur les sentiers de « Jack in the green » à l’ambiance similaire mais moins réussie.

Tout en reconnaissant son coté frais et agréable, « Cup of Wonder » manque toutefois d’un tantinet de punch pour marquer les esprits mais reconnaissons que la fantastique richesse musicale de « Hunting girl » apporte réellement une transcendance de l’âme s’étalant sur cinq belles minutes.

Difficile de ne pas se sentir également enveloppé par « Ring out solstice bells » même si à dire vrai la magie prend moins aux tripes.

Les influences médiévales de font clairement sentir sur « Velvet green » pour un mélange étonnant avec des riffs de guitares ciselés et un chant se coulant subtilement dans le cadre imposé.

Bien entendu, la flute est mise à l’honneur sur « The Whistler » à la mélodie remarquablement accrocheuse.

L’ambiance se calme voir se fige avec « Pibroch (cap in hand) » qui étale son ambiance progressive sur plus de huit minutes avant un final « Fire at Midnight » aussi élégant qu’ennuyeux.

En conclusion, « Song from the wood » peut être assurément considéré dans son genre comme un ovni.

Jethro tull s’éloigne davantage des rivages du rock pour proposer une musique progressive emplie d’influences moyen ageuse, incroyablement originale et souvent très agréable à l’écoute en raison de sa belle musicalité.

Malgré ses indéniables qualités et quelques tubes en puissance au potentiel incontournable (« Songs from the wood » et « The Whistler »), « Song for the wood » manque un tantinet de punch selon moi pour en faire un album culte.

La musique de Jethro tull s’adresse donc plutôt aux esthètes, aux amoureux des structures complexes, vivantes et formidablement mélodiques.

Songs from the wood (Jethro tull)
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