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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 19:57
Daredevil n°190 (Frank Miller)

Malgré un film en 2003 décevant, le comics Daredevil mérite assurément beaucoup mieux et c’est pourquoi « Daredevil n°190 » de Frank Miller a retenu toute mon attention.

Dans ce court comics sorti en 1983, usant de son style unique, Miller explore le passé de la belle pour la placer dans la recherche de Stick, le maitre d’arts martiaux de Daredevil, sensé la former pour l’aider à maitriser la haine en elle depuis la mort de ses parents assassinés.

Malgré ses étonnantes aptitudes physiques, Elektra est cependant rejetée par Stick en raison de son caractère indomptable, et après avoir pris conseil auprès d’un autre maitre d’arts martiaux, décide finalement de rentrer au service de la confrérie de la Main, secte asiatiques de ninja assassins.

N’écoutant aucune mise en garde concernant la dangerosité de son entreprise, Elektra a pour but d’infiltrer la Main pour la détruire de l’intérieur.

Contactée par la Main, Elektra réussit l’examen d’entrée en tuant un mystérieux adversaire qui s’avère être son maitre conseiller cruellement drogué pour l’occasion.

De son coté, Daredevil qui ne peut se résoudre à accepter sa mort apparente, tué par le Tireur, s’associe avec le ninja blanc Stone pour retrouver son corps et tenter de la ranimer à la vie.

Dans le cimetière ou repose le corps d’Elektra, le duo est pris à parti par les ninja de la Main et ne peut malgré l’aide de la Veuve noire, empêcher l’enlèvement de son corps.

Désespéré, Daredevil se résout à demander l’aide de son pire ennemi le Caid, qui en proie à des difficultés internes avec les autres mafieux de la cote Est, accepte contre toute attente de l’aider à retrouver la Main.

Après avoir porté un rude coup aux rivaux du Caid, Daredevil obtient l’adresse d’une église ou a lieu une étrange cérémonie mystique à travers laquelle les sorciers de la Main tentent de ramener à la vie.

Un âpre combat s’engage alors dans l’église entre les ninja, Daredevil, Stone et la Veuve noire.

Obnubilé par sa tache, Daredevil laisse ses alliés s’exposer et endurer de sévères blessures pour tenter lui-même d’achever le processus de résurrection.

Dans la confusion et la peur de l’échec, les hommes du Caïd font irruption ouvrant le feu sur les ninja, laissant disparaitre mystérieusement Stone et Elektra.

Désabusé, Daredevil comprend que le Caïd l’a utilisé pour assoir son autorité sur ses rivaux mais demeure dans l’incertitude par rapport au sort d’Elektra qui semble elle bel et bien revenue dans le monde des vivants.

En conclusion, « Daredevil n°190 » est une merveille plongée dans l’univers sombre et martial de Frank Miller.

Le dessinateur/scénariste s’en donne à cœur joie dans cette aventure fortement influencée par la culture asiatique, en particulier celle des arts martiaux et des mystérieux ninja.

Fascinant sur le fond et la forme, « Daredevil n°190 » met également particulièrement en exergue la douleur du héros consécutive au deuil d’Elektra et sa quête pleine de doutes pour tenter de la ramener du royaume de la mort.

Ce numéro de Daredevil, meme sans ennemi de l'envergure d'un Tireur ou d'une Typhoid, confirme donc la période de gloire du super héros aveugle sous le règne du sombre Miller.

Daredevil n°190 (Frank Miller)
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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 10:55
Redeemer of souls (Judas priest)

Cela ne sera pas sans une nouvelle et sincère émotion que je m’apprête à chroniquer un nouvel album de Judas priest, « Redeemer of souls » sorti en ce beau mois de juillet 2014.

Alors qu’on aurait pu penser qu’après le très abouti et aventureux « Nostradamus » enchainé de la tournée d’adieux « Epitaph », sonnait la fin glorieuse mais logique de la carrière des Défenseurs de la foi, Judas priest surprend encore six ans après avec ce nouveau disque, sans le légendaire guitariste KK Downing remplacé par le jeune Richie Faulkner et ses petits trente quatre printemps.

Comme tend à inciter la pochette usant d’une représentation apocalyptique d’une créature infernale surnaturelle venant faire expier par la violence aux hommes leurs péchés, « Reedemer of souls » se présente de facture somme tout classique.

Les prêtres de l’Enfer débutent en effet leur récital par « Dragonaut », qui basé sur des riffs puissants, déroule un tempo vif et des refrains diablement efficaces.

Nous restons certes dans le domaine habituel de Judas priest et prendrons garde de ne pas crier au génie, mais ne pouvons que reconnaitre « Dragonaut » constitue avec son dynamisme une entrée en matière quasiment parfaite pour un album de heavy metal.

Usant des mêmes procédés et techniques, « Redeemer of souls » garde le rythme en permettant à Rob Halford d’utiliser sa marque de fabrique : les montées dans les aigus, cette fois dosées avec contrôle et parcimonie.

Malgré un sens de la mélodie certain, « Reedemer of souls » manque sans doute d’un peu de punch pour tout à fait séduire ou impressionner, comme si le groupe de sexagénaires était encore à ce stade sur la retenue.

On brise alors intelligemment le début de linéarité qui semblait s’installer pour livrer avec « Halls of Valhalla » une longue et puissante composition contenant une forte dimension épique, avec un Halford parfaitement à son aise dans le registre viril et émotionnel des dieux nordiques.

Avec ses prenants changements d’atmosphère, ses chœurs guerriers et sa dynamique inexorable, « Halls of Valhalla » impressionne l’auditeur et constitue assurément le premier titre majeur de l’album.

Mais comme chacun le sait réduire Judas priest à sa dimension purement offensive serait une monumentale erreur, et nous basculons à présent dans l’ambiance plus calme et ténébreuse de « Sword of Damoclès » superbe mid tempo au charme hypnotique permettant à Halford d’explorer un chant plus varié et nuancé.

Encore sous le choc de la magie pénétrante de « Sword of Damoclès » surgit « March of the damned » mid tempo immédiatement accrocheur reposant sur des riffs et refrains originaux d’une incroyable qualité.

Rappelant par instant « Metal gods », « March of the damned » pourrait tout à fait devenir un des hits les plus accessibles de Judas priest si le grand public était un peu plus ouvert en terme de style musical.

« Down in flames » marque le retour du heavy metal dans sa plus pure essence, avec des riffs lourds, une dynamique porteuse, des lignes de chant hyper mélodiques et inspirées même si les refrains qui auraient du sublimer l’ensemble pour en faire un classique priestien, constituent au final le maillon relativement plus faible de la chaine enflammée.

Les choses se gâtent ensuite un peu sur le septième titre, « Hell&back » power ballade particulièrement ennuyeuse se réveillant brusquement, tardivement et maladroitement dans sa dernière ligne droite ce qui bien que dans un registre similaire, n’est pas le cas de l’excellent « Cold blooded » porté principalement par la voix du Metal god.

Changement radical d’ambiance et tentative de résurgence du Judas priest violent et agressif de « Metalizer » qui malgré sa puissance et de bons passages, se montre trop brouillon et approximatif pour atteindre sa cible et terrasser définitivement l’auditeur.

Un peu désarçonné on poursuit en ravalant sa déception le voyage sonore, découvrant « Crossfire » superbe trouvaille passant d’une ambiance chaloupée bluesy à des attaques meurtrières de guitares ou la voix de Rob transperce et vrille l’âme.

Plongée dans les ténèbres de l’au-delà sur les très mystérieux et mélodique « Secrets of dead » ou le Metal God se fait shaman et passeur vers d'autres mondes sous-terrains.

Mais alors que l’auditeur se remet difficilement du voyage mystique ayant mis ses sens à l’épreuve, la fin du disque surgit déjà : « Battle cry » sans doute le titre heavy metal classique le plus réussi et impressionnant du disque en raison de sa vitesse et de sa force de frappe sans faille et enfin « Beginning of the end », déchirante ballade conclusive ou la voix du Metal god arrache des larmes de tristesse et de bonheur.

En conclusion, « Reedemer of souls » n’est certainement pas un album aussi novateur (et casse gueule !) que « Nostradamus », ni aussi agressif que la doublette « Painkiller-Jugulator » qui il est vrai poussait le curseur particulièrement loin et sans doute également Mémé en perfecto dans les orties.

Une fois ceci évoqué et certaines petites faiblesses relevées montrant que les sexagénaires de Judas priest ne sont pas d’infaillibles machines à tubes, ce nouvel et inattendu album se laisse après plusieurs écoutes découvrir dans toute sa splendeur et sa richesse, s’imposant heure après heure, jour après jour comme une merveille mettant en émoi chacune de nos cellules sans doute régénérées par tant de bienfaits.

Extrêmement varié, complexe et prenant, « Reedemer of souls » confirme que Judas priest comme Black sabbath ou à un degré moindre Iron maiden, demeure le groupe de heavy metal le plus cérébral, le plus passionnant et le plus ambitieux de l’histoire.

Il reste fort à parier que même à vitesse réduite conforme à l’âge avancé de nos vétérans, Judas priest, même sans KK Downing, n’a pas terminé de faire parler de lui, de charmer et d’enflammer les cœurs et les âmes de millions de fans dans le monde.

Vous avez dit génies ? Pour ma part, il y a longtemps que la messe (noire) est dite …

Redeemer of souls (Judas priest)
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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 23:02
Micmacs à tire-larigot (Jean-Pierre Jeunet)

En 2009, Jean-Pierre Jeunet est assurément au sommet de son art, encore sur la lancée de l’immense succès mondial de son « Amélie Poulain » et l’ouverture sur le monde que son style graphique unique lui a apportée.

C’est à cette instant que sort « Micmacs à tire-larigot » qui derrière ce titre improbable cache une histoire elle aussi improbable d’un homme appelé Bazil (Dany Boon), petit employé d’un magasin de location de Dvd, qui prend un soir par un concours de circonstances malheureux une balle dans la tête.

Bazil survit assez miraculeusement a cet incident met perd son travail et apprend qu’il va devoir vivre avec cette balle dans le crane.

Livré à lui-même et dormant dans la rue, Bazil reçoit l’aide d’une société de marginaux ferrailleurs dirigée par Placard (Jean-Pierre Marielle).

Il est rapidement adopté par tout cet ensemble de personnalités extravagantes comme Remington (Omar Sy) un lettré ne parlant que par expressions désuètes, Fracasse (Dominique Pinon), petit et fier homme canon, Petit Pierre (Michel Crémadès) génial bricoleur d’automates mécaniques, Calculette (Julie Baup) expert en calcul mental mais surtout Caoutchouc (Julie Ferrier) jolie contortistioniste dont il tombe immédiatement sous le charme.

En utilisant leurs étonnantes particularités et des stratagèmes farfelues, cette improbable équipe va aider Bazil dont le père à sauté sur une mine au Sahara dans les années 70, à prendre sa revanche sur les marchands d’armes accentuant la rivalité entre les deux principales sociétés parisiennes, les arsenaux d’Aubervilliers dirigée par Nicolas Thibault de Fenouillet (Marc Dussolier) et la Vigilante de l’armement dirigée par François Marconi (Nicolas Marié).

En jeu un gros contrat particulièrement trouble pour le compte de rebelles Africains agité comme gigantesque hameçon pour les deux industriels voraces.

Manipulés par Bazil et sa bande qui usent de déguisements et d’inventivité pour les espionner, Fenouillet qui a comme curieuse manie/faiblesse de collectionner les organes de personnalités mortes et Marconi qui est un coureur de jupons vont se livrer une guerre sans merci aboutissant à des menaces et à destruction d’armes des deux sociétés.

De plus en plus mécontents, les dissidents africains tentent de régler leurs comptes avec Marconi mais sont abattus par un commando envoyé par Fenouillet.

Capturé par les deux Pdg qui se sont aperçus de la machination, Bazil est miraculeusement secouru par ses amis qui aimantent la voiture le conduisant et réalise une grosse mise en scène visant à les amener à rendre des comptes face aux populations civiles africaines ou arabes exposées à leurs grenades, balles ou mines.

La vidéo des deux Pdg terrorisés avouant leur cynisme est ensuite diffusée sur Internet pour discréditer leurs sociétés tandis que Bazil file le parfait amour avec Caoutchouc.

En conclusion, tourné majoritairement dans les anciens locaux de la Direction Générale de l’Armement dans le quinzième arrondissement de Paris, « Micmacs à tire-larigot » contient tous les défauts et qualité d’un film de base de Jeunet : esthétisme unique, créatif avec un mélange d’ancien, de branlant mais poétique et charmant, mais à contrario intrigue de fond simpliste voir débile.

Les riches et cyniques industriels de l’armement sont caricaturés avec un naïveté confondante, avec une diabolisation bien commode face à des pauvres gens bons et simples appartenant au camps des gentils.

On peut donc adorer ou détester le film, et à mon sens la construction d’un univers visuel créatif et séduisant ne peut suffir à combler les lacunes d’un scénario en dessous du niveau de l’amer.

Micmacs à tire-larigot (Jean-Pierre Jeunet)
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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 08:49
Tygra, la glace et le feu (Ralph Bakshi)

Petit plaisir estival coupable avec « Tygra, la glace et le feu » film d’animation de Ralph Bakshi.

Je me souviens très distinctement avoir réussi à convaincre ma Mère de m’emmener voir ce film déjà confidentiel dans un cinéma de la rue Convention lors de sa sortie en … 1983.

Dessiné par la légende Frank Frazetta, « Tygra, la glace et le feu » est un pur produit d’Heroic fantasy, genre très en vogue à l’époque en raison du succès cinématographique du Conan le barbare de John Milius

L’histoire, somme toute assez basique voit dans un monde imaginaire vaguement préhistorique évoquant la Terre sauvage de Marvel, le souverain Nekron (Hervé Bellon), utiliser ses pouvoirs magiques pour étendre un empire de glace sur l’ensemble d’un vaste territoire composés de tribus.

Conseillé par sa mère Juliana (Nadine Alari), Nekron commande l’avancée d’immenses glaciers engloutissant tout sur leur passage, tandis que ses soldats soushumains ressemblant à des néandertaliens, pillent et tuent les tribus refusant de se plier à sa domination.

Au cours d’une bataille ou son peuple est décimé, Larn (Jean-François Vlerick), un guerrier blond, athlétique et habile, parvient à échapper aux féroces soushumains en s’enfonçant dans une épaisse foret tropicale avec une bonne dose de ruse, adresse et courage.

Seul survivant de son clan, il ignore que Jarol (Marc de Georgi), souverain du royaume du Sud et principal opposant à Nekron a payé le prix de son absence de soumission à Nekron en voyant sa fille, la sexy et athlétique Tygra (Céline Montsarrat) enlevée par surprise par les soushumains.

Mais Tygra révèle une force de caractère hors normes qui lui permet d’échapper à ses ravisseurs en mêlant charme, audace et un brin de chance pour éviter les monstrueux reptiles et insectes vivant dans ce monde.

Restée seule (et dénudée !) dans l’épaisse foret, elle fait la connaissance de Larn errant lui aussi seul.

Un rapprochement arrive bien vite même si une monstrueuse pieuvre sous marine manque de tuer Larn et sépare le couple.

Tandis que Larn est soigné par un mystérieux guerrier solitaire répondant au nom de Darkwolf (Pierre Hatet), en raison d’une pelisse de loup recouvrant son visage, Tygra est reprise par les soushumains qui l’enchainent à l’un d’entre eux.

Comprenant que Darkwolf est l’ennemi juré de Nekron, Larn s’allie à lui profitant de sa gigantesque force physique, de son habileté à la hache et à l’arc.

Le duo s’attaque courageusement à la troupe de soushumains pour libérer Tygra en comprenant tardivement que la belle s’est encore une fois libérée toute seule avant de tomber dans les griffes d’une sorcière appelée Roliel (Evelyne Séléna) qui comprenant l’intérêt stratégique de la princesse, tente de négocier avec les hommes de Nekron.

La manœuvre échoue complètement et Roliel et son fils un monstrueux géant sont massacrés, tandis que Tygra est cette fois belle et bien emmenée au royaume de Nekron.

Tout semble donc converger vers Nekron qui se sentant à présent en position de force repousse dédaigneusement les charmes de Tygra que sa mère voulait comme belle fille, avant de se raviser devant l’arrivée de Taro (Richard Darbois) fils de Jarol envoyé comme négociateur avec une escorte de trois hommes.

La discussion tourne court, Taro et ses hommes dégainant leurs glaives mais sont contraints par les pouvoirs magiques de Nekron à s’entretuer.

Larn et Darkwolf appuyé par les troupes de Jarol qui leur prêtent leurs fameux dragons volant (ptérodactyles) attaquent alors Nekron.

Si Larn n’a malgré son courage pas plus de succès que Taro face à la puissance maléfique de Nekron, le terrible Darkwolf parvient à surpasser la magie du souverain et le tue de ses mains.

Lorsque Jarol sent le pouvoir de Nekron vaciller, il libère la lave de son royaume volcanique pour détruire les glaciers maudits et rétablir un semblant de paix.

Tout se conclut donc par un happy end, la formation du couple Larn-Tygra sous l’œil bienveillant de Darkwolf.

En conclusion, trente ans après, « Tygra la glace et le feu » continue de me fasciner alors que j’ai depuis belle lurette atteint l’âge adulte.

L’histoire est certes basique avec une opposition Bien/Mal ou Feu/Glace mais l’animation superbe avec des personnages se déplaçant avec une fluidité déconcertante.

Bakshi déploie une action quasiment non stop avec ce fort parfum d’aventures et de dépaysement inhérent à l’Heroic fantasy dans une version ici plus musclée et athlétique comme il en est d’usage dans les années 80 forcément body buildées.

Attention tout de même, hommes singes difformes, trolls, sorcière, loups et reptiles géants ne conviennent pas à tout type de public et peuvent effrayer le plus jeune public.

Outre l’action menée tambour battant, on s’attache aux personnages, avec le coté ange noir/fils maudit de Nekron, le courage rugueux de Larn et la virilité mystérieuse de Darkwolf.

Aspect non négligeable au charme du dessin animé, le style graphique volontairement sexy de Frazetta qui fait de Tygra une beauté callipyge aux formes dénudées s’exprimant de manière particulièrement érotique durant tout le film.

Véritable régal sur le fond et la forme, « Tygra la glace et le feu » connut donc un honteux échec commercial, qui n’enlève en rien à la fascination que je lui porte.

Il est donc probable que ce film conserve donc à jamais une place dans mon cœur d’enfant …

Tygra, la glace et le feu (Ralph Bakshi)
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 22:22
Scream dream (Ted Nugent)

En 1980, Ted Nugent ne lève pas le pied de son rythme effréné et sort « Scream dream » à la pochette disons particulièrement … ridicule et affreuse.

La valse des bassistes continue avec l’arrivée de David Kiswiney (basse) à la place encore chaude de Walt Monaghan.

Le début du disque est explosif avec un « Wango tango » excellent tube évoquant le meilleur d’un Ac/Dc braillard, musclé et tatoué.

Lancé par pareil propulseur, « Scream dream » se montre aussi féroce qu’un chat sauvage et c’est armé d’un son heavy metal que « Hard as nails » que Nugent continue son travail destruction massive.

Le bon vieux rock ‘n’ roll n’est pas pour autant remisé au placard comme le prouve les excellent « I gotta move » et « Violent love » simples, directs, instinctifs et terriblement efficace.

Puissance et vélocité des guitares, chant hurlé façon Bon Scott, « Flesh & blood » ne fait à l’image du reste du disque pas de cadeaux.

On ralentit enfin cette cadence infernale pour poser « Spit it out » un mid tempo assez poussif ce qui laisse un peu de temps au guitariste atomique pour reprendre des forces et asséner un « Come and get it » dévastateur.

Pour la fin du disque, Nugent glisse en douceur vers l’ambiance country western de « Terminus eldorado » et retourne à ses premiers amours, le rock ‘n’ roll endiablé de « Don’t cry (I’ll be back before you know baby) ».

En conclusion, « Scream dream » est un excellent album de hard rock sans concession, lorgnant par instant de part sa violence et son intensité vers le heavy metal.

Ted Nugent s’y montre particulièrement en forme, dextre et incisif comme jamais.

Son chant également beaucoup plus agressif et nasillard qu’à l’accoutumé, est lui aussi en importante évolution et peut constituer pour certain un point de faiblesse.

Un album compact et méchant qui comblera de plaisir les amateurs de hard qui décoiffe dont je fais bien évidemment partie !

Scream dream (Ted Nugent)
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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 20:16
Weekend warriors (Ted Nugent)

Après plusieurs années de productivité et de qualité exceptionnelles, 1978 voit Ted Nugent se séparer de son guitariste Derek Saint Holmes et de son bassiste Rob Grange au profit respectivement de Charlie Huhn et John Sauter.

C’est donc fortement remanié que le groupe aborde « Weekend warriors » à la pochette aussi délirante qu’explicite avec le mimétisme entre guitare et arme à feu si chère au guitariste.

Tout débute de belle manière avec un « Need you bad » mid tempo rock ‘n’ roll parfaitement dosé sur lequel Nugent démontre toute son inventivité manche en main.

C’est ensuite du coté du blues que vient puiser « One woman » bien trop classique à mon gout.

On trouve enfin plus de dynamisme et de folie avec « I got the feelin » qui survole les débats de tout son punch et sa virtuosité puis retombe avec « Tight spots » dans un des multiples mid tempo sympathiques mais un brin quelconques du début du disque.

Cadence ralentie et structure sinueuse avec « Venom soup » original à défaut d’être génial, quasi instrumental correct sur « Smokescreen » puis petite poussée d’adrénaline sur « Weekend warriors » un peu plus appuyé.

L’allumé de la sulfateuse se dirige alors vers la sortie avec un « Cruisin » teigneux et véloce, endort tout le monde sur le placide « Good friends and a bottle of wine » avant de ranger définitivement son gun au râtelier sur « Name your poison » rouillé.

En conclusion, avec la gifle que représentait « Cat scratch fever » et un remaniement de personnel conséquent, Ted Nugent accuse sensiblement le coup sur ce « Weekend warriors » dont la pochette offensive et conquérante s’avère en définitif plus que trompeuse.

Sans parler d’effondrement, on perd ici 50% de l’intensité et la démence créatrice de l’album précédent pour se trouver devant un bon album de guitare hard rock sans beaucoup d’éléments saillants.

Décevant, « Weekend warriors » l’est donc assurément et est le signe du premier net essoufflement de l’américain après trois années à produire et tourner à un rythme hors normes.

Il fallait bien que cela arrive un jour !

Weekend warriors (Ted Nugent)
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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:58
Cat scratch fever (Ted Nugent)

Fidèle aux bonnes habitudes des musiciens des années 70, Ted Nugent sort à cette époque un album par an, aussi vient en 1977, « Cat scratch fever » nouvelle déflagration sonore.

Comme le montre le visage ébouriffé et halluciné du guitariste-chanteur sur la pochette, « Cat scratch fever » se pose là pour en découdre et montrer que le bonhomme a encore faim de décibels.

D’entrée cette impression visuelle prend forme tant « Cat scratch fever » contient tous les ingrédients d’un grand tube hard rock bâti sur des riffs en béton armé et des refrains d’une efficacité irrésistible.

Alors qu’on pense sans doute avoir pris le meilleur en pleine face pour débuter, surgit une autre véritable bombe, « Wang dang sweet poontang » encore plus jouissif et débridé que le morceau introductif.

L’état de grâce se poursuit sur « Death by misadventure » nouvelle ode au hard rock flamboyant.

On accepte alors de suivre sans condition le guitariste dans son univers, enchainant sur « Live it up » solide mid tempo terminant de manière paroxysmique, « Home bound » bel instrumental pulsant tout en souplesse avant de plonger avec « Workin hard, playin hard » dans un nouveau bain de jouvence tout à la gloire du rock inspiré et intense.

Complètement comblé à ce stade, l’auditeur encaisse sans même frémir un nouveau tube « Sweet Sally » au groove irrésistible.

Le feu d’artifice finale arrive avec « A thousand knives » plus lent, mais incroyablement fluide et agréable, « Fist fighting son of a gun » 200% rock ‘n’ roll et « Out of control » conclusion tonique administrée sans coup férir.

En conclusion, « Cat scratch fever » n’a en rien usurpé sa réputation de classique du hard rock et est un authentique chef d’œuvre malheureusement relativement méconnu au regard de sa stature d’astre brillant haut dans le ciel.

Impossible en réalité de résister à pareille déferlante de hard rock, à une telle maestria de tubes alliant créativité, vivacité et fraicheur dans l’exécution.

Avec cet album, Ted Nugent intègre à la perfection toues les ingrédients du succès pour élever son swing et son chant au firmament de la musique rock et dépasser toutes les limites séparant le bon voir très bon disque du chef d’œuvre.

M’inclinant fort logiquement devant une telle perfection, je ne peux que recommander vivement « Cat scratch fever », car si vous ne devez écouter qu’un seul album du cinglé de Détroit dans votre vie, cela ne peut être selon moi que celui-ci !

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:00
Free for all (Ted Nugent)

Comme vous avez pu le constater, l'excentrique Ted Nugent n’est pas homme à s’embarrasser de perte de temps ou de demi mesure, aussi est-ce tout naturellement que vient « Free for all » en 1976, soit une année seulement après son premier disque.

Avec la même entourage, le guitariste chanteur débute ce « Free for all » à la pochette ridicule ressemblant à une publicité pour déodorant, par « Free for all » qui se distingue d’entrée par un son beaucoup plus tranchant, des refrains accrocheurs tout en conservant le même classicisme dans l’approche rock hard de la guitare.

Le second titre, « Dog eat dog » est encore plus convaincant par la sourde puissance de refrains irrésistibles avant de laisser la place à « Writing on the wall » long titre sinueux et intense de plus de sept minutes laissant libre court à l’inspiration du maitre.

L’intensité est toujours très haute sur « Turn it up » ébouriffant de punch et même « Street rats » glisse avec fluidité et maitrise.

En bon guitar-héros qui se respecte, Nugent verse ensuite dans la ballade « Together », à vrai dire doté de mélodies magnifiques et d’un chant à tomber à la renverse de beauté.

La fin de l’album se profile alors avec « Light my way » tonique et agréable, « Hammerdown » flirtant par sa puissance indomptable avec le heavy metal et enfin « I love you so I told you a lie » mid tempo incandescent.

En conclusion, après la déception de « Ted Nugent », « Free for all » est une belle surprise redressant quasi immédiatement la première impression que m’avait fait Ted Nugent.

Beaucoup mieux produit, puissant, incisif et enlevé, « Free for all » est impressionnant par sa créativité et donne une vrai leçon de hard rock dynamique porté par une belle maestria et un superbe feeling de guitare.

Nous restons donc certes dans une musique classique mais o combien bien conçue et bien exécutée.

Autre amélioration sensible, le chant du guitariste en forts progrès et tout à fait à sa place dans ce contexte.

« Free for all », est donc un délicieux album de hard rock des années 70 à ranger aux des premiers Ac/Dc et Aerosmith.

Free for all (Ted Nugent)
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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 21:33
Promenade (Regis Jauffret)

Sorti en 2001, « Promenade » de Régis Jauffret précède de sept années « Lacrimosa » que j’avais particulièrement apprécié.

« Promenade » ne déroge pas à l’ambiance souvent sinistre des romans de Jauffret et observe un procédé narratif déroutant avec l’emploi quasi continuel du conditionnel mâtiné d’imparfait, pour décrire les errances continuelles d’une femme décrite par le terme Elle, en proie à un profond mal être.

Jauffret imagine donc son héroïne dans un enchevêtrement continuel et répétitif de situations d’errances au cours desquelles celle-ci rencontre une multitude d’hommes qui l’abordent dans la rue pour le plus souvent coucher avec elle.

Le mal être de cette femme est tel qu’elle accepte le plus souvent ces coucheries pour simplement aider à faire passer le temps, qu’elle trouve douloureusement lancinant.

Car il s’agit bien de supporter le fardeau de l’existence, sa vacuité, son manque de finalité, l’illusion du bonheur et la lente décrépitude conduisant inéluctablement à la fin et au néant.

Quelques fois, Jauffret projette son héroïne dans le conditionnel de relations plus durable et déroule en accéléré le film de la vie avec un mariage tournant rapidement au désastre et une maternité vécue comme une somme grande souffrance.

En effet, la femme semble être dans une logique de rejet des autres personnes même mari et enfants.

Les relations amicales ou familiales sont logées à la même enseigne, et considérées simplement comme des points de chute potentiel, de petits appartements minables en pavillon de banlieue anonymes.

Invariablement la mort conclut chacun de ces micro aventures, avec comme point focal le suicide évalué sous diverses formes la plus courante étant le saut dans le vide d’une fenêtre ou d’un pont.

C’est donc avec un fort sentiment de malaise qu’on parcourt les 300 et quelques pages de « Promenade » avec l’impression de tourner en rond et de vivre par procuration un cauchemar permanent au fur et à mesure de la déchéance d’une femme qui se laisse lentement glisser vers la précarité, la marginalité et la mort.

Foncièrement choquant, incroyablement nihiliste et dépressif, niant tout intérêt envers les relations humaines, « Promenade » produit un sentiment d’étouffement, d’irritation et de révolte.

Je ne peux donc que fortement décommander sa lecture, particulièrement pénible éprouvante et qui n’apportera pas grand-chose au lecteur si ce n’est un dégout profond pour cette femme vivant en attendant de quitter son enveloppe charnelle.

Promenade (Regis Jauffret)
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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 19:57
Ted Nugent (Ted Nugent)

Plongée vers les légendes pas toujours recommandables du hard rock avec « Ted Nugent » premier album du guitare héros Ted Nugent connu pour ses positions politiques de droite dure aux États-Unis et son excentricité scénique.

Flanqué de Derek St Holmes (guitare), Rob Grange (basse) et Cliff Davies (batterie) , Nugent est en réalité ici seul maitre à bord, composant l’essentiel de la musique, réalisant également les parties chantées et les percussions.

Sorti en 1975 dans un climat toujours propice à la création musicale, « Ted Nugent » débute par « Strangehold » titre fleuve de plus de huit minutes majoritairement dédié à la guitare, permettant de prendre la mesure du talent de Nugent avec un fort sens de la finesse mélodique.

On est à vrai dire plutôt surpris de l’impact somme toute restreint d’un « Stormtroopin » par ailleurs remarquable au niveau des riffs et des refrains accrocheurs.

Tout groove de manière conventionnelle sur « Hey baby » enchainé de « Just what the doctor ordered » trop connoté blues pour étonner ou séduire.

Nugent développe en effet un rock agréable, solide mais ultra classique sur « Snakeskin cowboys » puis insuffle un groove sec et dynamique sur « Motor city madhouse ».

L’ambiance est toujours au rock ‘n’ roll sur « Where have you been all my life » avant un relâchement bien marqué sur « You make me feel alright at home » beaucoup plus léger et doux que le reste du répertoire et un « Queen of the forest » plus rythmé et nerveux.

En conclusion, malgré son statut de disque culte, « Ted Nugent » déçoit un peu et mis à part « Strangehold » qui sort nettement du lot par sa structure, sa complexité et son originalité, rien ne se distingue fortement dans ce premier album.

Ted Nugent pratique un rock vif et animé mais beaucoup trop influencé par ses pères, le rock ‘n’ roll voir le rythm’n’ blues pour clairement se démarquer des excellentes productions des années 70 notamment un certain « Van Halen » sorti peu après.

Très bon guitariste conventionnel et chanteur moyen, Nugent n’arrive pas pour moi à exploser ni à insuffler le fluide émotionnel à faire de ce premier effort le classique annoncé.

Ted Nugent (Ted Nugent)
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Published by Seth - dans Hard Rock
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