Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 09:53
LP1 (The plastiscines)

A ma grande surprise, la chronique de « About love » des Plastiscines avait été plutôt favorable, mais qu’en est il au juste de « LP1 » leur premier disque sorti en 2007 ?

A cette époque et comme le montre la pochette du disque, nous avons affaire à un quatuor de minettes d’à peine de vingt ans composé de Katty Besnard (guitare/chant), Marine Neuilly (guitare), Zazie Tavitian (batterie) et Louise Basilien (basse).

Poussé aux fesses par la presse rock française comme d’autres groupes de quasi teen agers parigots (The BB Brunes, Naast voir Pravda), les Plastiscines bénéficient d’une belle exposition médiatique et surtout de l’engouement d’un jeune public en mal d’idoles.

Foin d’a priori et autres délits de faciès, « LP1 » débute par « Alchimie » morceau power rock rapide et très soutenu.

Encore sous l’effet de surprise, on enchaine avec « Loser » reconnaissons le entrainant et diablement efficace en misant sur la vitesse, l’énergie et la fraicheur.

Bien entendu les influences anglo-saxonnes sont bien vite appelées à la rescousse sur « Shake (twist around the fire) » et « Mister driver » tous deux directs, tranchants et nerveux.

On revient au français avec « La règle du jeu » certes simpliste au niveau des paroles mais évoquant par sa force d’impact les glorieuses années 80 de Téléphone puis choisit la carte de l’originalité frenchyy en rendant hommage à l’univers poétique de Raymond Quenau avec « Zazie fait de la bicyclette ».

Les Plastiscines placent ensuite une jolie ballade anglo saxonne, « No way » tube en puissance évoluant tout en finesse et en subtilité puis s’amusent dans le registre plus léger et frais de « Pop in, pop out ! ».

En comparaison, « Rake » passe bien inaperçu, « Tu as tout prévu » évoque une pop rock adolescente bien faible, avant que « Human rights » ne redresse vigoureusement la tendance avec un rock offensif lorgnant vers le punk.

Ultime fusée du disque, « Under control » clôt les débats sur un rock véloce et dynamique.

En conclusion, « LP1 » est si on fait abstraction de la jeunesse de ses créatrices, un bon disque de rock français brassant habilement influences anglo saxonnes contemporaines (The white stripes) mais aussi françaises un peu plus anciennes (Téléphone voir les films des années 60).

Le rock juvénile des Plastiscines apparait donc coloré de punk qui lui confère fougue et dynamisme mais aussi de pop pour le tempérer, le rendre plus facile d’approche et éventuellement formatable pour les médias plus généralistes.

Force est de constater que Rock&Folk avait eu le nez creux en soutenant ce groupe qui était plus qu’une formation de gamines fashion victims au joli minois et contenait musicalement une base solide qui sera fructifiée les années suivantes.

Nous sommes à vrai dire assez loin du chef d’œuvre mais « LP1 » remplit fort bien son office et touche non sans adresse sa cible : divertir et toucher un jeune public en mal d’icones rock de sa génération.

LP1 (The plastiscines)
Repost 0
Published by Seth - dans Rock
commenter cet article
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 19:54
Daredevil n°262 (Ann Nocenti, John Romita Jr)

Léger saut dans le temps et nous nous retrouvons à présent en 1989 pour « Daredevil n°262 », avec toujours Ann Nocenti (scénario) et John Romita Jr (dessins) aux commandes.

La disparition de Daredevil laissé pour mort après la violente agression dont il a été victime sème le trouble et le chaos à New-York, faisant littéralement s’envoler les chiffres de la criminalité.

On retrouve donc non sans émoi le New-York de la fin des années 80, considéré comme un véritable coupe gorge à l’époque avec de nombreux homicides et un métro aussi sale que dangereux ou prolifèrent un nombre considérable de voyous et drogués.

La Veuve noire et Karen Page sont bien entendu effondrées de la disparition de l’homme qu’elle ont tant aimé, et tout en le recherchant, prennent sous leur protection deux adolescent, Butch le skater et son amie Darla pour échapper à une chute d’ascenseur dans l’hôpital saccagé de Murdock.

Alors que Tyhpoid semble traversée de vagues remord quand à l’atrocité de son acte barbare, elle reste cependant assez forte pour ne pas laisser la personnalité de Mary reprendre le dessus.

Gisant inconscient sur le sol, le corps et l’esprit brisés, Daredevil lutte contre la mort en dialoguant avec son maitre Stick qui lui intime l’ordre de vivre alors qu’il aurait tendance à se laisser glisser vers l’oubli éternel.

Alors qu’on pense qu’il va triompher de la mort symbolisée par une hideuse créature mi insecte mi machine lui enserrant la gorge, Mary descend dans le jardin dans le but de le secourir avant que Tyhpoid ne reprenne à nouveau le dessus et se refasse cruelle, menaçante.

Lorsque Daredevil que Mary et Typhoid ne font qu’un, le choc est pour lui immense …

En conclusion, même si « Daredevil n°262 » se montre moins nerveux et intense que les précédents numéros il est vrai particulièrement trépidants, il se concentre sur le combat essentiel et fondamental d’un homme pour sa survie, en plongeant dans les tréfonds du psychisme du héros pour se poser la question métaphysique qui fait qu’on choisit ou non de quitter le monde des vivants.

Formidablement soutenu par son vieux maitre, Daredevil n’apparait pour autant pas tirer d’affaire tant Tyhpoid, décidément insatiable continue de faire planer sur lui une menace permanente.

Encore donc un nouveau chef d’œuvre cette fois métaphysique pour le génial duo Nocenti-Romita Jr !

Daredevil n°262 (Ann Nocenti, John Romita Jr)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
13 août 2014 3 13 /08 /août /2014 19:25
Daredevil n°260 (Ann Nocenti, John Romita Jr)

Cette fois l’étau semble bel et bien se resserrer sur Daredevil dans « Daredevil n°260 », suite de la série imaginée en 1988 par Ann Nocenti (scénario) et John Romita Jr (dessins).

Le super héros aveugle fonce droit tête baissée dans le piège tendu par Typhoid, et alors qu’il sort superviser la sécurité d’une manifestation pacifiste dans sa son quartier, tombe droit sur une charge brutale de Bullet.

Usant d’adresse et d’habileté, Daredevil parvient à neutraliser la force brute de son adversaire qui finit par tomber KO sans révéler une seule de ses motivations.

A peine le temps de se remettre de sa surprise et c’est Bushwacker qui surgit sur une moto et fait feu sur lui à l’aide d’un arsenal d’armes à feu greffées a même son corps.

Bushwacker se montre autrement plus dangereux que Bullet notamment vis-à-vis de la menace que ses armes font peser sur la foule.

Il parvient à manœuvrer Daredevil pour le placer sur un gigantesque ballon à hélium qu’il s’empresse de faire exploser, blessant grièvement l’homme sans peur.

Ereinté et sonné, Daredevil dont les sens sont momentanément brouillés par le souffle de l’explosion, est une proie relativement facile pour Ammo qui profite lâchement de son avantage pour le frapper violemment.

C’est donc un héros ensanglanté qui se traine dans les ruelles sombre et commence à avoir des visions de son père boxeur qui l’exhorte à ne pas céder mais également de ses plus grands ennemis, Bullseye, Elektra, le Gladiateur, le Caïd et Typhoid.

Les affreux Wildboys viennent alors terminer le boulot, frappant un homme à demi mort de manière odieuse et cruelle.

Mais Typhoid en personne intervient pour empêcher de justesse la mise à mort et laisse elle-même tomber Daredevil du haut d’un pont surplombant une sorte de jardin de verdure coincé entre les immeubles New-Yorkais.

Bien entendu la part de Typhoid constituée de Mary écrase une larme mais il n’en demeure pas moins qu’on assiste à la fin de Daredevil.

En conclusion, « Daredevil n°260 » constitue le point culminant de la série Typhoid, avec une attaque massive et parfaitement préparée de super criminels chevronnés qui ne laissent à vrai dire aucune chance à un Daredevil complètement pris par surprise.

Cruelle est donc la sanction pour l’homme sans peur qui reçoit un des plus sévères agressions de sa carrière et est laissé brisé, ensanglanté pour mort par le traitresse Typhoid qui remplit donc par la même occasion son mortel contrat.

Difficile donc de ne pas être étreint par l’émotion et la détresse en assistant à ce qu’on pense etre la fin de Daredevil.

Pour son intensité et sa fin dramatique, ce « Daredevil n°260 » constitue assurément un des sommets du comic book contemporain !

Daredevil n°260 (Ann Nocenti, John Romita Jr)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 22:24
Daredevil n°259 (Ann Nocenti, John Romita Jr)

Léger saut dans le temps avec « Daredevil n°259 », suite de la série imaginée en 1988 par Ann Nocenti (scénario) et John Romita Jr (dessins).

Matt Murdock vit plus que jamais une double vie en fréquentant en cachette Mary tout en peinant à sauver la face avec sa compagne Karen Page qui sent confusément que son compagnon s’éloigne d’elle.

Il est vrai que Tyhpoid séduite par sa proie, fait durer le plaisir, à la grande irritation de son patron le Caïd qui lui ordonne de boucler l’affaire en brisant physiquement mais surtout moralement son ennemi.

Malgré son caractère rebelle, Tyhpoid cède aux remontrances de son patron et se met en quête des pires ennemis de Daredevil pour les recruter un par un.

Tandis que Daredevil et Karen, alertés par l’adolescent skater Butch de l’enlèvement d’une jeune fille vendue à un réseau de pédophiles, arpentent les rues de Hell’s kitchen pour retrouver et délivrer l’enfant, Tyhpoid sélectionne le colosse à la force et résistance surhumaine Bullet, l’afro américain au look de punk sauvage Ammo et même le cyborg Bushwacker pourtant cloué sur un lit d’hôpital après un combat perdu face à l’homme sans peur avant de compléter l’équipe par le duo des Wildboys.

L’épisode se clôt par la déception de Butch qui surprend Murdock et Mary s’embrassant.

L’adolescent maudit Murdock pour avoir trompé la belle Karen.

En conclusion, « Daredevil n°259 » monte encore d’un cran dans le domaine de l’intensité et du hardcore.

Poussée par le Caïd, Tyhpoid qui a déjà préalablement sali Murdock en l’écartant de son couple, met sur pied une équipe de super criminels animés par la même haine contre Daredevil, dans le but évident d’honorer son contrat et de détruire le super héros.

Inconscient du péril qui le guette, Daredevil gère les affaires courantes si on ose dire, arrachant des griffes de pédo-pornographes une enfants sans défense.

Rude et violent, mené de main de maitre par Nocenti et Romita Jr, « Daredevil n°259 » fait figure d’ultime ligne droite avant l’assaut final contre l’homme sans peur qu’on souhaiterait à vrai dire avertir !

Daredevil n°259 (Ann Nocenti, John Romita Jr)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 21:47
Daredevil n°256 (Ann Nocenti, John Romita Jr)

Tout va très vite avec « Daredevil n°256 » ,suite de la série imaginée en 1988 par Ann Nocenti (scénario) et John Romita Jr (dessins).

Matt Murdock continue de s’enfoncer davantage dans sa relation avec la douce et séduisante Mary sans se douter du danger mortel qu’elle représente pour lui.

En réalité, Mary est elle-même déchirée par sa double personnalité et lutte contre l’influence de son envahissant double Tyhpoid.

Chargée par le Caïd d’acheter un juré dans le procès Kelco, Tyhpoid soudoie une pauvre femme esseulée qui ne peut résister à son terrible pouvoir d’influence.

Daredevil est donc contraint d’intervenir pour rétablir la balance de la justice et se heurte alors pour la seconde fois à Tyhpoid qui monte la garde non loin de son appartement.

Plus prudent qu‘au premier match, Daredevil entraine son adversaire dans les égouts pour restreindre ses pouvoirs télé-kinésistes et profiter de l’avantage de son sens radar dans l’obscurité.

Mais encore une fois, Daredevil semble encore avoir le dessous sur ce redoutable adversaire maniant à merveille le sabre et évite de justesse de périr noyé dans les égouts avant que Tyhpoid gagnée par le psychisme de Mary ne relâche finalement son étreinte.

Après ce combat éprouvant, les deux ennemis se retrouvent sous leur identité civile au procès de Kelco pour écouter le verdict forcément objectif reconnaissant la société du Caïd coupable et faire bénéficier le jeune Tyrone d’indemnisation.

Plus renfrogné que jamais, le Caïd encaisse ce revers mais rumine en secret sa terrible vengeance …

En conclusion, « Daredevil n°256 » continue brillamment la lancée des précédents numéros, nouant encore davantage le lien entre Daredevil et sa mortelle ennemie, sur fond de procès.

Si le super héros rencontre une belle victoire devant les tribunaux en faisant reconnaitre, nous sommes en 1988, un crime écologique, on devine non sans inquiétude la sourde vengeance du Caïd se tramer en secret.

Brillant sur tous les tableaux, ce « Daredevil n°256 » nous gratifie de surcroit d’un combat âpre et tendu entre les deux ennemis dans des égouts putride ou chacun se souille davantage physiquement et moralement …

Daredevil n°256 (Ann Nocenti, John Romita Jr)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
12 août 2014 2 12 /08 /août /2014 21:04
Les chiens (Alain Jessua)

Zoom sur un vieux film français assez méconnu, « Les chiens » d’Alain Jessua.

Sorti en 1979, « Les chiens » raconte la vie d’une ville nouvelle de banlieue parisienne, particulièrement glauque, ou s’établit un nouveau médecin Henri Ferret (Victor Lanoux).

Ferret est immédiatement surpris par la recrudescence des blessures par morsure de chiens, dont se dote chaque habitant afin de faire face à l’insécurité galopante dans la ville.

Ceci se matérialise par le viol dont est victime Elisabeth (Nicole Calfan) une jeune femme célibataire agressée en pleine nuit en rentrant chez elle.

Il semble y avoir un fort antagoniste entre les jeunes voyous emmenés par Franck (Philippe Klébert) et Jacques (Régis Porte) et les habitants excédés prêts à verser dans l’autodéfense face à la police bien mollassonne du commissaire Laborde (Gérard Caillaux).

Ferret décèle un profond malaise dans la ville et se rapproche du maire (Gérard Sety) fermement décidé à s’appuyer sur ses compétences médicale pour avertir le préfet afin d’obtenir une interdiction des chiens sur sa commune.

Mais face à eux se dresse Morel (Gérard Depardieu), dresseur de chiens, omnipotent dans la ville et soutenu par l’adjoint au maire.

Le maire est mystérieusement assassiné une nuit par un chien qui le mord sauvagement à la gorge et la réaction de la police qui classe sommairement l’affaire en accident irrite Ferret qui se lance dans une guerre ouverte contre Morel et ses soutiens.

Ce combat est délicat car Ferret entretient une relation avec Elisabeth qui se laisse convaincre de prendre un chien pour se défendre.

Ferret fait cependant preuve d’une grande force de caractère après avoir subi une agression par deux voyous dans une boite de nuit et être pris en chasse en voiture.

Il découvre que le maire avait lui-même un chien mais a brutalement changé d’avis après une sombre affaire de vols commis par des travailleurs sénégalais.

L’un d’entre eux qu’il a soigné, lui fait confiance et lui explique que les habitants au départ pris des chiens pour faire peur aux noirs.

La tension avec les bandes de voyous blancs croit au fur et à mesure des rixes nocturnes, Franck et Jacques se vengeant cruellement sur un chien après que celui-ci ait mordu Franck au cou.

La mort du maire laisse un boulevard pour Morez qui place ses pions pour contrôler complètement la ville.

Passionné par son métier, l’homme excite l’agressivité de ses animaux et apprend aux habitants à la déchainer dans des attaques sauvages.

Elisabeth se laisse gagner par ce climat de lynchage et jette son chien sur son agresseur qu’elle reconnait au cours d’un match de bowling, Gauthier (Pierre Vernier) qui est cruellement mordu aux parties.

L’affreux Gauthier ne doit la vie sauve qu’à l’intervention de Ferret qui ne peut empêcher une chasse à l’homme dans la propriété de Morez au cours de laquelle Franck trouve la mort en tombant d’une falaise pour échapper aux chiens.

De plus en plus bavards, les Sénégalais livrent à Ferret le secret de Morez, tueur de l’un d’eux, massacré par les chiens.

Morez ne parviendra pas pour autant à jouir d’un nouveau meurtre et est tué par Jacques, ivre de revanche.

Blessé à mort au couteau, Morez parvient à se trainer jusqu’au foyer des Sénégalais ou il trouve la mort.

Libéré de la folie des chiens, Morez peut alors filer le parfait amour avec Elisabeth.

En conclusion, « Les chiens » est un bien mauvais film reposant sur un postulat débile visant à dénoncer les pulsions d’auto-défense de citoyens s’armant de chiens transformés en armes mortelles.

Le climat du film est en réalité son principal défaut, avec une atmosphère sinistre de ville vide, informe, laide comme l’ont été les villes nouvelles en construction à la fin des années 70.

Les acteurs pourtant renommés se débattent comme ils peuvent dans cette mélasse, Depardieu jeune et beau crevant comme d’habitude l’écran face à un Lanoux solide et viril.

Faible sur le fond et hideux sur la forme, « Les chiens » écœure également avec son anti racisme ridicule et ses scènes d’actions pénibles ou des bergers allemands mordent pendant un temps apparemment infini des blousons rembourrés.

Mis à part pour les fans inconditionnels de Depardieu, je ne peux donc que recommander d’éviter ce vieux polar has been et déprimant.

Les chiens (Alain Jessua)
Repost 0
Published by Seth - dans Société
commenter cet article
11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 19:55
Daredevil n°255 (Ann Nocenti, John Romita Jr)

Nous voici donc immédiatement avec « Daredevil n°255 » dans la suite de la série imaginée en 1988 par Ann Nocenti (scénario) et John Romita Jr (dessins).

Matt Murdock fait une affaire personnelle de la défense du jeune Tyrone, rendu aveugle après s’être baigné dans une eau polluée par la société Kelco, compagnie détenue par le puissant Caïd parrain de la pègre New-Yorkaise.

Mais ce procès contre l’un des hommes les plus puissant et dangereux de la ville absorbe toute son attention, allant jusqu’à le faire rêver la nuit et délaisser sa compagne l’aimante Karen Page.

Tout à son procès, Murdock ne voit pas le danger représenté par Mary Typhoid venir et se laisse séduire par la jeune femme qui va jusqu’à l’embrasser dans son appartement dans une scène incroyablement dérangeante en présence de Tyrone et d’un message de Karen laissé sur le répondeur du couple.

Alors que son collègue Janson s’échine contre la défense du Caïd au tribunal représenté par un Foggy Nelson plus que mal à l’aise, Daredevil tombe pour la première fois nez à nez avec la face perverse et dangereuse de Mary, Tyhpoid, qui le désoriente par son attitude provocatrice, ses motivations en apparence obscures et décousues, mais surtout par ses formidables aptitudes de combattante et d’étranges pouvoirs télé-kinésiques.

Après un baiser sulfureux lui inculquant une abominable sensation de fièvre, Daredevil ne sait pas que la tueuse a renforcé son emprise sur lui.

Murdock parvient cependant à se rendre en retard au procès pour assister à une intense bataille juridique au cours de laquelle Foggy tente de jeter le doute sur la responsabilité de son client, tandis que l’équipe de Murdock tente au travers de témoignages d’associations écologiques de lui faire porter une responsabilité morale quand à la cécité de Tyrone.

Tout ce beau monde se quitte sur une soirée de délibération du jury, que le Caïd compte bien acheter en une nuit, sachant qu’une seule voix contre suffirait à faire disculper sa société.

En conclusion, « Daredevil n°255 » continue sur la même lancée, gagnant encore en épaisseur avec coté légal, une passionnante bataille juridique sur fond de problèmes très en avance sur son temps écologique, entre Murdock et le Caïd tandis que ce dernier met sur pieds sans doute l’arme la plus mortelle pour Daredevil qui se laisse peu à peu contaminer par l’effroyable pouvoir de Tyhpoid.

Le lecteur ne peut que trembler en voyant le héros glisser peu à peu, désorienté par la violence en apparence inexplicable de Typhoid tandis que Mary le rend sans le savoir vulnérable, le poussant déjà à mentir et tromper la belle Karen …

Avant de même de continuer avec empressement la saga, on peut affirmer sans coup férir que ce « Daredevil n° 255 » est un pur chef d’œuvre du comics books !!

Daredevil n°255 (Ann Nocenti, John Romita Jr)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 19:21
Daredevil n°254 (Ann Nocenti, John Romita Jr)

En 1988, la talent tueuse Ann Nocenti (scénario) trouve sa voie en s’associant au non moins talentueux John Romita Jr (dessins) pour dans « Daredevil n°254 » mettre en scène l’un des plus redoutables ennemis de l’histoire du super héros, je veux parler de la vénéneuse Tyhpoid.

La criminelle schizophrène commence d’abord par faire parler d’elle en se mettant à son compte et à s’en prendre aux voyous et dealers de Hell’s kitchen.

S’associant rapidement avec Jet un petit gangster macho latino des Wildboys, Typhoid ne tarde pas se faire connaitre ce que la presse nomme une action de nettoyage des rues, ce qui pousse Daredevil mais surtout le tout puissant Caïd à s’intéresser à son cas.

Jouant de ses relations, le Caïd parvient à trouver le dossier médical de Typhoid, aussi douce et craintive sous son alter égo Mary que violente et perturbée sous celui d’une punkette sauvage douée de surcroit de pouvoirs télé-kinésiques à la portée inconnue.

Il décèle alors en elle le parfait profil pour tuer son pire ennemi Daredevil, et parvient après une entrevue musclée, en échange d’un million de dollars à la convaincre de travailler pour lui, bien que en réalité les motivations de Typhoid restent essentiellement la perversion et le vice.

De son coté, Daredevil est obnubilé par la protection de Tyrone, un jeune noir désargenté aveugle comme lui.

Il le prend doublement sous son aile, cherchant d’un coté comme son maitre Stick l’avait fait avec à lui à lui inculquer autonomie et confiance pour surmonter son handicap puis derrière sa profession d’avocat à incriminer de pollution industrielle la société Kelco, en réalité possédée par le Caïd, qui a comme stratégie vicieuse d’embaucher pour sa défense Foggy Nelson, l’ex associé un peu paumé de Murdock.

L’épisode 254 s’achève sur la première rencontre assez géniale entre Mary et Murdock.

Séduit par la douceur et la bonté de la jeune femme, qui souhaite également venir en aide à l’infortuné Tyrone, Murdock baisse inconsciemment sa garde et laisse la jeune femme entrer dans sa vie …

En conclusion, oubliez à présent toutes les aventures précédentes de Daredevil qui à l’exception de l’ère Frank Miller, n’arrivent pas à la cheville de la saga Typhoid.

« Daredevil n°254 » constitue le point de départ de cette passionnante série, montrant les prémices et la mise en place du piège mortel qui va se refermer sur Daredevil, incapable de lutter contre une personnalité aussi double que lui, dotée de surcroit de pouvoirs redoutables télépathiques mais aussi télé-kinésiques.

Derrière ce jeu, se dresse bien entendu l’imposante carcasse du Caïd, qu’on voit ici pourtant jouer au squash malgré sa masse titanesque ce qui donne un sérieux indice sur ses réelles capacités de vivacité.

Un numéro donc à déguster en toute saveur en salivant d’avance sur la suite …

Daredevil n°254 (Ann Nocenti, John Romita Jr)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 18:26
Daredevil n°241 (Ann Nocenti, Todd Mc Farlane)

Légèrement plus tard, « Daredevil n°241 » voit le jour sous la plume d’Ann Nocenti (scénario) et Todd Mc Farlane (dessinateur) en 1987.

Nous sommes cette fois en pleines fêtes de Noel dans le froid glacial de New-York et un nouveau super criminel appelé l’Arnaqueur fait son apparition.

Atypique, l’Arnaqueur l’est assurément car en proie à de profonds troubles intérieurs quand à la nature de ses facultés reposant essentiellement sur une propension à endosser divers déguisements pour berner les gens.

Intrigué par la renommé et l’aura mystérieuse de super héros masqué de Daredevil, l’Arnaqueur va chercher à entrer en contact avec lui en procédant à de actions spectaculaires comme une démonstration de funambulisme au dessus du Rockefeller centrer bondé de badauds croyant à une exhibition.

Daredevil intervient, luttant sur le fil avec cet étrange adversaire qui le questionne sur les motivations de ces actions et de son déguisement en diable cornu.

L’Arnaqueur parvient à filer et la renommée de ses actions spectaculaires lui fait acquérir une certaine popularité auprès du public fasciné par les risques pris.

Sentant l’homme en grande détresse, Daredevil cherche absolument à lui venir en aide plus qu’à le boxer.

Les deux hommes se retrouvent au sommet d’un immense building mais Daredevil ne peut empêcher son adversaire de se suicider par électrocution.

Dépité, l’homme sans peur reçoit le réconfort du jeune skater Freddie et voit avec satisfaction la neige tomber pour célébrer Noël.

En conclusion, « Daredevil n°241 » constitue un moment faible de la carrière du super héros essentiellement concentré sur un paumé suicidaire cherchant à travers lui des réponses à son profond mal être.

Doté de sa seule adresse et de certains tours de passe passe plus fatigants qu’intrigants, l’Arnaqueur disparait assez vite au bout de quelques pages sans laisser de souvenirs impérissables.

Plus que le scénario particulièrement faible de Nocenti, le style de Mc Farlane alors débutant déçoit, demeurant à peine reconnaissable en comparaison de la flamboyance, de la modernité et de la puissance de son « Spawn ».

On pourra donc sagement remiser au placard ce 241 ième numéro de l’homme sans peur.

Daredevil n°241 (Ann Nocenti, Todd Mc Farlane)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article
10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 20:36
Daredevil n°237 (John Harkness, Louis Williams)

Nous sautons trois petites années pour arriver à présent en 1986 avec « Daredevil n°237 » ou John Harkness (scénario) et Louis Williams (dessins) ont pris le relais du génial Frank Miller.

Après une des habituelle rixe musclée dans une des rues sordides de Hell’s kitchen, Daredevil très perturbé depuis que son alter égo Matt Murdock a renoncé à sa carrière d’avocat pour se muer en simple cuisinier, est approché par la Veuve noire, pour mener une campagne antidrogue contre des sportifs professionnels participant à un réseau de trafic de drogue.

Mais au grand damne de son amie, Daredevil refuse obstinément de se lancer dans une opération de plus grande envergure pour appuyer une sénatrice de Floride, préférant rester dans ses combats habituels contre les voyous et dealers de son quartier.

Préférant se concentrer sur sa relation avec la belle Karen Page, Murdock est néanmoins attiré au retour d’une soirée au restaurant par un bruit suspect dans une ruelle sombre et tombe nez à nez avec le redoutable Klaw, dit le maitre du son.

Reconstitué sur Terre après les Guerres secrètes du Beyonder, Klaw est en quête de notoriété pour redorer une réputation qu’il juge indigne de son réel pouvoir.

Même si il prend de haut Daredevil et sous estime ses capacités au motif qu’il a déjà affronté seul les 4 Fantastiques, Klaw comprend cependant que cet adversaire est plus coriace qu’il n’y parait.

Surclassé par la puissance brute et les innombrables capacités de Klaw, Daredevil s’accroche et parvient même à surprise par une feinte à le vaincre en utilisant un générateur sonore branché sur une fréquence annulant celle donnant au maitre du son sa cohésion physique.

En conclusion, « Daredevil n°237 » est une aventure plaisante ayant pour mérite de montrer un héros en plein doute, réduisant ses hautes ambitions personnelles pour se recentrer sur une vie plus modeste mais stable autour de sa chère Karen.

Principal intérêt de ce numéro de Daredevil, un affrontement urbain contre le redoutable Klaw, vaincu par une ruse aussi habile que improbable comme souvent pour justifier de la victoire d’un super héros populaire contre un ennemi techniquement plus puissant.

Si on cumule cette aventure sympathique avec le style propre et efficace de Williams, on ne peut trouver ce « Daredevil n°237 » qu’agréable à défaut d’être transcendant.

Daredevil n°237 (John Harkness, Louis Williams)
Repost 0
Published by Seth - dans Comics
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens