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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 20:55

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On reste dans le domaine du western avec un des standards du genre, « Tombstone » de George Pan Cosmatos.

Sorti en 1993, « Tombstone » appartient à la vague des westerns apparue peu après le succès colossal de « Danse avec les loups ».

L’histoire se déroule dans le Far West de la fin du XIX ième siècle, un ex marshal à la réputation légendaire Wyatt Earp ( Kurt Russell), décide de prendre sa retraite et de profiter de l’essor de la Californie pour faire fortune dans la ville de Tombstone.

Il se rend sur place accompagné de ses deux frères, Virgil (Sam Elliott) et Morgan (Bill Paxton) et de leurs épouses respectives.

Earp découvre une ville certes prospère, mais gangrénée par le règne d’une bande de cow boys reconnaissable au port du foulard rouge, qui font la loi au nez et à la barbe des autorités comme le maire John Clum (Terry O’Quinn), le marshall Fred White (Harry Carey Jr), et les shérif Behan (John Tenney) incapables de résister à une bande aussi armée et déterminée.

Après avoir maté un voyou de petit calibre, Earp retrouve son associé Doc Holliday (Val Kilmer), lui encore actif comme sheriff et beaucoup plus belliqueux.

Il s’établit avec ses proches et aidé par son charisme, s’enrichit rapidement dans les tripots de la ville et tombe sous le charme d’une actrice Joséphine Marcus (Dana Delany) belle femme indépendante qui le détourne du lit conjugal.

Mais Earp ne peut rester indéfiniment hors de portée des exactions de la bandes des foulards rouges dont les hommes se montrent particulièrement agressifs en ville.

Le bouillant Holliday s’accroche avec Johnny Ringo (Michael Biehn), tireur d’élite lui aussi particulièrement bagarreur.

Un duel est évite de justesse par l’intervention de Bill Brocius (Powers Boothe) chef des foulards rouges.

Mais la tension monte graduellement après que Brocius ivre mort, tue le vieux marshal qui tentait de l’arraisonner.

Earp intervient, bloque les foulards rouges et emprisonne Brocius dans le but de le faire juger.

Mais personnes n’ose témoigner et Brocius est relâché, ce qui pousse Virgil et Morgan, outré par tant d’injustice à se faire nommer marshals dans le but de remettre de l’ordre dans la ville.

Malgré l’opposition de Earp qui souhaite rester à l‘écart, le conflit semble inévitable quand Ike Clanton (Stephen Lang) se fait escroquer par Holliday aux cartes.

La violence monte alors graduellement, et les quatre hommes doivent tuer quatre foulards rouge ivres qui refusaient de déposer leurs armes.

La vengeance des foulards est terrible : Morgan est tué et Virgil grièvement blessé au bras.

Earp prend alors la décision prudente de lâcher la partie et de quitter la ville, la laissant aux mains des gangsters.

Mais ceci ne convient pas à Brocius et à sa bande, qui les attaquent au moment de quitter la ville.

Couvert par son frère, Virgil peut néanmoins se sauver avec sa femme.

Earp cependant décide de réintégrer les rangs de la police pour éradiquer les foulards rouge.

Rejoint par quelques foulards repentant, il se lance alors dans une guerre d’extermination et assassine Brocius après une mémorable fusillade.

Holliday se montre héroïque, lorsque attend de tuberculose avancée, il prend sur lui d’affronter Ringo, et de le tuer par ses qualités de tireur exceptionnel.

Dès lors, Earp et se bande finissent de liquider les foulards restant.

Le marshal se rend ensuite dans un sanatorium au chevet de son ami mourant et part ensuite vivre avec Joséphine.

En conclusion, sans génial ou inoubliable, « Tombstone » est un film classique solidement écrit et réalisé, qui brille surtout par les qualités d’interprétation de ses acteurs, tous très charismatiques, à commencer par le séduisant Kurt Russell, impressionnant en marshal et Val Kilmer, parfait en ange exterminateur en permanence sur la corde raide avec sa santé.

La brutalité du Far west est bien entendu largement évoqué, et les nombreux combats au pistolet viennent en donner au spectateur pour son argent.

Malgré une certaine efficacité, « Tombstone » manque sans doute d’audace, de souffle épique, de grands espaces ou d’une musique hypnotisante, bref de ce qui pourrait en faire un western de premier plan.

Il reste cependant tout à fait honnête et respectable.

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Published by Seth - dans Western
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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 14:32

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Live toujours avec « Some enchanted evening » du Blue oyster cult également capté lors d’une tournée américaine avec crochet vers l’Angleterre.

Sorti en 1978 seulement trois ans après le copieux « On your feet or on your knees »
, « Some enchanted evening » affiche d’entrée la couleur par sa couverture de faucheuse aussi impressionnante que macabre.

Le concert débute pourtant par un titre rock n’ roll festif « R.U ready to rock » idéal pour chauffer la salle de concert.

Avec « E.T.I » on a affaire à un mid tempo modéré aux refrains doucereux qui fait grandement chuter l’intensité initiale pourtant prometteuse.

Heureusement survient « Astronomy » l’un des nombreux chefs d’œuvres de l’Huitre, avec ce mélange parfait de mélodie épique, de riffs cultes et d’intensité croissante.

Difficile de ne pas succomber aux huit minutes élégantes et majestueuse de ce titre qui vous transporte véritablement dans une autre dimension.

A peine le temps de se remettre du choc créatif de « Astronomy » que surgit « Kick out the jams » reprise musclée du MC5 faisant écho à celle de l’autre grand groupe de rock de l’époque, Steppenwolf.

On reste dans l’excellence avec un nouveau morceau marquant « Godzilla » aux refrains puissamment fédérateurs.

Les tubes s’enchainent avec « Don’t fear the reaper » plus grand succès commercial des américains, en raisons de ses grandes qualités mélodiques avant le final « We gotta get out of his place » qui déploie un rock musclé et entrainant pour clôturer le show.

En conclusion, « Some enchanted evening » est un album assez diamétralement opposé au live « On your feet or on your knees » qui débordaient de titres et de longue parties instrumentales surpuissantes destinées à mettre en valeur le talent brut des musiciens.

Ici, le contenu est plus sobre dans la quantité et la qualité des titres.

Blue osyter cult propose cette fois de vraies compositions, équilibrées et accessibles capables d’enflammer les stades du monde entier.

La seule critique que l’on puisse exprimer est le peu de morceau, moins d’une dizaine, ce qui constitue une limitation majeure pour que l’on puisse qualifier « Some enchanted evening » de live culte ou exceptionnel.

On passe donc un très bon moment mais reste un tantinet sur sa faim …

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:16

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Après de tels albums studio, inutile de dire que j’étais des plus intéressés par la découverte du premier live de Blue oyster cult, le désormais fameux « On your feet or on your knees ».

Sorti en 1975 après un triplette d’albums légendaires et une belle tournée américaine, « On your feet or on your knees » produit déjà son petit effet en raison de sa pochette énigmatique représentant une limousine arrêté devant un château lugubre, avec le symbole ésotérique du groupe flottant fièrement sur son aile avant.

On débute par « The subhuman » long morceau tenant en haleine par son ambiance mystérieuse, ses riffs accrocheurs et la splendeur de la voix d’Eric Bloom.

L’Huitre durcît le ton sur « Harvester of eyes » qui augument la puissance des guitares de Bloom et Roeser puis patine avec « Hot rails to hell » aux riffs irritants et à la structure musicale brouillonne.

L’ambiance reste électrique et très hard n’ roll sur « The red and the black » qui fonce bille en tête pour le plus grand bonheur d’une foule hurlante.

Plus intéressant, « 7 screaming diz busters » alterne sur près de neuf minutes les changements de rythme et d’ambiance, et donne lieu à un véritable festival de guitares hard rock.

La cavalcade continue de manière ininterrompue sur l’instrumental « Buck’s boggie » qui vomit ses décibels jusqu’à l’overdose,  avant d’offrir enfin un moment de répit à l’auditeur saturé sur « Then came the last days of May » superbe ballade toute en finesse et subtilité.

La reprise s’effectue de manière plus modérée avec le mid tempo « Cities on flammes with rock n’ roll » qui swingue doucement avant que les musiciens ne s’en donnent à nouveau à cœur joie sur « Me 262 » marqué par un (trop) long instrumental terminal.

Le groove est privilégié sur « Before a kiss, a redcap » avant d’arriver à la fin du concert, composée de deux reprises « Maserati GT (I ain’t got you) » également rock old school de Jimmy Reed et le classique « Born to be wild » des motards de Steppenwolf, ici magnifiquement interprété.

En conclusion, « On your feet or on your knees » est conforme à son titre et délivre une performance hard rock des plus puissantes, ce qui constitue un énorme coup de tonnerre pour l’époque rappelons le encore balbutiantes du rock puissamment électrifié et excessif.

L’enregistrement fait donc la part belle aux guitares qui occupent pesamment l’espace jusqu’à en devenir envahissantes dans des morceaux dépassant la moitié du temps les six minutes.

Ce choix d’un live impressionnant de puissance de feu se fait pour moi au détriment des qualités mélodiques, fondamentales de Blue oyster cult, celles-ci s’exprimant notamment par l’entremise de la voix souvent magique de Bloom.

Avec cet album dur, cru et groovy, Blue oyster cult impressionne plus qu’il ne séduit.

Ceci constitue donc pour moi son principal défaut.

Pour le reste, absolument indispensable pour tout amateur de guitar héros déchainés.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 14:05

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Glissement vers le film d’auteur avec « La playa DC » film colombien de Juan Andres Arango.

Sorti en 2012, « La playa DC » montre le quotidien de Tomas (Luis Carlos Guevara), jeune homme issu d’un quartier pauvre de Bogota, La playa qui se débat dans une famille disloquée depuis la mort du père et plus ou moins mal recomposée.

Tomas ne s’entend pas avec son nouveau beau père Roel, un gardien qui ne le supporte pas et fait tout pour pousser sa mère à le faire quitter la maison familiale.

Mais le principal problème du jeune homme est son jeune frère, Jairo (Andres Murillo) à peine 13 ans et déjà un enfant des rues, embringué dans d’inextricables embrouilles de drogue.

Tomas se lance à la poursuite de Jairo, perdu dans l’immensité de Bogota.

Ne connaissant pas très bien le monde des petits délinquants, il fait appel à son frère Chaco (James Solis) revenu de Buenaventura après avoir tenté sans succès de quitter le pays mais auréolé d’un certain prestige par son audace.

Sur de lui et hâbleur avec son look grossièrement américanisé, Chaco se débrouille comme un poisson dans l’eau dans le rue ou il exerce le métier de nettoyeur de pneu.

Il trouve un hébergement de fortune à Tomas et accepte de l’aider à chercher Jairo, pour que après les deux frères tentent ensemble leur chance pour quitter le pays.

Tomas accepte le pacte et les deux frères se mettent alors à la recherche du turbulent Jairo qui s’est semble t il évaporé après avoir tenté d’agresser une personne qui lui aurait tiré dessus.

Leurs pérégrinations les emmènent dans un centre commercial du quartier noir et Chaco présente Tomas à Nelson, un coiffeur spécialisé dans les coupes afro.

Tomas sympathise avec Nelson et propose timidement ses services au salon de coiffure, vendant des modèles de coupes originales contre un apprentissage progressif du métier.

Le courant passe bien entre les deux hommes et petit à petit Tomas commence à trouver un but à son existence précaire, allant même jusqu’à fréquenter une jeune fille cuivrée du centre commercial, qu’il embrasse à la sauvette entre deux portes.

Du coté des recherches, bien entendu tout est plus difficile, les deux garçons noirs et pauvres sont expulsés manu militari d’un centre commercial du quartier blanc, ce qui humilie fortement Chaco révolté de ce traitement.

C’est donc seul que Tomas poursuit ses recherches qui lui permette de retrouver un Jairo solitaire, enferré dans sa toxicomanie.

Après quelques tentatives, Tomas comprend qu’il ne peut rien faire pour son frère et renonce lorsque des voyous lui dérobent les milliers de pesos que Nelson lui avait confié pour s’acheter une tondeuse.

Humilié, Tomas est évincé du salon de coiffure et apprend que Jairo est mort.

Après l’enterrement sommaire, Chaco lui annonce son intention de quitter le pays le lendemain et lui donne rendez vous à la gare routière.

Mais Tomas a à présent d’autres buts, et après avoir acheté une tondeuse pour Nelson qui lui offre généreusement, choisi de s’établir à son compte comme coiffeur des rues.

Une nouvelle vie commence alors pour lui …

En conclusion, « La playa DC » est un film d’auteur, original et atypique.

Arango choisit d’éviter les clichés du misérabilisme et de l’ultra violence des trafiquants de drogue généralement intégrés au folklore colombien, pour dépeindre un quotidien certes pauvre et chaviré, mais foncièrement digne.

La plongée dans un quartier pauvre de Bogota est intéressante même si la culture « black » influencée par les USA ne représente pour moi qu’une parcelle de celle plus générale de la culture sud américaine.

Du coté, de la critique, le film se caractérise par son rythme lent et ses silences, ce qui  fait passer ses 1h30 de manière plutôt ennuyeuse.

Difficile donc, passé l’attrait de l’originalité, de pleinement se passionner pour cette production colombienne de second ordre.

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 15:06

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Suite logique de la triplette des années 80, « Revolution by night » de Blue oyster cult voit le jour en 1983.

Changement mineur mais notable, le clavier Allen Lanier prend cette fois la place de la guitare, Donald Roeser le remplaçant aux claviers.

Pochette sobre mais toujours teintée de mystère et de surnaturel, « Revolution by night » débute par « Take me away » nouveau joyau spatial du répertoire de l’huitre, mélangeant riffs géniaux, refrains scintillants et claviers d’accompagnement judicieusement placés.

L’auditeur, déjà ébloui embraye sans difficulté sur « Eyes on fire » rock mélodique léger et agréable avant de plonger avec « Shooting shark » dans un long morceau duveteux plutôt ennuyeux.

Un peu d’animation surgit avec « Veins » certes plus dynamique mais à qui il manque un léger quelque chose pour pleinement passionner.

Plus original, « Shadow of california » bénéficie d’un son spatial futuriste tandis que l‘hymne « Feel the thunder » emporte tout sur son passage en faisant de nouveau hurler les guitares.

Blue oyster cult gonfle à présent fort ses biceps et se montre particulièrement incisif sur un « Let go » rock ‘n’ roll et festif.

On aborde la fin du disque avec « Dragon lady » titre également vif et soutenu bien que trop linéaire et sans surprise, et la ballade « Lightyears of love » très spatiale mais un tantinet trop mollassonne pour émouvoir.

En conclusion, « The revolution by night » est clairement en dessous des précédentes productions de Blue oyster cult.

Les compositions sont sans doute moins audacieuses, moins puissantes également et le son parait beaucoup plus aseptisé et moins tranchant.

Malgré cela, l’album reste de bonne qualité, Blue oyster cult se montrant capable de toucher juste avec le talent d’efficacité mélodique qu’on lui connait habituellement.

Aussi serait il pour moi mal avisé de juger trop durement « The revolution by night », qui reste agréable, varié et parfois (encore) surprenant.

Sans doute pas le meilleur de l’huitre magique, mais assurément un standard plus haut que 95% de ce que sont capables les autres formations de hard mélodique. Avec ce disque BOC reste donc pour moi quasi intouchable ...

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 16:48

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La période des vacances est propice à des lectures plus approfondies aussi est-ce avec un vif intérêt que je me suis attaqué à « La grande guerre » massif ouvrage de l’historien Pierre Miquel.

Découpé en trois parties distinctes, « La grande guerre » traite de manière approfondie d’un des conflits les plus importants de l’Histoire dont nous fêterons le centenaire cette année.

Les causes du conflit tout d’abord, sont abordées avec à vrai dire le prétexte de l’assassinat de l’archiduc d’Autriche-Hongrie Franz Ferdinand par des nationalistes Serbes, pour en réalité justifier une volonté bien plus profonde de domination de l’Autriche mais surtout de l’Allemagne du Kaiser Guillaume II.

En effet, l’Allemagne, dopée par une industrie du charbon et de l’acier particulièrement productive dans la région de la Ruhr, est poussée par les grands groupes industriels influents comme Krupp, Thyssen, Stinnes ou Skoda à une politique expansionniste lui permettant d’annexer de nouveaux territoires et développer sa flotte commerciale, toujours barrée par celle historiquement plus nombreuse et performante de sa rivale de Grande-Bretagne.

Par le jeu mécanique et diabolique des alliances, la tension monte très vite en Europe et deux blocs se constituent rapidement avec d’un coté l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie, et de l’autre la Russie, appelée à la rescousse par la petite Serbie, et la France qui entretient des liens économiques étroits avec la Russie du tsar Nicolas II puis l’Angleterre, alliée également de la France.

Devant la volonté affichée d’en découdre, la guerre éclate durant l’été 1914 et l’Allemagne réussit une percée spectaculaire en Belgique avant de pénétrer dans le Nord-est de la France.

Les soldats se mobilisent avec courage de part et d’autres et on assiste à une flambée de nationalisme, car chacun des deux camps, convaincu de sa supériorité pense que la guerre sera courte et qu’on sera vite de retour dans ses foyers pour le retour à la vie normale et notamment l’harassant mais nécessaire travail de collecte des moissons.

Dans un tel climat les quelques mouvements pacifistes sont vite étouffés, le message du Pape ignoré et l’encombrant socialiste Jean Jaurès assassiné.

Les Français font appel à leurs colonies et des tirailleurs sénégalais et maghrébins sont mobilisés aux cotés des troupes franco-anglaises.

Le général Joffre chef des armées, essuie alors avec stupeur les premières défaites de l’armée française face un ennemi mieux préparé, supérieur tactiquement et techniquement avec l’emploi massif de canons d’artillerie pour démolir et désorganiser les lignes d’infanterie avant de monter au front enlever les positions.

L’état major français va mettre de longs mois à réaliser puis analyser la situation avec lucidité, et va tout d’abord reprocher à ses officiers un manque de combativité alors que le problème est tactique et technique.

Les Allemands submergent donc les Français, progressant inexorablement vers la Marne et se rapprochant dangereusement de Paris.

Cette progression qui aurait pu être fatale est alors arrêtée par une farouche résistance française qui achemine en urgence toutes ses troupes dans la Marne à l’aide de trains et de taxis réquisitionnés.

Joffre change de tactique, ayant lui aussi recours à l’emploi de pilonnements d’artillerie des cannons Schneider pour répondre à ceux des Allemands.

Devant l’emploi de telles armes de destruction, les combats sont terriblement meurtriers mais Gallieni et Foch parviennent à sauver la capitale et à repousser leurs adversaires.

Chaque camps fortifie ses défenses et s’enterre dans une guerre qui va prendre une toute autre tournure, s’installer dans la durée et dans un immobilisme initialement non prévus.

La ligne de front va alors se stabiliser au Nord-Est de la France, ou les combattants français, anglais, belges et allemands lutteront pied à pied dans un déluge alternant  bombardements et charges meurtrières sans qu’aucun des deux camps ne parvienne à obtenir un avantage décisif.

Dans cette guerre de tranchée, les Français s’inspirent des méthodes de leurs adversaires pour améliorer les conditions de vie très dures des soldats pris dans le froid, la maladie et la boue, mais aussi renforcer leur stratégies défensives.

Derrière c’est tout l’appareil industriel des nations qui est modifié pour faire face à l’énorme effort de production demandé pour fournir armes, munitions et logistique aux combattants.

Les industries sont nationalisées ou alors étroitement encadrées par les gouvernements qui s’endettent fortement pour soutenir l’effort de guerre.

Les femmes sont employées dans les usines, toute les populations civiles souffrent de la pénurie de nourriture dans un climat de propagande, de censure et de paranoïa aigu.

Les zones occupées souffrent du pillage de leur ressources et d’exécutions sommaires pour casser leur résistance.

Principal enjeu économique, le blockus maritime imposé par les Anglais aux Allemands qui ont recours à la complicité d’états dits neutres pour se ravitailler dans la mer baltique et à leurs alliés Turcs dans les Dardanelles.

Sur le front Est de la Prusse, le déclenchement des premiers combats avec la Russie mobilise les troupes allemandes, qui ont fort affaire face à un ennemi certes inférieur tactiquement et techniquement, mais supérieur numériquement et capable par sa cavalerie de dangereuses manœuvres de débordement.

Les combats entre Allemands et Russes sont très durs.

Alors que le conflit s’enlise en Europe occidentale, il s’étend dans sa partie orientale avec la montée en puissance de la redoutable Turquie, partenaire privilégiée de l’Allemagne qui se montre de manière générale très active avec les pays arabes en se faisant le défenseur de l’Islam contre les nations infidèles françaises ou anglaises qui de leur coté jouent la carte du nationalisme anti turc en Arabie.

La Turquie affronte la Russie pour le contrôle de l’Arménie, qui chrétienne et orthodoxe est victime d’un des plus durs génocides de l’histoire de l’humanité.

La Russie défont les Turcs dans le Nord de la Perse et remportent avec le général Youdénitch une victoire importante à Erzeroum puis à Trébizonde.

Si la Russie tient en échec la Turquie, elle est en revanche moins à son aise en Prusse orientale face aux troupes allemandes de Hindenburg, et doivent se replier en catastrophe face à la poussée de leur adversaire.

Ils perdent plus de 2 millions d’hommes, cèdent la Pologne et échappent de justesse à la destruction de leur armée.

Les troupes alliées essuient également un cuisant échec dans une tentative de prise du Détroit des Dardanelles et voient la plupart de leurs navires coulés par les canons turcs fortifiés par des conseillers allemands.

L’Italie, entrée en guerre du coté allié, se montre également incapable de menacer sérieusement l’Autriche-Hongrie, qui la tient en échec dans les montagnes des Alpes.

La situation est extrêmement compliquée dans la zone des Balkans, traditionnellement soumise à de fortes convoitises et tensions.

La Serbie est écrasée, la Roumanie et l’Ukraine, riches en denrées alimentaires, sont prises facilement par l’Allemagne qui draine ainsi leurs ressources pour subvenir à ses propres besoins.

Sur le front ouest, la guerre s’enlise et force les belligérants à s’appuyer sur de nouvelles innovations scientifiques notamment l’emploi de gaz : ypérite, moutarde pour tuer leurs adversaires.

Les Alliés sont les premières victimes de ces horribles trouvailles et de nombreux soldats sont tués ou mortellement blessés, avant de trouver péniblement une parade par l’emploi de masque à gaz trop lentement diffusés dans l’armée.

Comme à chaque fois, l’armée française réagit avec un temps de retard, mais emploie également des gaz pour lutter contre les Allemands.

Les premiers tanks anglais font leur apparition sur les champs de bataille mais manquant de fiabilité et de mobilité, sont rapidement mis hors de combat par les Allemands.

Ils seront améliorés progressivement, pour être intégrés dans les forces alliées comme pièces mobile d’artillerie puis pour appuyer les assauts de l’infanterie avec des succès encore timides.

L’aviation en revanche sera intégrée comme une donnée essentielle du combat moderne, aussi bien pour les actions de reconnaissance permettant de régler les tirs d’artillerie, que pour le bombardement des lignes ennemies.

Les Allemands pousseront le concept encore plus loin en utilisant les fameux Zeppelin, immenses dirigeables capables de larguer des bombes sur les villes en pleine nuit.

L’emploi de sous-marins allemands, de plus en plus fiables et performants pour couler des navires de guerre mais également commerciaux alliés, sera un point crucial de la guerre puisqu’il conduira, le président Wilson, à faire entrer les Etats-Unis en guerre en 1917 contre l’Allemagne après bien des tergiversations.

Le conflit culmine à la bataille de Verdun ou chacun des deux camps, commandés par Pétain et Falkenhayn, essuie de terribles pertes dans un enfer de sang et de feu.

La prolongation d’une guerre aussi intense, saigne les nations à blanc en hommes mais aussi en ressources matérielles.

Très critiqué pour sa stratégie d’usure, Joffre est limogé en 1916 et remplacé par Pétain à la tête des armées françaises.

Sur le front, les cas de mutineries éclatent dans chacun des camps.

La plupart des mutins sont des bons soldats exténués physiquement et moralement par la dureté des combats et les ordres et contre ordres de commandement.

Tout d’abord impitoyable contre tout forme de lâcheté des hommes qui sont comparaissent en cours martiale et peuvent ainsi être sommairement exécutés, l’Etat major assouplit peu à peu sa position et tente de rendre la vie des soldats un peu moins déshumanisée, en offrant des possibilités de relèves des troupes épuisées et de permissions loin des zones de front.

Mais la dureté et la longueur de la guerre ont pour conséquence majeure l’effondrement en 1917 de la Russie, affaiblie par ses défaites face à l’Allemagne, et définitivement minée de l’intérieur par la révolution bolchévique dont les idées égalitaires et pacifistes se propagent sans peine dans l’immense masse des populations agricoles et ouvrières réduites à la disette.

C’est alors avec le soutien de l’armée, que les bolchéviques Kerenski, Trotski, Lénine et Staline renversent le tsar Nicolas II et négocient par le traité de Brest-Litovsk autant par opposition idéologique à toute guerre impérialiste que par incapacité miliaire, une armistice avec l’Allemagne qui prend possession d’une partie de Biélorussie, de la Pologne et de l’Ukraine.

Débarrassée d’un adversaire encombrant, l’Allemagne peut donc dégarnir le front de l’Est pour masser ses troupes à l’Ouest et tenter d’arracher la victoire contre les troupes Alliées.

Mais de leur coté, les Alliés comptent à présent sur le soutien des Etats-Unis qui envoient plus d’un million d’hommes en France.

Cette importante ressource en hommes et en matériels, passe par des camps d’instruction français ou les GI s’acclimatent et se forment aux difficiles conditions des fantassins de l’Est.

Ce processus devant être contrôlé par l’ensemble des gouvernements alliés, est lent, ce qui profite à l’Allemagne qui lance une offensive massive en 1918 dans l’espoir de remporter la victoire finale.

Le général Ludendorff est proche de réussir, mais Pétain organise une résistance désespérée mobilisant toutes les ressources des alliés.

En combinant artillerie, chars, infanterie et emploi de l’aviation qui réussit enfin à tenir en échec les Fokker allemands, Pétain et Haig infligent de telles pertes à Ludendorff qu’il doit reculer sur des positions initiales qu’il peine à présent à tenir.

Les soldats américains entrent alors en action et mettent alors l’armée allemande dans une position intenable, qui contraint l’état major, sans réelle échappatoire avec l‘effondrement de ses alliés Turcs et Bulgares, à une signer une armistice le 11 novembre 1918.

Le rapport de force s’inverse alors, Français, Anglais, Italiens et Belges exigeant alors en 1919 de l’Allemagne et de l’Autriche Hongrie des réparations financières très lourdes accompagnant la rétrocession de territoires annexés, dont la fameuse Alsace-Lorraine, mais également la Pologne, l’Ukraine et la Yougoslavie et la Tchécoslovaquie qui absorbent respectivement la Serbie et la Slovaquie.

Le président Wilson est en réalité le grand gagnant du conflit, car la plupart des états européens ruinés par la guerre, sont débiteurs des Etats-Unis.

Ils crée la Ssociété Des Nations ancetre de l'ONU, et entend être auprès de la jeune nation bolchévique russe la nation dominante du nouvel ordre mondial.

En conclusion, « La grande guerre » est un ouvrage ultra dense et fouillé, regorgeant de détails permettant de connaitre quasiment tout en détail de l’une des plus folles aventures de l’histoire de l’humanité.

Si il est parfois difficile de suivre en détail l’évolution des combats dans d’obscurs village du nord ou de l’est et de comprendre les rôles respectifs des hommes politiques (Poincaré, Clémenceau) et généraux français (Joffre, Pétain, Nivelle, Castelnau) ainsi que leurs homologues allemands (Guillaume II, Von Moltke, Hindenburg), « La grande guerre » permet de très bien comprendre l’ampleur du désastre humain provoqué par l’attitude volontairement belliciste et expansionniste des nations germaniques.

Fascinante par sa volonté de perfectionnement scientifique dans l’art de donner la mort, la guerre de 14-18, est une aventure terrifiante ou les militaires entrent dans la l’ère moderne en introduisant des armements toujours plus sophistiqués comme les gaz, grenades, fusils mitrailleurs, lance-flammes, canons longue portée mais aussi chars d’assauts, avions de combats et sous marins.

L’héroïsme des soldats semble donc bien réel, et ce quel que soit le camps et il est aisé de comprendre les réactions d’abattement et de refus face à l’horreur de la vie des tranchées, deshumanisant les combattants jusqu’à la limite de leurs forces.

Outre le point de vue franco-allemand et la voracité des lobbys industriels austro-allemands, le livre permet de mieux percevoir l’aspect « oriental » de la guerre avec les violents combats dans les Balkans et au Moyen-Orient, mêlant autant par nécessité que par contrainte des nations comme la Turquie, l’Egypte, la Grèce, l’Arabie ou le Bulgarie.

Fort de toutes ces informations, « La grande guerre » constitue donc un ouvrage idéal pour comprendre dans sa globalité un conflit aussi sanglant que complexe, qui engendra beaucoup trop rapidement une suite encore plus terrible …

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 02:00

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Après un album aussi enthousiasmant que « Cultosaurus erectus », penchons nous à présent sur son successeur, « Fire of unkown origin » du Blue oyster cult marqué par l’abandon du poste de guitariste par Eric Bloom pour le confier à Donald Roaser.

Sorti en 1981, « Fire of unkown origin » et sa pochette volontairement mystique mais également un tantinet infantile, débute en douceur par le morceau éponyme, qui déploie majestueusement ses ailes pour en faire admirer la beauté.

L’enchainement avec le superbe « Burnin’ for you » surprend et donne l’occasion de gouter à un des plus beaux tubes de rock mélodique jamais écrit, et ce avec une simplicité des plus touchantes.

L’auditeur, forcément appâté par la qualité des deux premiers titres, se rue avec avidité sur la suite et découvre une nouvelle merveille, « Veteran of the psychic wars », power ballade épique pulsant sous le beat de Albert Bouchard, qui place encore la barre plus haut.

Les américains continuent leur fascinante marche en avant, et aligne un nouveau tube tout en souplesse et mélodie, « Sole survivor » parfaitement calibré pour renverser les radio FM du monde entier.

On bascule ensuite vers un style plus expressif et flamboyant avec « Heavy metal : the black and silver » sur lequel Bloom lâche davantage la puissance de sa voix.

Retour au mid tempo contrôlé garni d’effets de claviers et de riffs plus rock que hard avec « Vengeance (the pact ) » plus linéaire et terne que les autres, rapidement contrebalancé par la dynamique et la fluidité de « After dark ».

La fin du disque se profile alors avec un nouveau titre de haut niveau, « Joan Crawford », nouveau bijou de rock mélodique épique, enchainé de « Don’t turn your back » en comparaison beaucoup plus mou et effacé.

En conclusion, « Fire of unkown origin » est un album particulièrement surprenant après le très musclé « Cultosaurus erectus » dans la mesure ou il délaisse la puissance brute de la guitare et du chant incandescent pour se replier sur les terres du rock mélodique tendance progressive.

Le résultat est d’une grande qualité et fraicheur avec des compositions inventives, subtiles ou accrocheuses.

A l’orée des années 80, Blue oyster cult prouve une fois de plus l’étendue de son talent et délivre une superbe production, qui ne pourra que charmer les amateurs de rock mélodique de qualité.

Après deux seulement deux albums, je ne suis pas loin de ranger l’Huitre Bleue, parmi les meilleurs groupes de sa génération …

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 20:50

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Place maintenant à un groupe de hard/heavy metal relativement méconnu mais réputé culte, j’ai nommé le sulfureux Blue oyster cult, légende des années 70 qui forgea pour beaucoup le heavy metal moderne.

En 1980, les américains déjà solidement établis sur la scène hard grâce à des productions de belle qualité alignées à un rythme frénétique, sortent « Cultosaurus erectus » à la pochette de science fiction absolument démente.

Du coté de la musique, l’auditeur est immédiatement mis dans le bain avec « Black blade » , exceptionnel morceau spatial sur lequel la voix d’Eric Bloom semblable à une invasion extraterrestre domine des riffs dévoreurs d’espace enveloppés d’une nappe de clavier de Allen Lanier.

A peine remis du choc initial et de l’énorme cratère creusé par l’impact, on bascule sur « Monsters » dont la structure perpétuellement mouvante multipliant les cassures rythmiques déroute tout en impressionnant par sa phénoménale intensité.

On calme le jeu avec le long blues « Divine wind » et la ballade soignée « Deadline » par comparaison plutôt rangés et ennuyeux malgré la puissance inchangée de la voix de Bloom.

Blue oyster cult capture ensuite astucieusement une ambiance live pour dynamiser « The Marshall plan » à l’ambiance rock ‘n’ roll enfiévrée.

Vitesse et qualité toujours avec « Hungry boys » qui sonne de manière beaucoup plus accessible avec ses refrains guillerets et entrainants.

On passe sur « Fallen angel » calqué sur le même moule mais moins tubesque pour encaisser un nouveau terrible coup de boutoir avec « Lips in the hill » véritable hymne heavy metal doté de riffs d’acier, de vocaux durs comme le diamant et de refrains conquérants.

Dernier morceau du disque, « Unkown tongue » vient apporter une belle touche de mélodie et de souplesse.

En conclusion, « Cultosaurus erectus » est un album incroyable d’une créativité et d’un dynamisme insensés.

La musique proposée est prodigieuse, chacun des musicien se surpassant à son poste, que ce soit sur la voix dominatrice ou les riffs étincelants de Bloom, la rythmique titanesque des frères Bouchard mais également le support atmosphérique indéniable du clavier de Lanier.

Brillant, unique, original, mystérieux, étrange et  déroutant, tel est ce monstrueux reptile à posséder pour tout amateur de hard mystique des années 70.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 17:19

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Après l’énorme succès de « Gladiator », Ridley Scott retrouve le vent en poupe au début des années 2000 et aligne les films à grand spectacle comme « Hannibal » ou ici « La chute du faucon noir » en 2002.

Adapté d’un livre de Mark Bowden comptant l’échec d’une opération ultra risquée des commandos d’élite de l’armée américaine pour capturer le chef de guerre somalien général Aïdid, qui détournait l’aide humanitaire de son pays durant l’année 1992-1993, « La chute du faucon noir » est un film de guerre traitant d’un sujet très délicat.

Le spectateur est immédiatement plongé dans l’ambiance d’un conflit étouffant et désespérant d’un des pays les plus pauvres  et les plus dangereux d’Afrique et s’immerge dans le quotidien des Delta force et Rangers américains envoyés par Bill Clinton pour suppléer aux forces de l’ONU, jugées inefficaces.

On retrouve donc des soldats retranchés dans leur camps, bien entendu gonflés de confiance en eux et de testostérone dans l’attente d’une prochaine opération à venir.

Celle-ci est dirigée par le Général Garrison (Sam Sheppard) qui après avoir fait arrêté Osman Otto (George Harris) un homme d’affaires jugé proche de Aïdid,  décide sur la foi d’informations des Delta force d’interpeller en plein centre de Mogadiscio les principaux dirigeants du gouvernement d’Aïdid responsables selon l‘ONU de la mort de 300 000 personnes.

Garrison utilise alors un taxi indicateur pour agent de renseignement pour coordonner une attaque purement américaine mobilisant des commandos Delta, des Rangers circulant des Humvees, appuyés par hélicoptères de combat.

Chaque homme se prépare alors du mieux qu’il peut pour une opération qu’il estime certes risquée mais tout à fait à la portée d’hommes aussi entrainés qu’eux.

Si les Delta force, emmenées par le charismatique et efficace Sergent Gibson (Eric Bana) parviennent en jouant sur l’effet de surprise à pénétrer sans difficultés dans l’enceinte du bâtiment de commandement et à capturer les chefs de guerre somaliens, la sécurisation du périmètre aux alentours s’avère beaucoup plus périlleuse qu’escomptée et les Rangers au sol et à terre se trouvent pris à partie par des combattants déterminés capables de faire des ravages dans un espace aussi étriqué que les ruelles défoncées de la capitale.

Blackburn (Orlando Bloom) est le premier soldat américain blessé en tombant d’un hélicoptère, et le Sergent Eversmann (Josh Hartnett) n’hésite pas à descendre lui-même au sol pour porter secours à son camarde, grièvement blessé au dos.

Lors de l’opération d’extraction, les Humvees américains sont pris sous le feux de l’ennemi et leurs protections trop faibles pour résister aux tirs d’armes de gros calibre, exposent les Rangers à des pertes sanglantes.

On assiste alors à une interminable course poursuite dans les ruelles ou surgissent d’innombrables assaillants prêts à se sacrifier mitraillettes, grenades ou lance rockets à la main.

Plus grave, les hélicoptères UH-60 sont également pris pour cible et deux d’entre eux dont le fameux Faucon noir sont abattus consécutivement par des tirs de rockets.

Les pilotes survivent aux crash mais se trouvent immobilisés, blessés et en grand danger face à une foule ivre de haine et de vengeance.

Fidèle à la devise des Marines de ne pas abandonner les hommes aux front, Garrison change donc son plan et demande à ses hommes de se rendre sur les zones des crashs afin de leur porter secours.

Commence alors une lutte acharnée de plus d’une heure et demi, ou les Rangers tentent de rejoindre leurs collègues pris au piège face à des milices somaliennes certes moins bien armés mais beaucoup plus nombreuses et capables de les encercler dans des espaces confinés.

Tandis que les Humvees peinent toujours à se dégager des ruelles, les autres Rangers luttent au pied des décombres et des carcasses des aéronefs abattus.

Deux tireurs d’élites de la Delta Force, les sergents Gary Gordon (Nikolaj Coster Waldau) et Randall Shughart (Johnny Strong) se battent courageusement pour secourir les pilotes mais à cours de munitions sont finalement lynchés et leurs corps exhibés nus par une foule en colère.

Seul le pilote Michael Durant (Ron Eldard) survit, car capturé par les Somaliens en vue d’obtenir une monnaie d’échange avec le commandement US.

Comprenant que les pertes en hommes et matériels sont trop lourdes, Garrison est contraint de demander l’aide des casques bleus pakistanais de l’ONU qui avec plusieurs milliers d’hommes et des blindés peuvent seuls venir les secourir.

Mais, l’ONU qui n’a pas été prévenue de l’opération par les Etats-Unis, tardent à mettre en branle ses ressources et les hommes retranchés dans les décombres de la ville, meurent sous les assauts de leurs adversaires, le décès du jeune caporal Smith (Charlie Hofheimer) agonisant de longues heures après une blessure à l’artère fémorale, étant le plus émouvant d’entre eux.

Finalement les commandos parviennent à sortir du guêpier somalien avec l’aide des casques bleus, Garrison assumant seul l’échec de l’opération.

Au final, le film rend sobrement hommage au courage et à l’esprit de sacrifice de ses hommes, mus par leur sens du devoir et de la camaraderie.

En conclusion, « La chute du faucon noir » est un film de guerre très violent et réaliste montrant tout l’horreur, le chaos et la violence d’un mini conflit relativement méconnu.

Une fois n’est pas coutume, on insiste ici sur l’échec de l’armée américaine, qui n’avait sans doute pas pris la mesure du conflit et dont les forces d’élites n’ont pu venir à bout de combattants certes dépaillés mais aguerris par des années de guerre civile et surtout déterminés à mourir sans sourciller.

Toute cette violence étalée sur les deux tiers du film conduit inéluctablement le spectateur à un sentiment d’écœurement et de choc nerveux.

Si l’ambiance de guérilla urbaine saisit rapidement, difficile donc d’apprécier sur plus de deux heures le film avec un égal niveau d’intensité et avec des personnages nombreux impossibles de tous les citer (!) apparaissant et disparaissant au gré des multiples accrochages chaotiques.

Malgré sa maestria technique, « La chute du faucon noir » est donc à réserver aux amateurs des films d’action purs et durs.

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Published by Seth - dans Guerre
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:56

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Requinqué au début des années 2000, Jeff Beck enchaine les albums avec une belle régularité et donne naissance en 2003 à son neuvième album solo sobrement intitulé « Jeff ».

On débute avec « So what » marqué par un son de guitare lourd et puissant puis enchaine avec « Plan B » plus nuancé et reposant sur un riff-gimmick répété un peu trop à l’envie.

Un autre gimmick cette fois vocal est utilisé sr « Pork-U-pine » ou une voix féminine répond de manière brève aux longues évolutions de l’instrument de Beck pour créer une atmosphère étrange et envoutante.

Douceur et fluidité aériennes marquent « Seasons » tandis que « Troubleman » égrène avec une certaine linéarité riffs et effets assez plats.

Beck  insuffle plus de dynamique sur « Grease money » aux bruitages distordus couplés à quelques phrasés emprunté au style urbain.

Des chœurs sont appelés en renfort sur « Hot rod honeymoon » pour un résultat somme toute médiocre.

Retour au calme avec « Line dancing with monkey » et « Jb’s blues » entièrement dévolus aux effets planants si chers au maestro.

On passera rapidement sur le remix « Pay me no mind » parfaitement insipide, pour aborder la dernière partie composée de « My thing » encore une fois beaucoup plus urbain et agressif, contrastant grandement avec l’ambiance néo-classique ultra orchestrée de « Bulgaria » et celle toute en nuances et subtilité de « Why lord oh why ? ».

En conclusion, « Jeff » est un album de guitare de bonne qualité mais qui ne provoque ni beaucoup d’émotions ni beaucoup d’excitation.

Bien entendu, le guitariste maitrise très bien son art et tente d’y incorporer quelques légers éléments hip hop afin de moderniser son art sans le dénaturer.

Inutile de dire que je ne goute guère à ce mélange des genres que je trouve plutôt artificiel.

L’ensemble reste cependant très calme, mélodique, voir soporifique.

Malgré tout le respect qu’on peut donc avoir pour le toucher et la technique de Jeff Beck, « Jeff » ne suffira donc pas encore cette pour me rendre fan de sa musique.

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