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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 15:45

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Nous terminons cette trilogie Bondienne post 2000 avec « Quantum of solace » de Marc Foster.

Sorti en 2008, « Quantum of solace » s’inscrit dans la continuité du déjà excellent  « Casino royale » et démarre en trombe par une course poursuite échevelée dans laquelle 007 (Daniel Craig) tente à bord de son Aston martin d’échapper à des tueurs lancés à ses trousses dans la région du lac de Garde en Italie.

Le poursuite se déroule à un train d’enfer et voit finalement l’agent le plus célèbre du MI-6 liquider ses tueurs et rentrer avec sa voiture très abimée dans une base secrète de Sienne ou il livre l’ex associé du chiffre White (Jesper Christensen) à sa supérieure M (Judi Dench).

Mais l’interrogatoire tourne court, le très hautain White qui revendique son appartenance à une organisation (Quantum ?) s’échappe en profitant de la confusion semée par la trahison d’un agent du MI-6, un dénommé Mitchell qui ouvre le feu pour protéger sa fuite.

Fidèle à lui-même, Bond prend en chasse le traitre dans une nouvelle course poursuite frénétique sur les toits de la ville ou au milieu d’un très populaire course de chevaux.

Le face à face se termine dans une église et Bond n’a d’autre choix que de tuer son redoutable adversaire.

De retour au MI-6, M qui a survécu à l’attaque aiguille Bond sur le dénommé Slate (Neil Jackson) possesseur des mêmes billets que Mitchell, détenus à la base par le Chiffre.

Malgré ses dénégations, Bond est en réalité très perturbé par la mort de Vesper et fait de la traque des hommes de White une affaire personnelle.

Il retrouve Slate dans l’atmosphère tropicale et pauvre de Port au prince en Haïti, et après une lutte furieuse le tue dans sa chambre d’hôtel.

Plein de culot, Bond prend sa place et est abordée par une jeune femme, Camille Montes (Olga Kurylenko) qui le prend en stop.

En ouvrant la mallette de Slate, il s’aperçoit qu’il a pour mission de tuer Camille mais n’ a pas le temps de s’expliquer puisqu’un homme à moto les prend en chasse.

Largué par une Camille furieuse, Bond se débarrasse de l’homme et lui prend sa moto pour la suivre.

Il tombe sur une zone portuaire hautement surveillée dominée par Dominic Green (Mathieu Almaric) mystérieux homme d’affaires amant de Camille qu’il a néanmoins tenté d’assassiner car il la soupçonnait de trahison.

Camille tient tête avec courage à cet homme menaçant qui reçoit la venue d’un ex général Merano (Joaquin Cosio) avec lequel il conclut un accord : lui faire bénéficier de son soutien financier pour reconquérir le pouvoir en Bolivie contre en échange la possession d’une région entière réputée désertique.

Cynique, Greene livre Camille au général qui semble en réalité la connaitre pour avoir assassiné sa famille plusieurs années auparavant.

C’est alors que Bond entre en action, prend un bateau et va percuter celui du général pour récupérer Camille et s’enfuir avec elle.

Après une course poursuite tendue, Bond parvient à échapper aux tueurs et dépose une Camille inconsciente dans une zone sure.

De retour au calme, Bond reçoit de précieuses informations du MI-6 qui identifie Green comme philanthrope écologique.

En réalité Green est en contact avec deux agents de la CIA, Beam (David Harbour) et Leiter (Jeffrey Wright) qui cherchent à récupérer le contrôle de la région.

Localisé en Autriche, Green y rencontre à l’opéra plusieurs puissants hommes d’affaires dont White et ex hommes politiques du secteur de l’énergie et de télécoms.

Présent sur place, Bond parvient à dérober l’oreillette de l’un d’entre eux et à intercepter une réunion secrète se déroulant en plein milieu de l’opéra.

Il y recueille de précieuses informations sur les plans d’implantations de Greene en Bolivie et perturbe la réunion non sans avoir pu photographier les hommes prenant la fuite.

Sur le toit de l’opéra, Bond tue un garde du corps, en réalité un agent américain et se retrouve lâché par le MI-6 qui bloque passeports et cartes de crédits.

Désireux de poursuivre Greene, Bond demande l’aide de Roger Mathis (Giancarlo Giannini), ex agent du MI-6 soupçonné de trahison puis innocenté, qui accepte de venir avec lui en Bolivie pour lui faire bénéficier de ses réseaux.

L’action se tend à La Paz, ou Bond noue une relation épisodique avec Fields (Gemma Arterton), agent du MI-6 chargée de lui faire quitter le pays et se rend à une soirée organisée par Greene pour obtenir des financements pour ses projets dits écologiques.

Greene est irritée par l’irruption de Camille qui lui fait perdre un potentiel contrat et se heurte de nouveau à Bond qui lui tient tête et lui arrache sa proie.

Mais la vengeance de l’homme d’affaires sera implacable : Mathis est retrouvé blessé dans le coffre de sa voiture.

Soupçonné de séquestration et torture par des policiers corrompus, Bond est forcé de se défendre et de les mettre hors combat.

Ceci ne fait que le rendre plus enragé et déterminé à faire payer Greene de ses crimes.

Aidé de Camille, il prend un vieil avion cargo pour survoler la zone du territoire convoité par Greene et découvre que l’homme d’affaire provoque à l’aide de barrages une immense sécheresse afin de s’enrichir une fois l’affaire conclue.

Le couple échappe à un petit avion et un hélicoptère boliviens chargé de les abattre et a à son retour la désagréable surprise de trouver Fields assassinée par ingestion de pétrole.

Couvert par M et aidé discrètement par Leiter qui ne partage pas la vision de son collègue, Bond parvient à localiser Greene et Murano dans un hôtel en plein désert, alimenté par d’immenses panneaux solaires

Greene contraint plus ou moins le général à signer un accord l’avantageant, mais subit l’attaque conjuguée de 007 et Camille qui mettent à mal son complexe ultra sophistiquée.

Murano est finalement tué par Camille qui peut ainsi venger sa famille, tandis que Greene est jeté dans le désert avec pour unique « liquide » un bidon d’essence.

Mais si Bond se sépare « bon ami » de Camille qui délivrée de sa haine, a décidé de rester pour aider son pays, l’histoire ne s’arrête pas là et il retrouve finalement en Russie l’ex petit ami de Vesper, en réalité un agent de Quantum.

Apaisé par rapport à la mort de Vesper, 007 parvient à juguler sa haine et livre l’homme au MI-6.

En conclusion, malgré une première partie ultra musclée assez peu égalée sur le plan de l’action pure avec des scènes de poursuites en voiture, sur les toits ou de close combat d’une violence implacable, « Quantum of solace » est sans doute le moins bons des trois James Bond incarnés par Craig.

En cause principalement, le personnage du méchant joué par un Almaric ridicule face au charisme d’un Mikkelsen et dont les motivations, contrôler le marché de l’eau d’un pays aussi pauvre et faible que la Bolivie, apparaissent au final bien dérisoires.

Sans ennemi de grande envergure, la confrontation tourne court et à partir de la Bolivie, perd grandement de son punch, si on excepte le joli duel aérien au dessus des montagnes.

Un peu d’ennui donc dans ce James Bond, avec un éternel dictateur américain bien entendu aussi stupide que violent, de jolies mannequins potiches sans âme (qui se souviendra de Gemma Arterton ?) et un exotisme pas toujours très attirant.

On retiendra donc la présence toujours solide de Craig, homme dur mais secrètement blessé par la mort de Vesper et une première partie italo-haïtienne à couper le souffle, ce qui demeure pour un Bond, sans doute suffisant.

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Published by Seth - dans Espionnage
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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 08:59

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Avec le temps les gens ont sans doute oublié l’ex ministre François Léotard, qui après sa carrière d’homme politique controversé, s’est depuis une quinzaine d’années reconverti dans l’écriture.

En 2007, quelques années après avoir déjà écrit sur son frère, l’acteur François Léotard disparu en 2001, il publie « La vie mélancolique des méduses ».

Comme l’indique bien sa couverture sobre et glacée, « La vie mélancolique des méduses » se déroule dans l’univers mystérieux et dangereux des services secrets français, ou certains hommes appelés les méduses, enchainent des missions d’assassinats ciblés pour le compte de l’Etat français.

Sans attache, capable de rester plusieurs mois en attente d’une nouvelle mission désignée par une hiérarchie volontairement obscure et éclatée, Jean Bourdin appartient à la catégorie des méduses.

Mis en retrait de son travail après l’échec d’une mission impossible d’assassinat de Ratko Mladic, commandant de l’armée serbe pendant la guerre de Yougoslavie et criminel contre l’humanité, Bourdin échappe de peu à l’élimination mais échoue dans un hôpital psychiatrique ou il remâche ses pensées intimes.

Le lecteur suit donc le fil des pensées profondes de l’ex agent, avec un père militaire précocement disparu pendant la guerre d’Indochine, une mère enchainant les passes pour arrondir les fins de mois avant de partir sur un coup de tête en Asie pour tenter de le retrouver et finalement ne jamais revenir.

Sous la surveillance bienveillante de Puppy, une grosse et fausse infirmière alsacienne, Bourdin décrit son quotidien de méduse, avec les rendez vous silencieux pour attendre les ordres et les longues périodes d’attentes ou inévitablement l’ennui vous dévore.

Il ressasse sa rencontre avec Nathalie, la belle espionne auquel peu d’hommes peuvent résister et son rôle déterminant dans l’enclenchement de la mission ratée en Yougoslavie, mais c’est surtout son collègue allemand Peter qui est au centre de ses pensées.

La vie en effet de son seul ami dans le métier est passée au crible, avec une enfance difficile à Dresde, dans une Allemagne de l’Est d’après guerre soumise aux violences des Russes victorieux et l’ascendance problématique d’un père sculpteur membre du parti nazi avant le basculement vers le monde de l’espionnage via la Stasi puis le retournement classique pour travailler pour la France.

Buveur, homosexuel à tendance jeunes garçons, Peter se mue en parfait compagnon de route pour Jean, avec des réflexions pseudo philosophiques souvent nihilistes.

Les deux méduses à la dérive se fréquentent pour évacuer leur solitude, les crimes qui les hantent la nuit et finissent par devenir amis.

Lorsqu’il apprend que son ami a déserté pour rejoindre l’Italie ou il fréquente un agent israélien nommé Laura chargée d‘infiltrer les réseaux islamistes italiens, Jean comprend la réaction de son ami qui en avait assez de servir.

Avec la complicité de Puppy, elle-même proche de Peter, Jean s’évade de son hôpital, retrouve une Nathalie finalement elle aussi déserteuse et prend la décision de gagner l’Italie par bateau pour retrouver son ami.

Le long trajet avec cette belle et jeune mante religieuse est particulièrement pénible, même si Jean finit par succomber aux charmes d’une jeune femme vivant mal ce qu’elle définit comme sa condition de prostituée d’Etat.

Après un périple dans le Sud de l’Europe, le duo finit par retrouver Peter vivant mais atteint d’un cancer et sa compagne Laura à Trieste.

Sentant que son ami vit les derniers mois voir semaines de sa vie, Jean parle longuement avec lui, comprenant finalement son secret intime d’ex enfant juif de Tchécoslovaquie, déporté avec les siens par train avant d’être miraculeusement sauvé du génocide par la bienveillance inattendue d’un soldat allemand et d’une femme de nazi, qui deviendra sa mère d’adoption.

Apaisé par la révélation de son passé, Peter aidé par Laura, pousse Jean et Nathalie a venir avec eux en Israël afin de bénéficier de la protection du Mossad allouée aux agents occidentaux retournés.

Le duo accepte et tout le monde se retrouve en Israël.

Bien entendu Nathalie et Jean sont soumis à une étroite surveillance, et Jean se voit proposé un marché visant à lui assurer une vie tranquille en Israël en échange d’un ultime contrat, l’assassinat d’un terroriste islamiste à Marseille.

Jean n’a pas d’autre choix que d’accepter ce marché et se rend dans les bas fonds de la ville, les tristement quartiers nord pour localiser à moto sa cible et trouver le moment propice pour passer à l’acte.

Ce moment a finalement lieu et l’islamiste meurt finalement dans les toilettes d’une station service.

De retour en Israël, Jean apprend la mort de Peter emporté l’âme en paix par son cancer, comprend que Nathalie devenue la maitresse d’un colonel, l’a abandonné à tout jamais et se résigne à se faire oublier dans une vie solitaire, discrète et modeste sous le soleil du Moyen-Orient.

Reste un livre écrit par Peter racontant sa vie tumultueuse, devenu un best seller en Israël.

En conclusion, sous des dehors de roman d‘espionnage, « La vie mélancolique des méduses » est une œuvre étonnante, très sombre et mélancolique ou François Léotard se livre de manière très intime.

Les réflexions écrites dans une langue superbe, sonnent souvent de manière juste profonde et soutiennent en permanence le déroulement d’un récit-alibi sinueux autour du passé d’un vieil espion de l’Est, hanté par un passé en lambeaux.

On se demande souvent quelles sont les motivations de ces hommes qui se retrouvent sans identité, sans amis, ni attaches et doivent accomplir en sous marin le sal boulot de pays dits démocratiques.

Le livre ne répond pas à cette question, évite toute glorification à la James Bond du métier d’agent secret, préférant se focaliser sur une froide et méthodique efficacité du tueur sans oublier les longues périodes d’attente ou les nerfs sont mis à rude épreuve.

Lent, froid et gracieux comme l’animal dont il s’inspire, « La vie mélancolique des méduses » est un roman qui séduira les amateurs de sombres introspections.

Je vous livre quelques phrases fortes notamment à propos de sa Mère « Les hommes qui venaient la voir, les gros, les maigres, les plombiers ou les banquiers, j’avais compris très vite qu’ils n’étaient reliés à la vie que par ce morceau de cher entre les cuisses, qui les rendait fous, larmoyants, imposteurs, criminels. Leurs mots ou leur silence, leurs vie ou leur mort, avaient ce même tremblement inutile. Le sexe c’était juste une façon de croire qu’ils vivaient vraiment. Vous apprenez d’une pute ce que personne ne vous a jamais dit ».

Vous avez dit définitif ?

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Published by Seth - dans Espionnage
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 20:40

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Abordons encore une fois l’une de mes déceptions/bêtes noires avec The clash autre groupe anglais cette fois plus rock (punk ?) que Depeche mode.

Sorti en 1985, « Cut the crap » est le dernier album des britanniques qui au milieu des années 80 connaissent comme beaucoup de formations, de grosses difficultés internes.

C’est le duo Vince White/Nick Sheppard aux guitares que Joe Strummer, Paul Simonson et Pete Howard s’attellent donc au successeur de « Combat rock » , album phare de la discographie du groupe.

Avec sa pochette agressive délibérément punk, « Cut the crap » débute par « Dictator » un titre bordélique rendu quasi inaudible par la surcharge de bruits de fond qui noie toute tentative de construction musicale.

C’est en surmontant son aversion que l’auditeur se fait violence pour embrayer sur « Dirty punk » plus classique (et écoutable) dans sa construction punk simple et énergique.

On semble cibler plus précisément le grand tube fédérateur avec « We are The clash » et ses grands refrains ratissant large.

Le résultat obtenu est simplement lourd.

Mais le cœur et la générosité dans l’effort des Clash finissent par arracher une lueur d’intérêt, tel sur ce « Are you red …y » surprenant par son mariage inattendu entre guitare et synthétiseur.

Les anglais continuent de s’employer sur « Cool Under heat » et « Movers and shakers » qui crache sa rage brutale sans toutefois bouleverser l’auditeur.

Nouveau ralentissement de cadence pour une nouvelle tentative (largement avortée) de placer un tube avec « This is England ».

Grand accompagnateur de la musique des Clash, le reggae refait son apparition sur « Three card trick » sans aucun intérêt.

On sourira à l’ambiance jeux vidéo d’arcade assez amusante de « Play to win », sursautera sur l’irruption synthétique de « Fingerpoppin » venant fortement métisser le rock brut et peu finaud des musiciens.

La fin du disque se profile enfin avec « North and south » ballade médiocre aussitôt oubliée, « Life is wild » sympathique mais inutile et l’apothéose de lourdeur reggaeisante « Do it now ».

En conclusion,  malgré son énergie et une certaine bonne volonté, « Cut the crap » est pour moi encore un disque faiblard des Clash.

Médiocres musiciens et chanteur, Th Clash ne parviennent pas à hausser leur niveau sur leur dernier album et offrent une musique rudimentaire, parcourues d’influences mal intégrées qui irritent plus qu’elles n’apportent réellement une plus value.

Comme pour Depeche mode, j’ai peu d’espoir d’apprécier un jour la musique de The Clash, qui a pour elle la particularité de m’irriter assez rapidement.

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Published by Seth - dans Rock
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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 19:47

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Disons le franchement la découverte de Depeche mode a été plutôt un échec, et partant du principe que les albums les plus réputés du groupe ne m’ont que faiblement atteints, il ne restait donc qu’a expérimenter le bestof … ou le live pour tenter de sauver la situation !

Sorti en 1989, « 101 » est le premier live d’un groupe alors en pleine explosion commerciale et sans nul doute artistique, ceci se matérialisant par une position dominante dans le monde du pop-rock et des tournées dans des stades, comme celle de Pasadena aux Etats Unis.

On commence par « Black celebration » introduction plutôt planante pour un concert de ce calibre.

Les défenseurs du groupe me rétorqueront que le groupe n’est certes pas connu pour son punch, aussi enchainerai-je sans coup férir sur « Shaking the disease » également feutré mais dont la légère fluidité passe ici comme un charme.

Difficile en revanche de sa passionner pour le plaintif « Nothing ».

Depeche mode passe alors la surmultiplié et fait donner la machine à tubes qu’il était à l’époque.

Se succèdent le facile et sautillant « Pleasure, little treasure », le superbement efficace « People are people » et le dense « A question of time ».

Le tempo se ralentit et permet de placer « Never let me down again » l’une des plus belles réussites mélodique du groupe.

On oubliera rapidement la ballade « A question of lust » insupportable de nullité, pour s’orienter vers les dernières salves du concert, « Master or servant » redoutable dans le style pop-wave si caractéristique du groupe, « Just can’t get enough » premier tube historique et sans doute le plus dance-music de l’histoire des anglais.

En guise de final, surgit « Everything counts » aux plages électro plutôt plaisantes.

En conclusion, « 101 » constitue le bestof idéal pour qui voudrait découvrir Depeche mode.

Malgré sa qualité et sa bonne consistance, il n’est pas parvenu à changer mon opinion sur Depeche mode et à me donner envie de continuer à les suivre.

Ce n’est pas la voix de Steve Gahan, assez agréable dans un style certes un peu linéaire qui est en cause mais bel et bien l’essence même de la musique du groupe qui me déplait.

Le son new-wave surtout celui de la fin des années 80 sonne affreusement cheap pour moi, et je n’apprécie gère les structures pop/dance du groupe, leur reprochant leur facilité de tubes pour discothèques.

Même avec ce live garni jusqu’à la gueule de tubes, Depeche mode ne parvient pas rendre sa musique suffisamment vivant et attirante pour moi.
Trop de froideur, trop de retenue, trop de linéarité ou parfois de facilité sans doute, qui forment au final un cocktail repoussant à mes yeux.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 19:36

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Continuons l’exploration de Kraftwerk avec « Autobahn », l’un de ses tous premiers albums sorti en 1974.

Ce disque à la pochette minimaliste garni de seulement cinq titres débute une œuvre fleuve, « Autobahn » qui développe de longs instrumentaux sur plus de vingt deux minutes avec notons le tout de même un thème récurrent assez irritant.

On sort donc éprouvé de ce premier morceau à tiroirs assez peu palpitant et embraye à reculons sur le duo d’instrumentaux « Kometenmelodie 1 » insupportable atmosphérique à encéphalogramme bas enchainé de « Kometmelodie 2 » plus vivant et majestueux même si globalement bien ennuyeux.

Complètement déboussolé, l’auditeur découvre « Mittenacht » composé de bruitages électroniques étranges, angoissants évoquant parfois des cris de cétacés en détresse.

Comme si cela ne suffit pas, Kraftwerk achève son ouvrage par « Morgenspaziergang » atroce titre tentant de recréer par des machines une ambiance de promenade dans la nature avec cerise sur le gâteau flute à bec en prime.

En conclusion, « Autobahn » est un album beaucoup trop expérimental et barré pour moi.

Très déséquilibré avec un centre de gravité orienté vers son titre phare, du reste assez pénible par son coté rengaine pesante, « Autobahn » est une œuvre pointue et confidentielle à coté de laquelle je suis passé complètement à coté.

Peut être le signe que c’est à partir de « Radio-activity » que Kraftwerk présente le plus d’intérêt pour moi avec des structures plus accessibles et surtout l’apparition de véritables lignes de chant en lieu et place de cette musique électronique trop embryonnaire à mon gout.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 22:00

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Nous sommes à présent en 1977 et deux ans après le Kolossal succès de « Radio-activity », les allemands de Kraftwerk sortent « Trans-Europe Express » à la pochette toujours aussi minimaliste représentant les quatre musiciens en costume cravate.

L’album débute par un titre poids lourd, « Europe endless » qui promène sa mélodie synthétique raffinée et son chant aérien en anglais sur plus de neuf minutes trente.

La ballade un peu trop longue et duveteuse, finit par se montrer pénible sur la durée.

Construit sur le même format longue durée, « The hall of mirrors »  séduit davantage par son thème enivrant, son ambiance orientalisante et mélancolique.

Kraftwerk fait preuve de beaucoup d‘efficacité sur « Showroom dummies » en mariant voix désincarnée de Florian Schneider, nappes de synthétiseurs enveloppantes et sèches percussions électroniques du duo (Karl Bartos/Wolfgang Flur) puis prolonge encore plus loin l’expérience de deshumanisation sur « Trans-Europe-Express » qui bâtit sur un rythme de base évoquant la puissante mécanique d’un train en marche, de grandes envolées cybernétiques.

Les Allemands poursuivent leur terrible marche avant avec « Metal on metal » qui utilise les mêmes recettes pour hypnotiser l’auditeur par l’association redoutables des lourdes rythmiques et de thèmes de synthétiseurs répétées en boucle.

Survint enfin un peu de douceur avec « Franz Schubert » calme morceau atmosphérique qui à défaut d’être inoubliable a au moins le mérite de relâcher la pression avant le léger atterrissage en douceur de « Endless endless ».

En conclusion, dans son genre, « Trans-Europe-Express » constitue un chef d’œuvre capable d’emporter très loin l’auditeur dans son monde de froide puissance industrielle.

Kraftwerk gonfle ici sa production pour obtenir des rythmiques électroniques d’une puissance impressionnante sur lesquelles il parvient à distiller de redoutables gimmicks électro contre lesquels il semble difficile de résister.

Avec pareille pluie de tubes électroniques,  on ne pourra que recommander cet album sans doute moins aventureux que « Radio-activity » mais encore plus efficace dans son terrible processus de fusion entre l’homme et la machine.

Kraftwerk ou les prophètes de l’avènement d’un futur fascinant par sa monstrueuse deshumanisation ?

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 19:37

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La présence de la musique électronique dans ces colonnes va surement en surprendre plus d’un mais le groupe allemand Kraftwerk est un phénomène intéressant ayant une influence majeure sur le rock et peu de gens le savent sur les premiers rap, ce dernier fait de l’influence d’allemands de Düsseldorf sur une musiquedite urbaine et noire, demeurant pour moi assez savoureux.

Sorti en 1975, « Radio-activity » est déjà le cinquième album des allemands et ne dépareille pas dans la collection avec sa pochette austère.

L’introduction « Geiger counter » et son ambiance d’instrument bizarre plonge immédiatement dans l’ambiance du disque et lance le superbe « Radioactivity », son riff de synthétiseur assez génial, ses percussions industrielles sèches et la voix déshumanisée par la technologie de Florian Schneider.

Après un voyage hypnotique de plus de six minutes, l’auditeur plonge ensuite dans le lente léthargie de « Radioland », son atmosphère tristounette et son chant en allemand semblant venir d’une autre planète oubliée.

Lui succédant, l‘ovni « Airwaves » se montre un peu plus vivant avec une véritable mélodie électronique certes un peu irritante.

On enchaine ensuite trois titres courts expérimentaux « Intermission », « News » et l’hilarant  « The voice of energy » avec sa voix de robot détraqué pour déboucher sur un nouveau titre plus dévéloppé « Antenna » qui fait toute de même son effet en raison de ses puissantes rafales énergétiques.

Difficile en revanche de supporter le bruit d’alarme permanent de « Radio stars » enchainé de « Uranium » qui ressemble à un poignant message d’un extra terrestre agonisant.

La fin du disque se matérialise avec « Transistor » sans relief particulier et « Ohm sweet ohm » qui malgré son jeu de mot fracassant fait plus office de bande son de jeux vidéo que de réel titre marquant.

En conclusion, on comprend mieux à son écoute que « Radio-activity » fut en son époque un grand succès artistique et commercial car même sans être un amateur de musique électronique, il parait difficile quarante après d’échapper longtemps à son atmosphère technologique empruntant autant à la science fiction qu’à l’industrie.

La musique proposée se démarque par son coté novateur, expérimental mais aussi par un grand travail sur les mélodies, à l’instar du tube « Radioactivity ».

Déroutant donc pour les amateurs de rock électrique, mais parfaitement respectable et homogène dans sa démarche artistique.

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 11:27

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Sorti en 2006, « Casino royale » de Martin Campbell constitue une véritable rupture avec l’univers traditionnel et quelque peu ronronnant de James Bond, jusqu’ici incarné par Pierce Brosnan depuis le milieu des années 90.

Ici le réalisateur choisit de repartir de zéro et de réinventer le mythe de Ian Flemming, en prenant un nouvel acteur blond, trapu et dur, Daniel Craig.

Après un prologue destiné à signifier que le jeune James Bond (Daniel Craig) a officiellement reçu du MI-6 l’habilitation à tuer (le fameux 00 devant 7), l’histoire fait apparaitre un nouveau criminel appelé le Chiffre (Mads Mikkelsen) spécialisé dans le financement de réseaux criminels ou militaires.

Flanque de son bras droit White (Jesper Christensen), le Chiffre conclue en effet une nouvelle transaction en Ouganda ou le chef de guerre Obanno (Isaac de Bankolé) lui confie une importante somme d’argent à placer.

De son coté, Bond est envoyé à Madagascar pour capturer un poseur de bombe appelé Mollaka (Sébastien Foucan).

La poursuite sur les toits de la ville est prodigieuse, d’autant plus que Mollaka doté d’une agilité digne d’un Yamakassi, grimpe sur des grues de chantiers pour échapper à Bond, forcé par les évènements de se muer lui aussi en Spider-man.

Après une dizaine de minutes vertigineuses, Bond capture Mollaka blessé à une jambe mais se retrouve mis en joue par les militaires malgaches.

Il opère un volte face surprenant, tue sa cible et déclenche une explosion pour couvrir sa fuite.

De retour à Londres, Bond essuie placidement les reproches de M (Judi Dench), fait mine de prendre des vacances au Bahamas mais en réalité traque les contacts de Mollaka repérés sur son téléphone portable.

Très à l’aise dans le monde des hôtels de luxe, Bond repère vite le contact de Mollaka , Dimitrios (Simon Abkarian) un homme d’affaires trouble travaillant pour le Chiffre.

Il le bat après une partie de cartes sous haute tension, récupère son Aston Martin misé au jeu et séduit sa compagne,  Solange (Caterina Murino) qui succombe à ses charmes tout en comprenant parfaitement ses objectifs.

Très déterminé, Bond retrouve Dimitrios à Miami et le tue en retournant le couteau qui lui était destiné.

Aidé par le MI-6, il comprend que Dimitrios était chargé d’organiser un attentat à l’aéroport de Miami en ciblant un avion prototype appelé le Skyfleet.

Après une course poursuite haletante, Bond rattrape le terroriste chargé de faire exploser un camion citerne sur l’avion et le fait exploser à la place du camion.

Le MI-6 confirme alors les pertes astronomiques du Chiffre qui avait acheté des actions Skyfleet avec l’argent de ses clients en misant sur leur vente avant l’attentat.

Obligé de se refaire, le Chiffre organise une grosse partie de poker au Monténégro afin de regagner les 100 millions d’euros perdus dans l’affaire.

Bond se rend sur place et bénéficie d’un gros apport financier du MI-6 avant de rentrer dans le jeu de manière crédible.

Incorrigible, il entame également un jeu de séduction avec la  comptable du MI-6 Vesper Lynd (Eva Green), qui lui tient tête avec aplomb.

Au Monténégro les enjeux sont énormes et Bond bien que aidé du contact local René Mathis (Giancarlo Giannini) a fort à faire avec le Chiffre, redoutable joueur au visage impassible qui remporte aisément les premières mises.

Tenace, Bond étudie les faiblesses de son adversaire balafré et notamment un léger tic lorsqu’il s’apprête à bluffer.

La partie ne se déroule pas normalement puisque profitant d’une pause, Obanno furieux de ses pertes, fait irruption dans la chambre du Chiffre et menace de couper le bras de sa compagne pour faire pression sur lui.

Bond intervient, lutte avec une grande expertise en close combat face aux tueurs ougandais, et aidé par Vesper, finit par étrangler Obanno.

Il soigne ses blessures, change de chemise et rejoint comme si de rien n’était la salle de jeu ou trône impassible le Chiffre.

Bond relève lui aussi le défi mais s’aperçoit que le Chiffre lui a inoculé un poison mortel dans son verre.

Paniqué, il sort à nouveau du Casino et se rend dans sa voiture pour utiliser un kit de survie.

Mais atteint par le poison et plus vraiment lucide, Bond ne peut activer un bouton destiné à faire repartir son cœur après administration de l’antidote.

C’est une nouvelle fois Vesper qui lui sauve la vie et Bond doté d’un aplomb incroyable revient une nouvelle fois à la table de jeu ou il reçoit l’aide d’un agent de la CIA qui a décelé en lui les capacités à gagner cette partie.

Après une nouvelle montée de tension quasi insupportable, Bond triomphe en effet du Chiffre et rafle la mise.

Il ne peut jouir longtemps de sa victoire puisque Mathis agent double à la solde du Chiffre, le trahit et livre Vesper au criminel.

Ivre de revanche, le Chiffre capture Bond et le torture mais est à son tour abattu par White, qui ne supporte pas les pertes astronomiques de son associé.

Bond se réveille dans un lieu idyllique près du Lac de Come ou il profite d’une convalescence bien méritée.

Son histoire d’amour avec Vesper prend forme et Bond semble pour l’une des seules fois de sa carrière s’attacher à une femme, qui du reste le lui rend bien.

Bond évoque son désir de prendre sa retraite et d’opérer un retour à la vie normale en profitant des gains amassés au Monténégro.

Après avoir fait arrêté le traitre Mathis, il envoie même un email de démission à M qui temporise.

Le couple se rend en voilier de luxe à Venise pour retirer l’argent et Vesper propose à son amant de passer à la banque pour financer leurs projets de farniente amoureuse.

Mais un coup de fil de M pour lui intimer l’ordre de restituer ses gains rappelle Bond à la réalité qui réalise que Vesper a retiré tout l’argent en abusant de sa confiance.

Vesper doit en effet remettre l’argent à Gettler un des clients du Chiffre mais Bond furieux, se lance à sa poursuite.

Une lutte confuse éclate alors dans un immeuble du centre ville entre Bond et les hommes de Gettler.

007 tue un à un ses adversaires mais ne peut empêcher l’effondrement de l’immeuble dont les fondations ont été sapées pendant la lutte.

Vesper meurt noyée non sans avoir adressée un message de pardon et d’amour à son amant.

Ce n’est qu’après coup que Bond réalise que Vesper l’aimait réellement mais était soumise à un chantage des hommes de Gettler qui détenait son petit ami en otage.

Il surmonte ce traumatisme et décide de rempiler au MI-6, en étant plus déterminé que jamais à assumer son rôle de 007.

En conclusion, « Casino royale » surprend par son audace iconoclaste et redonne un vrai coup de neuf au mythe un peu poussiéreux de James Bond.

Craig se montre impressionnant de male charisme et de virilité, avec une forte crédibilité dans les scènes de combat on son physique de lutteur donne sa pleine mesure.

Certaines scènes sont absolument anthologiques comme la poursuite sur les grues d’un immeuble en construction à Madagascar dans le plus pur style Yamakassi ou encore plus intense la partie de poker d’une folle intensité au Monténégro.

Craig trouve en la personne de Mikkelsen (le meilleur acteur du monde ?) un ennemi à sa mesure, intelligent, dur, froid et parfaitement crédible en grand financier du crime organisé.

On passera donc sur certaines invraisemblances du scénario au prétexte que les James Bond ne sont pas des films réalistes pour gouter son plaisir de voir un héros viril mais non exempt de faiblesse, frôlant la mort par empoisonnement et capable de succomber à ses sentiments le temps d’une rencontre, même si la mort d’Eva Green tombe en réalité à point nommé pour libérer le mythique séducteur d’encombrantes attaches pour la suite de la série.

« Casino royale » ou un excitant divertissement relançant avec un vif plaisir une franchise quelque peu usée …

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 20:10

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Toujours en 1994, « Croisade cosmique, tome 3 » pour conclure la saga imaginée par le duo Jim Starlin/Ron Lim.

Cette fois place à l’action !

Toutes les pièces du jeu sont à présent assemblées pour s’affronter en un duel fratricide sur Paradis oméga, la planète crée par la Déesse à partir des immenses pouvoirs détenus dans son œuf cosmique.

Tandis que Drax et Thor se neutralisent dans un duel stérile, les combats ont lieu par petits groupes de deux voir trois contre deux.

Mr Fantastic et la Vision sont battus par les pouvoirs mystiques du Docteur Strange, fidèle à la Déesse, sans que l’on puisse bien comprendre vraiment pourquoi l’androïde est sensible à la magie.

Iceberg et le Fauve reviennent au score non sans une belle victoire de Captain america sur ce dernier.

De manière assez frustrante, Hercule prend par surprise Malicia et la met KO d’un punch bien placé, mais est à son tour projeté dans la mer par Maxam capable de modifier sa masse pour atteindre une force d’un niveau colossal suffisant pour faire exploser le champs de force de l’Invisible.

Iron-man se débarrasse encore une fois par ruse avec une grande facilité de ses Archangel et du Chevalier noir, tandis que le difforme Guido emporte son mano à mano face au valeureux Spider-man avant d’être neutralisé par le Docteur Strange.

Mais c’est sans compter sans le mystérieux Sleepwalker, fidèle allié de la Déesse dont les étranges pouvoirs mystiques rendent quasiment invincible.

Les combats s’enchainent, aussi intenses que brefs et si Cyclope tombe sous les coups de Vif argent, Wolverine remporte sans difficulté son duel avec l’obscur Eclair vivant et même de manière plus surprenante contre le sorcier Shaman avant de tomber sur plus fort que lui avec Wonder man.

Le mutant est cependant sauvé d’une défaite honorable par Maxam qui vient à bout d’un des plus puissant cogneur du monde Marvel d’un seul coup !

La Chose affublé d’un casque inesthétique, est bloqué par Sasquatch avant d’être terrassé par la puissance d’un coup bien placé de Gamora.

Sasquatch ne profite pas longtemps de son triomphe puisqu’au moment d’affronter Maxam, il reçoit Hulk en pleine chute libre sur le dos et tombe terrassé.

Maxam se débarrasse d’une chiquenaude du teigneux US agent qui a vaincu coup sur coup le Fauve et Wolverine, tout deux par surprise.

Le colosse reste seul debout face à Sleepwalker après que Gamora, frappée par les griffes de Wolverine se soit écroulée.

Thanos qui perçoit une nouvelle phase dans la conquête de la Déesse avec l’envoi de puissantes pulsations d’énergie, s’attaque alors à l’œuf cosmique mais ne parvient pas à briser ses défenses à temps.

L’univers semble alors entièrement embrasé d’un feu purificateur qui détruit les non croyants ou non adeptes de la Déesse.

Pourtant avec un nouveau coup de théâtre survient lorsque, le processus semble miraculeusement annulé par Adam Warlock qui attaque la Déesse sous la forme d’un pur esprit.

Le combat se déroule donc sur le plan mental et Warlock aidé de Thanos et du Professeur-X, fait reculer la Déesse qui tente alors de retourner dans l’œuf, pour être expédiée dans la monde de l’âme par Thanos détenteur du joyau prêté par Warlock.

Grand seigneur, Thanos accepte de restituer la gemme à son possesseur et dissout l’œuf cosmique non sans en avoir extrait une pierre pour honorer son marché avec Méphisto.

Alors que les héros sont ramenés sur Terre et subissent de plein fouet le traumatisme de la possession et du combat fratricide, la Déesse se retrouve reléguée sans force dans l’âme de Warlock ou elle retrouve son symétrique le Mage réduit au même état.

Quand à Thanos, il se montre si rusé, qu’il dupe Méphisto lui-même en lui donnant un cube cosmique … sans pouvoirs.

En conclusion, « Croisade cosmique, tome 3 » constitue sans nul doute l’apothéose de la série après une montée en puissance allant crescendo depuis le premier tome.

Le troisième tome est entièrement dédié à l’action avec une multitude de combats entre super héros, souvent nouveaux ou modernisés.

Ces matchs brefs et intenses recèlent en réalité souvent des fins décevantes voir irritantes, avec des défaites incompréhensibles de la Vision, Iron-man, Hercule ou Wonder man terrassés par le nouveau super costaud sorti de nulle part, Maxam.

On ne pourra que se désoler de l’absence volontaire de Drax, Hulk et à un degré moindre de Thor.

Bien entendu, cela n’est pas suffisant pour dénaturer la puissance de l’histoire imaginée par Starlin qui reste absolument grandiose d’autant plus que comme à l’accoutumée Lim se surpasse dans un graphisme de haute qualité.

« Croisade cosmique » n’est donc pas une saga de plus singeant maladroitement la « Guerre du pouvoir » mais une belle œuvre qui demeure toutefois bien en deçà du chef d’œuvre du « Défi de Thanos ».

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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:58

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Nous abordons dans le même souffle « Croisade cosmique, tome deux » de Jim Starlin et Ron Lim.

Touché par l’immense processus de conversion des âmes lancé par la Déesse, l’univers change graduellement et les différents êtres vivants le composant cessent peu à peu toute activités guerrière ou criminelle pour s’abandonner à une sorte d’extase béate.

Les héros de la Terre ne reçoivent aucune aide sérieuse de l’exaspérant Gardien, qui se déclare neutre dans le conflit et tiennent un conseil mouvementé ou les avis divergent sur la conduite à tenir devant la modification du monde.

Mais l’attaque télépathique de Dragon-lune sur le Professeur-X qui tentait d’établir un dialogue pacifique avec l’envoyée de la Déesse, finit par faire pencher la balance pour mener une action offensive afin de mettre un terme à ses rêves de grandeur.

Warlock vient de son coté trouver Thanos et le duo reçoit l’aide inattendue du fourbe Méphisto, lui aussi inquiet de l’abandon du mal dans l’univers.

Malgré la répugnance de Warlock et Thanos à s’allier au maitre du Mal, Méphisto qui semble connaitre en profondeur les mécanismes des cellules cosmiques utilisées par la Déesse, parvient à leur arracher un marché et à négocier la possession d’une cellule une fois la Déesse vaincue.

Tandis qu’un commando des plus puissants héros de la Terre s’apprête à partir sur Paradis oméga, le Surfer d’argent parvient à briser l’asservissement télépathique de la Déesse mais est pris par surprise par Firelord qui le met KO.

Après avoir écarté une audacieuse mais dérisoire tentative de Pip possesseur de la gemme de l’espace d’entrer en contact avec l’œuf cosmique et en prendre ainsi possession, la Déesse rassemble ses héros fanatisés pour défendre Paradis oméga.

Comme à son habitude, les plans de Thanos sont plus complexes et le titan aidé par la gemme de l’âme que lui a donné Warlock utilise la diversion de l’attaque des héros pour en utilisant l’esprit du Professeur-X comme relai, piloter le Surfer d’argent gavé de l’énergie du soleil, pour atteindre le niveau d’une bombe cosmique expédiée à toute vitesse pour détruire les satellites de défense de la Déesse et permettre ainsi aux héros d’approcher Paradis oméga.

Passé l’onde de choc de l’attaque du Surfer, le riposte est terrible et Thor est alors utilisé à plein rendement pour endommager les quinjets des héros avant d’entamer une lutte acharnée contre Drax et Hulk.

Les propulseurs de Hulk sont détruits durant la lutte et Drax trop stupide pour aider son allié préfère se concentrer sur son combat face à Thor en laissant le géant vert tomber de l’espace sur Paradis oméga.

Alors que Warlock va contacter son vieil ennemi le Mage dans une dimension de l’âme, tous les éléments se mettent en place pour le dernier acte …

En conclusion, « Croisade cosmique, tome 2 » monte en puissance au fur et à mesure que les forces en présence se dessinent.

Thanos et même Méphisto entrent dans le jeu ce qui donne beaucoup de sel à la partie et c’est avec un grand plaisir qu’on découvre le rôle clé du Surfer d’argent, seul capable de briser l’asservissement télépathique de la Déesse pour devenir l’instrument premier de l’attaque d’envergure des héros de la Terre.

Au rayon satisfaction, on appréciera également les personnages de Hulk et Drax, sorte de frères jumeaux de la puissance physique, Drax dopé à la gemme du pouvoir se montrant plus bête que Hulk qui pour le coup fait preuve d’un peu plus de stabilité mentale que son acolyte.

L’excitation croit donc à mesure que le match entre héros approche et on se régale toujours du style puissant et grandiose de Lim !

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