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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 22:42

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Après Spider-man,  « Special Strange Origines n°292 » sorti en 1994 est cette fois complètement dédié à Iron-man.

La première partie incroyablement audacieuse de Fred Schiller et Ken Mc Donald (scénario) et des dessins de Mark Beachum, montre Arno Stark, un Iron-man du futur (2020) tenter d’arrêter Saunders un activiste  pacifiste ayant détourné une de ses bombes pour protester contre les activités militaires de Stark.

Mais l’intervention échoue, tue Saunders et hypothèque ainsi toute chance d’arrêter le compte à rebours de la bombe.

Iron-man 2020 est donc obligé d’utiliser une machine temporelle incorporée dans son armure pour revenir dans le passé (1986) et scanner la pupille du jeune Saunders pour désactiver le mécanisme d’arrêt de la bombe.

Sur son chemin, il trouve Spider-man qui fort logiquement ne comprend pas les intentions de Iron-man et défend le jeune enfant menacé.

Après un combat brouillon dans lequel intervient le super criminel Blizzard, Iron-man blesse grièvement jeune Saunders ce qui déchaine la colère de Spider-man.

Usant de toute sa force, Spider-man frappe pour tuer et prend par surprise Iron-man, endommageant sérieusement ses systèmes jusqu’à l’acculer au bord de la défaite.

En fâcheuse posture, le vengeur doré revient alors dans son époque pour constater son échec et l’explosion de la bombe et de considérables dégâts.

Dans la seconde partie, Stan Lee (scénario) et Don Heck (dessins) plongent aux origines d’Iron man dans les années 60, avec la capture de Stark par les Viet congs pendant la guerre du Vietnam, la construction d’un dispositif ingénieux pour empêcher les éclats d’obus enfichés dans son corps de pénétrer son cœur et par extension d’une armure de bibendum de fer capable de lui faire triompher de ses ravisseurs armés.

Pour terminer, Carrie Barre (scénario) et Steve Ditko (dessins) concluent de manière humoristique ce numéro en narrant l’entretien de recrutement réussi de Mrs Arbogast alors que son patron en costume d’Iron-man lutte pied à pied avec un de ses ennemis.

En conclusion, « Special Strange Origines n°292 » est à peine meilleur que son prédécesseur.

Médiocrement dessiné, le Iron-man du futur qui se prend de manière assez peu réaliste une pilée par le Spider-man des années 80, est peu convaincant dans un scénario du reste tordu et au demeurant assez faible.

Les origines du Iron-man des années 60 sont connues depuis fort longtemps et le graphisme préhistoriques des Donc Heck et Steve Dikto ne peuvent qu’entrainer le lecteur vers un abime d’ennui.

Très peu d’intérêt donc pour ce « Special Strange Origines n°292 » d’un niveau plus que faible.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 22:04

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En 1994 vient  « Special Strange Origines n°289 » entièrement consacré à Spider-man.

Une première plongée dans le passé des années 80 par Stan Lee (scénario) et Larry Lieber (dessins) envoie le Tisseur de toile à la recherche de la véritable histoire de ses parents, espions anti américains tués dans un accident d’avion à Alger.

Arrivé dans la capitale algéroise, Spider-man mène à sa manière une enquête rocambolesque pour retrouver par miracle la trace de ses parents morts 20 ans auparavant.

Ses investigations lui font tomber finalement sur le féroce Crane rouge, qui envoie ses hommes de main, notamment la brute Sandor et l’expert en missiles commandé appelé le Finisseur.

Avec ses pouvoirs (super force, agilité, toile), Spider-man triomphe de tous les périls et apprend par le Finisseur que ses parents étaient en réalité des agents doubles américains chargés d’infiltrer les réseau de Crane rouge.

Après un ultime face à face avec le criminel dont le costume équipé d’un canon laser explose, Spider-man peut revenir aux Etats-Unis avec l’esprit rassuré quand à sa capacité à prouver que ses parents étaient en réalité d’honnêtes américains, ouf !

La seconde partie signée Mike W Barr (scénario) et Jerry Bingham (dessins), plonge Spider-man dans un rêve étrange ou il revit son passé avec son oncle Ben Rodgers, tout en sachant pertinemment qu’il sera tué par un cambrioleur en raison de sa négligence.

Mal à l’aise avec sa conscience, le jeune Parker souffre sans pouvoir expliquer à sa famille les raisons profondes de son trouble.

Le plus cruel est que même en connaissant l’avenir, Parker ne peut empêcher Ben de mourir ce qui accentue encore sa rage.

Sans que l’on comprenne réellement si on assiste toujours à un rêve ou à un brusque retour à la réalité, Spider-man affronte ensuite son vieil ennemi le Scorpion, contre lequel il peut laisser éclater sa rage sourde.

En conclusion, « Special Strange Origines n°289 » ne m’a guère passionné.

Spider-man est loin d’être mon super héros préféré, aussi le voir s’agiter dans le style pauvre de Lieber, dans des aventures improbables dans un Alger réduit à quelques ruelles sombres, pour finalement affronter le très surestimé Crane rouge, ne relève t il d’aucun intérêt.

Le scénario de Barr est certes plus élaboré avec un émouvant exercice de retour vers le passé, mais ceci ne suffit pas à hisser ce numéro de « Special Strange Origines n °289 » à la cheville de son glorieux prédécesseur.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 20:42

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Nous sommes toujours en 1993 avec « Special Strange Origines n°286 ».

Ici Steve Englehart poursuit en 1973 avec John Buscema (dessins) la saga du Surfer d’argent avec une séduisante aventure ou le vagabond de l’espace doit faire face à une attaque de grande envergure des Krees qui décident d’une nouvelle invasion contre la planète Terre.

Grandement affaibli par une machine Kree qui a drainé une partie de son pouvoir cosmique, le Surfer trouve finalement les ressources pour retrouver ses agresseurs qui avaient infiltré la population humaine.

Mais les Krees font appel via leur chef l’Intelligence suprême, à un adversaire particulièrement redoutable, une horrible créature appelée Mangog, capable de mettre à mal Thor lui-même.

Le Surfer qui a pris contact avec Mantis et son fils Rameau, qui en raison de son ascendance extra-terrestre de communiquer avec les espèces végétales de l’univers et de lui transmettre des informations sur sa chère Shalla-Bal, doit donc faire face à ce nouvel et redoutable ennemi.

Allié à Mantis et Rameau, qui malgré leurs capacités hors normes ne peuvent rien contre la force brute de Mangog, le Surfer constate qu’il ne peut lui non venir à bout d’un ennemi aussi invulnérable.

Le Surfer change alors de tactique lorsque Mangog prend en otage Rameau et lui propose de lui donner son pouvoir en échange de la vie de l’enfant.

Mangog réalise ensuite que la pureté du Surfer contrarie sa nature profonde centrée sur la haine et disparait aspiré par le néant.

En guise de bonus, quelques planches de Ron Marz (scénario) et Ron Lim (dessins) pour retracer rapidement son histoire.

Deuxième épisode, cette fois consacré à Iron-fist gâté par le duo de rêve Chris Claremont (scénario)-John Byrne (dessins).

Cette fois, le super héros maitre des arts martiaux doit échapper avec son amie Colleen Wing à des tueurs lancés à leur trousse dans le Grand Nord canadien.

Colleen a en effet besoin de son partenaire pour la seconder dans un contrat de protection d’un canadien appelé Hogarth mais arrivés sur place, les deux héros à louer tombent sur Dents de sabre et ses hommes qui les mettent en fuite.

Mais Iron-fist et Colleen échappent aux tueurs et reviennent au chalet High tech de Hogarth pour empêcher que Dents de sabre le livre à son rival.

La lutte entre Iron-fist et Dents de sabre est très plaisante, et le héros triomphe malgré avoir été aveuglé, de son bestial adversaire.

Bien entendu, une fois Dents de sabre terrassé d’un unique coup bien placé, ses hommes se rendent sans discuter et Hogarth peut ainsi être libéré.

En conclusion, « Special Strange Origines n°286 » est un excellent cru avec des personnages qui bien que différents, demeurent très charismatiques.

On se régale malgré le style un peu daté de Buscema de la grandeur des aventures du Surfer tandis que le style puissant et majestueux de Lim compense l’absence de scénario de la seconde partie.

Servi par les dessins géniaux de Byrne, Iron-fist trouve avec un Dents de sabre un peu décevant, un adversaire à sa mesure, avec un bel antagonisme entre la force bestiale et la maitrise technique.

Tout concourt donc à rendre ce « Special Strange Origines n°286 » parfaitement savoureux.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 21:33

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Nous enchainons logiquement  « Special Strange Origines n°226 » paru également en 1988, époque ou l’Agence tout risques diffusée sur TF1 bénéficiait de sa diffusion en comics également chez Lug.

D’un point de vue plus traditionnel, ce numéro de Special Strange Origines se démarque par le coté collector des origines de Wolverine (Serval à l’époque) crée par Len Wein mis en forme par  Herb Trimp en 1974.

Dans ce numéro hors normes, Hulk atterri au gré d’une de ses fameuses colères dans les montagnes en plein milieu des montagnes canadiennes, est hypnotisée par Georges et Marie une femme adepte de sorcellerie pour que son corps serve de réceptacle à l’esprit de la créature appelée Wendigo, qui habite le dénommé son frère Paul et le condamne à une malédiction sans fin.

Wendigo est appelé par le même processus magique mais Hulk retrouve subitement ses esprits pour se ruer sur l’un des rares ennemis capable de tenir le choc physiquement avec sa puissance destructrice.

C’est en pleine empoignade entre les deux colosses que surgit Wolverine, qui intervient sous mandat du gouvernement canadien en tant qu’Arme-X pour vaincre Hulk.

A trois, la lutte est particulièrement confuse et par un curieux hasard Hulk et Wolverine s’allie pour venir à bout du coriace Wendigo, avant que Wolverine ne se recentre sur son premier objectif : Hulk.

Le combat bestial entre un Hulk plus fort mais un Wolverine très féroce et agressif s’interrompt lorsque Marie use à nouveaux de ses pouvoirs pour rendre inconscients les deux combattants.

Mais ce coma provoque la transformation de Hulk en Banner ce qui a pour effet d’éveiller les remords de Marie qui renonce finalement à son projet.

C’est finalement Georges, secrètement amoureux de Marie qui accepte de se sacrifier pour libérer Paul de l’emprise du Wendigo.

Entre temps, Hulk profite d’une légère distraction de Wolverine pour le mettre proprement KO et comprenant instinctivement la douleur de Marie, la réconforte de manière douce.

Wolverine est toujours en première ligne pour un sympathique bien qu’inutile complément ou sous la direction de Mary Jo Duffy et la plume de Ken Landgraf, il affronte dans un bar le demi dieu Hercule, dans un combat très peu crédible ou l’olympien retient franchement ses coups.

Enfin pour clore ce numéro, Stan Lee (scénario) et Carl Burgos (dessins) nous replongent dans les années 60 pour mettre en scène les premiers bas du super criminel appelé le Scarabée, mécanicien inventif se dotant une armure augmentant sa force et d’ailes blindées lui permettant de voler et d’embrasser une carrière de pilleur de banques.

Pour sa première apparition, le Scarabée lutte contre la Torche humaine et la Chose, les tient en respect par un mélange d’ingéniosité, de chance et de fuite, avant d’être finalement fort logiquement surclassé par des héros plus puissants que lui.

En conclusion, « Special Strange Origines n°226 » n’est pas dénué d’intérêt, et même si le style de Trimp reste très en deçà de l’évènement, le match sur fond d’étrange entre Hulk et Wolverine avec Wendigo en arbitre de luxe, se distingue comme une empoignade mémorable qui aura au fil des années beaucoup de suites.

Dans une registre beaucoup plus modeste, l’arrivée du Scarabée, troisième couteau de l’univers Marvel, conserve un certain charme suranné inhérent à la simplicité de l’intrigue et la pauvreté du graphisme de Burgos.

A réserver aux inconditionnels de Wolverine … pour voir que déjà en 1974 Wolverine crevait l’écran en bandes dessinées !

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 19:24

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Poursuivons l’exploration du passé avec « Special Strange Origines n°223 » édité chez le bon vieux éditeur lyonnais Lug en 1988.

Ce numéro propose une séduisante première fois dans laquelle Monica Rambeau, membre de la police fluviale de la Nouvelle Orléans, devient à la suite d’un accident sur une plateforme pétrolière Captain Marvel.

Stan Lee et Roger Stern sont à la création, les Romita père et fils aux dessins et on comprend assez vite que Monica peinant à contrôler ses immenses pouvoirs qui lui permettent de se transformer en n’importe quelle onde électromagnétiques est un véritable danger pour la ville de New-York ou Spider-man la détecte assez vite en raison de ses super sens aiguisés.

Déboussolée, Captain Marvel est aiguillé par la Chose sur les Vengeurs seuls capable en l’absence de Red Richards de trouver une solution pour contenir le risque de surcharge.

L’arrivée de Captain Marvel au QG des Vengeurs provoque une surcharge des circuits d’Iron man mais le vengeur doré parvient à se ressaisir et aidé par Spider-man, parvient à évacuer la terrible énergie en la canalisant à travers les circuits de son armure ce qui écarte le péril et introduit fort logiquement l’arrivée de ce nouveau vengeurs aux vastes capacités particulièrement utiles.

Nous replongeons ensuite dans le début des années 60 pour redécouvrir les origines de Thor inventé par le duo fatal Stan Lee-Jack Kirby, qui fut banni sur Terre sous les traits du frêle docteur Donald Blake par son père Odin pour le punir de son tempérament bagarreur et inconséquent sur Asgard.

En guise de digestif, Stan Lee aidé de Larry Lieber aux dessins, présente les origines de la race des Gardiens de l’Univers, qui ayant provoqué l’effondrement d’un monde extra terrestre en leur ayant apporté toute la puissance de leur technologie, ont par la suite juré d’être des observateurs passifs de l’Univers.

En conclusion, ce « Special Strange Origines n°223 » se montre plutôt plaisant avec l’introduction d’une nouvelle super héroïne incarnée par une belle jeune femme noire de la Nouvelle Orléans, et disposant de surcroit d’un éventail de pouvoirs assez fantastique.

On comprend donc que ce profil est particulièrement attirant pour les Vengeurs qui seront ravis par la suite d’utiliser le Captain pour redynamiser leur équipe.

Bien entendu en comparaison, le style de Kirby ou encore pire de Lieber parait préhistorique par rapport au relatif modernisme des Romita, et en toute honnêteté les scénarios autour des origines de Thor et le Gardien sont squelettiques.

Malgré cela, ce « Special Strange Origines n°223 » suffit à notre bonheur de fan de comics.

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 22:49

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Le cinéma classique avec « Le rideau déchiré » d’Alfred Hitchcock.

Adapté d’un roman de Brian Moore, « Le rideau déchiré » est un pur film d’espionnage sorti en 1966.

L’histoire est celle d’un scientifique américain du nom de Michael Armstrong (Paul Newman) qui au cours d'un congrès à Copenhague, décide de passer dans le camp ennemi en prenant un vol pour Berlin Est.

Mais il n’a pas prévu que sa petite amie Sarah Sherman (Julie Andrews) également scientifique, le suive dans son voyage de l’autre coté du rideau de fer.

Arrivé sur place, Michael bien que embarrassé et agacé par la présence de la tenace Sarah, est mis devant le fait accompli et forcé de composer avec sa fougueuse amie.

Lorsque Sarah apprend que Michael se déclare lors d’une conférence publique, prêt à rallier le camps de l’Est pour que ses recherches sur les missiles anti missiles capable d’intercepter des tirs nucléaires soient financés, la jeune femme est terriblement déçue.

Michael justifie sa traitrise par des idéaux pacifiques et scientifiques supérieurs et est pris en charge par Heinrich Gerhard (Hansjorg Felmy) qui lui adjoint un garde du corps attitré le vulgaire et rusé Gromek (Wolfgang Kieling).

Il parvient à semer son chaperon dans le vaste musée de Berlin et rejoint une zone de la campagne ou il entre en contact avec un réseau d’espion appelé Pi.

Au milieu d’un champs, Michael révèle à un faux fermier (Mort Mills) qu’il est un agent double américain chargé de dérober des informations concernant les missiles anti missiles nucléaires à un brillant scientifique allemand nommé le Docteur Lindt (Ludwig Donath) résidant à Leipzig.

En retour, le fermier lui fait bénéficier de précieuses informations pour préparer sa fuite hors du pays.

De retour à la ferme, Michael est surpris par Gromek qui a aisément compris a véritable raison se sa présence à Berlin et une lutte terriblement violente s’engage alors.

Malgré son infériorité supposée en combat rapproché, Michael aidé de la femme du fermier (Carolyn Conwell) parvient difficilement à tuer Gromek en l’asphyxiant dans un four à gaz après lui avoir planté une lame dans l’épaule.

Se sachant en danger, il rallie à toute vitesse Berlin pour retrouver Sarah, qui a finalement décidé de rester à ses cotés.

Michael profite de son crédit positif pour solliciter un entretien avec le Docteur Lindt à mais il doit pour cela être auditionné par un jury composé de scientifiques est allemands.

L’audition à Leipzig se passe mal, puisque Gerhard ayant découvert la disparition suspecte de Gromek décide d’interrompre le processus.

Mais Lindt présent dans l’assistance, prend sur lui avec beaucoup d’autorité de recevoir Michael dont il estime les informations vitales pour la sécurité de son pays.

L’entretien entre les deux savants tourne court, car Michael très loin de posséder le niveau scientifique de Lindt, profite astucieusement d’une discussion autour de formules mathématiques complexes pour mémoriser les méthodes de l’allemand qui comprend trop tard le stratagème.

Michael s’enfuit ensuite avec Sarah alors que l’alerte est donnée.

Le réseau Pi lui permet de quitter la ville dans un faux bus en direction de Berlin, dans lequel ont pris place des candidats pour passer à l’Ouest.

Le trajet est cependant difficile, avec la présence de déserteurs puis de soldats qui ayant compris que le bus n’était pas un bus officiel, tirent dans la foule après l’arrivée à Berlin.

Perdu dans cette ville avec son allemand rudimentaire, le couple recherche un bureau de poste dans lequel il est sensé trouver des informations pour passer de l’autre coté.

Ils est aidé par une polonaise excentrique à la recherche de correspondants à l’Ouest, la comtesse Kuchinska (Lila Kedrova) qui contre la promesse d’une correspondance ultérieure, les conduits jusqu’au bureau de poste.

Malgré la forte présence policière et le sacrifice de la comtesse pour couvrir leur fuite, Michael et Sarah finissent par trouver leur contact qui leur indique qu’il doivent utiliser les malles d’une troupe de théâtre tchécoslovaque pour revenir par bateau en Suède.

Une nouvelle fois traqué jusque dans le théâtre, le couple simule une alerte incendie pour échapper à la rafle et peut caché dans des malles et par voie maritime sa destination, non sans une ultime péripétie ou une officielle est allemande particulièrement patibulaire fait tirer sur des malles heureusement vides sur le point d’être déchargées …

Hors d’atteinte, le couple peu alors se remettre de ses émotions et songer à son mariage proche.

En conclusion, « Le rideau déchiré » est un long et tortueux film d’espionnage (plus de 2h), au rythme assez mou malgré de multiples péripéties.

L’idée de départ est bonne quoi que aujourd’hui bien datée.

Malgré quelques scènes fortes comme l’interminable lutte à mort entre Kieling et Newman, le suspens crée par Hitchcock n’est pas aussi intense que dans ses meilleurs réalisations, l’ampleur non plus.

Le parti pris peu nuancé car ouvertement pro-américain présentant les communistes comme des personnages frustres et patibulaires irrite, tout comme certaines situations assez invraisemblables comme la rencontre tragico-comique avec la comtesse polonaise irritante.

Du coté des acteurs, l’élégant Newman livre une prestation de scientifique correcte mais sa partenaire féminine tient elle franchement le rôle de faire valoir.

Tout concourt donc à faire de « Le rideau déchiré » un film globalement moyen qui aurait pu être sans doute meilleur en étant épuré et musclé.

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 19:03

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Nicolas Winding Refn toujours avec l’un de ses tous premiers films si ce n’est le premier, « Bleeder » paru en 1999.

Petit film danois sans budget, « Bleeder » met en scène plusieurs personnages gravitant autour d’un petit vidéoclub d’un quartier borgne de Copenhague.

Le taciturne Lenny (Mads Mikkelsen) est vendeur dans le vidéoclub et mène une vie solitaire avec pour seul fil conducteur la consommation astronomique de films, tout particulièrement des films d’action ou des films d’horreurs, généralement de série B ou moins.

Il travaille sous les ordres du patron débonnaire Kitjo (Zlato Buric) lui aussi féru de cinéma et a pour client occasionnel Leo (Kim Bodnia) et Léa (Liv Corfixen).

Le personnage de Leo est rapidement perçu comme central dans le développement de l’histoire.

En couple avec Louise (Rikke Louise Andersson), Leo vit mal l’annonce de sa prochaine paternité.

Il est vrai que le couple vit dans un appartement sordide et semble financièrement tirer le diable par la queue.

Perturbé, Leo part en virée avec Louis (Levino Jensen) le frère de Louise, qui est un petit voyou néo nazi travaillant comme videur dans une boite de nuit.

Sous l’emprise de ce petit homme agressif et dominateur, il assiste stupéfait à une rixe à l’entrée de la boite de nuit, lorsque deux individus basanés ne supportant pas d’être refoulés tirent sur un des videurs et le blessent à l’épaule.

La réaction de Louis est immédiate, il capture avec ses amis le tireur, l’isole de son acolyte et l’attire à l’intérieur du club ou il peut ainsi le battre à mort sous les yeux éberlués de Leo.

Choqué par ce meurtre, Leo s’en ouvre à ses amis lors d’une séance de visionnage et incommode Louis également présent dans la salle.

Dans le même temps, Lenny entreprend une timide romance avec Léa, serveuse dans un fast food du quartier.

Malgré le comportement étrange du jeune homme très introverti, Léa demeure attirée par Lenny et accepte de céder à ses avances, même si il lui pose un lapin lors du premier rendez vous.

Du coté de Leo, la situation empire lorsque fasciné par la violence il achète un pistolet qu’il pointe sur Louis, qui l’avait menacé après qu’il ait appris qu’il avait frappé sa sœur, un soir de colère.

Leo parvient cette fois à se maitriser en révélant que l’arme n’était pas chargée mais on sent que quelque chose de terriblement mauvais couve dans son esprit.

Le choses empirent en effet avec Louise qui bouleverse son intérieur en vue d’accueillir le futur enfant.

C’en est trop pour Leo qui frappe sauvagement la jeune femme à coup de pieds dans le ventre.

Lorsque Louis apprend la nouvelle il recrute deux gros bras de sa connaissance, capture Leo et le séquestre dans une usine désaffectée.

Il prend la décision de le tuer à petit feu en lui injectant le Sida à l’aide d’un toxico séropositif recruté pour l’occasion.

Blessé et infecté, Leo est finalement relâché.

Incapable de supporter l’annonce de la perte du bébé par son accès de violence, il grille sa dernière chance et tue cette fois Louis à l’aide de son arme à feu tout en prenant soin de lui injecter le même virus.

Puis il retourne l’arme contre lui et se suicide.

Le film se termine sur la belle idylle naissante entre Lenny et Léa, lui fan de films, elle dévoreuse de livres.

En conclusion, « Bleeder » est un petit film d’auteur marqué déjà de la patte de Refn.

Nous sommes ici en plein underground, ou des paumés englués dans leur misère, se débattent en s’enfonçant de plus en plus dans un océan de violence et de désespoir.

Comme dans le premier Pusher, Kim Bodnia est épatant et livre une performance d’un réalisme troublant, supplantant même le toujours excellent Mikkelsen.

Refn a sans doute mis beaucoup de lui-même dans le personnage de Lenny, dingue de cinéma introverti, parvenant à séduire une jolie et simple serveuse jouée par sa propre femme.

L’amour du cinéma d’auteur est ici clairement évoqué, avec des dialogues sans fin de cinéphiles, confinant parfois au comique telle cette belle joute oratoire pour déterminer qui de Fred Williamson ou Steven Seagal est le meilleur combattant de films d’action (!).

Apparait également en pointillé une référence à « Last exit to Brooklin » le noir roman de Hubert Shelby Jr, avec la description de toute la misère sociale et la petite voyoucratie de Copenhague.

Mais comme souvent chez Refn, cette noirceur est atténuée par l’art (cinéma, lecture) et par l’amour, représenté de manière dépouillée, tendre et maladroit par les lents dialogues entre Lenny et Léa.


Si vous avez aimez, « Pusher » vous ne pourrez qu’être séduit par « Bleeder » , véritable condensé du talent inimitable de Refn.

Encore un petit bijou de cinéma malheureusement méconnu …

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 17:16

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Sorti en 2002, « La Sibérienne » est un dense thriller écrit par l'écrivain russe Igor Panich.

De manière sans doute assez peu originale, « La sibérienne » traite de mafia russe, mais de manière beaucoup plus fouillée et moins caricaturale que du point de vue étranger.

Panich dresse en effet l’itinéraire de deux hommes, le premier d’entre deux, Andreï Krylov, est un russe qui après avoir séjourné dans les années 90 aux Etats Unis comme chef d’entreprise a en réalité amassé une colossale fortune pour le compte du KGB, revient sur ordre du président Gorbatchev dans son pays natal mais laisse sur place une fille Svetlana, issue d’un premier mariage.

Le second d’entre eux, est James Mc Guire, un financier américain de haut niveau muté à Moscou pour tenter de faire des affaires dans un pays en pleine période de Perestroïka, avec un desserrement du joug communiste et une ouverture rapide aux capitaux étrangers.

De retour à Moscou, Krylov qui en sait beaucoup trop est envoyé pour une obscure dans sa région natale de Sibérie pour être en réalité éliminé.

A Tioumen, il bénéficie d’une certaine clémence, noue une alliance avec l’homme chargé de l’éliminer, l’ex général Eugene Ugriumov, aigri contre l’armée après qu’il eut refusé d’envoyer ses hommes se faire tuer en Afghanistan, puis retrouve son mentor l'ex fonctionnaire Sigorsky, devenu prêtre et tombe sous le charme de sa jeune fille, la superbe Katerina.

Avec Ugriumov à ses cotés, Krylov bénéficie de l’appui d’un homme redoutable, possédant une véritable petite armée personnelle composée d’environ 500 hommes, avec bon nombre d’ex forces spéciales, les fameux spetznaz.

Cet appui de poids pousse Krylov a quitter les rangs d’un Etat tombant en lambeaux pour sous couvert de nobles idéaux, verser dans la pure criminalité.

Après s’être fait passé pour mort, il se refait le visage, change d’identité pour devenir le Propriétaire, et prend avec Ugriumov le contrôle de la région sibérienne riche en matière première en achetant les fonctionnaires sous payés et en dégommant ses principaux rivaux mafieux.

En adoptant la nouvelle identité de Solomon Margolis, alias le Propriétaire redouté et puissant, il se sent alors assez fort pour revenir à Moscou avec Katerina, devenue sa maitresse malgré une forte différence d’âge entre eux.

Du coté de Mc Guire, l’américain découvre un pays déliquescent, ou la corruption est généralisée et ou il convient d’avoir des alliés mafieux puissants pour faire des affaires, prospérer et ne pas se faire éliminer.

Avec la famille Tortzov, il trouve des appuis suffisamment solides pour que sa société, TMB détourne des millions de dollars et remplisse ainsi les caisses de la maison mère américaine, Kroll Bros, peu regardante au vu des énormes bénéfices sur leur provenance douteuse.

Bien que se sentant toujours un étranger face à la complexe mentalité russe, Mc Guire s’enivre de cette vie facile ou il fréquente les boites de nuit branchées et de jeunes prostituées de luxe, voie économique majeure de sortie pour les filles russes jolies.

Pourtant la violence sous jacente de la société et de sa profession finit par le rattraper lorsque Fyodor Stepashenko, un puissant mafieux représentant le groupe Togliatti, décide de prendre le contrôle de TMB.

De retour à New-York pour les fêtes de fin d’année, il apprend que Stepashenko a fait assassiner les frères Tortzov et qu’il prend donc le contrôle de TMB.

Pris dans un engrenage infernal vis-à-vis de son employeur, Mc Guire est obligé de retourner sur place pour travailler comme tout le personnel russe de TMB sous les ordres de son nouveau protecteur, Stepashenko.

Esseulé et mal dans sa peau, il se rapproche d’une secrétaire, Olga avec qui il a une liaison quasi normale.

A force de diplomatie et de stratégie, Mc Guire réussit à convaincre Stepashenko de le laisser revenir aux Etats-Unis, et c’est donc l’esprit plus soulagé malgré l’abandon de Olga sur place, qu’il pense avoir réussi à s’extraire du piège russe.

En Russie, la fin du règne de Gorbatchev accélère la privatisation des grandes compagnies étatiques russes (acier, gaze, pétrole) et l’aubaine est trop belle pour Margolis qui peut ainsi s’imposer dans cet univers déliquescent et corrompu en faisant régner la force de ses tueurs implacables menés par Boris, le bras droit de Ugriumov.

Aidé par un appui des plus hautes sphères de l’Etat, Sorgolis semble intouchable et parvient à liquider deux redoutables rivaux implantés en Yougoslavie qui avaient réussi à percer le secret de son identité.

Ce double meurtre fait grand bruit et attire l’attention de Jack Stillman de la CIA, chargé de lutter contre la mafia russe.

Aux Etats-Unis, Mc Guire se range, retrouve son ami buveur et coureur de jupons Bobby et fréquente contre l’avis de tous, Sandra Hughes, la fille d’un directeur d’un grand groupe aérien, en espérant ainsi trouver un bon partie.

Mais l’annonce du scandale d’énormes sommes d’argent du FMI détournées eu Russie et de l’enquête du FBI sur des malversations aux Etats-Unis, éclabousse Mc Guire qui se trouve subitement rattrapé par son passé russe.

Il commet l’erreur de se confier à Sandra, qu’il est sur le point d’épouser, et celle-ci le trahit immédiatement, l’obligeant à quitter les Etats-Unis avant qu’un mandat d’arrêt ne soit délivré contre lui.

Commence alors une nouvelle vie de fugitif de luxe pour Mc Guire, qui se réfugie à Saint Tropez, chez son amie Bobby le fêtard.

Le hasard des choses fait que Sorgolis qui possède un yacht de luxe convertible en sous marin passe également des vacances à Saint Tropez bon nombre de  russes fortunés.

Lorsque au cours d’une soirée dans un club de Saint Tropez,  Katerina séduit Boris pour lui dérober les vingt millions d’euros de diamant d’une transaction avec des gangsters tchétchènes et que se trouvant menacée par les gardes du corps du mafieux, elle profite de la présence de Mc Guire pour échapper temporairement à ses poursuivants.

Malheureusement, la course poursuite se solde par un massacre dans la villa tropézienne de Bobby qui perd la vie au cours de la fusillade.

Miraculeusement, Jim et Katerina devenus amants après une nuit arrosée, échappent aux tueurs et son récupérés par la police française commandée par le commissaire Duroc qui travaille de concert avec Stillman.

La donne devient donc simple : Boris est assassiné pour sa trahison, Margolis depuis son yacht, lâche ses tueurs pour récupérer Katerina qu’il aime encore et ses diamants tandis que Jim et la belle russe, sont pris en charge par les agents de la CIA qui assurent leur protection  et promettent à Jim un blanchiment en échange de son aide pour coincer le maffieux.

Cette protection vole en éclat lorsque les spetznaz de Ugriumov aidés par la complicité interne d’un agent anglais, massacrent la plupart des gardes et laissent Stillman blessé mais vivant.

Encore une fois Katerina et Jim échappent aux tueurs, mais se font cueillir par trois hommes de Margolis en tentant de se rendre à Marseille ou Katarina a expédié les diamants.

La jeune femme, qui a réussit à résister à un interrogatoire musclé, a la présence d’esprits de soudoyer les hommes de mains de Margolis en leur faisant miroiter une part du butin, et ceux-ci sont éliminés par les agents de la CIA.

La cavale continue pour le couple terrible, qui après avoir récupéré les diamants est vendu par la police française elle aussi corrompue par l’argent de Margolis, et termine sur le yacht transformé en sous marin du maffieux.

Le face à face sur fond de jalousie et de cocaïne entre Jim et Margolis est tendu, mais l’américain aidé par Katerina parvient à se libérer pour tuer Ugriumov, les gardes et abattre finalement le maffieux rendu fou par sa femme, la drogue et le pouvoir.

C’est donc tranquillement que le sous marin fait surface.

Jim livre Katerina à son sort sur un radeau de sauvetage puis est pris en charge par la CIA.

L’américain qui se tire miraculeusement d’une situation aussi extrême, est blanchi de toute accusation et peut donc reprendre une vie normale et prospère de financier dans la région de New-York.

Par acquis de conscience envers Margolis, il se rend à la demeure de Svetlana,  pour veiller sur elle comme lui avait demandé son père, dont l’unique amour, vestige de sa vie passée était sa fille.

 

On comprend également que Jim a par ailleurs épousé Olga.

En conclusion, bien que relativement classique quand à son sujet et son exécution, « La Sibérienne »  n’en est pas moins un excellent thriller peignant avec minutie le monde effrayant de la toute puissante mafia russe des années 90.

Dans un style diablement efficace et d’une belle justesse, Panich décrypte les mécanismes internes de l’économie russe, avec lors du déclin communiste, l’infiltration de la mafia dans le monde des grandes entreprises et surtout l’incroyable dangerosité de ce milieu pour les quelques étrangers qui attirés par de juteux bénéfices s’y risquent.

Le diagnostic est sans doute largement sombre avec une généralisation de la corruption à tous les niveaux du monde économique, le règne de la violence et du crime organisé, et les femmes, purement vénales, froides et calculatrices, vendant leur beauté au male le plus dominant du moment.

On ne ressort donc pas forcément heureux de la lecture du roman mais surtout impressionné par ce tourbillon de violence qui emmène le lecteur de la Russie à la Cote d’Azur en passant fugacement par les Etats-Unis.

Même si le fond du propos peut parfois rebuter, saluons donc le talent d’un très grand écrivain russe contemporain, dont le livre mériterait assurément une adaptation cinématographique.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 17:06

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1993 à présent pour « Special Strange Origines n°283 » avec une thématique inattendue visant à présenter les origines du groupe de super héros appelé les New warriors, crées il y a à peine deux ans !

Le scénariste Tom Falco s’acquoquine avec le dessinateur Ron Frenz, pour présenter une séduisante aventure ou le redoutable Fléau, libéré de sa prison britannique par la magie de l’insatiable Loki, est lâché sur New-York dans l’espoir que les ravages qu’il occasionnera pousseront Thor à l’affronter et à perdre ce combat.

Thor relève le gant et en tout objectivité son match contre le Fléau plus rugueux et indomptable que jamais, est à tomber par terre.

Légèrement affaibli par quelques nausées, le dieu du tonnerre ne peut rivaliser avec la puissance brute et en apparence inarrétable du Fléau et finit par tomber sous les coups de la brute épaisse.

Mais c’est sans compter sans le nouvelle équipe de jeunes super héros appelée les New warriors, qui accourt sans peur pour secourir Thor et affronter le Fléau.

Pour être honnête, les New warriors sont ridicules face au Fléau, les attaques de Speedball ressemblant plus à des gags, l’entêtement de Night fighter manquant de lui couter la vie, et les plus forts de l’équipe, Nova et Namorita étant balayés comme des fétus de paille.

Cependant la diversion des New warriors est suffisante pour permettre à Thor de récupérer de son KO et le dieu du tonnerre déchainant alors toute la puissance de son marteau parvient à faire suffisamment vaciller le Fléau pour qu’il puisse ensuite l’envoyer sur une lointaine planète ou passer sa rage aveugle.

Ensuite les origines individuelles des New warriors sont succinctement passées en revue par un ensemble de scénaristes/dessinateurs (Eric Fein, Gary Barnum, Tom Morgan), avec le passé trouble de Night fighter, l’assassinat de ses parents le poussant à devenir justicier, le télékinesiste Marvel boy héritier du gardien de la galaxie Vance astro, Speed ball issu d’une expérience scientifique ratée, la mutante Firestar révélée par la Reine blanche, Namorita vague cousine du Prince des mers et enfin l’explosif Nova investi des pouvoirs extra-terrestres de la planète Xandar.

On termine par un petit bonus sans intérêt de Dan Slot (scénario) et John Calimée (dessins) dans lequel Speed ball raconte à la manière d’un adolescent détachée, sa vision de la vie de super héros.

En conclusion, « Special Strange Origines n°283 » est numéro étrange entièrement consacrée à une équipe de super héros de troisième zone, qui ne m’intéresse absolument pas.

Malgré cela, son intérêt est considérablement rehaussé par le fantastique combat entre le Fléau et Thor, ce dernier ne trouvant la clé de l’invincibilité de son adversaire qu’en le projetant dans l’espace, technique jadis utilisée par Hulk pour se défaire d’un ennemi increvable.

Ce combat épique constitue pour moi la seule raison de lire ce Special Strange origine qui ne présente par ailleurs qu’un faible intérêt.

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 14:37

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2

 

 

Nous sommes toujours en 1991 pour « Special Strange Origines n°259 ».

Ce numéro est spécial à plus d’un titre puisqu’il prétend à travers le duo Mark Gruenwald (scénario) et Ron Lim (dessins) célébrer le cinquantenaire de la naissance de Captain américa, légende vivante de l’univers Marvel ayant traversé avec une belle constance les différentes époques.

Le héros à la bannière étoilée se voit ainsi après une course poursuite traditionnelle dans les bas fonds de New-York, happé dans un monde parallèle ou il rencontre divers personnages issus du folklore ou de l’histoire des Etats-Unis comme Johnny Appleseed, l’impétueux cow boy Buffalo Bill, le colossal travailleur noir John Henry, le bucheron géant Paul Bunyan, qui l’aident chacun à leur manière pour retrouver un mystérieux homme à la faux.

L’Oncle Sam lui explique enfin que le temps est maintenant venu pour lui de rejoindre le panthéon des légendes américaines, ce que Captain refuse farouchement.

Il doit alors affronter l’homme à la faux, en réalité le Gardien du Temps, appartenant à la race des doyens de l’univers.

Captain lutte en combat singulier et se défend de manière tellement convaincante que le Gardien le rejette dans son présent ou il tombe sur son collègue et ami Œil de Faucon déguisé en homme à la faux pour l’attirer dans un très bel anniversaire surprise ou sont présents la plupart des Vengeurs.

Après cet épisode hommage, on revient aux véritables origines de la légende avec sous l’impulsion initiale de Stan Lee (dessins) et Jack Kirby (dessins), un triple épisode montrant le vengeur étoilé lutter contre son ennemi de toujours l’infâme Crane rouge, allié temporairement aux scientifiques de l’AIM afin de leur dérober le redoutable cube cosmique faisant de lui, un demi dieu aux pouvoirs quasi illimités.

En effet, à son habituel arsenal composé d’armes sournoises comme armure et projeteur de gaz, Crane rouge ajoute des capacités de projection d’énergie et de remodelage de la matière pour créer par exemple un puissant soldat de pierre qu’il lâche sur Captain américa.

Captain feinte habilement la soumission face à cette ennemi quasi invincible, le laisse s’enivrer dans ses rêves de domination mondiale, pour mieux le surprendre et lui arracher le cube, qu’il suit en se jetant au fond des mers.

En conclusion, « Special Strange Origines n°259 » est un numéro 100% spécialement dédié à Captain américa, car représentant à juste titre l’un des super héros Marvel les plus populaires.

Le résultat laisse un peu le lecteur sur sa faim, avec certes un joli symbole offert par Gruenwald sur de superbes dessins de Lim, capable de rendre hommage à la puissance et la majesté athlétique du défenseur de l’Amérique, puis le retour aux aventures datées et assez peu palpitantes du Captain des années 60, avec les éternels combats face au criminel beaucoup trop caricatural, Crane rouge, sorte d’abominable super nazi et surtout ennemi idéal pour déchainer toute la fièvre patriotique pro-US.

On est donc partagé à la fin de cette lecture, entre sentiment de respect et de sympathie pour l’hommage à la légende, mais en disant également que le résultat n’est sans doute pas forcément à la hauteur des attentes.

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