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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 15:49

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Retournons au milieu des années 90, 1995 plus exactement pour « Titans n°200 » qui correspond à la période charnière ou j’ai décroché durablement de la lecture des comic books.

Repris par Semic depuis quelques années déjà, ce numéro spécial du mythique Titan propose des versions ultra modernisées de nos bon vieux super héros avec pour commencer des X-men revisités par Scott Lobdell (scénarios) et Richard Bennett (dessins).

Dans cette épisode, Mystik plus haineuse que jamais contre les humains assassine le général Guadier, qui travaillait pour Graydon Creed politicien anti mutants.

Lorsque Diablo et Malicia se rendent comme Creed à l’enterrement du général sur ordre de Forge, ils subissent de plein fouet l’attaque de Mystik qui avait piégé le cercueil.

Tandis que Malicia absorbe le plus gros de l’impact de la bombe, Diablo aux prises avec le sexy métamorphe reçoit de troublantes révélations sur un possible lien de famille entre lui et elle.

Aidés par Forge qui tient vaillamment tête à l’agressif Creed, Diablo et Malicia suivent le politicien jusqu’à sa demeure.

Au cours du trajet ils évoquent leurs souvenirs communs, Malicia recueillit par Mystik dans son enfance et qui nourrir un rapport d’amour-haine avec elle, et Diablo dont les origines se perdent dans un passé trouble autour de la vie dans un cirque itinérant.

Mais sur place, le féroce Creed attend Diablo et lui révèle qu’ils ont la même mère Mystik, sauf que lui est humain contrairement à Diablo.

Choqué par la découverte de sa filiation avec Mystik et son père Dents de sabre, Diablo trouve assez de ressources pour maitriser Creed et prendre sa place afin de le soustraire à la haine vengeresse de Mystik qui renie son propre fils.

Profitant du chaos de la lutte, Creed remonte dans son hélicoptère de combat et bombarde le trio Diablo-Malicia-Mystik.

L’invulnérable Malicia qui a seule la capacité de détruire l’hélicoptère renonce finalement en tentant de secours Mystik, qui se laisse finalement tomber dans une cascade vertigineuse.

Survient ensuite un nouveau héros, Blackwulf dessiné par Angel Medina sur un scénario de Glenn Herdling.

Ce super héros doté apparemment d’une force et vitesse surhumaine affronte en combat singulier la dénommée Sparrow tandis qu’un colossal amiral extra terrestre appelé Lord Tantale attire sur lui par ses manœuvres spatiales audacieuses la colère d’un étrange et puissant être cosmique.

Sans qu’on ait réellement eu le temps de comprendre de quoi il s’agissait réellement, on bascule sur la troisième partie de ce numéro avec un Excalibur new-look avec toujours Scott Lobdell au scénario et Ken Lashley aux dessins.

Téléportés dans une ancienne base de Stryfe, créateur d’un virus appelé legacy et de droides tueurs de mutants, Excalibur tente de percer les secrets d’un androïde appelé Zéro, qui semble être la cible de Stryfe, en raison du secret qu’il porte en lui.

De leur coté, le Professeur X et Moira Mc Taggert qui travaillent pour étudier legacy, comprennent que le virus a muté pour s’en prendre également à la population humaine.

Seul Zéro semble être amène de percer le secret du virus.

En conclusion, la tentative de modernisation intensive opérée dans « Titans n°200 » est un cuisant échec et ce n’est pas le graphisme ultra moderne des dessinateurs qui pourront pallier à la pauvreté des scénarios.

On se moque en réalité assez vite des origines de Diablo et de la personnalité de super méchant de ce Creed, tandis que le style surchargé de Bennett écœure plus qu’il ne séduit.

Sans préparation préalable, le terne Blackwulf reste incompréhensible et ne contient aucun élément donnant envie de comprendre ces aventures qu’on devine de grandes envergure.

Difficile aussi de se rattacher à Excalibur, ou des héros vaguement familiers (Captain britain, Warlock) évoluent dans un univers techno-organique abscons et particulièrement rebutant.

Pour moi, cette version newlook de Titan est donc largement à fuir !

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 18:30

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Paru en 1979, Spidey était pour moi la parution de Lug la plus faible, loin des Strange, Special Strange voir Titan ou autre Nova.

En témoigne « Spidey n°51 » sorti en 1984 et exhumé de mes archives personnelles.

Dans ce numéro présentant tout de même une Phénix des plus alléchantes, le lecteur découvre les premiers épisodes des X-men de 1967, avec Roy Thomas au scénario et Werner Roth aux dessins.

Ici nos mutants habillés selon leur vieux uniformes jaune et bleu interprètent mal un message d’alarme du Fantôme (le Hurleur) parti dans les montagnes d’Europe centrale à la recherche du groupe ennemi Facteur 3 et attaquent Spider-man aux Etats-Unis en le confondant avec un robot araignée.

Spider-man, qui vient de triompher du robot, ne comprend donc pas les raisons de cette attaque, mais fait mieux que se défendre, tenant tête à lui seul à tous les X-men réunis à l’exception de Strange girl qui parvient finalement à avertir ses coéquipiers de la méprise, ce qui met brutalement fin au combat et laisse un Spider-man trempé et furieux.

Après le classicisme, la nouveauté avec un nouveau venu, Crystar, fortement inspiré de l’univers héroic fantasy très en vogue dans les films à l’époque.

Mary Jo Duffy (scénario) et Brett Blevins (dessins), créent donc deux frères, Crystar et Moltar, régnant sur le royaume de Crystalium, qui se voient mis en garde par le magicien Ogéode qu’une catastrophe est imminente.

Les deux frères sont divisés par l’annonce du vieux magicien, qui annonce une attaque du sorcier Chaos, capable de faire déferler des hordes de monstres sur leur royaume.

Plus tard un autre sorcier nommé Zardeth, en réalité un serveur du Chaos, vient proposer aux princes de s’allier à lui dans la lutte finale entre bien et mal.

Très agressif, Zardeth pose un ultimatum aux princes qui se déchirent en un terrible conflit.

En effet, le bouillant Moltar souhaite rejoindre Zardeth tandis que Crystar s’y oppose.

Après que Warbow un proche des frères soit tué par Zardeth pour lui avoir crevé un œil, une lutte à mains nues éclate et provoque la mort de l’oncle des deux frères.

Dans la confusion et le stress, Moltar blesse mortellement également son frère Crystar qui agonise dans ses bras.

La troisième partie de Spidey, sans nul doute la plus intéressante des trois, voit Mary Jo Buffy (scénario) et Jerry Bingham (dessins) proposer sur mode de « Et si … » un mode alternatif, une variante de la mort de Phénix, ou Jean Grey finalement vivante, était guérie par la technologie Shi’ar de la possession du Phénix.

Revenue sur Terre sans pouvoirs et en apparence apaisée, Jean n’a pas le temps de savourer longtemps sa liberté retrouvée, puisque Lilandra demande leur aide pour secourir la planète Armara, menacée de destruction par une attaque de Galactus.

Sans hésiter, les X-men renforcés de Polaris et Havok vont sur Armara et se heurtent au terrible Terrax, héraut de Galactus, capable à l’aide de sa hache cosmique de commander à la terre.

Balayés par Terrax malgré une farouche résistance de Cyclope et Havok, les X-men sont finalement secourus par Jean, dont le pouvoir du Phénix se réveille sous l’effet du stress.

Déchainé, le Phénix aisément un adversaire pourtant redoutable en le dépouillant de ses pouvoirs …

En conclusion, trente ans après, « Spidey n°51 » reste au faible niveau d’intérêt que je lui portais dans les années 80.

Les aventures des X-men des années 60 grossièrement dessiné par Roth sont d’une platitude absolue, et Spider-man surcoté pour l’occasion, ridiculise Cyclope, le Fauve, Angel et Iceberg.

On reste sceptique sur l’introduction de Crystar, pale tentative d’histoire d’héroic fantasy dans l’univers Marvel avec une histoire et un graphisme bien naïfs.

Il reste cependant la belle aventure autour de Phénix qui trouve en Terrax et Galactus deux adversaires à sa mesure.

Difficile de résister à une aventure cosmique aussi majestueuse et si bien en forme par le trait fin et délié de Bingham.

Au final, un numéro franchement moyen qui sans le Phénix, sombrerait dans la médiocrité totale.

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 13:29

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La mort de Ron Asheton en 2009, guitariste historique des Stooges n’empêche pas malgré tout le groupe de continuer son processus de résurrection et James Williamson, l’autre guitariste historique des Stooges, arrive ensuite en renfort pour pallier à l’absence d’Asheton.

Il s’ensuit en 2013, « Ready to die » reconnaissable à la magnifique pochette agressive et très punk montrant un Iggy péroxydé prêt à se faire exploser à coup de dynamite pour en terminer.

Après le contenant, le contenu donc avec « Burn » morceau touffu et dynamique bien habillé par la belle voix grave de Iggy pop.

Bien que moins rentre dedans, « Sex & money » se montre particulièrement plaisant à l’écoute et parvient même à faire accepter la présence d’un saxophone en soutien.

La bonne impression générale se confirme sur « Job » au tempo rock soutenu et puissant.

Sans grand relief et malgré des riffs de guitares nerveux, « Gun » glisse sans laisser d’impressions particulières puis les papys punk éprouvent le besoin de souffler sur une jolie ballade acoustique planante « Unfriendly world » avec un Iggy convaincant en mode crooner.

On reprend un peu de vitesse en souplesse avec « Ready to die », mid tempo fluide et accrocheur d’excellente qualité.

Impossible également de ne pas être séduit par le rythme et les riffs emballants de  « DD’s ».

A l’approche de la fin du disque, on sent un léger fléchissement sur « Dirty deal » poussif et « Beat that guy » ballade trainante au charme émoussé.

Mais Iggy et ses Stooges restent de grands artistes, aussi « The departed » longue ballade acoustique sépulcrale traversée par un Iggy croonant comme jamais, constitue une fin de grande classe.

En conclusion, si « The weirdness » avait grandement déçu mes attentes, « Ready to die » rétablit de belle manière la situation, en proposant une œuvre plus consistante et inspirée.

Nous parlons bien d’ici d’un album de rock garage plutôt rapide doté de riffs tranchants qui a tout pour combler les aspiration des fans de rock.

Le chant de Iggy Pop, très critiqué sur « The weirdness » revient ici à un niveau plus conforme à celui d’une icône punk-rock de sa stature.

Très convaincant sur ses lignes de chant, Iggy rajoute de ci de là sa touche personnelle sur les titres plus calmes et mélodiques on peut sentir l’influence de ses derniers disques solo plus introspectifs.

Bien sur tout n’est pas parfait ou génial, mais compte tenu des circonstances tragique de sa composition en état de deuil, « Ready to die » mérite assurément le plus grand respect pour sa qualité musicale !

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 09:28

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Bouclons la boucle du cinéma de Nicolas Winding Refn avec « Inside job » Coécrit avec le brillant écrivain américain Hubert Selby Jr.

Sorti en 2003, « Inside job » est atypique par rapport au style habituel des premiers films de Refn puisque se déroulant exclusivement aux Etats-Unis, dans le rude hiver du Wisconsin et du Montana.

Harry (John Turturro) est un vigile de centre commercial très perturbé par la mort de sa femme Claire (Jacqueline Ramel), assassinée dans un parking du centre commercial en même temps qu’un policier de la brigade des stupéfiants.

Ce meurtre étrange et trouble doublé du chagrin de la perte, obsède Harry qui visionne chez lui des heures et des heures de bandes vidéo dans l’espoir de recueillir quelques indices lui permettant de progresser dans la compréhension de ce qui s’est réellement passé.

L’interrogatoire qu’il subit auprès de la police, sème encore davantage le doute puisqu’il lui laisse entendre que sa femme avait peut être une double vie et connaissait l’homme qui a été tué à ses cotés.

L’agent Lawrence (William Allen Young) lui montre même un cliché du tueur présumé pris par les caméra vidéo, qui montrent un visage assez peu reconnaissable.

Hanté par des visions de sa femme qui était enceinte, Harry reçoit l’aide d’un ami qui lui fournit d’autres enregistrements vidéos, et notamment celle ou sa femme est tuée.

Le vigile travaille d’arrache pied dans son appartement, agrandissant et analysant les clichés, pour identifier un hôtel du Montana ou figure un cliché du tueur présumé.

N’ayant plus rien à perdre, Harry se rend sur place et loue une chambre à la journée.

Il est remarqué par un policier local qui prévient son supérieur Peter (James Remar) qu’un homme le recherche en ville.

Peter se montre rapidement inquiet par la présence de Harry, et cette inquiétude devient rapidement perceptible pour sa femme Kate (Deborah Kara Unger) qui soupçonne son mari d’une liaison extra conjugale.

Se sentant traqué, Peter s’entretient avec ses supérieurs, ce qui permet de comprendre que la mort de Claire est un dommage collatéral de celle du policier corrompu qu’il était chargé d’abattre.

Peter reçoit l’ordre de comprendre si Harry agit seul ou en réseau, puis éventuellement de l’éliminer.

Malgré son dégout pour cette tache, Peter obéit et va à la rencontre de Harry plus solitaire et déboussolé que jamais dans sa chambre d’hôtel.

L’entretien est bref, étrange, et Peter après avoir promis à Harry de l’aider à rencontrer le tueur de sa femme contre la promesse d’absence d’acte de vengeance de sa part, lui tire une balle dans la ventre mais se montre incapable de l’achever.

Saignant dans l’ascenseur de l’hôtel, Harry se ressaisit et remonte la rage au cœur pour tuer des ses poings Peter.

Après un blackout, on retrouve Harry sur un lit d’hôpital, avec les policiers qui lui expliquent qu’il n’a rien fait en réalité de ce qu’il décrit.

Le film se termine ainsi, de manière mystérieuse et laisse le spectateur en proie en des dizaines d’interprétations.

En conclusion, « Inside job » est pour moi le plus mauvais films de Refn et mérite assurément son cuisant échec commercial qui accula le réalisateur au bord de la faillite.

La critique principale ne porte pas sur le contenu du film mais sur sa réalisation, d’une lenteur exaspérante, aves ses suggestions oniriques et ses dialogues minimalistes et décousus.

Dans ce labyrinthe enneigée, Turturro se traine comme un zombie ne sachant que confusément ce qu’il cherche, se confondant ainsi dans sa quête avec l’impression du spectateur qui s’ennuie copieusement.

Marchant sur les traces de David Lynch par sa bizarrerie et sa froideur, le pale « Inside job » n’est pas comparable aux constructions brillantes et rythmées des « Pusher » , ni à l’ampleur mystique du « Guerrier silencieux » ou encore la superbe fluidité d’un « Drive ».

« Inside job » est donc pour moi le seul film de Refn que je recommande plutôt … de fuir !

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 21:47

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Petit retour vers la saga des X-men avec « Special Strange n°34 » sorti en 1983 et qui reçoit la tache difficile de redonner un nouvel allant à la série après la disparition du Phénix noir/Jean Grey, morte en martyr cosmique sur la Lune après une lutte homérique X-men contre Extraterrestres.

Chris Claremont (scénario) et John Byrne (dessins) se lovent dans l’esprit de Cyclope (Scott Summers) qui en plein enterrement, revit ni plus ni moins que toute l’histoire des X-men depuis leur création jusqu’à la mort de son amour Jean.

On retrouve donc quasiment toutes les étapes de l’histoire des mutants, avec les sempiternels combats contre Magnéto, les Sentinelles ou le Fléau, la disparition de membres (la mort d’Epervier), l’éviction progressive des membres originels (Angel, Fauve, Iceberg) puis le renouvellement pour revivre la montée en puissance du Phénix noir pour aboutit au triste constat du présent.

Choqué et brisé, Cyclope prend donc la courageuse décision de quitter les X-men, acte fort qui vient conclure la plus poignante scène de deuil que j’ai jamais lue dans un comic book.

Mais même sans Cyclope, la vie reprend ses droits avec l’arrivée d’une nouvelle recrue la jeune Etincelle (Kitty Pride) capable de se dématérialiser au travers d’objets solides.

De son coté, Wolverine accompagné de Diablo se rend dans son Canada natal pour prêter main forte à la Division alpha qui recherche une femme et un bébé enlevé par le puissant monstre des bois Wendigo.

Ayant déjà affronté Wendigo dans le passé, Wolverine accepte de traquer la bête, sans se douter qu’elle a déjà pris les devants et que le plus vulnérable Diablo se trouve le premier menacé.

Chez Spider-man, Steve Grant (scénario) et Gene Colan (dessins) provoquent un crossover entrainant l’alliance du Tisseur avec la Panthère noire contre un industriel véreux ayant arnaqué le Wakanda, état dont est la Panthère est le président.

Après une petite escarmouche, le duo de héros agiles et puissants triomphe sans réelle difficulté du super criminel appelé la Lame, recruté par l’industriel pour accuser la Panthère d’enlèvement.

On termine avec la Chose, toujours en état de grâce avec Mark Gruenwald-Ralph Macchio (scénario) et George Perez (dessins) pour proposer un nouvel épisode palpitant au sein du projet Pegasus, au cours duquel, le costaud de brique s’allie avec Quasar et Goliath noir pour contrer l’évasion deux criminels de top niveau : Solaar et Klaw.

Après les attaques successives de Deathlock, Nukleo et Thundra, les héros sont particulièrement sur leurs gardes et réagissent avec force à cette nouvelle évasion.

Tandis que le Docteur Lightner finalement démasqué comme le fauteur de troubles, parvient à se connecter à la machine infernale qui fera de lui un trou noir vivant, Solaar et Klaw sont repris.

Capable d’absorber par ses bracelets l’énergie solaire, Quasar défait facilement Solaar tandis que Klaw bien temporairement vaincu par la Chose, parvient à surprendre les héros et à les assommer par une terrible rafale sonore.

En conclusion, sans être aussi génial et culte que son prédécesseur, « Special Strange n°34 » confine toujours à l’excellence.

Rien ne semble pouvoir tarir l’inspiration du duo Claremont/Byrne, qui trouve les ressources de délivrer un épisode de deuil culte retraçant toute l’histoire des X-men magnifiée par le style génial de Byrne, mais qui embraye aussi sur une aventure forestière canadienne particulièrement prenante.

La Chose superbement dessinées par Perez est également toujours en état de grâce, avec un scénario scientifico-paranoïaque toujours captivant et l’apparition de deux super criminels de premier plan : le redoutable Solaar générant des rafales solaires et le encore plus puissant Klaw, maitre du son difficilement battable en raison de la spécificité et de l’immense variété de son pouvoir.

En comparaison, Spider-man fait tache, avec des scénario faiblards sans réelle construction logique et le style absolument affreux de Colan, qui au milieu de réels artistes comme Byrne ou Perez devrait se cacher de honte !

Mais globalement on passe toujours un excellent moment au début des années 80 avec les X-men !

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 21:07

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Comics toujours avec « Captain america : mort mystérieuse » de Stan Lee (scénario) et Jim Steranko (dessins).

Ce numéro du Captain sorti en 1985 chez Aredit, l’un des distributeurs de Marvel des années 80, montre le vengeur ailé confronté au recrutement forcé de Rick Jones, l’ex ami de Hulk qui souhaite le rejoindre en tant que Bucky Barnes.

Après un court mais brutal affrontement contre le géant vert, Captain surmonte le traumatisme de la mort de Bucky et accepte le jeune homme perdu comme équipier.

Le nouveau duo est rapidement mis à l’épreuve avec une nouvelle attaque de grande envergure de l’Hydra, dirigée par Madame Hydra, femme fatale au visage à demi dévoré, dont le but est de contaminer l’eau potable de la ville.

Malgré quelques maladresses du au manque d’expérience, le duo finit néanmoins par repousser les hordes de l’Hydra qui revanchardes, entreprennent d’assassiner Captain america dans une spectaculaire attaque dans une salle de jeux d’arcade.

Si Captain se débarrasse sans grand mal des tueurs, il ne peut en revanche préserver le secret de sa double identité de Steve Rogers.

Comprenant que Captain est un trop gros morceau pour des mercenaires classiques, Hydra change de tactique, capture Bucky par ingestion de gaz et lance contre le héros au bouclier un tueur robotisé doté d’un arsenal (force surhumaine, décharges électriques, missiles miniatures) qui échoue lui aussi après un combat acharné.

Cependant, après le combat, Captain est pris par un tir croisé de l’Hydra, son costume et un masque de Steve Rogers, tous deux criblés de balles.

Cette découverte accrédite la mort de Captain america et le fait que Rogers était une fausse identité.

Dévorés de tristesse, Rick finalement relâché par Hydra, Nick Fury et les Vengeurs (Thor, Iron-man, Vision, Panthère noire, Oeil de Faucon) se rendent à la levée du corps de leur ami et se font piéger par un cercueil rempli de gaz par l’Hydra.

Alors que Madame Hydra s’apprête à enterrer les Vengeurs vivants, Captain america surgit du néant juché sur sa fameuse Harley des années 40 et attaque de front les troupe de l’Hydra regroupées dans le cimetière.

Le combat avec ce bon vieux Rick à ses cotés est particulièrement intense et voit Madame Hydra, tuées par les missiles qu’elle avait lâché sur ses ennemis.

Bucky et Cap qui a pu à l’aide d’un mannequin, préserver son identité secrète, ressortent donc vainqueurs et soudés de cette aventure.

En conclusion, « Captain america : mort mystérieuse » est une aventure certes fort classique dans son scénario avec le vieil ennemi revisité (Hydra), le bon vieux side kick jeune et pour moi inutile, mais très bien réalisé et surtout bénéficiant du graphisme particulièrement impressionnant de Steranko.

Le point fort de ce comics est donc cette atmosphère sombre et inquiétante, mais également la puissance des combats, mettant particulièrement en avant la musculature avantageuse du super héros dérouillant du mercenaire costumé, luttant pied à pied face à des machines à tuer et sauvant sa vie contre l’invincible Hulk.

Il serait donc malavisé de snober cette aventure certes sans surprise mais de très bonne qualité.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 19:30

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Retour dans la zone comics avec « La mort de Captain Marvel » comic book déchirant de Jim Starlin qui en son temps (1982) déchira mon cœur d’enfant en me faisant découvrir pour la première fois la notion de mortalité qui pouvait toucher même les super héros.

« La mort de Captain Marvel » est en effet une œuvre difficile, qui montre comment Captain Marvel l’un des héros les plus emblématique du monde Marvel des années 60, va, se sachant atteint d’un mal incurable, gérer le peu de temps qui lui reste à vivre.

Super héros blond athlétique, doté de néga bracelets irradiant son corps d’énergie photonique, le dotant de super pouvoirs comme une force surhumaine, la capacité de voler dans l’espace et une forme de conscience surnaturelle démultipliant ses perceptions, Captain Marvel est un personnage formidablement attachant qui entreprend d’enregistrer à l’aide d’un appareil ressemblant à un microphone, toute l’histoire de sa vie.

Le lecteur assiste donc subjugué aux origines Krees du héros et surtout à son spectaculaire revirement en faveur de la race humaine, ce qui lui conféra un statut de traitre pour sa race mais de défenseur de l’humanité avec la participation à de palpitantes aventures cosmiques.

Bien que le fier Marvel refuse d’avouer frontalement le mal qui le ronge, ses malaises de plus en plus fréquent provoquent l’inquiétude autour de lui et poussent ses amis éternels comme Mentor et Eros, à lui faire passer une batterie de tests menés par l’ordinateur vivant Isaac, qui ne font que confirmer son diagnostic : le cancer contracté au contact d’un combat avec le super criminel Nitro qui voulait utiliser une bombe doté d’un gaz mortel.

Marvel bien que temporairement protégé par ses néga-bracelets, a bel et bien été contaminé par le cancer et cette maladie ne semble pas plus curable du coté des races extra-terrestres que terrestres.

L’accueil de la nouvelle par ses proches est de plus divers, sa compagne Elysius l’accepte avec une dignité et une douceur infinies, tandis que le jeune Rick Jones habituellement abandonné par ses supports paternels (parents, Hulk, Captain america) , entrent en total révolté contre la digne résignation du héros.

Jones intervient auprès des Vengeurs et Fantastiques afin de mobiliser leurs immenses ressources scientifiques (de Iron-man, le Fauve, la Panthère noire, Hank Pym et Mr Fantastic) afin de trouver un traitement.

Même la magie est mise pour emploi avec le Docteur Strange.

En réalité, Rick a peu d’efforts à faire, car l’excellent réputation de Marvel pousse naturellement les héros du monde entier à faire leur maximum pour l’aider.

Malheureusement, ces recherches aboutissent à une impasse, puisque les néga-bracelets qui ralentissent la progression de la maladie, neutralisent également toute tentative de traitement.

Captain s’affaiblit alors rapidement et est obligé de s’aliter.

Tous les héros de la Terre se rendent alors à son chevet sur Titan pour lui rendre un dernier hommage.

Si la Chose ne perd pas sa gouaille habituelle, Spider-man peine lui davantage à canaliser les émotions qui l’envahissent.

Meme Drax et ses ennemis les Skrulls viennent lui rendre un dernier hommage avant qu’il ne sombre dans le coma.

Au cours de celui-ci, Marvel affronte de manière symbolique son vieil ennemi Thanos, amoureux de la Mort et lui-même décédé.

La lutte est aussi étrange que surnaturelle et vaine et finalement, Marvel comprend que son heure est venue par Thanos qui lui délivre un message de résignation et d’apaisement.

Il rejoint donc la Mort qui l’attend et meurt en héros, avec dignité.

Le message du passage vers l’au-delà est largement positivé.

En conclusion, même plus de trente ans après, « La mort de Captain Marvel » reste une œuvre unique, un chef d’œuvre absolu qui donne envie de haïr farouchement tout ceux qui considèrent les comic books comme une distraction pour ados attardés.

Certes, peu d’œuvres contiennent autant d’intensité dramatique et émotionnelle que « La mort de Captain Marvel » mais par son entremise, le génial Starlin délivre un message d’une force inouïe montrant tout le courage et la majestueuse dignité d’un super héros au moment de mourir.

Par son approche réaliste de la mort, et l’introduction du cancer, encore aujourd’hui l’un des causes premières de mortalité dans le monde, Starlin ancre prodigieusement le personnage dans la réalité et prend le parti de toucher en plein fouet le lecteur qui statistiquement aura de fortes chances de se reconnaitre dans des situations aussi analogues.

Sous cet angle, le comics prend donc une dimensions supérieure, en délivrant un message d’exemplarité dans la fin d’une existence terrestre par essence éphémère à laquelle aucun être, aussi surhumain soit il n’échappe.

Après 1982, Marvel ne sera jamais ressuscité par ses créateurs, contrairement à Jean Grey, ce qui donne encore plus de profondeur et de respectabilité à cette conclusion définitive.

Une œuvre difficile et profonde donc, mais qui élève le comic-book à un niveau philosophique encore trop rarement atteint.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 18:48

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Nous continuons d’explorer la longue filmographie de Clint Eastwood avec « La corde raide » film de Richard Truggle.

Sorti en 1984, « La corde raide » est ne nous le cachons pas un film difficile au climat des plus glauques.

Wes Block (Clint Eastwood) est un inspecteur de police de la Nouvelle-Orléans qui enquête sur une série de meurtres visant des danseuses de clubs érotiques ou semi prostituées.

Divorcé et aigri, il élève seul ses deux charmantes petites filles Amanda (Allison Eastwood) et Penny (Jenny Beck) dans une zone pavillonnaire tranquille.

Tandis que la police scientifique américaine aux méthodes particulièrement évoluées déjà pour l’époque, tente de trouver des indices précieux, Block est gêné par Beryl Thibodeaux (Genevieve Bujold), militante d’une association de défense des femmes victime d’agressions qui lui met la pression pour résoudre rapidement cette affaire.

Mais comme beaucoup de personnes, Block a en réalité un jardin secret qui s’exprime lors de son enquête dans les quartiers chauds de la Nouvelle Orléans, par la fréquentation de prostituées et par l’usage de pratiques sadomasochistes.

Son enquête prend donc une coloration beaucoup plus trouble, lorsque deux prostituées dont la sexy poupée Barbie Becky Jacklin (Rebecca Perle) avec qui il vient d’avoir des rapports sexuels sont assassinées coup sur coup par le tueur reconnaissable à l’usage de baskets.

Peu à peu, Block se rapproche de Beryl et une fois passé leurs antagonismes respectifs, se découvrent une attirance réciproque avec la possibilité de bâtir une relation personnelle.

Il semble pourtant que le tueur en ait personnellement après Block puisqu’il se rapproche dangereusement de son cercle intime, lors par exemple du fameux carnaval de la Nouvelle Orléans ou grimé en clown il offre des ballons aux filles du policier.

Pendant ce temps là, la police scientifique progresse et couplée à l’intuition du policier, permet d’orienter les recherches vers une fabrique de bouteilles dont malheureusement tous les employés portent le même type de baskets.

Pervers, le tueur joue avec Block, l’obligeant pour le retrouver à rendre visite à une maitresse sado-maso et à pénétrer dans un bar gay, ou un gigolo loué pour l’occasion est exécuté après avoir servi d’appât.

Après le recoupement des fichiers des délinquants sexuels, Block comprend que le tueur est en réalité Leander Rolfe (Marco Saint John) un ancien policier qu’il a lui-même arrêté pour viols et qui cherche logiquement à se venger de son bourreau.

Block a très peur lorsqu’il sauve de justesse ses filles, restées sans défense dans la maison familiale et traumatisée par l’attaque du tueur.

Après une lutte angoissante au corps à corps dans la pénombre, Rolfe ne peut tuer Block et prend la fuite.

Décidément bien machiavélique, il parvient à déjouer la surveillance policière autour de Beryl et s’en prend à elle.

Il faut une nouvelle intervention musclée de Block pour sauver sa bien aimée, avec cette fois une course poursuite effrénée qui se soldera par une lutte à mort sur une voie ferrée.

De manière prévisible, Rolfe est tué par un train, ce qui en réalité arrange tout le monde.

En conclusion, malgré une fin un peu facile, « La corde raide » est pour moi le film le plus glauque et poisseux de toute la carrière de Clint Eastwood.

La plongée dans le monde ténébreux et assez repoussant des bas fonds de la Nouvelle-Orléans que nous offre Truggle met franchement mal à l’aise, tout comme la représentation des déviances sexuelles dans lequel se vautre l’acteur.

Prenant un plaisir jouissif à écorner son image de dur de droite, Eastwood exprime ici la dualité de l’être humain, capable coté pile d’être un père de famille des plus respectables et de l’autre d’être un accro aux déviances sexuelles les plus marquées comme le sado masochisme voir l’homosexualité ici juste suggérée.

Le film joue à vrai dire habilement sur l’ambigüité de mœurs entre le policier et le tueur, à tel point qu’on est tout du long forcé de les confondre et de suspecter le bon flic d’une double personnalité schizoïde l’amenant à tuer.

La limite n’est pas franchie de justesse et coté réalisation, Truggle livre un thriller efficace aux scènes de meurtres particulièrement angoissantes et à l’action bien dosée.

Trente ans après, « La corde raide » demeure une curiosité dans la carrière d’Eastwood, un film à contre courant dérangeant, à tenir éloigné des âmes pures et autres esprits sensibles recherchant une vision plus binaire et rassurante de l’être humain.

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 11:43

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La filmographie sans fin d’Alfred Hitchcock avec « L’ombre d’un doute ».

Sorti en noir et blanc en 1943, « L’ombre d’un doute » ne jouit pas d’une grande renommée mais est notable comme le film préféré du réalisateur britannique.

L’histoire se déroule par un moite été américain ou un homme appelé Charles Oakley (Joseph Cotten) visiblement traqué par deux inconnus, parvient à leur échapper en quittant précipitamment une modeste chambre dans laquelle on découvre une importante somme d’argent en liquide visiblement acquise de manière douteuse.

Oakley se réfugie en Californie ou il retrouve la famille de sa sœur, Emma devenue Newton (Patricia Collinge) après avoir épousé un employé de banque appelé Joseph (Henry Travers).

Joseph et Emma vivent dans la petite ville typique de la classe moyenne américaine, entre aisance et tranquillité.

Pourtant leur jeune fille Charlie (Teresa Wright) estime que leur vie de famille est profondément insatisfaisante et que les Watson ne font que travailler, manger et dormir sans jamais échanger fortement sur le plan humain.

Charlie se réjouit donc de la venue de Oncle Charlie, un grand et très bel homme qu’elle admire profondément et qu’elle estime être le sauveur de la famille.

Pour compléter le panorama, impossible de ne pas citer les enfants, Ann (Edna May Wonacott) et Roger (Charles Bates), dont les répliques d’une maturité et d’un sérieux décalé par rapport à leur âge, provoquent un important effet comique.

Oncle Charlie s’installe donc chez les Watson et malgré la forte tendresse entre lui et sa sœur, s’installe assez rapidement une sorte de malaise du à son comportement étrange.

Charlie entre tout d’abord dans une fureur noire lorsqu’il découvre dans le journal, quelques pages d’un article le concernant et les arrache brutalement à Charlie qui demeure intriguée par cette réaction aussi inattendue que violente.

L’oncle est certes généreux et distribue à la famille de nombreux cadeaux, même si la bague offerte à Charlie avec des initiales inconnues gravées dessus provoque un nouveau malaise.

Il reste également évasif sur ses activités professionnelles, évoquant la profession d’un homme d’affaires.

Lorsqu’il ouvre un compte dans la banque de Watson et exhibe 40 000 dollars en liquide, son attitude provocatrice à l’égard du banquier choque le milieu petit bourgeois des Watson.

Mais les plus grandes tensions s’installent au moment de la venue des deux hommes le recherchant, qui se font passer pour des agents du recensement venus étudier une famille américaine typique.

Malgré les violentes réticences de l’oncle qui refuse de se faire interviewer et photographier, les deux hommes se montrent insistants, et l’un d’entre eux, Jack Graham (Mc Donald Carey) parvient à obtenir un rendez vous en tête à tête avec Charlie.

L’homme lui avoue être un policier à la recherche d’un homme appelé tueur de veuves joyeuses, spécialisé dans la séduction et le meurtre de femmes mures et riches.

La police étant sur la trace de deux suspects dont l’oncle, Charlie après un légitime mouvement de recul face à de telles révélations, accepte d’aider Jack dans son enquête.

Elle va donc surveiller de plus près l’oncle dont le comportement de séducteur avec les femmes mures et les propos particulièrement cinglants contre l’argent et la corruption du monde dénotent dans le petit univers bien formaté des Watson.

Curieuse, Charlie va jusqu’à la bibliothèque municipale pour retrouver le journal dont les pages mettaient mal à l’aise son oncle.

Ces pages confirment les soupçons de la police, avec l’annonce du meurtre d’une riche veuve par strangulation et surtout le vol de sa bague, dont les initiales correspondent à celles figurant sur le cadeau de l’oncle.

Dès lors, Charlie change radicalement de position face à son oncle, son admiration cesse et elle lui fait comprendre qu’elle sait.

L’homme pourtant continue de jouer son rôle avec une belle assurance, profitant de sa relation privilégiée avec Emma, qui révèle tout de même son enfance troublée après un grave accident de la route, dont on comprend qu’il aurait altéré sa personnalité.

L’annonce de la mort du second suspect tué dans sa fuite, semble apaiser la tension dans la maison et provoque le départ des policiers, mais ne dissipe pas les doutes de Charlie.

L’oncle sent la menace de Charlie et entreprend de la tuer en provoquant divers accidents domestiques comme déchausser une marche en bois ou pire tenter de l’asphyxier dans un garage en laissant tourner le moteur de la voiture toutes portes fermées.

Charlie échappe à la seconde tentative de meurtre par miracle, grâce à l’aide de Herbert Hawkins (Hume Cronyn) l’ami de Joseph dont le principal passe temps consiste à lire des romans policiers et échafauder différentes manières de tuer les gens.

L’Oncle comprend alors qu’il ne peut plus tenter de tuer Charlie dans la maison et annonce son départ subite après avoir participé à une soirée organisée par le club « pour femmes » de Emma.

Après des adieux rapidement expédiés, l’oncle s’arrange pour retenir Charlie dans le train qui l’emmène au loin et estimant qu’elle en sait beaucoup trop sur son compte, tente de l’étrangler et de la jeter hors du train.

Une lutte s’ensuit et Charlie réussit un peu miraculeusement à expédier son oncle à sa place hors du train.

L’enterrement de Charles Oakley a donc lieu dans la ville des Watson avec une cérémonie particulièrement hypocrite ou ses qualités humaines sont louées.

Incapable de supporter pareille horreur, Charlie reçoit le soutien de Jack qui a honoré sa promesse de revenir la voir pour ce qu’on devine une relation naissante.

En conclusion, on comprend pourquoi « L’ombre d’un doute » était le film préférée du maitre, à en juger par ses multiples qualités.

Le principal génie du film repose sur le décalage entre la petite vie en apparence paisible de la classe moyenne américaine, qui travaille, va à la messe, arrose sa pelouse, fait des gâteaux le dimanche et l’arrivée soudaine d’un meurtrier en cavale, qui va tenter de se dissimuler tel un loup dans un troupeau de moutons pour échapper aux chiens de berger.

Par l’intermédiaire de son acteur principal, Joseph Cotten, exceptionnel de prestance et de charme vénéneux, Hitchcock attaque vertement les valeurs de la société américaine, son conformisme, son matérialisme et son hypocrisie.

Teresa Wright reçoit également un rôle passionnant ou elle peut exprimer un formidable esprit indépendant déjà remarquable pour l’époque, 1943 n’oublions pas.

Un ennemi séduisant et ténébreux, une jeune femme courageuse et libre, un humour prononcé s’exprimant par les répliques d’enfants donneurs de leçons ou par les dialogues meurtriers improbables entre Travers et Cronyn, le tout soigneusement agencé dans une construction serrée et fine, font effectivement de « L’ombre d’un doute » un des meilleurs films d'Hitchcock doublé d'un chef d’œuvre iconoclaste du cinéma.

Et un point de ralliement pour les anticonformistes ?

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 11:45

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Nous restons à présent dans le domaine des comics mais en nous projetant encore plus radicalement dans le futur avec « 2099, n°14 ».

Sorti en 1994, « 2099, n°14 » se place dans une vaste tentative initiée en 1992 par Stan Lee et John Byrne pour recycler les bon vieux super héros dans un univers futuriste audacieux.

En première place sur la liste, on retrouve logiquement les X-men scénarisés par John Francis Moore sur des dessins du brillant Ron Lim.

En réalité il est presque impossible de se raccrocher à un personnage familier dans cette nouvelle version, et on assiste avec quelques difficultés de compréhension dans un univers apocalyptique dominé par le puissant groupe industriel Alchemax contre lesquels luttent des super héros animés d’intentions écologiques et progressiste.

Bloodhawk (Lemuel Krugg), sorte d’Angel mutant rougeoyant est ici capturé dans les décombres d’un complexe industriel du Nouveau Mexique par Lunatica une femme mutante à peau blanche dotée d’une force surhumaine.

Lunatica traine sa proie pour son maitre, un grand homme masqué appelé le Contrôleur, qui fait commerce des émotions de ses victimes et se repait du psychisme torturé de Bloodhawk.

Du coté de ces nouveaux X-men multiculturels, un appel au secours d’un homme appelé Boone travaillant chez compagnie Alchemax à New-York pousse un petit groupe composé de Meanstreak (Henri Huang) doté de super vitesse,  Skullfire (Timothy Fitzgerald), et Krystalin (Krystalin Porter Ogada) capable de projeter des cristaux, à se rendre sur place pour le secourir.

Mais au cours du voyage le trio est agressé dans un bar à routier par la redoutable Lunatica qui les dominent sans trop de difficulté.

Emmenés chez le fameux Controleur 13, nos X-men sont destinés à devenir eux aussi des victimes mais lorsque Lunatica tente de lire le psychisme de Skullfire, elle déchaine son immense pouvoir de projection d’énergie qui détruit les liens des prisonniers et surtout permet à Lunatica de briser le contrôle qu’exerçait le Controleur 13 pour finalement le tuer.

Après que Boone qui avait découvert ce qui se cachait derrière le complexe futuriste Valhalla de Alchemax ait été assassiné, on bascule ensuite sur le Spider-man du futur de Peter David (scénario) et Rick Leonardi (dessins).

Le contexte est ici quasi identique avec ce Valhalla du futur dans lequel Thor est représenté comme une sorte de messie pour la race humaine.

Spider-man, devenu un héros des populations de l’underground après qu’il ait démantelé un gang de barbares les terrorisant, reçoit le privilège de se rendre dans le fameux complexe aquatique Valhalla et est surpris par l’arrivée flamboyante de Thor accompagné de son fidèle Heimdall.


Vient ensuite le nouveau super héros Ravage, scénarisé par Pat Mills et Tony Skinner, sur des dessins de Grant Mihem.

Sorte de symbiose entre Wolverine et le Fauve, le bestial Ravage lutte contre le Punisher du futur pour arrêter le mouvement d’une base aquatique dérivant vers New-York et risquant de causer une véritable catastrophe écologique au moment de l’impact.

Incapable de percer la gaine de protection de la turbine, Ravage s’éclipse devant l’arrivée des gardes et rejoint son fief de New-York ou il se trouve nez à nez avec le Fatalis du futur.

Malgré une opposition instinctive, Fatalis révèle à Ravage qu’il cherche à abattre le Valhalla et donc que leurs intérêts convergent.

Ravage qui a récupéré la disquette de Boone contenant de précieuses informations sur Valhalla, devient donc le point central de la lutte unissant indirectement Spider-man, les X-men, le Punisher et Fatalis mais aussi l’homme à abattre pourles dirigeants d' Alchemax, qui réalisent une complexe opération scientifique aboutissant au transfert de l’esprit et des pouvoirs de la déesse de la mort Héla dans le corps d’une femme appelée Tiana.

En gage de sa gratitude envers ses bienfaiteurs, la nouvelle Héla reçoit pour ordre de tuer Ravage, tandis que le dieux Balder, devenu une star ultra médiatisée, excite publiquement la haine contre Spider-man, le Punisher et Ravage qu’il nomme la Bête.

On termine avec le Fatalis du futur, pris en main par John Francis Moore sur des dessins d’Alcatena.

Dans ce séduisant épisode, Fatalis lutte contre un puissant démon ancestral, réincarné dans le futur et parfaite créature symbiotique entre magie et technologique appelée Necrotek.

Aidé par Vox un enfant possesseur de l’œil d’Agamotto (bien connu des fans du Docteur Strange) qui lui donne ce pouvoir mystique pour lutter contre le Démon, Fatalis combat avec ardeur et intelligence tout en réalisant que Necrotek est trop puissant.

Il s’infiltre alors dans les arcanes de la bibliothèque du maitre de Vox, et parvient à télécharger de précieuses données concernant Caius de Lacédémone, sorcier grec étant parvenu à réunir les trois yeux d’Agamotto pour triompher de Necrotek.

Même en possession d’un seul œil, Fatalis invoque le sortilège de Caius et réexpédie Necrotek dans les limbes du cyberespace.

En conclusion, « 2009, n°14 » développe un univers assez déroutant pour le profane mais n’est pas sans constituer un intérêt.

Difficile malgré le talent de Lim, d’adhérer à ces nouveaux X-men un peu fades et dont les pouvoirs rappellent fortement ceux des anciens: super vitesse, super force, projection d’énergie …

Doté d’un costume futuriste au design particulièrement réussi par Leonardi, Spider-man reste néanmoins à un niveau d’intérêt particulièrement bas même si l’ambiance paranoïaque autour d’Alchemax et de ce Valhalla qu’on devine artificiel finit par devenir contagieuse.

Scepticisme également autour de Ravage désservi par le médiocre graphisme de Mihem, qui rappelle trop Wolverine (pour le coté mauvais garçon brutal) et le Fauve voir Diablo pour l’aspect.

Le seul à réellement émerger est Fatalis 2099, qui évolue comme un poisson dans l’eau dans un univers excitant mêlant magie ancestrale et technologie informatique poussée.

Cette superbe synthèse est l’œuvre de Moore et est magnifiquement mise en valeur par le style soignée et colorée d’Alcatena.

On comprend au final que toutes les histoires et les personnages vont finir par converger face à l’ennemi commun : cet Asgard factice ou les dieux nordiques manipulent les humains dans l’intérêt de puissantes compagnies sans limite, et si il faut saluer cette louable tentative de réellement rénover de manière poussée les super héros, il faut également reconnaitre que ce « 2099, n°14 » manque tout de même globalement de saveur.

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