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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 20:52

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Cinq ans après son retour sur la scène du thrash et profitant du revival pour cette scène née dans les années 80, Kreator change de batteur, embauche Jürgen Reil à la place de Ventor et sort en 2005 « Ennemy of god ».

« Ennemy of god » poursuit dans la lignée des pochettes à sale gueule même si celle-ci est nettement plus réussie que le rouge criard hideux de « Violent revolution ».

Dés le premier morceau on se dit que quelque chose s’est passé en cinq ans (serait ce le changement de batteur ou un regain d’inspiration ?) car « Ennemy of god » débute à la vitesse d’un train express ivre de puissance, calant de formidables refrains dignes d’un Slayer des grands jours.

La surprise perdure avec « Impossible brutality» dont le rythme oscillant balance furieusement puis avec l’implacable « Suicide terrorist » véritable tornade d’acier estampillée 110% thrash metal.

On monte d’un cran dans la haine avec l’ultra agressif « World anarchy » aux riffs hacheurs de membres et on comprend alors que Kreator est venu pour mener une guerre sans compromis en donnant tout ce qu’il a dans le ventre.

La machine connait pourtant un sévère raté sur « Dystopia » dont la tentative de refrains « calmes » au milieu de l’habituelle furia germanique avorte.

Kreator pousse un peu plus loin l’incorporation de mélodies avec « Voices of the dead » même si le chant de Petrozza est absolument incapable de propager la moindre émotion.

On revient aux fondamentaux sur « Murder fantaisies » punchy mais trop similaire au style habituel de Slayer.

Kreator continue sa marche en avant en trajectoire rectiligne avec « When Death takes this dominion » un poil moins intense puis « One evil comes - a million follow » cuirassé jusqu’à la gueule.

Petite introduction acoustique avant grosses déflagrations sur « Dying race apocalypse » , artillerie lourde sur le nerveux et pugnace « Under a total blackened sky » avant de finir sur un mid tempo plein de rage sous pression « The ancient plague ».

En conclusion, « Ennemy of god » efface par sa puissance et son efficacité le jugement quelque peu négatif que j’avais pu émettre sur le retour de Kreator en 2001.

Certes presque aucune fioriture ou variation dans ce disque entièrement dévoué à la cause du thrash métal le plus dur mais plus d’intensité dans un engagement qu’on pourrait qualifier de maximal.

Principales faiblesses du groupe pour moi, la voix de Petrozza très pénible sur douze titres et cette affiliation trop proche d’un Slayer allemand.

Mais si on occulte ces deux faiblesses inhérentes à la nature profonde du groupe, il reste un album poids lourd, brutal et sans concession à qui on accordera le prix du mérite en raison de la formidable énergie dégagée.

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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