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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 20:03

3x men 1

 

 

Les X-men ont largement eu les honneurs de ce blog aussi était il étonnant de ne pas y trouver les chroniques des trois premières adaptations cinématographiques.

Sorti en 2000, « X-men » de Bryan Singer reçoit la difficile tache de lancer ce qui deviendra une des franchises les plus rentables de l’univers Marvel.

Le décor est rapidement posé, avec dans un monde ou certaines personnes ont reçu par mutation génétiques des super pouvoirs qui les font passer pour des menaces pour le gouvernement américain, deux attitudes philosophiques diamétralement opposées avec d’un coté, Erik Lensherr alias Magnéto (Ian Mc Kellen), maitre du magnétisme, partisan d’une guerre ou les mutants prendraient le dessus sur les humains, et le Professeur Charles Xavier (Patrick Stewart), puissant télépathe cloué dans un fauteuil roulant, partisan lui de dialogues et de cohabitation pacifique.

Le projet de loi du sénateur Kelly (Bruce Davison) visant à ficher tous les mutants, est le prétexte à une accélération du conflit latent et une montée en puissance des activités de Magnéto qui rassemble autour de sa personnalité charismatique d’autres mutants partageant ses vues comme le bestial Dents de sabre (Tyler Mane), la redoutable tueuse transformiste Mystik (Rebecca Romjin) ou le bondissant Crapaud (Ray Park).

Xavier lui se concentre sur son institut pour surdoués de New York, qui n’est en réalité qu’une façade pour recueillir les jeunes mutants et leur apprendre à maitriser leurs dons.

Malicia (Anna Paquin) une adolescente fragilisée par son embarrassant pouvoir qui lui fait absorber l’énergie vitale des gens par contact sur sa peau, fugue de son domicile vers le Canada ou elle rencontre Wolverine (Hugh Jackman) mutant marginal doté d’un pouvoir guérisseur, de sens animaux et de griffes acérées jaillissant de ses mains sur simple commande mentale.

Malgré son coté bourru et solitaire, Wolverine accepte de la prendre sous sa protection mais est malmené par une attaque surprise de son alter égo Dents de sabre.

Inconscient, Wolverine est secouru par Cyclope (James Marsden) capable de lancer une puissante rafale optique et Tornade (Halle Berry) maitresse des éléments.

Dents de sabre prend la fuite devant pareille opposition, et le duo Wolverine/Malicia est alors ramené à l’institut Xavier.

Si Malicia se plie apparemment de bonne grâce aux principes édictés par Xavier, Wolverine se montre beaucoup plus rebelle et instable, allant jusqu’à draguer le Dr Jean Grey (Famke Janssen) belle télépathe/télékinésiste qui l’examine et à provoquer Cyclope petit ami de celle-ci.

Malgré son échec Magnéto ne reste pas inactif et capture le sénateur Kelly sur lequel il expérimente avec semble t il succès un procédé révolutionnaire lui permettant de transformer les humains en mutants.

Doté à présent d’un épiderme élastique, Kelly échappe à ses ravisseurs, puis vient trouver mourant Charles Xavier.

En effet, le procédé provoque semble t il la mort du sujet.

Mais Magnéto n’a cure de ces dysfonctionnements et capture Malicia de nouveau en fugue, après une opération spectaculaire dans une gare, ou aidé de ses sbires il tient en échec Cyclope, Wolverine et Tornade.

On comprend alors l’importance de Malicia pour Magnéto car le procédé de mutation exige de lui une immense quantité d’énergie qui l’épuise.

En transférant une partie de ses pouvoirs dans Malicia, il espère ainsi que la jeune mutante convertisse les chefs d’états rassemblés pour un sommet international à New-York.

Bien sur le processus tuera Malicia.

Surmontant une défaillance de Xavier, dont l’ordinateur détecteur de mutant Cérébro a été piégé par Mystik, les X-men localisent Magnéto et se rendent sur la Statue de la liberté ou le maitre du magnétisme s’apprête à lancer ses ondes de conversion.

Comme prévu la lutte est acharnée entre bon et mauvais mutants.

Malgré leur capture, les X-men parviennent à desserrer l’emprise de Magnéto, Wolverine blessant grièvement Mystik après un terrible face à face dans le musée et Tornade triomphant du coriace Crapaud, tandis que Cyclope intervient à point nommé pour débarrasser Wolverine de Dents de sabre.

Au final, Wolverine détraque la machine de Magnéto et interrompt le processus fatal.

Le mutant renégat est alors capturé et emprisonné dans une prison en plastique, ou il affirme à Xavier sa volonté de poursuivre sa lutte.

Bon gré mal gré, Malicia qui a trouvé un petit ami en la personne de Bobby Drake/Iceberg et Wolverine rejoignent les X-men, le charme de ce dernier n’étant pas inefficace sur Jean.

Mais Wolverine hanté par son passé trouble, décide de se rendre au Canada pour chercher à explorer l’origine du squelette d’adamantium qui recouvre son corps.

En conclusion, « X-men » est un jolie introduction menée de main de maitre par le virtuose Singer.

L’histoire est habile, efficace, bien construite et permet d’exposer rapidement les problématiques.

Les effets spéciaux sont comme on pourrait s’en douter impressionnant, et le choix des acteurs remarquable, Hugh Jackman et Rebecca Romjin, crevant littéralement l’écran.
Début d’une longue saga, ce très bon cru pose à merveille le cadre, même si on pourrait lui reprocher un nombre volontairement réduit de supe-héros et un effacement marqué du personnage de Cyclope, plus consistant dans le comic-book.

Mais inutile de bouder son plaisir donc, ce premier X-men contribuera pour beaucoup comme le premier Spider-man de Sam Raimi, au succès des films de super héros qui envahissent encore maintenant nos écrans.

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 19:16

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Connu plus récemment par son remake réalisé par le réalisateur français Jean-François Richet, « Assaut » est pourtant bel et bien le second film de John Carpenter.

Sorti en 1976, « Assaut », met en scène le lieutenant de police Ethan Bishop (Austin Stocker), qui pour sa première mission se voit assigné à la surveillance d’un commissariat, le central 13 en plein déménagement à Anderson, un quartier mal famé de Los Angeles.

Bishop se rend sur place et prend contact avec les quelques policiers et secrétaires dont Leigh (Laurie Zimmer) assurant une permanence avant le transfert.

Dans le même temps, s’effectue le transfert de trois prisonniers très dangereux d’une prison à l’autre dont les personnages dominant sont le rebelle Napoleon Wilson (Darwin Joston) et Wells (Tony Burton), un noir athlétique.

Le lieutenant Starker (Charles Cyphers) supervise ce trajet en bus qui se déroule bien jusqu’à ce que l’un des prisonniers soit victime d’un malaise et les obligent à s’arrêter en catastrophe dans le commissariat de Bishop, qui devant l’urgence de la situation accepte de retenir les prisonniers le temps de trouver un médecin.

L’histoire se corse fortement lorsque, les Street thunder, un gang ultra violent de LA dérobe un stock d’armes de guerre important et tue par désœuvrement une petite fille qui avait simplement le malheur de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

Ivre de rage, Lawson (Martin West), le père de la jeune fille saisit une arme à feu, poursuit les gangsters et se fait justice lui-même en abattant l’un des chefs meurtriers.

Mais il est alors traqué par le gang et finit lui aussi par trouver refuge au central 13.

En état de choc, Lawson est pris en charge par Bishop qui ne se doute pas que les gangsters venus en masse sous fermement déterminés à prendre d’assaut le central pour extraire leur proie et l’éliminer.

Il réalise l’ampleur de la menace lorsque, les Street thunder abattent un sergent puis Starker et ses hommes qui s’apprêtaient à réembarquer les prisonniers dans son bus.

Un siège commence alors, et Bishop ne devant quasiment que compter que sur lui-même, comprend devant l’urgence de la situation, que les compétences de Wilson et Wells lui sont nécessaires.

Les deux prisonniers survivants au premier assaut sont alors libérés par Leigh et mis à contribution pour la défense du central.

Bien sur devant l’isolement du central, des voix divergentes ne tardent pas à s’élever pour livrer Lawson à ses bourreaux mais Bishop et Leigh s’y opposent fermement.

Un nouvel assaut est alors repoussé et Wells, qui tente de s’enfuir par les égouts est malheureusement abattu alors qu’il démarrait une voiture pour aller chercher du secours.

Wilson et Bishop anticipent alors une attaque du gang par les égouts pour piéger les assaillants dans un endroit confiné, allumer des fusées explosives et les décimer.

Au final, fort heureusement la disparition du convoi de Starker donne l’alerte aux autres forces de police qui finissent par tomber sur le central 13 et à secourir les assiégés mettant ainsi fin à cette situation délicate.

Malgré leurs antagonismes, Bishop et Wilson établissent une relation de respect réciproque à la sortie de cette terrible épreuve.

En conclusion, « Assaut » est un petit film fauché transposant dans un univers contemporain la trame de « Rio bravo » ou un shérif isolé doit lutter contre une horde de brutes venues libérer leur chef.

Malgré sa violence, le film demeure assez plat et prévisible.

Le jeu des acteurs est moyen voir médiocre et seul Stoker se sort honorablement de l’entreprise.

On retrouve également la marque de fabrique du réalisateur surestimé, à savoir cette musique de synthétiseur aujourd’hui affreusement datée.

Film culte pour certain, « Assaut » m’a déçu par son manque d’intensité.

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 12:52

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Suite logique du premier tome, « La vie sur le Mississipi, tome 2 » de Mark Twain, continue de décrire les impressions personnelles de l’auteur revenant vingt ans après sur le fleuve ou il exercera son premier métier de pilote de bateaux à vapeur.

Le lecteur est alors invité à le suivre dans la descente d’un fleuve ou la navigation à vapeur à quasiment disparue depuis, remplacée par de nouveaux modes de locomotions plus rentables.

Le tracé du fleuve ayant été remodelé par l’homme ou les mouvements naturels, certaines iles ou passages fameux enfouis dans sa mémoire ont à présent disparu.

Alors Twain se concentre sur la description des villes de la partie inférieure du fleuve de Saint Louis à la Nouvelle Orléans, avec pour la plupart une belle croissance économique due principalement à la leur proximité avec le fleuve.

Passant de bateaux en bateaux, Twain s’amuse à se faire passer pour un touriste et déjoue les innombrables mensonges des pilotes de navires qui réinventent l’histoire du fleuve à leur guise.

En plus des crues dévastatrices du fleuve, capable de ravager des villes entières et des importants travaux de terrassement pour tenter de réguler ses mouvements, en 1883, l’ombre de la guerre de Sécession hante encore les mémoires et le livre contient une part importante de réflexion autour de quelques lieux célèbres de batailles navales, comme le fameux siège de la ville fortifiée de Vicksburg, bastion stratégique pour le contrôle de la navigation sur le Mississipi ou la curieuse histoire de Karl Ritter, vieil homme malade d‘origine allemande, ayant traqué pendant plusieurs années deux soldats assassins de sa famille jusqu’à obtenir vengeance.

Comme dans le premier tome, Twain porte un regard critique sur les récits de voyages de ses prédécesseurs étrangers (Mrs Trollotope, Charles Dickens) et relate des anecdotes concernant des personnages mémorables comme le gangster Murel, organisateur d’un trafic d’esclaves, Backus faux éleveur passé maitre dans l’art de dépouiller les escrocs aux jeux de cartes ou encore le prisonnier Williams, tentant par la publication d’une fausse lettre de repentance d’émouvoir l’opinion publique sur son sort et obtenir une grâce.

Le lecteur suit la pensée de l’écrivain, voguant à son rythme sur le fleuve, découvrant des villes aux noms étranges (Cairo, Memphis, Napoléon) et la concurrence de Cincinnati, puissante ville industrielle sur l’affluent de l’Ohio.

Twain se fait sociologue pour analyser en profondeur la population sudiste, se montrant impitoyable avec son gout du romantisme médiéval toc inspiré par l’écrivain Sir Walter Scott, narrant son gout des combats de coq ou des courses de mulets, mais aussi son plus fort sentiment individuel lié à l’éparpillement de la population sur un vaste territoire et à la difficulté d’obtenir une union pour faire respecter des lois trop souvent bravées par des criminels endurcis.

La Nouvelle-Orléans reçoit un traitement à peine plus poussé que les autres métropoles du fleuve, l’auteur y décrivant tout juste ses particularités architecturales et l’influence hispano-française s’expriment dans la fameuse procession du carnaval du Mardi gras.

Dans son retour vers le passé, Twain croise forcément d’anciens pilotes reconvertis à mi temps en fermier avec un succès plus que mitigé et replonge avec émotion dans ses souvenirs d’enfance à l’occasion d’un retour dans sa ville natale de Hannibal dans le Missouri.

Le livre termine sur une exploration de la partie nord du fleuve, au dessus de Saint Louis, habituellement délaissée par les voyageurs étrangers.

Ceci est l’occasion de découvrir au milieu de récits de légendes indiennes et de lutte contre une crue dévastatrice, de superbes paysages et les villes assez peu connues de Davenport, Saint Paul puis Minneapolis devenue aujourd’hui une ville prospère économiquement.

En conclusion, « La vie sur le Mississipi, tome 2 » est un ouvrage instructif mais un peu trop long et parfois beaucoup trop décousu.

Twain ne semble pas vraiment avoir de ligne directrice et plutôt se laisser porter par les pensées surgissant au cours de son retour aux sources.

L’alternance entre descriptions répétitives de villes d’importance moyenne, d’anecdotes du passé  ou de réflexions toutes personnelles rend donc la lecture du livre assez difficile et il n’est pas rare de décrocher en cours de route.

Bien sur, on appréciera les aspects nostalgiques et redécouverte de l’entreprise, tout en préférant le premier tome, plus riche en aventures avec les difficultés inhérentes à l’apprentissage du pilotage de monstres à vapeur lancés sur un géant fluvial puissant et traitre.

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 21:52

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De l’autre coté temporel de la courte carrière discographique des Pixies, figure « Trompe le monde » , quatrième et dernier album du groupe sorti en 1991, juste avant l’explosion de leur fils illégitime, Nirvana.

Avec son titre français et sa pochette bizarroïde vous regardant d’un mauvais œil, « Trompe le monde » débute en souplesse avec « Trompe le monde » qui combine adroitement vocaux mélodiques, riffs appuyés et batterie soutenue.

La suite est ensuite d’un tout autre acabit et bascule progressivement dans le métal le plus explosif avec le bien nommé « Planet of sound » sur lequel Frank Black pousse sa voix au maximum.

On retrouve plus de fluidité mais toujours beaucoup de vitesse sur le plaisant « Alec Eiffel » qui contient pour moi tous les attributs d’un tube rock écrasant avec notamment la petite touche de clavier supplémentaire de Eric Drew Feldman.

Comme son nom l’indique, « Sad punk » commence par un formidable défouloir punk ultra agressif avant de se calmer fortement dans sa seconde partie.

« Head on » reprise de The Jesus and Mary Chain contient également quelques velléités punk habilement canalisées pour produire un rock riche et puissant très agréable à l’écoute.

Le ton (et le niveau) baisse d’un cran sur « U-mass » lourd et emprunté,  reprend du lustre sur « Palace of the Brine » enchainé d’un « Letter to Memphis » qui fait la part belle aux guitares.

Quoi de mieux alors que de déguster un savoureux tube, « Bird dream of the Olympus Mons », sorte de synthèse parfaite de ce qu’un groupe de rock parfaitement inspiré peut produire au sommet de son art ?

« Space (I believe in) » est un morceau assez étrange aux multiples ambiances et aux refrains scandés, tandis que « Subbacultcha » glisse sans trop se faire remarquer.

Les Pixies continuent d’aligner les titres nerveux comme le court et rageur « Distance equals rate time time » ou le véloce « Lovely day »  puis optent finalement pour une conclusion plus douce avec « Motorway to Roswell » et  « The Navajo know » plus intimes et atmosphériques.

En conclusion, pour un épilogue, « Trompe le monde » n’a rien d’un album moribond et fait preuve d’une vigueur exceptionnelle.

Armés d’un son incroyablement puissant et fluide, les Pixies donnent tout ce qu’ils ont et accouchent d’une bombe power rock lorgnant fortement vers le punk et le métal.

La finesse mélodique et l’approche radio en prennent sans doute un coup, mais l’amateur de gros son lui en prend plein les oreilles et se régale de pareille débauche de décibels produites par des guitares aussi aiguisées et aussi bien maniées.

Avec ce « Trompe la mort » puissant et conquérant, les Pixies laissent donc une place encore chaude pour leur successeurs du Grunge, mais également des monceaux de regrets pour leur fan-base, qui leur attribueront par la suite un statut de groupe culte.

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Published by Seth - dans Rock
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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 20:05

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Rien de tel qu’un peu de musique pour terminer en pente douce une intense semaine de labeur.

Voici donc « Surfer rosa » premier album d’un groupe américain culte de Boston relativement peu connu, Pixies.

Sorti en 1988, « Surfer rosa » et sa superbe pochette sexy représentant une sculpturale danseuse de flamenco dénudée, est le résultat d’efforts du grassouillet Frank Black (guitare/chant) âme créative du groupe, Joey Santiago (guitare), Kim Deal (basse) et David Lovering (batterie).

On débute par « Bone machine » mid tempo trainant doté d’un riff remarquable répété à l’envie.

Le second morceau, « Bone machine » raffinant sa structure en lui ajoutant des aspects mélodiques tout en conservant des riffs toujours prenant est plus réussi.

Pixies révèle ensuite ses influences punk en accélérant la cadence sur le court instrumental « Something against you » beaucoup plus violent.

Le sentiment d’urgence punk est dupliqué sur « Broken face » court et direct puis Black laisse le micro à Deal, le temps d’un « Gigantic » plus cadré.

Avec ses riffs distordus, ses voix masculines et féminines enchevêtrées, son équilibre fragile oscillant entre mélodie et violence, « River euphrates » caractérise parfaitement le style du groupe avant que ne déboule son premier grand tube commercial « Where is my mind ? » titre posé dopé par de grands chœurs emphatiques.

Lui succédant « Cactus » porté par une dynamique sourde se montre plus aride puis laisse la place à un nouvel éclat rock « Tony’s theme » beaucoup plus vivant et offensif dans ses attaques de guitares et dans le chant du duo Black/Deal.

Assez déroutant, Pixies aligne un « Oh my golly ! » bancal et médiocre, puis « Studio interlude » complètement bordélique et difficile à supporter.

L’auditeur se fait donc aspirer par le maelstrom punk-rock expérimental très intense de « Vamos » puis retombe abruptement sur « I’m amazed » et « Brick is red » particulièrement lents et transparents.

Toujours surprenant, lorsqu’on s’y attend le moins, le groupe place quelques coups de griffe bien sentis sur « Caribou » hymne rock ultra intense et les supersoniques punk « Vamos » et « Isla de Encanta » chantés en espagnol.

On calme le jeu avec « Ed is dead » au jeu de guitare planant néanmoins bigrement efficace puis s’envole sur « The Holiday song » irrésistible tube rock soutenu et mélodique.

Pixies tiennent fermement la cadence jusqu’à la fin du disque en poussant un « Nimrod’s son » enlevé, réintroduisent le chant féminin flirtant avec le hip hop sur « I’ve been tired » pour finir d’achever l’auditeur par un « Levitate me » nouveau tube doté de mélodies terriblement accrocheuses.

En conclusion, encensé par la critique rock « Surfer rosa » est une petite bombe de créativité qui fit sensation en son temps.

Bien entendu, impossible de ne pas avoir de déchet sur 21 morceaux comprenant autant de prise de risque mais il parait impossible de ne pas succomber au talent de songwriting de Frank Black et à sa redoutable habileté guitare en main.

En conservant des structures simples, Pixies parvient à engendrer un style musical au carrefour de la pop, du rock et du punk.

L’influence de Pixies sur Nirvana est connue de longue date et l’audacieux « Surfer rosa » confirme la filiation directe entre les deux groupes.

Parfois déroutant, irritant ou peu facile d’accès, « Surfer rosa » continent forcément des chansons qui finiront par toucher n’importe quel amateur de rock.

Plus de vingt cinq ans après, le respect demeure …

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 22:29

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Nous abordons à présent la quatrième et dernière partie de « The civil war » décomposée en trois parties de durées sensiblement égales.

Dans la première d’entre elles, « 1864, terre sanctifiée », après une dernière contre attaque sudiste osée du général Early qui tente de prendre sans succès Washington et un hommage appuyé au lieutenant général Nathan Bedford Forrest, expert en charges de cavalerie tonitruantes et accessoirement fondateur du Klux Klux Klan, la situation s’enlise toujours autour des sièges de Petersburg et Atlanta.

A Petersburg, le général Burnside se couvre de ridicule en tentant de dynamiter les galeries sudistes, mais son initiative se solde par le massacre de ses hommes dans un cratère géant et son limogeage.

A Atlanta, Sherman se voit opposer un autre adversaire, le belliqueux Hood en lieu et place du stratège Johnston dont les atermoiements ont fini par irriter le président Davis.

La bataille est terrible et Sherman finit en déployant courage et pugnacité par prendre la ville, ce qui permet à Abraham Lincoln d’être réélu président des Etats-Unis en battant son ancien général Mc Clellan.

La guerre amène son lot inévitable d’histoires d’espionnage, d’hommes d’affaires peu scrupuleux vendant n’importe quel matériel aux armées des deux camps, mais plus grave encore de brutes sanguinaires comme Bill Anderson (patron du bandit Jesse James), qui utilisent le chaos du conflit pour donner libre court à leurs pulsions psychopathiques.

Le summum de l’horreur est toutefois atteint dans le camps de concentration de Andersonville (Géorgie) ou des milliers de prisonniers nordistes croupissent dans des conditions de vie proches de ceux des juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Après des images particulièrement choquantes de squelettes humains, cette partie se solde par l’émouvant défilement de portraits de jeunes et vigoureux officiers morts au combat et par l’annonce du choix par un général nordiste de la propriété du général Lee à Arlington pour créer un nouveau cimetière nordiste.

Dans « 1865, la guerre c’est l’enfer » un regain de violence est observé avec la poussée victorieuse de Sherman vers la mer qui prend la ville de Savannah après avoir ravagé toutes les villes, champs et voies ferrées sur son passage puis se tournant vers la Caroline du Sud en réussissant par des prouesses de génie civil à franchir des marais réputés infranchissables.

Véritable ange vengeur, Sherman punit la ville de Charleston, bastion de la rébellion sudiste, puis menace Richmond, qui a du se résoudre à enrôler des noirs pour tenter de gonfler les rangs de son armée.

Lincoln fait voter un amendement célèbre prononçant l’abolition de l’esclavage et veille à garder à l’esprit une politique de respect et de possible conciliation avec le camps ennemi, tandis qu’un obscur acteur du nom de John Wilkes Booth, prépare avec obstination un complot visant  à l’assassiner.

Le grand choc de la guerre entre Lee et Grant a finalement lieu et Grant finit par affaiblir progressivement son adversaire en jouant sur ses ressources en hommes nettement supérieures.

Grant conquiert Petersburg après une résistance farouche du camps adverse composé parfois de soldats adolescents ou vieillards.

Sous la pression de Grant et Sherman, Richmond tombe et reçoit la visite de Lincoln, accueilli en héros par les noirs fraichement émancipés.

Traqué par Grant vers l’Ouest, Lee fuit et finit malgré une résistance farouche à se résoudre à capituler devant son rival.

Le reddition de Lee a lieu dans la petite ville de Appomattox et scelle la fin de la résistance du Sud, même si son président Jefferson Davis tentera encore de fuir vers l’Ouest avant d’être finalement capturé et emprisonné en 1865.

« 1865, les meilleurs anges de notre nature » la dernière partie de cette saga arrive enfin avec le temps des bilans dressés par les historiens, avec l’unité retrouvé autour de la Nation, la difficile émancipation des Noirs, certes libres mais très pauvres, et ayant les plus grandes difficultés à faire valoir leurs droits.

Lincoln ne peut jouir longtemps de son triomphe, et est malheureusement assassiné dans un théâtre de Philadelphie par Booth, qui sera tué en cavale et dont les complices seront pendus.

La mort de l’humaniste Lincoln est un drame terrible pour la nation américaine.

Avec le temps, les soldats rescapés des grandes batailles deviennent des symboles vivants et relatent avec plaisir leurs hauts faits d’armes.

Refusant toute compromission et carrière politique, Sherman continue de vivre en soldat en combattant les indiens et reçoit un bel hommage posthume de son adversaire Johnston qui décèdera peu après, Pickett hanté par le poids de son terrible échec à Gettysburg sombre dans la dépression, Lee contrairement à Davis réfractaire jusqu’à sa mort, rejoint l’unité nationale mais le destin le plus émouvant est celui de Grant, élu président des Etats Unis, mais replongeant dans ses terribles échec personnels, avec une gestion calamiteuse de ses finances.

Ruiné et se sachant condamné par un cancer de la gorge, Grant décide de se retirer pour écrire ses mémoires et ainsi assurer la fortune de sa famille avant sa mort.

En conclusion, la quatrième partie de « The civil war » ne dépareille pas face aux trois autres.

Les batailles sont certes un peu moins dramatiques que lors des épisodes précédents, mais comment ignorer le destin hors du commun des généraux et politiciens de l’époque, hommes d’exception engendrés par des conditions historiques exceptionnelles ?

Difficile de ne pas penser à un prélude de la Première guerre mondiale, avec les tranchées, artilleries, charges sanglantes sous les balles et plus étonnant encore … camps de concentration ou des résidus d’humains ont expiré lentement dans des conditions proches de l’enfer.

Difficile aussi de ne pas être ému aux larmes par certains témoignages ….

Alliant la grandeur de cette épopée sanglante surnaturelle (qui fit 620 000 morts) et donna lieu à des faits d’armes surhumains et douleur intime simples particuliers pris dans la tourmente, « The civil war » reste un documentaire particulièrement fascinant, et permet aux passionnés (comme moi) de se régaler durant les 11h de films d’archives permettant de mieux percevoir la puissance émotionnelle pure de ce conflit.

Un chef d’œuvre à l’état pur pour votre serviteur donc.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 19:27

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Sans doute sont ce les lectures de Mark Twain, mais l’évocation des Etats Unis au XIX ième siècle, m’a redonné envie de m’attaquer à la troisième partie de  l’immense monument de « The civil war » du  Ken Burns, célèbre série historique consacrée à la Guerre de Sécession américaine.

Les intervenants de cette troisième partie sont sensiblement les mêmes,
les historiens Shelby Foote, Ed Bearss et Barbara Field dont les analyses complètent les témoignages écrits des soldats de l’époque (le nordiste Elijah Hunt Rodes et le sudiste Samuel Watkins) mais aussi des descendants des protagonistes de l’époque comme la petite fille de Alex Turner, un ancien esclave noir du Sud devenu soldat pour l’Union.

Le premier Dvd intitulé sobrement « 1863, les Batailles » attaque fort par la mythique bataille de Gettysburg (Pennsylvanie) ou s’affrontent pendant trois jours les Confédérés (72000 hommes) dirigés par Robert Lee et les forces de l’Union enemnés, 94 000 hommes par George Gordon Meade.

La lutte d’une intensité inouïe, a pour cadre les collines de la ville prises d’assauts ou âprement défendus alternativement par les deux camps.

Entre canonnades sévères pour déstabiliser les lignes adverses, défenses héroïques du colonel Chamberlain et charge massive quasi suicidaire des confédérés emmenés par Pickett, la balance finit par être défavorable à Lee, qui privé de ses brillants cavaliers Jackson et Stuart (partiellement) perd un nombre plus important d’homme que son adversaire, ce qui le contraint à la retraite.

Avec ses 51 000 hommes blessés ou morts, la bataille de Gettysburg, sommet de violence militaire et synonyme de Verdun américain est le tournant de la guerre, car elle stoppe net les velléités de Lee pour frapper le Nord des Etats-Unis et va ensuite conduire l’armée des Confédérés à une stratégie de repli pour défendre ses propres villes.

En effet dans le même temps, le général Grant épaulé par Sherman parvient après un siège acharné de 48 jours à faire chuter la forteresse navale de Vicksburg et donne à l’Union le contrôle hautement stratégique du fleuve Mississippi.

Le reportage s’attarde sur les témoignages poignants de civils, comme les infirmières militaires témoins de l’horrible situations des blessés de guerre mais relate aussi les émeutes ultra violentes de la communauté irlandaise new yorkaise contre la population noire, à l’annonce de la conscription obligatoire.

A partir de 1863, les noirs sont admis pour incorporer l’armée de l’Union et viennent ainsi creuser davantage le rapport démographique disproportionné entre Nord et Sud.

En Septembre, les Confédérés de Bragg et Longstreet bloquent les Nordistes à Chickamauga (Tenessee) mais sont ensuite vaincu par Grant à Chattanooga deux mois après qui accentue une poussée qui semble inexorable.

La première partie se clôt par le discours de Lincoln pour rendre hommage aux sacrifices des soldats nordistes à Gettysburg.
Dans la seconde partie intitulée « 1964, la vallée de l’ombre et de la mort », les combats se rapprochent des centres de décisions politiques et militaires sudistes, Richmond et Atlanta.

On comprend que les deux meilleurs généraux des deux camps, Grant et Lee vont devoir à un moment ou un autre livrer un combat décisif pour l’issue de la guerre.

C’est pourquoi Burns s’attarde longuement sur les parcours et personnalités des deux héros de la guerre.

Issu d’un milieu assez modeste (père tanneur), Grant bien qu’ayant fait Wespoint, s’est surtout illustré par une parcours médiocre, avec un départ de l’armée après le conflit contre le Mexique, une carrière catastrophique dans le mondes affaire ou il côtoie la misère.

Homme simple, modeste et parfois fragile avec notamment un penchant occasionnel pour la boisson, Grant se révèlera pourtant dans le conflit comme un général exceptionnel, doté d’un grand courage, d’une intense capacité de concentration et surtout d’une grande clairvoyance dans les moments les plus critiques.

De son coté, Lee est issu d’une riche famille du sud des Etats Unis proche du pouvoir politique.

Excellent élève à Wespoint, le froid et austère Lee reste fidèle au moment de la guerre à son état natal et se révèle un génie militaire, capable par ses manœuvres audacieuses de triompher d’adversaires plus nombreux.

Grant prend la décision de l’offensive et avance inexorablement à l’intérieur du sud, en s’appuyant sur Sherman, Siegel, Buttler, Meade pour lancer des attaques simultanées contre son rival.

Malgré le sabotage des ponts et des tunnels ne parviennent pas à le retarder et de lourdes pertes lors de la bataille de la foret de la Wilderness en flammes à cause des combats, Grant ne recule pas, enchainant les assauts d’une grande violence contre son rival afin de le rendre rapidement à cours d’hommes et matériels.

A Cold Harbor, Grant commet une erreur stratégique qui lui fait perdre 7000 hommes lancés pour prendre des positions fortifiées de Lee.

Malgré les critiques contre sa stratégie offensive, Grant continue de pourchasser Lee autour de Richmond puis Petersburg, ou les deux armées s’enterrent dans une longue guerre de positions avec creusement de tranchées et canonnades particulièrement meurtrières durant lesquels Chamberlain est griévement bléssé.

Une nouvelle fois, Burns s’attardent sur les témoignages recueillis dans les hôpitaux militaires, notamment celui du poète Walt Whitman, qui essaya de réconforter les malades et mourants par ses talents oratoires.

Devant l’impasse entre Grant et Lee, l’attention se tourne vers le général Sherman, homme de terrain énergique voir autoritaire, animé d’une farouche détermination.

Sa mission de prendre Atlanta le force à affronter le général sudiste Johnston sur fond d’élections durant lesquelles Lincoln va tenter sans grand espoir de se faire réélire.

De manière similaire au duel Grant-Lee, Sherman ayant accusé de fortes pertes et incapable de prendre un avantage décisif sur son adversaire, est contraint de s’arreter aux portes d’Atlanta.

En conclusion, le cap est toujours fermement gardé dans ce troisième volume de « The civil war » dont la partie la plus interessante est contenue dans la bataille devenue légendaire de Gettysburg.

Les quelques photos du champs de bataille parlent d’elles-meme, montrant sans fard, les cadavres des hommes, des chevaux mais aussi parfois leurs squelettes.

Sans doute plus insupportable encore sont les visages inquiets ou résignés des bléssés, atrocement mutilés mais traités dans les hôpitaux ou se dévouent des médecins et infirmières habitées d’une mission les dépassant.

Outre les brillants faits d’armes et l’irréalité de la violence des combats avec parfois plusieurs milliers d’hommes fauchés en quelques minutes, le récit se montre également captivant par l’analyse croisées des personnalités militaires du conflit, notamment Ulysse Grant, superbe looser de la vie civile se révélant finalement le meilleur atout de Lincoln dans sa lutte face au quasi invincible Lee.

On quitte donc ce troisième volet en se disant que le conflit a semble t il définitivement basculé, et se dirige au prix encore de nombreuses morts, vers son dénoument.

Difficile en revanche de ne pas s’aplatir devant de tels morceaux d’histoire.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 15:08

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Mark Twain toujours mais abordé ici sous un angle moins connu avec « La vie sur le Mississipi, tome un ».

Publié en 1883, « La vie sur le Mississipi, tome un » est un roman autobiographique racontant les jeunes années de l’écrivain quand au début des années 60, il s’embarqua sur le fleuve Mississipi l’esprit enfiévré par les récits d’expéditions fluviales avec dans l’idée d’aller explorer l’Amazone.

Mais arrivé sur ce qu’il appelle le grand fleuve, Twain va demeurer fasciné par la vie des pilotes des navires à vapeur transportant marchandises et passagers, sur un des plus grand cours d’eau du monde, prenant son lit au nord des Etats Unis (Minnesota) pour descendre se jeter dans le Golfe du Mexique après un long périple de plus de 3000 kilomètres, au cours duquel il est rejoint par trois principaux affluents, l’Ohio, l’Arkansas et le tumultueux Missouri.

Twain va tout d’abord rappeler l’importance géographique et historique du fleuve découvert officiellement par le français De la Salle sous Louis XIV, qui instaure la tradition d’une importante présence française dans cette vaste région.

Mais la partie la plus intéressante du récit est consiste dans tous les anecdotes glanées par Twain auprès des équipages de navires à vapeurs, avec bien un mélange de science de la navigation se transmettant par compagnonnage de pilotes en pilotes, mais aussi son lot de superstitions permettant d’expliquer les dangers d’un fleuve au tracé mouvant dont les crues et décrues peuvent s’avérer dramatiques pour les populations s’étant établies sur ses rives.

Pris en charge par le pilote Horace Bixby, Twain va s’initier au dur apprentissage de son nouveau métier, avec un intense travail de mémorisation de chaque méandre du fleuve, iles, collines, bois, rochers susceptibles de receler d’invisibles pièges pouvant s’avérer mortels pour le pilote non aguerri.

Outre l’échouage pur et simple, une autre menace demeure les multiples petites embarcations sillonnant non éclairée de nuit le fleuve en sens inverse, avec d’importants risques d’accrochages et de conflits réglés parfois à coups de fusils.

On comprend qu’à l’époque les pilotes par leurs compétences élevées étaient les maitres absolus de la navigation et leur autorité en la matière n’était contestée par personne, surtout pas le capitaine du navire.

Rapidement une association de pilote se forma afin de garantir un salaire minimum d’embauche, d’indemniser les pilotes au chômage ou les familles orphelines.

Tout d’abord moqués par les patrons, l’association acquit peut à peu une position dominante lorsque le besoin en pilotes devint plus grand en raison de l’accroissement des flux de marchandises sur le fleuve.

En liaison avec les compagnies d’assurances, elle imposa donc ses conditions aux patrons de vapeur, relevant les salaires et excluant impitoyablement les pilotes voulant rester indépendants.
Ce monopole fut finalement brisé par la Guerre de Sécession qui éclata, qui ralentit considérablement l’activité économique, mais également par l’avènement du transport par chemin de fer, plus rapide, de longs convois de barges finissant par achever de tuer le transport par navires à vapeur.

Puis le récit se poursuit par une anecdote relatant un rapport conflictuel entre Twain et un pilote nommé Brown, avec au final l’exclusion par le capitaine de cet homme brutal et stupide après qu’il en fut venu aux mains avec Twain, transformé en souffre douleur durant une trop longue traversée.

Le premier tome s’achève par la description d’un horrible accident de vapeur, avec une série de violentes explosions dans les cheminées et le propre frère de Twain, Henry finissant par mourir dans un hôpital ou étaient soignés les blessés, souvent affreusement brulés ou mutilés.

En conclusion, « La vie sur le Mississipi, tome un » est une très agréable découverte, permettant de suivre par le talent narratif de Mark Twain, tout le charme pittoresque et forcément suranné de la navigation sur ces immenses monstres à vapeur, qui sillonnaient à leur risques et périls, un des fleuves les plus puissants du monde : le mythique Mississipi.

On ne peut donc malgré l'utilsiation d'un vocabulaire maritime technique parfois aride, que vibrer à l’évocation de ce passé nostalgique, ou forcément l’auteur du haut de ses jeunes années, se voyait le maitre du monde à la barre d’un immense navire à vapeur.

Un ouvrage d’aventures de qualité donc, sentant bon le sud des Etats-Unis avec la vie rude des marins fluviaux du début du XIX ième siècle.

Bien évidemment, le lecteur avide ne peut qu’en redemander …

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 14:44

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Nous restons dans l’univers asiatique et martial avec « Les sept samouraïs » d’Akira Kurosawa.

Réalisé en noir et blanc en 1954, « Les sept samouraïs » est une longue fresque épique de plus de 3 heures qui inspira le célèbre western de John Sturges.

L’histoire se déroule dans le japon féodal du XVI ième siècle ou un village de paysans est régulièrement rançonné par une bande de quarante brigands doté d’armes et de chevaux rapides.

Acculés à la famine et désespérés, les paysans consultent Gisaku (Kokuten Kodo) l’ancien du village qui faisant appel à sa mémoire, leur conseille de faire appel à des mercenaires samouraï  pour défendre leurs biens.

Le plus énergique des villageois, Rikichi (Yoshio Tsuchiya), pousse son collègue Manzo (Kamatari Fujiwara) à écouter les conseils de l’ancien et se rendre en ville pour trouver des samouraï désargentés ou désintéressés acceptant de vendre leurs services pour quelques bols de riz offerts pas de pauvres paysans.

La quête est longue, pénible et frustrante, la plupart des samouraï refusant énergiquement de risquer leur vie pour trois fois rien.

Puis la chance tourne, et les paysans parviennent à convaincre Kanbei (Takashi Shimura), un vieux samouraï qui a impressionné la foule en tuant un voleur ayant pris en otage un enfant.

Kanbei utilise son expérience et son réseau de connaissances pour recruter d’autres samouraï et arrive ensuite au nombre de sept.

Le panel est assez large, le souriant Gorobei (Yoshio Inaba) et son compagnon Shichiroji (Daisuke Kato) acceptent par amitié pour Kanbei, Katsushiro (Isao Kimura), le plus jeune, réussit par sa motivation sans faille à convaincre Kanbei, l’excentrique Kikuchiyo (Toshiro Mifune) par son énergie et sa hargne sans limites, Heihachi pour son honnêteté et sa bonne humeur, ou encore Kyuzo (Seiji Miyaguchi), impressionnant de maitrise qui tue un homme en duel au sabre.

Les samouraï se rendent ensuite au village, dont les femmes ont été cachées par crainte de la mauvaise réputation de leur mauvaise réputation.

Cette méfiance n’empêche pas Katsushiro de nouer une relation secrète avec Shino (Keiko Tsushima) la fille de Manzo dont les cheveux ont pourtant été coupé pour lui faire ressembler à un garçon.

Sur place, Kanbei organise en stratège un plan de défense du village, construisant des palissades de rodins, inondant une partie des champs pour les rendre inaccessibles aux attaques de chevaux et surtout entrainant les paysans au maniement de bambous effilés.

Il apparait particulièrement difficile de gérer le caractère fantasque de Kikuchiyo qui explose de colère en trouvant  dans les maisons des armes de samouraï en déroute tués par les paysans ou bien éprouve les plus grandes peines à se plier à la discipline militaire.

Après avoir capturé puis tué trois éclaireurs, les villageois prennent confiance en leurs capacités de combattants.

Kanbei a alors l’idée de lancer une attaque surprise contre le camps des brigands, d’incendier leurs maisons et d’en tuer quelques uns pour réduire leur nombre et rééquilibrer ainsi le rapport des forces.

L’attaque aboutit à la mort de Heihachi, tué par un tir de fusil alors qu’il cherchait à secourir empêcher Rikichi de rejoindre sa femme prises au piège d’une maison en flammes.

Cette mort du bon Heihachi a pour effet de galvaniser la résistance et les vagues d’assauts de cavalerie des brigands se heurtent à la défense impitoyable de Kanbei, qui laisse quelques cavaliers pénétrer dans le camps pour se faire encercler et piquer par les paysans, et repousse ensuite vaillamment avec ses hommes les autres assauts.

A ce jeu, les pertes des assaillants sont lourdes et le commandant de la bande doit punir les déserteurs de mort pour conserver la cohésion de son groupe.

Bien sur, des morts surviennent aussi dans le camps des paysans, ainsi la maison de l’ancien est brulée, provoquant ainsi sa mort.

Les deux plus brillantes individualités restent Kyuzo et Kikuchiyo qui avec des méthodes différentes parviennent à s’infiltrer en solitaire dans les rangs ennemis, à leur infliger de cruelles pertes et à leur dérober quelques fusils.

Avec la fatigue et l’affamement, les paysans se préparent pour le dernier assaut.

Shino est surprise par son père offensé après s’être donnée à Katsushiro et il faut toute l’aura de Kanbei pour l’empêcher de la battre à mort.

La dernière attaque de la bande est la plus violente car la plus désespérée.

Usant de leurs arcs, les brigands parviennent à forcer le passage et à faire beaucoup de victimes chez les défenseurs.

La lutte se poursuit donc dans l’enceinte même du village dans un close combat à mort.

Le samouraïs meurent les uns après les autres, la mort de Kikuchiyo qui parvient à tuer le chef de la bande ennemi après avoir été touché à l’abdomen par une balle, étant la plus héroïque.

Seuls survivent Kanbei, Shichiroji et Katsushiro, qui ne peut que constater l’impossibilité de sa relation avec Shino.

Philosophe, Kanbei constate que de ce combat, seuls les paysans sont vainqueurs.

Le film se termine sur un plan fixe des quatre tombes de samouraï morts au combat.

En conclusion, malgré son âge vénérable, l’aspect hermétique des dialogues en japonais et sa durée excessive, « Les sept samouraïs » vaut tout de même largement le coup d’œil.

On ne retrouve certes pas la flamboyance des stars hollywoodiennes des années 60, mais plutôt une film d’une grande intelligence, d’une grande intensité et d’une puissance narrative hors normes.

Impossible en effet de ne pas s’attacher aux personnages proposés, notamment Shimura au visage d’une bonté rayonnante ou Mifune, génial dans son rôle de fou au cœur plus vaste que la mer du Japon.

Avec sa morale simple mais forte (le désintéressement, le sens du sacrifice, l’intérêt collectif plus fort que l’égoïsme et la cupidité ) et son brillant jeu d‘acteurs, « Les sept samouraïs » tient en haleine sur la durée et réserve d’âpres scènes de batailles médiévales au sabre.

A considérer donc au même niveau (voir plus ?) que le superbe western de Sturges.

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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 12:56

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Voici un petit clin d’œil aux trentenaires fans de manga des années 80 avec « Hokuto no Ken 2, l’héritier du Hokuto » film d’animation de Takahiro Imamura.

Sorti en 2007 au Japon et 2010 en France, « Hokuto no Ken 2, l’héritier du Hokuto »  succède au premier de la série « Hokuto no Ken 1, l’ère de Raoh » sorti deux ans auparavant et même fugacement distribué dans les salles de cinéma françaises.

L’univers de Ken le survivant est bien connu des fans de manga : une ère post nucléaire apocalyptique fortement influencée par Mad Max dans laquelle les quelques survivants humains se débattent comme ils peuvent au milieu des décombres de la civilisation et des attaques incessantes de bande de voyous au look punk/heavy metal.

Dans ce second opus, Raoh (Pascal Casanova) s’est autoproclamé empereur et a étendu par la force son règne sur ce qui resre du monde vivant.

Doté d’un physique colossal rehaussé par le puissant cheval noir sur lequel il aime à monter, Raoh  possède une maitrise des arts martiaux telle qu’il est pratiquement invincible en combat singulier.

Son autorité indéniable lui a permis d’enrôler des bandes de brutes sanguinaires qu’il dirige par la terreur pour assouvir ses rêves de domination absolue.

Raoh n’a que faire des apparitions de son frère mort de maladie Toki (Renaud Heine) le pacifiste, qui tente de lui expliquer en rêve son dévoiement.

Face à lui son dresse son frère cadet, Kenshiro (Fréderic Souterelle), qui a lui aussi suivi les même enseignements martiaux auprès de leur maitre Ryuken, la fameuse école du Hokuto Shinken, qui assure par des techniques de combat permettant de frapper les points vitaux du corps humain, une quasi invincibilité à ses disciples.

Taciturne et solitaire, Kenshiro estime depuis la mort de sa bien aimée Julia (Marie Diot) avoir une dette envers les populations civiles et n’hésite pas à s’opposer ouvertement à son frère en décimant ses hommes.

Pour tromper sa solitude, Kenshiro accepte de recueillir deux enfants solitaires, Bart (Nicolas Beaucaire) et Lynn (Isabelle Volpe) qui l’accompagnent dans ses marches dans un monde désertique et hostile.

Mais Raoh comprend qu’il a des ennemis plus virulents encore que Kenshiro et découvre qu’un général d’une école rivale, le Nanto Seiken a levé une petite armée pour s’opposer à lui.

Incapable de supporter une opposition, Raoh envoi son redoutable espion Girack (Patrick Noérie) pour débusquer le général et ses hommes.

Girack découvre que le général est en réalité Julia, ce qui trouble profondément Raoh, amoureux lui aussi de la femme que son frère.

Une fois l’espion revenu, Raoh lance une attaque générale contre la base ennemie.

Mais il ignore que Kenshiro approché par le géant Fudo (Loic Houdré) être sanguinaire repenti en protecteur d’innombrables orphelins recueilli, a également décidé de rejoindre son amour de jeunesse Julia.

Malgré un impressionnant garde du corps et des systèmes de pièges/défenses complexes, rien n’arrête Raoh bien longtemps, mais les choses se compliquent lorsqu’il se heurte à Kenshiro en personne.

A sa grande surprise, son frère le surpasse en combat singulier, la raison étant qu’ayant atteint une grande tristesse et ouvert son âme à la compassion, il a accédé à une arcane supérieure du Hokuto.

Raoh est sévèrement blessé mais parvient dans l’effondrement de la forteresse a retrouver Julia qu’il enlève au nez et à la barbe de Kenshiro.

La jeune femme se montre incroyablement douce et compréhensive avec le conquérant, n’hésitant pas à lui panser ses blessures.

Mais l’ambition de Raoh est plus forte, et il se résout finalement à tuer Julia pourtant malade afin lui aussi d’éprouver une grande tristesse et d’atteindre le même niveau de maitrise du Hokuto que son rival.

Pour mettre à l’épreuve sa confiance retrouvée, Raoh défie Fudo, qui l’avait traumatisé dans sa jeunesse et qu’il continue de craindre secrètement.

Il l’oblige à dérouler un étrange combat singulier en menaçant de mort ses enfants.

Si Raoh recule et franchit une ligne tracée dans la sol, ses propres hommes devront l’abattre.

Le combat entre Raoh et Fudo est laborieux, le géant frappé des dizaines de fois durement se relevant à chaque fois plus mal en point que jamais, animé par une volonté farouche (son démon intérieur) qui finit par faire douter Raoh et à le faire reculer.

Mais ses homme ne respectent pas les règles édictées et tuent Fudo qui agonisera dans les bras de Kenshiro.

Pas complètement rassuré par cette victoire à la Pyrrhus, Raoh déciment ses stupides lieutenants qu’il estime incapable de régner après sa mort et provoque tout de même l’affrontement final face à Kenshiro.

La lutte entre les deux frères ayant atteint le même niveau de maitrise du Hokuto est terrible, et devant le corps inanimé de Julia, Kenshiro triomphe de son adversaire.

Avant de mourir, Raoh révèle qu’il n’a pas pu tuer Julia et qu’il souhaitait finalement mourir afin que s’élève une nouvelle ère de paix.

Ce curieux revirement et cette crise d’humanité insoupçonnée tendent à assouplir l’image de conquérant brutal et inflexible, et provoquent le respect de Kenshiro.

Les cendres de Raoh sont dispersées à la mer par sa fidèle concubine Reina (Julie André).

En conclusion, « Hokuto no Ken 2, l’héritier du Hokuto »  est nettement plus emballant que le premier film d’animation sorti deux années auparavant.

La trame narrative parait au premier abord bien simpliste avec un conquérant body buildé impitoyable près à éliminer tout opposant de manière expéditive, mais le doute finit néanmoins par ronger le surhomme pour révéler ses propres plus d’ordre psychologiques que physiques.

On peut juger que l’affrontement entre Kenshiro et Raoh est le point culminant de la série, l’un représentant le dévoiement des arts martiaux pour assouvir un individualisme forcené, l’autre ayant une approche plus spirituelle, généreuse et humaniste de leur enseignement même si l’usage d’une certaine radicalité pour punir la violence gratuite contre les populations reste de mise.

Sur la forme, le graphisme est de qualité et les combats toujours d’une grande violence même si au final assez peu spectaculaires voir ennuyeux (la mort interminable de Fudo ou même de Raoh).

Le ton est généralement très emphatique, notamment dans celui des personnages féminins, qui parlent de manière exaltée comme le veut une certaine tradition légendaire asiatique.

Malgré ces quelques défauts, l’univers âpre de ces  surhommes d’arts martiaux évoluant dans un futur décadent, reste incroyablement prenant, ce qui comblera à mon sens les amateurs de mangas hardcore.

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Published by Seth - dans Manga
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