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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 17:20

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Retour à la littérature la plus classique qui soit avec « Les Hauts du Hurle-Vent », unique roman de la cadette des sœurs Brontë, Emily.

Sorti en 1847, « Les Hauts du Hurle-Vent » se déroule dans l’ambiance particulièrement inquiétante des landes désertiques du Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre du XIX ième siècle ou vient s’établir un gentilhomme épris de solitude appelé Mr Lockwood.

Lockwood loue une maison à Thrushcross grange, non loin des Hurle-Vent, la demeure de son propriétaire un certain Heathcliff Earnshaw qui vit avec son fils Hareton, son vieux domestique idiot Joseph et sa belle fille Catherine plus amène que les hommes majoritairement bourrus voir hostiles.

D’entrée, Lockwood est mis mal à l’aise par cet homme sombre, peu aimable et aux manières rustres mais il tient bon non sans un certain courage.

Ce malaise s’accroit après une première nuit passée aux Hurle-Vent, ou Lockwood s’endort sur ce qui ressemble au journal intime d’une Catherine Linton et croit alors lui parler en rêve.

Revenu chez lui après ce premier contact difficile qui a  bien failli tourner au drame puisque personne ne l’a aidé à trouver son chemin dans ce pays glacial, venteux et dévasté, Lockwood interroge sa domestique, Nelly Dean qui va lui raconter pendant la quasi-totalité du roman l’histoire des Earnshaw et des Linton.

Tout commence lorsque Mr Earnshaw, le père de Catherine et de Hindley, adopte un troisième enfant quasi mort de faim et le nomme Heathcliff.

Traité singulièrement malgré l’amour de son père, Heathcliff ne va pas tarder à développer un caractères beaucoup plus dur et rétif que les autres enfants de la maison, s’opposant en cela à Hindley mais se rapprochant de Catherine, avec qui il va nouer une relation d’amour passionnel.

Lorsque Hindley devient le chef de famille, il prend une femme qui lui donne un enfant, Hareton mais qui meurt prématurément.

Hindley commence alors à boire, à jouer plus que de raison et à devenir particulièrement menaçant avec toute sa famille et tout particulièrement Heathcliff qu’il hait.

Pour le protéger, Catherine tente alors une manœuvre audacieuse, se marie avec un magistrat fortuné, Edgar Linton et part vivre avec son mari, sa sœur Isabelle et Nelly à Thrushcross grange.

Ce mariage est un drame pour Heathcliff qui s’enfuit et réparait ensuite, se montrant de plus en plus agressif avec Edgar, qui a bien du mal à empêcher sa femme de revoir en cachette son demi frère.

Il est pour cela grandement aidé par Nelly qui a pris fait et cause contre Heathcliff et Catherine, mais son caractère timoré et doux, le fait toujours céder face aux deux monstres.


Heathcliff qui a profité de la faiblesse de Hindley pour prendre le contrôle des Hauts de Hurlevent, passe à son tour à l’offensive et séduit Isabelle pour l’amener à l’épouser contre l’avis de son frère Edgar.

Ceci est également un choc pour Catherine qui tombe à son tour malade et meurt peu après avoir donné naissance à une fille, également appelée Catherine.

Cette mort va déchainer les instincts les plus féroces de Heathcliff.

En effet, passés les premiers émerveillements de l’amour, Isabelle découvre la véritable nature brutale, sauvage et sans états d’âme de Heathcliff et déchante.

Mais il est trop tard pour elle et elle est contrainte de vivre dans l’ambiance étouffante des Hauts de hurlevent, avec son mari qui a fini par mortellement blesser l’incontrôlable Hindley, Hareton qui a grandi comme un demi sauvage et les domestiques semi abrutis.

Elle donnera néanmoins un fils à cet homme démon, Linton avec lequel elle s’enfuit et à qui elle permet de grandir loin de l’influence néfaste de son père.

Ceci fait bien sur enrager Heathcliff qui désire remettre la main sur Linton et le faire épouser Catherine, afin de devenir l’unique propriétaire des deux domaines.

La mort d’Isabelle fait revenir le jeune Linton auprès de son père à Hurle vent, et plonge ainsi ce jeune homme des villes frêle et bien éduqué dans l’enfer des landes.

Heathcliff profite de la maladie d’Edgar, pour créer une correspondance amoureuse artificielle entre Linton et Catherine avant que Nelly ne parvienne à contrer temporairement ses plans en dévoilant tout à son maitre.

Mais à la mort d’Edgar, Heathcliff s’arrange pour attirer Catherine aux Hauts du hurle vent et la contraindre à épouser Linton qui de constitution faible décède peu après.

Dépossédée de ses biens et sans aucune protection, Catherine se résigne à vivre sous la coupe de Heathcliff et finit par s’accommoder de cette vie à la dure.

S’endurcissant, elle finit par nouer une relation amoureuse avec Hareton, qui vit toujours complexé par son manque d’instruction.

Prenant de plus en plus confiance en lui, Hareton s’érige en rempart pour protéger Catherine de la violence de Heathcliff.

C’est cette configuration qu’a trouvé Lockwood lors de sa venue dans les Hauts, puis l’homme doit s’absenter plusieurs mois de la lande et revient après pour apprendre le dénouement de l’histoire de la bouche de Nelly.

La domestique lui raconte que Heathcliff s’est isolé de plus en plus, refusait de s’alimenter et tenait des propos de plus en plus incohérent sur sa demi sœur Catherine, dont le souvenir le hante en permanence.

Rongé par le remord et la mélancolie, Heathcliff finit par s’éteindre mystérieusement en devenant lui aussi un spectre hantant la lande tandis que Hareton et Catherine se mariaient.

En conclusion, « Les Hauts du Hurle-vent » est un roman ultra dense, une grande tragédie familiale parfois difficile à suivre dans ses méandres tortueux, mais qui recèle par sa noirceur, sa violence, sa dureté et sa pincée de fantastique, un caractère éminemment fascinant.

On est surpris de ressentir tout la puissance, la rage sourde même d’une jeune femme de bonne famille de 29 ans qui décèdera l’année d’après.

Le statut de classique mais également d’œuvre hors normes et à contre courant peut évidemment être attribué à ce roman atypique idéal pour bousculer le lecteur dans ses certitudes.

Essentielle donc, comme toute singularité sortant de la masse.

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11 août 2013 7 11 /08 /août /2013 20:14

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Impossible sauf si vous avez passé les cinq dernières années dans une grotte ou un abri anti atomique de pas passer à coté du phénomène médiatico-musical Lady gaga.

Le succès de Lady gaga provient pour moi de l’usage d’une imagerie visuelle très forte et provocante, mais également de tubes imparables pour faire se trémousser les foules sur les dance floor du monde entier.

Bien que au départ, le style pop-dance de la chanteuse ne corresponde pas à mes gouts propres, j’ai par curiosité jeté une oreille attentive sur « The fame monster » le double album comportant réédition et nouveautés, sorti en 2009.

Le premier disque commence fort avec « Bad romance », peut être le plus grand tube de la chanteuse, synthétisant tous ses points forts : rythme soutenu, sonorités électro, ambiance branchée et surtout formidables mélodies emportant tout sur leur passage.

Changement radical d’ambiance sur « Alejandro » morceau pop plus calme utilisant le thème du retour aux sources aux racines italiennes.

On déroule avec « Monster » qui sonne plus artificiel et désincarné et « Speechlesss »  ballade un tantinet lourdingue.

Lady gaga retrouve un peu de son efficacité mélodique sur « Dance in the dark », certes toujours calme mais beaucoup plus fluide et aux refrains mieux amenés puis place un autre tube avec « Telephone » le duo avec l’autre trigresse à la mode du moment, Beyounce.

Peu d’émotion sur « So happy I could die » sans relief particulier et particulièrement désincarné, avant le final « Teeth » plus spectaculaire avec son ambiance de cabaret.

Après ce premier hors d’œuvre, on bascule sur le second disque, qui débute par un des tubes de la chanteuse, le très efficace « Just dance » qui connut lui aussi un joli succès dans les hits parades internationaux.

Facile et fluide, « Just dance » glisse sans effort apparent tout comme son successeur « Love game » d’un niveau toutefois beaucoup plus faible que malgré sa vidéo sulfureuse et ouvertement sexuelle ne suffira pas à compenser totalement.

Pas grand-chose à dire sur le mollasson « Paparazzi » mais que dire en revanche du tube planétaire « Poker face », hit fracassant qui fit de Lady gaga, une diva altière de la dance-music.

La tension retombe brutalement avec « I like it rough » contrairement à son titre provocateur plutôt mignonnet et sans boulverser un seul instant, ni meme « Eh eh » titre facile jouant également la carte des origines italiennes.

On redescend alors franchement dans les affres de la médiocrité avec « Strarstruck » incroyablement faible malgré la présence de quelques rappeurs poids lourds du moment, « Beautiful, dirty, rich »  et « The fame » fortement aseptisé malgré leurs bruitages futuristes.
On dresse un sourcil avec « Money honey » qui contient une louche de la recette magique de Lady gaga et s’enthousiasme avec « Boys, boys, boys » qui bien que n’ayant rien à voir avec le tube des années 80 de sa cousine poumonnée Sabrina, n’en contient pas moins un coté tubesque assez prononcé.

On arrive alors sur la fin du disque non sans un certain soulagement avec le fadasse « Paper gangster », la ballade « Brown eyes » et « Summer boy» plus sobres, authentiques et touchants.

En conclusion, « The fame monster » est un album hétéroclite, moderne, voir branché, dont seuls une poignée de titres valent le déplacement.

Le premier disque, ajouté après coup est le plus faible des deux et ne contient que « Bad romance » comme titre majeur.

Le second est le plus consistant mais contient également bon nombres de morceaux passe partout sans aucun intérêt.

En résumé, sans le visuel fort et les tubes locomotives, Lady gaga peine à tenir la distance sur un album et a fortiori encore plus sur un double album.

Pour les curieux tentés par l’expérience, je conseille l’achat d’un best of ou le téléchargement des quelques tubes de la chanteuse mais certainement pas de dépenser leur argent pour ce double album parfaitement dispensable.

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Published by Seth - dans Pop
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10 août 2013 6 10 /08 /août /2013 21:53

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Plongée dans les profondeurs du cinéma fantastique avec « La féline » de Jacques Tourneur.

Sorti sur les écrans en 1942, « La féline » est un film en noir et blanc racontant la rencontre dans un zoo des Etats Unis entre Kent Smith (Oliver Reed) un américain au physique avantageux et une jeune artiste originaire de Serbie, Irina Dubrovna (Simone Simon) qui s’acharne à faire des croquis d’une somptueuse panthère noire.

Entre les deux, le courant passe plutôt bien et Irina invite Kent à prendre le thé dans son appartement.

Dans le salon, une étrange conversation s’engage autour d’une statue représentant un roi serbe pourfendant le diable symbolisé par un gros chat.

Irina parle d’une malédiction frappant ses ancêtres, qui avaient sous l’influence de l’occupation mamelouk, pactisé avec les forces occultes.

Bien qu’un peu étonné, Kent accepte ses explications sans trop se poser de questions et continue son entreprise de séduction en offrant un chat à Irina.

C’est à ce moment que les incidents commencent, non seulement avec le chat qui refuse catégoriquement d’entrer en contact avec Irina, mais également avec toute la ménagerie de la marchande d’animaux chez qui le couple entre afin de troquer l’animal.

Finalement Kent résout la difficulté embarrassante en offrant un canari à Irina, qui meurt rapidement de peur à son contact.

Ceci n’empêche pas le couple de se marier rapidement, malgré l’irruption d’une femme inconnue et menaçante vis-à-vis d’Irina pendant le repas de noces.

Pourtant malgré les efforts de Kent, la vie commune va se montrer plus difficile que prévu, avec des sombres crises d’angoisses d’Irina, qui vont conduire Kent à lui organiser un rendez vous avec le psychiatre Dr Louis Judd (Tom Conway).

Irina prend mal le fait que Kent ait prévenu sa meilleure amie Alice Moore (Jane Randolph) de ses problèmes d’angoisse mais se rend tout de même au rendez vous.

L’entretien avec le psychiatre est tendu, Irina déclarant son esprit sain mais âme envoutée par une malédiction ancestrale poussant les femmes de sa famille à faire du mal aux hommes qui les ont contrariées.

Conscient de cette difficulté, Kent fait de son mieux pour éviter tout conflit, mais ne peut empêcher les ballades de Irina au zoo et sa fascination pour la belle panthère noire qu’elle épie pendant des heures.

Mais Kent qui parle beaucoup avec Alice, se rapproche de plus en plus d’elle, ce qui provoque progressivement un violent sentiment de jalousie chez Irina.

Il est vrai que Alice est une jeune femme séduisante doté d’un caractère agréable auquel il est difficile de ne pas succomber.

Incapable de maitriser sa colère, Irina cède à la malédiction, se transforme la nuit tombée en panthère pour menacer Alice qui s’apprêtait à se baigner dans la piscine d’un hôtel chic.

Paniquée dans la pénombre, Alice trouve refuge dans l’eau de la piscine, dans une scène restée célèbre pour ses jeux de lumières et son climat angoissant.

Elle échappe pourtant à la mort en hurlant pour avertir le personnel de l‘hôtel, mais trouve son peignoir écharpé et Irina plutôt narquoise sur place.

Lorsque Kent lui annonce qu’il compte divorcer et se mettre avec Alice, Irina devient de plus en plus menaçante, et l’intervention de Judd pour la maitriser se solde par un féroce mano à mano avec un fauve dans un appartement cossu.

Judd attiré lui-même sexuellement par sa patiente, est tué mais a le temps de blesser mortellement l’animal qui l’a agressé.

Se sentant mourante, Irina se rend finalement au zoo pour libérer la panthère de sa cage, qui malheureusement se fait écraser sur la route, tandis qu’elle expire au pied de la cage, mettant ainsi fin à la malédiction.

En conclusion, « La féline » est un film fantastique de son temps, c’est-à-dire se déroulant sur un rythme lent et avec une absence quasi-totale d’effets spéciaux.

Pourtant, Tourneur réussit à instaurer une atmosphère quasi gothique qui enveloppe le spectateur sous son aura vénéneuse dont le point culminant est la scène hitchcockienne de l’attaque dans la piscine.

Les acteurs sont excellents, d’abord tous parfaits plastiquement, les plus fascinantes demeurant pour moi Simone Simon, formidable en femme torturée par un secret trop lourd à porter pour elle mais aussi Jane Randolph, absolument irrésistible de beauté et de charme.

Classique du cinéma noir et blanc, « La féline » est sans doute un film réservé aux cinéphiles, mais conserve plus de soixante ans après toute son aura hypnotique.

Respect donc pour ce petit bijou noir, formidablement audacieux pour l’époque.

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 23:10

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On saute plusieurs décennies dans la carrière de Van Halen et on se retrouve en 1998 avec la sortie de « III » qui a la particularité notable d’être le premier avec le chanteur Gary Cherone en remplacement de Sammy Hagar qui avait brillamment tenu la baraque depuis le départ au début des années 80 de Roth.

Avec sa belle pochette d’homme encaissant un boulot de canon dans le ventre (!), « III » commence par une placide introduction instrumentale « Neworld » pour lancer le premier véritable morceau « Without you » doté d’une bonne énergie rock et d’une bonne dynamique sur laquelle la voix rauque de Cherone se greffe admirablement bien.

On enchaine sur « One I want » au tempo puissant mais un peu trop heurté.

Les choses se calment ensuite sur « From afar » aux refrains adoucis contrastant avec le timbre particulièrement rugueux du chanteur puis s’améliorent franchement sur « Dirty water dog » ou le bon dosage semble être trouvé entre guitare/synthétiseurs et refrains bien huilés sur lesquels Cherone trouve enfin ses marques.

Van Halen pousse davantage le coté mélodique avec « Once » première authentique ballade du disque, correctement exécutée sans bouleverser outre mesure.

On revient à du plus rugueux sur « Fire in the hole » mid tempo hard rock efficace, avant de repousser encore plus les loin les limites des ballades avec « Josephina » beau morceau acoustique, sur lequel Cherone arrive à faire passer toute l’émotion nécessaire ou « Year of the day » un peu plus difficile à digérer sur ses plus de huit minutes.

Un court instrumental « Primary » pour se remettre et on attaque la dernière ligne droite du disque, décomposée en deux parties, « Ballot or the bullet » musclé mais manquant de cohérence et une énième ballade « How many say I » avec piano mollasson et chant larmoyant.

En conclusion, honni des fans purs et durs du groupe pour des raisons évidentes, « III » n’est pas un album détestable mais un album de hard rock trapu, abusant de ballades à rallonges globalement assez peu convaincantes.

L’intégration de Cherone est en effet plus compliquée que prévu, tant sa voix dure et éraillée se montre encore plus difficile à canaliser au sein de Van Halen que celle de Hagar et pour ne rien arranger, l’inspiration des autres musiciens (ou es tu Eddy ?) ne parait pas être à son meilleur niveau.

Après « III », Van Halen connut une longue éclipse de près de 14 ans, autant dire une plongée dans un gouffre.

Autant dire que cet album pompeux qui connut un grand échec commercial, fit aussi mal aux Californiens qu'un coup de boulet dans le gras du bide ...

Ceci demeure à mon sens certainement exagéré.

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 22:09

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Poursuivant le vieil adage qui veut que les grands groupes des années 70 sortaient un album par an, Van Halen sort en 1979 « II » soit une année après leur son premier album éponyme considéré comme culte dans le monde du (hard) rock.

On prend les même et on recommence alors ou presque avec ce « II » au titre et à la pochette sobrissimes.

Les américains choisissent un début plutôt calme et infusent un savoureux «You’re no good » sur lequel Dave Lee Roth ondoie lascivement sur les traditionnels effets de guitare du surdoué Eddy.

On continue sur le même rythme avec « Dance the night away » très bon morceau de rock aux refrains aériens purement irrésistibles puis « Somebody gives me a doctor » beaucoup plus poussif malgré toujours quelques plaisantes sorties du père Eddy.

Il faut toute la gouaille et l’abattage de Roth pour emballer un « Bottoms up ! » bluesy et canaille, tout comme « Outta love again » titre atypique au tempo déstructuré sur lequel le chanteur fait parler les aigus.

Arrive enfin le premier riff hard rock avec « Light up the sky » qui malgré une belle originalité manque légèrement d’impact pour figurer au rang des classiques.

Après le court (mais réussi) instrumental hispanique « Spanish fly » déboule « DOA » mid tempo remarquable surtout par ses refrains efficaces.

On arrive alors sans trop forcer à la fin du disque composée du très soft « Women in love » trainassant péniblement sur plus de quatre minutes et « Beautiful girls » comme son nom l’indique, léger, groovvy et un tantinet superficiel.

En conclusion, plus sage et moins puissant, « II » est bien loin d’égaler la flamboyante créativité du premier opus.

Pour autant, dans un registre presque plus rock que hard, il n’en demeure pas totalement dénué d’intérêt, et pourra séduire les amateurs d’une musique plus calme mais toujours de bonne qualité.

Si la guitare d’Eddy a un peu oublié sa vigueur et si l’absence de hits mastodontes se fait ici cruellement sentir, le chant de Roth toujours de très bon niveau, avec un registre varié mélangeant mélodie, tons bluesy et cris suraigus, peut suffire à lui-même pour jeter une oreille sur ce disque, mais pas plus selon moi.

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 18:47

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Mis à part  Psy et son « Gangnam style », rares sont les produits sud coréens a s’exporter internationalement, aussi Est-ce avec un certain intérêt que j’ai visionné « Memories of murder » de Bong Joon-ho.

Sorti en 2003 et auréolé d’un joli petit succès, « Memories of murder » est pourtant bâti sur la trame ultra classique de la traque d’un tueur en série sévissant dans la campagne de Séoul.

C’est la découverte de plusieurs corps de jeunes femmes dans des endroits reculés et la possibilité d’un modus operandi similaire, qui va pousser la police à envoyer un enquêteur de Séoul, Tae-Yoon Seo (Kim Sang Kyung) apporter des méthodes plus analytiques aux flics de la campagnes dirigés par Shin Ban Jang  (Song Jae Ho).

Le principal enquêteur, le robuste Doo Man Park (Song Kang Ho) prend assez mal la nouvelle de l’arrivée d’un flic de la ville, mais au vu des méthodes employées, on peut considérer que les policiers de la campagne, désordonnés et maladroits, sont quelques peu dépassés par les évènements.

Leurs soupçons se portent naturellement sur l’idiot du village environnant, Kwang-Ho Baek (Park No Syk) connu pour ses pulsions sexuelles et ses virées nocturnes, mais même si Kwang-Ho Baek a semble t il été témoin d’un meurtre, il n’a vraisemblablement pas pu y participer en raison de ses déclarations incohérentes et de ses doigts palmés qui lui interdisent de lier des cordes dans le dos des victimes.

Aidé par les théories de Tae-Yoon Seo, les policiers déterminent un fil conducteur entres les meurtres : la nuit, la pluie, des jeunes femmes jeunes, jolies, habillées en rouge, les mains attachés, le viol systématique et même un mystérieux auditeur appelant chaque fois une radio pour jouer le même air triste.

Malgré plusieurs heurts entre Tae-Yoon Seo et le soupe-au-lait Doo Man Park, et des méthodes d’interrogatoires basées sur le tabassage assez peu efficaces, les deux hommes parviennent faire fi des leurs différences pour tendre vers un but commun.

La découverte d’un ouvrier d’une carrière se masturbant la nuit sur des dessous féminins non loin des lieux du crime, les orientent vers un second suspect, qui visiblement n’y est malgré ses propres perversions pour rien.

C’est par le lien avec la radio, que sera découvert  Park-Yun Kyu (Park Hae Il) le mystérieux auditeur aux mains fines comme décrites par Kwang-Ho Baek.

Mais Park-Yun Kyu se défend habilement et est difficile à confondre surtout que Kwang-Ho Baek, seul témoin clé de l’affaire prend peur lors d’une tentative d’arrestation et meurt écrasé par un train.

 

Pire que cela, l'adjoint de Doo Man Park,  Yong Koo Sho (Kim Roe Ha) est bléssé par un clou rouillé pendant la lutte et doit par la suite se faire amputer !


Les policiers mènent alors tout sur l’analyse d’un échantillon de sperme trouvé à proximité d’un meurtre.

Dans l‘attente des résultats venant des Etats Unis, malgré la surveillance policière de Tae-Yoon Seo, Seol-Yung-Kwok parvient à s’échapper et à assassiner une petite écolière.

Se sentant responsable, Tae-Yoon Seo se lance à la poursuite du criminel, le coince près d’une voie ferrée dans la ferme intention de le tuer, ce que Doo Man Park parvient à éviter de justesse, surtout quand le résultat des analyses venant des Etats-Unis l’innocente.

L’affaire se solde donc par un mystère et par une conclusion superbe ou Doo Man Park vieilli d’une dizaine d’année, retourne par hasard sur les lieux du premier crime et croise une petite fille qui lui annonce le plus calmement du monde qu’un homme est passé peu avant lui voir ce qu’il avait fait une nuit à cet endroit même … un homme d’après elle tout ce qu’il y a de plus ordinaire.

En conclusion, « Memories of murder » serait sans doute un produit anonyme et passerait complètement inaperçu si il était américain.

Bien que habilement construite, l’histoire est d’un classicisme absolue et ne révèle aucune originalité majeure, si ce n’est peut être sa fin, joliment amenée.

La plupart des acteurs coréens du films sont assez mauvais et les scènes d’actions manquent cruellement d’impact par rapport aux productions américaines.

Rien à signaler non plus sur les paysages coréens, ressemblant à n’importe quelle campagne ou vivent des gens d’origine modeste.

Tout ceci ne mérite donc pas pour moi tout cet emballement et ne fait pas de « Memories of murder » un film culte mais simplement un polar de qualité moyenne.

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8 août 2013 4 08 /08 /août /2013 17:35

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Comme vous le savez tous je suis féru de comics vintage aussi « Avengers vs Defenders » de Steve Englehart (scénario) et Bob Brown (dessins).

Paru en 1973 (vous avais je dit vintage ?), « Avengers vs Defenders », commence par montrer un Loki affaibli rendu aveugle par son demi frère tant haï Thor, capté par Dormammu, démon supérieur d’une dimension parallèle et ennemi le plus redoutable du Docteur Strange.

Dominant Loki en raison de sa faiblesse passagère, Dormammu lui propose de manipuler les Défenseurs (auxquels appartient Strange) pour qu’il retrouve les six parties d’un objet appelé l’œil du mal, objet issu de la magie d’Avalon capable de lui permettre d’être assez puissant pour engloutir, ni plus ni moins que la Terre (qui n’avait sans doute rien demandé à personne).

Loki accepte contre une vague promesse de rétablissement de sa vue.

C’est donc à partir cette trame aussi mince qu’un string à Copacabana, que les deux sorciers conjuguent leurs pouvoirs afin de faire croire au Docteur Strange que seule la restitution des six parties de l’œil du mal permettra de délivrer le chevalier noir du sort qui l’a transformé en statue de pierre.

Mais le chevalier noir qui est également un vengeur est également réclamé par les Vengeurs qui sont éjectés comme des fétus de paille (même Thor/Vision/Iron man ?) de la demeure du sorcier suprême.

Profitant de ce malentendu, Loki qui joue double jeu vis-à-vis de Dormammu n’a aucun mal à manipuler les Vengeurs pour arrêter les Défenseurs, qui dit il menace l’univers.

Les Vengeurs se séparent donc par équipe de deux pour contrer les Défenseurs se rendant dans plusieurs parties du globe, Osaka (Japon), Monterey (Mexique), Etats Unis (Fort Wayne, Los Angeles), Bolivie, Polynésie.

En Polynésie, le Surfer d’argent en recherche de sa partie à l’intérieur d’un volcan bouillonnant de lave, se heurte à la Vision et à la Sorcière rouge.

Une maladresse de sa part met en danger la Sorcière rouge, ce qui déclenche toute la colère de l’androïde, qui le charge à l’intérieur même du volcan avec toute la puissance physique dont il est capable.

L’empoignade entre ses deux héros fascinants est franchement décevante et Vision ne cède l’œil du mal au Surfer que pour sauver sa bien aimée menacée par le volcan réveillé par l’intensité du combat.

Au Mexique, la curieuse association du hâbleur Œil de Faucon et de la fière Valkyrie tourne court, cette dernière laissant l’archer résister du mieux qu’il peut face à Iron-man et récupérer sur un invraisemblable coup du sort le fameux œil.

Dans l’Indiana, Strange en personne n’a aucun mal à surclasser Mantis et la Panthère noire, qui malgré leurs efforts ne pèsent pas lourds face à ses pouvoirs mystiques.

Valkyrie s’est en réalité réservée pour affronter le Spadassin, vengeur de faible calibre blessé par un ermite américain lors de leur duel dans un château bolivien.

On passe à du plus sérieux au Japon avec la courageuse résistance de Captain américa face au Prince des mers, qui non seulement triomphe de son vieil ami mais se paye le luxe de dérouiller facilement le super héros japonais Sunfire, venu défendre un bien qu’il pensait appartenir à son pays.

A Los Angeles a lieu le match le plus intense entre Hulk et Thor, avec cette fois ci un match nul bienvenu et le rassemblement entre Vengeurs et Défenseurs qui ont finalement compris qu’ils étaient manipulés.

Mais leurs longues discussions n’ont pas empêché Dormammu d’agir, de récupérer les six morceaux constitutifs de l’œil et de déchainer ainsi ses démons sur la Terre.

Bien entendu, une immense bataille a alors lieu entre démons et Vengeurs/Défenseurs.

Aidé par la farouche résistance des autres héros terriens (4 Fantastiques, Spider-man, les Inhumains ou même Fatalis), Strange décide d’emmener les deux équipes dans le royaume de Dormammu afin de combattre le mal à la racine.

Le voyage est comme on pourrait s’y attendre, étrange et périlleux, face à un Dormammu quasi invincible en son royaume capable de faire reprendre forme humaine à Thor et Strange et donc de les dépouiller de leurs pouvoirs et de paralyser les autres héros dans des sables mouvants magiques inextricables.

Contre toute attente, ce sera le revirement de Loki aidé par la puissance magique de la Sorcière rouge, qui renverseront Dormammu et Loki intégrer toute la puissance de l’œil du mal, quitte à en perdre la raison.

Une fois le péril Dormammu écarté, Vengeurs et Défenseurs se séparent, ces derniers devant néanmoins guifé par l'oeil du mal retourner à l’époque des croisades pour aller récupérer l’âme errante du Chevalier noir.

Mais les troupes musulmanes ont avec eux de puissants alliés, des gnomes apparement insensibles aux pouvoirs de Strange, à l’énergie cosmique du Surfer ou à la force physique de Hulk.

En réalité ces créatures ont été engendrée par le puissant magicien Chandu, allié de Modred magicien ennemi du Chevalier noir.

En difficulté face à des créatures magiques en apparence invincibles, les Défenseurs trouvent finalement la clé par Namor, qui découvre que les gnome sont vulnérables à l’eau et les asperge pour les faire fonde, il fallait y penser !!

Après ce stratagème un brin naïf, le véritable possesseur de l’œil du mal, Prester John, fait irruption pour reprendre son bien, châtier Chandu et Modred et enfin réexpédier les Défenseurs sur Terre, avec un Chevalier noir enfin libéré du sortilège infernal qui le paralysait.

Pourtant dès leur retour sur Terre, les Défenseurs, incapable de garder une stabilité dans la durée, se séparent à nouveau … En guise de digestif, le lecteur aura droit à une aventure plus moderne de Kurt Busiek (scénario) et Mark Bagley (dessin) qui voient les Défenseurs manipulés mentalement par des extra terrestres vivrent chacun des petites aventures aussi incongrues que comiques avant de reprendre leurs esprits et faire fuir leurs adversaires.

En conclusion, « Avengers vs Defenders » est un comics sympathique assez bien construit dont l’unique intérêt est de proposer un affrontement spectaculaire entre deux des plus puissantes équipes de super héros de l’époque.

A ce niveau, on est plutôt déçu, car la plupart des matchs proposés certes dans des cadres variés, sont d’un intérêt faible, les seuls intéressants étant Namor/Captain américa et Hulk/Thor, les autres relevant plus de la farce comme Œil de Faucon triomphant de Iron-man ou la Vision et le Surfer d’Argent ne s’affrontant pas vraiment.

Ensuite, le dénouement est assez astucieux avec le rôle toujours ambigu de Loki et les pouvoirs démesurés accordés aux sorciers réputés plus puissants qu’un dieu (Thor), qu’un demi dieu cosmique (le Surfer d’argent), qu’un androïde froide machine technologique (la Vision) ou même qu’un brute quasi inarrétable comme Hulk.

On ne comprend donc pas très bien pourquoi Strange et ses collègues leurs seraient supérieurs au moins pour Thor et le Surfer qui viennent d’autres dimensions.

Ensuite se pose l’éternelle question de la viabilité des Défenseurs, plaisante association sur le papier car combinant des êtres surpuissants comme Strange, le Surfer, Hulk, Namor (tout le gratin de World War Hulk ?) mais dont les individualités sont tellement fortes qu’elles ne peuvent cohabiter bien longtemps, ce qui causera la perte de ce groupe et leur dissolution …

Toujours est il que malgré ces imperfections, ce « Avengers vs Defenders » agrémenté du style clair et propre de Brown, contient un plaisant parfum de nostalgie et demeure agréable même 40 ans après sa parution originale !

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 22:15

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Nous ne restons pas dans les univers les plus agréables avec « Irréversible » film français de Gaspard "cinglé" Noé sorti en 2002.

Comme la plupart des films de Noé, « Irréversible » est un film volontairement dérangeant sur le plan du fond (une sordide histoire de viol et de vengeance) mais surtout sur le plan de la forme avec un déluge d’effets sonores et visuels extrêmement violents.

« Irréversible » se déroule à l’envers au niveau temporel, un jeune homme surexcité appelé Marcus (Vincent Cassel) entraine de force son ami Pierre (Albert Dupontel) dans les tréfonds d’une boite homosexuelle des plus glauque (le Rectum !) à la recherche d’un individu appelé le Ténia (Joe Prestia).

Après une cascade d’images de baise homo tendance SM et d’effets techno assourdissants, Marcus croit trouver son homme et se bat avec lui.

Malheureusement il a le dessous et l’homme lui casse le bras.

Cependant Pierre réagit alors violemment et bat à mort celui qu’il croit être le Ténia en lui massacrant le visage à coups d’extincteur.

Le duo est finalement évacué par la police sous des torrents d’insultes.

Puis on rembobine le film, pour comprendre la quête frénétique de Marcus, en état second, qui braque un taxi, agresse un transsexuel sud américain pour qu’il lui révèle le nom du Ténia et surtout ou le trouver.

Pierre tente à chaque fois de réfréner la violence aveugle de son ami, mais finit à chaque fois par se laisser entrainer par cette marée en furie.

Puis on comprend, avec l’agression d’Alex (Monica Belucci), la femme de Marcus et l’ex amie de Pierre, qui était sortie avec eux pour s’amuser dans une soirée.

Ayant consommé de la drogue pendant la soirée, Marcus est vite devenu insupportable et a contraint Alex a rentrer seule en empruntant un passage sous terrain ou un pseudo gangster appelé le Ténia rodait, avec une envie irrépressible de châtier cette beauté qu’il estimait inaccessible.

La scène de viol dans le passage sous terrain dure une éternité et est tout bonnement insupportable surtout qu’au final, la brute s’acharne sur le visage d’Alex en le défigurant et la laissant pour morte.

On comprend alors la réaction de Marcus mis sur la voie du Ténia par deux voyous du quartier, et envahi par une irrépressible envie de vengeance.

Le rembobinage du film arrivant à sa dernière partie, on comprend que Alex était en réalité enceinte de Marcus et qu’elle se voyait mère.

Ce rêve paisible de fonder une famille se brise donc dans la mort, la haine et le sang.

En conclusion, « Irréversible » mérite son statut de film X et demeure actuellement l’un des films les plus pénibles qui m’ait été donné de regarder.

Profondément malsain, il a pour mérite essentiel de montrer toute l’horreur d’un viol et la profonde répulsion que cela peut engendrer.

Mis à part cette mission courageuse, une ambiance réaliste effrayante et son montage courageux, « Irréversible » écœure par son rythme de drogué, sa violence tout azimuth et ne met pas particulièrement en valeur ses acteurs, surtout Vincent Cassel, assez insupportable y compris dans les scènes « soft » ou il étreint sa belle dans une intimité plus que dérangeante.

Film débat donc pour les gens qui ont déjà été victimes d’agression ou pas si vous préférez comme je pourrais le comprendre passer votre route pour vous consacrer à des œuvres plus positives.

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 20:52

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Nous nous dirigeons à présent vers un sujet encore plus érotique voir même pornographique avec « Druuna, l’intégrale, tome 1 » de Paulo Eleuteri Serpieri.

Regroupant les trois premières histoires « Morbus gravis » « Druuna » et « Creatura » parues à la fin des années 80,  « Druuna, l’intégrale, tome 1 » est un volumineux ouvrage qui m’a été offert il y a 10 années de cela.

Dès les premières pages, le lecteur est immédiatement plongé dans un univers glauque, futuriste et ultra inquiétant, dans lequel l’héroïne, une plantureuse brune peu vêtue du nom de Druuna tente de tant bien que mal survivre.

Tout n’est pas forcément très clair, mais on comprend que la jeune femme vit avec une sorte de monstre informe et gluant appelé Schastar et qu’elle doit pour l’aider, sortir dans une ville dévastée à la recherche d’un précieux sérum.

Mais le chemin jusqu’au dispensaire médical est particulièrement dangereux, Drunna y croise des policiers ultra violents traquant des gens infectés d’un mystérieux mal les transformant en mutants pour les rejeter dans les sous terrains de la ville.

Les policiers semblent dirigés par des prêtres encapuchonnés qui vantent une éventuelle ascension vers le monde du dessus pour ceux qui sauront s’en montrer digne.

Echappant de peu à une rafle, Drunna reçoit l’aide d’un petit homme au visage à demi dévoré qui la guide dans des sous terrains infestés de mutant pour se frayer un passage en évitant les patrouilles de police.

En réalité, le parcours reste tout de même risqué et la belle échappe de peu à un viol de mutants avant de parvenir à trouver un chef hermaphrodite qui lui révèle que Schastar qui était autrefois un homme, en sait beaucoup sur le pourquoi de cette situation apocalyptique.

Aidé par le petite homme, Drunna retourne à la surface et usant d’une promesse faite à un garde gradé appelé Jock, parvient à obtenir un entretien avec le docteur distribuant les vaccins, en réalité un vieil homme libidineux qui lui donne 8 doses en échange d’un coït anal.

Malheureusement, Drunna est agressée sur le chemin du retour par deux brutes qui lui dérobent les fioles avec comme but de la tuer.

Elle doit effectuer une fellation pour éviter le pire et leur promet plus de fioles chez elle avant de les faire tuer par les tentacules de son compagnon Schastar.

Une fois le sérum injecté, Schastar reprend presque totalement forme humaine et se révèle être l’ancien amant de Druuna.

Rassemblant ses dernières forces et bribes de lucidité, Schastar guide Drunna au travers de la ville, l’aidant à éviter patrouilles et mutants, jusqu’à arriver à un complexe scientifique soigneusement caché.

Se sentant devenir à nouveau un monstre, Schastar demande a Drunna d’abréger ses souffrances d’une balle fichée en plein cœur.

Mais Drunna est alors guidé télépathiquement par une voix dans sa tête, d’un vieil homme appelé Lewis l‘ancien responsable de la cité, qui lui révèle tous les secrets du monde dans lequel elle vit : vaisseau spatial envoyé hors de la Terre pour éviter la destruction de l’humanité, vaisseau confié à un ordinateur central Delta, devenu fou suite à son infection par un organisme extra terrestre contaminant peu à peu tous les survivant.

Delta a mis en place un semblant de société gouvernés par des prêtres robots commandant les policiers, pour prélever les sujets encore sains dont les corps sont utilisés comme générateurs vivants.

Pour permettre à Drunna d’encaisser ce terrible choc et aussi pour profiter un peu de ses rondeurs appétissantes, Lewis crée une illusion dans son esprit l’amenant à s’accoupler avec un beau jeune homme blond dans un décor paradisiaque de plage.

Une fois l’illusion dissipée et quelques ébats torrides jetés en pâture au lecteur, Drunna est guidée par Lewis pour accomplir une mission périlleuse, désactiver le terrible ordinateur tyran Delta.

En chemin, elle rencontre un père grièvement blessé achevé par les policiers, et dont la fille Hale est copieusement violée le long du chemin.

Mais même transformé en monstre, Schastar trouve la force de veiller sur son amour et dévore cruellement les brutes violeuses.

Pourtant, Druuna échoue dans les griffes de Jock qui livre Hale à ses soldats, mais qu’elle pense elle amadouer par ses charmes.

Malgré sa forte attirance, Jock n’est pas dupe et comprend que Druuna intrigue contre l’ordre de la cité.

Il prend alors comme décision cruelle de la livrer à un groupe de tortionnaires sadiques commandés par une femme aux faux airs de SS mutant.

Dans sa cellule, Druuna découvre le chef mutant des sous terrains agonisant, et après avoir été fouettée, reçoit l’aide du petit homme pour s’échapper.

Avant de fausser compagnie à ses bourreaux elle prend le soin de démasquer le prêtre pour révéler à tous sa nature robotisée.

Le petit homme guide une nouvelle fois Druuna à travers un enfer sous terrain pour arriver à la tour du pouvoir ou se trouve Delta.

Suivant les conseils télépathique de Lewis, elle place un corps robotisé dans son faisceau d’énergie, actionnant sans le savoir le compte à rebours de l’explosion de la cité.

Comprenant qu’elle a été manipulée par Lewis, Drunna rétablit Delta avant de s’éloigner plus abattue que jamais.

La dernière partie intitulée « Creatura » commence par mettre en scène un vaisseau spatial terrien dont le commandant Will, entre en communication avec Drunna par le biais de rêves pour lui incompréhensibles.

La fréquence et l’intensité des rêves s’accroissent lorsque son vaisseau découvre celui de Drunna, entièrement colonisé par la substance extra terrestre toxique.

Prenant ses responsabilités, Will décide d’aller explorer le vaisseau avec une petite équipe composée de Terry une sculpturale blonde nymphomane et Doc, un scientifique plus expérimenté.

De son coté, Druuna se réveille d’un long sommeil et tombe dans les griffes d’une famille de reproducteurs gouvernée par une matrone appelée Lornah, qui désire la faire accoupler de force à ses trois fils.

Après une séance de partouze très chaude ou Drunna comme d’habitude dit non avant de prendre son plaisir, la belle parvient à s’évader en compagnie de Terry capturée au cours de l’expédition.

Guidée par un profond instinct, Druuna se dirige vers un temple érigé en l’honneur d’un dieu mystérieux appelé Sha, et découvre son ancien amant Schastar, dont l’esprit a fusionné avec Lewis et dont le corps a été partiellement régénéré par transplantation biomécanique.

Soumise à l’influence de Schastar-Lewis, Drunna s’accouple avec ses deux amants fusionnés et découvre ensuite le commandant Will qui erre dans les boyaux de la cité infernale.

Cette rencontre s’avère salutaire, puisque Will et son équipage prennent Druuna à leur bord pour finalement échapper au vaisseau maudit.

Dernière inquiétude pour Drunna, et si elle avait été fécondée par un mutant ??

En conclusion, « Druuna, l’intégrale, tome 1 » est réellement une œuvre pour adultes, à réserver à un public averti.

Tout est très choquant dans l’univers de Serpieri, qui prend un malin plaisir à souiller son héroïne amazone, à la sexualité, la force, la fraicheur plus puissantes que l’horreur qui l’entoure.

Bien entendu, la plupart des scènes sont dégradantes, avec le réduction de la femme à la condition de poupée Barbie brune, toute en seins et en fesses, dont le but est de satisfaire des hommes rebutant et brutaux qui généralement profitent assez peu de leur plaisir et finissent généralement très mal.

Ne cachons pas cependant que le superbe coup de crayon de Serpieri et la perfection des formes de Drunna, rendent certaines scènes hardcore assez excitantes pour tout  homme (voir femme) normalement constitué.

Mais encore plus dur et étouffant encore, est l’environnement de science fiction horrifique avec ses monstres hideux purulents et ses flics fascistes qui incline franchement à la révulsion complète.

Pour autant, l’histoire de Serpieri fait plus que se tenir, utilisant des thèmes récurrent comme l’intelligence artificielle, la télépathie, l’infection par un organisme extérieur ou tout simplement l’exploration spatiale.

Bien que le cocktail de Drunna soit un peu trop repoussant pour moi, ces qualités d’auteur de science fiction ne peuvent pour autant être ignorées.

Drunna ou quand Manara rencontre Resident Evil ?

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5 août 2013 1 05 /08 /août /2013 18:09

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Vous vous doutiez évidemment que j’allais me ruer dans les salles obscures pour « Wolverine, le combat de l’immortel » de James Mangold.

Sorti en 2013, « Wolverine, le combat de l’immortel » commence par un saisissant flash back ou à Nagasaki en 1945, soit juste avant le largage de la bombe atomique, Logan alors soldat canadien détenu par les japonais, aide un jeune soldat appelé Yashida (Hal Yamanouchi) à échapper au souffle de l’explosion atomique qui rase complètement la ville.

Les années ont passés, et c’est un Wolverine hirsute, solitaire et taciturne, qui vit retiré dans les montagnes du Canada afin de fuir se nature féroce et ses souvenirs, notamment de Jean Grey, la X-woman disparue qu’il aimait tellement.

Très tourmenté, Wolverine entre à l’occasion d’un bagarre de bar avec des chasseurs d’ours, avec une jeune japonaise Yukio (Rila Fukushima), expert en close combat et doué de capacités de voir l’avenir.

Yukio affirme le chercher pour lui remettre le sabre de son maitre Yashida, mourant d’un cancer au Japon.

Bon gré, mal gré, Wolverine accepte de quitter ses montagnes pour aller dire adieu à son ami au Japon.

Arrivé sur place, il découvre un vieillard mourant d’un mal incurable, mais qui à la tête du plus gros groupe industriel japonais lui propose de lui transmettre son pouvoir auto guérisseur pour lui permettre de survivre et également à Wolverine de connaitre une vie normale, débarrassée du fardeau de son immortalité.

Surpris et gêné, Wolverine décline l’offre et empêche la petite fille de Yashida, Mariko (Tao Okamoto) de se suicider de désespoir après une violente altercation avec son père Shingen (Hiroyuki Sanada).

Dans la nuit, Wolverine fait d’étranges rêves et se voit inoculer un virus par la bouche du médecin de Yashida, une grande femme blonde en réalité la Vipère (Svetlana Khodtchenkova).

La mort de Yashida survient mais pendant l’enterrement bouddhique, des yakuza tentent de tuer Mariko qui doit se marier avec le ministre de la justice Mouri (Brian Tee).

Wolverine et Yukio s’interposent et la scène devient extrêmement confuse.

Blessé lors des combats, Wolverine semble à le peine et cicatriser moins vite, même si il est aidé par un mystérieux archer du nom de Harada (Will Yun Lee) allié de la Vipère.

Ayant repoussé les yakuza mais mal en point, Wolverine accompagne contre son gré Mariko qui part se mettent à l’abri dans le sud de l’ile.

Mais dans le train ultra rapide, les yakuza attaquent de nouveaux, obligeant Wolverine à se battre juché sur le toit d’un monstre d’acier filant à 500 km/h.

Ce combat, l’un des plus spectaculaire et intense de toute l’histoire des comics, voit Wolverine triompher de son adversaire après une lutte terrible.

Son intervention lui fait gagner la confiance de Mariko qui s’arrête avec lui pour dormir dans un love hôtel, et le faire soigner de blessures qui cicatrisent de plus en plus mal.

Mais leur rapprochement ne peut empêcher Mariko de se faire enlever par les yakuza, et Wolverine très affaibli par le virus de la Vipère, et blessé à une jambe ne peut que constater, impuissant les dégâts.

Il obtient pourtant l’aide de la coriace Yukio qui l’emmène vers le commanditaire de tout cela, Mouri, propre fiancé de Mariko, avec qui Shingen a passé un contrat pour faire assassiner sa fille et empocher ainsi l’héritage du vieux Yashida.

Après avoir passé à tabac le ministre, Wolverine se rend chez Yashida dans l’espoir de se guérir de ce virus qui lui ronge le corps.

Avant lui est passé la Vipère et Harada, qui avec un commando ninja ont tué les gardes du corps de Shingen, lui ont inoculé un poison mortel et surtout emmené Mariko avec eux.

Alors que Wolverine s’ouvre le corps pour extraire une sorte d’insecte robotique qui lui dévore le cœur, Shingen mourant surgit pour l’attaque au sabre et le mutant ne doit la vie sauve qu’à l’intervention de la tenace Yukio.

Tandis que Yukio contient Shingen et son sabre, Wolverine survit au virus et retrouve ses pouvoirs.

Il est donc assez fort pour engager le combat avec Shingen qu’il finit par tuer après avoir été plusieurs fois transpercé de coups de sabre.

Il ne reste donc qu’à Wolverine d’aller sauver Mariko retenue dans un immense complexe scientifique appartenant à Yashida Industries.

En chemin, il est intercepté par Harada et ses ninja qui le transperce de flèches et finissent par le capturer.

Wolverine se réveille prisonnier de la Vipère qui lui montre un puissant robot samouraï d’adamantium et cherche à lui trancher ses griffes.

Aidé encore une fois par Yukio, Wolverine parvient à s’extraire du piège, pour affronter l’impressionnant mastodonte robotisé.

De son coté, la courageuse Yukio finit par tuer la Vipère par pendaison tandis que Harada trouve la mort dans les bras de Mariko.

Dominé par la puissance du samouraï, Wolverine a les griffes tranchées et se trouve perforé par des forets, visant à lui drainer son pouvoir.

Il comprend que le robot est en réalité le vieux Yashida maintenu artificiellement en vie pour obtenir par la force ce qu’il avait demandé par la persuasion à son ancien ami.

Contre toute attente, Yashida est planté par Mariko, ce qui laisse le temps à Wolverine de se régénérer et de tuer son ancien ami après avoir démembrer son armure.

Après avoir fait des adieux rapides à sa belle, il reprend l’avion avec Yukio pour une destination inconnue … avant d’être mystérieusement contacté à l’aéroport par Charles Xavier et Magnéto en personnes !!

En conclusion, « Wolverine, le combat de l’immortel » est une heureuse surprise, surclassant allégrement son prédécesseur et en réalité la quasi-totalité des production de super héros.

Rendre le héros vulnérable est une première idée de génie, le propulser dans l’univers envoutant, mêlant traditions et ultra modernité du Japon en est une seconde.

Sur place, Wolverine marque son attachement avec le pays du soleil levant qui influença bon nombre d’auteurs de comics des années 80, comme Frank Miller.

Le scénario est ultra plaisant, truffé de rebondissements, de scènes presque contemplatives ou le héros traine sa souffrance intérieure à forte dose de flash backs hérités d’un passé douloureux, mais recèle également son lot de scènes d’action ultra dynamique, avec outre le fantastique combat sur le toit du bullet train, des matchs musclés face à ninja agiles ou des samouraï robotiques surpuissants.

Inspiré, intense, plaisant et divertissant, « Wolverine, le combat de l’immortel »  relègue le fade « Man of steel » et sa débauche d’effets de science fiction, à plusieurs catégories en dessous, et fait indubitablement de Hugh Jackman/Wolverine, le super héros le plus cool de tout l’univers Marvel !

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