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15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 17:21

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Sans même souffler, le duo Jim Starlin (scénario)/Ron Lim (dessins) enchaine en 1994 une nouvelle saga en trois partie intitulée « Croisade cosmique ».

Dans le premier tome, Adam Warlock rétablit de son terrible combat contre son double maléfique le Mage, perçoit une nouvelle menace de très grande ampleur mais ne peut absolument rien faire contre celle qu’on nomme la Déesse, qui est elle le pendant bienfaisant de son âme.

Pris par surprise, Warlock est placé en état de paralysie tandis que la Déesse, sorte de Jeanne d’arc dotée d’inimaginables pouvoirs cosmiques, attire à elle une bonne partie des héros de la Terre.

Ces disparitions ne tardent pas à inquiéter les principaux super héros de la Terre, comme souvent les sempiternels Vengeurs, Fantastiques et X-men.

L’esprit logique de la Vision établit un lien entre les héros disparus, avec chez eux de forts idéaux moraux ou spirituels pour certains tapis dans leur inconscient.

Dans l’espace, la Déesse recrée un éden qu’elle appelle Paradis oméga et bâtit une organisation quasi religieuse en s’appuyant sur de fidèles lieutenant : Dragon-lune, le Surfer d’argent, Thor, Docteur strange, Captain america.

Son but est en réalité d’utiliser les pouvoirs d’un œuf gigantesque contenant une trentaine de cellules cosmiques pour irradier dans tout l’univers des ondes incoercibles amenant les êtres vivants à l’apaisement et l’amour.

Sur Terre, les amis de Warlock (Pip, Gamora, Drax et Maxam un héros noir capable de modifier sa masse physique pour être quasiment aussi puissant que Hulk), contactent par le biais de Mister Fantastic les héros pour leur demander de l’aide.

L’intelligence de Mr Fantastic fait encore une fois des merveilles et lui permet en utilisant Aurora dont la double personnalité est attirée par l’appel de la Déesse, de la localiser.

Il embarque avec Iron-man et Vision dans un quinjet taillé pour l’espace pour une mission d’exploration.

Malgré ses formidables défenses, le Déesse laisse les envoyés arriver jusqu’à Paradis oméga.

Le discours de médiation de Richard se heurte au fanatisme de la maitresse des lieux qui n’accepte pas que son appareil détecte des ondes télépathiques asservissant probablement les héros résidant sur Paradis oméga.

Les héros sont alors téléportés sans ménagement sur Terre ce qui confirme la thèse de la méfiance quand aux intentions soit disant pacifiques de la Déesse.

Seul le Professeur-X met en doute le caractère négatif de la conquête en avançant l’argument que si cette créature est d’origine divine alors il est impossible pour les simples mortels de comprendre son mode de fonctionnement.

Pendant que les héros tergiversent et vont demander conseil au Gardien, la Déesse pénètre dans l’œuf cosmique et lance le processus de croisade devant mener l’Univers à l’extase.

Seul Warlock réveillé de son exil, semble avoir détecté la menace.

En conclusion, « Croisade cosmique, tome un » est une bonne entrée en matière d’une nouvelle saga qu’on espère captivante.

Contrairement au Mage qui était une sorte d’ersatz de Thanos, la Déesse offre une alternative intéressante en développant une approche moins brutale basée sur la persuasion pour arriver à un résultat moins radical : la conquête des âmes, ce qui ne fait pas d’elle une menace pour les super puissances cosmiques comme Eternité ou Galactus mais qui inquiètent plus une divinité comme Méphisto.

Le début est certes assez calme voir mou, mais l’accroche est suffisante pour donner au lecteur l’envie d’en savoir plus, d’autant plus que les dessins de Lim sont comme à son habitude de toute beauté.

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Published by Seth - dans Comics
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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 21:34

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Nous restons dans le registre du film d’action avec le musclé « Backdraft » du très inégal réalisateur Ron Howard.

Sorti en 1991, « Backdraft » raconte dans le milieu viril des pompiers de Chicago, l’histoire de deux frères, Brian (William Baldwin) et Steven Mc Caffrey (Kurt Russell) en conflit depuis la mort de leur père, lui-même pompier tué dans une intervention à haut risques sous les yeux de Brian, devenu malgré lui un héros de la presse en étant immortalisé par un cliché à sensation.

Lorsque Brian, après de nombreuses années d’errance, décide de devenir pompier et débarque dans l’unité de son frère Steven, beaucoup plus expérimenté, la température monte en flèche entre les deux hommes.

Divorcé et passant l’essentiel de son temps libre en solitaire à retaper le bateau de leur père, Steven se comporte en réalité comme un ours avec son frère dont il met en cause les capacités à endurer le stress du feu.

Brian endure courageusement les rebuffades et les humiliations que lui inflige son frère qui critique son comportement lors d’une intervention à haut risque ou il prend des risques importants pour secourir une victime qui s’avère être en réalité … un mannequin en celluloïd.

Lassé de cette situation explosive, Brian saisit l’occasion offerte par l’homme politique Adcox (Scott Glenn), qui cherche un adjoint pour aider Donald Rimgale (Robert de Niro), un ancien pompier travaillant comme enquêteur spécialisé sur les incendies.

Adcox est en réalité un personnage controversé, haï de Steven pour avoir réduit drastiquement les moyens humains et matériels des pompiers de Chicago.

Pris à parti par Steven après une intervention difficile, Adcox menace le pompier de briser sa carrière.

Brian apprend aux cotés de Rimgale le métier d’expert en incendie et découvre un homme intègre, pointilleux et intelligent capable par exemple par une habile manipulation d’empêcher la sortie de prison d’un  vieux pyromane Ronald Bartel (Donald Sutherland).

Il comprend l’origine criminelle des feux en série sur laquelle enquête Rimgale, avec un aspect froid et professionnel inhabituel chez les pyromanes habituels.

L’origine d’un produit inflammable présent sur le bateau de Steven, attire le soupçons de Brian sur son frère, mais ce sera pourtant Bartel, copieusement cuisiné qui révélera a clé de l’énigme, Jason Gedrick (Tim Krizminski), pompier travaillant dans l’unité des Mc Caffrey.

Jennifer Vaitkus (Jennifer Jason Leigh) la secrétaire de Adcox avec qui Brian a une aventure, complète les informations obtenues en expliquant que toutes les victimes des incendies étaient des associés de son patron.

Aidé par Steven finalement rallié à sa cause, Brian tente alors d’arrêter Gedrick qui s’apprête à faire exploser une usine de produit chimiques.

Au cours de la lutte, Gedrick avoue avoir agi par vengeance contre les associés d’Adcox membres d’un faux cabinet de conseil crée pour couper les crédits aux pompiers.

Ceci n’est pas suffisant pour convaincre les deux frères et l’usine explose, tuant Gedrick et Steven sur le coup.

Resté seul après un enterrement douloureux, Brian reçoit le support de Rimgale qui a maintenant réuni assez de preuve pour faire tomber Adcox.

En conclusion, « Backdraft » est un film d’action beaucoup trop long compte tenu de son faible niveau d’intérêt.

L’univers viril/stupide des pompiers et les scènes d’action assez peu prenantes malgré la débauche d’effets spéciaux ne suffisent pas tenir en haleine le spectateur sur plus de deux heures.

Mis à part le personnage un peu plus étoffé de De Niro, les protagonistes du films sont caricaturaux au possible avec cette détestable impression de film de macho US fier de ses muscles et de sa stupide assurance.

Vous l’aurez compris, « Backdraft » est pour moi une bouse commerciale hypertrophiée qui ne séduira pas beaucoup de personnes un temps soit peu exigeantes ….

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 19:47

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Nous sommes à présent dans le cinéma de la fin des années 70 avec « Les guerriers de la nuit » de Walter Hill.

Sorti en 1979, « Les guerriers de la nuit » est un film assez atypique adapté d'un roman de Sol Yurick se nourrissant de l’univers des gang new yorkais des années 70, qui tenaient certains quartiers de la ville et contribuaient à la réputation de dangerosité de la ville jusqu’à la fin des années 90.

L’histoire débute par l’appel de Cyrus (Roger Hill), leader du plus puissant gang de la ville, aux autres principaux gangs, afin d’envoyer chacun neufs de leurs représentants pour assister à un immense rassemblement dans son fief du Bronx.

Comme les autres, les Warriors de Coney island envoient neufs types qui traversent la ville passablement inquiets de croiser des gangs rivaux pour arriver à destination.

Juché sur une immense estrade, le charismatique Cyrus se lance dans un prêche enflammé dans lequel il prône l’alliance de tous les gangs de la villes pour constituer une immense armée de 40 000 hommes et prendre ainsi le dessus sur la police et la pègre.

Mais Cyrus n’ira pas au bout de son rêve insensé, il est en effet abattu en plein discours par le tir de Luther (David Patrick Kelly).

L’assassinat de Cyrus déclenche un mouvement de panique dans la foule de surcroit rapidement cernée par d’importantes forces de police.

Le sournois Luther accuse ouvertement Cleon (Dorsey Wright) le chef des Warriors du crime, qui est alors submergé par des voyous déchainé par le stress.

Les huit autres Warriors profitent alors du chaos pour s’enfuir et se retrouvent dans une situation délicate, isolés loin de leur quartier de résidence.

Sous l’impulsion de Swan (Michael Beck), qui tient tête au brutal Ajax (James Remar) qui brigue aussi le poste de chef, les Warriors se lancent dans une folle course au milieu de la nuit pour rejoindre Coney island tout en évitant les policiers et les gangs lancés à leurs trousses par le nouveau chef Masai (Dennis Gregory) pour venger la mort de Cyrus.

Les Warriors pensent s’en tirer en prenant le métro mais constatent que les gangs ont stoppé la circulation en incendiant les voies.

Réduit à marcher, ils tombent sur les Orphans, qui malgré son statut de gang mineur n’entend pas céder la place sans sauver la face.

Après un dialogue tout en intimidation, le chef des Orphans (Paul Greco), aiguillonné par une femme au tempérament belliqueux appelée Mercy (Deborah Van Valkenburgh) passent à l’attaque mais sont aisément repoussés à l’aide d’un cocktail Molotov adroitement placé.

En réalité, Mercy secrètement attiré par le charme viril de Swan va suivre les Warriors et les aider à se repérer dans le dédales des bas fond new yorkais.

Séparés par une rafle policière, certains Warriors sont coincés dans le métro et Fox (Thomas G Waits) y perd la vie, écrasé par un train.

L’autre groupe se retrouve dans un parc ou il est pris en chasse par un gang grimé en joueurs de baseball.

Après une course poursuite, les Warriors font face à leurs ennemis et les battent à l’aide de leurs seuls poings.

La ballade nocturne dans le parc s’avère fatale pour Ajax, qui tente de séduire une femme seule (Mercedes Ruehl) en réalité une policière servant d’appât.

De leur coté, les survivants du métro sont séduits par un gang féminin qui flatte leur égo masculin et les invitent pour une soirée défonce dans un appart.

Tandis que le beau Vermin (Terry Michos) et l’excentrique Cochise (David Harris) se laissent aller en charmante compagnie, Rembrandt (Marcelino Sanchez), détecte à temps le piège tendu et permet à ses amis de s’extraire de l’appartement sous un feu nourri.

Les survivants se retrouvent tous dans une station de métro mais doivent lutter contre un autre gang particulièrement violent, dont le leader se déplace en patins à roulettes.

Le corps à corps particulièrement violent à lieu dans les toilettes du métro ou les Warriors parviennent à prendre le dessus sur leurs adversaires.

Alors qu’ils se croient en sécurité dans leur fief de Coney island, les Warriors reçoivent la visite du gang de Luther, qui désire se débarrasser d’eux en raison de leur témoignage gênant par rapport à la mort de Cyrus.

L’affrontement a lieu sur la plage mais Swan plante une lame dans le bras de Luther qui s’étant livré imprudemment, s’est trahi en avouant le meurtre de Cyrus devant  Masai et ses hommes qui l’exécutent impitoyablement.

En conclusion, « Les guerriers de la nuit » n’est bien entendu pas un chef d’œuvre du septième art, mais déroule à partir d’un scénario simple, un suspens très prenant.

Efficace, intense mais aussi joliment daté, « Les guerriers de la nuit » se regarde comme une curiosité de la fin des années 70 et parvient par son rythme soutenu et la diversité de ses situations à faire oublier le jeu stéréotypé et médiocre des acteurs.

Si les clips de « Beat it » ou « Bad » de Mickael Jackson vous fascinent encore aujourd’hui, alors « Les guerriers de la nuit » est un film taillé sur mesure pour vous !

Les autres passeront leur chemin avec un haussement d’épaules.

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12 février 2014 3 12 /02 /février /2014 22:11

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J’ai déjà lu et assez peu gouté les écrits de Jean-Christophe Rufin, aussi est-ce avec une certaine suspicion que j’ai abordé « Globalia ».

Sorti en 2004, « Globalia » est un roman d’anticipation/science fiction racontant dans un futur indéterminé l’évolution de la planète Terre pour former un ensemble unique appelé Globalia, ou les humains vivent dans une communauté fermée protégée du monde extérieur par de gigantesques dômes transparents régulant la température interne.

Sous des dehors de régime démocratique prospère et sur, Globalia opère un contrôle étroit des individus, obérant leurs capacités de réflexions propres en les orientant dans le culte de l’éternelle jeunesse et dans une multitude d’activités futiles comme le sport, les loisirs ou des célébrations quotidiennes en tout genre.

Baïkal, un jeune homme intelligent mais en rébellion patente contre Globalia est sélectionné par Ron Atlman, le dirigeant officieux du système, pour être favorisé dans sa quête d’évasion même si son amie Kate est judicieusement conservée à l’intérieur comme garantie.

Il peut ainsi échapper aux patrouilles de sécurité et rejoindre les non zones, parties de la Terre non contrôlées par Globalia.

Evoluant en Amérique du sud, Baïkal fait la connaissance de Fraiseur, issu d'une lignée d'anciens ouvriers mécaniciens formant l’une des tribus de la non zone.

A son contact, il apprend à se débrouiller dans un environnement sauvage ou règne la loi du plus fort entre bandes rivales et ou les raids militaires meurtiers des forces Globaliennes font régulièrement de lourds dégats.

Au sein de Globalia, le journaliste Puig Pujols est licencié par son patron pour avoir eu l’audace de remettre en cause la version gouvernementale concernant les auteurs d’un attentat meurtrier.

On découvre à ce propos une autre facette de Globalia qui consiste à contrôler étroitement la presse afin de manipuler les masses en créant de toutes pièces des ennemis.

C’est Baïkal qui est choisi comme bouc émissaire et responsable de l’attentat mais Puig révolté contre ces procédés parvient à intercepter un courrier de Kate, désireuse de revoir son amant et à peu à peu gagner sa confiance.

Puig est également en contact avec l’association Walden, qui se livre à l’activité forcément douteuse de fournir à ses adhérents des livres papiers alors que le format électronique soigneusement filtré à possession du domaine.

Par ce biais, il trouve de précieuses informations sur la géographie et surtout l’Histoire précédant la version artificiellement crée par Globalia.

Un beau jour, ulcéré par les manipulations de Globalia, Puig et Kate décident eux aussi de partir pour rejoindre Baïkal dans les non zones.

Si le but de Puig est de porter des documents précieux aux forces rebelles en leur montrant les principales faiblesses de Globalia, celui de Kate est plus axé sur les retrouvailles avec son ami.

Leur évasion semble dans un premier temps facilitée par les groupes mafieux effectuant le filtrage entre les non zones et Globalia, mais le couple se retrouve prisonnier de Tertullien, l’un des plus puissants chefs en réalité à la solde des militaires de Globalia dirigés par le général Sisoes, lui-même aux ordres de Altman.

De son coté, Baïkal fait la connaissance de la tribu des Déchus, principal groupe dissident de Globalia et jouant sur sa réputation (factice) de grand terroriste, prend naturellement l’ascendant sur des rebelles jusqu’alors incapables de s’unir pour mener une attaque de front afin de libérer sa chère et tendre.

Aidé de Fraiseur et de Howard, frère de Helen, la principale chef Déchue, Baïkal prend d’assaut le repère Tertullien et peut ainsi récupérer sa bien aimée.

Fraiseur est malheureusement tué dans l’assaut par le traitre Howard, et Tertullien, parvient à s’échapper et à prévenir ses maitres d’une attaque d’envergure contre Globalia.

Le plan de Altman se dévoile enfin, manipuler Baïkal, Kate et même Puig afin de se servir d’eux comme appât pour forcer les adversaires intérieurs de Globalia à se démasquer.

Au cours d’une réunion au sommet entre les industriels dirigeants le pays, Altman, parvient à mettre en évidence la trahison de Paul Wise, héritier de la plus grande entreprise de fabrication d’armes de Globalia, mais en réalité profondément opposé à ses principes directeurs.

L’association Walden, pilotée par Wise, est démantelée et les activités illicites de l’homme d’affaires neutralisées.

Au final, Baïkal qui a retrouvé Kate, décide de quitter son rôle improvisé de chef de clan, de rester dans les non zones afin de vivre de manière sauvage loin du monde aseptisé etsur- contrôlé de Globalia.

En conclusion, « Globalia » est plutôt une agréable surprise et permet à Rufin de démontrer des qualités insoupçonnées dans un registre ou je ne l’attendais guère.

Le propos est une critique à peine voilée contre la tentative de modelage du monde par les Etats-Unis ou plus généralement par une fausse démocratie dirigée en réalité par des lobbys industriels/financiers plus puissants que les hommes politiques et la presse, réduits de fait à de simples marionnettes.

Rufin décrit donc un monde certes confortable mais factice ou le citoyen est conditionné pour ne pas réfléchir et continuer à servir les intérêts souvent économiques des véritables dirigeants.

Hors de ce monde, survivent des peuples revenus à l’état semi sauvage et communément désignés par Globalia comme des terroristes au motif qu’ils ont refusé de partager leurs valeurs.

Mais Rufin choisit de ne pas aller jusqu’au bout du conflit et laisse son roman dans un état de status quo, chacun restant de part et d’autre des murailles délimitant son territoire.

On pourra sans doute regretter ce manque d’engagement terminal, hausser les épaules devant le manque d’intérêt de la morne relation amoureuse entre les personnages principaux, mais plus logiquement louer les qualités d’écriture et le parti assez audacieux de l’auteur, qui réussit pour le coup à tenir en haleine sur toute la durée d’un roman ambitieux et remarquablement écrit.

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10 février 2014 1 10 /02 /février /2014 20:21

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Sorti en 1972, « Frenzy » est l’un des derniers films d’Alfred Hitchcock et pas nécessairement le plus connu.

L’histoire est celle d’un polar classique comme Hollywood affectionne, avec à Londres un ancien pilote de chasse appelé Richard Blaney (Jon Finch) en proie a d’importantes difficultés personnelles : limogeage de son métier de barman par son patron et douloureux divorce de sa femme Brenda (Barbara Leigh-Hunt).

Blaney apparait comme un homme tourmenté, fort en gueule et volontiers excessif dans ses comportements comme lors d’un diner mouvementé avec son ex femme dont il ne supporte pas la réussite matérielle comme directrice d’une agence de rencontres.

Alors que dans le même temps, un tueur en série étranglant les femmes avec ses cravates sévit dans la ville, Blaney va se trouver soupçonné malgré lui de meurtres après que sa femme ait été assassinée à son bureau.

Le meurtrier est en réalité son ami le grossiste en fruits et légumes Robert Rusk (Barry Foster), qui étrangle Brenda après une scène de viol particulièrement pénible.

Soupçonné par Monica Barling (Jean Marsh) la secrétaire de Brenda qui le voit sur place peu après le meurtre et par son comportement jugé violent en public, Blaney va devoir se cacher de la police qui avec l’inspecteur Oxford (Alec Mc Cowen) mène l’enquête.

Il est aidé dans sa cavale par sa maitresse Barbara Milligan (Anna Massey) mais commet le tort de se confier à Rusk, qui incapable de refreiner ses puissants instincts de prédateur s’empresse de se ruer sur la belle pour la tuer également.

Lorsque que Rusk découvre que Barbara a dans sa mort emporté une broche permettant de l’identifier, l’homme panique et se précipite sur un camion de pommes de terre dans lequel il a chargé le corps de sa victime.

Dans le noir absolu de la remorque roulant en pleine nuit, Rusk est obligé de briser les doigts de Barbara pour vaincre la rigidité cadavérique et récupérer sa broche.

Il descend ensuite du camion dans un état lamentable tandis que le corps de Barbara est finalement retrouvé sur la route.

Rusk échappe une nouvelle fois à la police, et Oxford qui bien que peinant à supporter la nourriture exécrable de sa femme, Madame Oxford (Vivien Merchant), reçoit cependant de précieux conseils pour adopter la plus grande prudence quand à l’évidence des preuves condamnant Blaney.

Malheureusement, Blaney de plus en plus sous pression court chez Rusk qui se fait un malin plaisir de le trahir pour le faire arrêter à sa place.

Condamné par les apparences, Blaney est jugé, condamné à perpétuité et emprisonné.

Haineux contre Rusk, il simule un accident en prison pour se faire transférer dans un hôpital et ainsi fausser plus facilement compagnie à ses geôliers.

Blaney étant un enquêteur médiocre, peine à confondre Rusk pris pourtant en flagrant délit de nouveau meurtre, mais reçoit l’aide inespérée de Oxford, finalement convaincu par la sagacité de sa femme, qui lui permet de serrer finalement le véritable tueur.

En conclusion, « Frenzy » est un efficace polar bien construit qui séduit par son rythme enlevé riche en rebondissements.

Au milieu des pubs et commerces de sa Londres chérie, Hitchcock terrorise dans des scènes ou le sexe apparait années 70 obligent crument, mais divertit également par son humour décapant comme dans les scènes de repas des Oxford, ou la nourriture (française !) la plus infâme est servi au valeureux policier qui ne se déparait pas pour autant de son flegme britannique.

Quelques bémols pourtant : le personnage de Finch toujours en colère et particulièrement peu sympathique auquel il est impossible de s’identifier et la scène du camion, insoutenable par sa longueur, son coté glauque et son manque d’intérêt pour le film.

Malgré ses quelques défauts et une intrigue somme toute assez classique, « Frenzy » est un film tout à fait respectable au sein de la plantureuse filmographie du Maitre.

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Published by Seth - dans Policier
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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 22:21

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Trois ans après le gros succès de « Music for the masses », vient logiquement en 1990 « Violator » de Depeche mode.

L’album à la rose commence en douceur par « World in my eyes » qui traine sensuellement son beat technoïde sur lequel David Gahan place sa voix douce et froide.

Le ton semble alors donné : celui de l’ennui glacé comme le laisse franchement supposer le monocorde « Sweetest perfection ».

Pourtant les anglais se réveillent subitement pour proposer avec « Personal Jesus » l’un de leur plus grand tube, avec un riff de clavier martelé, un apport judicieux de la guitare de Martin Gore, le tout soigneusement emballé.

L’auditeur se laisse ensuite bercer par la légère fluidité de « Halo » et sombre dans le sommeil eternel de « Waiting for the night » assommante ballade plus de six minutes.

Heureusement, Depeche sort deux nouvelles carte maitresses de son chapeau, « Enjoy the silence » magnifique tube tout en grâce aérienne, peut être sa plus belle réussite, enchainé du racé « Policy of the truth » qui réussit la parfaite symbiose entre riffs de Gore et chant Gahan.

Après ce bref mais intense frémissement, arrive la fin de l’album composée de « Blue dress » nouvelle ballade éthérée et soporifique puis « Clean » aussi lent, étrange et glacé que possible.

En conclusion, pas plus que « Music for the masses », « Violator » ne parvient à me faire gouter à cette new wave pop, beaucoup trop morne, froide et linéaire à mon gout.

Sur le fond, le spleen de Depeche mode ne me touche pas et la quelque poignée d’authentiques tubes (« Personal Jesus » « Policy of the truth » mais surtout « Enjoy the silence ») suffisent à peine à sauver cet album de l’engloutissement complet dans les glaces arctiques.

Depeche mode, ou le parfait groupe d’électro-pop étant parvenu au hold up du siècle à l’aide de quelques hits radio un peu plus rythmés et accessibles à atteindre un grand succès commercial alors que sa musique n’est qu’un gigantesques édifice austère aux parois rigides, coupantes et glacées …

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Published by Seth - dans Pop
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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 22:50

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Intéressons nous à présent à une musique plus froide et calme avec la new wave de Depeche mode, groupe majeur révélé au milieu des années 80.

En 1987, pleine année de ma jeunesse, « Music for the masses » et sa pochette simplissime déferlent sur les ondes radio et propulsent le quatuor anglais sur le devant de la scène.

On débute par « Never let me down again » premier tube sur lequel on retrouve le savoir faire du groupe, à savoir ce son sombre, dense, l’omniprésence des synthétiseurs d’Alan Wilder très accrocheurs et la voix belle et triste de Dave Gahan.

L’auditeur peut ensuite se lover confortablement dans la mélancolie hypnotique qui l’enveloppe sur « The things you said » pour encaisser un second hit de rang sur « Strange love » un peu plus dynamique sur ses refrains bien amenés.

L’odyssée dans le grand froid continue sur « Sacred » aux refrains heureusement plus lumineux, avant de subir le lent engourdissement mortel de « Little 15 » et « Behind the Wheel ».

Ce ne sont pas les soupirs et la sensualité douloureuse de « I want you know » qui viendront arracher l’auditeur à sa torpeur qui s’enfonce en réprimant un frisson dans la noirceur ténébreuse de « To have and to hold ».

Depeche mode insuffle enfin un peu de vie sur le très fluide « Nothing » qui glisse avec élégance, enchainé d’un puissant instrumental néoclassique au nom d‘onomatopée de bande dessinée « Pimpf ».

La fin n’en finit pas de finir avec de nouveaux instrumentaux « Agent orange » plus feutré et atmosphérique et un mix complètement électronique de « Never let me down again » idéal par son énergie soutenue pour une soirée techno ou une bande son de jeux vidéo.

On passera sur un « To have and to hold » dont le remix n’a aucun utilité pour se focaliser sur le dernier titre de l’album, « Pleasure, Little treasure » dont le coté électro et entrainant destine à une belle carrière en discothèque.

En conclusion, malgré son succès et quelques hits pop incontournables devenus des standards de la musique pop, « Music for masses » s’écarte grandement du rock voir de la new wave dans sa phase terminale pour s’orienter vers un style flirtant avec la techno ou la dance music et enflammer ainsi les dancefloor des amateurs de musiques plus électroniques.

Avec pareil potentiel commercial, le succès est logiquement au rendez vous mais me laisse pour ma part de marbre.

Si je reconnais un certain savoir faire au groupe, difficile en revanche de me passionner à cette new wave d’une froideur inouïe et d’un très grand statisme dans sa première partie avant une seconde partie basculant dans un tout autre monde que je goute pas vraiment.

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Published by Seth - dans Pop
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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 22:14

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Retour à mon style musical de prédilection, le heavy metal classique avec « The last in line », second album de Dio.

Après un « Holy diver » très remarqué, Ronnie James Dio conserve  en 1984 les mêmes musiciens Vivian Campbell à la guitare, Vinnie Appice à la batterie, Jimmy Bain à la basse et recrute en plus Claude Schnell aux claviers.

Usant une nouvelle fois d’une pochette impressionnante, mystique et démonique, « The last in line » débute par un « We rock » musclé et bien balancé bien que relativement peu original.

Le niveau s’élève avec « The last in line » qui après une belle introduction musicale gravit des sommets d’intensité épique avec un chanteur en très grande forme.

Dio reprend ensuite son martèlement avec « Breathless » nerveux mais beaucoup trop répétitif sur ses quatre minutes, avant de faire preuve de plus de verve sur le bien nommé « I speed of light » qui rentre bien par sa vélocité dans les canons du heavy metal de l’époque.

On reste dans le heavy costaud avec « One night in the city » rendu enthousiasmant par ses refrains en acier trempé.

Dio se sublime ensuite sur « Evil eyes » magnifique hits rapide, rythmé et fluide.

Si « Mystery » n’atteint pas la splendeur de son prédécesseur, il passe néanmoins sans encombre le cap de l’honnête divertissement tandis que la fin du disque de dessine à présent sur l’abrupte falaise avec « Eat you heart out » plat et décevant malgré les efforts louables de Campbell et un « Egypt (the chains are on) » titre sabbathien lourd et profond plus conforme au standard développé par Dio sur ce disque.

En conclusion, même si je ne suis pas un admirateur de la carrière solo de Dio, « The last in line » est un bon album de heavy metal.

Tout ceci manque sans doute de vivacité et de puissance pour égaler le Judas priest de la grande époque, mais Dio se montre ici capable de produire deux titres de grande classe (« The last in line », « Evil eyes ») , le reste du disque formant un ensemble très homogène agréable à défaut d’être ébouriffant.

Avec ce second disque solide et parfois inspiré ou les claviers apportent une dimension supplémentaire au hard parfois basique, Dio montre qu’il est capable de tailler sa route en solo en se basant sur ses propres capacités d’interprétation et de composition.

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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 19:54

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Nous approchons à présent de la conclusion de la saga cosmique imaginée en 1993 par Jim Starlin et mis en images par Ron Lim avec « La guerre du pouvoir, tome 3 ».

Après que le Mage ait porté un coup majeur en capturant Adam Warlock et le gant de d'Eternité, l’action s’accélère et les héros tentent alors une action d’envergure menée par les plus puissants télépathes (Professeur X, Strange girl, Dragon Lune, Psylocke) pour provoquer un grand mouvement de résistance mentale des terriens.

Obéissant à une idée audacieuse de Thanos, Quasar se met en position avec l’anéantisseur ultime mais coince au moment d’actionner le mécanisme de mise à feu, ce qui permet au Mage de le paralyser.

Du coté de la plaidoirie de Galactus, le Tribunal vivant plus haute instance cosmique de l’univers refuse de se prononcer sur la réactivation des joyaux de l'infini, reléguant cette décision à Eternité, malheureusement paralysé.

On retrouve tout le caractère de leader du Dévoreur des mondes, qui envoie Gamorra à l’intérieur du corps du malade pour briser son état catatonique.

Le Mage est également perturbé par l’attaque conjointe de Kang et Fatalis pour s’emparer de son pouvoir.

Après un fléchissement sous la surprise et la violence de l’attaque, le Mage secoue durement Kang qui est achevé par son ancien allié, mais privé de son cristal container d’énergie, subit la loi d’un Fatalis déterminé à lui arracher le gant d’Eternité.

Le synchronisme des actions joue encore une fois pour le Mage car Eternité, ranimée par Galactus autorise les cinq joyaux de l’Infini à fonctionner ensemble, ce qui le dote d’une puissance inimaginable.

Libérée de la Quasar, le tMage apprend à maitriser rapidement le pouvoir de Dieu.

Les héros tentent alors une attaque désespérées et se heurtent à leurs doubles, mais cette diversion permet à Thanos de pénétrer dans le vaisseau du Mage, et de lutter pied à pied avec son double, dernier rempart avant d’arriver à la menace ultime.

Usant de ses pouvoirs, le Mage mate la révolte des héros, capturant même Galactus et ses hérauts.

Il défait Thanos en combat singulier mais doit défendre son gant contre Adam Warlock dans une lutte décisive pour la survie de l’Univers.

Mais Warlock est possédé par Eternité qui combat à ses cotés pour emporter la victoire finale.

Une fois le Mage expédié dans un les recoins de l’âme de Warlock, Eternité rétablit l’annulation d’utilisation des joyaux entre eux.

Epuisé par la lutte, Warlock git inconscient tandis que Thanos revenu sur sa planète solitaire, s’abime dans des réflexions philosophiques sur la sagesse nécessaire pour posséder un pouvoir démesuré, tout en s’inquiétant de la manifestation éventuelle du coté « bon » de l’âme de Warlock.

En conclusion, « La guerre du pouvoir, tome 3 » est une belle conclusion de cette saga rondement menée par le duo Starlin/Lim.

L’action est trépidante avec plusieurs niveaux même si les héros n’ont au final qu’un rôle de faire valoir face aux puissances dominantes s’opposant au Mage : Galactus, Thanos et Warlock.

On appréciera les qualités de stratège de Fatalis, qui manque in extremis de réussir le pari insensé de posséder le gant de l’Eternité et offre un des rebondissements les plus excitants de la saga.

Les fans les plus exigeants trouveront sans doute que cette quête recèle un fort gout de déjà vu, la personnalité du Mage faisant pale figure face à celle plus complexe et émouvante de Thanos.

Nous ne leur donnerons pas tort, reconnaissant néanmoins le travail honnête de Starlin et le style graphique toujours de très haut niveau de Lim.

« La guerre du pouvoir » n’est donc pas le meilleur crossover cosmique de chez Marvel, mais se lit néanmoins avec un certain plaisir.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 22:18

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En 1993, le duo Jim Starlin/Ron Lim donne une suite à la saga commencée avec « La guerre du pouvoir, tome 2 ».

On commence par réaliser que grâce au champs de force de Jane Richards et au pouvoir du marteau de Thor, les héros ont survécu à la bombe gamma sensée les détruire et s’organisent pour retrouver la trace de leur mystérieux agresseur entrevu alors qu’il récupérait trois de ses créations.

Avec Captain america aux commandes, les héros font appel aux pouvoirs stellaires de Quasar qui confirme la paralysie d’Eternité par une force inconnue et incommensurables, puis les pouvoirs mystiques conjugués de sorciers comme Shaman, Sorcière rouge, Docteur Druid et Agatha Harkness pour localiser le Mage.

C’est pourtant Galactus guidé par le Docteur Strange qui se rapproche le plus rapidement du Mage entrainant dans son sillage Fatalis et Kang, qui se font les plus discrets possibles.

La réaction du Mage est aussi brutale que spectaculaire avec la destruction de leur vaisseau.

L’équipe de Thanos/Adam Warlock fait preuve de plus discrétion et se rapproche du Mage avec Kang et Fatalis toujours en embuscade.

Mais le Mage semble avoir tout prévu et s’arrange pour que l’attaque massive des super héros tombe sur Thanos et sa bande, neutralisant ainsi ses ennemis en un combat fratricide tandis que une attaque simultanée des doubles occupe sur Terre les héros restants.

Kang et Fatalis profitent du chaos pour pénétrer à l’intérieur du vaisseau du Mage et découvrent le cristal sensé être la source de son pouvoir.

Ils le désactivent et comprennent que le Mage a réussi à accumuler dans d’autres mondes cinq joyaux de l’âme qui alimentent le cristal.

Pourtant ces joyaux puissamment protégés, leur restent inaccessibles.

Galactus intervient mettant fin au combat entre héros en les intégrant dans son vaisseau reconstitué après l’attaque du Mage.

Sur Terre, les héros triomphent des doubles et dans l’espace, avec Galactus en leader, l’alliance contre le Mage prend alors une autre tournure : Adam Warlock réunit les cinq joyaux de l’infini dans le fameux gant d'Eternité, Thor est envoyé aux cotés du Gardien pour servir de relais de transmission et Galactus accompagné de Gamora part à la rencontre d’une des plus fameuse entités cosmiques du monde Marvel, le Tribunal vivant, seul capable d’autoriser à nouveau les joyaux à opérer de nouveau ensemble.

Mais le Mage, qui semble posséder le timing parfait surgit du néant pour enlever Warlock et le gant d'Eternité

Thanos comprend alors que le Mage les a joué et réussit à trouver dans le vaisseau de Galactus l’annéantisseur ultime, seule arme selon lui capable de tuer le Mage.

Il charge Quasar de la lourde charge d’actionner l’arme tandis que Galactus s’approche du Tribunal pour sa plaidoirie …

En conclusion, « La guerre du pouvoir, tome 2 » prend plus d’intérêt et de consistance que le premier tome, avec une action soutenue, des nombreux rebondissements et une puissante dimension épique qui s’installe.

Porté par le style flamboyant et étincelant de Lim, on prend de plus en plus de plaisir à cette action à multi niveaux, mettant en avant des acteurs de premier plan comme Thanos, Galactus, Warlock mais également les outsiders Fatalis et Kang en parfaits opportunistes.

Malgré cela, le Mage semble posséder encore une longueur d’avance, ce qui ne fait que donner davantage envie de se précipiter sur le troisième tome !

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