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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 22:22

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Vous aurez pu le constater à mes critiques pour le moins mitigées, je ne suis pas un fan passionné des Rolling Stones, aussi accueillerais je « Steel wheels » paru en 1989 avec la plus grand circonspection.

Nanti d’un pochette affreuse et d‘un titre passe partout, « Steel wheels » débute par « Sad, sad, sad » entrée en matière solide sentant bon le rock ‘n’ roll groovant puis enchaine avec un joli tube « Mixed emotions » ou la voix de Mick Jagger donne sa pleine mesure.

Le Stones revêtent alors des habits légèrement plus bluesy pour colorer intelligemment un « Terrifying » aux refrains délicieusement planants avant de rejouer le plomb sur « Hold on to your hat » particulièrement puissant et véloce.

Le plaisir et la qualité sont toujours au rendez vous sur « Hearts for sale » mid tempo bien balancé avant d’émouvoir les cœurs sensibles avec la  délicate ballade « Blinded by love » aux sonorités celtiques.

En comparaison, « Rock and a hard place » bien qu’efficace manque d’originalité et d’impact, tandis que « Can’t be seen » glisse en souplesse sans trop se faire remarquer.

Les Stones jouent de nouveau la carte du tendre avec « Almost hear you sigh » ballade élégante et soignée avant d’emmener l’auditeur vers des voyages plus orientaux sur « Continental drift » au charme mystérieux, épique et envoutant.

A peine le temps de reprendre son souffle et la fin du disque se profile bientôt avec tout d’abord « Break the spell » court et ramassé et enfin « Slipping away » qui endort l’auditeur par son atmosphère cotonneuse.

En conclusion, ne vous fiez pas à sa pochette ne payant pas de mine, « Steel wheels » est un bon disque des Rolling stones, proposant un rock bien calibré, varié et d’une grande efficacité.

En grands professionnels parfaitement rompus à la maitrise de leur art, les Rolling stones touchent juste avec cet album intelligent, plaisant, qui comblera de joie les fans purs et durs ravis de trouver leurs idoles en pleine forme, mais fera également passer à un agréable moment aux autres, simples amateurs de rock dont je fais partie.

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Published by Seth - dans Rock
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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 19:32

 
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En 1991 et la suite des Strange origines avec « Special Strange Origines n°256 ».

Dans la première partie scénarisée par James Owsley sur des dessins de Mark Bright, Spider-man se trouve embarqué dans une salle affaire d’espionnage à Berlin Est, ou il croise Wolverine, à la recherche de son amie Charlie, espionne condamnée à mort par le camp de l’Est.

Après un court passage ou les deux héros si dissemblables s’allient pour lutter contre des tueurs déterminés, Wolverine qui méprise Spider-man et le considère comme un gamin, fait cavalier seul et retrouve son amie Charlie, qui se sachant vouée à la mort, désire mourir de ses griffes dans un cimetière.

Fidèle à ses idéaux, Spider-man intervient pour sauver Charlie et combat ardemment Wolverine dans le cimetière.

Malgré d’évident avantages, notamment une force et une rapidité supérieures, Spider-man semble faire un complexe devant la dureté implacable de Wolverine.

Au coude à coude, Wolverine profite d’un léger avantage pour pousser Spider-man à tuer d’un coup de poing Charlie en le prenant pour lui.

C’est donc un Peter Parker passablement traumatisé par le choc du meurtre d’une femme qui rentre aux Etats-Unis se blottir dans les bras de sa chère Mary-Jane.

On bascule ensuite dans le second épisode avec les origines de la Torche humaine pas le Fantastique mais l’androïde crée dans les années 40 pour combattre le nazisme dans les comics de propagande américains.

Sous l’impulsion de Roy Thomas (scénario) et Rich Buckler (dessins), nous assistons donc à la montée en puissance de l’androïde Jim Hammond, policier à New York usant du pouvoir de se rendre inflammable pour combattre le crime avant de s’allier au Prince des mers, Captain américa et son alter égo Toro pour combattre l’Allemagne nazi et ses super héros aux noms grotesques : Master man, U-man, Baron blood et autres Crane rouge.

Le numéro se termine par un épisode-gag consacré à Miss Hulk, qui s’ennuyant pendant un Noel, affronte en les plus fameux super criminels Marvel avant finalement d’avouer qu’il ne s’agissait que d’une propagande commerciale !

En conclusion, « Special Strange Origines n°256 » ne recèle rien de réellement immanquable.

Le match entre Wolverine et Spider-man dans une ambiance glauque de Guerre foide a pour lui le mérite d’être violent, dur et sans trucage visant à favoriser l’un ou l’autres des héros, Spider-man surclassant en apparence son adversaire avant que dans la durée, le pouvoir régénérateur l’indestructibilité et le mental de Wolverine finissent par faire pencher la balance.

Les deux autres épisodes n’ont de leur coté strictement aucun intérêt, avec l’ancêtre de la Torche humaine, remplacé par le plus moderne et sémillant Johnny Storm  et une aventure sympathique mais ridicule de Miss Hulk.

Honnête donc mais laissera néanmoins le lecteur exigeant sur sa faim.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 20:04

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En 1990, « Special Strange Origines n°241 » voit le jour.

Dans sa première partie, ce numéro s’attache à décrire les origines de Miss Hulk, Jennifer Walters, la cousine de Bruce Banner, le véritable Hulk.

Sous l’égide du prolifique Stan Lee (scénario) et le coup de crayon de John Buscema, l’avocate Walters, prise pour cible par Trask un gangster pour avoir défendu un de ses rivaux, est atteinte par une balle en rentrant chez elle, ce qui pousse son cousin en cavale à lui faire une transfusion de sang pour lui sauver la vie.

Remise de ses blessures, Jennifer découvre alors qu’elle possède les mêmes attributs que Hulk et est capable sous l’effet du stress, de se muer en Miss Hulk, une femme-monstre inarretable.

Ces pouvoirs même mal maitrisés, sont une aide précieuse contre les tenaces gangsters qui reviennent à la charge pour accomplir leur contrat.

Jennifer parvient à assurer son travail et à convaincre les anciens hommes de main de Trask, pour témoigner contre leur ancien patron contre une remise de peine.

Mais au cours d’une ultime tentative des tueurs, son amie Jill est assassinée malgré une intervention assez chaotique de Miss Hulk.

Même si Jennifer remporte finalement son procès, le triomphe est profondément amer, avec en toile de fond, l’idée que sa vie ne sera plus jamais la même.

Dans la seconde partie du numéro, Roy Thomas (scénario) et Gil Kane (dessins), nous livrent les origines du super héros Iron-fist, alors qu’il livre un combat acharné dans un sanctuaire secrets d’arts martiaux de Kun-lun situé en plein Himalaya.

On découvre que Iron-fist en réalité Daniel Thomas, a perdu ses parents dans une expédition d’alpiniste en Himalaya.

L’associé de son père, aveuglé par la recherche de la gloire, a refusé de secourir le petit Daniel et sa mère, les livrant de fait à une mort atroce.

Mais le courage et le sacrifice de sa mère tuée par des loups, ont permis à Daniel de survivre et d’être recueilli dans ce fameux monastère ou il appris les arts martiaux par les prêtres de Kun-lun.

Face à un adversaire colossal, à la force inhumaine car robotisé, Daniel puise dans son passé la force de dépasser le sentiment de défaite qui l’habite et délivre son fameux maitre coup, le poing de fer, qui rend son poing quasi invulnérable pour détruire le robot et de réussir l’épreuve imposée par les ses pairs.

En conclusion,  sans être génial ou parfaitement inoubliable, « Special Strange Origines n°241 » n’en est pas moins bien ficelé et très plaisant à la lecture.

La naissance de Miss Hulk tient tout à fait la route, avec le coup de crayon habile de Buscema qui crée un personnage d’amazone athlétique et sexy.

On lui préfère cependant celle d’Iron-fist, inspirant sans doute la trame de « Batman returns », avec le drame familial de la perte des parents, puis l’ascèse de l’entrainement sans relâche pour la maitrise des arts martiaux afin de maitriser le poing de fer, sorte de quintessence martiale couronnant l’union physique et spirituelle du combattant pour faire de lui un authentique super héros.

Héros de seconds plans, Miss Hulk et Iron-fist font toutefois aujourd’hui partie des valeurs sures de l’univers Marvel et méritent, à ce titre, comme ce Special Strange origines, le respect.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 11:50

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Les fans comme moi du grand Black sabbath ont eu du mal à le croire mais en 2013, la légende du heavy metal anglais des années 70 s’est bel et bien reformée pour produire le premier album avec sa configuration originale, comprendre avec Ozzy Osbourne, le prince des ténèbres au chant.

Avec Brad Wilk de Rage Against the Machine à la batterie, « 13 » se fait remarquer par sa pochette sobre et sinistre tout à fait dans le ton de l’évènement.

L’auditeur est immédiatement plongée dans l’ambiance sombre et inquiétante du disque avec « End of the beginning » long titre de plus de huit minutes qui après une entrée en matière lente et sinueuse, s’anime gentiment.

Le mimétisme avec les années 70 est frappant, aussi bien du point de vue du son des riffs de guitares de Tony Iommi, que du chant assez impeccable de Osbourne tout particulièrement dans les parties mélodiques.

On poursuit dans la meme veine avec « God is dead » encore plus long, plus ténébreux et enveloppant avec ce charme vénéneux hypnotique distillé par les artisans du royaume de l’Eternel Oubli.

Le ton se durcit un peu plus sur « Loner » mid tempo rock plus appuyé tout en restant mélodique puis la plongée dans les années 70 reprend avec « Zeitgeist » ballade cosmique planante rappelant fortement par sa puissante charge émotionnelle « Planet caravan ».

Black sabbath revient à son format lent et majestueux sur « Age of reason » qui tient essentiellement sur les riffs et les parties de guitares géniales de Iommi.

Les vétérans parviennent à insuffler encore une belle dynamique à « Live forever » porté par une belle énergie et par un chant toujours de très haut niveau de Ozzy.

On s’approche enfin de la fin du disque, qui arrive sur « Damaged soul » étrangement faible et mollasson, et  « Dear father » extrêmement statique et lourd.

En conclusion, « 13 » est bel et bien un album de 2013 sonnant comme 1970 tant l’optique passéiste a été volontairement choisie par le groupe.

Cette orientation n’est pas pour me déplaire, car je considère que cette période est la meilleure du groupe.

Black sabbath étant un présent un groupe de sexagénaires avec un guitariste gravement malade puisque atteint d’un cancer, le ton de disque est majoritairement lent et calme mais avec cependant un son extrêmement lourd et les habituelles atmosphères de menaces surnaturelles si reconnaissables.

L’auditeur doit donc produire un effort important pour s’immerger dans ces forteresses complexes aux épaisses murailles protégées par de larges fossés.

D’un point de vue réalisation, meme la plupart des titres sont pour moi d’une longueur excessive, on notera l’immense qualité des riffs de Iommi et le chant quasiment parfait de Osbourne.

Il était impensable de penser que Black sabbath allait accoucher d’un nouveau chef d’œuvre, mais « 13 » est suffisamment bon et efficace pour permettre au groupe de tenir fièrement leur rang dans le cœur des fans et de partir sur les routes pour une tournée vraisemblablement d’adieux qui nous fera l’honneur de passer par Paris, au début du mois de Décembre 2013.

J’y serai … et vous ?

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 17:37

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Poursuite de la longue carrière de Clint Eastwood, avec « Honkytonk man » réalisé par lui-même en 1982.

Ayant détesté « Bird » et peu gouté « Bronco Billy », je dois avouer être allé à reculons sur ce film contant les aventures d’un chanteur de country music minable.

« Honkytonk man » se déroule dans le Sud des Etats-Unis dans les années 20, ou Red Stovall (Clint Eastwood) un chanteur de country passé à coté de sa carrière, vieillissant, malade et alcoolique, se fait accompagné par son jeune neveu Whit (Kyle Eastwood) son grand père (John Mc Intire) pour traverser tout le Sud afin d’aller à une ultime audition à Nashville, mère patrie de la country.

Devant son incapacité à conduire une voiture, la famille de Whit accepte finalement de le laisser partir et le trio s’embarque alors dans un long périple à travers le Tennessee.

Whit découvre alors la vie de bohème avec son oncle, qui fréquente les bars et petits clubs blacks, découvre l’alcool, la drogue, et se fait coffrer par la police après avoir lamentablement échoué dans le vol de poules.

Il rencontre aussi le grand chanteur de country Henry Axle (Joe Regalbuto) qui se montre aimable et respectueux à l’égard de Red.

Le trio s’arrête dans une petite ville à la recherche d’un homme appelé Armsrpinger (Barry Corbin) pour récupérer les cent dollars que lui avait prêté jadis Red.

Après un détour dans un bordel ou Whit perd sa virginité avec une séduisante prostituée d’âge mur,  Red et Whit se rendent chez Armsrpinger, en réalité un escroc de première catégorie, qui propose tout d’abord en guise de monnaie d’échange de donner sa domestique Marlene (Alexa Kenin), une jeune femme au psychisme fragile qu’il exploite allégrement.

Devant le refus et les menaces de Red, Armsrpinger change de tactique et lui propose de réaliser un faux braquage chez une commerçante avec qui il s’est arrangé pour qu’elle touche deux cents euros d’assurance.

Red accepte en grommelant mais le braquage tourne au fiasco.

Ayant manqué de se faire tuer, Red revient furieux, interrompt l’escroc en pleine partie de poker et dépouille les autres joueurs pour se faire payer son du.

Mais il ignore au moment de partir que Marlene est parvenu à séduire assez Whit pour se faire embarquer dans le coffre avec comme intention folle de devenir chanteuse à Nashville.

Le trajet n’est pas de toute repos puisqu’un policer fait des siennes au petit groupe mais le bagout de Red ainsi qu’un joli billet de 10 dollars parviennent à l’amadouer, même si Marlene découverte après une fouille, fait maintenant plus officiellement partie du voyage et révélant à l’occasion son absence absolue de dons pour la chanson.
Un pépin mécanique (joint de culasse) vient pourtant stopper la marche en avant du quatuor et l’oblige à faire halte dans un trou paumé.

Désespéré, Red commet l’erreur de coucher avec Marlene qui se voit immédiatement enceinte !

L’homme laisse partir le grand père, déjà fatigué par le voyage, puis prend le bus suivant, tout en faisant promettre à Whit de se débarrasser de Marlene une fois la voiture réparée.

L’oncle et le neveu se retrouvent ensuite à Nashville pour l’audition mais Red, victime de malaise, s’écroule en plein milieu de sa prestation.

Whit apprend alors que son oncle est tuberculeux et qu’il refuse de se soigner.

La chance vient pourtant lui sourire, puisque le représentant d’une maison de disque ayant remarqué le talent de Red, lui propose de signer pour l’enregistrement d’un disque.

L’homme diminué et sentant son temps compté, accepte le deal et enregistre dans la douleur entre deux crises de tuberculose noyées à grand coups d’alcool.

Crucifié de douleur, Red termine son enregistrement et meurt en tenant la main de son neveu.

En conclusion, « Honkytonk man » est un film dépouillé, épuré, simple et surprenant, surclassant largement le théâtral « Bird » et le poussif « Bronco Billy ».

Tournant avec son fils, Eastwood est excellent dans ce personnage de looser attachant, poursuivant son rêve face à un destin et une maladie ne lui laissant aucun répit.

L’humour est largement présent ici, avec bon nombres de situations ou personnages cocasses rencontrés durant ce qu’on pourrait appeler un voyage initiatique sur les traces de l’histoire de la country music.

De musique country, il est également question, mais à ma grande surprise, celle-ci passe très bien dans le cadre du film, avec des chanteurs masculins dotés de voix de cow boys fantastiques et un Eastwood loin d’être ridicule dans l’exercice musical.

Contre toute attente, « Honkytonk man » se regarde donc très bien et demeure un des films intimistes les plus réussis du réalisateur.

A recommander.

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 16:41

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Nous abordons maintenant un sujet difficile avec « La femme flic » d’Yves Boisset.

Sorti en 1980, « La femme flic » raconte l’histoire d’une inspecteur de police, Corinne Levasseur (Miou-Miou), spécialisée dans les maltraitances infantiles, qui à la suite de plusieurs maladresses notamment la gifle d’un de ses amants magistrats en plein tribunal, se trouve mutée dans le nord de la France dans la région de Lille.

Levasseur se retrouve esseulée donc dans le commissariat d’une petite ville située dans la zone des corons, qu’on pourrait appeler à juste titre le quart monde français tant cette région sinistrée par le chômage est appauvrie.

Malgré l’accueil plutôt sympathique de son coéquipier, l’inspecteur Simbert (Alex Lacast) un antillais qui lui apprend que toute la ville est sous la coupe d’un puissant industriel Muller, Levasseur est rapidement cantonnée par son patron, le commissaire Porel (Jean-Marc Thibault) à des taches purement administratives bien loin de ses compétences.

Pourtant, la découverte du corps d’une petite fille dans un terril va changer la donne et pousser l’inspectrice a retourner sur le terrain pour investiguer.

La police effectue tout d’abord une spectaculaire mais inutile descente dans le milieu des travailleurs clandestins, qui n’aboutit à rien d’autre qu’à la mort d’un sans papier nord africain tué par Simbert alors que pourchassé par la police, il menaçait Levasseur d’un couteau.

Puis une enquête plus minutieuse met rapidement à jour les rumeurs de la région, avec l’interrogatoire surréaliste d’un docteur à la retraite, Godiveau (François Simon), dont le style de vie marginal et les sympathies fascistes font de lui le suspect idéal.

Levasseur refuse de céder à la facilité et relâche finalement le docteur fou.

Perdue dans cette ville étrangère à la population ouvrière, Levasseur se rapproche d’une petite troupe de théâtre dirigée par le flamboyant Backmann (Jean-Pierre Kalfon) mais s’en détache aussi rapidement lorsqu’après avoir décliné sa profession, elle découvre les a priori des milieux intellectuels de gauche contre les policiers.

Survient alors un nouveau personnage, un syndicaliste au chômage appelé Diego Cortez (Leny Escudero) qui l’orient sur un photographe du nom de Dominique Allier (Niels Arestrup) connu pour emmener les enfants dans une maison de campagne.

Lorsque Levasseur découvre que Allier a déjà été condamné pour pédophilie, elle convainc sa hiérarchie de perquisitionner dans la maison de campagne et découvre tous les éléments laissant penser à un réseau pédophile international exploitant les enfants de la région.

Mais Allier se défend en invoquant son protecteur, le colonel Morange (Jean Martin) un notable de la région, propriétaire de la maison et proche du puissant Muller.

Morange est reçu dans les locaux de la police mais est vraisemblablement ménagé par Porel, qui redoute les relations de cet homme froid et inquiétant.

De plus en plus proche de Cortez et de ses amis, dont l’abbé Henning (Philipe Caubère), Levasseur décide de faire tomber tout le réseau et après avoir échappé à deux voyous parvient à capturer la gérante d’un sex shop ce qui permet d’incriminer un des proches de Muller qui avait régulièrement des rendez vous avec des enfants dans cet établissement.

Pourtant malgré le soutien d’un juge d’instruction (Gérard Caillaud), Levasseur et Porel comprennent que Muller (Roland Amstutz) est un trop gros morceau pour eux, lorsque le procureur (Henri Garcin) activé par le riche industriel, les dissuade de poursuite à l’encontre de l’entourage de Muller.

Allier se suicide mystérieusement dans sa cellule, les témoignages des enfants sous fragilisées, leurs parents ouvriers menacés de perdre leur emploi finissent par se taire et pire que cela, Porel est obligé par sa hiérarchie de muter à nouveau Levasseur qui a été depuis longtemps abandonnée par Simbert, apeuré par la tournure que prenaient les choses.

Malgré son embarras, Porel recommande tout de même à Levasseur de quitter la police plutôt que de s’obstiner de mutations en mutations.

La jeune femme, désireuse de ne pas laisser tomber l’affaire, se résout à poursuivre sa quête en tant que simple citoyenne …

En conclusion, « La femme flic » est un film dont le climat réellement malsain et effrayant m’avait traumatisé pendant mes jeunes années, et qui même plus de 30 années après recèle toujours la même atmosphère sulfureuse.

On pense très fort à l’affaire d’Outreau, qui plus de vingt après, rejoindra tristement la fiction avec une trouble affaire de réseau pédophile dans la région du Pas de Calais.

Impossible cependant de ne pas être fasciné par le personnage de Miou-Miou, jeune femme d’un courage inouïe, qui en plus du machisme inhérent à sa profession, doit patauger dans l’atmosphère fangeuse de puissants notables prélevant des enfants d’ouvriers pour alimenter des réseaux mafieux.

Boisset décrit fort bien la lâcheté du commun des mortels, que ce soient les ouvriers les policiers ou les hauts fonctionnaires, qui craquent sous les pressions, alors qu’une poignée d’individus généralement ostracisés, prennent le choix par conviction personnelle de mener leur mission jusqu’au bout.

Malgré un coté vieillot, une ambiance glauque, violente et déprimante, « La femme flic » peut être considéré comme un grand et courageux film français, servi par une pléiades de très bons acteurs français, mais doit rester pour moi réserver à un public très averti en raison de son aspect fortement dérangeant.

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Published by Seth - dans Policier
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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 19:40

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Tout n’était sans doute pas digne d’intérêt et d’émerveillement dans les « Special Strange Origines » de chez Lug mais certains numéros pouvaient se révéler prodigieusement excitants comme « Special Strange Origines n°238 ».

Paru en 1989, « Special Strange Origines n°238 » propose un premier numéro exceptionnel signé de main de maitre par Chris Claremont (scénario) et Michael Golden (dessins) pour lancer Malicia alors sous l’emprise de la Confrérie des mauvais mutants contre les puissants Vengeurs.

Après avoir absorbé de manière définitive les pouvoirs de Miss Marvel, ce qui a pour effet de laisser Carol Danvers dans un état comateux après son repêchage par Spider-woman, Malicia triomphe sans difficultés de Captain america et attaque par surprise les Vengeurs, contactés par Spider-woman pour aider Carol.

Contre toute attente, Malicia absorbe en plus les pouvoirs de Thor et devient donc quasiment invincible.

Elle expédie la Vision et Wonder-man, pourtant deux poids lourds de chez Marvel, avant d’effectuer un repli stratégique prudent pour retrouver ses amis de la Confrérie.

Après que Mystik ait dupé Iron-man et neutralisé son armure, elle peut alors libérer tous ses amis de la Confrérie.

Les Vengeurs qui entre temps ont appris le passé trouble de Carol, mystérieusement fertilisée par Immortus pour donner naissance à un homme appelé Marcus, réagissent et engagent un somptueux combat contre la Confrérie.

Le match est de toute volée, la Vision bien aidé par les autres Vengeurs, finissant par neutraliser l’increvable Colosse qui avait pourtant ridiculisé Wonder-man, Iron-man réactivé prenant sa revanche sur Malicia après que ses pouvoirs absorbés faiblissent, tandis que la Sorcière rouge neutralisant à elle seule le reste de la troupe (Avalanche, Pyro).

Seules Mystik et Malicia parviennent à prendre la fuite.

On termine l’aventure par de fortes révélations sur Carol, en réalité manipulée par Marcus pour qu’elle tombe amoureuse de lui jusqu’à ce qu’il périsse prématurément.

Meurtrie, Carol reste donc auprès du cocon protecteur des X-men pour tenter de refaire sa vie.

Les Vengeurs toujours mais ceux de 1968 avec leur première rencontre avec le demi dieu Hercule manipulé par l’Enchanteresse pour les attaquer.

Sur un scénario de Roy Thomas et des dessins de Don Heck, Hercule s’en prend mollement à une équipe amoindrie se disputant au sujet de l’intégration éventuelle de la Veuve noire.

Les braves Goliath, Œil de Faucon et Vif argent ne constituent que des amuses gueules pour Hercule qui fort logiquement finit par arrêter le combat après s’être aperçu de sa manipulation.

Son père Zeus, en représailles le condamne à rester une année sur Terre, ce qui constitue un bon prétexte pour son intégration chez les Vengeurs.

En conclusion, « Special Strange Origines n°238 » est un numéro assez inégal, dont la première partie peut être considérée comme exceptionnelle aussi bien du point de vue du scénario que des dessins sombres et puissants, narrant un combat entre deux des plus belles équipes de super héros jamais crées avec une Malicia déchainée.

Comme cerise sur le gâteau, Claremont apporte une touche d’émotion supplémentaire autour de la relation complexe entre Malicia et sa victime la sculpturale blonde Carol Danvers.

On ne peut pas être aussi dithyrambique sur les origines de Hercule, avec un scénario ultra convenu de Thomas et un graphisme disons le franchement assez horrible de Heck.

Malgré ce bémol, je considère ce « Special Strange Origines n°238 » comme une superbe pièce d’anthologie.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 18:48

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Troisième émanation du magazine Strange dans les années 80, « Special Strange Origines n°163 » date de 1983.

Le principe de ce magazine hors série édité chez Lug était de dévoiler de manière aléatoires les origines des super héros.

Dans le n°163, se déroule sous la houlette de Stan Lee et Jack Kirby, l’une des plus belles aventures du Surfer d’argent ou le vagabond cosmique, sélectionné après un intense combat au dessus des gratte ciels new yorkais puis manipulé par le dieu du mal viking Loki, se rend sur Asgard pour tuer Thor qu’il prend pour un comploteur désirant la chute d’Odin, le roi  des dieux vikings.

Invité au cours d’un banquet, le Surfer hésite devant la noblesse de l’attitude de sa cible, mais une nouvelle fois aiguillonné par Loki, décide finalement d’attaquer Thor.

Le combat est splendide, le Surfer luttant avec la vitesse de son surf et l’infini variété de son pouvoir cosmique, tandis que Thor répond avec sa force physique et les capacités non moins variées de son invincible marteau.

Aidé par Loki qui ajoute son pouvoir au sien, le Surfer prend le dessus face à Thor qui sentant la supercherie retient inconsciemment ses coups.

Le Surfer réalise lui aussi qu’il a été dupé par Loki et au moment de s’expliquer avec son adversaire est brutalement ramené sur Terre par la magie de Loki.

Le lecteur déjà émerveillé à ensuite droit en guise de bonus à une solide aventure de Spider-man scénarisé par Stan Lee sur des dessins de John Romita Sr, au cours de laquelle le Tisseur livre un combat acharné à son vieil ennemi le Caïd, pour récupérer une tablette d’argile dérobée par le maffieux.

Le colossal Caïd, exceptionnellement fort et endurant tient tête aux super pouvoirs de Spider-man avant de finir par céder et à être livré aux policiers.

En conclusion, « Special Strange Origines n°163 », est un très (et sans doute trop) court condensé de Marvel mais d’un très haut niveau, voir exceptionnel pour le Surfer d’argent qui affronte coup sur coup Loki et Thor dans une histoire bien amenée, mettant en valeurs les qualités et particularités de chacun des protagonistes.

Eblouissant visuellement et superbement bien écrit, cette aventure du Surfer d’argent, permet de bien comprendre la personnalité noble, pacifique et mélancolique de ce héros solitaire particulièrement poignant.

Bien entendu, le match entre le Caïd et Spider-man se situe à des années lumières de celui du Surfer avec Thor mais tient également ses promesses.

Je conserve donc un gout inaltérable pour ce petit bijou de mon enfance qui eut un fort impact sur moi à l’époque.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 17:56

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En 1995, le jalon fatal entre Lug et Semic a été franchi et « Special Strange n°96 » a donc changé de maison de distribution française ce qui se voit au style plus moderne marqué entre autre par une couverture en papier glacé.

Un nouvelle équipe formée de Scott Lobdell (scénario) et Jan Duuresma (dessins) montrent des X-men friables attaqués par de mystérieux mercenaires en armure se révélant en réalité être des amas de tentacules s’auto détruisant une fois faits prisonniers.

Tandis que Malicia infectée après avoir touché un de ces êtres pour lui dérober sa mémoire est sauvée une extremis par le pouvoir bioélectrique de Bishop, le Professeur Xavier demande à Tornade d’user de ses pouvoirs et de ses dons de voleuses pour dérober des informations concernant la mise au point d’un costume anti-Magnéto, ce qu’elle accepte de faire à contre cœur.

John Romita Jr prend le relais aux dessins, pour mettre en scènes des X-men au look considérablement modifié comme Angel muté en Archangel au ailes métalliques acérées, qui se trouve troublé par la réapparition de son amie décédée la jolie brune Candy Southern.

Aidé par les pouvoirs télépathiques de Jean Grey, Archangel comprend que Candy a été tuée par Cameron Hodge un être techno-organique et qu’il utilise son corps pour se régénérer après chaque dommage au combat.

Par amour, Candy se suicide donc afin de détruire l’affreux Hodge, ce qui brise une deuxième fois le cœur de Archangel.

On laisse alors la place à une nouvelle équipe de super héros adolescents au nom ridicule : les New Warriors : Marvel boy, Kid nova, Firestar, Silhouette, Namorita, Speedball et Night figther peut être le plus intéressant de tous et en tout cas le plus développé dans ce numéro.

En effet, ce jeune noir mué après la mort de ses parents en justicier mélangeant armure et techniques de close combat, vole seul à la rescousse de ses collègues capturés par des gangsters asiatiques, les Poisons.

Fabian Nicieza (scénario) et Javier Saltares (dessins) amène Night figther jusqu’au chef du gang Kimeiko Ashu qui lance sur lui un tueur en armure à l’équipement similaire.

Après une lutte intense dans une zone désaffectée, Night figther triomphe de son double qui périt écrasé par un train et délivre ses amis qui lui révèlent que leurs proches ont été pris en otages par Ashu, ce qui inhibe leur volonté de lutte.

Enfin en bonus, on a droit à un épisodes retraçant les origines du héros, qui explique son parcours à un jeune noir agonisant après avoir été victime de balles perdues entre gangs rivaux et dont la mort donne lui donne des envie de radicalité.

En conclusion, « Special Strange n°96 » ne réussit pas pour moi son virage de modernité made in Semic.

Les nouveaux et talentueux dessinateurs ne sont pas en cause, mais plutôt les scénaristes qui mettent sur pieds des histoires sans réel enjeux ou on suit mollement les évolutions de personnages modifiés physiquement tout en conservant le terreau fertile du passé.

Aucune accroche donc pour les démêlés de Archangel face à une hideuse bouillie techno-organique et comment ne pas sursauter face à l’introduction des New Warriors, tentative évidente de rajeunissement du public Marvel par l’exposition de personnages adolescents aux pouvoirs honteusement pompés sur des super héros au passé glorieux (Nova, Namor, Captain Marvel).

Le seul personnage un tant soit peu original et joliment dessiné, Night figther contient lui aussi d’importante ressemblance avec Daredevil, avec un passé torturé l’amenant à pourfendre le crime urbain avec bâtons et casque.

Tout ceci n’est pas pour moi suffisant pour justifier d’une nécessité de poursuivre la lecture des Special Strange et conduira en 1995 à mon désintérêt définitif pour ce trimestriel devenu bimestriel.

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 23:00

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Le temps a passé et nous sommes à présent en 1985 avec « Special Strange n°39 ».

Dave Cockrum illustre les scénario de Chris Claremont pour amener les X-men explorer une ancienne base secrète de Magnéto située sous un volcan.

Sur place, les X-men tombent sur le gardien du lieu Garokk, un erzatz de dieu animé par un sentiment de haine contre Tornade, qui en raison de sa claustrophobie n’a pu le secourir lorsqu’il sombrait dans un gouffre.

Avec la moitié de son corps brulé et l‘autre aussi dure que le diamant, Garokk reste dangereux mais est finalement de nouveau précipité dans son trou.

En réalité, Magnéto est bien vivant et depuis une ile du triangle des Bermudes ou il a recueilli Cyclope et sa compagne Lee, a toujours des rêves de domination mondiale et n’hésite pas à menacer les principaux dirigeants de la planète.

Après la destruction d’un sous marin russe ayant osé l’attaquer, la chute du Lockbird à proximité du triangle des Bermudes, permet aux X-men d’approcher de la base pour constater qu’un champs de force annihile leurs pouvoirs.

Ceci ne les empêche pas de progresser ensemble avec Cyclope et de combiner leurs talents « humains » pour tenter de détruire une immense machine foreuse de Magnéto ..

Le scénariste Tom de Falco soutenu par le dessinateur Jerry Bingham met ensuite sur pied une très bonne aventure de Spider-man ou notre Tisseur s’allie au robot de second ordre Machine-man pour combattre le duo improbable composé de l’Homme sable et du Monocle, étrange criminel doté d’importants pouvoirs magiques issus en partie d’un dispositif électronique juché dans son dos.

Le combat face à des ennemis aussi puissant est original, plaisant et se termine par la capture de l’Homme sable.

On termine avec la Chose qui sur un scénario de Mark Gruenwald et des dessins de Jerry Bingham, s’envole dans les étoiles avec Icarus pour aller chercher sa chère et tendre Alicia Masters, enlevée par la déesse cosmique Elle aidée de Dragon-lune.

En réalité, Elle désire retrouver le corps de son époux Adam Warlock, dont le corps repose sur la contre Terre, planète crée par le Maitre de l’évolution.

Mais sur place, Elle découvre un monde dévasté et le corps inanimé du Maitre de l’évolution.

L’apparition de la Chose et d’Icarus venus chercher Alicia provoque un bref combat sans réel intérêt, car Elle est beaucoup trop puissante pour Icarus, tandis que Dragon Lune très inférieure physiquement à la Chose, a de grandes facilités pour le terrasser psioniquement.

Après que Alicia ait calmé son ami en lui disant qu’elle avait accompagnée Elle de son plein gré, les deux camps se réunissent pour ranimer le Maitre de l’évolution, comprendre qu’il a été terrassé par Warlock qui pensait que sa planète avait été laissé à l’abandon, avant de réaliser sur le coup que ladite planète avait belle et bien été volée.

Il est alors temps de comprendre qui a donc été assez puissant pour dérober une planète à son puissant créateur …

En conclusion, « Special Strange n°39 » est loin d’être un must de la série mais tient honnêtement son rang.

Les aventures des X-men, piètrement dessinés par le médiocre Cockrum, ont un fort gout de réchauffé avec ce bon vieux Magnéto et son gardien de seconde zone.

Cerise sur le gâteau, les costumes ridicules de nos héros, avec mention spéciale à Shadowcat affublée d’un costume digne d’Arlequin.

La surprise provient donc de Spider-man, avec une aventure bien épicée brillamment dessinée par l’élégant Bingham qui peut ensuite mettre en lumière son talent dans un univers plus science fiction ou la Chose boxe plusieurs catégories au dessus de son niveau habituel avec des personnages cosmiques du niveau de Elle, Adam Warlock ou du Maitre de l’évolution.

A défaut d’être génial et de proposer autre chose que des X-men en chute libre, ce « Special Strange n°39 » demeure encore une fois digne d’intérêt.

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