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23 août 2011 2 23 /08 /août /2011 19:29

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Tout n’est pas en ce bas monde que noblesse, grâce, harmonie, aussi la vie revêt certaines fois un aspect plus violent, sale et sordide.

Pour faire face à cet aspect plus négatif mais néanmoins bien réel, l’une de mes recettes est d’écouter du thrash metal.

Avec Kreator, formation de pionniers allemands au début des années 80, on peut dire qu’on tient un des piliers d’un genre qui ne fait généralement pas dans la dentelle.

Après un passage à vide au milieu et une suicidaire tentative d’évolution vers la musique gothique, Kreator revient à ses premiers amours en 2001 avec « Violent revolution »..

Le chanteur leader Mille Petrozza et le bassiste Christian Giesler sont toujours fidèles aux postes et Ventor (batterie) puis Sami Yli Sirnio (guitare) viennent renforcer l’équipe.

Avec sa pochette très laide  « Violent revolution » débute par « Reconquering the throne » thrash violent et saccadé évoquant un vieux Slayer de deuxième division.

Cette impression est confortée par le chant de Petrozza, assez proche de Tom Arraya dans un registre plus rauque et clairement moins fluide.

Après l’anecdotique introduction « The patriach », on apprécie la rigueur martiale de « Violent revolution ».

Kreator déroule son thrash rapide, frontal mais aussi terriblement linéaire et sans surprise sur « All of the same blood » .

Les allemands ne sont pas plus convaincants sur le rythme plus lent de  « Servant in heaven-king in hell » terriblement ennuyeux ou sur les riffs légèrement plus heavy de « Second awakening ».

Ca hurle et pioche sévère sur « Ghetto war » lourdingue à souhait et la pseudo tentative d’intro mélodique de «  Replicas of life » lançant une intense furie thrash, laisse complètement de glace tant la voix du chanteur ne se prête pas du tout à ce style.

La rage est toujours de mise mais le talent bien absent sur les plats « Slave machinery », « Bitter sweet revenge ».

Fidèle à sa ligne de conduite Kreator termine son album sans réellement prendre de risque ou changer de tactique avec le brulant « Mind of fire » et l’assommant « System decay ».

En conclusion, « Violent revolution » n’est pas un mauvais album, mais un album quelconque, très daté années 80 et sans aucune innovation ni prise de risque.

Désirant sans doute renouer avec son ancien public, Kreator fait machine arrière toute et  ne propose pas grand-chose si ce n’est un thrash metal, violent mais terriblement linéaire et répétitif.

A ce titre, la comparaison avec les revenants américains de Death angel est nettement à son désavantage.

Il est vrai que la voix très typée et franchement pénible sur la durée de Petrozza limite très fortement le champs d’action des allemands.

A réserver donc pour les forcenés de ce style de musique assez peu regardant sur le caractère évolutif de la musique.

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Published by Seth - dans Thrash Metal
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