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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 11:37

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Toujours dans le registre du cinéma populaire, voici « Fantômas » film français d'André Hunebelle.

Détournant passablement l’œuvre littéraire passablement sombre de Pierre Souvestre et de Marcel Alain du début du XX ième siècle, puis celle cinématographique tout aussi sombre de Louis Feuillade, Hunebelle crée en 1964 une version beaucoup plus comique et spectaculaire du célèbre criminel masqué français.

Fantômas apparait ici comme un génie du crime affublé d’un masque en latex bleu qui déforme son apparence et rend sa voix caverneuse particulièrement impressionnante.

Equipé de gadgets technologiques innovants, aidé par une poignée de mercenaires déterminés et capable de changer l’apparence de son visage à volonté, Fantômas ne tarde pas à faire parler de lui en réalisant plusieurs vols audacieux de bijoux et en défiant le commissaire Juve (Louis de Funès), chargé de capturer cet homme menaçant et ambitieux.

Entre Juve et Fantômas, se situe le journaliste Fandor (Jean Marais) bel homme prêt à tout pour obtenir un scoop et même à inventer une interview factice tournant en ridicule le criminel.

Le courroux de Fantômas est tel qu’il enlève Fandor.

Détenu dans sa base secrète sous terraine, Fandor se voit mis au courant des plans du criminel qui désire utiliser son cerveau pour créer un homme synthétique qui lui serait entièrement fidèle.

Mais Fantômas change d’avis, copie l’aspect de Fandor pour réaliser ses crimes et le marque au fer rouge.

Fandor utilise alors la jalousie de sa maitresse Lady Maud Beltham (Marie-Hélène Arnaud) pour la pousser à le libérer ainsi que son amie photographe Hélène Gurn (Mylène Demongeot).

Revenu à la vie normale mais choqué, Fandor devient la clé de l’enquête puisqu’il est pris en filature par Juve qui désire par lui remonter à son ennemi.

Après le vol de bijoux pendant un défilé de mode et une évasion audacieuse de Fantômas sur les toits, Juve fait emprisonner Fandor devenu le suspect numéro un suite à l’usurpation de son identité.

Pourtant malgré la surveillance policière, Fantômas nargue les institutions, allant même jusqu’à réaliser des forfaits avec l’apparence de Juve pour le faire emprisonner.

Décidément diabolique, Fantômas se grime en gardien de prison pour capturer Fandor et Juve et les emmener pour poursuivre ses expériences scientifiques.

Mais Fantômas est pris en chasse par la gendarmerie (motos et hélicoptère) et une course poursuite frénétique s’engage alors dans le Sud de la France.

Parvenus à se libérer, Fandor et Juve font équipe pour poursuivre à leur tour Fantômas.

Après de multiples péripéties, Fantômas se réfugie dans un sous marin de poche, tandis que Juve et Fandor pataugent dans l’eau après avoir sauté d’un hélicoptère.

Repêchés dans un canot pneumatique par Hélène, les deux hommes ruminent leur amertume.

En conclusion, bien que peu fidèle à l’œuvre originale, « Fantômas » est néanmoins un film incroyablement divertissant brillant par de multiples rebondissements et par des scènes d’actions très audacieuses pour l’époque comme celle ou Juve s’accroche à une grue en rotation au dessus des toits pour poursuivre son ennemi.

De Funès fait du De Funès sans trop forcer son grand talent comique mais Jean Marais, impressionnant de beauté et de puissance athlétique, en impose en incarnant deux rôles, le journaliste ambigu Fandor et l’inquiétant criminel au rire sardonique.

Avec « Fantômas » , Hunebelle, crée une ouvre populaire, rythmée et intrigante qui entrainera deux suites toutes aussi populaires.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 13:34

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L’été venant, le cinéma populaire revient au devant de la scène au gré des multi rediffusions, tel « Les compères » film de Francis Veber.

Sorti en 1983, peu après l’immense succès de « La chèvre », « Les compères » relate la quête improbable d’un duo masculin dissemblable composé de Jean Lucas (Gérard Depardieu), journaliste, viril et brutal et François Pignon (Pierre Richard), ancien professeur fragile et dépressif, pour retrouver un jeune homme de 16 ans Tristan (Stéphane Bierry), en fugue dans le Sud de la France.

En réalité, Lucas et Pignon sont manipulés par leur ancienne maitresse Christiane (Annie Duperey) qui les persuade successivement qu’ils sont chacun le père de Tristan pour activer les recherches infructueuses de la police et de son mari, le timoré Paul (Michel Aumont).

Touchés dans leur fibre paternelle, Lucas et Pignon parviennent à retrouver la trace de Tristan à Nice, après que Lucas ait violenté un hôtelier (Robert Dalban) particulièrement revêche.

Les deux hommes comprennent bien vite qu’ils cherchent le même garçon et entame une coopération délicate temps leurs physiques et leurs personnalités sont diamétralement opposées.

Alors que Lucas fonce, menace et use de violence pour arriver à ses fins, Pignon hésite et se fait souvent malmener.

Pour corser un peu l’affaire, Lucas est pris en chasse par deux gangsters du milieu niçois qui désirent empêcher son enquête sur leur patron, un parrain du crime nommé Corsi.

Les deux hommes progressent donc dans le milieu des jeunes voyous de la cote d’azur, principalement composés de blousons noirs adeptes de moto et de rock.

Ils comprennent que Tristan a suivi par amour une jeune fille et est entré dans le gang pour lui faire plaisir.

Mais il est particulièrement difficile de faire sortir le jeune homme fragile de l’emprise du gang dirigé d’une main de maitre par le brutal Ralph (Jean-Jacques Sheffer).

Le film évolue donc de récupérations en fugues, avec deux gangsters patibulaires mais particulièrement inefficaces dans leur tache et régulièrement tournés en ridicule.

Après une grosse bagarre à quatre (Pignon, Lucas, Ralph et Tristan) au milieu du gang, Pignon et Lucas parviennent à extraire Tristan de l’influence néfaste de ses amis.

Restent alors les gangsters de plus en plus menaçants qui après quelques attaques ratées au couteau utilisent à présent des armes à feu pour éliminer Lucas qui a récupéré par l’intermédiaire de Pignon, des photos compromettantes pour Corsi.

Les gangsters sont finalement neutralisés mais au cours de la fusillade, Pignon prend une balle dans l’épaule ce qui lui permet de jouer à loisir de son statut de victime.

La fin du film se passe sur un mode plus touchant et calme, ou Tristan renoue le dialogue avec son véritable père Paul et conserve l’ambigüité vis-à-vis des ses deux protecteurs afin de ne pas leur faire de peine …

En conclusion, inutile de chercher le finesse dans « Les compères », on est ici dans du cinéma à grosses ficelles, reposant exclusivement sur le décalage comique entre l’imposant (et svelte à l’époque !) Gérard Depardieu et le frêle, lunaire et timide Pierre Richard.

Le scénario est bien entendu filiforme, lorgnant même vers le ridicule mais qu’importe pour Veber qui mise tout sur son duo d’acteurs catapulté dans des situations burlesques (comme la fameuse scène de la leçon du « coup de boule » administré par Lucas à Pignon) .

Pour moi ce type de cinéma aux gags bon enfant, a mal vieilli et ne peut plus prétendre distraire même à la faveur d’un été pluvieux.

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 19:51

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Voici bien loin des délires intello-esthétique d’un « Bird », une chronique assez inhabituelle ici consacrée à « L’âge de glace » film d’animation de Chris Wedge et Carlos Saldanha.

Sorti en 2001, « L’âge de glace » inaugura avec « Shrek » une nouvelle ère de films d’animation qui sera exploitée par Pixar et Dreamworks dans une surenchère de productions destinées surtout à un public jeune voir enfantin.

Le premier de la série (un quatrième vient de sortir en 2012 !) raconte dans une ère préhistorique glaciaire, une histoire aussi originale que loufoque d’un improbable trio d’animaux, devant veiller pour diverses raisons sur un bébé humain dont la famille a été massacrée par une horde de tigres à dents de sabres.

Derrière le personnage récurrent de Scrat un petit écureuil frénétique et inquiet pour son gland, se dessine donc l’imposante silhouette de Manny (doublé par Gérard Lanvin) mammouth solitaire et taciturne, investi d’un haut sens des responsabilités, qui mettra sa force à contribution pour protéger ses alliés, de Sid (doublé par Elie Semoun) paresseux, bon à rien, lâche, peureux, gaffeur mais aussi terriblement attachant et enfin Diego (doublé par Vincent Cassel), tigre à dents de sabre, chargé par son chef de clan de récupérer le bébé.

Mais malgré sa ruse et sa force, Diego est bloqué par la force de Manny et décide de servir de guide à ses alliés à travers les glaces pour les amener jusqu’aux survivants de la tribu du bébé.

En réalité, Diego compte attirer Manny et Sid dans un guet append ou tout le clan des tigres les agressera pour récupérer le bébé.

Au cours de son périple à travers les glaces, le trio se heurte à des difficultés imprévues comme deux rhinocéros durs à cuirs particulièrement vindicatifs à l’égard de Sid, une tribu de Dodos, stupides volatiles défendant leurs œufs avec une obstination grotesque ou encore la traversée d’une région volcanique ou il manque d’être englouti.

Lors du traquenard, Diego change finalement d’avis en raison des liens s’étant tissés avec ses amis et trahi finalement son clan pour protéger le bébé.

Alors qu’on le croit mort, il réintègre finalement le trio après avoir remis le bébé aux survivant de la tribu des hommes.

En conclusion, bien que je ne corresponde absolument pas au public bon enfant du film, j’ai du reconnaitre que « L’âge des glaces » était un film d’animation très bien fait et plaisant.

Inutile de chercher davantage ici qu’un honnête et bon divertissement familial, mais il convient de saluer la belle créativité du duo Wedge/Saldanha, capable de donner vie à des personnages souvent burlesques et parfois attachants évoluant avec fluidité et aisance dans ce monde numérique alors relativement balbutiant à l’orée des années 2000.

A considérer donc avec bienveillance et indulgence.

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 18:22

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Replongeons nous à présent dans le cinéma populaire français des années 80 avec « Ma femme s’appelle reviens » de Patrice Leconte.

Sorti en 1982 après les deux immenses succès des « Bronzés » et le sympathique comédies « Viens chez moi j’habite chez une copine » , « Ma femme s’appelle reviens » raconte l’histoire d’un médecin urgentiste parisien Bernard Fizet (Michel Blanc) récemment quitté par sa femme qui traverse une très mauvaise passe affective.

En pleine reconstruction, Bernard petit, malingre et peu sur de lui, essuie échecs sur échecs dans ses pathétiques tentatives d’approches de la gente féminine.

Lors de son arrivée dans une résidence pour célibataires, il croise sa voisine photographe Nadine Foulon (Anémone) , dans une situation sentimentale également compliquée avec Terry (Christophe Malavoy) un amant musicien volage.

Le film raconte le rapprochement entre ses deux êtres solitaires et déprimés qui peu à peu vont apprendre à s’aimer malgré leurs doutes et leurs peurs.

Avec un scénario aussi mince et des personnages secondaires proprement inexistants, le film a bien du mal à passionner.

Plus étonnant, l’humour habituel des deux comédiens, avec des répliques incisives tirées au cordeau, tombe la plupart du temps complètement à plat, avec un Michel Blanc assez peu amusant dans son éternel rôle de looser passablement usé depuis quatre années dans ce registre.

Anémone elle aussi dans son personnage de grande fille nigaude, fragile et sympathique s’en sort mieux, mais le résultat est assez peu emballant et l’émotion sensée représenter ces deux perdants de la vie ne nous atteint pas franchement.

Sans la pléiade d’acteurs des « Bronzés » ou sans même un second rôle solide, Leconte se plante avec un film facile, paresseux et sentant passablement le réchauffé.

On peut donc pour moi oublier ce film médiocre dans les tréfonds des vidéothèques.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 10:05

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La saga du « Gendarme de Saint Tropez », immense succès populaire étalé sur six épisodes majoritairement placés dans les années 60 prend fin en 1982 avec « Le gendarme et les gendarmettes », dernier film réalisé par Jean Girault et tourné par Louis de Funès tout deux décédés le premier avant la fin du film, le second peu après.

Prenant toujours pour cadre la petite station balnéaire chic de Saint Tropez, « Le gendarme et les gendarmettes » a pour principale nouveauté d’amener dans la petite équipe de l’adjudant chef Gerber (Michel Galabru) et Cruchot (Louis de Funès), quatre nouvelles stagiaires féminines chargées d’apprendre sur ordre du colonel (Jacques François) le métier sur le terrain à leur contact.

Bien entendu, les stagiaires sont de splendides jeunes femmes, que ce soit la blonde Isabelle Leroy (Sophie Michaud), les deux brunes piquantes  Marianne Bennet (Babeth Etienne qui fut fugacement la femme de Johnny Halliday !) Christine Roncourt (Catherine Serre qui posera nue dans des magazines de charme) ou la plus exotique Yop Macumba (Nicaise Jean Louis).

L’arrivé de ce contingent féminin va en réalité plus perturbé que motiver les gendarmes d’élite de Saint Tropez, Beaupied (Maurice Risch au physique de petit gros similaire à celui de Jacques Villeret), Perlin (Patrick Préjean), Tricard (Guy Grosso), et Berlicot (Michel Modo), plus occupés à draguer leurs stagiaires qu’à leur enseigner les rudiments du métier de gendarmes.

Alors Cruchot va reprendre son costume de père fouettard pour surveiller de près ses hommes occupés à batifoler avec la composante féminine de leur équipe.

Cette tache ne sera pas aisée car il devra en plus de cela faire face à la jalousie des épouses Cruchot (Claude Gensac vieillissante) et Gerber (Micheline Bourday).

Mais outre les histoires légère inter gendarmes, Jean Girault fait quand même l’effort de développer un squelette d’intrigue autour de l’enlèvement des gendarmettes par une mystérieuse organisation dont le chef a établi son quartier général sur un yacht.

Devant le menace et la pression de la hiérarchie pour retrouver Macumba, fille d’un ministre africain, Gerber et Cruchot vont devoir déployer tous leurs efforts pour retrouver les gendarmettes et démanteler l’organisation.

C’est une nouvelle fois Cruchot, habilement déguisé en femme pour se faire enlever qui parviendra à entrer en contact avec les criminels désireux en réalité de récupérer les bracelets des gendarmettes pour pénétrer les secrets d’un ordinateur ultra avancé détenu dans les sous sols de la gendarmerie.

Mais Cruchot aidé par ses gendarmettes de choc parviendra à neutraliser les criminels pour la plus grande satisfaction de sa hiérarchie.

En conclusion, en guise d’épitaphe, « Le gendarme et les gendarmettes » voit s’afficher une grosse baisse de niveau.

L’ambiance est ici facile, grivoise avec l’emploi de jolies filles peu vêtues pour combler la satisfaction un brun lubrique du spectateur.

Bien entendu le film se veut toujours familial et reste néanmoins au dessus d’un Max Pecas et son érotisme franchouillard mais le jeu comique du tandem infernal de Funès-Galabru se voit tout de même sérieusement amputé.

Beaucoup de cascades majoritairement en voiture sur les routes encaissées du sud de la France (merci à Rémy Julienne), moins de gags, des acteurs vieillis et fatigués rendent ce dernier gendarme nettement moins regardables que les précédents même par fort relâchement cérébral occasionné par l’absorption de litre de pastis au bord de mer sous un soleil de plomb.

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 09:21

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Dans les années 60, Jean Girault exploite à fond le filon de son gendarme et sort en 1968 le troisième volet des aventures de Cruchot and Co intitulé « Le gendarme se marie ».

Délaissant le cadre lointain et exotique des Etats Unis, « Le gendarme se marie » se recentre sur le petit microcosme de Saint Tropez pour raconter la rencontre fortuite entre le maréchal des logis Ludovic Cruchot (Louis de Funès) et Josépha (Claude Gensac) la belle et riche veuve d’un colonel de gendarmerie venue s’installer dans la région.

Après un joli quiproquo amenant Cruchot à vouloir la verbaliser pour excès de vitesse, Josépha et Cruchot ont un coup de foudre réciproque.

Mais l’adjudant Gerber (Michel Galabru) est lui aussi attiré malgré son statut d'homme marié par la belle veuve qui possède visiblement des amis très haut placés au sein du ministère de l'Intérieur.

Une inévitable compétition va alors s’instaurer entre Gerber et Cruchot pour la conquête de Josépha d’autant plus que celle-ci va pousser son favori à passer le concours pour devenir adjudant chef.

Ces scènes  ou Gerber et Cruchot reviennent sur les bancs de l’école pour passer leurs examens, sont souvent très drôles.

Contre toute attente, malgré des relations difficiles entre Josépha et sa fille Nicole (Geneviève Grad),  Cruchot prend le dessus et obtient le grade tant convoité au détriment de son adjudant.

Il devient donc le supérieur de Gerber et un véritable tyran revanchard dans la gestion de ses troupes il est vrai peu rapides à la détente : Fougasse (Jean Lefebvre), Berlicot (Michel Modo), Tricard (Guy Grosso), Merlot (Christian Marin).

Pourtant, le nouveau chef doit rapidement déchanter lorsqu’il apprend de la bouche de la hiérarchie qu’une erreur a été commise dans la transmission des résultats et que c’est Gerber qui a été admis au concours d’adjudant chef.

Rétrogradé, Cruchot subit alors la terrible colère de son supérieur qui l’envoie plonger au fond de la mer au risque de provoquer un accident grave.

Puis une menace vient toutefois perturber ce bonheur en apparence idyllique, le dangereux criminel Frédo (Mario David), qui par désir de revanche contre Cruchot qui l’a fait arrêter, décide de séquestrer Josépha pour attirer son ennemi dans un piège mortel.

Malheureusement pour lui, c’est Gerber qui se rend par erreur au rendez vous et qui est assommé à la place de Cruchot.

Prenant la fuite, Frédo est pris en chasse par Cruchot qui parvient à l’arrêter et à délivrer sa belle in extremis.
Le nouveau héros est récompensé en étant nommé pour son mariage lui aussi au grade d'adjudant chef.

En conclusion, « Le gendarme se marie » est toujours construit sur un scénario aussi filiforme mais marque une évolution dans le style avec l’arrivée de Gensac qui sera la partenaire féminine la plus appréciée de Louis de Funès.

Le décalage entre son élégance et le coté surexcité/hargneux de de Funès, créent un effet comique certain.

Galabru se taille également la part du lion dans cette affaire et ses joutes avec de Funès provoquent elles aussi quelques éclats de rire.

Dans ce contexte, les seconds rôles s’effacent comme Lefebvre ou Grad qui quittera après coup l’aventure.

Malgré cela, « Le gendarme se marie » peine pour moi à atteindre l'effet de surprise du premier volet ou le charme exotique des aventures américaines du second volet.

C’est pour cette raison que je le place en dessous.

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 13:51

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Petite incartade vers le cinéma plus grand public avec « Ce que veulent les femmes » film de Nancy Meyers sorti en 2000.

L’histoire est centrée autour de Nick Marshall (Mel Gibson) qui travaille dans un grand groupe de publicité de Chicago.

Divorcé, aisé, bel homme sur de son charme et sa virilité, Nick est un coureur de jupons qui enchaine conquête sur conquête sans trop se soucier des autres, notamment sa fille Alex (Ashley Johnson) qui vit difficilement son adolescence.

Nick prend très mal que son patron lui préfère une femme nouvelle embauchée pour la place de directeur de marketing.

Le jeune femme, Darcy Mc Guire (Helen Hunt) est précédée d’une réputation d’arriviste mais semble plus amène de comprendre les attentes du public féminin que le machiste Nick.

Se pliant de mauvais gré aux nouvelles directives, Nick a un jour un accident électrique dans sa salle de bain alors qu’il essaye des produits de beauté féminins.

Suite à cet accident, il devient capable de lire les pensée des femmes.

Tout d’abord troublé par ces nouvelles facultés, Nick comprend bien vite tout le parti qu’il peut en tirer mais entreprend également par la force des choses une remise en questions de son attitude de vieux macho.

Il devient donc malgré lui plus sensible et à l’écoute des femmes, refusant de faire souffrir la jeune serveuse Lola (Marisa Tomei) après pourtant qu’il l’ait amené au septième ciel.

Nick se rapproche également sa fille qui envisage d’avoir son premier rapport sexuel après le bal du lycée.


Mais il utilise également ses pouvoirs pour reprendre le dessus sur Darcy en pillant ses idées pour décrocher le meilleur projet d’une grosse campagne publicitaire commandée par Nike.

Nick change donc et tombe sous le charme de sa rivale qui elle aussi divorcée se sent attirée par cet homme qui la comprend si bien.

Alors qu’il vole au secours d’une jeune stagiaire Erin (Judy Greer) aux tendance suicidaire, Nick est de nouveau soumis à une décharge électrique et perd ses pouvoirs.

Pris de remords, il fait réintégrer Darcy à sa société et décide de se lancer dans une relation avec elle.

En conclusion, « Ce que veulent les femmes » est un produit typiquement calibré pour le public féminin avec un sujet psychologique, léger et drôle.
Avoir un homme aussi beau que Mel Gibson capable de comprendre les moindres de leur envies est en effet un fantasme  féminin fort sachant que bon nombres de femmes recherchent avant tout de l’écoute chez leur partenaire.

Qu’importe donc si la manière dont Gibson reçoit cette faculté est ridicule, seul compte en réalité le résultat et les situations souvent cocasses qui en découlent.

Je n’ai pour ma part pas franchement gouté ce film trop long et fleur bleue.

Gibson en fait vraiment des tonnes, n’hésitant pas à aller très loin pour briser son image de dur un brin réactionnaire, pour camper un personnage subitement féminin et sensible.

L’ambiance du film m’a également déplu, avec les petits soucis minables de ces cadres urbains évoluant dans un monde d’extrême opulence matérielle.

Vous l’aurez compris je le pense, malgré son succès bien compréhensible et le rôle à contre emploi pour le dur à cuir australien, « Ce que veulent les femmes » ne constitue pas le style de film que j’apprécie.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 10:04

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Un à peine après le premier des « Gendarmes » qui fut le plus grand succès commercial de l’année 1964, Jean Girault récidive avec « Le gendarme à New-York », audacieuse transposition des aventures de Cruchot and Co aux Etats Unis.

L’histoire est disons le franchement d’une minceur inouïe : l’adjudant Gerber ( Michel Galabru) et ses hommes sont invités à un congrès de gendarmes à New York.

Désireuse de connaitre les Etats-Unis, Nicole (Geneviève Grad) la fille du maréchal des logis Cruchot (Louis de Funès) brave l’interdit de son père et embarque clandestinement sur l’immense paquebot Le France aux coté des gendarmes.

La traversée de l’Atlantique sur ce paquebot de luxe, véritable fleuron de l’industrie française en son temps, ne manque pas de piquant car les gendarmes français sont ridiculisés par leurs homologues italiens lors de parties de bowling ou de baby foot.

Dans une scène hilarante, Cruchot qui se targue de connaitre l’anglais, tente d’apprendre quelques rudiments à ses hommes dont la nullité est flagrante.

La traversée est marquée également par la maladie de Fougasse (Jean Lefebvre) rapidement alité.

Harcelé par les médecins, il ne se relèvera jamais et ne verra jamais la ville.

De son coté, Nicole est draguée par un beau gendarme italien, l’adjudant Rizu (Mario Pizu) et échappe in extremis à la furie de son père qui la reconnait à bord.

L’équipe arrive cependant à bon port et prend ses quartiers dans la grosse pomme aux cours de découvertes savoureuses émaillées de gags et pitreries habituelles de Louis de Funès.

Nicole a de la chance et est prise sous son aile par un journaliste américain qui veut la faire chanter dans une émission télévisée à laquelle assiste finalement Cruchot.

Le film ne sera finalement que cela : Cruchot court après sa fille pour la ramener à Paris sans que Gerber ne s’en aperçoive.

Il usera pour se faire de tout son arsenal habituel : déguisements, mensonges, culot et grimaces.

De son coté, Gerber mettra toujours en doute les dires de Cruchot a tel point qu’il le fera examiner par un psychiatre dans une scène absolument tordante ou Cruchot révèlera ses frustrations de la petite enfance.

Après l’américain vient le tour du gendarme italien qui séduit Nicole et la cache dans sa famille dans le quartier pittoresque de Little Italy.

Prêt à tout pour sa fille, Cruchot s’engouffre dans le quartier italien et déjoue la vigilance des cerbère siciliens.

Mais il se trouve à présent accusé d’enlèvement par Renzo et doit se démêler de la police américaine.

Tout se succède alors dans un grand charivari, embarquement de Nicole dans une malle, esclandre avec un chauffeur de taxi noir, déguisement de Cruchot en policier US affublé d’un mal de dents, course poursuite et cascades dans un building en construction avant le retour final de Nicole en France sous le déguisement d’hôtesse de l’air.

En conclusion,  construit sur rien ou pas grand-chose « Le gendarme à New York »  parvient à tenir la distance en raison de sa pluie de gags particulièrement inventifs et de la qualité comique indéniable du trio De Funès-Galabru-Lefebvre.

Il n’y a en réalité pas grand-chose à comprendre ici, juste à se laisser porter par le flot impétueux et surréaliste des comédiens et la musique particuliérment entrainante de Raymond Lefèvre en duo avec Paul Mariat.

Deux scènes anthologiques pour moi outre le fameux cours d‘anglais, le pastiche de « West side story » ou De Funès affronte un gang de latino américains sur fond de danse avec les policiers américains ou la recette de l’entrecôte de bœuf mitonnée par Galabru avec comme aides culinaires chacun des gendarmes.

Contre toute attente, Girault réussit sa conquête de New York et bien aidé par un de Funès au top de sa forme capable de cascades digne de Jean Paul Belmondo (!), apporte du sang neuf à ses aventures méridionales.

Bien entendu ceci ne dépasse pas le cadre du divertissement familial mais de qualité.

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 09:27

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Les années 60 constituent assurément le pic de la carrière de Louis de Funès avec notamment l’incroyable série des « Gendarmes de Saint Tropez » qui durant six films contribua pour beaucoup à la popularité de l’acteur.

Sorti en 1964, « Le gendarme de Saint Tropez » de Jean Girault est archi connu en France en raison des multiples rediffusions télévisées dont il bénéficie généralement durant les périodes estivales.

L’intrigue est assez simple, le maréchal des logis Ludovic Cruchot (Louis de Funès) un gendarme intransigeant et énergique est promu en raison de ses brillants états de service dans la commune de Saint Tropez ou il se rend avec sa fille Nicole (Geneviève Grad).

Sur place, Cruchot montre son caractère pointilleux et colérique pour mettre au pas ses subordonnés Fougasse (Jean Lefebvre) Merlot (Christian Marin), Tricard ( Grosso) et Berlicot (Michel Modo) qui se distinguent par leur grand laxisme dans l’application de la loi.

Comme beaucoup de petits chefs, si Cruchot fait preuve de zèle avec les sous fifres, il s’aplatit complètement dans la hiérarchie représentée par le débonnaire adjudant Gerber (Michel Galabru).

Les ennemis principaux des gendarmes sont les nudistes, qui après avoir mis au point un dispositif d’alerte particulièrement efficace, les ridiculisent.

Cruchot montre alors toute son ingéniosité pour mettre en place un plan d’envergure capable d’arrêter les contrevenants à l’ordre public.

Mais dans sa vie privée, le gendarme a plus de difficulté à maitriser Nicole, qui se dit fille d’un milliardaire habitant sur un yacht pour s’intégrer à la jeunesse dorée de la commune.

Les mensonges de Nicole et le caractère rebelle de ses amis, la conduisent à dérober la mustang rouge dans laquelle figure un tableau volé par les véritables propriétaires du yacht.

Averti par sa fille après qu‘elle ait eu un accident, Cruchot va se démener comme un beau diable pour ramener le plus discrètement possible la voiture, tout en se trouvant lui-même suspecté du vol par ses collègues gendarmes.

Le gendarme va alors devoir jouer de finesse et d’extravagance pour ramener discrètement le tableau et échapper aux soupçons de Gerber qu’il croise dans une soirée mondaine.

Malgré l’enlèvement de Nicole par les malfrats en quête de leur tableau, Cruchot aidé des jeunes de Saint Tropez parvient à sauver sa fille, neutraliser les criminels et a restituer le tableau aux autorités.

En conclusion, malgré son humour d‘un autre temps et son coté plus que vieillissant, « Le gendarme de Saint Tropez » constitue un divertissement agréable, familial porté par son rythme élevé et par la traditionnelle énergie déployée par Louis de Funès dans un rôle taillé sur mesure.

Affublé de seconds au physique particulièrement abruti (nul en effet n’égalait la tête d’ahuri de Jean Lefebvre) , de Funès s’en donne à cœur joie, ridiculisant gentiment la gendarmerie ce qui a toujours été considéré en France comme populaire.

Déguisements, grimaces, explosions de colère frénétiques fonctionnent assez bien dans des situations improbables avec un gros paysan débonnaire ou une bonne sœur danger public au volant de sa 2CV.

Les plus nostalgiques seront également émus par l’évocation de l’âge d’or du Saint Tropez de la jeunesse de Brigitte Bardot, avec sa jeunesse aisée, son insouciance, son insolence et son incroyable liberté.

A noter enfin la musique entrainante de Raymond Lefèvre pour beaucoup dans le succès des ces films de vacances ne volant sans doute pas bien haut mais distrayants.

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 11:50

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« La soupe aux choux » de Jean Girault est l’avant dernier film de Louis de Funès.

A l’époque de la sortie du film (1981), je me souviens des voitures publicitaires circulant dans Paris avec de grandes affiches du film.

L’histoire basé sur un roman de René Fallet, est des plus loufoques, deux vieux paysans d’un village du centre de la France (Allier), le Glaude (Louis de Funès) et le Bombé (Jean Carmet) vivent en marge du village.

Refusant toute modernité et malgré une santé vacillante, les deux vieux soignent leur spleen en buvant des quantités invraisemblables d’alcool, tout particulièrement de vin qu’ils consomment à coups de « canons » envoyés à toute heure de la journée.

Un soir de beuverie, le Glaude et le Bombé font un concours de pets à la pleine lune ce qui a pour effet de provoquer la venue d’un extra terrestre (Jacques Villeret) en soucoupe volante.

L’extra terrestre habillé d’un costume ridicule s’exprime par cris de dindon et paralyse à coups de rayons le Bombé  qui était trop agité.

Il sympathise avec le Glaude qui lui fait gouter se fameuse soupe aux choux.

Séduit par le breuvage, l’extra terrestre que le Glaude appelle la Denrée, repart sur sa planète avec quelques réserves.

L’incident provoque quelques remous dans le Bourdonnais mais personne ne croit le Bombé quand il raconte à tout le monde qu’il a vu un extra terrestre.

Devenu la risée de tous, le Bombé déjà passablement déprimé envisage de se suicider.

Son ami le pousse à se ressaisir et l’empêche in extremis de passer à l’acte.

Mais la Denrée revient subitement sur terre et après avoir à nouveau paralysé le Bombé, révèle au Glaude qu’il a appris le patois français campagnard, qu’il peut vivre 200 ans sans vieillir et que les autorités de sa planète Oxo ont décidé d’examiner avec suspicion sa fameuse soupe aux choux en raison de sa dangerosité présumée pour leurs habitudes alimentaires essentiellement minérales.

Le courant passe de mieux en mieux entre Glaude et la Denrée et une véritable relation de confiance s’établit.

Le Glaude donne un écu d’or à son ami en plus d’un nouvel échantillon de soupe et lui ouvre son cœur en lui décrivant sa peine depuis que sa femme Francine décédée il y a peu l’a laissé dans la solitude.

Après le départ de la Denrée, le Glaude a l’incroyable surprise de voir que sa femme Francine a été ressuscitée par la science de Oxo, mais à l’age de 20 ans (Christine Dejoux).

Jeune et sublime, Francine se retrouve en décalage avec son mari le Glaude qui a lui 70 ans.

Elle décide alors de vivre tout ce qu’elle n’a pas pu vivre à la campagne et mène une vie indépendante à Paris ou elle va suivre un beau jeune motard.

Le Glaude a le cœur brisé mais doit se rendre à l’évidence.

Beau joueur, il donne sa liberté à Francine et lui souhaite d’être parfaitement heureuse.

Pour lui et son ami, les choses se gâtent néanmoins quand le maire du village, avide d’expansion économique, décide de racheter les terrains aux alentours pour construire un parc d’attractions.

Les deux vieux résistent mais sont intégrés au parc.

Engrillagés, il sont nourris de cacahouètes par un public jeune et cruel.

Mais la solution surgit avec un nouveau retour de la Denrée qui a multiplié les réserves d’or de Glaude faisant de lui un homme riche.

Il propose aux deux amis de partir sur Oxo pour y vivre une vie de 200 ans en toute quiétude en transplantant leur environnement (maison, jardin) avec lui.

Après quelques hésitations les deux vieux acceptent et laissent sans regret leur vie finissante sur la planète terre.

Homme bienveillant jusqu’à la fin, le Glaude envoie toutes ses richesses à Francine avant de partir afin de contribuer à son bonheur.

En conclusion, sous des dehors de farce bouffonne et grivoise «  La soupe aux choux » se révèle au fil du temps un film beaucoup plus fin et touchant qu’il n’y parait.

Avec ses formidables acteurs, Giraud traite de la vieillesse et de la solitude dans les campagnes françaises se transformant au début des années 80.

La complicité entre De Funès et Carmet est évidente et les deux amis composent un couple particulièrement touchant.

L’aspect science fiction est bien entendu surtout traité sous l’angle comique avec un Jacques Villeret plus impayable que jamais dans un rôle complètement décalé.

De mon coté, j’ai assez peu ri devant l’humour rabelaisien du film mais ait été plus touché par la justesse des acteurs et le message poétique délivré.

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Published by Seth - dans Humour
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