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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 09:57

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Délaissons les univers difficile de l’éducation nationale en ZEP et la musique thrash californienne pour nous diriger vers le comique « Semi-pro » de Kent Alterman.

Sorti en 2008, « Semi-pro » se déroule dans le milieu du basketball du milieu des années 70.

Jackie Moon (Will Ferrell) est un ex chanteur de charme auteur d’un unique tube « Love me sexy », reconverti en joueur de basketball amateur au sein de l’équipe des Tropics de la ville de Flint.

Showman né, Moon est également le président du club, le manager de l’équipe mais aussi l’animateur des soirs de matchs ou il pousse encore la chansonnette ou organise des concours débile de panier du bout du terrain remportés quelques fois par quelques hippies défoncés.

Les Flint ont un jeu brouillon, sans ossature, travaillent chacun de leur coté dans des petits jobs alimentaires et se retrouvent dans les discothèques ou la musique disco et l’amour libre règnent en maitre.

Avec pareil mode de vie, les Flint ne font guère d’étincelles au sein de l’ABA (American Basketball Association) et un beau jour le président de la ligue annonce que la puissante NBA rachète la ligue et ne gardera dans sa franchise que les quatre équipes les plus rentables, donc pas les Flint qui jouent devant des salles aux trois quart vides.

Moon joue de toute son influence pour parvenir à faire accepter aux autres présidents que les quatre équipes épargnées soient les quatre meilleur du championnat et non les quatre plus rentables.

Vaguement conscient que son équipe de bras cassés doit changer quelque chose, il embauche un ancien joueur de NBA sur le retour, Monix (Woody Harrelson) sensé remettre ses joueurs sur de bons rails.

Ayant lui aussi échoué en NBA, Monix n’est pas très bien accepté par les Tropics, tout particulièrement, Clarence (André Benjamin) alias « black coffee » la star de l’équipe qui gaspille son talent par paresse.

Tandis que Monix qui renoue péniblement avec son ex copine Lynn (Maura Tierney) tente difficilement d’inculquer un peu de discipline et de tactique de jeu à ses coéquipiers, Moon qui comprend qu’il n’est plus légitime en tant qu’entraineur, essaye par tous les moyens d’attirer du monde dans les salles, en réalisant des cascades audacieuses comme de sauter en vélo au dessus de plusieurs cheerleaders ou de combattre un ours dans une cage ce qui n’est pas on peut s’en douter sans risque !

Le match pour la 4ième place qualificative a finalement lieu face aux redoutables Spurs, qui ont offert un contrat à Clarence.

Sous les yeux des commentateurs graveleux et débiles de Lou Redwood (Will Arnett) et Dick Pepperfield (Andrew Daly), Moon parvient à mobiliser ses troupes pour le choc de leur vie.

Le match est comme on pouvait s’y attendre tendu et âpre, et Moon perd conscience après un choc.

Il va au ciel et parle à sa mère (black) qui lui révèle un mouvement alors inconnu le « alley hoop » consistant à faire une passe dans les airs à un coéquipier pour le faire smasher.

Contre toute attente, Clarence refuse de jouer pour les Spurs et rejoint sa première équipe.

Travaillant avec Moon et Monix il réussit alors une quantité impressionnante de alley hoop qui médusent leurs adversaires et leurs permettent de revenir au score.

Ce sera pourtant Moon aidé par Monix au rebond, qui marquera les lancer francs de la victoire pour propulser dans la liesse générale son équipe en NBA.

En conclusion, malgré son sujet en principe bien accrocheur, le basket ringard des années 70, « Semi-pro » est une comédie poussive qui peine à décoller dans les airs à a la manière d’un Air Jordan.

Les blagues sont rares, peu inventives, d’une lourdeur et d’une vulgarité hors normes.

Bien entendu, quelques passages prêtent à sourire comme le jeu de la roulette russe qui tourne mal ou le combat homme-ours, mais ceci reste tout de même bien faiblard et surtout trop téléphoné pour se montrer convainquant.

On appréciera davantage, dans un style équivalent, le succulent « Dodgeball » beaucoup plus déjanté, créatif et mieux joué !

De « Semi-pro » on retiendra donc simplement sa chanson, glamour-porno et forcément très années 70.

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 10:01

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L’hilarant Ben Stiller avec « Dodgeball » de Rawson Marshall Thurber.

Sorti en 2004, « Dodgeball » raconte une rivalité entre deux patrons de salle de sport, avec d’un coté White Goodman (Ben Stiller) self made man typiquement US arrogant, fier de sa réussite et du culte du corps, et Peter Lafleur (Vince Vaughn), directeur apathique d’une salle modeste ou monsieur tout le monde peut s’entrainer en douceur.

Criblé de dettes et peu combatif, Lafleur est contacté par Kate Veatch (Christine Taylor) spécialisé en fiscalité pour lui signifier le catastrophique de sa situation et la forte probabilité que Goodman le rachète pour s’agrandir.

En effet bien que n’ayant nullement besoin de la salle de Lafleur, Goodman cherche à l’écraser par inimité personnelle.

C’est alors que Lafleur a l’idée pour sauver son club de monter une équipe de Dodgeball (balle au prisonnier ) et de faire le championnat des Etats Unis à Las Vegas pour rafler les 50 000 dollars lui permettant de revenir à l’équilibre financier.

Il recrute alors son propre personnel comme le fragile Justin (Justin Long) recalé de l’examen des pom pom girls, Dwight (Chris Williams) ou des clients Gordon (Stephen Root) petit gros mal dans sa peau, ou Steve (Alan Tudyk) excentrique qui parle et s’habille comme un pirate.

Les débuts sont catastrophiques avec une qualification obtenue de justesse après la disqualification d’une équipe de collégienne convaincue de dopage, aussi Patches O’Houlihan (Rip Torn) vieille gloire du Dodgeball est il appelé en renfort pour mettre ses méthodes musclées au service de l’équipe.

C’est donc en apprenant à esquiver des clés à molette ou des voitures que l’équipe apprend à devenir plus pro.

Cet entrainement est aussi l’occasion d’intégrer Kate à l’équipe en raison de sa belle force de frappe.

En face, le redoutable Goodman n’entend pas laisser faire et monte également une équipe de Dodgeball formés d’athlètes de haut niveau notamment son bras droit le colossal Me’shell Jones (Jamal Duff) ou la redoutable championne de l’Est Fran (Missy Pyle).

La rivalité entre les deux hommes est accentuée lorsque Goodman très sur de son charme athlétique, est repoussé par Kate, qui lui préfère la gentillesse et la modestie de Peter.

Vient alors la tournoi final à Las Vegas qui rassemble des équipe du monde entier.

Après des débuts difficiles face à une coriace équipe allemande fan de David Hasselhof, l’équipe de Lafleur contrainte en raison de problèmes de maillots à jouer en accoutrement sado maso, parvient à se qualifier pour le tour suivant, tandis que celle de Goodman, appelée les cobra pourpres, caracole brillamment en éliminant ses adversaires.

Les tours s’enchainent face à des bucherons, des rappeurs ou des karatéka et peu à peu l’équipe de Monsieur tout le monde commence à ne plus faire rire et gagne en respectabilité avec la rage de Gordon, la prise de confiance de Justin, secrètement amoureux de Fran et qui parvient à réussir enfin son examen de pom-pom girl.

Quand il apprend que la finale va opposer les Monsieur tout le monde à ses Cobras, Goodman tente de corrompre Lafleur en lui proposant une forte somme d’argent pour racheter sa salle.

Faiblissant, Lafleur qui a également perdu Patches dans un tragique accident faisant mentir la chance des Irlandais, cède finalement et se retire, piteux de la compétition.

Il est alors revigoré par le coureur cycliste Lance Armstrong, qui n’était pas encore déchu de ses titres pour dopage et revient à la compétition.

Après avoir reçu un autre coup de pouce de Chuck Norris, Lafleur peut disputer le match qui comme on s’en doute est acharné et se solde par une séance de mort subite remportée par Lafleur face à Goodman.

Lafleur avoue finalement qu’il a vendu sa salle mais réinvesti la forte somme de Goodman en pariant sur sa victoire en finale, ce qui le rend maintenant capable de racheter la salle de son rival.

Lafleur a même le plaisir de conclure avec Kate, qui lui avoue être bisexuelle, ce qui est représenté ici comme curieusement cool.

Le film se termine par Goodman, devenu obèse se lançant dans une belle prestation de danse sexy-adipeuse.

En conclusion, « Dodgeball » est une comédie parfaitement loufoque, délirante et divertissante.

La star du film est Ben Stiller, déchainé en gourou de la forme, atteignant l’orgasme lors d’exercices de musculation ambigus avec son garde du corps mais se shootant en cachette en reniflant donuts et pizzas.

Face à ce monstre comique, le grand échalas de Vaughn peine au niveau charisme mais l’ambiance du film est telle que ceci relève pour moi du point de détail.

Par l’humour, Marshall Thurber se moque du culte du corps et de l’apparence qui pousse les occidentaux à se torturer en salle de gym.

Le choix du Dodgeball, sorte de balle au prisonnier des cours de récréation élevée au rang de sport de compétition est une idée comique de génie, à laquelle personne ne peut résister.

« Dodgeball » comblera donc les fans comme moi de Ben Stiller mais plus généralement de films régressifs et jubilatoires !

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 17:24

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En 2004, profitant du fort succès rencontré par « Mon beau- père et moi », Jay Roach récidive avec « Mon beau père, mes parents et moi ».

De manière astucieuse, Roach place cette fois l’objet du film non plus sur le terrain des Byrnes mais de la famille Focker avec la première rencontre organisée dans leur maison de Miami.

Mais Jack (Robert de Niro) a décidément plus d’un tour dans son sac a tout prévu et acheté un énorme camping car de luxe pour faire le voyage par la route et surtout pour demeurer indépendant de la famille adverse dont il se méfie au plus haut point.

Greg (Ben Stiller) et Pam (Teri Polo) sont donc contraints d’embarquer dans le camping car dirigé de main de maitre par Jack.

Donnée supplémentaire non négligeable, l’embarquement à bord du petit fils de Jack Titi Jack (Spencer Pickren) dont il a la garde et qu’il compte éduquer selon des principes d’éducation extrêmement stricts.

Bien entendu, des incidents mineurs mais hilarants émaillent le trajet et finalement tout ce petit monde arrive à bon port chez les Focker qui vivent dans une ambiance tropique-relax à l’opposé des Byrnes.

Embarrassé, Greg tente du mieux qu’il peut de contenir ses parents excentriques et désinhibés, mais ne peut éviter les gaffes de sa mère Rozalyn (Barbara Streisand) sexologue pour 3ième âge et de son père Bernie (Dustin Hoffman), ex avocat devenu père au foyer par choix personnel et fondu de capoeira.

Jack et sa femme Dina (Blythe Tanner) peinent à masquer leur gêne devant les allusions sexuelles appuyés du couple Focker, l’acharnement sexuel du chien des Focker sur le chat la Guigne et devant ce qu’il estime être une éducation laxiste centrée sur la médiocrité.

La tension monte d’un cran lorsqu’on évoque la relation amoureuse de jeunesse entre Greg et sa plantureuse gouvernante latino Isabel (Alanna Ubach) et ce n’est pas une désastreuse partie de football ou Jack se fait esquinter le dos par un Bernie incapable de comprendre la différence entre jeu et match de championnat.

A force de patience et d’humiliations, Greg parvient à calmer la jalousie naissante de Pam qui lui annonce qu’étant enceinte, il serait de bon ton d’avancer leur mariage sans prévenir Jack, très à cheval sur les principes.

Il devient donc difficile de manœuvrer sans éveiller les soupçons de l’ex agent de la CIA qui a de forts doutes quand à la capacité de Greg pour gérer un enfant, comme le montre sa désastreuse expérience avec Titi Jack, livré à tous les excès à la suite d’une grosse crise de pleurs.

Jack pousse même plus loin ses doutes quand il découvre Jorge (Ray Santiago) le fils de Isabel qui ressemble fortement à un Greg latino.

Tandis qu’il demande à un ami de la CIA de faire une analyse génétique comparative à base de prélèvements sur Jorge et Greg, Jack va jusqu’à injecter à Greg du sérum de vérité dans une soirée amicale dans un bar à ambiance.

Sous influence, Greg déballe tout et va jusqu’à reconnaitre la paternité de Jorge ce qui provoque le départ en furie de Jack qui prend la route avec son camping car direction retour.

Bernie et Greg partent à sa suite mais son arrêté par la un agent de police particulièrement zélé qui leur passe les menottes.

Quand Jack apprend par son collègue de la CIA que Jorge n’est pas le fils de Greg, il finit par faire demi tour et prête main forte à sa belle famille, ce qui aboutit à son arrestation et à un emprisonnement collectif.

Après que Rozalyn ait fait jouer ses relations, le trio est finalement libéré et un terrain d’entente est finalement trouvé.

Jack fait amende honorable et le mariage a finalement lieu entre Greg et Pam, avec Kevin Rawley (Owen Wilson) reconverti en rabbin pour entériner leur union.

En conclusion, « Mon beau-père, mes parents et moi » est sans doute le volet le plus faible de la trilogie (en cours).

Malgré leur bonne volonté et leur talents respectifs, Dustin Hoffman et Barbara Streisand volontiers outranciers et caricaturaux peinent à être aussi drôles que le tandem direct De Niro-Stiller doté lui d’un potentiel comique quasi insurpassable.

Bien entendu, le film reste plaisant et émaillé de gags sympathiques mais ne peut échapper à un léger gout de déjà vu.

Un film agréable donc mais qui n’atteint pas la totale réussite du premier opus.

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 10:36

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On change tout à fait de registre avec « Dumb and dumber » de Peter et Bobby Farelly.

Sorti déjà en 1994, « Dumb and dumber » est le premier film à succès des deux frères avant une longue carrière de films comiques et volontairement régressifs.

L’histoire complètement loufoque est celle Lloyd Christmas (Jim Carrey) chauffeur de limousine excentrique qui tombé sous le charme de sa cliente Mary Swanson ( Lauren Holly) récupère in extremis une valise qu’elle avait volontairement égarée à l’aéroport pour la remettre à un couple de gangsters composé d’une petite brune JP Shay (Karen Duffy) et d’un gros type appelé Joe Mentalino (Mike Starr).

A la suite d’un accident, Lloyd perd son emploi de chauffeur et retourne dans l’appartement minable qu’il partage avec son ami Harry Dunne (Jeff Daniels), lui-même fraichement viré de son métier de conducteur pour chiens.

Les deux hommes particulièrement abrutis ressassent leurs rêves d’élévation sociale stimulés par les fantasmes de Lloyd qui a fermement dans l’idée d’aller à Aspen (Colorado) pour rendre la valise à sa bien aimée.

L’arrivée des deux gangsters à leur domicile pousse le duo de looser à prendre la fuite, même si leur perruche paye de sa vie cette visite peu amicale.

Finalement Lloyd and Harry prennent le camion pour chien de ce dernier et se lancent dans un long périple vers le Colorado tout en ignorant qu’ils sont suivis.

En chemin de multiples aventures leur arrivent : ils escroquent une bande de routiers durs à cuir, vont boire leur pipi à un policier, mettent le feu à leurs habits, échouent dans un love hôtel ou ils échangent de troublantes confessions sur leur vie amoureuse, flirtent avec le vie homosexuelle des pissotières d’aire d’autoroute mais surtout finissent par tuer Mentalino en lui administrant par inadvertance la mort aux rats qui leur était destinée.

Dés lors JP Shay et son patron Nicholas André (Charles Rocket) sont persuadés que le duo d’abrutis cache en réalité de redoutables professionnels.

Après de nouvelles péripéties, les deux copains arrivent finalement à Aspen juchés sur une petite moto et après avoir ouvert la mallette de Mary découvrent des milliers de dollars en billets verts.

Sans se poser de questions sur le provenance et la destination de cet argent, ils piochent allégrement dans le magot et mènent dans la station chic une vie de milliardaires flambeurs.

Ils parviennent néanmoins à approcher Mary à une fête de charité huppée organisée pour sauver les derniers spécimen de chouettes des neiges.

Mais contre toute attente, Harry souffle la politesse à son ami et obtient un rendez vous avec Mary pour aller skier.

Même si la séance de drague tourne court lorsque Harry se trouve collé par la langue au télésiège, le contact finit par passer suffisamment bien pour que Mary trouve Harry séduisant.

Lloyd a pourtant compris le manège de son ami et décide de lui faire ingérer une dose massive de laxatif pour le second rendez vous.

Pris de terrible diarrhées, Harry se réfugie alors dans les toilettes ou il peine à faire croire à sa compagne qu’il ne fait que se recoiffer.

Même si Lloyd parvient à parler à Mary, à lui rendre la valise et à lui déclarer sa flamme, les choses restent pourtant bien compliquées pour lui.

Le film s’accélère quand JP et Nicholas font surface et prennent directement en otage Mary, Harry et Lloyd afin de récupérer leur bien, sensé contenir la rançon pour libérer Karl Swanson (Hank Brandt) le mari séquestré.

Le trio échappe de justesse à une exécution sommaire par l’intervention du FBI qui arrête les malfrats.

Le retour de Karl achève pourtant les espoirs de Lloyd (et Harry !) de séduire Mary.

Le film se clôt alors sur la scène culte du car de miss bikini qui s’arrête devant le duo pour lui demander leurs services de masseur, occasion que bien entendu il s’avère incapable de saisir.

En conclusion, « Dumb and dumber » est un film comique très divertissant si on apprécie l’humour gras et volontiers régressif jusqu’à en être scatologique.

Difficile de ne pas apprécier ces deux copains débiles lancés dans un road trip sans réel sens, si ce n’est de nous divertir à coups de situations délirantes et de scènes restées absolument cultes.

La star du film reste bien entendu Jim Carrey, excessif, explosif et déjanté, qui ne recule devant aucune outrance pour faire rire.

On peut en effet faire la fine bouche et tordre le nez devant la lourdeur du film, mais « Dumb and dumber » n’en demeure pas moins une œuvre de référence inspiratrice d’autres productions du même acabit.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 15:01

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Comme vous le savez j’apprécie Louis de Funès aussi ai-je revu avec intérêt « L’aile ou la cuisse » de Claude Zidi.

Sorti en 1976, ce classique du cinéma comique français raconte la lutte entre Charles Duchemin (Louis de Funès) un grand chef éditeur du guide gastronomique mondialement connu (le Duchemin) et son ennemi, Jacques Tricatel (Julien Guiomar) empereur de la nourriture industriel et des relais routiers, désireux de racheter pour se diversifier de grands restaurants.

Tricatel est prêt à tout pour arriver à ses fins, y compris voler la nouvelle édition du guide Duchemin mais doit compter avec la farouche résistance du vieux chef, qui aimerait au moment de prendre sa retraite, passer la main à son fils Gérard (Coluche).

Cependant Gérard, timide et maladroit, ne rêve que de travailler comme artiste de cirque et mène une double vie en se produisant la nuit comme clown dans un petit cirque fauché de banlieue.

La donne change lorsque tombé sous le charme de Margueritte (Ann Zacharias), une secrétaire intérimaire hollandaise, Gérard accepte de suivre son père dans sa dernière tournée en s’arrangeant pour que son cirque suive le mouvement.

On découvre alors les techniques redoutables du vieux Duchemin, qui s’introduit déguisé chez les restaurateurs pour pondre des rapports souvent assassins lorsqu’il lest déçu par les prestations.

Pourtant, l’affrontement est inévitable avec le puissant Tricatel et se matérialise par un défi lancé sur le plateau de télévision de Philippe Bouvard, lors de l’émission « Tous les coups sont permis ».

Tricatel compte exploiter la perte de gout de son rival, après que celui-ci ait été torturé par des aubergistes revanchards une fois leur réputation coulée par une précédente édition du guide.

Comprenant que la situation est grave, le père et le fils accepte de faire fi de leurs différences de tempérament, et de se rendre dans l’usine de fabrication de Tricatel.

Ils découvrent alors dans une scène demeurée célèbre, les secrets de fabrication de la nourriture industrielle la plus immonde qui soit.

Tricatel tente d’éliminer ces intrus tout en se pavanant sur le plateau de télévision de Bouvard mais le duo improbable père fils parvient in extremis à rejoindre le show.

C’est Gérard qui remplace son père, celui-ci ayant fort opportunément pris sa retraite le jour même.

Le fils se montre brillant, reconnaissant en aveugle les plats les plus raffinés comme ceux les plus abjectes comme ceux de Tricatel.

Lorsque les Duchemin font gouter à l’industriel sa propre nourriture sans lui annoncer, celui-ci manque de s’étouffer et proclame sa répugnance.

S’en est donc fini de la réputation de l’empire Tricatel qui s’effondre, laissant la voie libre à la consécration finale des Duchemins et l’entrée à l’académie française du père.

En conclusion, « L’aile ou la cuisse » est une comédie cinglante qui a malheureusement pour elle un peu vieilli.

Bien sur le sujet de la malebouffe (affaire de la viande de cheval Spanghero) reste lui très actuel mais on a l’impression que la bataille face aux industriels sans scrupule produisant à la chaine a déjà été perdue depuis belle lurette, le domaine de la nourriture raffinée restant l’apanage de quelques privilégiés.

Non le problème de « L’aile ou la cuisse » est que les gags semblent aujourd’hui usés par le temps et Louis de Funès, déjà fatigué et malade, n’a pas son énergie habituelle.

De son coté, Coluche parait complètement tétanisé par l’aura de son glorieux partenaire et livre une prestation frisant le néant absolu.

Alors bien sur, on sourira toujours à quelques scènes hautes en couleurs ou trouvera le propos fustigeant la nourriture industrielle toujours pertinent, mais « L’aile ou la cuisse » demeure dans l’absolu très loin des meilleurs films comiques de Louis de Funès.

A voir donc pour les curieux du duo De Funès-Coluche, au final bien décevant.

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 18:10

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Poursuivons dans le registre des comédies américaines avec « Serial noceurs » de David Dobkin.

Sorti en 2005, « Serial noceurs » raconte la vie loufoque de deux pique assiettes quasi professionnels, le petit blond John Beckwith (Owen Wilson) et le brun costaud  Jeremy Grey (Vince Vaughn) dont la principale activité est de s’inviter à des mariages en se faisant passer pour des membres de la famille.

Avec le temps et l’expérience, la technique des deux brigands semble parfaitement rodée et ils sont à présent capable de s’incruster dans des mariages juifs ou asiatiques sans aucune difficultés.

Le but premier est bien entendu de manger les meilleurs mets et de boire les meilleurs vins à l’œil mais également de coucher avec un maximum de femmes en profitant de l’exaltation qu’exerce ce moment sur la gente féminine.

Dans cet exercice de conquête, le duo est parfaitement cynique et impitoyable, n’hésitant pas à mentir effrontément pour arriver à ses fins.

Un jour se profile le mariage ultime, celui du fils d’un homme politique William Cleary (Christopher Walken) sur le point de marier sa fille Claire (Rachel Mc Adams).

John et Jeremy s’inventent donc des personnages d’hommes d’affaires et pénètrent l’entourage de Cleary pour profiter des largesses du politicien puissant.

Jeremy séduit rapidement Gloria (Isla Fischer) une des filles de Cleary qui lui après leur relation sexuelle qu’elle était vierge.

Mais la pétulante rousse au tempérament de feu se montre très attachée à Jeremy et ne le lâche pas à son grand désespoir.

De son coté, John tombe sous le charme de Claire mais le futur marié Zachary Lodge (Bradley Cooper) une brute de bonne famille, fait figure d’obstacle encombrant.

Donc Jeremy veut fuir pour échapper à Gloria, John rester pour Claire et la situation se corse quand Cleary en personne prend le duo en sympathie et les invite à rester avec eux.

Après une partie de football américain particulièrement musclée, Zack démolit Jeremy mais paye sa chère lorsque John injecte dans son repas une potion destinée à lui donner la diahrée toute la soirée.

Au contact de Claire et malgré les avances de la couguar Madame Cleary (Jane Seymour) aux seins fraichement siliconés, John découvre une partie plus sensible et douce de son âme tandis que Jeremy vit un enfer sous les assauts conjugués des membres de la famille Cleary, que ce soit le nymphomane sado masochiste Gloria et de son frère Todd (Keir O’Donnell) homosexuel, peintre et vilain petit canard de la famille.

Les situations cocasses s’accumulent donc et finalement, malgré un baiser échangé au bord de mer, John doit finalement céder devant le brutal Zack qui méfiant a finalement mis en évidence les mensonges du duo d’imposteurs et utilisé des hommes de main pour le tenir à distance de sa fiancée.

La tendance s’inverse alors et tandis que John s’enfonce dans une profonde dépression et sous les conseils de Reinold (Will Ferrell) le mentor de son ami devient un spécialiste des enterrements, Jeremy poursuit sa relation explosive avec Gloria, à tel point qu’il envisage de l’épouser.

Le jour du mariage entre Jeremy et Gloria, John dans un acte désespéré s’adresse à Claire, pour lui déclamer son amour.

Claire cède alors à son cœur ce qui ravit Cleary, qui ne supportait finalement pas la stupidité de son futur gendre.

Le film se solde donc par un happy end à quatre et l’abandon de la vie de bambocheurs professionnels.

En conclusion, « Serial noceurs » m’a franchement déçu et ne fait pas le poids en comparaison avec les comédies des frères Farelly, de Jay Roach ou même de Adam Mc Kay.

Les gags ne sont pas assez poussés, recherchés ou fous et se vautrent souvent dans la facilité.

Du coté de l’émotion, l’histoire d’amour entre Wilson et Mc Adams est pétrie de clichés et ne tient vraiment pas la route.

Difficile donc d’apprécier cette comédie louvoyante, échouant sur ses deux tableaux, celui de l’humour déjanté et celui de l’émotion.

Au temps pour le grassouillet Vaughn et le fluet Wilson, deux acteurs que je n’apprécie pas particulièrement.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 20:34

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En 1991, parait « Jean-Claude Tergal tome 2 : attend le grand amour » de Tronchet.

Finalement résigné après le départ de sa compagne Isabelle, Jean-Claude Tergal se met en quête de l’âme sœur.

Mais il doit combattre son terrible manque de confiance en lui et surtout sa peur panique des femmes, qu’il entrevoit comme des créatures dangereuses désireuses de dominer le monde.

Se fixant des objectifs déraisonnables compte tenu de ses faibles moyens de séduction, Tergal décide brusquement de devenir un Casanova et bien entendu essuie déconvenues sur déconvenues.

Il ne fait pas non plus le poids face à son ami Jean-Louis, également célibataire mais beaucoup aux capacités de séducteur beaucoup plus au point et qui n’hésite pas pour notre plus grande jubilation à rafler les potentielles conquêtes de Tergal.

Incapable de miser sur son physique, Tergal ne peut pas non plus faire illusion à l’aide de sa culture, d’un niveau plus que ridicule.

Maladroit, goujat, persécuté par des crottes de nez ou le fameux « étron flotteur » aux pire moment, Tergal s’enfonce chaque jour dans les marécages de la défaite.

Esseulé et désespéré, il suit des femmes dans la rue, le métro, revoit les mêmes films pour la jolie frimousse d’une caissière et passe des heures éreintantes dans des détours sans queue ni tête.

L’incident le plus drôle consiste en l’écoute publique d’un message compromettant de son répondeur ou sa mère lui demande de changer plus souvent de slip sous les yeux d’une vendeuse repérée comme proie potentielle.

Tergal assimile la séduction d’une femme au passage du permis de conduire avec un succession de tests recelant autant de pièges dans lesquels il se vautre littéralement.

Plus cruel est le jeu auquel se livre ses amis le soir de Noel, qui lui livrent une prostituée nue en lui faisant croire que c’est une femme normale qui a succombé à son charme.

Et même le recours aux petites annonces matrimoniales se solde par un échec cuisant avec un sabordage suicidaire alors qu’il avait potentiellement un rendez vous avec une belle étudiante en sociologie.

On termine le récit par deux nouveaux échecs cinglants, l’un face à une postière et l’autre face à une « fan » de ses aventures publiées dans le journal « Fluide glacial » qui n’était au final intéressée que de vérifier si la réalité était aussi lamentable que la fiction.

En conclusion, « Jean-Claude Tergal tome 2 : attend le grand amour » est tout aussi cinglant et drôle que le premier tome et mérite fort son prix de l’humour obtenu en 1992.

Livré à lui-même, Jean-Claude Tergal fait étalage de toute sa nullité en cumulant à lui tout seul tous les pires défauts et maladresses des hommes.

Le lecteur jubile, se remémorant sans doute en secret certaines scènes de « râteau » soient vécues personnellement soit vécues par l’intermédiaire d’un proche.

Bien sur, le fond est toujours aussi sombre et désespéré, mais le coté irrécupérable de cet antihéros de niveau mondial, fait que rien ne peut réellement prétendre à le sauver du naufrage.

Sans grande surprise mais avec toujours une belle créativité, Tronchet continue donc à brosser les aventures de son pantin tragique.

A réserver donc aux amateurs d’humour noir.

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 19:23

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Un peu de divertissement avec la bande dessinée « Jean-Claude Tergal, tome 1 : garde le moral » de Tronchet paru en 1990.

Tronchet et son antihéros franchouillard et désespérant, incarnent l’humour noir et souvent scabreux du journal Fluide glacial.

Dans le premier tome, Jean-Claude Tergal est quitté par sa compagne Isabelle et vit un véritable calvaire de noirceur.

Incapable d’oublier sa blonde aux yeux bleus, ce brave Jean-Claude sombre dans une noire dépression et échafaude sans fin des stratagèmes pathétiques pour oublier Isabelle.

Ainsi de résolutions boiteuses comme compter les minutes ou il ne pense pas à elle en rechute de déprime, Jean-Claude entrevoit par instant le suicide sans tout à fait avoir le cran de mettre ses plans à exécution.

Solitaire dans un appartement minable à Paris, Tergal fait le bilan sur sa relation avec Isabelle, son manque d’envergure, sa pauvreté et ses piètres performances sexuelles (il envisage même de faire appel à un super héros pour combatte l’éjaculation précoce).

Les rares fois ou Isabelle l’appelle, il tente pathétiquement de feindre l’indifférence et use (et abuse! ) de disques d’ambiance visant à créer une ambiance factice de fêtes, destinée à meubler sa solitude.

En désespoir de cause, il a même des relations sexuelles avec son lavabo ..

Persévérant, l’homme écrit de nombreuses lettres qui restent sans réponse et guette fébrilement en revanche son courrier ou des coups de téléphones qui n’arrivent jamais.

Le comble est atteint lorsqu’il déclame son amour à Isabelle au téléphone avec un très beau poème qui ne fait au final qu’exciter le nouvel amant d’Isabelle en pleine séance de galipettes grivoises.

Faible et lâche Tergal se rend compte que ses amis les plus démunis ne sont pas aussi misérables et seuls que lui.

Il dépérit alors davantage, souffrant des affres de la vie de célibataire, personnage vu comme nuisible en société (réceptions, courses chez le boucher, cinéma, restaurant …)

Comble de l’absurde, il s’invente alors un compagnon, double de lui-même à qui il parle, sort et écrit des lettres quand il est en vacances.

Le dernier clou du cercueil est enfoncé lorsque Isabelle, croisée par hasard dans une rue plusieurs années après, pense qu’il l’a oublié et la méprise alors qu’il souffre le martyr.

En conclusion, « Jean-Claude Tergal, tome 1 : garde le moral » est un livre audacieux, très noir et cynique, parvenant à faire rire de quelque chose de très douloureux au final : la rupture amoureuse.

Bien sur, on souffre de la solitude et des déboires de Tergal, mais en réalité le personnage est tellement looser, minable, lâche et peureux que le rire finit par l’emporter.

Je dis souvent que chaque homme a au fond de lui une dose plus ou moins importante de Jean-Claude Tergal et c’Est-ce qui rend le personnage au final attachant.

Le talent de Tronchet est également pour beaucoup dans la réussite du personnage, avec cet humour féroce, méchant, imaginatif et souvent absurde.

Comme Patrice Leconte dans « Les Bronzés » , Tronchet rit de la bassesse humaine avec son Jean-Claude Duss de papier.

Un mot sur le graphisme de Tronchet, certes peu sophistiqué ou flamboyant mais très efficace pour ce type d’histoires, avec des personnages surtout masculins, d’une grandeur laideur contrastant avec la relative beauté de femmes par essence inaccessibles.

Trop sombre, le style de Tronchet n’est donc pas grand public ou forcément fédérateur, mais fera se tordre de rire les amateur d’humour noir.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 16:58

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J’ai vous l’avez noté plutôt apprécié les pitreries de Will Ferrell sur « Moi, député » aussi me suis-je logiquement précipité sur « Frangins malgré eux » réalisé en 2008 par Adam Mc Kay.

« Frangins malgré eux » est une comédie loufoque américaine racontant comment le quotidien de deux presque quadragénaires vivant comme des adolescents de quinze ans va se trouver bouleversé par le remariage tardif de leurs parents respectifs.

Ex prodige du chant, Brennan (Will Ferrell) suit sa mère Nancy Duff (Mary Steenburgen) pour aller habiter chez son nouveau mari Robert Doback (Richard Jenkins), docteur spécialisé en prothèses auditives.

Chez les Doback, Brennan rencontre Dale (John C Reilly) le fils de Robert, qui se montre d’entrée agressif comme un jeune loup dont le tanière se trouverait menacée par un intrus.

Mais Brennan, lui opposé à ce déménagement est lui-même agressif et très désagréable avec son hôte.

Pourtant la cohabitation va devoir se faire, ne serait ce que par nécessité.

Lorsque Brennan touche à la sacro-sainte batterie de Dale, une bagarre sévère éclate entre les deux hommes-garçons, ce qui ameute pratiquement tout le voisinage.

Rappelés à l’ordre par leurs parents, les deux adolescents attardés sont forcés à établir un cessez le feu.

La situation va pourtant changer lorsque Derek (Adam Scott) le frère de Brennan, arrogant vendeur d’hélicoptères, va à l’occasion d’un diner en famille, insuffler au nouveau couple, l’idée vicieuse de vendre leur maison pour réaliser un tour du monde en bateau.

Convaincu par le bagout de Derek, Robert et Nancy acceptent, ce qui leur donne de surcroit une motivation supplémentaire pour mettre au boulot leurs deux fainéants de fils.

Lorsque Derek fait irruption dans la cabane ou Dale entrepose ses magazines porno vintage et vient narguer les deux frangins, ce dernier explose et décoche une terrible droite au frère de Brennan.

Cet acte produit un effet inattendu sur Alice (Kathryn Hahn) la femme de Derek qui se sent sexuellement attirée par ce comportement de male bestial.

Dale est donc quasiment violé par Alice qui lui réclame de toute force une relation adultérine afin de tromper l’ennui de son quotidien de femme mal mariée et les deux frangins comprennent donc que leur intérêt commun est de s’allier pour protéger leur vie de loosers assumés.

Brennan et Dale se découvrent alors quantités de points communs : les crises de somnambulisme ou ils se comportent en parfait hooligans, passion pour la musique, Star wars, l’Heroic fantasy, les Comics, le porno des années 70-80, le karaté dans le garage et les vieux films de Steven Seagal.

Déployant des trésors d’imagination, ils vont contrecarrer les plans de vente de Derek et soigneusement saborder tous leurs entretiens d’embauche.

Pourtant, la pression familiale sera plus forte, notamment après un violente dispute entre Brennan et Robert excédé par le comportement immature de son fils, ce qui aboutira au divorce entre Robert et Nancy.

Les deux compères finiront par devoir déménager, trouver un travail, Brennan étant embauché par son frère, odieux au possible, tandis que Dale travaillera comme sous traitant.

De plus, Brennan accepte de suivre une psychothérapie, même si il drague ouvertement sa psychiatre.

Prenant conscience de leurs responsabilités, les deux hommes donnent l’impression d’évoluer vers une vie plus « normale », Brennan demandant même à Derek de se voir confier l’organisation d’une grande réception de promotion à laquelle seront même conviés ses parents.

La réception commence bien, Dale assurant les buffets, puis le départ subite du groupe animant le show, pousse Dale et Brennan à monter sur scène pour sauver la situation.

Prenant confiance en lui, Brennan révèle son immense talent de chanteur avec Dale l’accompagnant à la batterie.

Le succès est immédiat et pousse le duo à se lancer dans le show business.

Dale et Brennan évoluent donc vers l’âge adulte tout en gardant leurs âmes d’enfant.

Ils prennent leur revanche sur la vie et concluent le film en passant à tabac une bande d’enfants qui les martyrisaient dans une scène des plus hilarantes.

En conclusion, « Frangins malgré eux » est un très bon film destinés aux trentenaires-quadragénaires, désireux de garder leur âme d’enfant et l’univers créatif et régressif des adolescents.

Ce coté vintage un brin nostalgique qui colle aux basques de ces deux loosers, rend le film prodigieusement attachant.

Bien entendu, les blagues sont souvent lourdes et vulgaires, mais fonctionnent la plupart du temps en raison de la formidable complicité entre Ferrell-Reilly.

Adolescents, étudiants-geeks, hommes-enfants, ce films est taillé pour vous et vos soirées bières-pizzas en tee shirt Star wars-Seigneurs des anneaux !

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 23:04

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Nous restons dans le registre de la comédie américaine contemporaine avec « Moi, député » toujours du réalisateur Jay Roach.

Sorti en 2012, « Moi, député » raconte l’histoire d’un âpre combat politique pour un poste de sénateur en Caroline du Nord.

Le premier d’entre eux est Cam Brady (Will Ferrell), sénateur démocrate sortant, caricature de politicien dur, menteur, roublard, sans morale et obsédé sexuel.

Le second d’entre eux est le républicain Huggins (Zack Galifianakis), brave type petit gros, timide et plutôt efféminé.

La candidature de Huggins est poussée par deux puissants hommes d’affaires, les frères Motch (John Lithgow et Dan Aykroyd) qui veulent en réalité implanter en Caroline du Nord des usines chinoises exploitant des ouvriers chinois sur le sol américain.

Mais Huggins au courant de rien, tente crânement sa chance, coaché par Wattley (Dylan Mc Dermott) qui fait de lui un politicien plus dur, capable de répondre aux sales coups que lui inflige Brady.

Huggins se voit donc relooké, virilisé, sa grosse femme et ses deux gros enfants mis sous contrôle et apprend surtout à frapper sur les points faibles de Brady.

De son coté, Brady qui est un abruti arriviste, tente par son bagout de gommer ses incroyables bévues qui le voient boxer un bébé, un enfant, ânonner péniblement une prière religieuse élémentaire et se faire mordre par un serpent lors d’une cérémonie religieuse.

Huggins se sort facilement des grossières attaques de son rival qui l’accuse d’appartenir à Al-Qaeda, le fait arrêter en état d’ivresse et parvient même à manipuler son propre fils en caméra caché.

Poussé à bout, Brady couche avec la femme de Huggins et ce duel acharné se solde par une malheureuse partie de chasse ou Brady qui comme d’habitude avait triché, se voit logé par accident une balle dans la cuisse.

Mais lorsque Huggins apprend les intentions des frères Motch, son sens moral se réveille et il refuse tout de go leurs plans esclavagistes.

Du coup, un revirement stratégique s’opère avec un soutien cette fois massif à Brady qui finit par remporter les élections.

Pourtant contre toute attente, Brady se voit au moment de prononcer son discours, assailli de remords et renonce à son poste de député au profit de son rival plus intègre.

Huggins triomphe donc et met en examen les frères Motch.

En conclusion, de bien meilleur qualité que le poussif « Ricky Bobby, roi du circuit » de Adam Mc Kay, « Moi, député » est un film extrêmement réjouissant, porté lui aussi par un duo d’acteurs particulièrement efficace.

Dans son rôle de politicien bourrin  et menteur obsédé par la braguette, le costaud Ferrell est parfait, tandis que Galifianakis confirme lui son redoutable potentiel comique fonctionnant à merveille dans des rôles de petit gros décalés.

Par la caricature, Roach frappe durement la classe politique en illustrant les boniments des candidats en campagne et leurs méthodes souvent abjectes pour salir leurs adversaires.

Avec un peu de recul, on peut même penser que la réalité du politicien en campagne n’est pas si éloigné de la caricature du film de Roach.

Malgré un humour parfois gras, « Moi, député » est donc un petit bijou de film comique cynique et méchant, recelant quelques scènes franchement hilarantes.

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