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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 20:39

Roland Emmerich est certainement l’un des réalisateurs les plus rentables du cinéma moderne qu’il saccage depuis plus de vingt ans à grand coups de blockbusters bas du front.
En 2004, il sort « Le jour d’après » archétype du film catastrophe à gros budget.
Ici, un paléo climatologue du nom de Jack Hall (Dennis Quaid) de retour d’une mission en Antarctique ou il manque de laisser sa vie, tente de faire prendre conscience les Nations Unies du péril du dérèglement climatique mais se heurte à l’hostilité du vice président des Etats-Unis Raymond Becker (Kenneth Welsh).
Pourtant l’histoire donne raison plus tôt que prévu à Jack avec le déferlement d’une vague de froid sur l’hémisphère nord du monde.
Le scientifique écossais Terry Rapson (Ian Holm) est le premier à détecter le phénomène à l’aide du système de balises qu’il supervise et avertit Hall qui planchant d’arrache pied sur un modèle mathématique, arrive à la conclusion que les catastrophes vont continuer des tempêtes couplées à la vague de glace vont anéantir une bonne partie du Nord du monde.
Alors que Los Angeles est assailli par des tornades et New York par la neige, Hall parvient à convaincre le président Blake (Perry King) d’évacuer le Sud des Etats-Unis vers le Mexique.
Son discours contient des intonations convaincantes puisque son fils Sam (Jack Gyllenhaal) est piégé à New-York avec sa petite amie Laura Chapman (Emmy Rossum) et trouve refuge dans une immense bibliothèque municipale.
Courageux, Jack décide d’aller secourir son fils à pied depuis Washington avec ses deux collègues Jason Evans (Dash Mihok) et Frank Harris (Jay O Sanders).
N’écoutant pas les conseils des policiers qui poussent les gens à s’aventurer dehors pour marcher dans le froid, Sam et Laura préfèrent rester sur place pour se réchauffer.
Ceci leur sauve la vie mais lorsque Laura blessée risque une septicémie, Sam s’aventure dehors avec ses amis JD (Austin Nichols) et Brian (Arjay Smith)pour trouver des médicaments sur un cargo russe bloqué par les glaces.
Face aux loups, les trois amis prennent tous les risques et reviennent avec de quoi soigner Laura.
Jack qui a perdu ses amis dans ce périlleux voyage, finit par arriver à New-York et rejoint son fils.
Lorsque la tempête se dissipe, Becker devenu président après la mort de Blake, envoie des hélicoptères pour évacuer les survivants vers le Mexique devenu le nouveau lieu de résidence du gouvernement des Etats-Unis.
En conclusion, « Le jour d’après » est une bonne grosse bouillabaisse US dont les ficelles énormes sont censées être compensées par les effets spéciaux.
Scénario neuneu, acteurs cachetonnant et grand spectacle constituent donc l’ossature de ce film dans la plus parfaite lignée du palmarès du plus débile des réalisateurs, auteur des immondes bouses comme « Independance day » ou « Godzilla » ! Et sinon il y a quoi au cinéma ?

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 20:49

En 1988 sort « L’Incal tome 5, la cinquième essence, première partie » toujours du duo Alexandro Jodorowsky/Moebius.
La Ténèbre qui pris le contrôle de l’Impéroratriz est repoussée in extremis sur Aquaend par une intervention de l’Incal qui met le groupe composée de Difool, Animah, Solune, Kill et le Méta-baron sur la piste du Techno-centreur.
Le traitre Champs-gris est alors mis à contribution pour le localiser sur une base appelée l’Etoile de guerre.
Mais Champs-gris manque une nouvelle fois à sa parole et livre Difool à ses ennemis qui le font ingérer par la Ténèbre.
L’attaque massive des troupes coalisées finit par venir à bout des défenses de l’Etoile de guerre et dans une ambiance de bataille généralisée à l’intérieur de la base, Solune affronte le Techno-centreur.
Champs-gris et l’Iman Horlog s’entretuent après la mort de leurs compagnes respectives, Difool est finalement sauvé et ranimé par les baisers d’Animah.
Le combat entre Solune et le Techno-centreur aboutit au véritable enjeu de la bataille entre l’Incal et la Ténèbre, finalement vaincue après un affrontement épique mais qui avant de partir menace à nouveau le monde de ténèbres éternelles dans seulement 22 jours.
Lorsque l’Incal déclare que le seul moyen d’empêcher ce processus est de plonger l’ensemble de la Confédération dans un sommeil de masse, les héros se voient chargés d’une pénible mission de conversion des populations incrédules à ce projet fou.
En conclusion, « L’Incal tome 5, la cinquième essence, première partie » est nettement plus accessible que son embrouillé prédécesseur et livre un album centré sur une action d’envergure débouchant sur un affrontement Bien/Mal haut en couleurs.
Malgré le coté un peu déjà vu de cette trame de Science fiction qui n’en finit pas de rebondir après chaque défaite de la Ténèbre, le procédé fonctionne plutôt bien et parvient à tenir en haleine, d’autant plus que le style fin et coloré de Moebius se montre au final plutôt plaisant.
On passe néanmoins clairement à coté d’un grand chef d'œuvre !

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 21:45

J’avais envie depuis quelques temps de connaitre un peu mieux l’œuvre de Moebius l’un des maitres de la bande dessinée de Science fiction.
Son œuvre la plus connue, L’Incal coécrite avec Alexandro Jodorowsky s’est étalée entre 1980 et 1988 chez les Humanoides associés.
En 1985 sort « L’Incal tome 4, ce qui est en haut », montrant un vaisseau avec à son bord une équipe composée du détective privée John Difool, de sa compagne Animah, son fils Solune, Deep un mouette douée de parole, d’un mercenaire à tête de chien appelé Kill et du Méta-baron, échouer dans sa tentative de détruire une masse d’antimatière menaçante appelée la Ténèbre.
Guidé par l’Incal une sorte de dieu habitant un losange luminescent, le vaisseau se rend vers une planète mystérieuse appelé Aquaend pour trouver un moyen de combattre leur ennemi.
En réalité l’invasion de la Ténèbre semble avoir été provoquée par le Technocentreur, qui à l’aide de son armée de Techno manœuvre pour prendre le contrôle de l’univers.
Champs-gris un dignitaire ayant trahi Aquaend, est utilisé par un tyran nommé Imam Horlog pour traquer son ancien roi l’Impéroratriz mais ignore que le Technocentreur l’utilise également pour les mêmes motifs.
Sur le monde de foreurs de puits, l’invasion de la race des Crados une race de monstres souterrains force les habitants humains à la fuite pour ne pas périr assassinés.
Les survivants sont ensuite cueillis par leurs adversaires de la race des Bergs qui cherchent à sélectionner les spécimens les plus agressifs pour leurs jeux cruels.
Sur Aquaend, les héros suivent des méduses pour découvrir la cité sous-marine appelée VitavilH2O et sont pris en charge par Kamar Raimo qui convaincu par l’incroyable pouvoir de l’Incal accepte de les mener jusqu’à sa reine.
Un accord est ensuite conclu avec l’Impéroratriz pour mener une action coordonnée à la fois contre les Bergs et la Ténèbre.
Difool est choisi contre son gré par l’Incal et entrainé pour participer à un tournoi ultra violent visant à déterminer le plus vaillant guerrier susceptible de féconder la reine Berg.
Après avoir alerté les autres planète des plans des Technos, Difool participe au tournoi sur Ourgar-gan la planète mère des Bergs.
Il compense son infériorité combattante par les pouvoirs de lévitation de l’Incal qui lui permet d’arriver en premier pour féconder la Protoreine qui pour le séduire prend l’aspect d’Animah.
Aidé par les méduses envoyées par l’Impéroratriz qui détruisent les œufs des Ténèbres à l’aide de leurs rayons électriques, les héros guidés par la Protoreine attaquent la base des Techno et la détruisent…
Difool, un instant désintégré par la Protoreine qui jalousait son amour pour Animah est finalement reconstitué par les forces de sa bien-aimée unie avec l’Incal et le Méta-baron.
Mais alors qu’ils pensent avoir la partie gagnée, la Ténèbre introduite par le traitre Champs-gris, prend le contrôle de l’Impéroratriz et se montre plus menaçante que jamais !
En conclusion, découvrir Moebius avec « L’Incal tome 4, ce qui est en haut » est un peu raide en raison de la complexité de l’histoire emberlificotée à souhait comme dans tout bon ouvrage de SF, de la multiplicité des personnages et des mondes à nom à coucher dehors…
Combinant, aventure, humour, action et sexe sans vraiment choisir une voie bien nette, ce quatrième volet se montre bien peu convaincant d’autant plus que le style graphique de Moebius sonne aujourd’hui aussi daté que les scénarios de Jodorowsky.
Décevant donc et peu engageant pour la suite !

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 13:16

Dans un registre plus léger, « O homen do futuro » est un film brésilien de Claudio Torrres.
Sorti en 2011, « O homen do futuro » exploite le thème bien connu du retour dans le passé pour montrer le voyage de João (Wagner Moura), un professeur de science physique frustré qui veut revenir dans le passé en 1991 avant de changer le cours de sa vie.
Préssé par sa chef et amie, Sandra (Maria Luiza Mendonça), qui envisage de vendre leur technologie à des investisseurs américains, João embarque dans un accélérateur de particules révolutionnaire et remonte le temps.
Il lui faut un temps d’adaptation dans le Brésil de 1991 : monnaie, téléphones politiciens et footballeurs différents…mais lorsqu’il comprend qu’il a réussi son pari, il décide de tout donner pour retrouver Héléna (Alinne Moraes), sa petite amie en seconde année d’université de physique.
Plus belle femme de l’Université, Héléna s’est entichée du petit intello bégayeur mais en 1991, les choses ont mal tourné lors d’une fête étudiante, se soldant par une humiliation publique et par le départ de la belle pour une carrière de mannequin international.
Le João du futur entre donc en contact avec son double du passé et lui donne toutes les informations pour éviter de tomber dans ce piège, perdre son amour de jeunesse et devenir un minable…
Aidé par son fidèle ami Otavio (Fernando Ceylão), João 1991 fait l’amour avec la belle Héléna mais parvient à l’empêcher de prendre la drogue que Ricardo (Gabriel Braga Nunes), son futur agent met dans son verre pour la soumettre à ses désirs et la faire tomber dans les filets d’un détecteur de talent appelé L’Espagnol.
Ainsi João refuse ensuite de monter sur scène et échappe ainsi à l’humiliation fatale.
Ayant accompli sa mission, João revient donc le futur et se découvre à la tête d’un véritable empire.
Devenu l’homme le plus riche du Brésil, João s’est marié trois fois, n’est plus avec Héléna et doit affronter dans un procès son ex ami Octavio avec l’aide de Ricardo devenu son avocat.
Ayant acheté le juge, João triomphe sans peine d’Octavio qui le menace ensuite avec une arme au motif qu’il a brisé sa vie.
Comprenant que le cours des évènements n’a pas tourné comme il le souhaitait et qu’il est devenu un personnage détestable, João propose à Octavio  de l’accompagner de nouveau en 1991 pour remodifier le cours des évènements !
Dans une confusion extrême, les trois João se disputent, le dernier parvenant enfin à faire neutraliser João par Octavio et Sandra pour convaincre Héléna que la meilleure des choses étaient de laisser s’accomplir le destin de la catastrophe de João I.
La belle accepte finalement non sans quelques réticences sous la promesse de revoir João en 2011.
Une fois le rendez vous fixé, João I subit le supplice de l’huile, des plumes, et d’être suspendu dans les airs sous une foule hilare et Héléna suit Ricardo pour connaitre une vie plus exaltante.
De retour en 2011, Héléna devenue un modèle international honore sa promesse en revoyant João qui s’était arrangé pour détruire les fichiers de son accélérateur de particules et pour faire de Sandra la principale bénéficiaire de la trouvaille technologique de Google.
En conclusion, « O homen do futuro » est un film léger et très divertissant qui plaira aux nostalgiques des « Retour vers le futur » et ravira ceux ayant connu les années 90, avec les premiers téléphones portables, les débuts d’Internet et Nirvana.
Sans nul doute le meilleur acteur brésilien du moment, Wagner Moura s’en donne à cœur joie en interprétant plusieurs rôles avec un égal bonheur.
Autour de lui, les autres acteurs remplissent très bien leurs rôles de seconds couteaux, notamment la très plaisante Moraes et le résultat est pleinement atteint : le plaisir du spectateur !

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 09:22

Disparu en 2014, Hans Ruedi Giger dit H.R Giger était un sculpteur, peintre et architecte hors norme dont j’ai pu admirer le travail lors d’une exposition à la Halle Saint Pierre en 2005.
« Le monde selon H.R Giger » se veut donc l’illustration de cette exposition dans laquelle Martine Lusardy et Alain Pusel retracent dans un style riche sinon ampoulé les principales étapes et influences del’art de Giger.
Giger est né en 1940 et a grandi en Suisse, dans un univers proche de la nature décrit comme paisible.
Son père pharmacien et sa mère au foyer lui assurent une vie confortable et aimante, dans laquelle il peut développer ses penchants solitaires et artistiques.
Les premiers tableaux datent de 1961-1962 et déjà se caractérisent par un goût prononcé pour le confiné, l’angoissant, le difforme, le monstrueux comme sous l’effet d’une curieuse mutation de l’homme.
Les explications avancées par Pusel pour comprendre ce style pour le moins inhabituel sont bien faibles : le monde des cow-boys et des indiens, le jazz, la psychologie de Bosch… alors qu’on chercherait plutôt du coté de Lovecraft et Poe.
A la fin des années 60 se dessine pour moi la thématique centrale de Giger : l’hybridation entre l’homme et la machine dans un monde biomécanoide inventé de toutes pièces où la science moderne se fait maitresse et tortionnaire de l’humain.
S’inspirant de Durer, Böcklin, Dali, Kubin ou de son contemporain Dado, Giger développe son propre univers futuriste, mutant, gothique et choquant avec des références pornographiques (phallus, vagins, seins, fesses) appuyées.
Il influence beaucoup de musiciens issus généralement de la scène rock/métal comme Emerson Lake and Palmer, Magma, Korn, Debbie Harry et réalise les illustrations de leurs disques.
Le monde du cinéma ne tarde pas non plus à s’intéresser à son art décalé et après une collaboration ratée sur « Dune », Giger décroche en 1980 la timbale sur « Alien » en créant le design futuristico-horrifique de la créature qui deviendra culte.
Malgré un oscar obtenu pour son travail, Giger fut souvent frustré par le cinéma, les réalisateurs narcissiques rejetant ou déformant trop souvent ses idées (« Dune » , « Alien II », « La mutante », « Poltergeist » , « Dead star »).
Seul Ridley Scott semble lui avoir été fidèle jusqu’au bout en lui offrant une nouvelle et ultime collaboration sur « Prometheus » en 2012.
Nous laissons Pusel et ses références boiteuses conclure pour plutôt admirer les illustrations du maitre : créatures féminines mutantes dénudées, souillées par des radiations nucléaires ou maltraitées par des mécaniques froides, évoluant dans des mondes tantôt angoissants par leur vide, tantôt oppressants par leur industrie omnipotente…
Hommage déchirant à Li Tolber, sa première femme suicidée en 1976, devenue une créature biomécanique immortelle dans la série des « Lil », à l’incontournable Alien qu’on devine nettement dans les œuvres de la fin des années 70 (« Necronum« ), mais aussi à des œuvres moins connues car plus sobres mais tout aussi fascinantes de pièces vides et sombres, de composants industriels rouillés (« Le Passage ») ou d’un New-York fascinant car complètement déshumanisé.
En conclusion, le temps a passé et lle grand public a sans doute déjà oublié Giger, aussi suis-je particulièrement heureux et fier d’avoir conservé « Le monde selon H.R Giger » comme souvenir du passé et d’un moment intense au travers de la découverte de l’univers torturé d’un artiste hors norme.
Certes Giger peut effrayer, choquer ou repousser lorsqu’il montre des hideux bébés élevés à la chaine, des créatures pénétrées par des phallus mécaniques ou des références très explicites au Diable (The Spell, Baphomet, Satan, Aleister Crowley) mais c’est je le pense le propre d’un artiste de ne pas se brider pour délivrer ses messages aux monde.
Inclassable, puissante, dérangeante, fascinante comme une course folle vers notre propre abime de destruction par le biais de la technologie que nous avons crée, l’œuvre de Giger dépasse pour moi le cadre strict d’un film, aussi génial soit-il.
C’est pourquoi « Le monde selon H.R Giger » est à prendre comme une porte d’entrée vers une découverte plus globale d’un artiste visionnaire du versant le plus sombre de notre Humanité.
Giger ou l’autre génie suisse avec Roger Fédérer ? L’Histoire jugera.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 09:16

Très attendu après le formidable impact de la première version de 1987, « Robocop » du brésilien José Padilha sort en 2014.
Bien entendu quelques arrangements sont pris avec l’histoire campée par Verhoeven, mais nous sommes toujours dans un futur proche (2028) à Detroit, la ville la plus criminogène des Etats-Unis dans laquelle une multinationale appelée Omnicorp cherche vainement à imposer l’usage de robots de combat à une société réticente.
Raymond Sellars (Michael Keaton) le PDG d’Omnicorp, pousse activement pour que sa technologie s’impose mais malgré le soutien des médias partisans comme Pat Novak (Samuel L Jackson), se heurte à l’hostilité de sénateurs comme Dreyfus (Zach Grenier) qui objecte à la suite d’une sanglante opération de maintien de l’ordre au Moyen-Orient le manque d’émotions des robots de combat au moment de prendre une décision.
Pour contourner l’obstacle, Sellars embauche le génial roboticien Denneth Norton (Gary Oldman) et parvient à le convaincre de travailler sur des programmes militaires visant à créer des cyborgs, fusion de l’homme et de la machine.
Le candidat idéal se présente ensuite comme Alex Murphy (Joël Kinnaman) un policier de Détroit sauvagement assassiné dans un attentat à la voiture piégée alors qu’il tentait d’arrêter Antoine Vallon (Patrick Garrow) un grand trafiquant d’armes de la ville ayant blessé son collègue Jack Lewis (Michael K Williams) dans une mission d’infiltration à hauts risques.
Brulé à 80%, amputé d’un bras et d’une jambe, Murphy est finalement récupéré par Omnicorp après que sa femme Clara (Abbie Cornish) ait donné son accord non sans quelques réticences.
Sous l’impulsion de Norton et de son équipe, un nouveau cyborg est donc crée et se nomme Robocop.
Murphy dont le cerveau, une partie du visage, le cœur, les poumons et un bras ont été conservés, endosse une armure de combat et travaille de concert avec un ordinateur de bord.
Ses premiers résultats sur le terrain le montre trop lents par rapport aux vrais robots mais après quelques modifications peu éthiques, Robocop surclasse tous ses opposants jusqu’à l’instructeur Rick Mattox (Jackie Earle Haley).
Devenu le fer de lance d’Omnicorp, Robocop traque le crime à Détroit et perd peu à peu toute humanité ce que déplore sa femme Clara restée seule à élever leur fils David.
Obsédé par l’idée de faire justice en arrêtant Vallon et ses sbires, Robocop commence une traque dans toute la ville, poussant par ses méthodes musclées les criminels à lui permettre de remonter jusqu’à leur chef.
Mais Vallon qui a ses contacts dans la police a été prévenu de la venue de son adversaires et met en place une vingtaine d’hommes équipés d’armes lourdes capables de percer le blindage de Robocop.
Après une lutte acharnée, Robocop grièvement endommagé triomphe et liquide le criminel.
Lorsque son esprit logique remonte aux sources du crime, il met à jour l’implication de deux flics ripoux de son service puis de la chef de la police elle-même, Karen Dean (Marianne Jean-Baptiste).
Désactivé par Mattox, Robocop est jugé à présent embarrassant par Sellars.
Parvenu à son objectif en retournant l’opinion publique et les sénateurs, il estime que Robocop représente à présent une menace en s’attaquant à la corruption, et demande à Norton de le tuer.
Le scientifique s’y refuse et lui permet d’échapper aux militaires chargés de l’abattre.
Robocop se retourne alors contre Sellars qui a pris en otage sa femme et son fils.
Appuyé par Lewis et les flics non ripoux du service, Robocop prend d’assaut le building d’Omnicorp et triomphe de justesse des redoutables ED-209, robots sentinelles plus armés et puissants.
L’issue se joue sur le toit ou Robocop surpasse sa programmation pour abattre le PDG d’Omnicorp.
Le projet de légalisation des robots aux Etats-Unis est alors soumis au véto du Président après le témoignage de Norton et Murphy est alors reconstruit pour profiter de sa femme et de son fils.
En conclusion, « Robocop » est un upgrade osé d’un film culte. Padilha colle sans trop déborder à l’histoire originale en utilisant les nouvelles technologies qui confèrent aux combats robotisés un aspect jeux vidéos finalement assez banal.
L’histoire tient donc la route (et pour cause ! ) entre gentils scientifiques, vilains industriels, affreux méchants et flics ripoux mais ne contient pas l’atmosphère anxiogène, cynique et cruelle de l’original.
Mise à part la scène d’ouverture particulièrement forte avec l’intervention de robots et drones au Moyen-Orient face à des terroristes, « Robocop » est une œuvre trop propre, scolaire et n’ayons pas peur de le dire sans âme pour se montrer comparable à son génial modèle.
Dommage…

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:39

J’ai beaucoup lu il y a une dizaine d’années du Richard Matheson, immense écrivain de Science fiction, aussi est-ce avec une grande émotion que je vais lui rendre hommage en chroniquant « Je suis une légende » adaptation cinématographique d’un de ses romans par Francis Lawrence en 2017.

En 2012, un homme seul, Robert Neville (Will Smith) scientifique et colonel dans l’armée américaine, tente de survivre dans un New-York décimé par un mystérieux virus dit Krippin apparu en 2009 alors qu’il était à la base destiné à soigner le cancer.

Immunisé naturellement contre le virus, Neville a pour seul compagnon sa chienne Sam et sillonne en voiture les rues désertes de la mégalopole américaine à la recherche de daims ayant envahi la ville depuis la disparition des hommes.

En concurrence avec les lions, Neville prend soin chaque jour de rentrer chez lui avant la tombée de la nuit pour se barricader.

A l’intérieur, il a su recréer un confort comparable à la vie d’autant avec une nourriture abondante, télévision, une mini salle de gym avec tapis de courses high tech, le tout alimenté par plusieurs générateurs.

Au cours d’une chasse, Sam l’amène à pénétrer dans un hangar sombre dans lequel Neville tombe sur les humains transformés en mutants sanguinaires par le virus.

Il s’en sort de justesse, profitant de la sensibilité de leur épiderme au soleil et réussit même à capturer un spécimen féminin pour tester dans son laboratoire souterrain un antidote au virus.

Plusieurs flashbacks peuplent ses rêves avec principalement la fuite de sa femme Zoé (Sali Richardson-Whitfield) et de sa fille Marley (Willow Smith) lorsque l’état d’urgence a été programmé à New-York.

Resté sur place, Neville n’en tombe pas moins dans un piège concocté par le chef des mutants (Dash Mihok).

Pris au lacet, il s’en sort en se blessant à la jambe.

Alors que le jour décline, Neville rampe jusqu’à son pickup tandis que des chiens mutants sont lâchés sur lui.

Sam lui sauve la vie en s’interposant mais reçoit de terribles morsures.

Neville tue les chiens mais doit tuer Sam, contaminée.

Furieux, il se lance dans un raid solitaire nocturne afin d’en finir.

Cernés par les mutants ultra agressifs qui immobilise son pickup, Neville perd conscience.

A son réveil il est chez lui, soigné par une femme Anna (Alice Braga) et son fils Ethan (Charlie Tahan) qui lui demande de quitter New-York pour rejoindre une colonie de survivants dans le Vermont.

Neville ne peut y croire et se montre irritable mais doit se ranger à d’autres priorités lorsque les mutants attaque sa maison.

Malgré les lumières et les explosifs, les mutants franchissent ses lignes de défenses et pénètrent à l’intérieur.

Neville lutte farouchement contre le chef des mutants puis met Anna et Ethan à l’abri derrière la vitre renforcée du laboratoire.

Constatant que la mutante qu’il a soigné a guéri, il charge Anna et Ethan de fuir en emportant l’antidote qu’il a crée et se lance dans un ultime baroud d’honneur en se sacrifiant grenade à la main.

En mourant, Neville sauve donc l’humanité et devient une « légende ».

En conclusion, « Je suis une légende » mérite largement son titre dans l’œuvre si forte de Matheson écrite en 1954 a été habilement adaptée dans un cadre contemporain.

Will Smith qui est loin d’être mon acteur préféré est juste parfait en solitaire dynamique devenu expert en survie et les scènes d’actions avec les mutants sont réellement effrayantes.

Bien construit, puissamment réalisé, « Je suis une légende » est un excellent blockbuster qui touche juste sans trop en faire…

Mort en 2013, Matheson n’a je le pense pas eu à rougir de cette adaptation.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 20:18

Déjà plus de vingt ans que « Mars attacks ! » du très créatif Tim Burton est sorti sur les écrans en 1996.

Dans un délire parodique complet autour des vieux films de Science fiction des années 60, « Mars attacks ! » montre l’invasion de Martiens sur le sol américain avec l’atterrissage de soucoupes volantes.

Rapidement, le président des Etats-Unis James Dale (Jack Nicholson) est en alerte et écoute davantage son conseiller scientifique Donald Kessler (Pierce Brosnan) qui l’enjoint au pacifisme plutôt que ses généraux belliqueux.

Lors du premier contact, plusieurs curieux se massent pour écouter ce que va traduire une complexe machine à décrypter le Martiens.

Bien que les Martiens se veulent rassurants dans leurs propos, ils déclenchent une offensive terrible, tuant à coups de rayons lasers les terriens qu’ils rencontrent et en enlevant d’autres pour les étudier/disséquer dans leurs vaisseaux.

La journaliste Nathalie Lake (Sarah Jessica Parker) subit ce triste sort et voit sa tête greffée sur le corps d’un petit chien.

Une terrible bataille s’engage alors dans laquelle le journaliste Jason Stone (Michael J Fox) décède ainsi que Billy Glenn Norris (Jack Black) membre de la réserve opérationnelle pour lutter contre les Martiens.

Tandis que Art Land (Jack Nicholson) un homme d’affaires typique de Las Vegas échafaude de folles idées pour faire fortune en exploitant l’invasion, les Martiens continuent leur invasion et tuent Jerry Ross (Martin Short) le conseiller du président en utilisant son gout prononcé pour les femmes pour approcher Dale.

Le président est sauvé in extremis et le Martien déguisé en femme fatale abattu.

Kessler est malheureusement enlevé et sa tête flottante rejoint sa bien aimée amie journaliste.

Alors qu’aucune réponse militaire y compris le missile nucléaire ne se montre en mesure de contrecarrer l’invasion qui prend ensuite le contrôle des principales capitales mondiales, deux petits garçons noirs Cédric (Ray J) et Neuville (Brandon Hammond )fans de jeux vidéos offrent un sursis supplémentaire au président en abattant les Martiens à coups de rayons laser.

Une autre attaque contre le bunker du président provoque finalement sa mort à l’aide d’une nouvelle ruse des Martiens qui feignent une nouvelle fois une union pacifique.

A Las Vegas, Land est tué ainsi que ses projets pharaoniques mais un petit groupe comportant le chanteur Tom Jones, parvient à s’échapper grâce au sacrifice de Byron Williams (Jim Brown) un ex boxer pro qui abat plusieurs Martiens avec ses poings avant de succomber sans pouvoir revoir ses deux fils Cédric et Neuville ainsi que son ex femme Louise Williams (Pam Grier).

Richie (Lukas Haas) le frère geek de Billy Glenn dont les parents rednecks viennent d’être massacrés, parvient à s’échapper en pickup pour aller secourir sa grand-mère Florence (Sylvia Sydney) restée seule en maison de retraite.

Alors que les Martiens s’apprêtent à la tuer, Richie découvre leur vulnérabilité à la musique de Slim Whitman qui provoque leur mort instantanée.

Richie et Laurence parcourent ensuite les rues avec leur pickup en diffusant de la musique à haut valeur en l’aide de hauts parleurs afin de décimer les envahisseurs.

Quand l’armée prend le relais, on change d’échelle et les Martiens tombent comme des mouches, provoquant le crash du vaisseau ou se trouvent Kessler et Lake et leur mort romantique.

Au final, une émouvante cérémonie est montée sur les ruines de Washington dans laquelle Richie et Florence sont décorés par Taffy (Natalie Portman) la propre fille du président, seule rescapée du gouvernement.

Byron refait miraculeusement surface et retrouve femme et enfants alors que Tom Jones se déchaine…

En conclusion, « Mars attacks ! » est une vaste farce, une grosse bouffonnerie réalisée par un virtuose et fan des vieux films d’invasion des années 60.

Les Martiens sont aussi ridicules qu’agressifs et le pacifisme naïf tourné en dérision cynique.

Les stars s’amusent beaucoup, on est content pour elles, mais à mon sens le film ne dépasse pas le stade de l’anecdote plaisante.

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 08:54

Sorti en 1981, « Outland...loin de la terre » est un film de science fiction relativement peu connu dans l’immense filmographie de Sean Connery.

Réalisé par Peter Hyams, « Outland » se déroule dans un futur lointain ou sur une lune de Jupiter appelée Io, un nouveau marshall du nom de Terry O’Niel (Sean Connery) se trouve affecté.

Laissant de coté sa famille sur terre, O’Niel constate dès le début une étrange recrudescence de morts d’ouvriers perdant les pédales et se suicidant en sabotant leurs combinaisons spatiales.

Il charge alors le docteur Lazarus (Frances Sternhagen), une femme bourrue, d’enquêter sur le sujet et découvre que les morts sont dues à l’ingestion de drogues multipliant les capacités des travailleurs mais les conduisant à terme à la folie.

O’Niel lance interroge les systèmes informatiques de la station, recoupe les informations des systèmes vidéos, et comprend que Sheppard (Peter Boyle) le directeur de la station est impliqué dans un vaste trafic utilisant deux dealers Nicholas Spota (Marc Boyle) et Russell Yario (Richard Hammatt) pour la distribution.

Pire que cela, son adjoint Montone (James Sikking) reconnait lui aussi son implication passive au cours d’une partie de squash.

Il traque alors Spota, l’arrête après avoir constaté son extrême dangerosité et le met en apesanteur dans une cellule afin de le faire parler.

Mais le dealer est retrouvé mort et Montone étranglé par Yario.

O’Niel lutte pour sa survie face à Yario et finit par le tuer.

Il retourne ensuite vers Sheppard et lui annonce avoir détruit sa marchandise.

Furieux, le directeur le menace en retour de mort et fait appel à des tueurs chevronnés pour abattre le marshall problématique.

Lorsque la nouvelle se sait, O’Niel est lâché par ses hommes notamment le sergent Ballard (Clarke Peters) car personne dans la station n’ose défier le tout puissant Sheppard.

A l’arrivée des deux tueurs armés de fusils à lunettes à intensificateurs de lumière, O’Niel est blessé au bras mais reçoit l’aide de Lazarus, qui l’aide à bloquer l’un des deux tueurs (PH Moriarty) dans un sans afin que la décompression spatiale le tue.

Mal en point, O’Niel enfile une combinaison spatiale et passe par l’extérieur pour éviter le second tueur (Doug Robinson) qu’il fait mourir après l’avoir forcé à tirer sur une verrière d‘un jardin, ce qui aboutit à l’entrée du vide spatial dans la pièce.

Mais c’est ensuite Ballard qui l’attaque avec lui aussi une combinaison.

Le combat entre les deux hommes sur les flancs de la station tirant son énergie des immenses panneaux solaires est dantesque mais O’Niel triomphe, jetant Ballard dans l’espace.

De retour au bar de la station il frappe à la mâchoire Sheppard qu’on sait condamné par l’organisation pour laquelle il travaille.

Soulagé, il quitte la station dans la ferme intention de revoir sa femme Carol (Kika Markham) et son fils restés sur terre.

En conclusion, « Outland...loin de la terre » est un film fort au scénario de western, transposé dans un cadre industrio-spatial prenant.

Sean Connery y reçoit un rôle d’homme fort qui ne se laisse pas marcher sur les pieds par les grands patrons corrompus uniquement intéressés par la rentabilité au détriment des hommes.

« Outland...loin de la terre » compense la relative faiblesse de ses effets spéciaux, par son climat sombre et paranoïaque, son scénario puissant et efficace, ainsi que la grande qualité de ses acteurs.

Je vous invite donc à découvrir ou redécouvrir ce film de SF méconnu mais valant le détour !

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 20:24

Sorti en 1984 (cela ne s’invente pas !), « 1984 » de Michael Radford est une adaptation du célèbre roman de Georges Orwell.

Comme dans le roman, Winston Smith (John Hurt) est un employé de bureau ordinaire travaillant dans une société futuriste totalitaire située à Londres dans ce qui est devenu l'Océania.

Le travail de Smith consiste à réécrire l’histoire en faveur de la ligne politique du Parti, qui promeut un héroïsme militaire dans des conflits de grande ampleur contre l’Eurasia.

Commandé par l’omniprésent chef suprême évanescent Big brother, le Parti règle minutieusement le quotidien des prolétaires d’Océania, contrôlant les horaires de travail, de gymnastique obligatoire, la nourriture et les grandes séances publiques dans lesquels sont diffusées les actualités de la guerre ou de longs procès d’autocritiques des « traitres » ayant eu l’audace de soutenir le célèbre opposant Emmanuel Goldstein.

Secrètement mal à l’aise dans ce monde oppressant, Smith fait la connaissance de Julia (Suzanna Hamilton), une jeune femme avec qui il entreprend une relation amoureuse, ce qui demeure absolument proscrit par les lois d’Océania.

Pris sur le fait par la police de la pensée qui l'espionnait dans leurs ébats, le couple est séparé puis interrogé séparément.

Smith est affreusement torturé par O’Brien (Richard Burton), un homme qu’il pensait un opposant mais en réalité un espion du Parti, qui l’accuse de « crime de pensée » en opposition à la doctrine totalitaire du pays qui n’autorise aucune liberté individuelle aux citoyens.

Brisé physiquement et psychologiquement, Smith finit par craquer et dénonce Julia.

Comme les autres condamnés, il fait son autocritique publique et boit le dernier verre du condamné alors qu’un triomphe militaire sans précédent est annoncé.

En conclusion, « 1948 » est une œuvre fidèle au roman visionnaire d’Orwell mais très austère voir ennuyeuse cinématographiquement.

La critique des régimes totalitaires d’inspiration communiste et nazi se fait sentir jusqu’à l’absurde avec la séparation des enfants de leur famille, l’interdiction de relations amoureuses, le contrôle de la procréation, de la communication, de l’histoire passant par l’appauvrissement général du langage.

Brillant sur le plan conceptuel, ce « 1984 » trop sombre, statique et glacé, ne parvient pas à faire passer une once d’émotion…

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