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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 20:46

Bien évidemment je me suis rué sur les écrans de cinéma voir « Alien : the covenant » le dernier opus de Ridley Scott consacré à la saga Alien.
Sorti en 2017, « Alien : the covenant » commence par un incident concernant le vaisseau spatial USCSS Covenant, chargé par Weyland industries d’atteindre la planète Origae-6, pour y déployer 2000 colons humains placés en état d’hibernation.
Après avoir déployé une voile solaire pour régénérer ses batteries électriques, le Covenant est frappé par une tempête neutronique et voit sa voile endommagée.
En surcharge, certains systèmes auxiliaires prennent feux et certains colons placés en hibernation sont tués dont le capitaine du vaisseau, Branson.
David (Michael Fassbender) l’androïde chargé de piloter le Covenant communique avec Mother, l’ordinateur de bord qui établit un diagnostic des dégâts.
Oram (Billy Crudup) le second est alors force par la force des choses de prendre la direction des opérations et peu sur de lui se montre particulièrement rigide dans son autorité, ce qui lui attire une certaine antipathie de l’équipage désireux de faire une cérémonie pour leurs compagnons décédés.
Très affectée par la mort de son amant, Daniels (Katherine Waterston) doit prendre sur elle pour honorer ses fonctions de nouveau second à bord.
Lors de la réparation de la voile, Tennessee (Danny Mc Bride) a une vision dans l’espace et l’enregistrement de son casque permet à Mother de localiser une onde provenant d’un monde en apparence tout aussi accueillant qu’Origae-6 mais à seulement deux semaines de voyage.
Sous la pression du bord peu désireux de retourner en hibernation, Oram doit céder et accepte de dévier de sa route au grand damne de Daniels qui estime l’opération trop risquée.
Une équipe est alors envoyée dans une navette pour examiner la planète.
Oram dirige l’expédition alors que Maggie (Amie Seimetz) la femme de Tennessee reste à dans la navette pour assurer la liaison avec le Covenant resté en orbite stationnaire.
L’équipe avance dans un monde sauvage avec une biosphère comparable à une Terre sauvage à l’exception notable qu’aucune espèce animale n’est détectée.
Restée en chemin pour faire des prélèvements, Karine (Carmen Ejogo), la femme d’Oram a la désagréable surprise de voir que son compagnon Ledward (Benjamin Rigby) tombe malade après avoir marché sur une étrange boule dont les particules pénètrent dans son oreille.
Karine tente de rapatrier Ledward en catastrophe et prévient l’équipe d’Oram, qui ayant commencé à pénétrer dans le Prometheus échoué, doit rebrousser lui aussi chemin.
Mis en observation à la navette, le corps de Ledward explose, libérant un néomorphe de petite taille qui agresse et tue la Karine malgré sa résistance désespérée.
Maggie panique lorsque l’animal perce la vitre de l’infirmerie, et ouvre le feu sur lui de manière désordonnée, ce qui provoque l’explosion de la navette et sa propre mort.
Un second néomorphe émerge ensuite du corps de Ankor (Alexander England), et se montre tout aussi agressif que le premier.
Sans moyen de repli, l’équipe d’Oram se bat courageusement contre des créatures ultra véloces et étonnamment résistantes.
Un néomorphe est tuée mais plusieurs hommes meurent dans l’affrontement.
En fâcheuse posture, les colons sont sauvés par un homme seul qui éloigne la menace.
Walter (Michael Fassbender) l’androïde parfait crée par Weyland (Guy Pearce) se présente comme un rescapé du crash du Prometheus ayant couté la vie à son amour Elisabeth Shaw (Noomi Rapace) et vit en ermite dans une forteresse qu’il dit sure.
Alors que les hommes se reposent, Walter échange avec son clone David version ultérieure capable de reproduire mais non de créer, Weyland ayant trouver sa création originale trop dangereuse.
Mais le néomorphe parvient à pénétrer dans la forteresse, coince Rosenthal (Tess Haubrich) en train de se laver et la tue sauvagement.
Oram réagit alors que Walter parvient à calmer mystérieusement l’atroce créature et l’abat sans pitié.
Furieux par la perte d’un nouveau colon, il somme Walter de lui dire la vérité.
L’androïde lui livre alors les clés de son laboratoire des horreurs, peuplé d’horribles expériences dont celle réalisé sur Shaw après le froid massacre de la population de la planète hôte.
Fasciné par les métamorphes qu’il juge parfaits, il entraine Oram jusqu’à une salle ponte ou un scraper agrippe son visage par surprise.
Cyniquement, Walter observe la mort d’Oram et l’éclosion du premier véritable Alien.
Restée seule chef Daniels compte sur une initiative de Tennessee qui ayant approché le Covenant à une portée de communication au mépris des marges de sécurité, détache une navette cargo pour aller les récupérer.
Les derniers soldats tombent face à l’alien mais Daniels parvient à sortir avec Lope (Demian Bechir) le chef de la sécurité qui a échappé de justesse à scrapper mais a eu le visage brulé à l’acide.
Ils embarquent ensuite dans la navette piloté par Tennessee avec David qui a finalement vaincu Walter dans un combat acharné.
Mais l’alien s’agrippe à la navette et tente de pénétrer à l’intérieur avec sa sauvagerie habituelle.
Alors que le cargo tangue dangereusement, Daniels sort affronter le monstre dans un face à face haletant…
On croit l’animal tombé après avoir été éjecté de la grue de manutention…
Revenu à bord du Covenant, Lope est isolé et soigné mais meurt brutalement après qu’un corps étranger soit détecté par Mother.
David collabore alors à merveille pour isoler l’Alien dans le vaisseau et le confiner dans la soute de largage.
Tennessee et Daniels prennent alors tous les risques et parviennent à éjecter le monstre dans l’espace.
La situation semble alors revenue à son mode nominal… Tennessee et Daniels peuvent alors tranquillement retourner à leur hibernation sous l’œil bienveillant de David.
Pourtant un brusque sursaut d’angoisse de Daniels sème le doute…du reste justifié lorsqu’on comprend que David est en réalité Walter qui a réussi à le convaincre de permettre l’accession d’une espèce supérieur en implantant des œufs d’Alien dans le Convenant.
En conclusion, n‘écoutez pas les vieux grincheux, « Alien : the covenant » est un chef d’œuvre et l’un des meilleurs films de Ridley Scott.
Construit sur un scénario génial et ambitieux sur le devenir de l‘homme, le film développe une atmosphère haletante qui transporte le spectateur dans un monde futuriste progressivement angoissant.
Esthétiquement superbe, « Alien : the covenant » se caractérise également par ses scènes d’actions exceptionnelles dignes des meilleurs épisodes de la saga dans des univers clos et angoissants.
On ne peut donc que s’incliner devant tant de maestria et se prendre à rêver devant ce nouveau bijou de la SF moderne !

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5 mai 2017 5 05 /05 /mai /2017 18:17

Véritable « Mad Max » des mers, « Waterworld » de Kevin Reynolds sort en 1995.
Ici, dans un monde post apocalyptique dans lequel les glaces ont fondu, Mariner (Kevin Costner) dérive à la surface des océans sur un trimaran profilé capable de prendre suffisamment de vitesse lorsque les circonstances l’exigent pour fuir les pirates des mers appelés Smokers.
Taciturne et solitaire, Mariner accoste sur une plateforme flottante pour échanger une parcelle de terre contre divers biens et services.
Il y rencontre fugacement Helen (Jeanne Tripplehorn) qui tient un bar avec sa fille Enola (Tina Majorino).
Mais alors qu’il s’apprête à quitter la plateforme il est retenu sur place en raison de son origine mutante : ouïes et pieds palmés.
Capturé malgré sa féroce résistance, Mariner est mis dans une cage afin d’être immergé dans une boue mortelle mais une attaque d’envergure des Smokers vient brutalement interrompre le châtiment.
Le Diacre (Dennis Hopper) mène l’opération avec jet skis, navires et mitrailleuses lourdes.
Mariner utilise le chaos du combat pour tenter de se libérer et reçoit une aide imprévue d’Helen.
S’extirpant de sa cage, Mariner embarque Helen et Enola sur son navire et réussit à sortir de la plateforme avant son explosion.
Mieux, il manœuvre pour retourner le tir des Smokers contre le propre navire du Diacre qui perd un œil dans l’aventure.
Furieux, il se rapproche de son espion Enforcer (R.D Call) pour traquer Mariner et les deux femmes.
La cohabitation sur le navire s’avère problématique, Mariner pensant sérieusement à jeter les femmes à la mer avant de finir par se raviser.
Il finit même par apprendre à nager à Enola et à  la prendre sous sa protection en tuant Drifter (Kim Coates) un pirate vicieux voulant un moment de plaisir  en échange de précieux documents.
Après une nouvelle attaque par hydravion des hommes du Diacre, Mariner demande des explications à Helen sur la signification de la carte tatouée sur son dos.
Il comprend alors que cette carte est censée mener à un pays légendaire appelé Dryland ou les humains pourront retrouver la terre ferme.
Mais dubitatif, Mariner montre à Helen ce qu’est devenu l’ancien monde en l’enemenant plonger sous les mers.
Le Diacre finit tout de même par arriver à ses fin en enlevant Enola afin de lui faire livrer ses secrets.
Prenant tous les risques, Mariner utilise toute son intelligence et ses pouvoirs aquatiques surhumains pour attaquer le cargo du Diacre,
Après une bataille épique, Mariner tue Enforcer, embarque Enola sur l’avion à hélice piloté par Gregor (Michael Jeter) et provoque la mort du Diacre.
Au bout d’un long voyage, l’avion atteint Dryland en suivant les indications de la carte d’Enola.
Mais Mariner décide de reprendre la mer, laissant Helen, Enola et Priam rebâtir une civilisation sur terre.
En conclusion, moqué pour son cout pharaoniques et ses multiples déboires techniques, « Waterworld » propose au final un résultat franchement minable avec un scénario rachitique maladroitement pompé sur « Mad Max », des acteurs coulant à pic et des scènes d’actions prêtant souvent involontairement au rire : une attaque de poisson horriblement torchée en image de synthèse, des déguisements ridicules (Hooper et son horrible œil de verre, Costner et ses coquillages sur les oreilles, Tripplehorn et sa couche de cheveux massacrée) et pour finir une hilarante séance de base jump !
Un véritable nanar aquatique à fuir d’urgence !

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 14:42

En 1985 sort le troisième opus de Mad Max intitulé « Mad Max 3, au-delà du dôme du tonnerre ».
Secondé par George Ogilvie, George Miller est toujours aux commandes aux cotés , de son bébé clouté et campe un délicieux univers futuriste, celui de Trocpolis, horrible cité commerciale ou échoue Max (Mel Gibson) après s’être fait dépouillé dans le bush australien de ses chameaux par un raid aérien éclair de Jebediah (Bruce Spence) et son fils Jr (Adam Cockburn).
Furieux, Max insiste et accepte de donner 24h de sa vie en échange de la récupération de son bien.
Il ignore que Entité (Tina Turner) la présidente de Trocpolis entend utiliser ses capacités de combattant hors pair pour faire assassiner Bombe (Paul Larsson) la moitié et garde du corps du Maitre (Angelo Rossitto) un nain ingénieur dirigeant l’usine de production de méthane alimentant la ville en énergie.
Max accepte de pénétrer dans le dôme du tonnerre pour affronter Bombe face à une foule déchainée.
Les deux combattants se retrouvent donc suspendus par des élastiques dans un dôme de fer ou sont disposés des armes : masses, lances et même tronçonneuse !
Surclassé physiquement, Max survit grâce à son adresse et trouve enfin la faille chez le colosse casqué qui l’assaille en utilisant un petit sifflet capable de le perturber.
Une fois mis à terre, Max ne peut tuer ce qui s’avère un simple d’esprit.
Furieuse, Entité demande à ses soldats de tuer Bombe qui meurt dans les bras du Maitre.
Max est châtié en étant condamné à l’exil en plein désert tandis que Maitre est réquisitionné et mis sous tutelle à Trocpolis.
Laissé pour mort dans le désert, Max est recueilli par Savannah Nix (Helen Buday) le chef mystique d’une tribu de survivants persuadé qu’il est le descendant d’un pilote de ligne : Walker, capable de les ramener vers le monde passé à bord d’un grand avion échoué dans le désert.
Mais bien entendu Max finit par décevoir leurs attentes et les met en garde contre les périls qui les guettent passé le désert.
Savannah reste trop exalté par son projet et entraine avec elle quelques enfants perdus.
Max n’hésite pas à l’assommer d’un direct sec puis part avec Slake Mr Thirst (Tom Jennings), l’athlétique leader masculin pour le récupérer in extremis d’un mort horrible dans les sables mouvants.
Ensemble ils décident de prendre d’assaut Trocpolis.
Ils libèrent le Maitre et sont aidés par Pig killer (Robert Grubb) un tueur de cochon condamné aux travaux forcés à perpétuité.
Acier (Angry Anderson) le féroce bras droit d’Entité perd cette confrontation avec Max et termine dans une fosse à purin.
Mais avertie par Blackfinger (George Spartels) un autre redoutable guerrier, Entité lâche tous ses guerriers à la poursuite des fuyards qui ont embarqué dans un train laissant Trocpolis exploser.
La traque à bord de véhicules motorisés de type buggy, pickup ou side-car est terriblement haletante, dans la plus pure tradition de la série.
A ce petit jeu, Acier semble invulnérable, échappant à des collisions et des chutes spectaculaires pour revenir à la charge toujours aussi féroce et déterminé.
Lorsque Jebediah Jr tente un détournement hasardeux du train, la poursuite se transforme en fuite à l’aide de l’avion de Jebediah au bord duquel embarquent tous les fuyards…sauf Max qui se sacrifie pour les laisser partir.
Arrivée sur place, Entité décide d’épargner le guerrier solitaire du reste mal en point qui l’a défié victorieusement…
Revenu à Sydney, la tribu de Savannah décide d’allumer périodiquement les lumières de la ville en souvenir de l’homme qui les a libéré.
En conclusion, sans discussion possible, « Mad Max 3, au-delà du dôme du tonnerre » continue bravement sur la lancée des épisodes précédents en campant un univers futuriste captivant dans lequel se développent des scènes d’action d’une puissance sans faille.
Malgré un léger coup de mou central avec un délire autour d’un sauveur venu des airs, ce troisième opus se montre des plus tranchants, avec comme guets mémorables deux illustres personnages issus du monde de la musique : Tina Turner et Angry Anderson, petit chanteur dur à cuir du groupe de hard rock Rose Tattoo, tous deux impeccables autour d’un Mel campant toujours magistralement le personnage.
Une trilogie des années 70-80 au top niveau donc ! 

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 20:39

Roland Emmerich est certainement l’un des réalisateurs les plus rentables du cinéma moderne qu’il saccage depuis plus de vingt ans à grand coups de blockbusters bas du front.
En 2004, il sort « Le jour d’après » archétype du film catastrophe à gros budget.
Ici, un paléo climatologue du nom de Jack Hall (Dennis Quaid) de retour d’une mission en Antarctique ou il manque de laisser sa vie, tente de faire prendre conscience les Nations Unies du péril du dérèglement climatique mais se heurte à l’hostilité du vice président des Etats-Unis Raymond Becker (Kenneth Welsh).
Pourtant l’histoire donne raison plus tôt que prévu à Jack avec le déferlement d’une vague de froid sur l’hémisphère nord du monde.
Le scientifique écossais Terry Rapson (Ian Holm) est le premier à détecter le phénomène à l’aide du système de balises qu’il supervise et avertit Hall qui planchant d’arrache pied sur un modèle mathématique, arrive à la conclusion que les catastrophes vont continuer des tempêtes couplées à la vague de glace vont anéantir une bonne partie du Nord du monde.
Alors que Los Angeles est assailli par des tornades et New York par la neige, Hall parvient à convaincre le président Blake (Perry King) d’évacuer le Sud des Etats-Unis vers le Mexique.
Son discours contient des intonations convaincantes puisque son fils Sam (Jack Gyllenhaal) est piégé à New-York avec sa petite amie Laura Chapman (Emmy Rossum) et trouve refuge dans une immense bibliothèque municipale.
Courageux, Jack décide d’aller secourir son fils à pied depuis Washington avec ses deux collègues Jason Evans (Dash Mihok) et Frank Harris (Jay O Sanders).
N’écoutant pas les conseils des policiers qui poussent les gens à s’aventurer dehors pour marcher dans le froid, Sam et Laura préfèrent rester sur place pour se réchauffer.
Ceci leur sauve la vie mais lorsque Laura blessée risque une septicémie, Sam s’aventure dehors avec ses amis JD (Austin Nichols) et Brian (Arjay Smith)pour trouver des médicaments sur un cargo russe bloqué par les glaces.
Face aux loups, les trois amis prennent tous les risques et reviennent avec de quoi soigner Laura.
Jack qui a perdu ses amis dans ce périlleux voyage, finit par arriver à New-York et rejoint son fils.
Lorsque la tempête se dissipe, Becker devenu président après la mort de Blake, envoie des hélicoptères pour évacuer les survivants vers le Mexique devenu le nouveau lieu de résidence du gouvernement des Etats-Unis.
En conclusion, « Le jour d’après » est une bonne grosse bouillabaisse US dont les ficelles énormes sont censées être compensées par les effets spéciaux.
Scénario neuneu, acteurs cachetonnant et grand spectacle constituent donc l’ossature de ce film dans la plus parfaite lignée du palmarès du plus débile des réalisateurs, auteur des immondes bouses comme « Independance day » ou « Godzilla » ! Et sinon il y a quoi au cinéma ?

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 20:49

En 1988 sort « L’Incal tome 5, la cinquième essence, première partie » toujours du duo Alexandro Jodorowsky/Moebius.
La Ténèbre qui pris le contrôle de l’Impéroratriz est repoussée in extremis sur Aquaend par une intervention de l’Incal qui met le groupe composée de Difool, Animah, Solune, Kill et le Méta-baron sur la piste du Techno-centreur.
Le traitre Champs-gris est alors mis à contribution pour le localiser sur une base appelée l’Etoile de guerre.
Mais Champs-gris manque une nouvelle fois à sa parole et livre Difool à ses ennemis qui le font ingérer par la Ténèbre.
L’attaque massive des troupes coalisées finit par venir à bout des défenses de l’Etoile de guerre et dans une ambiance de bataille généralisée à l’intérieur de la base, Solune affronte le Techno-centreur.
Champs-gris et l’Iman Horlog s’entretuent après la mort de leurs compagnes respectives, Difool est finalement sauvé et ranimé par les baisers d’Animah.
Le combat entre Solune et le Techno-centreur aboutit au véritable enjeu de la bataille entre l’Incal et la Ténèbre, finalement vaincue après un affrontement épique mais qui avant de partir menace à nouveau le monde de ténèbres éternelles dans seulement 22 jours.
Lorsque l’Incal déclare que le seul moyen d’empêcher ce processus est de plonger l’ensemble de la Confédération dans un sommeil de masse, les héros se voient chargés d’une pénible mission de conversion des populations incrédules à ce projet fou.
En conclusion, « L’Incal tome 5, la cinquième essence, première partie » est nettement plus accessible que son embrouillé prédécesseur et livre un album centré sur une action d’envergure débouchant sur un affrontement Bien/Mal haut en couleurs.
Malgré le coté un peu déjà vu de cette trame de Science fiction qui n’en finit pas de rebondir après chaque défaite de la Ténèbre, le procédé fonctionne plutôt bien et parvient à tenir en haleine, d’autant plus que le style fin et coloré de Moebius se montre au final plutôt plaisant.
On passe néanmoins clairement à coté d’un grand chef d'œuvre !

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 21:45

J’avais envie depuis quelques temps de connaitre un peu mieux l’œuvre de Moebius l’un des maitres de la bande dessinée de Science fiction.
Son œuvre la plus connue, L’Incal coécrite avec Alexandro Jodorowsky s’est étalée entre 1980 et 1988 chez les Humanoides associés.
En 1985 sort « L’Incal tome 4, ce qui est en haut », montrant un vaisseau avec à son bord une équipe composée du détective privée John Difool, de sa compagne Animah, son fils Solune, Deep un mouette douée de parole, d’un mercenaire à tête de chien appelé Kill et du Méta-baron, échouer dans sa tentative de détruire une masse d’antimatière menaçante appelée la Ténèbre.
Guidé par l’Incal une sorte de dieu habitant un losange luminescent, le vaisseau se rend vers une planète mystérieuse appelé Aquaend pour trouver un moyen de combattre leur ennemi.
En réalité l’invasion de la Ténèbre semble avoir été provoquée par le Technocentreur, qui à l’aide de son armée de Techno manœuvre pour prendre le contrôle de l’univers.
Champs-gris un dignitaire ayant trahi Aquaend, est utilisé par un tyran nommé Imam Horlog pour traquer son ancien roi l’Impéroratriz mais ignore que le Technocentreur l’utilise également pour les mêmes motifs.
Sur le monde de foreurs de puits, l’invasion de la race des Crados une race de monstres souterrains force les habitants humains à la fuite pour ne pas périr assassinés.
Les survivants sont ensuite cueillis par leurs adversaires de la race des Bergs qui cherchent à sélectionner les spécimens les plus agressifs pour leurs jeux cruels.
Sur Aquaend, les héros suivent des méduses pour découvrir la cité sous-marine appelée VitavilH2O et sont pris en charge par Kamar Raimo qui convaincu par l’incroyable pouvoir de l’Incal accepte de les mener jusqu’à sa reine.
Un accord est ensuite conclu avec l’Impéroratriz pour mener une action coordonnée à la fois contre les Bergs et la Ténèbre.
Difool est choisi contre son gré par l’Incal et entrainé pour participer à un tournoi ultra violent visant à déterminer le plus vaillant guerrier susceptible de féconder la reine Berg.
Après avoir alerté les autres planète des plans des Technos, Difool participe au tournoi sur Ourgar-gan la planète mère des Bergs.
Il compense son infériorité combattante par les pouvoirs de lévitation de l’Incal qui lui permet d’arriver en premier pour féconder la Protoreine qui pour le séduire prend l’aspect d’Animah.
Aidé par les méduses envoyées par l’Impéroratriz qui détruisent les œufs des Ténèbres à l’aide de leurs rayons électriques, les héros guidés par la Protoreine attaquent la base des Techno et la détruisent…
Difool, un instant désintégré par la Protoreine qui jalousait son amour pour Animah est finalement reconstitué par les forces de sa bien-aimée unie avec l’Incal et le Méta-baron.
Mais alors qu’ils pensent avoir la partie gagnée, la Ténèbre introduite par le traitre Champs-gris, prend le contrôle de l’Impéroratriz et se montre plus menaçante que jamais !
En conclusion, découvrir Moebius avec « L’Incal tome 4, ce qui est en haut » est un peu raide en raison de la complexité de l’histoire emberlificotée à souhait comme dans tout bon ouvrage de SF, de la multiplicité des personnages et des mondes à nom à coucher dehors…
Combinant, aventure, humour, action et sexe sans vraiment choisir une voie bien nette, ce quatrième volet se montre bien peu convaincant d’autant plus que le style graphique de Moebius sonne aujourd’hui aussi daté que les scénarios de Jodorowsky.
Décevant donc et peu engageant pour la suite !

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 13:16

Dans un registre plus léger, « O homen do futuro » est un film brésilien de Claudio Torrres.
Sorti en 2011, « O homen do futuro » exploite le thème bien connu du retour dans le passé pour montrer le voyage de João (Wagner Moura), un professeur de science physique frustré qui veut revenir dans le passé en 1991 avant de changer le cours de sa vie.
Préssé par sa chef et amie, Sandra (Maria Luiza Mendonça), qui envisage de vendre leur technologie à des investisseurs américains, João embarque dans un accélérateur de particules révolutionnaire et remonte le temps.
Il lui faut un temps d’adaptation dans le Brésil de 1991 : monnaie, téléphones politiciens et footballeurs différents…mais lorsqu’il comprend qu’il a réussi son pari, il décide de tout donner pour retrouver Héléna (Alinne Moraes), sa petite amie en seconde année d’université de physique.
Plus belle femme de l’Université, Héléna s’est entichée du petit intello bégayeur mais en 1991, les choses ont mal tourné lors d’une fête étudiante, se soldant par une humiliation publique et par le départ de la belle pour une carrière de mannequin international.
Le João du futur entre donc en contact avec son double du passé et lui donne toutes les informations pour éviter de tomber dans ce piège, perdre son amour de jeunesse et devenir un minable…
Aidé par son fidèle ami Otavio (Fernando Ceylão), João 1991 fait l’amour avec la belle Héléna mais parvient à l’empêcher de prendre la drogue que Ricardo (Gabriel Braga Nunes), son futur agent met dans son verre pour la soumettre à ses désirs et la faire tomber dans les filets d’un détecteur de talent appelé L’Espagnol.
Ainsi João refuse ensuite de monter sur scène et échappe ainsi à l’humiliation fatale.
Ayant accompli sa mission, João revient donc le futur et se découvre à la tête d’un véritable empire.
Devenu l’homme le plus riche du Brésil, João s’est marié trois fois, n’est plus avec Héléna et doit affronter dans un procès son ex ami Octavio avec l’aide de Ricardo devenu son avocat.
Ayant acheté le juge, João triomphe sans peine d’Octavio qui le menace ensuite avec une arme au motif qu’il a brisé sa vie.
Comprenant que le cours des évènements n’a pas tourné comme il le souhaitait et qu’il est devenu un personnage détestable, João propose à Octavio  de l’accompagner de nouveau en 1991 pour remodifier le cours des évènements !
Dans une confusion extrême, les trois João se disputent, le dernier parvenant enfin à faire neutraliser João par Octavio et Sandra pour convaincre Héléna que la meilleure des choses étaient de laisser s’accomplir le destin de la catastrophe de João I.
La belle accepte finalement non sans quelques réticences sous la promesse de revoir João en 2011.
Une fois le rendez vous fixé, João I subit le supplice de l’huile, des plumes, et d’être suspendu dans les airs sous une foule hilare et Héléna suit Ricardo pour connaitre une vie plus exaltante.
De retour en 2011, Héléna devenue un modèle international honore sa promesse en revoyant João qui s’était arrangé pour détruire les fichiers de son accélérateur de particules et pour faire de Sandra la principale bénéficiaire de la trouvaille technologique de Google.
En conclusion, « O homen do futuro » est un film léger et très divertissant qui plaira aux nostalgiques des « Retour vers le futur » et ravira ceux ayant connu les années 90, avec les premiers téléphones portables, les débuts d’Internet et Nirvana.
Sans nul doute le meilleur acteur brésilien du moment, Wagner Moura s’en donne à cœur joie en interprétant plusieurs rôles avec un égal bonheur.
Autour de lui, les autres acteurs remplissent très bien leurs rôles de seconds couteaux, notamment la très plaisante Moraes et le résultat est pleinement atteint : le plaisir du spectateur !

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 09:22

Disparu en 2014, Hans Ruedi Giger dit H.R Giger était un sculpteur, peintre et architecte hors norme dont j’ai pu admirer le travail lors d’une exposition à la Halle Saint Pierre en 2005.
« Le monde selon H.R Giger » se veut donc l’illustration de cette exposition dans laquelle Martine Lusardy et Alain Pusel retracent dans un style riche sinon ampoulé les principales étapes et influences del’art de Giger.
Giger est né en 1940 et a grandi en Suisse, dans un univers proche de la nature décrit comme paisible.
Son père pharmacien et sa mère au foyer lui assurent une vie confortable et aimante, dans laquelle il peut développer ses penchants solitaires et artistiques.
Les premiers tableaux datent de 1961-1962 et déjà se caractérisent par un goût prononcé pour le confiné, l’angoissant, le difforme, le monstrueux comme sous l’effet d’une curieuse mutation de l’homme.
Les explications avancées par Pusel pour comprendre ce style pour le moins inhabituel sont bien faibles : le monde des cow-boys et des indiens, le jazz, la psychologie de Bosch… alors qu’on chercherait plutôt du coté de Lovecraft et Poe.
A la fin des années 60 se dessine pour moi la thématique centrale de Giger : l’hybridation entre l’homme et la machine dans un monde biomécanoide inventé de toutes pièces où la science moderne se fait maitresse et tortionnaire de l’humain.
S’inspirant de Durer, Böcklin, Dali, Kubin ou de son contemporain Dado, Giger développe son propre univers futuriste, mutant, gothique et choquant avec des références pornographiques (phallus, vagins, seins, fesses) appuyées.
Il influence beaucoup de musiciens issus généralement de la scène rock/métal comme Emerson Lake and Palmer, Magma, Korn, Debbie Harry et réalise les illustrations de leurs disques.
Le monde du cinéma ne tarde pas non plus à s’intéresser à son art décalé et après une collaboration ratée sur « Dune », Giger décroche en 1980 la timbale sur « Alien » en créant le design futuristico-horrifique de la créature qui deviendra culte.
Malgré un oscar obtenu pour son travail, Giger fut souvent frustré par le cinéma, les réalisateurs narcissiques rejetant ou déformant trop souvent ses idées (« Dune » , « Alien II », « La mutante », « Poltergeist » , « Dead star »).
Seul Ridley Scott semble lui avoir été fidèle jusqu’au bout en lui offrant une nouvelle et ultime collaboration sur « Prometheus » en 2012.
Nous laissons Pusel et ses références boiteuses conclure pour plutôt admirer les illustrations du maitre : créatures féminines mutantes dénudées, souillées par des radiations nucléaires ou maltraitées par des mécaniques froides, évoluant dans des mondes tantôt angoissants par leur vide, tantôt oppressants par leur industrie omnipotente…
Hommage déchirant à Li Tolber, sa première femme suicidée en 1976, devenue une créature biomécanique immortelle dans la série des « Lil », à l’incontournable Alien qu’on devine nettement dans les œuvres de la fin des années 70 (« Necronum« ), mais aussi à des œuvres moins connues car plus sobres mais tout aussi fascinantes de pièces vides et sombres, de composants industriels rouillés (« Le Passage ») ou d’un New-York fascinant car complètement déshumanisé.
En conclusion, le temps a passé et lle grand public a sans doute déjà oublié Giger, aussi suis-je particulièrement heureux et fier d’avoir conservé « Le monde selon H.R Giger » comme souvenir du passé et d’un moment intense au travers de la découverte de l’univers torturé d’un artiste hors norme.
Certes Giger peut effrayer, choquer ou repousser lorsqu’il montre des hideux bébés élevés à la chaine, des créatures pénétrées par des phallus mécaniques ou des références très explicites au Diable (The Spell, Baphomet, Satan, Aleister Crowley) mais c’est je le pense le propre d’un artiste de ne pas se brider pour délivrer ses messages aux monde.
Inclassable, puissante, dérangeante, fascinante comme une course folle vers notre propre abime de destruction par le biais de la technologie que nous avons crée, l’œuvre de Giger dépasse pour moi le cadre strict d’un film, aussi génial soit-il.
C’est pourquoi « Le monde selon H.R Giger » est à prendre comme une porte d’entrée vers une découverte plus globale d’un artiste visionnaire du versant le plus sombre de notre Humanité.
Giger ou l’autre génie suisse avec Roger Fédérer ? L’Histoire jugera.

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 09:16

Très attendu après le formidable impact de la première version de 1987, « Robocop » du brésilien José Padilha sort en 2014.
Bien entendu quelques arrangements sont pris avec l’histoire campée par Verhoeven, mais nous sommes toujours dans un futur proche (2028) à Detroit, la ville la plus criminogène des Etats-Unis dans laquelle une multinationale appelée Omnicorp cherche vainement à imposer l’usage de robots de combat à une société réticente.
Raymond Sellars (Michael Keaton) le PDG d’Omnicorp, pousse activement pour que sa technologie s’impose mais malgré le soutien des médias partisans comme Pat Novak (Samuel L Jackson), se heurte à l’hostilité de sénateurs comme Dreyfus (Zach Grenier) qui objecte à la suite d’une sanglante opération de maintien de l’ordre au Moyen-Orient le manque d’émotions des robots de combat au moment de prendre une décision.
Pour contourner l’obstacle, Sellars embauche le génial roboticien Denneth Norton (Gary Oldman) et parvient à le convaincre de travailler sur des programmes militaires visant à créer des cyborgs, fusion de l’homme et de la machine.
Le candidat idéal se présente ensuite comme Alex Murphy (Joël Kinnaman) un policier de Détroit sauvagement assassiné dans un attentat à la voiture piégée alors qu’il tentait d’arrêter Antoine Vallon (Patrick Garrow) un grand trafiquant d’armes de la ville ayant blessé son collègue Jack Lewis (Michael K Williams) dans une mission d’infiltration à hauts risques.
Brulé à 80%, amputé d’un bras et d’une jambe, Murphy est finalement récupéré par Omnicorp après que sa femme Clara (Abbie Cornish) ait donné son accord non sans quelques réticences.
Sous l’impulsion de Norton et de son équipe, un nouveau cyborg est donc crée et se nomme Robocop.
Murphy dont le cerveau, une partie du visage, le cœur, les poumons et un bras ont été conservés, endosse une armure de combat et travaille de concert avec un ordinateur de bord.
Ses premiers résultats sur le terrain le montre trop lents par rapport aux vrais robots mais après quelques modifications peu éthiques, Robocop surclasse tous ses opposants jusqu’à l’instructeur Rick Mattox (Jackie Earle Haley).
Devenu le fer de lance d’Omnicorp, Robocop traque le crime à Détroit et perd peu à peu toute humanité ce que déplore sa femme Clara restée seule à élever leur fils David.
Obsédé par l’idée de faire justice en arrêtant Vallon et ses sbires, Robocop commence une traque dans toute la ville, poussant par ses méthodes musclées les criminels à lui permettre de remonter jusqu’à leur chef.
Mais Vallon qui a ses contacts dans la police a été prévenu de la venue de son adversaires et met en place une vingtaine d’hommes équipés d’armes lourdes capables de percer le blindage de Robocop.
Après une lutte acharnée, Robocop grièvement endommagé triomphe et liquide le criminel.
Lorsque son esprit logique remonte aux sources du crime, il met à jour l’implication de deux flics ripoux de son service puis de la chef de la police elle-même, Karen Dean (Marianne Jean-Baptiste).
Désactivé par Mattox, Robocop est jugé à présent embarrassant par Sellars.
Parvenu à son objectif en retournant l’opinion publique et les sénateurs, il estime que Robocop représente à présent une menace en s’attaquant à la corruption, et demande à Norton de le tuer.
Le scientifique s’y refuse et lui permet d’échapper aux militaires chargés de l’abattre.
Robocop se retourne alors contre Sellars qui a pris en otage sa femme et son fils.
Appuyé par Lewis et les flics non ripoux du service, Robocop prend d’assaut le building d’Omnicorp et triomphe de justesse des redoutables ED-209, robots sentinelles plus armés et puissants.
L’issue se joue sur le toit ou Robocop surpasse sa programmation pour abattre le PDG d’Omnicorp.
Le projet de légalisation des robots aux Etats-Unis est alors soumis au véto du Président après le témoignage de Norton et Murphy est alors reconstruit pour profiter de sa femme et de son fils.
En conclusion, « Robocop » est un upgrade osé d’un film culte. Padilha colle sans trop déborder à l’histoire originale en utilisant les nouvelles technologies qui confèrent aux combats robotisés un aspect jeux vidéos finalement assez banal.
L’histoire tient donc la route (et pour cause ! ) entre gentils scientifiques, vilains industriels, affreux méchants et flics ripoux mais ne contient pas l’atmosphère anxiogène, cynique et cruelle de l’original.
Mise à part la scène d’ouverture particulièrement forte avec l’intervention de robots et drones au Moyen-Orient face à des terroristes, « Robocop » est une œuvre trop propre, scolaire et n’ayons pas peur de le dire sans âme pour se montrer comparable à son génial modèle.
Dommage…

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:39

J’ai beaucoup lu il y a une dizaine d’années du Richard Matheson, immense écrivain de Science fiction, aussi est-ce avec une grande émotion que je vais lui rendre hommage en chroniquant « Je suis une légende » adaptation cinématographique d’un de ses romans par Francis Lawrence en 2017.

En 2012, un homme seul, Robert Neville (Will Smith) scientifique et colonel dans l’armée américaine, tente de survivre dans un New-York décimé par un mystérieux virus dit Krippin apparu en 2009 alors qu’il était à la base destiné à soigner le cancer.

Immunisé naturellement contre le virus, Neville a pour seul compagnon sa chienne Sam et sillonne en voiture les rues désertes de la mégalopole américaine à la recherche de daims ayant envahi la ville depuis la disparition des hommes.

En concurrence avec les lions, Neville prend soin chaque jour de rentrer chez lui avant la tombée de la nuit pour se barricader.

A l’intérieur, il a su recréer un confort comparable à la vie d’autant avec une nourriture abondante, télévision, une mini salle de gym avec tapis de courses high tech, le tout alimenté par plusieurs générateurs.

Au cours d’une chasse, Sam l’amène à pénétrer dans un hangar sombre dans lequel Neville tombe sur les humains transformés en mutants sanguinaires par le virus.

Il s’en sort de justesse, profitant de la sensibilité de leur épiderme au soleil et réussit même à capturer un spécimen féminin pour tester dans son laboratoire souterrain un antidote au virus.

Plusieurs flashbacks peuplent ses rêves avec principalement la fuite de sa femme Zoé (Sali Richardson-Whitfield) et de sa fille Marley (Willow Smith) lorsque l’état d’urgence a été programmé à New-York.

Resté sur place, Neville n’en tombe pas moins dans un piège concocté par le chef des mutants (Dash Mihok).

Pris au lacet, il s’en sort en se blessant à la jambe.

Alors que le jour décline, Neville rampe jusqu’à son pickup tandis que des chiens mutants sont lâchés sur lui.

Sam lui sauve la vie en s’interposant mais reçoit de terribles morsures.

Neville tue les chiens mais doit tuer Sam, contaminée.

Furieux, il se lance dans un raid solitaire nocturne afin d’en finir.

Cernés par les mutants ultra agressifs qui immobilise son pickup, Neville perd conscience.

A son réveil il est chez lui, soigné par une femme Anna (Alice Braga) et son fils Ethan (Charlie Tahan) qui lui demande de quitter New-York pour rejoindre une colonie de survivants dans le Vermont.

Neville ne peut y croire et se montre irritable mais doit se ranger à d’autres priorités lorsque les mutants attaque sa maison.

Malgré les lumières et les explosifs, les mutants franchissent ses lignes de défenses et pénètrent à l’intérieur.

Neville lutte farouchement contre le chef des mutants puis met Anna et Ethan à l’abri derrière la vitre renforcée du laboratoire.

Constatant que la mutante qu’il a soigné a guéri, il charge Anna et Ethan de fuir en emportant l’antidote qu’il a crée et se lance dans un ultime baroud d’honneur en se sacrifiant grenade à la main.

En mourant, Neville sauve donc l’humanité et devient une « légende ».

En conclusion, « Je suis une légende » mérite largement son titre dans l’œuvre si forte de Matheson écrite en 1954 a été habilement adaptée dans un cadre contemporain.

Will Smith qui est loin d’être mon acteur préféré est juste parfait en solitaire dynamique devenu expert en survie et les scènes d’actions avec les mutants sont réellement effrayantes.

Bien construit, puissamment réalisé, « Je suis une légende » est un excellent blockbuster qui touche juste sans trop en faire…

Mort en 2013, Matheson n’a je le pense pas eu à rougir de cette adaptation.

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