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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 22:23

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Grand succès de l’an 2000, « Mon beau-père et moi » de Jay Roach est avec le temps devenu un classique du cinéma comique mettant en lumière le talent déjà entre aperçu en 1997 de Ben Stiller.

L’histoire est celle de Gaylord Greg Focker (Ben Stiller) un infirmier de Chicago qui au moment de demander en mariage son amie Pam Byrnes (Teri Polo) comprend qu’il doit avant cela se faire accepter par ses parents et notamment le père Jack (Robert de Niro), fleuriste à la retraite.

Le couple se rend donc chez les Byrnes, pour un week end de présentation.

Rapidement, le week end prend une tournure difficile puisque Greg voit ses bagages perdus à l’aéroport et commet gaffes sur gaffes vis-à-vis de Jack et sa femme Dina (Blythe Danner).

Il a des difficultés avec la Guigne le chat soit disant dressé de Byrnes qu’il déteste mais également avec Jack qui lui tend piège sur piège pour le tester.

Condamné à faire chambre à part de Pam, Greg découvre par hasard le passé de Jack, ancien agent de la C.I.A spécialisé dans l’interrogatoire psychologique.

Après être passé au détecteur de mensonges, avoir endossé de force les habits d’adolescent de Denny (Jon Abrahams) frère cadet de Pam pour se rendre au mariage de sa sœur Déborah (Nicole de Huff), Greg doit en plus supporter la fréquentation de Kevin Rawley (Owen Wilson) ex petit ami de Pam et témoin du mariage.

Kevin s’avère l’ex insupportablement parfait, beau, dynamique, immensément riche, très croyant et en même temps doué de ses mains, puisqu’il est capable de construire une chapelle en bois en quelques heures.

Difficile devant pareil rival de ne pas éprouver un sentiment d’infériorité, surtout lorsqu’on vous rappelle sans arrêt votre métier minable et vos origines juives en décalage complet avec le reste de la famille.

On pense le summum atteint lorsque Greg poussé à bout par Jack lors d’une partie de volley ball briser le nez de Deborah, mais ceci n’est rien comparé à la perte de la Guigne, l’incendie de chapelle et surtout le débordement de la fosse septique tout cela provoqué par une invraisemblable succession de malchance.

Désemparé, Greg court la ville à la recherche du chat et se résigne à en acheter un similaire pour réparer sa faute.

Cette manœuvre réussit dans un premier temps et semble amadouer le rugueux Jack, qui finit tout de même par éprouver de sérieux doutes sur l’identité exacte de la Guigne surtout après le carnage réalisé par le chat à la maison.

Pris à son propre piège, Greg est forcé de reconnaitre son mensonge mais perdu pour perdu ne perd l’occasion de dire ses quatre vérités à Jack.

Le père bourru est touché par la franchise de Jack et surtout par la pureté de ses sentiments pour Pam.

Contre toute attente les choses finissent donc par s’arranger et Jack accepte comme beau fils Greg.

En conclusion, « Mon beau père et moi » est l’un des films les plus divertissants qui soient.

L’idée de base est très bonne, les innombrables gags sont excellents mais c’est surtout le tandem De Niro-Stiller qui fonctionne à la perfection avec un contraste saisissant entre le vieil agent secret acariâtre et le jeune homme modeste, peu sur de lui, plein de courage.

Impossible donc de se lasser face à ce classique indémodable, dont le succès fut tel que deux suites lui emboitèrent le pas.

L’un des meilleurs films de Ben Stiller ?

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 22:02

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Bascule vers la comédie américaine la plus loufoque avec « Ricky Bobby roi du circuit » de Adam Mc Kay.

Sorti en 2009 et directement atterri au rayon Dvd en France,  « Ricky Bobby roi du circuit » raconte l’histoire d’un champion de course automobile  appelé Ricky Bobby (Will Ferrell) habitué à truster les premières places des courses de Nascar, compétitions très populaires aux Etats Unis consistant à tourner à vive allure sur des anneaux de vitesse.

Tout semble en apparence réussir à Ricky, car outre la gloire et la richesse, il a pour épouse une belle blonde Carly (Leslie Bibb) qui lui a donné deux enfants au comportement agressif, et fait équipe avec son ami d’enfance Cal Naughton (John C Reilly).

La course automobile est en effet une vocation pour Ricky qui suit à la lettre l’adage de son père  Reese (Gary Cole) un pilote marginal l’ayant abandonné durant son enfance, qui lui disait que seule la première place importait.

Pourtant, Ricky va connaitre une première alerte quand un nouveau pilote français appelé Jean Girard (Sacha Baron Cohen) va être embauché par son patron pour lui faire concurrence.

Champion de formule un, Girard est homosexuel, fin, cultivé et arrogant comme tous les français (!).

Lors de la première rencontre avec Ricky, Girard lui casse le bras pour une stupide histoire de défi.

Une lutte à mort s’engage alors entre les deux hommes que tout semble opposer.

Contre toute attente, c’est Girard qui remporte le duel, éclaboussant de son talent les courses auxquelles participent les deux rivaux.

Au cours d’une d’entre elles, Ricky refusant l’idée même de la défaite a un terrible accident qui lui laisse de lourdes séquelles physiques et psychologiques.

Il se remet mais n’est plus que l’ombre du champion qu’il était autrefois.

Ebranlé psychologiquement il voit ses sponsors, sa femme et son ami Cal, le laisser tomber.

Lorsque que Ricky apprend que sa femme va se remarier avec Cal, la déchéance commence alors et il n’a d’autres choix que de se reconvertir en livreur de pizza.

Il se rapproche alors de sa mère vieillie et accepte l’aide de son père un bon à rien instable et drogué, qui le pousse à sa manière dure et déjantée à reprendre confiance en lui.

Après une difficile période ou Ricky apprend à conduire les yeux bandés, à semer la police ou a supporter la présence d’un couguar à ses cotés, il retrouve son ancienne collègue Susan (Amy Adams) qui lui redonne courage et amour.

Regonflé à bloc, Ricky revient sur les circuits avec son ancienne équipe de mécaniciens menée par Lucius Washington (Michael Clarke Duncan) et défie Girard.

Le match aura lieu dans un circuit rempli d’une foule déchainée.

Désobéissant aux consignes de son écurie, Cal honore l’ancienne amitié de son ami et l’aide à remonter sur Girard.

Après un duel à couteaux tirés, les deux voitures se percutent, laissant Ricky emporter la course à pied face à son rival.

La victoire de Ricky oblige le français à se retirer dignement pour une retraite souhaitée, mais le caractère illégal du succès remporté, fait de Cal, numéro 3 sur la ligne d’arrivée l’unique vainqueur.

C’est alors de bonne grâce que Ricky laisse son ami devenir le champion qu’il aurait toujours voulu être.

Le film se termine sur une scène de retrouvailles familiales avec Reese et Susan, intégrant la famille recomposée.

Et même les deux fils de Ricky semblent alors remis sur le droit chemin …

En conclusion, « Ricky Bobby roi du circuit » est un film volontairement régressif aux blagues lourdaudes.

Mc Kay ne fait pas dans la finesse et s’adresse à un public patriotique américain fan de gros cubes, de cheese burgers bien gras, de bière bon marché, et se retrouvant dans une vision caricaturale non dénuée de jalousie du français type, cultivé, arrogant, efféminé et jouisseur.

Les dialogues sont bien souvent volontairement débiles et rien ne vole bien haut y compris le duo d’acteur Ferrell-Reilly, garanti 100% rednecks bas du front shootés au hard rock  basique des années 80.

Pourtant, certaines scènes délirantes parviennent à se montrer amusantes (notamment celles de l’hôpital) et les courses de voitures réalisées par des équipes de professionnels chevronnés en mettent plein la vue.

On peut également penser à une version moins talentueuse et cynique de « Son of the bitch » (dont un des épisodes reprenait justement un duel entre le héros et un pilote français sponsorisé par Perrier).

A réserver donc aux fans d’humour gras du bide ou aux amateurs d’adrénaline mécanique.

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 09:35

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On reste dans le registre comique mais beaucoup plus contemporain avec « Mary à tout prix » célèbre comédie américaine de Peter et Bob Farelly.

Déjà remarqués avec l’hilarant mais trash « Dumb and dumber », les deux frères terribles du cinéma récidivent en 1998 avec ce qui sera leur plus gros succès commercial.

« Mary à tout prix » est la quête un peu vaine et désespérée d’une jeune adulte Ted Stroehman (Ben Stiller) obsédé par un flirt de son adolescence dans les années 80, Mary Jensen (Cameron Diaz) qu’il fréquentait à Oakland.

Malheureusement alors qu’il devait l’accompagner au bal du collège, Ted a eu un accident très gênant dans les toilettes de la maison familiale de Mary, se coinçant l’appareil génital dans sa braguette, ce qui après moultes péripéties, nécessita une lourde intervention chirurgicale.

Après ce fâcheux incident, Ted ne revit jamais Mary et vit à l’approche de la trentaine dans le souvenir de cet amour de jeunesse.

Poussé par son ami Dom (Chris Elliott), Ted décide d’engager un détective privé du nom de Pat Healy (Matt Dillon) pour retrouver sa trace à Miami.

Le privé se met en chasse et découvre une très jolie jeune femme, médecin et célibataire vivant avec sa vielle mère Magda (Lin Shaye) obsédée par son bronzage et son ridicule petit chien Poofy.

Au cours de ses écoutes, Healy tombe amoureux de Mary et décide de jouer un personnage pour la séduire.

Il pratique donc le golf, se fait passer pour un architecte passionné de Népal et très soucieux du sort des handicapés pour plaire à la jeune femme dont le frère Warren (W Earl Brown) est trisomique.

Malgré les mises en gardes de Tucker (Lee Evans) un ami architecte également handicapé physique, Mary cède peu à peu à un homme étrange qui semble néanmoins si proche d’elle.

Bien entendu, de l’autre coté, Healy s’emploie à décourager Ted en brossant une portrait détestable de Mary mais ceci ne suffit pas à le décourager.

Ted fait donc le déplacement à Miami mais rencontre de grosses difficultés sur la route ou à la suite de méprises hilarantes il est pris pour un homosexuel exhibitionniste et pire un tueur en série.

Arrivé finalement à bon port avec en soutien son ami Dom, Ted prend son courage à deux mains et aborde son amour de jeunesse.

Il obtient immédiatement les faveurs de Mary qui grâce à la vigilance de ses amis a déjà détecté une partie des mensonges de Healy.
Obtenant les faveurs de Warren et même l’acariâtre Magda, Ted semble vivre une idylle avec Mary.

Dés lors, Healy qui a entrepris de se venger de Tucker découvre que lui aussi est un simulateur qui a joué un rôle pour séduire Mary.

Dénommé en réalité Norman, Tucker est un livreur de pizza en parfaite santé physique.

Les deux hommes s’allient pour combattre la menace Ted de toute façon sérieusement mis à mal par une lettre anonyme le dénonçant pour avoir engager un détective pour la retrouver.

Après une scène culte ou Ted affronte Poofy transformé en démon par l’absorption massive d’amphétamines, la vérité éclate et le jeune tombe également en disgrace.

Les péripéties s’enchainent ensuite, et Dom révèle alors son véritable visage, celui du persécuteur initial de Mary qui l’a obligé à quitter la ville et changer de nom.

Malade et agité de tic, Dom est inquiétant par son coté fétichiste des chaussures.

Les quatre prétendants se retrouvent alors chez Mary pour se disputer ses faveurs.

Ted fait preuve d’élégance quand il cède la partie à l’ex de Mary, Brett Favre, une armoire à glace réellement amoureuse d’elle.

Mais la douleur du jeune homme est atténuée lorsque Mary retourne vers lui en lui avouant son amour …

En conclusion, pour tout amateur d’humour déjanté, méchant et gras, « Mary à tout prix » est une véritable merveille.

Déchainés, les acteurs sont formidables, la palme revenant à Ben Stiller, irrésistiblement drôle dans ses rôles de looser timide, appareil dentaire et mèche sur le visage.

Les scènes cultes abondent, certaines ayant sans nulle doute marqué l’histoire du cinéma (la scène de l’accident de braguette dans les toilettes, celle encore meilleur du gel dans les cheveux).

Le frères Farelly prennent un malin plaisir à se moquer des handicapés avec des scènes très drôles ou les prétendants de la belle doivent subir les humiliations de son frère un obèse aux réactions imprévisibles pouvant parfois être inexplicablement violentes.

Mais derrière les pitreries point un aspect touchant du film, la quête de son passé, d’un amour de jeunesse forcément idéalisé par le filtre de la nostalgie.

Méritant grandement son colossal succès, « Mary à tout prix » est une des plus formidables réussites du genre à revoir toujours avec plaisir.

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 14:36

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Difficile après toutes ses années d’oublier Louis de Funès, surtout lorsqu’on voit les nombreux hommages qui lui sont rendus aujourd’hui, preuve que cet immense acteur comique a marqué par son talent l’inconscient collectif français, tel le jeune champion olympique de judo Teddy Riner (23 ans !) qui lui voue une grande admiration alors qu’il n’était même pas né lorsque l’acteur est mort.

Ainsi, le moins connu « Pouic-pouic » réalisé en 1963 par Jean Girault est l’occasion de revoir l’acteur dans un rôle inspiré d’une pièce théâtre taillée à sa mesure, « Sans cérémonie » de Jacques Vilfrid.

L’histoire de « Pouic-pouic » est à vrai dire assez invraisemblable et emberlificotée en diable de telle manière à offrir un nombre quasi illimité de rebondissements.

Léonard Monestier (Louis de Funès) est un riche industriel ayant fait fortune dans le commerce des aciers.

Il passe la plupart du temps à spéculer sur le cours de l’acier et à surveiller le cours de ses actions.

Pourtant un jour sa femme Cynthia (Jacqueline Maillan) moins regardante que son mari, se laisse embobiner par Caselli (Daniel Ceccaldi) un escroc revenu d’Amérique du sud et achète à prix fort une terrain dans la jungle Brésilienne sensé posséder d’immenses gisements de pétrole sous terrains.

Rendu fou furieux par la manœuvre imprudente de sa femme, Léonard imagine un plan particulièrement retors pour pousser Antoine Brévin (Guy Tréjan) un riche soupirant de sa fille la jolie Patricia (Mireille Darc) à racheter la concession vérolée.

Mais il ignore que l’indépendante Patricia a payé un chauffeur de voiture appelé Simon (Philippe Guillebaud) pour se faire passer pour son mari et ainsi se débarrasser de l’encombrant Antoine.

A demi voyou, Simon accepte le marché et fait preuve d’un sens de la répartie suffisant pour tenir en respect Léonard et Patricia.

L’histoire se complique lorsque Léonard parvient à convaincre Simon de se faire passer pour son fils devant Antoine qui l’imagine revenu du Brésil après avoir exploré la concession.

Pour corser le tout, Paul (Roger Dumas) le véritable fils de Monestier revient du Brésil avec une compagne vénézuélienne aussi belle qu’extravagante Palma (Maria Rosa Rodriguez).

Les quiproquo se multiplient et Léonard déploie des trésors d’énergie pour ne pas perdre la situation devant le nigaud Antoine qui se méfie tout de même de cette affaire d’obscure concession au bout du monde.

Après milles péripéties ou Antoine est malmené dans tous les sens par un Léonard hystérique, ou Palma trop vénale est démasquée comme étant une danseuse française de cabaret par un Simon perspicace, Charles (Christian Marin) le très retors domestique des Monestier utilise un subterfuge radiophonique pour persuader Antoine que la concession est réellement pleine de pétrole.

Antoine qui entre temps a été séduit par la fausse Palma, accepte donc de l’acheter.

Peu après, un véritable communiqué radiophonique confirme cette fois que la mine contient réellement du pétrole.

Léonard perd alors complètement la tête, entame une danse frénétique avec sa femme et chasse Antoine après l’avoir insulté.

Lorsqu’il comprend sa méprise, le choc est tel qu’il s’évanouit.

Le film se termine cependant sur un happy end, le mariage de Simon et Patricia, finalement séduite par l’intelligence et le charisme du chauffeur.

En conclusion, « Pouic-Pouic » ressemble beaucoup à « Oscar », autre grand classique frénétique du théâtre brillamment adapté au cinéma.

Le rythme est ultra rapide, les dialogues percutants, et les situations de quiproquo souvent très drôles.

Louis de Funès est l’acteur parfait dans ce registre dans lequel son énergie, sa folie, ses pitreries basées sur la colère, la lâcheté et l’avarice font merveille.

Mais l’immense talent de l’acteur fétiche de Girault ne doit pas faire oublier pour autant la qualité des seconds rôles, tous brillantissimes, avec une mention particulière pour Mireille Darc à la blondeur juvénile et fragile.

« Pouic-pouic » ou derrière ce titre un tantinet ridicule, un petit bijou de cinéma comique moins connu que les classiques de grand Louis.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 13:52

3 abominable verite

 

 

Détour vers le cinéma plus léger de la comédie américaine avec « L’abominable vérité » réalisé en 2009 par Robert Luketic.

L’histoire relativement simple est celle de Abby Richter (Katherine Heigl) productrice comblée d’une émission télévisée matinale mais dont la vie privée à plus de trente ans est un long naufrage.

Habituée à un haut niveau d’exigence, Abby a une approche très froide et analytique de la rencontre amoureuse ce qui décourage la plupart de ses prétendants.

Un soir, Abby craque en assistant à un show télévisé provocateur appelé « L’abominable vérité » et appelle l’animateur le très controversé Mike Chadway ( Gerard Butler) pour lui faire part de son indignation concernant sa vision très caricaturale des relations hommes-femmes.

L’échange est vif entre Mike et Abby qui dépeint un homme idéal, sensible, doux, cultivé et romantique qui selon Mike n’existe pas dans la réalité.

Aussi la surprise de Abby est totale lorsqu’elle apprend le lendemain que Chadway a été embauché par sa chaine pour animer l’émission matinale.

Elle est donc forcé de travailler avec un goujat viril déconneur au bagout impressionnant.

Passé le premier effet de choc ou Mike bouscule le couple de journaliste présentant l’émission, le succès malgré la vulgarité du show est immense et oblige Abby a s’incliner devant la popularité de son employé.

Puis reprenant le fil de leur conversation du soir, Abby confie à Mike que son voisin Colin (Eric Winter) médecin orthopédiste au physique des plus agréables correspondrait à son idéal masculin.

Un basculement se produit alors puisque Mike accepte de coacher Abby pour calquer son comportement sur ce que désirent les hommes.

Les situations cocasses se multiplient alors lorsque Abby équipée d’une oreillette est coachée à distance par Mike lors d’un rencart avec Colin, ou lorsque elle se met à essayer une culotte vibrante pour réveiller sa sexualité assoupie.

Abby apprend à s’habiller, se coiffer de manière sexy, elle apprend également à faire attendre les hommes pour créer le désir …et cela fonctionne à merveille avec Colin.

Lors du fameux week-end ou elle était sensé coucher avec lui, Abby est retenue par un séminaire professionnel ultra important auquel participe Mike.

Et finalement, les deux confidents craquent l’un pour l’autre même si Mike sous ses dehors de macho bourru, peine au final à dévoiler ses sentiments.

Les choses s’accélèrent lorsque Colin se rend à l’hôtel du séminaire et tombe sur Mike lui aussi prêt à coucher avec Abby.

La jeune femme devient alors très perturbée et finit par avouer à Colin qu’elle n’ a pas été elle-même pour le séduire ce qui refroidit rapidement les ardeurs du bellâtre.

Au final, malgré le départ de Mike pour une chaine concurrente, Abby finit par le retrouver et à vivre enfin son amour …

En conclusion, « L’abominable vérité » est un film léger, sans prétention, ne reposant que sur le duo des acteurs Heigl-Butler.

L’actrice sorte de Charlize Theron en version amusante, est d’une beauté solaire absolument irrésistible quand à Butler son jeu tout en charme muscle et en virilité (on pense à Hugh Jackman) produit un contrepoint plaisant.

Certes, le message faisant des hommes des êtres basiques gouvernés par leurs bas instincts que doivent savoir stimuler à bon escient les femmes, est des plus basiques et sombre parfois dans la vulgarité pure et simple (les combat de femmes dans la gelée) mais l’effet de ses leçons sur la froide et coincée exécutive woman se montre au final des plus salutaires et on est ravi de la voir au final préférer la brute charismatique au fadasse médecin au physique de gendre idéal.

On ne cherchera pas donc ici de réflexion philosophique poussée mais juste à passer un moment agréable et amusant.

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 21:11

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En 1967, André Hunebelle clôt sa trilogie avec « Fantômas contre Scotland Yard ».

Dans ce dernier volet, Fantômas (Jean Marais) décide d’imposer aux riches de ce monde un impôt farfelu sur le droit de vivre.

Comme toujours très audacieux, le criminel prend pour cible le lord anglais Edward Mc Rashley (Jean-Roger Caussimon) en le soumettant à cet odieux racket.

La police britannique fait alors appel aux spécialistes français le commissaire Juve (Louis de Funès) son adjoint Bertrand (Jacques Dynam), et les journalistes Fandor (Jean Marais) et Hélène Gurn (Mylène Demongeot).

Toute cette troupe de choc arrive donc dans le superbe château écossais du lord pour le protéger et enfin mettre la main sur le criminel.

A l’intérieur du château, lady Dorothee Mc Rashley (Françoise Christophe) l’épouse du lord se distingue par ses excentricités et ses séances de spiritisme auxquelles n’adhère pas du tout le bouillant et sceptique commissaire.

Juve se fait également remarquer en étant victime d’apparitions de spectres qui viennent selon la lady hanter le château.

Dans le même temps Fantômas tisse sa toile, n’hésitant pas à soumettre les caïds de la pègre à son impôt sur la vie.

Le criminel métamorphe utilise alors sa science du déguisement pour se grimer en Mc Rashley et infiltrer le château.

Il joue avec les nerfs de Juve qui voit deux Mc Rashley dont un étendu livide sur son lit ce qui achève de le discréditer aux yeux des autres enquêteurs.

Fantômas déploie ses pions au cours d’une partie de chasse à courre en éliminant un par un les policiers chargés de défendre le lord, mais doit éliminer Berthier (Henri Serre) le secrétaire du Lord, qui étant l’amant de Dorothee cherche à l’assassiner.

Il est finalement mis en déroute accidentellement par Juve et Bertrand qui perturbent par inadvertance ses communications.

Le dénouement se situera donc dans le château après un série de quiproquo autour des déguisements du criminel.

Finalement, alors qu’on pense qu’une fois de plus Fantômas a échappé aux policiers par la voie des airs, l’a royal air force entre en action et vient pulvériser sa fusée.

Pourtant, le film se termine sur une ultime évasion (par vélo) du criminel, ce ouvre la porte à toute éventualité.

En conclusion, « Fantômas contre Scotland yard » est sans nul doute le plus faible de la trilogie.
La transposition des aventures de Fantômas dans le cadre médiéval et gothique d’un château est certes assez astucieuse mais les acteurs semblent en retrait avec un Jean Marais transparent et un Louis de Funès pour une fois en dessous de son rendement habituel avec des gags et des gesticulations mille fois éprouvés dans d’autres contextes.

Au niveau des cascades et de l’action pure, ce troisième volet est également assez décevant.

On signalera également qu’aucun gadget digne de ce nom ne fait son apparition.

La mixture habituelle d’Hunebelle ne prend donc ici plus et on est plutôt soulagé d’en terminer avec l’inquiétant criminel au rire sardonique.

Restera donc pour l’histoire une composition mémorable d’un Jean-Marais à la présence physique glacée véritablement prodigieuse.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 20:23

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Voici dans le registre comédie tout à fait en adéquation avec la période estivale, « Vacances à la grecque » de Donald Petrie.

Sortie en 2009, cette comédie reprend les mêmes ingrédients que le réussi « Mariage à la grecque » sorti 7 ans plus tôt avec l’actrice-productrice d’origine grecque Nia Vardalos.

L’histoire se déroule en Grèce ou la grecque Georgia (Nia Vardalos) brillante professeur d’histoire ayant résidé aux Etats Unis et venant de perdre son emploi à Athènes est forcé par le peu de perspectives de son pays de se reconvertir en guide touristique.

Sous payée par sa patronne, Georgia doit subir la concurrence féroce de son collègue Nico (Alistair Mc Gowan) qui use des méthodes les plus basses pour récupérer les meilleurs groupes et la discréditer.

Contrainte par la nécessité, Georgia prend un groupe hétérogène majoritairement composé de touristes américains, généralement assez âgés, mais aussi de célibataires, jeunes ou divorcés.

Flanqué d’un chauffeur à l’aspect néanderthalien Poupi (Alexis Georgoulis),  Georgia souffre beaucoup avec son groupe qui ne s’intéresse pas à la culture (histoire, architecture), préfère acheter des babioles sans intérêt, se ruer sur des glaces ou demander à aller à la plage.

Désespérée, elle reçoit l’aide de Irv (Richard Dreyfuss), vieil américain, qui sous des dehors de comique, cache un récent veuf qui constituera une aide précieuse pour conseiller Georgia.

Travaillant sur elle-même, Georgia effectuera un travail sur elle-même, qui lui permettra de supporter les hôtels minables, les hôteliers lubriques, les commerçants profiteurs et les touristes incultes.

Plus tolérante et ouverte au monde, elle abordera la vie sous un angle plus positif, amadouant ses touristes et découvrant au fil du temps la beauté caché de Poupi.

Finalement malgré le malaise de Irv sur une plage, tout s’arrangera, Georgia trouvera l’amour avec Poupi, prendra la dessus sur Nico et choisira finalement de rester en Grèce (avec une augmentation) malgré une proposition de poste à l’Université aux Etats-Unis.

En conclusion, « Vacance à la grecque » est un film estival, léger, amusant, reposant sur les décalages culturels et sur l’auto dérision attachante de son actrice principale écartelée entre deux cultures (Grecque et Nord américaine).

L’humour est donc gentiment thrash, les situations pastichant les voyages touristiques assez drôles avec un mamy pickpocket, des célibataires citadins over bookés en quête de proies sexuelles et des retraités pointilleux difficiles à vivres.

Un bon moment (sans prétention) à passer dans un esprit positif et amusant.

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 20:41

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Après le succès phénoménal du premier « Fantômas », André Hunebelle enchaine rapidement en 1965 avec « Fantômas de déchaine ».

Dans ce second opus au titre prometteur, le commissaire Juve (Louis de Funès)  fraichement décoré de la légion d’honneur par le Ministre pour avoir écarté la menace que représentait le criminel masqué Fantômas, apprend que son ennemi est non seulement encore en activité mais vient également d’enlever un scientifique le professeur Marchand (Albert Dagnant) travaillant sur une machine révolutionnaire permettant de contrôler à distance l’esprit humain.

En détournant une émission télévisée, Fantômas ridiculise non seulement Juve en public mais annonce également ses intentions d’enlever un autre scientifique, le professeur Lefèbvre (Jean Marais) seul capable d’achever les travaux de Marchand pour mettre au point la machine.

Juve armé de gadgets technologiquement avancés comme une fausse main mécanique ou des cigares pistolets, le journaliste Fandor (Jean Marais) et son amie photographe Hélène Gun (Mylène Demongeot) se démènent alors pour protéger Lefèbvre d’un enlèvement prévisible lors de sa participation à congrès scientifique à Rome.

Fandor brouille les pistes en prenant l’apparence de Lefèbvre, afin de prendre le transformiste Fantômas à son propre jeu et de l’attirer dans un piège.

La ruse fonctionne presque puisque Fandor, décidément parfaitement rompu au close combat pour un journaliste, met quasiment seul hors d’état de nuire les hommes du criminel.

Mais rusé, Fantômas qui a également revetu les traits de Lefèbvre, profite de la confusion pour s’enfuir, enlever Hélène et son jeune frère (joué par Olivier de Funès), avant qu’un cruel malentendu ne fasse entrer le malheureux Juve dans un hôpital psychiatrique italien, pour heureusement une courte durée.

Décidément redoutable, Fantômas enlève ensuite le vrai professeur Lefèbvre pour mettre à exécution ses plans de domination absolue mais le monstre se révèle sous un jour plus humain en courtisant Hélène et en la relâchant assez inexplicablement.

L’homme se dit solitaire et en mal d’une âme sœur pour lui tenir compagnie.

Hélène est troublé par ce personnage élégant, mystérieux qui lui fait de somptueux cadeaux et l’invite à un bal costumé.

Mais Fandor, Juve et ses hommes se rendent également à ce bal, également costumés.

Déguisé en pirate affublé faussement borgne et d’une jambe de bois fusil, Juve parvient presque à coincer sa proie mais Fantômas décidément invincible retourne la situation en capturant lui-même le commissaire et le journaliste non sans un terrible résistance de ce dernier.

Toute l’équipe se trouve donc en détention chez le maitre du crime, dans une base sous marine située à flanc de Vésuve.

Fantômas y déploie toute sa démesure avec force gadgets sophistiquées ( pour l’époque !) ,  décors baroques, laboratoires clandestins et mercenaires sans états d’âmes.

Alors qu’ils s’apprêtent à être horriblement sacrifiés à une cruelle expérience pseudo scientifique de décapitation, les proies de Fantômas se libèrent en profitant des ressources de Juve et notamment ses fameux cigares tireurs.

C’est alors la totale rébellion dans la base et tous les plans de Fantômas sont mis en déroute.

Une nouvelle fois battu, Fantômas prend la fuite et une course poursuite frénétique s’ensuit alors en voiture et avion puisque le criminel fait preuve d’inventivité avec une DS se transformant en avion !

A bord d’un zinc et armé du canon télépathique, Juve trop nerveux, laisse passer l’occasion de neutraliser son ennemi et tombe en chute libre.

Seule l’intervention risquée de Fandor qui saute également à sa suite pour le récupérer, permet de sauver la vie au téméraire Juve qui s’aperçoit un peu tard qu’il ne sait pas voler !

En conclusion, « Fantômas de déchaine » reprend les même ingrédients que le premier opus (scénario délirant digne d’une BD de SF fauchée, humour, actions, cascades audacieuses) et n’est qu’une plaisante variation bien exécutée par Hunebelle qui ne prend pas grand risque avec des acteurs de l’abatage de Jean Marais qui interprète trois rôles avec un succès variable : épatant en monstre glacé, impressionnant en play boy athlétique et casse cou mais un peu ridicule en vieillard scientifique à la voix chevrotante.

Pas grand-chose à dire sur De Funès, qui fait son numéro habituel un peu éclipsé par le contexte et le statut de star de Marais, et Demongeot qui ne brille que par son insolente beauté.

On passera donc un bon moment en s’étonnant de l’ambiance par instant baroque,  inquiétante et en souriant des innovations technologiques de l’époque, telles les prouesses aériennes de la DS volantes remplacée par une maquette.

Reste donc un film solide, populaire qui démontra toute son efficacité en son temps, certes bien éloigné à présent.

Avis aux nostalgiques …

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:54

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Exploitant le succès du premier opus, Yves Robert récidive en 1974 avec « Le retour du grand blond » racontant la suit des aventures de François Perrin (Pierre Richard) violoniste distrait pris par hasard pour un super agent secret.

L’histoire débute à Paris ou le capitaine Cambrai (Michel Duchaussoy) enquêtant sur la mort suspecte du colonel Bernard Milan (Bernard Blier) disparu dans des circonstances troubles, intercepte un courrier de François Perrin (Pierre Richard) en provenance de Rio de Janeiro qui lui fait part de l’implication du colonel Toulouse (Jean Rochefort) dans ce meurtre.

Saisi de l’affaire, le nouveau ministre de la Défense (Jean Bouise) convoque Toulouse et son adjoint Perrache (Pau le Person) pour leur demander de faire revenir leur agent dit « Le grand blond » à Paris pour le rencontrer.

Pris de court, Toulouse décide d’envoyer deux tueurs à Rio pour éliminer une bonne fois pour toute la menace que fait peser sur lui l’existence de Perrin.

Ces tueurs appelés Prince (Henry Guybet) et Charmant (Hervé Sand) sont en réalité deux bras cassés qui échouent dans toutes leurs tentatives pour éliminer Perrin menant la grande vie avec Christine sur les plages ensoleillée de Rio de Janeiro.

Toulouse annonce à tort la mort du Grand blond au Ministre et un enterrement factice a lieu en Bretagne.

Quand Toulouse apprend l’échec de ces hommes et que le Ministre apprend par Cambrai que Perrin est en vie, Toulouse est contraint de ramener sa proie saine et sauve à Paris.

Mais pour lutter contre Cambrai qui tente de prouver au Ministre que Perrin n’est en rien un espion, Toulouse doit convaincre tout le monde que Perrin est bien le Grand blond, cette implacable machine à tuer formant l’élite des agents secrets français.

Contraint de coopérer en raison du chantage exercée sur Christine, enlevée par les hommes de Toulouse, Perrin joue le jeu et essaie sans grande réussite de se faire passer pour un dur à cuir, ce qui occasionne des scènes hilarantes sous les yeux ébahis de ses anciens amis Maurice (Jean Carmet) et Paulette (Colette Castel).

Le duel est à son paroxysme entre Cambrai et Toulouse, chacun se rendant coups pour coups.

Le point culminant du film est l’improbable scenario de combat de rue imaginé par Toulouse pour convaincre Cambrai de la réalité du super agent avec fusillades, explosions, et agressions physiques.

Le dénouement a lieu pendant le concert donné par Perrin, ou Toulouse est mis à jour pour avoir tenté d’éliminer le Grand blond sous les yeux du Ministre.

Confondu, le colonel fait mine de se suicider mais s’éclipse finalement avec son âme damnée Perrache.
Rendu à la vie civile, Perrin triomphe dans les bras de Christine, non sans avoir décoché une belle droite vengeresse au Capitaine Cambrai.

En conclusion, déniant la loi voulant qu’une suite soit souvent moins réussie que l’original, « Le retour du grand blond » est pour moi un bien meilleur film que le premier opus.

Les moyens sont supérieurs, l’exotisme du Rio de Janeiro des années 70 est fort plaisant et Pierre Richard est ici complètement déchainé dans une suite de cascades pitreries souvent hilarante (notamment la scène du combat de karaté contre un gardien de square aussi massif que placide défendu au final par sa femme à coups de sac à main).

Derrière le numéro de Richard singeant un James Bond gaffeur, viennent des seconds rôles efficaces, comme Jean Rochefort encore meilleur dans son rôle de crapule pince sans rire et Jean Bouise parfait avec son physique de haut fonctionnaire coincé.

Bien sur, le coté vintage du film ressort parfois et certains gags sont bien poussifs (pratiquement tous ceux de Rio).

Malgré cela, Yves Robert conclue son diptyque comique en beauté, sachant s’arrêter en ayant lancé la machine comique « Pierre Richard » mais aussi avant de commettre un numéro 3 qui aurait pu également se justifier au vue de l’attente du public et des producteurs.

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 09:17

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Sorti en 1972, « Le grand blond avec une chaussure noire » est assurément le film le plus connu de Pierre Richard et constitua la révélation de son talent comique au grand public.

Avec Yves Robert à la réalisation, « Le grand blond avec une chaussure noire »  raconte une histoire emberlificotée de François Perrin (Pierre Richard) un violoniste anonyme longiligne, blond et affublé d’une seule chaussure noire, pris au hasard à son arrivée d’aéroport  dans une guerre interne des services secrets français.

Cette guerre est celle que ce livre le colonel Louis-Marie Alphonse Toulouse (Jean Rochefort) et son second le colonel Bernard Milan (Bertrand Blier) pour le poste de directeur des services secrets.

Aidé de son fidèle Perrache (Paul le Person), Toulouse a l’idée d’utiliser comme appât Perrin contre son rival en lui faisant croire qu’il est un super agent secret.

Obnubilé par sa paranoïa, Milan mord à l’hameçon et entreprend de faire filer Perrin qui est lui-même filé par deux agents de Toulouse, Poucet (Jean Saudray) et Chaperon (Maurice Barrier).

La fine fleur de l’espionnage français se trouve donc à observer à la loupe la vie d’un quidam moyen, maladroit, distrait, rêveur, qui fait du vélo avec son meilleur ami Maurice (Jean Carmet) et couche accessoirement avec sa femme Paulette (Colette Castel).

Entre filatures, écoutes au micro et quiproquo permanents, Perrin fait tourner en bourrique à tel point les hommes de Milan que celui-ci se décide d’abattre sa carte maitresse, son espionne Christine (Mireille Darc) splendide femme fatale blonde chargée de séduire le violoniste et de l’amener à se trahir.

Christine séduit en effet Perrin mais bien entendu ne parvient pas à lui faire avouer qu’il est un agent secret, de plus les pitreries et maladresse de sa cible finissent par la rendre touchante.

Non seulement Christine échoue dans sa mission, mais elle tombe en plus amoureuse de Perrin.

Avec un Milan poussé à bout, le dénouement s’approche alors à grand pas.

Il a lieu dans l’appartement de Perrin avec une fusillade fratricide entre agents, qui laisse Milan mort.

Pour oublier cette sombre histoire, Perrin et Christine prennent un avion pour Rio de Janeiro.

En conclusion, malgré son statut de classique du cinéma comique français revoir « Le grand blond avec une chaussure noire » m’a plus que laissé sur ma faim.

Les acteurs sont bons, Rochefort plus gentleman pince sans rire que jamais, Darc assez irrésistible, le personnage de Perrin est certes sympathique, son duo avec Carmet, affublé en permanence d’une ridicule tenue de cycliste du dimanche est amusant mais ce serait oublier un peu vite la faiblesse des gags, le grand n’importe quoi de l’histoire et son rythme mollasson.

Le film a incroyablement vieilli, la bonne dégaine d’ahuri de Pierre Richard et la musique prenante de flute de pan de Vladimir Cosma ne suffisent pas pour moi à rendre totalement plaisante et agréable la vue de ce film fatigué par le poids des ans.

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