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3 février 2014 1 03 /02 /février /2014 22:14

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Retour à mon style musical de prédilection, le heavy metal classique avec « The last in line », second album de Dio.

Après un « Holy diver » très remarqué, Ronnie James Dio conserve  en 1984 les mêmes musiciens Vivian Campbell à la guitare, Vinnie Appice à la batterie, Jimmy Bain à la basse et recrute en plus Claude Schnell aux claviers.

Usant une nouvelle fois d’une pochette impressionnante, mystique et démonique, « The last in line » débute par un « We rock » musclé et bien balancé bien que relativement peu original.

Le niveau s’élève avec « The last in line » qui après une belle introduction musicale gravit des sommets d’intensité épique avec un chanteur en très grande forme.

Dio reprend ensuite son martèlement avec « Breathless » nerveux mais beaucoup trop répétitif sur ses quatre minutes, avant de faire preuve de plus de verve sur le bien nommé « I speed of light » qui rentre bien par sa vélocité dans les canons du heavy metal de l’époque.

On reste dans le heavy costaud avec « One night in the city » rendu enthousiasmant par ses refrains en acier trempé.

Dio se sublime ensuite sur « Evil eyes » magnifique hits rapide, rythmé et fluide.

Si « Mystery » n’atteint pas la splendeur de son prédécesseur, il passe néanmoins sans encombre le cap de l’honnête divertissement tandis que la fin du disque de dessine à présent sur l’abrupte falaise avec « Eat you heart out » plat et décevant malgré les efforts louables de Campbell et un « Egypt (the chains are on) » titre sabbathien lourd et profond plus conforme au standard développé par Dio sur ce disque.

En conclusion, même si je ne suis pas un admirateur de la carrière solo de Dio, « The last in line » est un bon album de heavy metal.

Tout ceci manque sans doute de vivacité et de puissance pour égaler le Judas priest de la grande époque, mais Dio se montre ici capable de produire deux titres de grande classe (« The last in line », « Evil eyes ») , le reste du disque formant un ensemble très homogène agréable à défaut d’être ébouriffant.

Avec ce second disque solide et parfois inspiré ou les claviers apportent une dimension supplémentaire au hard parfois basique, Dio montre qu’il est capable de tailler sa route en solo en se basant sur ses propres capacités d’interprétation et de composition.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 11:50

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Les fans comme moi du grand Black sabbath ont eu du mal à le croire mais en 2013, la légende du heavy metal anglais des années 70 s’est bel et bien reformée pour produire le premier album avec sa configuration originale, comprendre avec Ozzy Osbourne, le prince des ténèbres au chant.

Avec Brad Wilk de Rage Against the Machine à la batterie, « 13 » se fait remarquer par sa pochette sobre et sinistre tout à fait dans le ton de l’évènement.

L’auditeur est immédiatement plongée dans l’ambiance sombre et inquiétante du disque avec « End of the beginning » long titre de plus de huit minutes qui après une entrée en matière lente et sinueuse, s’anime gentiment.

Le mimétisme avec les années 70 est frappant, aussi bien du point de vue du son des riffs de guitares de Tony Iommi, que du chant assez impeccable de Osbourne tout particulièrement dans les parties mélodiques.

On poursuit dans la meme veine avec « God is dead » encore plus long, plus ténébreux et enveloppant avec ce charme vénéneux hypnotique distillé par les artisans du royaume de l’Eternel Oubli.

Le ton se durcit un peu plus sur « Loner » mid tempo rock plus appuyé tout en restant mélodique puis la plongée dans les années 70 reprend avec « Zeitgeist » ballade cosmique planante rappelant fortement par sa puissante charge émotionnelle « Planet caravan ».

Black sabbath revient à son format lent et majestueux sur « Age of reason » qui tient essentiellement sur les riffs et les parties de guitares géniales de Iommi.

Les vétérans parviennent à insuffler encore une belle dynamique à « Live forever » porté par une belle énergie et par un chant toujours de très haut niveau de Ozzy.

On s’approche enfin de la fin du disque, qui arrive sur « Damaged soul » étrangement faible et mollasson, et  « Dear father » extrêmement statique et lourd.

En conclusion, « 13 » est bel et bien un album de 2013 sonnant comme 1970 tant l’optique passéiste a été volontairement choisie par le groupe.

Cette orientation n’est pas pour me déplaire, car je considère que cette période est la meilleure du groupe.

Black sabbath étant un présent un groupe de sexagénaires avec un guitariste gravement malade puisque atteint d’un cancer, le ton de disque est majoritairement lent et calme mais avec cependant un son extrêmement lourd et les habituelles atmosphères de menaces surnaturelles si reconnaissables.

L’auditeur doit donc produire un effort important pour s’immerger dans ces forteresses complexes aux épaisses murailles protégées par de larges fossés.

D’un point de vue réalisation, meme la plupart des titres sont pour moi d’une longueur excessive, on notera l’immense qualité des riffs de Iommi et le chant quasiment parfait de Osbourne.

Il était impensable de penser que Black sabbath allait accoucher d’un nouveau chef d’œuvre, mais « 13 » est suffisamment bon et efficace pour permettre au groupe de tenir fièrement leur rang dans le cœur des fans et de partir sur les routes pour une tournée vraisemblablement d’adieux qui nous fera l’honneur de passer par Paris, au début du mois de Décembre 2013.

J’y serai … et vous ?

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 22:32

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Ce n’est pas sans émotion que je vais m’atteler à la chronique d’une œuvre qui a sans doute changé une partie de ma vie, je veux parler du « Metal works 73-93 » retraçant en musique vingt ans de la carrière de Judas priest.

En 1997, en vacances dans le sud de la France pres de Cannes avec mes parents, je me souviens avoir dans une ambiance de soleil, sable et mer et sous l’affolement général du mercure, découvert dans l’anonymat de ma chambre et de mon balladeur, que j’allais devenir un fan pur et dur de ce diable de groupe.

Double Cd à la pochette mixant habilement diverses iconographies utilisées par le groupe (monstres, anges, temples et autres usines), « Metal works 73-93 » débute par un premier disque et l’entrée en matière classique mais o combien triomphale de « The hellion/Electric eye » qui porte déjà le heavy metal classique à un haut degré de qualité (riffs/voix/refrains).

Malgré l’efficacité de cette entrée en matière, on change néanmoins de dimension avec « Victim of changes » long titre alambiqué à la puissance émotionnelle hors norme et mettant clairement en évidence la voix exceptionnelle de Rob Halford.

La transition entre la sophistication d’un « Victim of changes » et la brutalité d’un « Painkiller » peut au premier abord surprendre, pourtant difficile de ne pas hurler de plasir devant ce monument de heavy metal intense et sans concession.

Moins apocalyptique mais néanmoins implacable, on trouve « Eat me alive » flirtant en permanence avec la limite de l’orgasme de l’auditeur.

Lui succédant, « Devil’s child » fait à peine moins bien et ce révèle aussi jouissif par la pugnacité de ses riffs, l’accroche de ses refrains et la démesure du chant d’Halford.

L’auditeur déjà séduit par ce festival interrompu retrouve le chant plus nuancé et les constructions plus complexes des années 70 avec le superbement vénéneux « Dissident agressor » avant de se faire bousculer par une horde de blousons noirs sur le musculeux « Delivering the goods ».

Si le longuet et un brin répétitif « Exciter » marque relativement le pas, que dire alors de la pluie de hits qui s’abattent sur l’auditeur, le single le plus célèbre du Priest « Breaking the law » monument de rugueuse efficacité, l’ultra dense « Hellbent for leather » enchainé d’une power ballade démentielle « Blood red skies » ?

Judas ne semble pas mollir et envoie une nouvelle salve imparable composée du classique « Metal gods » et son mid tempo chaloupé, de la ballade déchirante de subtilité « Before the dawn », avant un ultime enchainement de tubes, « Turbo lover » mystérieuse ode synthétique mélant amour et sports mécaniques, « Ram it down » tout en force hystérique et « Metal meltdown » en rasoirs acérés.

A ce stade, l’auditeur est déjà complétement aplati par pareil déferlement de talent et d’audace à l’état brut. 

Poussé par quelques force invisible ou sombre instinct démoniaque, il trouve néanmoins les ressources de s’atteler à l’écoute du second Cd.

Un démarrage particulièrement raide l’attend avec « Screaming for vengeance » un peu trop hurlant selon moi enchainé d’une doublette imparable, le classique « You got another thing comin » parfait d’équilibre rock et la plus belle power ballade du Priest, « Beyond the realm of death », encore maintenant boulversante d’émotion.

Le premier creux perceptible se fait sentir avec « Solar angels » mélodique mais terne et le trop répétifif « Bloodstone », pourtant recensé comme un classique.

Une ballade de grande classe plus tard, « Desert plains » très rock dans l’esprit et on découvre le coté festif (et pas forcémment le plus accepté) du Priest sur le très boite de nuit-Bahamas « Wild nights, hot and crazy days » dédiés à tous les vacanciers se dorant la pillule sur les plages.

Comme d’habitude, « Heading out the highway » et le festif « Living after midnight » passent sans fioriture, avant que ne surgisse le ténébreux er sensuel « A touch of evil ».

Assez peu connu, « The rage » et son rythme pseudo reggae ne font mouche que par la grace du chant divin d’Halford.

Une ballade, « Night comes down » agréable sans etre gigantesque et survient un autre titre à rallonge du répertoire, « Sinner » trop complexe et difficile d’accès.

Judas priest termine néanmoins sur deux titans soniques, « Freewheel burning » tornade innaretable de chromes vrombissant et de pneumatiques crissants, puis « Night crawler » monstrueux cauchemar bestial envoutant comme seul peu l’etre le Diable en personne.

En conclusion, « Metal works 73-93 » est le lieu saint des fans de Rob Halford, avec une éblouissante démonstration du formidable arsenal sonore inventé par Judas priest en seulement 20 annnées d’existence.

Il peut également servir de best of de luxe pour résumer la carrière hors du commun des anglais et surtout leur talent inaltérable qui leur fit composer le plus répertoire du heavy metal classique de l’histoire.

Pour les non fans (comme je l’étais à l’époque de sa découverte), il peut constituer la porte d’entrée idéale pour découvrir le groupe et pénétrer dans son monde si passionnant dont je n’ai à vrai dire jamais pu m’extraire depuis ce fameux été 1997.

Et dire que mes parents n’en ont jamais rien su, mais chut je compte sur vous pour garder le secret bien caché …

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 12:51

denim.jpg3

 

 

A à peine un an d’intervalle, Saxon sort en 1981 « Denim and leather » à la pochette particulièrement fade.

L’entame avec « Princess of the dawn » se montre très accrocheuse avec un morceau équilibré, puissant et ultra précis.

On pense immanquablement à du Iron maiden à son top niveau en plus compact.

Eberlué par tant de qualité, l’auditeur enchaine avec « Never surrender » à qui les riffs acérés et les refrains puissants confèrent un statut d’hymne.

La tension retombe un peu avec « Out of control » plus terne malgré des duels de guitare toujours aussi étincelants mais Saxon semble particulièrement prêt à en découdre sur ce disque comme le montre le rageur « Rough and ready ».

Vient ensuite le bien mal nommé « Play it loud » manquant pour moi d’impact et « And the band played on » dont la puissance brute est gâchée par l’interprétation minable de Byford.

Saxon ronronne gentiment son « Midnight rider » un tantinet plus mélodique et se rapproche des harmonies de guitares sur « Fire in the sky » au final lourdingue et peu emballant.

De manière surprenante, le final « Denim and leather » ne parvient pas non plus à imposer son tempo balancé pourtant solidement posé sur des riffs pesants.

En conclusion, bien que très proche de ses prédécesseurs, « Denim and leather » leur est pourtant supérieurs, avec notamment quelques hits incontournables essentiellement  placé au début du disque.

On retrouve le style de Saxon avec ses guitares offensives, ses riffs puissants mais dans une version toutefois légèrement améliorée notamment au niveau des compositions parfois excellentes.

Malheureusement dès que le niveau se relâche un peu, les inévitables carences vocales de Byford ressurgissent avec cette voix nasillarde et fluette.

Ne boudons pas pour autant notre plaisir, « Denim and leather » et son heavy rock puissant fera passer un agréable moments à tous les fans de guitares heavy.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 11:47

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Le heavy metal anglais a ses légendes et Saxon en fait partie, juste derrière le binôme imparable Iron maiden/Judas Priest.

Sorti en 1980, « Strong arm of the law » est le second album d’un groupe alors leader de la New Wave of British Heavy Metal.

Avec sa pochette sobre et élégante, « Strong arm of the law » débute comme il se doit en force par l’hymne « Heavy metal thunder ».

Peu de raffinement ici, mais un titre violent, rapide et un peu cafouilleux.

Poursuivant dans la même lignée, Saxon bâtit le nerveux « To hell back again » sur le mur des guitares acérées de Paul Quinn et Graham Oliver.

On ralentit temporairement le tempo sur le plus efficace « Strong arm of the law » qui prend le temps de poser des refrains dignes de ce nom.

Difficile en revanche malgré ses parties de guitares hautes en couleur, de s’enthousiasmer pour le très linéaire plat « Taking your chances » ou la voix de Biff Byford se fait à peine remarquer.

A « 20 000 feet » nouveau titre rapide et puissant, succède le plus lent et mesuré « Hungry years » ou une nouvelle fois Byford montre ses limites vocales.

On patauge copieusement sur la bouillie sonore de « Sixth from girls » pour finir en beauté sur le long « Dallas 1pm » sonnant très Ac/Dc.

En conclusion, à l’écoute de « Strong arm the law » j’ai compris pourquoi je n’étais pas fan de Saxon.

La recette est pourtant éprouvée : tempo rapides, duels permanents de guitares avec un son heavy rock écrasant.

Bien que très classiques et peu originales, les compositions sont loin d’être médiocres, pourtant le point faible du groupe réside pour moi dans le chanteur Byford, dont la voix maigrelette peine à s’imposer sur le mur sonore crée par ses collègues.

« Strong arm of the law » est donc un bon album de guitares mais demeure un peu trop juste pour forcer mon admiration.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 22:14

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Le rock serait il aussi une affaire d’Irlandais ? Peut être car après la légende Thin Lizzy, le retour du groupe de punk-rock Therapy?

J’avais laissé le groupe en 2004 alors qu’il s’engluait méthodiquement dans une musique certes redevenue puissante et métallique mais sans réel intérêt.

En 2012, Therapy?  evrient après trois ans d’absence avec «  A brief crack of light » et sa pochette boueuse.

Armé d’un nouveau batteur (Neil Copper), le disque débute par « Living in the shadow of the terrible thing » morceau alambiqué alternant passages ultra métalliques massifs et atmosphères plus fluides.

Vient ensuite « Plague bell » tout aussi lourd mais beaucoup plus lent et désagréablement distordu.

L’auditeur semble voguer de surprise en surprise, car le groupe délivre à présent « Marlow » délire instrumental franchement déroutant malgré le gimmick de guitare accrocheur trouvé par Andy Cairns.

On se replace sur des chemins en apparence plus balisés avec « Before you, with you, after you » dont les refrains mélodiques ne collent pas aux riffs des instruments sous accordés puis Therapy? cède à ses vieux démons en se lançant avec « The buzzing » dans un titre expérimental bruitiste partant dans toutes les directions.

Les morceaux se succèdent, toujours aussi étranges et dispersés, tel « Get your dead hand off my shoulder » à l’ambiance originale ou « Ghost trio » qui s’étire mollement sur plus de cinq longues minutes.

Therapy? continue de s'enliser dans son metal embrouillé et tordu sur « Why turbulence ? » et  « Stark raving scene » pourtant un tantinet plus alléchant avec sa vague structure punkoide et décidément surprenant jusqu’au bout conclut par « Ecclésiastes » un morceau électro inclassable mais à la beauté stupéfiante.

En conclusion, sans doute respectable sur le plan de la démarche artistique sans entrave, «  A brief crack of light » est au final une œuvre particulièrement ardue à ingérer.

Très difficilement classable, Therapy? Vogue aujourd’hui vers des rivages que seul lui connait, dont le seul lien ténu avec le punk rock des débuts semble être la présence d’un son de guitare encore franchement métallique.

«  A brief crack of light » est pour moi un ovni musical, très déroutant, souvent irritant et qui ne charme que durant de courts instants.

Assez ironiquement, le morceau le plus marquant du disque est le moins rock, l’électro-dépressif  « Ecclésiastes » final.

A réserver donc aux amateurs de musique expérimentale la plus affranchie possible.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 18:28

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Après avoir été autant émerveillé par le jeu de guitare de Eddie Van Halen, j’ai eu envie de (ré)-écouter une autre pointure du style, Joe Satriani avec son second album « Surfing with the alien ».

En 1987, Satriani alors quasi inconnu s’entoure du batteur Jef Campitelli, du percussionniste John Cuniberti et du programmeur Bongo Bob Smith pour réaliser un album qui fera connaitre son talent de guitariste hors pair.

Avec sa belle pochette inspirée par le Surfer d’argent, l’album débute par « Surfing with the alien » qui se montre immédiatement agréable en raison du son de guitare clair, fluide tout en produisant une nette impression de puissance maitrisée.

La démonstration se poursuit sur « Ice 9 » avec un thème musical dominant revenant hanter l’entrelacs de riffs saturés mais c’est surtout le long « Crushing day » au son très sec et métallique qui impressionne fortement l’auditeur.

Le ton se calme très fortement avec « Always you, always me » qui ralentit le tempo et dompte le déluge de décibels pour laisser passer un mince filet relaxant.

Mais cette accalmie est de courte durée puisque Satriani réenclenche son usine à riffs avec « Satch boogie » moins structuré que les titres précédents.

Après le court interlude haut en couleurs « Hill of the skull » vient « Circles » avec une alternance entre passages mélodiques plus intimistes et grandes envolées soniques plus prévisibles.

Une légère dose de mystère oriental est distillée dans « Lords of Karma » qui reste malgré tout très classique dans le développement de longues plages de riffs enchevêtrés.

L’album se termine sur deux titres, le court et timide « Midnight » aussitôt entendu aussitôt oublié et « Echo » long titre calme et mélodique.

En conclusion, même si je goute assez peu les albums de guitare, « Surfing with the alien » est assurément un bon disque mettant en valeur de manière relativement concise les qualités de son interprète principal.

Principale qualité du disque selon moi, l’excellente production qui met en lumière un son de guitare puissant, fluide et agréable.

Le jeu de Joe Satriani apparait construit sur une base foncièrement métallique avec beaucoup de riffs, de distorsion, de saturation et de solo très démonstratifs mais recèle aussi une certain feeling capable de s’exprimer à l’occasion dans des parties plus lentes et plus douces.

Succès d’estime donc pour ce disque honorable, même si je suis loin d’être un amoureux du style.

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 10:03

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Enregistré durant la tournée du « Black album » (1991-1992), « The good, the bad, the ugly » est un triple disque live italien très répandu auprès des fans de Metallica.

Bien entendu compte tenu des conditions d’enregistrement illégal, inutile de rechercher une production bien léchée ou fluide, il faut prendre le disque comme ce qu’il est : une capture pirate italienne devant circuler sous le manteau.

Le disque 1 débute très vite après la fin de l’introduction empruntée à Enio Morricone par un « Creeping death » musclé et intense avec un très fort degré d’interactivité avec le public que James Hetfield fait participer sur la partie médiane du titre.

L’enchainement avec « Harvester of sorrow » est assez imparable, car si ce morceau est moins violent que précédent, son rythme syncopé et puissant n’est pas sans générer un fort effet sur le public.

La tension retombe logiquement avec « Welcome home (sanitarium) » qui ne s’anime un peu que dans sa dernière partie assez cafouilleuse.

Le midi tempo rugueux « Of wolf and man » est ensuite à la lutte permanente pour s’imposer en live au milieu des bavardages parasites du public, mais on ne peut ensuite que s’incliner devant le monumental « Wherever I may roam » aussi long qu’intense.

Metallica incline à allonger la durée de ces titres comme « Disposable heroes » bien linéaire sur la durée.

On élève ensuite les débats avec la superbe power ballade « The unforgiven » emplie de finesse et mélancolie, le fantastique hommage au solo de basse crée par Cliff Burton sur l‘instrumental « Orion » enchainé sans coup férir du toujours intense sur scène « For whom the bell toll ».

La fin du disque est alors royale avec la magnifique power ballade « Fade to black » qui étale sur plus de sept minutes son charme ténébreux.

L’auditeur aborde donc le disque second déjà passablement enchanté pour subir d’entrée un « Master of puppets » féroce mais dans une version volontairement compactée couplée à un « Seek and destroy » lui beaucoup plus étoffé (près de 19 minutes !)  avec comme de tradition une forte participation du public.

La rage carnassière est toujours de mise avec le bourrin et linéaire « Battery » contrastant avec la célébrissime ballade « Nothing else matters » grandement responsable du succès planétaire de Metallica et de sa diffusion sur les média généralistes.

Tranquille mais ferme « Sad but true » avance ensuite de manière inexorable et répétitive pour laisser la place à l’un des nombreux chef d’œuvre de Metallica, « One » et son triple niveau progressif d’intensité, sa qualité musicale, la démesure des ses parties instrumentales et la séchesseresse de ses riffs assassins.

Encore une fois la fin du disque est magistrale, avec un « Enter sandman » déchainant les foules, et suprêmes cerises sur la gâteau « Last caress » des punks Misfits et « Am I evil » de Blitzkrieg toujours agréable même dans une version allégée.

Après pareil festival musical, on pourrait être rassasié mais c’est alors qu’arrive le disque 3.

Mystérieux et intense, « Harvester of sorrow » glisse comme un rêve fantomatique avant un « Welcome home (sanatorium) » souffrant des meme défauts que sur le disque 1.

On enquille avec le brave « Sad but true » toujours aussi répétitif et rugueux, on monte ensuite en gamme avec « Wherever I may roam » épique et dantesque mais tout ceci à tout de meme un fort arrière gout de redite.

Seule nouveauté, « Through the never » rapide et dur avant une reprise en mode nominal « The Unforgiven » élégant et racé, « Master of puppets » toujours en version allégé (le titre étant assez lourd à digérer dans sa durée totale) enchainé sans grande originalité par la pluie de classiques « Seek and destroy », « Enter sandman » et « One »  et ses bruits de mitrailleuses comme autant de garants de la satisfaction finale des spectateurs venus assister à un show du groupe de métal alors le plus populaire et talentueux de l’époque.

En conclusion, malgré des conditions d‘enregistrement forcément limites (certains diront roots !), « The good, the bad, the ugly » ne peut être qu’un triple live collector pour les fans de Metallica tant il surfe sur le toujours très fort impact du groupe sur scène et sur la qualité phénoménale des morceaux composés à l’apogée artistique des four horsemen.

Bien entendu tout ceci est trop long et honnêtement le disque 3 n’apporte rien par rapport aux deux premiers, déjà très complet pour se faire une idée du répertoire du groupe alors joué sur scène.

En parallèle des diffusions officielles (déjà remarquable pour l’époque) « The good, the bad, the ugly » est un impressionnant complément réservé aux collectionneurs/amateurs du groupe qui pourront ainsi écouter plusieurs heures d’affilée de leur groupe préféré dans une ambiance rock ‘n’ roll live intense.

Nul doute en effet qu’il ait eu un tel succès au marché noir en son temps.

20 ans après, ce triple live donne malgré sa qualité, l’occasion d’une époque bien révolue ou le heavy metal trustait les premières places des classements radio.

Reste évidement le témoignage pour la postérité.

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 10:03

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Précurseur au début des années 80 du mouvement thrash metal américain, Megadeth est considéré comme un géant du heavy metal.

Voici donc avec « Greatest hits back to the start » à la pochette atomique paru en 2005 une belle occasion de découvrir un large panel des meilleurs morceaux du groupe en son temps bref rival de Metallica.

On débute avec « Holy wars … the punishement due » célèbre morceau de thrash des années 90 ou le groupe fait briller la maestria de ses guitaristes Marty Friedman/Dave Mustaine, tout en parvenant à insuffler un beau souffle épique à ce titre rapide et enlevé.

Le tempo se ralentit avec « In my darkest hour » mid tempo longuet en demi teinte mais le grandiose « Peace sells » vient brutalement rehausser le niveau à coups de riffs nerveux, de solo lumineux et de belles montées d’intensité.

« Sweating bullets » appartient également à la catégorie des titres sans impact fort, en revanche bien que calme « Angry again » fait preuve d’une belle efficacité mélodique.

Le second visage de Megadeth apparait donc, celui du milieu des années 90 avec l’adoption d’un style toujours heavy mais beaucoup plus mélodique.

Le splendide et très émouvant « A tout le monde » et ses refrains en français en est une formidable illustration tout comme « Trust » et ses magnifiques envolées.

L’inédit « Kill the king » se montre ensuite parfait avec une combinaison idéale entre puissance et mélodie mais c’est réellement le hit « Symphony of destruction » porté par ses riffs mémorables qui fait mouche.

On explore ensuite les débuts historiques du groupe en 1985 avec « Mechanix » copie conforme de « The four horsemen » du premier album de Metallica sur lequel joue Dave Mustaine.

« Tain of consequences » est sympathique mais loin d’etre inoubliable tout comme « Wake up dead » nerveux mais déstructuré.

Le Megadeth de l’époque héroïque revient avec « Hangar 18 » rendu célèbre par son rythme obsédant et ses impressionnantes démonstrations de guitares.

Dans un registre moins démonstratif, « Dread and the fugitive mind » se montre néanmoins excellent avec ses refrains irrésistibles.

La dernière ligne droite se profile alors avec le supersonique « Skin O my teeth » à la construction impeccable, « She wolf » également d’un haut niveau et enfin « Prince of darkness » inutilement sombre, bizarre et alambiqué.

En conclusion, « Greatest hits back to the start » est un superbe best of faisant grandement honneur à la carrière de l’âge d’or de Megadeth, éternel dauphin de Metallica.

Derrière les hits thrash techniques et épiques, se cachent une foule de titres moins impressionnants mais encore plus prenants, ce qui montre toute la variété et le talent du groupe.

Malgré des limites vocales patentes, Mustaine est un excellent compositeur, Friedman un guitariste de haut niveau illuminant de sa virtuosité les œuvres du leader.

Bien entendu à la fin des années 90, la qualité des compositions chutera et Megadeth accusera le coup mais ce best of s’arrête astucieusement juste avant cette période.

Un très bon disque donc, idéal pour découvrir un groupe complet, intense et intelligent, considéré comme un des maitres du heavy/thrash.

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 23:19

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Plongeons nous à présent dans les tréfonds du hard rock français avec ADX, groupe des années 80 qui comme d’autres valeureux second couteaux comme Vulcain s’engouffra dans la brèche d’un métal déclamé dans la langue de Molière crée par le poids lourd de l’époque Trust.

En 1985, ADX est composé de Phil (chant), Marquis et Betov (guitare), Deuch (basse) et Dog (batterie), musiciens aux patronymes fleurant bon l’amateurisme.

Avec sa pochette basique mais efficace, « Exécution », premier album du groupe sort en 1985.

L’entame est nerveuse, enlevée avec un « Déesse du crime » calé sur un tempo rapide et des riffs bien balancé.

La voix de Phil haut perchée et stéréotypée flirte parfois avec la limite de l’irritation.

Par la suite, « Prisonnier de la nuit » brille surtout plus par ses excellentes parties de guitares que par la structure du titre ou les performances vocales du chanteur.

Le premier bon titre d’ADX arrive avec « L’étranger », marqué par un texte soigné, des refrains convainquant et bien entendu des plages duels de guitares hauts en couleur.

Ce haut degré de technicité se confirme sur le long et plaisant instrumental « Exécution ».

Deuxième très bonne surprise, « Le fléau de dieu » véritable hymne heavy metal, rapide puissant et fluide, doté de surcroit d’un texte en acier en trempé.

Dans la même lignée bien que moins réussi, « Prière de Satan » fait également preuve d‘une belle intensité.

La fin du disque se profile alors logiquement avec « Vampire » un brin chaotique malgré une grande énergie et des solos de guitares héroïques et « Caligula » monstrueux de puissance et de fougue.

En conclusion, malgré sa vétusté et son aspect confidentiel, « Exécution » est un disque d’un niveau exceptionnel pour un groupe français.

Coté point fort, la qualité du jeu de guitares de Betov et Marquis, avec un style puissant, rapide et mélodique à mi chemin entre Iron maiden et Metallica.

L’auditeur ne peut donc que se régaler des folles cavalcades et de la pluie de riffs qui s’abat sur lui.

On ajoutera également la recherche sur les textes de Phil, avec une qualité littéraire assez rare dans le milieu du rock.

Coté points faibles, bien sur une certaine linéarité et la voix de Phil, forcée en permanence avec ses montées dans les aigus souvent désagréables.

ADX connut une belle carrière jusqu’au début des années 90 et se sépara après une tentative avortée de carrière internationale avec chant en anglais.

Assez curieusement, ce groupe de vétérans connait une sorte de seconde carrière depuis 2008 avec trois nouveaux albums.

Compte tenu de son âge et de sa qualité, cet « Exécution » est à considérer avec le plus grand respect.

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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