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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 20:51

in_search.jpg3

 

 

En 2001, Evergrey poursuit sur sa bonne lancée en sortant « In search of truth » à peine une année après un prometteur « Solitude, dominance, tragedy ».

 O surprise en à peine un an d’intervalle, le line up est considérablement modifié puisque Henrik Danhage et Michael Hakasson remplacent Dan Bronell et Daniel Nojd aux postes de guitaristes et bassiste, et que Sven Carlsson (claviers) et Carina Kjellberg (chant) arrivent en soutien.

Avec sa pochette très « prise de tête » collant fort bien à l’imagerie torturée du groupe, « In search of truth » débute par « Masterplan » une mise en bouche bien efficace à défaut d’être totalement originale.

Les choses deviennent plus intéressantes avec « Rulers of the mind » titre somptueux ou Evergrey réussit à la perfection la balance entre puissance des riffs et belles plages mélodiques ou les guitares couplées aux chœurs féminins se font très aériennes.

On assiste ensuite à une grosse débauche de guitares sur le long et lourd « Watching the skies » avant de déboucher sur un splendide « State of paralysis » ou Tom Englund prouve qu’il est un chanteur exceptionnel sur des titres épurés ou sa voix chaude se fait terriblement émouvante.

L’enchainement avec « The encounter » alternant puissance de frappe et accalmies racées n’en est que plus réussi.

Même « Mark of the triangle » certes un peu long et copieux, est marqué du sceau d’une classe supérieure s’exprimant par la beauté lignes vocales et des mélodies de claviers.

On aborde ensuite la dernière partie du disque avec « Dark waters » titre à rallonge gonflé à l’extrême avec ses chœurs symphoniques et ses plages instrumentales progressives qui contraste avec « Different worlds » ballade plus calme et intimiste.

Le final a finalement lieu avec « Misled » qui trop dense et s’étirant en longueur.

En conclusion, « In search of truth » marque une confirmation de la solidité d’Evergrey.

Les compositions sont toujours complexes et puissantes mais les plages de respiration mélodiques semblent mieux insérées, permettant au groupe de toucher plus souvent juste et d’accéder au niveau supérieur.

Servi par un chanteur de première catégorie, Evergrey gagne encore davantage en ampleur avec l’usage de chœurs symphoniques qui viennent compléter le coté déjà imposant des guitares.

Même si certaines longueurs et lourdeurs demeurent, l’œuvre parait donc plus aboutie en terme de maturité artistique.

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 21:13

solitude_dominance.jpg3

 

 

Coup de projecteur sur Evergrey, groupe de heavy metal suédois relativement méconnu et dont le style influencé par le rock progressif et le gothique, reste assez difficile à classer.

Sorti en 2001, « Dominance, solitude, tragedy » est le second album des suédois après des débuts en 1997.

On retrouve ici Tom Englund au chant/guitare, Dan Bronell à la seconde guitare, Daniel Nojd à la basse et Patrick Carlsson à la batterie.

Avec sa pochette énigmatique fleurant bon les tragédies du théâtre classique, « Dominance, solitude, tragedy » débute par le poignant « Solitude » ou le groupe déploie un saisissant mélange de puissance contenue, d’élégance et de majesté porté par la voix rauque et émouvante de Englund.

La musique d’Evergrey semble en effet combiner puissance, mélodie et tristesse pour créer un style unique.

L’aspect grandiloquent est mis en avant sur « Nosferatu » aux refrains rehaussés de chœurs épiques.

Par contraste,  « The shocking truth » apparait plus calme, plus posé avec néanmoins ce qu’il faut de grandeur dans la présence de claviers omniprésents et d'une voix off un brin désabusée en soutien.

Une première baisse de niveau se fait sentir avec « A scattered me » trop linéaire et sans surprise malgré un niveau de puissance toujours élevé.

Même si « She speaks to the dead » améliore les choses par son mélange de riffs lourds, de solo lumineux contrebalançant des claviers froids et apaisants comme la mort, l’auditeur reste un tantinet sur sa faim devant cette puissante machine à débiter du riff au kilomètre.

Le constat est similaire avec « When darkness falls » grande démonstration du son Evergrey, grandiose, étincelant mais également peu aéré et manquant parfois de liant.

Mais le groupe parvient enfin à exploiter tout le potentiel qu’on ressent à travers lui et à trouver la grâce sur la ballade « Words mean nothing » ou la voix de Englund se fait déchirante d’émotion.

Ce moment d’accalmie est cependant de courte durée et Evergrey ne peut s’empêcher dans la dernière ligne droite une nouvelle démonstration de puissance sur un « Damnation » aussi dense que fatiguant avant un « The corey curse » plus équilibré entre force et finesse.

En conclusion, malgré quelques défauts notamment un style un peu stéréotypé « Dominance, solitude, tragedy » constitue néanmoins la révélation de la construction musicale d’un nouveau groupe alors prometteur.

Evergrey est indéniablement un groupe de heavy metal avec tout ce que cela comporte d’agressivité et de puissance mais panache sa force de frappe dans la construction de structures alambiquées ou les riffs plus progressifs s’entremêlent à des claviers plus subtils.

Le résultat produit est vigoureux avec une forte propension à la grandiloquence caractèristique que je goute en général assez peu en musique.

Le talent du groupe est certes indéniable avec une belle qualité au niveau des guitares et surtout la voix virile mais triste de Englund mais Evergrey ne l’exploite pas suffisamment pour moi en répétant trop fréquemment des structures généralement très chargées.

 

Dommage ....

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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 18:14

baptizm_fire.jpg2

 

 

  J’ai décrit en long et en large dans ces colonnes ma passion quasiment sans borne pour le groupe Judas priest dont l’activité est assez réduit ces derniers temps.

En m’intéressant au parcours solo des membres de Judas priest durant la traversée du désert du groupe (1990-1997) j’ai retrouvé « Baptizm of fire » premier album solo de Glenn Tipton sorti assez astucieusement en 1997.

Désireux de continuer à vivre de sa passion et à réaliser encore quelques disques, Tipton décide de s’entourer de musiciens de premier plan comme les bassistes Robert Trujillo/Billy Sheehan/CJ de Villar, des batteurs Brooks Wackerman, Cozy Powell, Shannon Larkin avec quelques amis de luxe : John Entwistle (bassiste de The Who), ou Whitfield Crane (chanteur de Ugly Kid Joe).

Non seulement Tipton assure toutes les parties de guitares du disque mais prend aussi à sa charge le chant, exercice ou il est à vrai dire totalement novice.

Avec sa belle pochette représentant un oiseau (phénix ?) enflammé, « Baptizm of fire »  débute par un mid tempo assez lourd et poisseux, « Hardcore » ou la voix du guitariste assez cassée et faiblarde surprend.

Tipton réalise ensuite un joli coupe en reprenant l’excellent « Paint it black » des Rolling Stones » en version plus heavy metal.

Dans un registre plus personnel, Tipton fait preuve d’une belle qualité de composition avec « Enter the storm » morceau en demi teinte, sinueux et ténébreux des plus réussis.

On retrouve les tempo rapide et les gros riffs à la Judas priest sur « Feel me up » au demeurant de structure et de réalisation assez faibles.

Le vieux guitariste semble particulièrement à la peine sur  le longuet « Extinct » dont les parties chantées mélodiques tombent assez à plat.

Un bon instrumental riche puissant « Baptizm of fire » rappelle à tous le talent exceptionnel de Tipton avant « The healer » mid tempo chargé aux légères influences orientales assez originales.

On passera sans sourciller sur le laborieux « Cruise control » mou et laborieux pour dresser à nouveau une oreille plus intéressée sur « Kill or be killed » nouveau brulot heavy metal  aux riffs d’acier sans concession dans le plus pur esprit d’un Judas priest puissant et dominateur.

La fin de l’album est abordée avec « Voodoo brother » aux guitares hurlantes et aux refrains assez sympathiques avant une ballade conclusive acoustique « Left for dead » qui aurait pu sans doute être formidable avec un chanteur plus talentueux.

En conclusion, difficile de se faire un avis bien tranché de ce « Baptizm of fire ».

On sent ici bien entendu la patte de Tipton dans les parties de guitares souvent excellentes, avec ce mélange de puissance brute, de classe étincelante et ce feeling mélodique responsable en grande partie du succès de Judas priest au fil des âges, mais et il y a un gros mais …. Tipton se montre à l’instar d’un Dave Mustaine horriblement limité en chant.

Ses limites, cette voix faible et étouffée, nuisent terriblement à l’impact du disque et font sonner des titres excitants et bien construits de manière tout à fait médiocre.

On peut donc saluer le désir de Tipton de se lancer dans cet exercice périlleux qui ne fait que confirmer que cet excellent guitariste (sans nul doute mon préféré) n’est jamais meilleur que quand il peut trouver un chanteur de fort calibre capable de faire entrer en résonnance la musique produite.

« Baptizm of fire » n’est donc qu’un petit plaisir égoïste, qu’un album de heavy metal, moyen, anecdotique, qui ne peut attirer vers lui que les fans de Judas priest, désireux comme moi d’accorder leur attention et leur sympathie à un personnage tout à fait vénérable.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 21:51

virtual_eleven.jpg3

 

 

Après le peu réjouissant « The X-factor » sorti deux années plus tôt, Iron maiden poursuit contre vents et marées sa route avec Blaze Bayley et sort en 1997 « Virtual XI » à la pochette très jeu vidéo artistiquement très réussie.

Renouant avec les morceau introductif à fort impact, « Virtual XI » débute fort avec un « Futureal » court tube rapide et puissant comme sait si bien en composer au kilomètre le groupe.

Après cette entrée en matière particulièrement véloce, Iron maiden embraye avec un long titre « The angel and the gambler » qui réussit le tour de force par son intensité éléevée de garder en éveil sur ses presque dix minutes.

Très efficace, « Lightning strikes twice » s’impose par ses refrains nerveux et incisifs avant l’apparition d’un autre long morceau « The clansman » très progressif  et mélodique.

Le chant de Bayley est très maitrisé sur « When two worlds collide » malgré tout bien long et linéaire.

On passera vite sur l’affreux bouche trou « The educated fool » aux pré- refrains assez insupportables pour aborder une belle fin d’album avec « Don’t look to the eyes of a stranger » très belle pièce épique digne des meilleurs titres d’Iron maiden avec ses passages plus musclés contre balançant de grandiose envolées épiques puis le final « Como estais amigos » qui parvient à faire passer une véritable émotion.

En conclusion, après un « The X-factor » particulièrement irritant, quelle ne fut pas ma surprise de trouver en « Virtual XI » un très bon album d’Iron maiden, particulièrement agréable, doté mélodies soignées avec jusque ce qu’il faut de passages plus lourds pour être qualifié de metal.

Le très décrié Blaze Bayley gagne ici en assurance et impressionne par les progrès réalisés, en maitrisant parfaitement son registre médian que ce soit sur les parties plus rentre dedans (toujours assez rares à dire vrai) ou sur les belles envolées épiques si chères aux britanniques.

Evitant l‘écueil de la course vers le progressif excessif, « Virtual XI » ne révolutionne certes pas le genre mais fait passer un agréable moment.

Il constitue également le chant du cygne de Blaze Bayley troisième chanteur de la Vierge de fer qui malgré le relatif anonymat dans lequel il retournera ensuite, n’aura pas à rougir de ses prestations situées dans la moyenne haute des productions du groupe.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 20:55

X_factor.jpg1

 

 

Intéressons nous à l’époque dite « sombre » d’Iron maiden, celle ou au milieu des années 90, le groupe anglais se sépara de son chanteur emblématique Bruce Dickinson pour s’attacher les services de l’honnête second couteau Blaze Bayley.

En 1995 voit le jour « The X-factor » premier album sans Dickinson parti tenter une carrière solo deux ans auparavant.

Avec sa pochette représentant un Eddy en mauvaise posture sur une table de dissection, « The X-factor » commence par un titre de plus de onze minutes, « Sign of the cross » ou le groupe cultive son coté épique et progressif à coups de longues plages instrumentales mélodiques.

Après un « Lord of flies » un tantinet mou et répétitif, le tube rapide et enlevé « Man on the edge » permet à Bayley de se montrer un peu plus à son avantage sur des refrains très fédérateurs.

Même si « Fortunes of war » est un peu plus appuyé que ses prédécesseurs, il reste tout comme l’incroyablement plat « Look for the truth » cependant dans la catégorie des long mid tempo très répétitifs assez peu inventifs ou le groupe donne l'impression de meubler le vide à raison de refrains faciles.

Cette impression est encore plus accentuée sur « The aftermath » tout aussi long mais encore plus linéaire, lent et sans aucune véritable émotion.

La timide tentative mélodique de « Judgement of heaven » n’apporte pas grand-chose à cette recette passablement éculée et on trouve le temps bien long sur « Blood on the world’s hands » malgré une énergie supérieure et quelques beaux effets aériens sur les refrains.

A ce stade, saoulé de titres inter changeables, on souhaite ardemment arriver à la fin du disque, aussi l’écoute de l’interminablement linéaire «  The edge of darkness » parcouru de fastidieuses démonstrations de guitares de la paire Murray/Gers ou sur le monotone et soporifique  « 2AM » s’avère un exercice particulièrement éprouvant.

L’album se termine avec « The unbeliever » , suprême torture de plus de huit minutes tournant en boucle sur elle-même.

En conclusion, malgré mes critiques et le peu d‘intérêt qu‘il provoque en moi, « The X-factor » n’est pas pour autant un mauvais disque.

Extrêmement dilué et déjà ultra progressif, « The X-factor » contient en 1995 tout ce qui me fera horreur dans les années 2000.

Bien que moins emphatique et puissant que Dickinson, Bayley n’est pas pour autant un piètre chanteur et il assure honorablement ses parties de chant de toute manière plutôt minoritaires tant le trio Harris-Gers-Murray tire la couverture à lui dans d’interminables et éreintantes parties instrumentales.

Calme, mélodique et à vrai dire plus rock que heavy metal, « The X-factor » plaira sans doute aux amateurs de la face moins dure de la Vierge de fer, il me laisse en revanche complètement froid comme un énième exercice de style assez vain.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 10:14

Asylum.jpg2

 

 

Sorti en 1985, « Asylum » de Kiss appartient à cette période relativement méconnue d’une quinzaine d’années tout de même ou le groupe se produisait sans le spectaculaire maquillage qui avait fait sa renommée.

Du coté du personnel, la valse des guitaristes continue et c’est à présent Bruce Kulick qui remplace l’éphémère Mark Saint John au poste de deuxième lame derrière l’inamovible Paul Stanley.

Performance notable, l’homme restera tout de même treize ans au sein de la formation avant le retour du grand Ace Frehley en 1998.

Avec sa pochette un peu cheap, « Asylum » débute par un morceau rapide, puissant et terriblement séduisant « King of the moutain ».

Le ton très heavy metal se prolonge avec « Any way you slice it » et « Who wants to be lonely » placés en force à coups de gros refrains.

Une certaine linéarité s’installe avec « Trial by fire » et « I’m alive » un cran en dessous de leurs  prédécesseurs.

Les compositions sont certes rapides et puissantes mais déroulées en force sans la traditionnelle accroche mélodique qui fit le succès de Kiss tel ce « Love’s a Deadly weapon » riches en tempo échevelés et en solo démonstratifs.

Une touche mélodique est enfin apportée sur le très bon « Tears are falling » sur lequel Stanley peut enfin poser sa voix s’appuyant sur des chœurs enivrants.

Le contraste avec « Secretly cruel » qui pioche laborieusement son hard plombé n’en est que plus marquant.

L’album se termine dans la même lignée avec un « Radar for love » mid tempo lourd aux refrains poussifs et « Uh! All night » encore plus faible et inconsistant.

En conclusion, « Asylum » montre de manière assez surprenante un groupe tentant de se caler sur les standards du moment, à savoir un heavy metal de grosse cylindrée, puissant, carré, efficace tel que popularisé par Judas priest.

Kiss se met donc au body building, passe plusieurs heures sur les bancs de musculation et gonfle ses muscles jusqu’à l’éclatement.

L’apport de Kulick est indéniable et le talentueux guitariste place un nombre impressionnant de solo dans des exercices la plupart du temps assez vains.

Le résultat est donc mitigé, avec un approche plus heavy pas désagréable mais manquant de la finesse ou du caractère touchant du meilleur de la musique des américains.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 22:25

never_apologize.jpg2

 

 

En 2004 et après une dizaine d’années bien difficiles, Therapy? refait parler de lui en sortant « Never apologize, never explain » au titre punk très explicite au vue de sa carrière un brin chaotique et déroutante.

Andy Cairns (chant/guitare), Michael Mc Keegan (basse) et Neil Cooper (batterie) sont toujours en place mais le guitariste Martin Mc Carrick a quitté le navire après six ans de collaboration et quatre albums  de niveau moyen voir faible.

Titre et pochette punk donc et entrée en matière du même acabit avec les musclés « Rise up (make yourself well) » et « Die like a mother fucker » énergiques, basiques, bruyants et un brin empesés.

A peine moins brutal, « Perish the thought » distille le juste quota de refrains un peu plus mélodiques dans un condensé de métal lourd.

Les Irlandais se font toujours incisifs avec « Here be monsters » dur, crade et menaçant comme du Metallica levé de mauvais poil.

Therapy? semble ensuite englué dans l’épaisseur de ses riffs sur « So called life » ou le très bordélique « Panic » voir étrangement amorphe sur « Polar bear » malgré une belle cavalcade finale de guitares.

On retrouve un bon groove sur le « Rock you monkeys » mais également sur « Dead » doté de riffs mastodontes.

Si « Long distance » à une tonalité beaucoup plus mélodique, « This ship is sinking » déploie un heavy rock aussi puissant que fluide.

L’album se termine finalement sur deux titres pénibles « Save the sermon » au ton lancinant et « Last one to heaven’s a loser » répétitif et sans réelle originalité.

En conclusion, malgré son titre accrocheur, « Never apologize, never explain » n’a pour lui que sa grosse puissance de feu.

En 2004, fini donc les expérimentations diverses, les morceaux plus intimistes, Therapy? délaisse le punk métallique de ses premières années pour verser dans un heavy rock puissant, frontal mais à qui il manque la touche mélodique qui faisait mouche dix ans auparavant.

Le résultat décrochera sans doute une mention honorable pour les amateurs de musique bruitiste et de rock lourd, mais demeure à des années lumières des touches de génie parsemant un « Troublegum » plus que jamais entré dans l’histoire.

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 21:10

I hear black2

 

 

Comme pour tout groupe de thrash des années 80, les années 90 seront difficiles pour Overkill en raison de l’émergence du Grunge et de la désaffection relative du public pour son style assez ancré dans le passé.

En 1993, avec l’arrivée du batteur Tim Mallare (en remplacement de Sid Falck présent pourtant depuis 1988), les New yorkais tentent une courageuse évolution musicale sur « I hear black » à l’horrible pochette, sans nulle la pire de toute leur discographie.

Le morceau introductif, « Dreaming in columbian » annonce la couleur : Overkill se place sur des mid tempo plus heavy costaud que thrash supersoniques.

Le résultat est assez peu parlant, tant « Dreaming in columbian » est torpillé par des refrains bien faiblards.

Une légère amélioration est perceptible avec « I hear black » qui manque cependant d’envergure pour un title track.

Les riffs accrocheurs de « World of hurts » font mouche mais « Feed my head » se montre horriblement plat.

Overkill pousse son concept encore plus loin avec « Shades of grey » titre rock à l’ambiance mélancolique assez réussie.

Lent et lourd, « Spiritual void » est très influencé par Black sabbath sans en avoir le génie, le court instrumental « Ghost dance » passe complètement inaperçu tandis que « Weight of the world » est porté par une dynamique des plus plaisantes.

Officiant dans un registre rock lent et gentiment balancé « Ignorance et innocence » lasse un peu dans la durée tandis que « Undying » encore plus long et moins musclé se montre carrément pénible.

L’album se conclut par un titre un peu plus emballant, « Just like you » qui vient rappeler quelques réminiscences thrash-punk pas si éloignées.

En conclusion, « I hear black » ou l’histoire d’une mue plutôt ratée d’un groupe de thrash metal en heavy rock.

Attention pour être tout à fait objectif, Overkill porté par une production soignée se sort tout à fait honorablement de l’exercice périlleux de la reconversion sans toutefois convaincre de la réussite de son projet.

En cause sans doute, le style de chant très limité de Ellsworth qui ne contribue pas à booster des compositions certes bien ficelées mais également terriblement ordinaires.

Anomalie au sein de sa discographie, « I hear black » est à réserver aux fans ouverts d’esprits d’Overkill et à franchement déconseiller aux amateurs de thrash pur et dur.

Les fans de heavy seront je le pense assez peu réceptifs à cette tentative très en déça des meilleurs productions des ténors du genre.

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 21:32

sabbath_in_concert.jpg4

 

 

Nous restons toujours dans le domaine des prestations scéniques des plus grands groupes de rock avec « Black sabbath in concert, historical live performance » un Dvd sorti en 2006 retraçant les premiers apparitions des anglais en 1970.

Après une introduction montrant de jeunes musiciens faisant les pitres derrière leurs instruments pour tromper leur tension avant de monter sur scène, le concert démarre fort avec le titre le plus connu du groupe, l’impérissable « Paranoid ».

Malgré son efficacité, ce titre trop souvent entendu me fait moins d’effet que le sinueux « Hand of doom » aux multiples variations.

On passera aussi rapidement sur « Iron man » autre grand succès du groupe alors en pleine émergence pour se concentrer sur « Black sabbath », véritable perle noire mariant tristesse léthargique infinie et décollage dynamique des plus stimulants.

Rien que pour avoir écrit ce titre fantastique touchant au cœur de l’âme humaine, Black sabbath a mérité mille fois sa place au panthéon des dieux du rock.

Ambiance bluesy et lancinante sur « N.I.B » puis retour à ce style ténébreux et ésotérique si caractéristique avec  « Behind the walls of sleep ».

Le disque se termine sur deux merveilles, le surpuissant « War pigs » et le plus calme « Fairies wear boots » empli d’une classe folle.

En conclusion, « Black sabbath in concert, historical live performance » porte bien son nom et fait figure de rareté de grande qualité.

Les membres du groupe qui a plus de soixante ans passés s’apprêtent à remonter sur scène ensemble en 2012 et à se produire en France, font ici figure d’étudiants aux faciès juvéniles.

Ozzy Osborne a toujours ses kilos en trop et cet air perdu, triste qui le rend pour moi si irrésistiblement attachant.

Quand aux autres, (Tommy Iomi en tête) ils ressemblent à des hippies échevelés aux physique émaciés.

Dans des conditions de concert assez roots devant des publics assez restreints, Black sabbath déploie un répertoire déjà fantastique avec des compositions denses au charme noir hypnotique mais aussi certains tubes beaucoup plus enlevés.

Encore une fois un grand cru dont on peut seulement reprocher la durée trop courte !

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 13:28

russian_roulette.jpg2

 

 

Dans les années 80, Accept poursuit sa marche en avant en sortant en 1986 « Russian roulette » à la pochette représentant les musiciens militaires russes des plus amusantes.

Au niveau de la musique pourtant, les allemands ne semblent pas venus pour plaisanter ni faire de la figuration comme le prouvent les rapides et offensifs « T.V War » et « Monster man » bâtis sur des structures de riffs en acier sur lesquels reposent des refrains entrainants.

On ralentit le tempo sur le troisième titre, « Russian roulette » qui sonne comme du Ac/Dc calibré pour faire chanter les stades puis sur la ballade « It’s hard to find a way » d’un niveau inférieur à ce que propose habituellement le groupe.

Le monstre sort à nouveau ses griffes avec « Another second to be » au mur de guitares typiquement heavy metal mais les rétracte aussitôt avec un « Heaven is hell » pesamment lui aussi influencé par Ac/Dc.

Dans la foulée, « Another second to be » et « Walking in the shadow » se montrent lents et manquant de punch.

La fin de l’album est du même acabit avec des titres lents plutôt mélodiques « Man enough to cry » et « Stand tight » plus appuyés sur leurs refrains lourdingues.

En conclusion, après deux albums franchement emballants, « Russian roulette » est une franche déception.

Mis à part ses deux premiers titres vifs et musclés, Accept calme nettement le jeu et ne retrouve pas pour autant la fluidité mélodique de « Metal heart ».

Englué dans des mid tempo répétitifs et sans âme, peu inspiré sur les ballades, le talent du groupe semble ici s’étioler.

Le chanteur emblématique du groupe, Udo Dirkschneider quittera le navire peu après la sortie de ce « Russian roulette » certes costaud mais sans véritable inspiration ou fil conducteur.

Malgré ses limites vocales et son timbre parfois irritant, Dirkschneider contribuait beaucoup au style d’Accept, sorte de chainon manquant entre Judas priest et Ac/Dc.

Son départ maquera le début du déclin du groupe entamé pour moi avec ce « Russian roulette » au final fort dispensable.

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