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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 23:36

metal_heart.jpg4

 

 

Devenu avec « Balls to the wall » l’un des groupes phares du heavy metal mondial, Accept poursuit son irrésistible trajectoire ascendante avec « Metal heart » en 1985.

Malgré le succès, le guitariste Herman Frank est débarqué et remplacé par Jorg Fischer qui officiait sur les trois premiers albums.

Avec sa pochette avec un moteur en forme de coeur et son titre ridicules, « Metal heart » débute par son title track, un mid tempo trapu aux refrains bien efficaces avec Ludwig von Beethoven comme inspiration pour le solo de Hoffman.

On enchaine en souplesse avec « Midnight mover » remarquable de classe et de fluidité.

La machine bien huilée tourne parfaitement rond sur « Up to the limit » et « Wrong is right » simples, rapides, directs qui remplissent leurs objectifs sans coup férir.

Accept monte ensuite d’un cran avec « Screaming for a love bite » dont la teneur mélodique fantastique lui permet de venir quasiment braconner sur les terres du hard-FM et déroule sur « Too High to get it right » et « Dogs on leads » sonnant eux comme du Ac/Dc de bonne facture.

La puissance est brièvement mise en sourdine sur « Teach us to survive » plus rock voir jazz avant de remettre les gaz avec « Living for tonite » remarquable mid tempo inspiré et parfaitement maitrisé.

L’album de termine  avec « Bound to fail » titre honnête illuminé des flamboiements de la guitare de Hoffman repris par des chœurs entrainant.

En conclusion, il serait bien dommage de bouder son plaisir tant « Metal heart » se révèle être un très bon album de heavy metal.

Moins violent que « Balls to the wall » , « Metal heart » compense ce relatif retrait sur la puissance pure par une approche plus mélodique et plus fluide.

Bien que moins tonitruantes, les compositions de « Metal heart » sont homogènes, accrocheuses voir franchement plaisantes par leur simplicité et leur fraicheur.

Un album dans l’ombrepar rapport au précédent et qui mériterait donc à mes yeux d’être réhabilité.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 22:20

balls_walls.jpg4

 

 

Dans la foulée d’un « Restless and wild » de bonne facture, Accept enchaine en 1983 avec « Balls to the wall » réputé comme son meilleur album.

Avec l’une des pochettes les plus clichés de l’histoire du rock avec le « Too fast for love » des Motley crue, le « Sticky fingers » des Rolling stones et un titre des plus explicites destiné à montrer que les hardos poilus sont largement dotés en dessous de la ceinture, « Balls to the wall » s’ouvre par son title track, un mid tempo écrasant de puissance et de maitrise ou de grands refrains soutenus par des chœurs virils emportent tout sur leur passage.

Après la lourdeur, viennent le punch et la fluidité hors norme de « London leatherboys » tube rock n’ roll à l’impact proprement terrifiant qui donnerait envie de foncer tête baissée dans un mur avec la certitude de le transpercer.

Lancé par de pareilles locomotives, Accept se déchaine sur « Fight it back » dur, nerveux et surgonflé de guitares folles.

On calme un peu le jeu avec « Head over heels » plus lent mais néanmoins sympathique avant de vibrer de tout son être sur « Losing more than you’ve ever had » ou le groupe montre toute sa capacité à titiller la fibre émotionnelle sur des power ballades poignantes.

Semblant aussi en apesanteur qu’un Calogero rencontrant une Shy’m dans un ascenseur, les allemands font de nouveau mouche sur « Love child » excellent mid tempo aux refrains parfaitement ajustés.

Les choses se gâtent ensuite avec « Turn me on » ou la voix de Dirkschneider se montre particulièrement irritante puis « Losers and winners »  et « Guardian of the night » bien exécutés mais finalement assez quelconques.

Les durs à cuir finissent pourtant leur album de manière douce avec l’apaisante ballade « Winterdreams » pleine de sensibilité.

En conclusion, « Balls to the wall » n’a pas usurpé sa réputation et est un album véritablement impressionnant dans sa première partie dégageant l’énergie équivalente à une explosion thermo nucléaire.

On y sent les musiciens affutés en diable et déterminés à dévorer la terre entière.

Grandement aidé par la production fantastique de Dieter Derks, Accept gagnera  de manière phénoménale en intensité et en puissance pour devenir l’une des plus grosse cylindrée des années 80 et pour certains une légende du heavy metal.

Accept prouve en effet avec ce disque qu’il en possède en effet tous les attributs, avec un belles qualité de compositions, une terrible puissance de feu couplés avec un sens inné de la ballade qui fait mouche.

Respect donc pour ce disque de fiers conquérants teutoniques.

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 21:27

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Place à une musique toujours très virile avec « Restless and wild » le troisième album du groupe allemand Accept.

Accept est l’archétype due groupe de heavy metal des années 80 avec un style puissant, assez agressif tout en conservant par instant des tonalités mélodiques.

Sorti en 1982, « Restless and wild » dispose d’une pochette cliché mais sympathique représentant deux guitares enflammées.

Le guitariste Jorg Fischer qui jouait depuis les débuts du groupe est ici remplacé par Herman Frank qui officiera pendant trois ans dans le groupe, le reste de la formation restant centrée sur le duo Wolf Hoffman guitariste de talent et Udo Dirkschneider nabot blond et grimaçant à la voix éraillée au timbre proche d’un Brian Johnson.

D’entrée, « Fast as shark » fait preuve d’une féroce agressivité : tempo échevelé, riffs turbo compressés et voix haut perchée évoquent fortement un Judas priest en grande forme.

Les teutons ne désarment pas leurs machines guns sur la salve suivante « Restless and wild » aux refrains énergétiques martelés par le chanteur à la voix aigue si irritante.

Accept semble néanmoins montrer ses limites sur « Ahead of the pack »  qui malgré la puissance des riffs et la classe des solo de Hoffman, se montre répétitif et étriqué.

Ces limites se font encore plus cruellement sentir sur « Shake your heads » qui sonne comme du Ac/Dc de seconde zone.

Mais les allemands se reprennent et surprennent dans un registre plus mélodique avec la ballade « Neon nights » traversée de grands passages de guitares.

Dans la foulée, le très Ac/Dcien « Get ready » fonctionne de manière efficace, tandis que « Demon’s night » patine sur place sans faire grand mal.

L’exercice vire au pénible sur « Flash rockin’ man » et « Don’t go stealing my soul away » qui n’émergent de leur banalité que sur quelques refrains bien ternes.

Pourtant, Accept fera une sortie remarqué avec  « Princess of the dawn » excellent titre de heavy soigneusement fignolé ou Dirkschneider dans un registre plus medium et mesuré fait des miracles.

En conclusion, bien que bien construit et correctement exécuté « Restless and wild » n’est pas un grand album.

La musique d’Accept, puissante et mélodique avec de grands passages de guitares le range instantanément du coté de Judas priest ou Mercyful fate deux des plus grandes pointures de années 80 mais le chant abrasif de Dirkschneider et une prédilection pour les mid tempo appuyés, mâtinent ses influences d’Ac/Dc.

Mis à part son entrée en matière fracassante, « Restless and wild » se tient mais manque de souffle et de génie dans la durée.

Du heavy de bonne facture donc mais à portée un peu courte pour votre serviteur.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 14:23

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Comme je l’ai exprimé dans l'article précédent, Manowar n’est pas connu pour son ouverture d’esprit ou son sens de l’humour, n’a cure des critiques ou des moqueries, avançant contre vents et marées, animé par une foi intégriste dans le mode de vie qu’il estime le seul convenable à ses yeux.

Pourtant en 2002 après sept longues années sans album studio, Manowar va montrer avec « Warriors of the world » un début de volonté d’innovation.

Au premier abord, pas grand-chose à dire sur la pochette, égale à elle-même qui ressemble à un copier coller de « Kings of metal » sorti quatorze ans plus tôt.

Les hommes de guerre commencent de manière assez classique avec « Call to arms » véritable hymne heavy metal d’une puissance et d’une efficacité redoutables.

Viennent ensuite « The fight for freedom » power ballade sans intérêt mais surtout « Nessun dorma » reprise inattendue de Giacomo Puccini, montrant le gout surpenant pour la musique classique de Manowar.

Chantant en Italien, Eric Adams se montre ici parfaitement convainquant sur un morceau grandiose immortalisé par le ténor Luciano Pavarotti.

Manowar poursuit dans le registre mélodique avec le court « Valhalla »  enchainé des grandiloquents et un peu mollassons « Swords in the wind »  « An american trilogy ».

On est tout de même soufflé par la puissance de l’instrumental « The march » dédié à Richard Wagner considéré par le groupe comme le père du heavy metal (!).

Après ces longs interludes néo classiques, Manowar revient à ses racines avec « Warriors of the world united » hymne heavy metal éblouissant de vitalité et de conviction.

La fin de l’album se fait violente avec trois brulots, les rapides, nerveux « Hand of doom » , « House of death » et « Fight until we die » qui s’inscrivent dans la même lignée des titres classiques, efficaces mais aussi sans réelle surprise.

En conclusion, « Warriors of the world » est un album bien déroutant.

Manowar semble avoir pris d’authentiques risques en incorporant des influences néo classiques à son répertoire qu’on pensait figé pour l’éternité puis avoir ensuite réalisé qu’il allait sans doute trop loin pour ses fans de base et être revenu à son heavy musclé sans fioriture.

On peut que saluer ces tentatives courageuses, avec les belles réussites que sont « Nessun dorma » et « The march » , le reste étant selon moi moins marquant.

Pour la partie la plus dure du disque, Manowar fait preuve d’un savoir faire consommé avec des morceaux directs, puissants, efficaces, certains d’entres eux faisant figure d’authentique hymnes.

Un album imparfait donc, mais intéressant et valant certainement le détour.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 13:15

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3

 

 

Comme vous le savez, le heavy metal est souvent à l’honneur dans ce blog, ainsi d’aucun auront pu s’étonner de ne pas avoir trouvé l’un des ses représentants les plus célèbres, le groupe américain Manowar.

Même si je ne suis pas fan de Manowar, je vais tout de même réparer cet oubli avec « Kings of metal » , sixième opus du groupe sorti en 1988.

Manowar pratique un heavy metal classique, celui de Judas priest et Iron maiden, sans en avoir la même richesse mais en poussant encore plus loin les clichés du genre : look de motards bardés de cuir, imagerie heroic fantasy inspirée de légendes nordiques et enfin philosophie radicale machiste, guerrière ou le groupe se voit comme seul contre tous défendre sa musique pure et noble.

Bien qu’assez étriqué de mentalité, Manowar est extrêmement populaire surtout Allemagne ou il livre suvent des concerts à rallonge.

« Kings of metal » voit pour la première fois apparaitre la mascotte du groupe, une sorte d’invincible guerrier body buildé qui ornera chacune des pochettes des disques futurs.

On débute avec « Wheels of fire » titre rentre dedans assez passe partout malgré la vitesse d’exécution du guitariste Ross the boss et les traditionnels hurlements du musculeux Eric Adams.

Manowar ne se foule pas trop non plus avec « Kings of metal » , mid tempo lourdingue reprenant les thèmes éculés à la gloire du groupe.

Le premier morceau intéressant est la ballade « Heart of steel » ou les américains montrent un certain talent pour les compositions grandioses à fort caractère épique.

Après l’agaçant instrumental « Sting of the bumblebee » ou Joey de Maio triture sa basse pour notre plus grand déplaisir vient un autre titre d’une puissance épique incroyable, « The crown and the ring (the lament of the king) »  symbolisant l’enterrement d’un héros mort pour sa patrie.

Pour l’anecdote, ce titre me fait à chaque fois penser à Gabriel un camarde de fac qui a un jour enterré un ami à lui sur cette musique triste et solennelle rehaussée de chœurs majestueux.

Difficile donc de se remettre d’émotions aussi fortes, pourtant la vie doit quand même continuer malgré tout … ce qui se produit avec « Kingdom come » titre calme aux refrains agréables.

L’ambiance se détend ensuite avec « Pleasure slave » délire classé X sur lequel le groupe joue les gros bras dominateurs de femmes esclaves sexuelles pour leur plus grand plaisir.

Même si ce titre médiocre truffé de gémissements féminins peut prêter à sourire, nulle trace d’humour ou de second degré chez  les musiciens de Manowar qui se prennent toujours très au sérieux et se considèrent également comme des étalons sexuels à la tête d’un harem de femmes.

On se réveille un peu avec « Hail and kill » mid tempo fluide aux refrains bien troussés soutenus par des chœurs de guerriers robustes.

Après une narration pénible sur les quatre minutes de « The warriors prayer », l’album se termine par « Blood of the kings » fade et sans intérêt.

En conclusion, bien entendu « Kings of metal » est un titre largement exagéré dont cet album ne peut absolument pas se targuer.

Même si Manowar parvient à émouvoir lorsqu’il descend un peu de sa posture de dur à cuir et parvient à se sublimer dans des titres d’envergure come « The crown and the king » , le niveau de la plupart des composition reste moyen.

Le groupe utilise en effet toujours les mêmes ficelles, des mid tempo bien balancés efficaces mais sans véritable génie ou les mots « king », « steel » , « fight », « metal » « kill » sont continuellement repris.

Autre handicap du disque, le son très années 80 qui sonne faiblement alors que les années 90 se profilent …

A réserver donc aux plus furieux amateurs du genre.

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 17:46

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Comme je vous l’ai dit précédemment, le Metallica de la grande époque est pour moi celui du « Black album », aussi est-ce avec une grande joie que j’ai visionné le Dvd « Live at San Diego » de 1992, soit la fameuse tournée américaine de l’album majeur du groupe.

A cette époque les musiciens n’avaient pas encore trente ans, aussi incarnaient ils la jeunesse arrivée à maturité et prête à disposer du trône fraichement acquis de plus grand groupe de métal de la planète.

Après la traditionnelle montée en puissance autour de « The ecstasy of gold » d’Enio Morricone et la diffusion de la vidéo de « Le bon, la brute et le truand » de Sergio Léone, le concert californien débute avec « Enter sandman » tube de l’époque qui assez ironiquement clôturera à l’avenir plutôt les concerts.

Les forse horesmen sont la, assez sobrement habillés de noir, occupant une énorme scène centrale de forme vaguement parallélépipédique.

L’intensité monte de plusieurs crans sur le nerveux « Creeping death » sur lequel la foule de jeunes américains chauffés à blanc se déchaine.

Titre assez mésestimé, « Harvester of sorrow » fait toujours son effet à l’aide de ses riffs particuliers et de son mid tempo foutrement bien balancé.

On croit en amplitude avec « Welcome home (sanitarium) » qui rappelle l’ancienne tradition du groupe des titres mélodiques finissant en déluge de décibels.

Bien entendu, le plus moderne « Sad but true » n’en possède pas la richesse mais compense par la redoutable efficacité des ses riffs bulldozers.

Mais Metallica montre que les titres les plus récents de son répertoire peuvent aussi faire très mal, à l’instar de « Whereever I may roam » énorme tube gavé de liberté et de puissance sauvage.

On met ensuite à l’honneur Jason Newsteed, le bassiste souffre douleur du groupe qui vient gratouiller ses cordes pendant quelques minutes assez pénibles.

Le pourtant bien corsé « Through the never » fait figure d’apéritif en comparaison du très beau tube mélodique « The unforgiven » aux belles parties de guitare acoustiques ainsi que le terrible medley de la période « And justice for all » que délivre le groupe.

« Eye of the beholder »  « Frayed ends of sanity » mais surtout « Blackened » et « And justice for all » sont en effet de véritables bombes de thrash technique et complexe aux riffs tranchants comme des lames de rasoirs.

Après deux solo ou Lars Ulrich montre son vitesse de frappe et le très effacé Kirk Hammett fait le minimum syndical, Metallica remet les pendules à l’heure avec le surpuissant, « The four horesmen » et ses riffs mythiques puis le classique « For whom the bell tolls ».

Assez étrangement, la seule ballade jouée sera le magnifique « Fade to black » assez justement préféré au tube « Nothing else matters » plus grand succès commercial des hommes en noir.

Indiscutablement, « Whiplash » est le moment le plus intense du disque car la foule devient complètement hystérique sur ce titre joué à une cadence déraisonnable.

On termine avec l’artillerie lourde et les bombardements de « Master of puppets », « Seek and destroy » et la power ballade « One » que je considère comme le meilleur titre de Metallica.

En bonus, le groupe accepte de revenir jouer un medley de reprises au milieu duquel se glissera « Battery »  , « Last caress » des Misfists, « Am I evil » de Blitzkrieg et « Stone cold crazy » de Queen devenus entre leurs mains monstrueux d’intensité.

En conclusion, « Live at San Diego » est un album certes aujourd’hui un peu daté (20 ans ont passé tout de même !) mais dont le menu particulièrement copieux et la qualité inattaquable des titres proposées comblera d’aise n’importe quel fan de hard rock.

J’ai tout particulièrement gouté au répertoire affuté de « And justice for all » tombé aujourd’hui un peu dans l’oubli en raison de la marche des ans.

Comme Judas priest dans les années 80, Metallica donne une impression d’invincibilité, jouant avec une force et une confiance en soi inébranlables.

James Hetfield montre qu’il sait parfaitement gérer la foule et use pour cela de nombreuses interventions au micro assez difficiles à comprendre pour les non américains.

Le public américain est à vrai dire complètement hystérique.

Il y a bien entendu les habituels fans de hard, chevelus tatoués ou musclés surexcités mais également bon nombre de jeunes femmes éméchées dénudant fréquemment leurs poitrines en une coutume assez impossible à comprendre pour un fan français.

« Live at San Diego » est donc un témoignage particulièrement édifiant de l’immense aura du groupe au début des années 90, aura confirmée par la qualité et l’intensité des concerts surhumains qu’il délivra à l’époque.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 19:06

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1

 

 

Comme vous le savez le Iron maiden post 2000 ne trouve pas grâce à mes yeux.

Intercalé entre « Dance of death » et « The final frontier » , le  « A matter of life of death » de 2006 n’échappe pas à la règle.

Soyons néanmoins objectif, la pochette macabre et militaire est cette fois pourtant des plus réussies et pourrait laisser présager du retour en force d'un commado conquérant revenant l'arme au poing et le couteau entre les dents ....

Traditionnellement, Iron maiden est sensé ouvrir ses disques avec un premier titre musclé et vif, aussi le mollasson et trop facile « Different world » fait ici méchamment office de plat réchauffé.

Quand on voit que malgré ces quatre minutes il est le titre le plus court du disque, on se dit alors qu’on va sans doute passer un sale quart d’heure.

Ce sentiment se vérifie immédiatement avec l’informe « These colours don’t run » répétitif et manquant de punch.

Malgré ses riffs plus lourds « Brigther than a thousand sun » passe dans la douleur en raison de ses neuf minutes assomantes.

Iron maiden secoue un peu sa vieille carcasse sur « The pilgrim » plus rapide mais aux mélodies atrocement laides.

On repasse en mode grand format avec « The longest day » étiré en longueur mais avec des envolées mélodiques cette fois plus inspirées.

L’impression de faire ses courses dans un supermarché de surgelés revient avec  « Out of the shadows » terriblement mou, linéaire et pénible.

Le groupe se surpasse ensuite avec « The reincarnation of Benjamin Gates » long de prés de sept minutes avec de faibles variations rythmiques et une absence quasi-totale de refrains.

A ce stade, on est sur que l’album ne décollera jamais et restera jusqu’au bout sur la même ligne avec ce rock progressif vaguement heavy (?) mais surtout très pompeux.

Comment alors dans pareil état de saturation pouvoir encaisser les neufs minutes de « For the greater good of god » à la teinture celtique pourtant plus intéressante ?

Si « Lord of light » alliant sensibilité et intensité parvient à toucher, on est ravi d’arriver à la fin de ce calvaire après les neufs minutes d‘un « The legacy » ridicule de grandiloquence.

En conclusion, si j’avais pu de ci de la, trouver quelques morceaux encore affriolants sur « Dance of death » ou « The final frontier », je n’ai absolument rien apprécié de « A matter of life and death ».

Le style de ce disque est en effet incroyablement éloigné de la simplicité, de l’énergie et de l’efficacité des meilleurs disques de la vierge de fer.

On ne peut pour moi que s’ennuyer dans ces titres rallonge, surgonflés jusqu’à l’écœurement avec un groupe jouant en pilotage automatique après perdu toute sa fraicheur.

Pour moi « A matter of life and death » prouve que Iron maiden n’est ni plus ni moins aujourd’hui qu’une formation surcotée, jouant habilement sur sa réputation, sur un patrimoine musical stagnant et sur l’amour aveugle que lui portent ses fans les plus fervents.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 13:10

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4

 

 

Difficile de chroniquer « Somewhere in time » sans parler dans la foulée de « Seventh son of a seventh son » tant ces deux albums se rejoignent temporellement et artistiquement.

Sorti en 1988, le septième album de la vierge de fer est doté d’une belle pochette montrant la mascotte du groupe accouchant d’une sorte d’embryon dans un paysage polaire.

Dés le premier morceau « Moonchild » vif, fluide et enlevé tout en conservant fraicheur et grandes lignes mélodiques, on sent que l’album sera dans la même lignée que « Somewhere in time » avec l’utilisation de guitares synthétiseurs produisant un son plus lisse.

Fidèle à ses habitudes, Maiden sort un morceau calme après un premier titre musclé.

Il s’agit ici de « Infinite dreams » mid tempo efficace aux refrains balançant.

Le groupe pousse à mon sens le bouchon trop loin sur « Can I play with Madness » trop pop et pénible dans ses répétitions puis se ressaisit brillamment sur « The evil that men do » titre d’envergure porté par les grandes envolées vocales de Dickinson.

Arrive ensuite le titre central du disque, « Seventh son of a seventh son », long morceau épique de près de dix minutes jouant sur les changements d’ambiances tour à tour intenses ou plus planantes.

Sophistiqué et puissant, « Seventh son of a seventh son » est une œuvre impressionnante très aboutie artistiquement.

Ce climat nimbé de mystère et de magie se poursuit avec « The prophecy » qui peine toutefois à atteindre un niveau d’intensité suffisant pour pleinement ce que réussit à l‘inverse « The clairvoyant » truffé de variations de rythmiques et mélodiques.

L’album se termine par un nouveau titre marquant « Only the good die young » puissant et inspiré avec un Dickinson de haut vol au chant.

En conclusion, « Seventh son of a seventh son » n’atteint pas pour moi la perfection de son ainé « Somewhere in time » mais fait néanmoins l’impression d’une œuvre majeure dans la carrière du groupe.

Iron maiden pousse ici encore plus loin la sophistication, l’approche mélodique, atmosphérique et s’éloigne encore davantage du heavy metal encore basique et incisif.

On peut chercher sans nul doute la raison de l’immense succès du groupe dans le développement de ce heavy metal propre, intellectualisé, complexe, sinueux et d’une grande richesse mélodique.

Bien entendu je respecte cette approche artistique surtout quand elle est exécutée avec autant de talent, même si au fond elle ne correspond pas à ma vision du rock qui se doit d’être direct, sale, sauvage avec une forte dose d’imprévisibilité.

« Seventh son of a seventh son » clôt donc l’âge d’or d‘Iron maiden, l’apogée artistique d’une carrière brillante débuté à l’orée des années 80.

Les années 90 seront celles de la dégringolade pour le groupe avec le départ du guitariste Adrian Smith puis celui du chanteur Bruce Dickinson.

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 10:24

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Si vous lisez régulièrement ce blog vous avez sans doute remarqué que si j’apprécie les premiers albums d’Iron maiden jusqu’en 1983, je suis souvent beaucoup plus critiques avec la période suivante tout particulièrement celle post années 2000.

Deux ans après un « Powerslave » conceptuel entériné par une grande tournée mondiale et un « Live after death »  intense, la vierge de fer enchaine avec « Somewhere in time » avec cette fois je dois l’avouer une magnifique pochette (sans doute la plus belle de toute la collection) représentant la mascotte Eddy en mercenaire impitoyable évoluant dans un monde de science fiction.

En 1986, le heavy metal est sans doute au pic de sa popularité et glisse vers une approche grand public plus lissée.

A l’instar de Judas priest avec « Turbo », Iron maiden s’essaye donc aux guitares synthétiseurs.

L’album débute avec « Caught somewhere in time » titre éblouissant de classe combinant habilement dynamique rapide et grandes envolées vocales d’un Bruce Dickinson particulièrement inspiré.

On enchaine sans crier gare sur un splendide « Wasted years » aux mélodies encore plus cristallines d’une élégance inouïe.

Même si « Sea of Madness » parait moins fluide, l’efficacité mélodique de ses refrains est indéniable.

On passe sur le plus pop et répétitif « Heaven can wait » pour aborder un titre titanesque « The loneliness of the long distance runner » à la fois puissant et épique avec un Dickinson impérial.

Plus calme, inquiétant et mystérieux « Stranger in a strange land » est tout aussi réussi.

La fin de l’album est fantastique, digne de figurer dans les annales des plus grands disques de disque hard de tous les temps avec le tube « Déjà vu » , tornade heavy truffée de refrains puissants et de refrains irrésistibles et le final « Alexander the great » long titre épique progressif de plus de huit minutes en hommage au grand conquérant Macédonien.

En conclusion, en seulement huit titres d’une qualité inouïe, Iron maiden écrit avec « Somewhere in time » l’une des plus belles pages du heavy metal et de son histoire.

L’album est certes mélodique mais pas pour autant pop ou mièvre.

La puissance est toujours la mais maitrisée, domestiquée et ajustée en permanence selon le besoin.

L’une des plus grandes réussites du disque est également le chant de Dickinson, qui n’a sans doute jamais été aussi bon.

Sans sombrer dans les pénibles délires progressifs ou raviver de lointaines influences pseudo punk de Di Anno, Iron maiden trouve ici le compromis parfait entre son heavy ambitieux et sophistiqué et une efficacité pour moi indispensable nécessaire à tout album de rock.

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 15:57

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4

 

 

La suite du spécial Annihilator avec « King of the kill » sorti en 1994.

Après la catastrophique tentative mélodique de « Set the world on fire »,  Jeff Waters sorte de tyran moderne réagit brutalement, vire la quasi-totalité de son groupe et décide de faire l’album seul aidé du seul batteur Randy Black.

La pochette, assez intéressante montrant une sorte de roi satanique régnant sur un échiquier (Du meurtre ? Du mal ? ) laisse présager d’un mieux.

Ce mieux se fait sentir avec le premier titre « The box » magnifique mid tempo heavy laissant filtrer une sombre menace de haine contenue capable de fendre en deux une montagne en un éclair de folie.

Après ce véritable chef d’œuvre, révélant les qualités vocales du guitariste, vient la déflagration « King of the kill » dans la plus pure tradition du thrash puissant, véloce et technique des premiers albums.

Le duo varie les plaisirs avec un deuxième mid tempo aussi vicieux que dévastateur, « Annihilator » qui pourrait prétendre au rang d’hymne compte tenu de l’excellence de sa qualité.

« Bad child » et « 21 »  passent assez bien dans une veine hard rock plus convenue avant que le court instrumental « Bliss » ne lance le plus thrash et musclé « Second to none ».

On appréciera la power ballade « Hell is war » combinant mélodie légère et énormes riffs sur les refrains franchement heavy.

« Speed » envoie juste ce qu’il faut de puissance et de groove avant un ralentissement sur une ballade agréable sans être géniale « In the blood ».

La fin de l’album consiste en le bel instrumental « Catch the wind » mettant en avant la technique du guitariste puis dans « Fiasco » heavy rock tonique.

En conclusion, contre toute attente Jeff Waters se débrouille très bien tout seul et « King of the kill » fait plus que bien tenir la route dans un registre plus heavy puissant et technique que thrash à fond les ballons.

L’album est en effet varié, agréable, avec des morceaux rapides, véloces, quelques ballades mais surtout les deux excellent mid tempo heavy (« Annihilator » et « The box ») qui se distinguent au dessus de la mêlée.

Bien que n’étant pas un album de référence ou même indispensable, « King of the kill » s’écoute avec un très grand plaisir ce qui après tout est l’essentiel.

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