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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:05
Addictions (Satan jokers)

Lorsqu’on se penche sur l’histoire du hard rock français, on se heurte assez rapidement à un vide et en dehors de Trust, aucun nom de vient forcément à l’esprit.

Pourtant au début des années 80, Satan jokers fut l’une de ces courageuses tentatives d’adaptation de cette musique qualifiée d’extrême en France, avant de jeter l’éponge au bout de deux albums.

Son fondateur, Renaud Hantson, batteur émérite, se distingua comme compositeur dans diverses comédies musicales à succès (Notre dame de Paris, La légende de Jimmy ou Starmania) avant à la fin des années 2000 de revenir à ses premiers amours de reformer les Satan jokers.

En 2011 sort « Addictions » troisième effort de la nouvelle mouture du groupe formé de Hantson (chant/batterie), Pascal Mulot (basse), Michael Zurita, Olivier Spitzer (guitares).

Avec sa pochette passe partout peu attirante, « Addictions » débute par « Reine cocaïne » qui superpose maladroitement guitares lourdes et chant suraigu assez caricatural.

Après presque trois minutes de souffrance, on est soulagé de passer à « Dealer (docteur vice) » qui si il continue de pécher par un son cafouilleux, pose néanmoins de solides et dynamiques refrains.

Vous l’aurez compris, cet album concept sombre qui se centre sur les problèmes de drogues du chanteur-leader continue sur la même ligne avec « Substance récompense » qui tente de dompter un peu sa fougue pour un résultat plus calme et mélodique.

Le son reste lourd, quasiment néo-metal, et Hantson met enfin en avant son talent de song writer pour glisser un « Euphorie » assez habile.

Malgré son punch et son engagement, « Appétit pour l’autodestruction » passe avec le même sentiment de fouillis et la ballade « Une semaine en enfer » vient comme une belle respiration douce amère.

On s’ennuie ferme sur le lent et sinueux « Effet parano », lève un sourcil plutôt intéressé sur « Detox » plombé toutefois par un son d’une grande lourdeur et un chant difficilement audible.

Une nouvelle ballade assez mièvre « Lune de miel » plus loin et les Satan jokers placent un nouveau mid tempo heavy metal équilibré et fluide « Mephedrone ».

On se traine péniblement sur « Puzzle cérébral » longue agonie de près de quatre minutes et arrive enfin à la fin du disque composé de l‘horrible « Chute, rechute » et d’un ultime titre speed cacophonique « Ma vie sans ».

En conclusion, foin de nostalgie ou de nationalisme, « Addictions » de Satan jokers est un bien mauvais album à peine écoutable.
En cause principalement une production de qualité médiocre et en second le désintérêt total pour les problèmes de dépendance du chanteur.

La puissance du feu du disque est en effet importante, la plupart des tempo sont rapides voir très rapides avec un influence heavy-speed marquée mais tentent également d’intégrer l’aspect massif du néo des années 2000 avec une lourdeur dans les riffs.

Le mélange ne prend pas très bien mais le pire est le chant de Hantson, très caricatural du heavy des années 80 mais mal mixé, mal intégré à la musique et surtout incompréhensible.

Coincé entre des influences traditionnelles et un penchant compréhensible pour coller à son temps, « Addictions » se plantent pour moi complètement sur le fond et la forme.

On se dit donc dès fois, que le relatif anonymat de ce type de groupe peut être justifié !

Addictions (Satan jokers)
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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 20:42
After the war (Gary Moore)

En 1989, « After the war » de Gary Moore voit le jour poursuivant la production régulière de disques de l’Irlandais durant les années 80.

Avec Cozy Powell à la batterie en sus de son habituelle armée de batteurs : Charlie Morgan, Simon Philipps ou Brian Downey son compère de Thin Lizzy, Moore présente une pochette d’un grande force épurée.

Un court instrumental « Dunluce (part 1) » en guise d’apéritif et l’album démarre véritablement avec « After the war » mid tempo pesant et un peu pompeux qui aurait pu coller au répertoire d’un Yngwie Malmsteen.

On est surpris par le registre franchement heavy metal de « Speak for yourself » aux refrains du reste plutôt agréables qui contraste avec le très soft « Livin’ on dreams ».

Ozzy Osbourne vient prêter main forte au guitariste sur « Led clones » pour un résultat fortement inspiré par le « Kashmir » de Led Zeppelin pas nécessairement des plus réussis.

Moore rend hommage à ses premiers amours, le blues avec « The messiah will come again » reprise instrumentale de Roy Buchanan étalée sur plus de sept minutes puis retrouve une belle inspiration personnelle pour glisser un « Running for the storm » certes peu original mais incroyablement fluide et agréable

Le rock ‘n’ roll vitaminé n’est pas non plus oublié et trouve sa place sur « This thing called love » qui groove comme du Van Halen enchainé de « Ready for love » du même acabit bien que moins réussi.

Le tempo se ralentit pour la fin du disque et « Blood of emeralds » posé sur ses huit minutes trente, évoque les morceaux les plus progressif d’un Iron maiden assagi avant que ne survienne « Dunluce part 2 » instrumental conclusif faisant écho à son frère jumeau de l’ouverture.

En conclusion, bien que moins tranchant et inspiré que « Run for cover », « After the war » n’en est pas moins un album surprenant, majoritairement influencé par le hard rock et le heavy metal.

On comprend mieux à présent l’évolution de Gary Moore, qui sortait dans les années 80 des albums plus durs avant d’évoluer à partir des années 90 vers une orientation beaucoup plus bluesy.

Gary Moore livre donc ici une prestation musclée et sans fioriture en allant lorgner du cotés des spécialistes du rock lourd (Led Zep, Van Halen, Ozzy Osbourne voir Iron maiden), registre dans lequel il demeure tout à fait efficace à défaut d’être particulièrement génial ou novateur.

After the war (Gary Moore)
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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 10:55
Redeemer of souls (Judas priest)

Cela ne sera pas sans une nouvelle et sincère émotion que je m’apprête à chroniquer un nouvel album de Judas priest, « Redeemer of souls » sorti en ce beau mois de juillet 2014.

Alors qu’on aurait pu penser qu’après le très abouti et aventureux « Nostradamus » enchainé de la tournée d’adieux « Epitaph », sonnait la fin glorieuse mais logique de la carrière des Défenseurs de la foi, Judas priest surprend encore six ans après avec ce nouveau disque, sans le légendaire guitariste KK Downing remplacé par le jeune Richie Faulkner et ses petits trente quatre printemps.

Comme tend à inciter la pochette usant d’une représentation apocalyptique d’une créature infernale surnaturelle venant faire expier par la violence aux hommes leurs péchés, « Reedemer of souls » se présente de facture somme tout classique.

Les prêtres de l’Enfer débutent en effet leur récital par « Dragonaut », qui basé sur des riffs puissants, déroule un tempo vif et des refrains diablement efficaces.

Nous restons certes dans le domaine habituel de Judas priest et prendrons garde de ne pas crier au génie, mais ne pouvons que reconnaitre « Dragonaut » constitue avec son dynamisme une entrée en matière quasiment parfaite pour un album de heavy metal.

Usant des mêmes procédés et techniques, « Redeemer of souls » garde le rythme en permettant à Rob Halford d’utiliser sa marque de fabrique : les montées dans les aigus, cette fois dosées avec contrôle et parcimonie.

Malgré un sens de la mélodie certain, « Reedemer of souls » manque sans doute d’un peu de punch pour tout à fait séduire ou impressionner, comme si le groupe de sexagénaires était encore à ce stade sur la retenue.

On brise alors intelligemment le début de linéarité qui semblait s’installer pour livrer avec « Halls of Valhalla » une longue et puissante composition contenant une forte dimension épique, avec un Halford parfaitement à son aise dans le registre viril et émotionnel des dieux nordiques.

Avec ses prenants changements d’atmosphère, ses chœurs guerriers et sa dynamique inexorable, « Halls of Valhalla » impressionne l’auditeur et constitue assurément le premier titre majeur de l’album.

Mais comme chacun le sait réduire Judas priest à sa dimension purement offensive serait une monumentale erreur, et nous basculons à présent dans l’ambiance plus calme et ténébreuse de « Sword of Damoclès » superbe mid tempo au charme hypnotique permettant à Halford d’explorer un chant plus varié et nuancé.

Encore sous le choc de la magie pénétrante de « Sword of Damoclès » surgit « March of the damned » mid tempo immédiatement accrocheur reposant sur des riffs et refrains originaux d’une incroyable qualité.

Rappelant par instant « Metal gods », « March of the damned » pourrait tout à fait devenir un des hits les plus accessibles de Judas priest si le grand public était un peu plus ouvert en terme de style musical.

« Down in flames » marque le retour du heavy metal dans sa plus pure essence, avec des riffs lourds, une dynamique porteuse, des lignes de chant hyper mélodiques et inspirées même si les refrains qui auraient du sublimer l’ensemble pour en faire un classique priestien, constituent au final le maillon relativement plus faible de la chaine enflammée.

Les choses se gâtent ensuite un peu sur le septième titre, « Hell&back » power ballade particulièrement ennuyeuse se réveillant brusquement, tardivement et maladroitement dans sa dernière ligne droite ce qui bien que dans un registre similaire, n’est pas le cas de l’excellent « Cold blooded » porté principalement par la voix du Metal god.

Changement radical d’ambiance et tentative de résurgence du Judas priest violent et agressif de « Metalizer » qui malgré sa puissance et de bons passages, se montre trop brouillon et approximatif pour atteindre sa cible et terrasser définitivement l’auditeur.

Un peu désarçonné on poursuit en ravalant sa déception le voyage sonore, découvrant « Crossfire » superbe trouvaille passant d’une ambiance chaloupée bluesy à des attaques meurtrières de guitares ou la voix de Rob transperce et vrille l’âme.

Plongée dans les ténèbres de l’au-delà sur les très mystérieux et mélodique « Secrets of dead » ou le Metal God se fait shaman et passeur vers d'autres mondes sous-terrains.

Mais alors que l’auditeur se remet difficilement du voyage mystique ayant mis ses sens à l’épreuve, la fin du disque surgit déjà : « Battle cry » sans doute le titre heavy metal classique le plus réussi et impressionnant du disque en raison de sa vitesse et de sa force de frappe sans faille et enfin « Beginning of the end », déchirante ballade conclusive ou la voix du Metal god arrache des larmes de tristesse et de bonheur.

En conclusion, « Reedemer of souls » n’est certainement pas un album aussi novateur (et casse gueule !) que « Nostradamus », ni aussi agressif que la doublette « Painkiller-Jugulator » qui il est vrai poussait le curseur particulièrement loin et sans doute également Mémé en perfecto dans les orties.

Une fois ceci évoqué et certaines petites faiblesses relevées montrant que les sexagénaires de Judas priest ne sont pas d’infaillibles machines à tubes, ce nouvel et inattendu album se laisse après plusieurs écoutes découvrir dans toute sa splendeur et sa richesse, s’imposant heure après heure, jour après jour comme une merveille mettant en émoi chacune de nos cellules sans doute régénérées par tant de bienfaits.

Extrêmement varié, complexe et prenant, « Reedemer of souls » confirme que Judas priest comme Black sabbath ou à un degré moindre Iron maiden, demeure le groupe de heavy metal le plus cérébral, le plus passionnant et le plus ambitieux de l’histoire.

Il reste fort à parier que même à vitesse réduite conforme à l’âge avancé de nos vétérans, Judas priest, même sans KK Downing, n’a pas terminé de faire parler de lui, de charmer et d’enflammer les cœurs et les âmes de millions de fans dans le monde.

Vous avez dit génies ? Pour ma part, il y a longtemps que la messe (noire) est dite …

Redeemer of souls (Judas priest)
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 14:42
World wide live (Scorpions)

Sorti en 1985, « World wide live » est sans doute le live parfait correspondant à la période la plus fastueuse de la carrière des Scorpions, avec un répertoire musical quasiment sans tache et un succès commercial phénoménal les autorisant à déployer des shows internationaux démesurés.

Enregistré principalement à Los Angeles, Cologne et Paris, « World wide live » et ses dix neufs titres incandescents débute par l’introductif « Countdown » qui lance le nerveux et puisant « Coming home » faisant la part belle aux guitares hurlantes de la paire Rudolf Schenker/Matthias Jabbs.

C’est dans une ambiance chauffée à blanc que sortent du chapeau de pures fusées hard rock comme l’intense « Blackout » ou le plus posé « Bad boys running wild ».

Moins de tranchant sur « Loving you sunday morning » et « Make it real » malgré des guitares toujours flamboyantes mais ce léger ralentissement est de courte durée puisque les Scorpions ressortent l’artillerie lourde avec « Big city nights » tube festif taillé pour la scène puis « Coast to coast » superbe instrumental fin et racé.

Mais il ne faudrait pas oublier que c’est avec leurs ballades imparables que les Scorpions ont conquis le monde, c’est pourquoi « Holiday » et « Still loving you » font à juste titre chavirer le stade.

Pourtant il parait impossible de survivre à l’impact de « Rock you like hurricane », meilleur titre du répertoire des Scorpions sublimé dans sa version live.

La fête bat son plein et « Can’t live without you » et « Another peace of meat » surgissent tels des diables de leur boite pour déployer leur rythme d’implacables machines heavy metal.

L’auditeur est emporté par le souffle de la formidable déflagration de « Dynamite » et même dans le registre plus posé de « The zoo » ou plus mélodique de « No one like you », les Scorpions continuent de toucher au but et de mettre le public à genoux.

La fin du disque s’écoule en deux parties, « Can’t get enough » scindé en deux par un grand solo explosif de Jabbs impérial sur « Six strings sing ».

En conclusion, «World wide live » est une déferlante sonore non stop, une orgie de décibels, un superbe témoignage scénique d’un groupe en pleine jeunesse alors au sommet de son art, faisant figure à son époque d’un des plus grands fleurons du heavy metal mélodique.

Très complet, vivant, énergique, servi par une grande puissance de feu, « World wide live » fait la part belle à la partie la plus hard des Scorpions, mais n’oublie pas pour autant les ballades parmi les plus belles jamais composées.

Difficile donc de faire la fine bouche ou de bouder son plaisir devant ce live culte, réjouissant, faisant formidablement honneur au heavy des 80’s !

Une chose est sure, les Scorpions semblent imprenables en ce milieu des années 80 et pourraient sans difficulté revendiquer leur place sur le podium des meilleurs groupes live de l’époque.

World wide live (Scorpions)
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 18:37
Radio city live music hall (Heaven and hell)

On change ici de registre pour revenir au heavy metal plus familier et ténébreux de Heaven and hell, copie quasi officielle de Black sabbath avec Ronnie James Dio à la place Ozzy Osbourne, qui eut une courte existence à la fin des années 2000.

Sorti en 2007, « Radio city live music hall » est un double album live sorti après un concert à New-York faisant figure de premier enregistrement d’une formation crée en 2006.

Après les bidouillages d’ambiance de « E5150 », le concert débute franchement par un morceau emblématique, « After all (the dead) » qui déroule une atmosphère lourde et menaçante sur plus de huit minutes.

Comme convenu, les américains puisent ensuite directement dans le répertoire de Black sabbath période Dio avec « The mob rules » que j’ai toujours trouvé aussi assommant que vigoureux.

Il faut attendre le troisième titre, « Children of the sea » pour redécouvrir le premier tube incontestable avec cette longue power ballade magnifiée par la chant puissant de Dio et c’est avec un grand bonheur qu’on bascule ensuite dans le hard rock plus rythmé de « Lady evil ».

Avec « I » long mid tempo puissant surdoté en riffs et en ambiance, Heaven and hell perpétue la tradition des grands titres heavy éclaboussants de classe mais rien au monde ne semble pouvoir rivaliser avec « The sign of the southern cross » et ses neuf minutes de pur voyage musical à travers le temps et l’espace.

Déjà passablement secoué par autant de merveilles, l’auditeur titubant sur ses frêles jambes se traine jusqu’à la fin du disque pour s’enchainer un « Voodoo » rutilant et dynamique et « The devil cried » atrocement long et disons le franchement moins convaincant.

C’est donc avec un plaisir non dissimulé que l’on se rue sur le second cd qui débute par « Computer god » qui hors sa partie centrale plus inspirée et le solo terminal de Iommi, peine à passionner.

Les américains se font plus impressionnants sur « Falling off the edge of the world » parfait aussi bien sur le plan des riffs que du chant et enfoncent le clou sur « Shadow of the wind » d’une lourdeur terrifiante.

On ne peut donc que s’incliner et succomber face à la déferlante de tubes qui s’abattent ensuite sur nos oreilles, « Die Young » et « Heaven and hell » deux merveilles absolues de l’histoire du heavy metal, ce dernier étant étalé sur quinze minutes.

A coté de pareils monstres, le pourtant excellent « Lonely is the word » passerait presque inaperçu et il faut attendre l’ultime déflagration de « Neon knights » pour considérer la messe (noire) entendue et de constater le cratère de l’explosion résultant du passage des musiciens

En conclusion, « Radio city live music hall » ne constitue rien d’autre qu’une grandiose démonstration de l’immense répertoire et talent des musiciens de Black sabbath qui ravissent l’auditoire sur quinze titre magiques.

Les classiques du grand Sabbath période Dio sont bel et bien là et soigneusement dépoussiérés/revitalisés pour l’occasion avec un petit chanteur en pleine forme qui atomise la concurrence par sa voix hors normes.

Le résultat est certes sans surprise mais d’une qualité exceptionnelle.

Je ne peux donc que recommander ce « Radio city live music hall » à tous les nostalgiques, amateurs, inconditionnels de Dio et aux autres, qui acquerrons la certitude que Black sabbath même sans Ozzy Osbourne, contenait un autre chanteur doté d’un talent exceptionnel.

Radio city live music hall (Heaven and hell)
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 17:54

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Comme vous le savez je ne suis guère un grand amateur de compilations et autres best of, je ferais pourtant une exception avec mon groupe fétiche Judas priest en chroniquant ici « The essential ».

Paru en 2006 sous la forme de deux disques équilibrés représentant chacun dix sept titres couvrant la totalité de la plage 1973-2005 du groupe soit plus de trente longues années, « The essential » fait néanmoins délibérément l’impasse sur les deux albums pourtant dignes d’intérêt concocté avec Tim Owens, la doublure de luxe américaine de Rob durant la période 1997-2005.

Après avoir constaté les ravages du temps en regardant la pochette des années 90 représentant un Rob, affuté, clouté et encore un minimum chevelu de la période « Painkiller », attelons nous à présent à l’œuvre discographique proposée.

Assez étrangement on ouvre avec le plus neuf, « Judas rising » représentant tout compte fin une entrée en matière assez triomphale pour avoir l’honneur de figurer en pole position.

Après ce bombardement lourd et intense des années 2000, viennent les classiques tant attendu avec « Breaking the law » incarnant sans doute la représentation du morceau parfait version format court enchainé du vrombissant, vicieux et viril « Hellbent for leather ».

Place ensuite à un peu de douceur avec la légendaire reprise de Joan Baez « Diamonds and rust »  avant d’encaisser le monumental chef d‘œuvre « Victim of changes » son intensité mais également sa douceur surnaturelles.

Plus de modernité avec l’arrivée du milieu des années 80, « Love bites » puissant et torturé sans être si impérissable que cela, « Heading out the highway » sauvé de la médiocrité par la voix de Magic Rob et enfin l’énergie thermonucléaire de « Ram it down ».

Nouveau bijou scintillant d’une pureté absolue, « Beyond the realm of death » power ballade sans égal transporte l’auditeur à un voyage sensoriel de près de sept minutes avant que le classique efficace mais sans génie « You’ve got another thing comin’ » ne le ramène sur Terre.

Le Priest gonfle ses biceps tatoués pour asséner ensuite un « Jawbreaker » fatal, invoque ensuite les tréfonds de la sorcellerie et de l’amour tabou de « A touch of evil » délicieusement reptilien.

Moins profonds mais bigrement entrainants surgissent le hard n’ roll « Delivering the goods » et l’hymne un brin consensuel « United ».

Le premier disque s’achève sur une triplette de tubes radicalement différents, « Turbo lover » puissant hymne amoureux techno-synthétique, « Painkiller » et sa folie paroxysmique et enfin le pépère mais solide « Metal gods » remarquable par ses refrains et riffs aériens.

Second cd nous voila et quoi de mieux comme entrée en matière que la célébrissime doublette électrisante « The hellion/Electric eye » ?

On passera rapidement sur le pop/rock « Living after midnight » populaire mais un peu trop facile à mon gout pour jouir de la déferlante « Freewheel burning » qui emporte tout sur son passage à grand coup de guitares hurlantes.

En comparaison, « Exciter » vénérable ancêtre du précédent et de tous les titres rapides du Priest parait marquer le poids des ans avant que la magie (noire) ne reprenne ses droits sur la reprise superbement sensuelle « The green manalishi ».

Le génie s’exprime à nouveau sur « Blood red skies » inoubliable power ballade épique ou Rob se mue en tragédien puis sur l’imparable heavy thrash « Night crawler » qui invoque pour cela les bêtes terrifiantes de l’audela.

Difficile après cela de supporter un « Sinner » de qualité mais peu répétitif et daté.

Fort heureusement, Judas réappuie sur la pédale d’accélérateur pour délivrer un rock festif et brulant, l’hyper accrocheur « Hot rockin » couplé au solennel « The sentinel » et son break transcendant.

A la douceur exquise de la ballade « Before the dawn », succède la violence assassine de « Hell patrol » puis la menace ténébreuse et inquiétante de « The ripper ».

Le dernier tiercé se présente alors pour rater le coche avec « Screaming for vengeance » rapide, intense mais ennuyeux, « Out in the cold » ballade synthétique agréable mais pas au niveau d’un best of et le dernier né « Revolution » efficace mais sans génie.

En conclusion, vous l‘aurez compris « The essential » ne peut raisonnablement pas compte tenu de son contenu être décrié dans ces colonnes et recèle la part de génie, d’audace, d’émotion et de qualité que j’apprécie tellement chez Judas priest.

On y retrouve bien entendu les classiques étincelants et inoubliables du groupe période Metal Rob et d’autres titres plus dispensables qui passent toujours finalement assez bien avec un peu de bienveillance.

Avouons également que l’agencement des titres peu quelque fois dérouter, tel les passages sans aucune transition des morceaux calmes et éthérés des années 70 aux déchainements fous de ceux des années 90.

Même si cet « Essential » n’en est pas un et contient selon moi un peu trop de remplissage, il serait malavisé de ne pas reconnaitre son remarquable contenu et le plaisir intense qu’il procure à son écoute !

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 09:06

live_after_death.jpg5

 

 

La musique toujours avec une vieille connaissance, je veux bien entendu parler du « Live after death » d’Iron maiden.

Sorti en 1985, « Live after death » est le premier album live d’un groupe jeune alors au sommet de son art, remplissant déjà des salles et des stades immenses.

Pour préciser le contexte d’une époque que je n’ai pas connue, les musiciens se produisaient sur scène en pantalon de spandex appelés communément « moule boules », portaient des vestes en cuir à patchs, bandeaux et poignets éponges de cours d’aérobics, des chaussures de tennis ou de basket pour courir cheveux au vent dans des shows déjà démesurés pour un résultat avec le recul kitsch au possible.

Enregistré majoritairement à Los Angeles dans une salle au nom évocateur : Long beach arena, « Live after death » débute par le célèbre discours de Winston Churchill bouleversant par la simplicité et la puissance des mots employés pour inciter l’Angleterre à lutter contre les attaques aériennes Allemandes pendant la Seconde guerre mondiale.

Après ces quelques secondes de frisson pur, on rentre dans le vif du sujet avec « Aces High » morceau rapide, intense, virevoltant comme les combats aériens dont il s’inspire fortement.

Lui succédant, « Two minutes to midnight » profite de la puissante dynamique générée pour enflammer un public californien déjà chauffé à blanc, même si j’ai toujours estimé que ses six minutes étaient au final bien longue à passer.

Impossible en revanche de résister à ce qui vient derrière, comme « The trooper » l’un des meilleurs morceaux d’Iron maiden, bâti sur une dynamique rapide, des riffs fantastiques et le souffle épique de la guerre, vue cette fois du coté des fantassins plutôt que des pilotes.

Mais les anglais prouvent également qu’ils peuvent se montrer très inspirés sur les titres plus calmes comme l’excellent « Révélations » power ballade mélodique grandiose.

Le fête semble complète avec « The flight of icarus » mid tempo aux refrains géniaux inspirés cette fois de la mythologie grecque et il faut attendre « The rime of the ancien mariner » et ses treize minutes assommantes pour recevoir le premier coup de frein.

Après un « Powerslave » lui aussi écrasant de grandiloquence dans une version plus orientalisante, Maiden fait ensuite appel à ses classiques indestructibles, « The number of the beast » dur et rapide, « Hallowed be thy name » surtout mémorable par son introduction sublime avec un Bruce Dickinson très en voix avant le matraquage en règle de rigueur, la déclaration de guerre « Iron maiden », « Run to the hills » ses riffs et refrains incroyables et le finalement punk n’ roll « Running free » vestige de l’ère Di Anno sublimé en plus de huit minutes en interaction forte avec le public.

Cinq morceaux complémentaires sur le second disque viennent compléter le festival, le musclé et sensuel, « Wrathchild » nouvelle vieillerie des premiers albums, le merveilleux  « 22 Acacia avenue » puissante et rutilante cylindrée rendant hommage aux prostituées consolatrices et enfin « Children of damned » chef d’œuvre de power ballade avec un Dickinson confinant au parfait.

Deux ultimes titres pour finir, « Die with your boots in » nerveux à défaut d’etre génial et « Phantom of the opera » brillant et inspiré, également issu de la période Di Anno.

En conclusion, « Live after death » est un album colossal, gavé d’énergie live et frisant pour moi la perfection.

Alors en pleine jeunesse, Iron maiden déploie une énergie communicatrice pour incarner un répertoire de haut niveau truffé de titres majeurs du heavy metal.

La puissance est au rendez vous mais également la mélodie et Bruce Dickinson assoit davantage son autorité démontrant par la même occasion par ses performances scénique irréprochables qu’il est définitivement l’homme de la situation.

Agrémenté d’une pincée de nostalgie car bientôt âgé de 30 ans, « Live after death » nous rappelle les belles heures de gloire du heavy metal des années 80, celui jeune, vigoureux et conquérant qui bombait fièrement le torse et s’affirmait sans complexe pour séduire la jeune génération de l’époque.

La musique qu’il contient se révèle elle, sans doute intemporelle et indémodable.

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 20:39

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Sorti en 1992, « Countdown to extinction » s’inscrit dans la lignée des œuvres précédentes de Megadeth durant une époque particulièrement prolifique pour le hard rock.

Avec une pochette macabre de vieillard cadavérique et enfin plus adulte, « Countdown to extinction » débute par une merveille, « Skin o’ my teeth » titre rapide, entrainant et parfaitement équilibré.

A peine remis du choc initial, l’auditeur encaisse une seconde bombe thrash, le fantastique « Symphony of destruction » peut être le meilleur titre des Californiens, avec un riff central diaboliquement attracteur et un chant de Dave Mustaine en progrès comme le montre le plus heavy-rock « Architecture of aggression » qui calme bien le jeu.

Cette tendance mélodique se précise sur le mélancolique « Foreclosure of a dream » qui privilégie une approche en finesse et subtilité plutôt que de violentes déflagrations de guitares.

Si « Sweating bullets » a un fort gout de bancal et d’inachevé, « This was my life » renoue avec les atmosphères heavy sombres pour un résultat somme toute intéressant.

Mais c’est réellement sur « Countdown to extinction » que Megadeth marque les esprits en réussissant à insuffler une forte émotion sur encore une fois un morceau plutôt doux et mélancolique.

On reprend mollement un peu de peps sur « High speed dirt » et « Psychotron » qui reste malgré leurs titres relativement modérés.

L’album se termine en pente douce « Captive of honour » qui manque d’allant et « Ashes to mouth » remarquable dans le punch et la musicalité de sa dernière partie.

En conclusion, après des disques de pur thrash  de fous furieux, « Countdown to extinction » surprend et marque une première évolution vers une plus grande maturité musicale.

S’étant déjà forgé une réputation de cador, Megadeth cesse de vouloir cogner à tout va pour épater la galerie, ralentit ses tempos et insuffle plus de subtilité dans sa musique.

Le résultat est rutilant avec moins de force, une fin de disque un peu plus délicate mais globalement une plus grande variété, une plus grande sensibilité et une plus grande richesse.

Avec « Countdown to extinction » découvre la profondeur, la retenue et l’émotion.

Le thrash bestial des premiers instants s’humanise pour toucher un public plus large.

Je ne peux à titre personnel que me réjouir de cette évolution !

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 10:21

epitaph.jpg5

 

 

Dans la catégorie des beaux cadeaux, voici « Epitaph » le Dvd de Judas priest venant clore en 2013 la tournée d’adieux du groupe du même nom.

Enregistré dans leur fief de Londres dans la salle légendaire de l’Hammersmith, « Epitaph » est un très beau Dvd de 2h30 environ contenant la plupart des titres majeurs du répertoire des anglais sur leurs 40 ans de carrière, à l’exception notable de la période Tim Owens, soit de 1997 à 2005, huit ans tout de même durant lesquels la doublure américaine du Metal god s’époumona à remplacer l’irremplaçable.

Dans ce cadre magnifique et devant une foule de fans, Judas priest introduit le show par l’instrumental « Battle hymn » enchainé de « Rapid fire » morceau certes rapide et offensif mais dont la répétitivité et l’absence de refrain s’avèrent gênantes.

Puisant dans le l’incontournable « British steel », survient le classique « Metal gods » toujours plaisant malgré le poids des ans qui se fait sentir sur la vieille carcasse de Rob Halford, toujours assez économe de ses mouvements.

Rien à dire en revanche sur le nouveau guitariste Richie Faulkner, sorte de clone plus jeune de KK Downing, dont la dextérité et l’engagement paraissent véritablement ébouriffantes en live.

Ce n’est pas non plus le sympathique mais gentillet « Heading the highway » du tiède « Point of entry » qui va venir enflammer les foules.

Judas commence à sortir l’artillerie lourde avec « Judas rising » dont les coups de boutoirs et l’ambiance de fin du monde impressionnent mais il faut attendre le sixième titre pour voir la magie du prêtre prendre véritablement possession de la salle.

Exhumé de sa tombe, « Starbreaker »  rappelle l’excellence des compositions des années 70, à la fois percutantes et mélodiques.

Le plus grand moment du show survient sans doute après avec « Victim of changes » titre dantesque, monumental sur lequel chacun des musiciens se sublime.

Classique intemporel du heavy metal, « Victim of changes » provoque toujours le grand frisson en concert, même si il vole beaucoup d’énergie à ses interprètes rappelons le plus tout jeunes après tout.

Une autre belle vieillerie des 70’s plus tard (« Never satisfied » et son ambiance planante géniale), Judas nous régale d’une de ses plus belles ballades, « Diamonds and rusts » superbe reprise de Joan Baez, magnifiée par le chant si émouvant d’un Rob Halford alors en état de grâce.

L’album « Nostradamus » n’est pas oublié et ce même Rob déguisé en prêtre encapuchonné vient sur « Prophecy » insuffler un vent de modernité bienvenu.

A ce stade, le spectateur est déjà conquis et d’immenses vagues de bonheur l’envahissent.

Nous ne sommes pourtant pas à la moitié du spectacle et les maestro réservent encore de très belles pièces à faire pâlir tout le staff de Top chef.

On frôle ainsi l’orgasme sur un « Nightcrawler » puissant, inquiétant et terriblement enthousiasmant, prend son pied sur le plus sensuel et mélodique « Turbo lover » et son beat robotisé.

Même sans Kurt Cobain, le Nirvana semble atteint sur la power ballade « Beyond the realm of death » divinement interprétée par un Rob plus émouvant que jamais.

On peut également sécher ses larmes, bomber virilement le torse sur le musclé « The sentinel » et son break central épique pour découvrir pour moi le point culminant du concert, « Blood red skies » magistrale power ballade remplie d’émotion et de puissance mélodique.

Même si le concert pourrait fort bien s’arrêter sur ce chef d’œuvre, Judas priest est obligé pour son public d’aligner ses classiques incontournables comme « The green manalishi » en forte interactivité avec le public, le hit « Breaking the law » entièrement chanté par le public ce qui permet à Rob de prendre des forces pour interpréter l’usant « Painkiller » toujours à ce jour titre le plus intense joué sur scène.

Le public assommé mais aux anges voit encore la machine à remonter le temps et aligner les hits des années 80 envoyer un « Hellion/Electric eye » convenu, resurgir la Harley Davidson vrombissante de « Hellbent for leather » cravachée par un Rob version "motard-cuir-ouch ça fait mal" des plus belles heures.

En guise de rappel viendront le parfait « You got another thing coming » qui fait activement participer le public conquis puis le festif rock/pop « Living after midnight » entrecoupés de vibrantes déclarations d’amour de Rob à ses fans.

En conclusion, « Epitaph » est un superbe cadeau d’adieux et contre toute attente peut être le meilleur concert live de Judas priest.

La raison est simple, même si Halford n’a plus 20 ou même 30 ans, même si il se meut souvent de manière minimaliste comme ankylosé par les ans, son charisme et surtout sa voix restent exceptionnels.

Son engagement émotionnel dans les morceaux interprétés, son coffre de ténor, ses hurlements suraigus sauvages et son sens de la mélodie, permettent à eux seuls de gommer ses faiblesses physiques.

Avec un Scott Travis irréprochable pieuvre athlétique à la batterie, un Ian Hill quantité toujours négligeable, un Faulkner surmotivant de fougue et de dextérité prenant le pas sur un Glenn Tipton plus gestionnaire que guitar héro, Judas priest put ainsi explorer en plus de 2h20 l’étendue d’un répertoire fantastique retraçant ni plus ni moins que l’essentiel des plus grands morceaux du heavy metal.

Je ne peux donc que recommander cet « Epitaph » comme bestof de la carrière du groupe allant de paire avec un concert d’excellente qualité, dosant parfaitement moyens techniques conséquents et interactions avec le public.

Un régal vous dis je !! En attendant un nouvel album studio ?

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Published by Seth - dans Heavy Metal
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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 20:39

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Après Slayer et The stooges, nous restons dans le domaine du rock qui décoiffe pour aborder « Bastards » de Motorhead.

Déjà traité une fois en ces colonnes pour son mythique « Ace of spades », Motorhead est ici en piste avec un album à la pochette agressive et féroce sorti en 1993.

Les débuts sont conformes à la légende du hard rock britannique et « On your feet or on your knees » déploie un heavy metal rapide, maitrisé et d’une redoutable efficacité.

Les vieux briscards poussent encore plus fort sur la pédale à speed et balancent un « Burner » ultra offensif et d’une grande qualité.

On reste dans du costaud avec « Death or glory » qui soutenu par un remarquable travail du nouveau batteur Mikkey Dee et par un mur de riffs de Wurzel/Campbell, cogne à la manière d’un hell’s angel enivré dans un bar.

Inutile de s’attendre à brusque sursaut de clémence de la part de nos durs à cuirs, aussi surgit un « I am the sword » au cours duquel ce bon vieux Lemmy Kilmister pause sa voix en papier de verre sur encore une fois une excellente paire de riffs estampillés pur heavy.

Impossible de ne pas taper du pied et balancer le bassin sur le groove hard n‘ roll de « Born to raise hell ».

De manière plus que surprenante, Motorhead bascule ensuite avec « Don’t let daddy kiss me » vers une authentique ballade acoustique très réussie ou Kilmister parvient à se montrer crédible dans un registre doux et tendre.

Le rock n’ roll revient dans ses habits de lumière avec un « Bad woman » incandescent enchainé d’un rugueux à défaut d’être génial « Liar ».

On glisse encore une fois vers une power ballade imprévue, « Lost in the ozone » dont l’atmosphère aérienne surprend franchement de les part de nos quatre brutes.

La dernière partie se profile enfin avec « I’m the man », et « We bring the shake » mid tempo un peu fatigués malgré de louables solo centraux pour terminer par un « Devils » puissant, sombre et inquiétant.

En conclusion, « Bastards » est une heureuse surprise et démontre que même au début des années 90 en pleine période grunge, Motorhead est encore capable de faire évoluer son hard ancestral vers un heavy musclé et modernisé tout à fait capable de tenir la distance.

Certes, après une première partie explosive, nos vétérans baissent un peu de rythme mais se montrent très convainquant sur des morceaux plus lents et mélodique ou Kilmister tient malgré ses limitations vocales convenablement son rang.

Rajeuni et dopé par l’apport d’un nouveau batteur et servi par une production de haute volée, ce « Bastards » fait preuve d’une très bonne maitrise de la part de nos vieux pirates et vingt ans après en séduira encore plus d’un(e).

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