Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 20:40

reunion.jpg5

 

 

Vous aurez compris avoir lu mes chroniques incisives sur la période Tony Martin voir Dio post 1990, la seule formation de haut niveau de Black sabbath semble être celle qui faisait trembler les scènes du monde entier dans les années 70.

Alors que leur carrière studio semble au point mort depuis 1995, les membres fondateurs de Black sabbath décident d’oublier leurs anciennes querelles et de se réunir pour un ensemble de concerts sentant bon la nostalgie.

Ainsi sort en 1999, un succulent double live intitulé sobrement « Reunion » reprenant les morceaux joués live en 1997 sur la terre natale du Sabbath à Birmingham (Angleterre).

Avec sa pochette détournant les représentations de chérubins pour présenter deux petits démons, « Reunion » débute dans une ambiance surchauffée par « War pigs » idéal par son tempo haché et puissant pour lancer les hostilités.

Le son à la fois chaud et puissant est excellent, la voix d’Ozzy Osbourne porte la foule qui reprend en chœur les paroles de ce hit séculaire.

On passe pour moi au cran supérieur avec « Behind the wall of sleep » certes moins frontal mais supérieur au niveau mélodique avec les riffs ensorcelant de Tony Iommi à la guitare.

Petit encas avec « N.I.B » clairement en deçà selon moi malgré de belles qualités instrumentales,  pour ensuite découvrir un « Fearies wear boots » déroulant ses boucles complexes suintantes d’angoisse.

L’enterrement en première classe se poursuit avec le sinistre « Electric funeral » et sa traditionnelle accélération terminale fulgurante qui met la foule de Birmingham sens dessus dessous.

Plus joyeux (quoique ?) vient l’ode à la défonce qu’est « Sweet leaf » qui donnerait presque par son somptueux envoutement des regrets à une personne « straight » comme moi …

A ce stade, l’auditeur est déjà complètement immergé et captivé par l’ambiance magique de ce concert tout en regrettant amèrement de ne pas avoir pu y assister.

La fête se poursuit néanmoins avec un « The spiral architect » déversant ses ondes musicales divines par vagues, un « Into the void » aux riffs toujours irrésistiblement accrocheurs et un final en forme d’apothéose avec le splendide arc en ciel « Snowblind » enveloppant de son aura psychédélique un auditeur dont toute velléité de résistance aura été préalablement annihilée.

Le concert pourrait à ce stade s’arrêter à ce premier disque parfait mais Black sabbath semble réellement vouloir marquer le coup en enchainant avec un irrésistible « Sabbath bloody sabbath » écœurant de classe à l’état pur.

Iommi fait voir toute l‘étendue de son talent sur le court instrumental « Orchid » accouplé au plus commun et longuet « Lord of this world ».

Même si « Dirty woman » ne peut être rangé au rang de chef d’œuvre, il recèle néanmoins un savant cocktail de lignes vocales d’Ozzy et de belles prestations de guitare de Iommi qui le rend très agréable.

Nous venons de traverser sans sourciller le moment le plus faible relativement du concert puisque pour achever son œuvre, Black sabbath va déployer tout l’arsenal des ses plus grands classiques.

Le (Carole) bouquet final débute avec « Black sabbath » le monolithique chef d’œuvre du groupe, son atmosphère plombée de messe noire débouchant sur une folle cavalcade, enchainé du plus prévisible « Iron man » aux riffs tournoyants faisant chanter la foule à tue tête.

On accélère en version rouleau compresseur avec le surpuissant et o combien jouissif « Children of the grave » et on croit la messe dite lorsque vient dans une ambiance déchainée le tube « Paranoid » comme point d’orgue final.

Deux inédits seront pourtant servis en guise de digestifs, la power ballade malsaine « Psycho man » qui sonne comme un excellent titre d’Ozzy période solo et « Selling my soul » sympathique bien que plus quelconque.

En conclusion, « Reunion » n’est ni plus ni moins qu’un album culte pouvant faire office de par son invraisemblable qualité de best of de Black sabbath.

Tous les meilleurs titres (période 1970-1975) sont en effet au programme et interprétés de main de maitre avec un Osbourne impérial au chant, parfait en showman dompteur de foules, Iommi sorcier des riffs mystiques et la paire Ward/Buttler parfaite dans son invincible section rythmique.

Tout converge donc pour faire de ce « Reunion » une véritable merveille représentant la quintessence du heavy metal sombre qui brillera à jamais dans les cieux tel un astre accréteur d’énergie noire.

Une seule envie à l’écoute de ce disque, voir une seule fois dans ma vie Black sabbath en concert.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 21:54

2

  four_horsmen.jpg

 

Dans la même veine du « tribute album » que « A tribute to the Priest » sort en 2002, «  A tribute to the four horsemen » au titre et au packaging reconnaissons le assez peu créatif.

Sentant bon le filon, le label allemand Nuclear blast réédite la manipulation qui consiste à demander à des groupes de niveau intermédiaire de reprendre à leur sauce des classiques d’une légende du heavy metal, en l’occurrence ici Metallica.

Toujours bien placés, on retrouve les teutons costauds de Primal fear pour une honnête version du mythique « Seek and destroy » même si on a sans doute connu le clone de Judas priest plus inspiré.

Therion joue les gros bras sur « Figth fire with fire » un poil plus bestial et sans intérêt du titre orignal.

On reste dans le dur à cuir avec un version taillée sur mesure pour les thrashers fous de Destruction de « Whiplash » qui fait un boucan de tous les diables et claque effectivement comme un fouet.

Sympathique clin d’œil de Anthrax, les premiers compagnons d’armes de Metallica dans les années 80, même si le choix du « Phantom lord » s’avère au final assez peu heureux à tel point que même le pourtant excellent John Bush ne peut pas grand-chose.

Enfin plus de sensibilité avec l’interprétation toute en finesse de la fantastique ballade « Fade to black » par les finlandais de Sonata arctica.

La performance vocale de Tony Kakko est absolument renversante.

Le retour à la violence ne se fait pourtant pas attendre avec les obscurs bourrins germains de Burden of grief qui orientent « Master of puppets » dans leur registre death métallique.

Le résultat est certes intense mais épuisant de linéarité sur les neuf minutes du morceau.

La transformation de « My friend of misery » en death façon Dark tranquility ôte toute l’émotion du titre original.

A ma grande surprise, Crématoire présente une version tout à fait personnelle du mythique « One » avec chant guttural et bruitages électroniques.

Pas à grand-chose à dire sur le déjà moyen « Eye of the beholder » que la besogneuse version des suédois d’In flames ne parvient pas à transfigurer.

On s’ennuie également sur le morne et répétitif « Thing that should not be » des américains de Primus malgré un son assez original.

Passé la curiosité d’Apocalyptica (les trois couillons de violoncellistes finlandais) qui fait mumuse pendant plus de six minutes avec « The harvester of sorrow », l’auditeur est catapulté dans l’autre extrême, le métal industriel froid et mécanique de Die Krupps sur « Battery » qui par comparaison s’en sortent de manière beaucoup plus intéressante.

Dans la dernière ligne droite, les allemands de Sinner vendent bravement leur peau sur « Wherever I may roam » même si ils demeurent à des années lumières de la version originale avant que groupe Rage ne sauve l’honneur en déchainant la foudre d’un « Motorbreath » en version live.

En conclusion, «  A tribute to the four horsemen » ne présente qu’un intérêt limité.

Le répertoire de Metallica est certes assez largement couvert, avec comme dernière marque le fameux « Black album » mais les groupes retenus sont en réalité d’assez faible calibre.

Même si en toute honnêteté j’aime moins le répertoire de Metallica que celui de Judas priest, les interprétations proposées sont pour la plupart assez ternes et ne rivalisent guère avec les versions originales.

Et lorsque des groupes de premier plans s’attèlent à la tache, le choix des titres ne plaide généralement pas en leur faveur à l’exception notable de Sonata arctica, les seuls à se risquer dans une ballade, alors que Metallica s’est pourtant montré jadis fort habile en la matière.

A moins d’être un fou furieux de Metallica, on pourra donc se passer assez rapidement de ce tribute tout à fait médiocre.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 23:06

tribute_priest-copie-1.jpg

3

 

 

Je goute en général assez peu le concept du « Tribute album » qui présente souvent pour moi peu d’intérêt.

J’ai pourtant décidé de faire une exception avec « A tribute to the priest » album de reprises de Judas priest sorti en 2002 ce qui connaissant ma passion pour ce groupe anglais n’est guère étonnant.

Pochette sobre bien que macabre, package minimaliste compilant des photos souvent datées des groupes participant à l’évènement, « A tribute to the priest » ne paye pas en apparence de mine.

A tout seigneur tout honneur, on débute avec Annihilator qui reprend « Hellbent for leather » en version musclée avec pourtant un chanteur de faible calibre Aaron Randall.

Dans un registre taillé sur mesure pour leur heavy (trop ? ) fortement inspiré de ses ainés anglais, Primal fear délivre un « Metal god » fantastique capable de challenger l’original avec un Ralf Scheepers plus impérial que jamais au chant.

On exhume ensuite un « Delivering the god » joué live par les américains de Skid row dont le principal intérêt est de voir Rob Halford coupler sa voix à celle de Sebastian Bach.

Le son est énergique et brut de décoffrage.

On change de style avec les Suédois de Witchery qui interprète une version brutale death de « Riding on the wind » tout de même dénaturée par les aboiements raque du chanteur.

Mauvaise pioche pour Iced earth avec « Screaming for vengeance » titre que je n’apprécie pas spécialement même si Matt Barlow s’en sort tout à fait correctement.

On ose le grand écart en donnant la possibilité à l’obscur groupe de black métal suédois Siebenburgen d’interpréter une version sépulcrale décalée et non déplaisante du fantastique « Jawbreaker ».

Hammerfall s’exécute ensuite en bon élève sur « Breaking the law » même si sa version est trop proche et clairement inférieure à l’originale.

Peu d’intérêt également sur la version death de « Electric eye » jouée par les britanniques de Benediction mais o surprise les américains de Death parviennent à rivaliser en intensité et en sauvagerie le redoutable « Painkiller » assurément l’un des titres les plus extrêmes du répertoire du Priest.

Dynamique et généreuse est la version germanique de « All guns blazing » de Silent force avec le coffre de DC Cooper au chant.

Attendus au tournant sur mon morceau favori de Judas priest, « Dreamer deceiver » , les vétérans américains de Steel prophet s’en sortent magnifiquement avec une version tout en douceur, mélancolie et en tendresse ou le chant fait parfaitement honneur à la mythique performance vocale d’Halford dans les années 70.

A propos de vétérans, il aurait été idiot de se priver de l’excellent « Never satisified » d’Armored saint, purement revitalisé par le charisme vocal de John Bush.

Par contraste, le pourtant renommé Thérion interprète une version bien trop sage du mythique « Green manalishi » .

L’album se termine avec les finlandais de Thunderstone qui ôtent par la robustesse de leur style le charme fragile de « Diamonds an rust ».

En conclusion, « A tribute to the priest » est au final un album tout à fait respectable avec inévitablement du bon et du très bon.

Les grands noms de la série B du heavy sont bel et bien là, ce qui est un gage de qualité.

La plupart des interprétations sont sympathiques, pleines de bonne volonté mais n’apportent pas grand-chose aux versions originelles et palissent bien souvent devant elles.

On notera pourtant dans le registres des réussites, les adaptations de Primal fear (challenger numéro un du Priest) , de Steel prophet, d’Armored saint et l’excellente surprise de Death.

Un album pour les amoureux de Judas priest donc, honoré par une constellation de groupe internationaux de bon niveau dont les moins connus profitent d’une exposition commerciale souvent bienvenue.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 22:25

tyranny_soul-copie-1.jpg3

 

 

Paru en 2005 après sept années en stand by en raison du renouveau d‘Iron maiden, « Tyranny of souls » est le dernier album en date de Bruce Dickinson, qui s'acoquine ici toujours avec Roy Z, le guitariste numéro un du heavy metal moderne.

Deux bassistes, Ray Burke et Juan Perez, un batteur David Moreno et un clavier au nom ridicule Maestro Mistheria viennent accompagner l’ossature composée de ses deux stars.

Force ici est de reconnaitre que la pochette évoquant une peinture satanique du Moyen-âge est magnifique et introduit un a priori des plus positifs sur ce disque.

Après « Mars within » la courte introduction grandiloquente, déboule « Abduction » véritable tube s’appuyant sur un tempo rapide, des riffs métalliques et des refrains accrocheurs.

Tout en effet dans « Abduction » porte la marque de la patte de Roy Z avec un morceau qui aurait pu s’intégrer sans peine dans le répertoire de Rob Halford.

Prenant la suite, « Soul intruders » déroule une heavy étincelant ou la voix de Dickinson produit tout son impact.

Epique, soigné et mélodique, « Kill devil hills » fait belle impression mais c’est davantage la ballade poétique « Navigate the seas of the sun » qui se montre la plus émouvante.

Sans coup férir, Dickinson trace son sillon et poursuit avec « River of no return » son œuvre heavy progressive qui cette fois passe plutôt bien.

Plus dynamique et franchement emballant, « Power of the sun » est pour moi le meilleur titre de l’album, accédant au statut de titre de grande envergure.

Rien ne semble altérer la cohérence l’ensemble et « Devil on a hog » brille par sa grande efficacité mélodique sur des refrains bien calibrés.

Le fin du disque se déroule avec le sombre « Believil » sonnant comme du sous Black sabbath période Tony Martin et «  A tyranny of soul » trop lent et répétitif pour passionner.

En conclusion, oubliés mes commentaires plutôt frileux sur « Accident of birth » et place à une couronne de lauriers pour ce « Tyranny of souls » remarquablement troussé.

Bien sur, Bruce Dickinson n’invente rien et ne bouscule pas les codes du genre mais réalise un disque cohérent et de belle qualité.

Tout est ici bien en place, l’efficacité des riffs et la prestance des solo de Roy Z pour les quelques titres au tempo soutenus mais également les longues plages musicales permettant au célèbre chanteur d’exprimer son gout pour les atmosphères progressives à tiroirs.

Le résultat ne pourra donc que séduire les adeptes de heavy grandiloquent.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 21:24

2accident_birth-copie-2.jpg

 

 

Je dois avouer ne jamais avoir écouté un seul album solo de la carrière de Bruce Dickinson, le plus célèbre chanteur d’Iron maiden.

Pourtant, celle-ci inaugurée en 1990 est riche de près de dix albums d’une qualité parait il tout à fait honorable.

Aussi est-ce avec une forte curiosité que je me suis attelé à la découverte de « Accident of birth ».

Sorti en 1997, « Accident of birth » et sa pochette agressive quasi punk voit le ténor s’entourer d’une pointure du heavy metal en la personne de Roy Z, guitariste ultra renommé qui travaillera peu après sur les albums solo de Rob Halford et contribuera au retour en grace du Metal God.

Le vieux compère de Dickinson, Adrian Smith autre transfuge de la Vierge de fer vient épauler son ami, Eddie Casillas (basse) et Dave Bingaram (batterie) venant compléter l’équipe.

L’album par « Freak » un mid tempo au son de guitare anormalement épais dans lequel s’engluent des refrains faiblards.

Après le court interlude instrumental « Toltec 7 arrival », Dickinson poursuit dans la même voie avec le très poussif « Starchildren » qui traine lourdement au sol son manque d’originalité.

On assiste enfin à un peu plus de variété avec la power ballade « Taking the queen » qui alterne passages calmes assez réussis et courtes montées d’intensité bien pataudes.

Toujours dans le registre du morceau long, complexe, « Darkside of Aquarius » pousse encore plus loin la démonstration des velléités atmosphériques du bonhomme même si pour être honnête le résultat est plus ennuyeux qu’enthousiasmant.

Plus d’agressivité et de rythme sur « Road to hell » certes facile mais bien efficace avant « Man of sorrows » superbe ballade qui montre que dans un registre sobre et détaché la voix mélodique de Dickinson peut réellement toucher juste.

Cette embellie semble se confirmer sur « Accident of birth » qui affirme son heavy metal vif, puissant et racé.

Dickinson surfe habilement sur cette dynamique pour aligner « The magician » brillant surtout par la qualité du jeu de guitare de Roy Z.

Cet état de grâce s’estompe brutalement avec « Welcome to the pit » morceau lent aux riffs ultra plombés évoquant le jeu gras d’un Zakk Wylde.

Sans être transcendant, le calme « Omega » a pour principal mérite de mettre en valeur les cordes vocales du maitre.

Et  c'est avec « Arc of space » dans le registre de la ballade acoustique émouvante que s’achève doucement ce disque.

En conclusion, je n’apprécie pas beaucoup « Accident of birth » en raison de sa production trop massive et de son manque de punch.

Après des débuts poussifs ou Dickinson commet les mêmes erreur que sur les disques contemporains d’Iron maiden en s’embourbant dans un heavy progressif boursouflé, « Accident of birth » se délestant dans sa seconde partie quelque peu de sa lourde cuirasse parvient à atteindre plus d’authenticité.

Dans ces conditions, le résultat final ne peut être que mitigé et même si Dickinson en vieux roublard du heavy fait honnêtement son boulot, même si Roy Z est un guitariste talentueux, cela ne suffit pas à produire un disque apte à faire décoller l’auditoire.

A réserver donc aux fans du nain bondissant ou aux mordus du heavy metal de tradition.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 09:13

5 Predator.jpg

 

 

La carrière d’un groupe aussi légendaire qu’Accept n’est pas oubliée dans ces chroniques avec « Predator » , onzième album studio des allemands.

Sorti en 1996 alors que le groupe tentait après une séparation de retrouver son lustre d’antan sans le guitariste Hermann Frank et sans le batteur Stefan Kaufmann remplacé ici  par Michael Cartellone, « Predator » a fort belle allure avec sa pochette sombre et animale.

On commence en  mode diesel avec « Hard attack » mid tempo aux riffs/refrains ultra efficaces évoquant du Ac/Dc de bonne facture.

Après cette mise en bouche confortable, les allemands passent la vitesse supérieure avec « Crossroads » fantastique tube rehaussé du merveilleux apport mélodique de la guitare de Wolf Hoffman.

Mais plus que la fluidité de la mélodie et l’équilibre parfait du titre, les textes très forts de Udo Dirckschneider évoquant un homme demandant de l’aide à la croisée des chemins de sa vie, constituent également un formidable atout.

Accept n’est pas Ac/Dc et le prouve avec « Making me scream » superbe brulot heavy metal, rapide, dur et puissant comme le chrome d’une Harley Davidson.

Certes, « Diggin’ in the dirt » est un ou deux crans en dessous, mais ce morceau un peu lent et saccadé n’est pas à proprement parler détestable surtout que « Lay it down on me » vient apporter une démonstration du talent éclatant des vétérans en matière de mid tempo costaud et parfaitement bien balancé.

Meme si « Ain’t over yet » parait en apparence plus calme, ce titre n’en est pas moins remarquable d’intensité avec un chant beaucoup plus nuancé de Dirckschneider tandis que « Predator » se fait plus bestial en ressortant la grosse artillerie heavy.

Accept se fait toujours agressif et combattif sur le rapide, nerveux et incisif « Crucified » rehaussant encore davantage le niveau sur le sublime « Take out the crime » et ses refrains véritablement tubesques.

Aucune baisse de régime n’est à signaler sur « Don’t give a damn » hymne heavy metal cinglant et les vétérans allemands se permettent même le luxe de se surpasser sur l’ahurissant tube « Run through the night » merveille d’équilibre entre puissance et mélodie avec cerise sur le cadeau des paroles très prenantes de Dirckschneider.

On termine (déjà ?) cette brillant leçon par « Primitive » morceau décalé et fun, au phrasé presque hip-hop (?).

En conclusion, n’écoutez pas les nostalgiques ou les aigris des années 80, « Predator » est un fantastique album tout à fait ancré dans son époque.

Meme avec un seul guitariste, Accept reste un des Saigneurs du heavy metal, donnant une véritable leçon de son art en produisant un disque fort, dense, avec quelques authentiques classiques du heavy metal  comme « Crossroads » ou « Run through the night » .

Le ton est peut être un moins violent et excessif que lors des premières années bouillonnantes de la jeunesse, mais la plupart des compositions demeurent d’une qualité fantastique avec toujours cette dimension mélodique sublimant le heavy metal de dur à cuirs des Allemands.

Accept donc ou l’idéal dauphin germanique de Judas priest ?

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 20:43

4 scheepers.jpg

 

 

Dans le registre heavy metal, les disques de Primal fear figurent régulièrement dans mes préférences aussi est-ce naturellement que je vais chroniquer l’album solo du chanteur Ralf Scheepers sobrement intitulé « Scheepers ».

On ne présente plus Scheepers, l’une des plus impressionnantes voix du heavy metal dans un registre similaire à Rob Halford/Ripper Owens et détenteur déjà d’une carrière de haut niveau avec des participations dans Gamma ray et Primal fear.

En 2011, le musculeux chanteur au crane rasé décide donc de s’offrir un album solo et s’entoure donc de valeurs sures du metal germanique comme Magnus Karlsson/Sander Gommans aux guitares, son vieux compère Matt Sinner à la basse et le batteur suédois Snowy Shaw.

L’entrée en matière est somme toute classique, tant « Locked in the dungeon » mi tempo aux refrains suraigus ressemble à du Primal fear.

Dès le second titre une surprise survient avec l’apparition surprise de Ripper Owens, qui vient coupler sa voix à celle de Ralf sur un très bon « Remission of sin » aux refrains bien entrainants.

Ensuite « Cyberfreak » assez acide contre les geeks, demeure solide malgré un coté un trop pesant avant que de manière similaire à ce qu’il fait dans Primal fear, Scheepers nous délivre avec « The fall » une succulente power ballade enchainée du ténébreux « Doomsday » aux forts relents progressifs ou sa voix magnifique donne toute sa splendeur.


 

Le chanteur change alors de braquet avec deux reprises, l’une peu connue de « Saints of rock » de son premier groupe Tyran Pace (1983-1986) qui s’avère être une véritable hymne d’amour au rock ‘n’ roll dont on ne peut que rager qu’il n’ait pas eu une portée plus étendue et l’autre beaucoup plus connue en revanche, « Before the dawn » de Judas priest, sans nulle doute l’une des plus belles ballades jamais écrite par la légende britannique et qui je dois l’avouer m’arrache à chaque fois ma petite larme.

Après tant d’émotions, le colosse nous fait doucement reprendre nos esprits avec « Back on the track » combinant habilement belles plages aériennes et passages plus appuyés.

Mid tempo sans réel impact ni relief, « Dynasty » est franchement à la peine et la power ballade « The pain of the accused » bien que belle, traine un peu en longueur.

Après la courte accélération « Play with fire » semblant tombée tout droit tombée d’un  Primal fear de série B vient une nouvelle ballade conclusive cette fois beaucoup plus audacieuse car totalement acoustique « Compassion » rendue très agréable en raison du joli timbre du chanteur.

En conclusion, « Scheepers » est une bonne surprise, qui comblera largement les amateurs de heavy metal mélodique et racé.

Sur ce disque solo, Scheepers lève franchement le pied question force de frappe, ne plaçant que quelques courtes accélérations pour ne pas trop déstabiliser son auditoire et explore davantage l’aspect mélodique de sa musique.

Le résultat est soigné, intéressant et plaisant pour peu qu’on goute son style de voix si clair et puissant, faisant de lui pour moi l’un des ténors de la scène heavy metal moderne.

Trois poids lourds se détachent donc franchement de l’ensemble, l’hymne culte « Saints of rock », le déchirant « Before the dawn » et à un niveau moindre le particulièrement emballant « Remission of sin ».

Pour le reste, quelques faiblesses ou titres faciles sans doute, mais rien de bien notable.

On peut donc dire que pour son premier album solo, Scheepers surpasse allégrement les efforts solitaires de Ripper Owens.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 19:39

1 No_prayer.jpg

 

 

Dernier album studio d’Iron maiden, non encore chroniqué en ces colonnes, « No prayer for the dying » un peu coincé en 1990 entre deux époques, le déclin relatif du groupe et la changement de line up avec le départ imminent d’un Bruce Dickinson lassé au fil des ans des rapports de forces internes.

Adrian Smith quitte le navire mais Iron maiden possède encore deux guitaristes Jannick Gers et Dave Murray.

Fidèle à ses (bonnes) habitudes), « No prayer for the dying » présente une pochette macabre sans esbroufe d’un Eddy déterrant les morts et débute avec un titre rapide et percutant  « Tailgunner ».

On rame sévère sur le bancal et informe « Holy smoke », tandis que « No prayer for the dying » peine à charmer en raison d’une construction inutilement alambiquée.

Iron maiden semble peu inspiré sans créativité tel ce « Public enema number one » poussif au possible ou ce « Fates warning » certes rageur mais sans grande consistance.

Certes, « The assassin » tente de montrer les crocs et de jouer aux durs mais prête en réalité plus à rire devant la pauvreté de la menace qu’il compte faire éprouver à l’auditeur.

Il faut attendre « Run silent run deep » pour trouver un tempo plus compact et lourd (merci à Nicko Mc Brain de se réveiller un peu) même si l’embellie peut paraitre bien mince.

L’auditeur trouve donc le chemin bien long jusqu’à la fin et son parcours pénible se poursuit avec « Hooks in you » bouillie informe hésitant entre mélodie et virilité, avant un éclair zébrant l’horizon obscurci, « Bring your daughter to the slaughter » seul véritable tube digne de figurer dans le panthéon des meilleurs morceaux du groupe avec une ambiance satanique grandiloquente et un Dickinson prenant enfin son envol sur les refrains aériens.

Iron maiden termine son disque avec « Mother Russia » aux forts relents progressifs majestueux et mollassons.

En conclusion, « No prayer for the dying » pourrait s’appeler également « No prayer for the dying listener » tant il recèle un nombre impressionnant de mauvais titre écrits sans réellement se fouler de neurones.

La déception est immense après le déferlement de créativité de « Seven son of the Seven son » sorti à peine deux ans plus tôt, ce qui laisse à penser que le départ d’Adrian Smith fait mal artistiquement et que le groupe souffre de l’intérieur.

Mis à part un excellent single (« Bring your daughter to the slaughter ») pas grand-chose à retirer donc de « No prayer for the dying » si ce n’est un fort ennui et une belle impression de remplissage, voir d’imposture avec tous ces longs solo tournant à vide et un Dickinson en très petite forme.

Il faudra attendre deux ans et un joli sursaut (« Fear of the dark ») avant que la fêlure interne se transforme en plaie béante externe.

Aux travers de toutes ces chroniques vous tenez donc mon point de vue sur Iron maiden, de très bon album de heavy metal dans les années 80, le commencement d’un déclin dans les années 90 et une orientation rock progressive que je ne supporte pas depuis les années 2000.

Je ne suis donc pas un fan béat d’admiration et tente de conserver un œil critique sur un groupe un peu trop surestimé à mon gout, et bien loin de me plaire autant que d’autres grands du style.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 21:29

1

  Tyr.jpg

 

Tout comme celle d’Iron maiden, la discographie de Black sabbath, autre grand saigneur du heavy metal, est également à présent bien fournie dans ces colonnes.

Sorti en 1990, « Tyr » vient clore une décennie de tâtonnements après le départ du très regretté Ronnie James Dio et l’embauche d’un honnête chanteur de second niveau Tony Martin au style bien propret.

Avec le bassiste Neil Murray en remplacement de Laurence Cottle, Black sabbath développe un concept album influencé par le dieu nordique de la guerre Tyr ce qui entre nous change un peu des sempiternels Thor et Odin.

On débute par un long titre « Anno mundi » qui brille sur les refrains majestueux ou Martin pousse sa voix au maximum de ses possibilités.

Le chanteur est moins convainquant dans le registre rapide de « The law maker », et « Jérusalem » que sa voix trop aseptisée et maniérée fait couler à pic.

Les anglais basculent dans le registre lent et ténébreux avec « The sabbath stones » qui se montre malgré ses qualités mélodiques plutôt ennuyeux.

Rappelant « E5150 », le court interlude musical « The battle of Tyr » joué au synthétiseur introduit un court et agréable morceau planant « Odin’s court » qui sert lui-même de rampe de lancement à « Walhalla » à la structure robuste sans être fantastique.

L’album se termine comme il a commencé par une languissante ballade « Feels good to me » hyper aseptisée et par « Heaven in black » immonde bouillie sonore manquant du feeling magique du grand Sabbath des origines.

En conclusion, malgré un concept et une pochette des plus alléchants, « Tyr » est un album de plus de piètre qualité à mettre au compte de Black sabbath, confirmant que les productions réalisées avec Tony Martin étaient parmi les plus faiblardes de sa discographie.

Ceci apparait de manière particulièrement criante sur cet album sans relief, tentant de reprendre palement  les bonnes vielles recettes ayant fait la légende des anglais.

Avec sa musique sans âme, chanteur appliqué mais au style scolaire et o combien soporifique, « Tyr » plonge dans les abymes sans fin de la création musicale.

Le mélomane pourra donc passer sans problème son chemin, mis à par (pour les plus indulgents !) le titre d’ouverture, pas grand chose à garder à ici.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article
2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 20:37

4 fear_dark.jpg

 

 

La discographie studio d’Iron maiden est maintenant bien étoffée dans ces colonnes et l’album « Fear of the dark » paru en 1992 vient fort à propos compléter la collection.

Vous l’aurez constaté passé les années 90, la Vierge de fer peine à trouver grâce à mes yeux, n’en déplaise à la multitude de fans qui compose son public.

Dernier album avant longtemps avec Bruce Dickinson au chant, « Fear of the dark » et sa pochette crépusculaire assez réussie débute par « Be quick or be dead » qui perpétue la tradition des morceaux introductifs rapides et percutants.

Après une introduction aussi pêchue vient un mid tempo assez quelconque « From here to eternity » qui lorgne vers du Ac/Dc de fin de stock.

On a alors peur d’être une nouvelle fois déçu par Iron maiden mais cette crainte se dissipe aussitôt à l’écoute de « Afraid to shoot strangers » superbe morceau commençant en douceur et terminant dans une fanfare de riffs.

Parfaitement maitrisé de bout en bout dans une merveille d’équilibre entre puissance et mélodie, « Afraid to shoot strangers » est pour moi l’un des meilleurs titres composés par les anglais.

On goutera ensuite l’atmosphère progressive légèrement orientale de « Fear is the key » avec de belles parties de guitares de la paire Murray/Gers.

Le groupe poursuit quelque peu dans cette veine avec « Childhood’s end » certes toujours très progressif mais rendu très vivant par la musicalité des riffs et pousse encore plus loin la mélodie sur « Wasting love » ballade pleine de sensibilité ou Bruce Dickinson confirme son statut de chanteur de premier plan.

Toujours en état de grâce, Iron maiden fait preuve du même talent sur « The fugitive » magistral, rapide et incisif porté par un intense souffle épique.

Après pareil déploiement de talent, un essoufflement a lieu sur « Chains of misery » mid tempo plat et quelconque malgré les envolées vocales de Bruce mais également sur « The apparition » assez lassant malgré sa solidité rugueuse.

Le groupe rassemble ensuite ses dernières forces pour une dernière ligne droite en beauté avec « Judas be my guide » parfait équilibre entre couplets nerveux et refrains emphatiques, son symétrique « Weekend warrior » bigrement efficace et un final en forme de feu d’artifice, le long et épique « Fear of the dark » qui après une introduction calme s’appuie sur des riffs fédérateurs pour développer un rythme soutenu dans un esprit très « Hallowed be thy name ».

En conclusion, comme souvent la vérité n’est ni noire ni blanche mais contrastée.

Je n’aime ni ne déteste Iron maiden, cela dépend donc des périodes et des albums.

Avec cette approche au cas par cas, je trouve « Fear of dark » excellent.

Le coté progressif du groupe est bel et bien présent mais sans lasser par des structures sans âme répétées à l’infini pour gonfler un plat sans saveur.

 Au début des années 90, Iron maiden n’oublie pas non plus sa base heavy metal est capable de produire des titres encore féroces pour dynamiser de temps à autre sa musique mélodique et sophistiquée.

Si vous ajoutez la qualité des riffs très fédérateurs de la paire Murray/Gers et un Dickinson véritablement impérial au chant, vous comprendrez pourquoi pour moi « Fear of the dark » est sans nul doute le dernier très bon album d’Iron maiden.

Bien entendu, le départ de Dickinson alors au faite de ses possibilités constituera un rude coup d’arrêt pour la Vierge de Fer, qui pour moi ne retrouva jamais réellement son lustre d’antan.

« Fear of the dark » définit donc pour moi la limite de l’âge d’or d’un des plus grands groupe de heavy de l’histoire de la musique.

Repost 0
Published by Seth - dans Heavy Metal
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Seth
  • : Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
  • Contact

Recherche

Pages

Liens