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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 20:32
The deluge (Manilla road)

Affaire de spécialistes sans doute avec « The deluge », de Manilla road groupe de heavy metal américain formé à la fin des années 70 par Mark Shelton (chant, guitare), Scott Park (basse) et Rick Fisher (batterie)

Formation underground considérée par certains comme culte pour son inventivité, Manilla road sortit en 1986 son cinquième album intitulé « The deluge » avec Randy Foxe à la batterie.

Avec sa superbe pochette à la Frank Frazetta, « The deluge » s’ouvre par « Dementia » le bien nommé qui se montre réellement inquiétant par ses cris et son rythme chaotique.

Peu rassuré par cette ouverture pour le moins dérangeante on pénètre ensuite vers « Shadow of the black » titre plus long, plus complexe recelant de multiples variations d’atmosphères entre passages adoucis et folles cavalcades de guitare.

Véritable caméléon vocal, Shelton change une nouvelle fois de style sur « Divine victim » véritable hymne heavy metal combinant habilement rythme soutenu et mélodie entrainante puis se fait beaucoup plus menaçant sur « Hammer of the witches » aux riffs beaucoup agressifs.

Manilla road surprend encore une fois avec l’instrumental « Morbid tabernacle » et son orgue néo-classique baroque puis envoie deux nouvelles décharges de chevrotines sur « Isle of the dead » et « Taken by storm ».

Surgit alors les grosses pièces du disque, « The deluge » et ses trois parties emmenant l’auditeur dans un long voyage de plus de huit minutes largement dévolues à une guitare omniprésente puis « Friction in mass » construit dans le même moule avant un ultime instrumental hystérique « Rest in pieces ».

En conclusion, pour un coup d’essai « The deluge » m’a plongé dans une atmosphère de doute et de déception.

En théorie, cet album et se groupe avaient tout pour me séduire mais le passage à la réalité m’a montré une musique difficile d’accès, laissant une place beaucoup trop importante à son guitariste-leader, du reste virtuose.

Autre point délicat, la voix de ce même leader, protéiformes, étonnante mais aussi dérangeante voir irritante par instant.

Malgré son ambition et sa folie, « The deluge » me laisse donc avec l’impression d’avoir pénétré un monde sous terrain, sombre, torturé et quasiment impénétrable pour le non initié que je suis.

Referai je le voyage pour continuer à découvrir le groupe ? Pas si sur, ce que croyez le bien je regrette…

The deluge (Manilla road)
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30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 13:32
(R)Evolution (Hammerfall)

Crée à la fin des années 90 à la faveur d’une vague de renouveau du heavy metal des années 80 (Helloween, Iron-maiden, Judas Priest, Manowar), Hammerfall est un groupe suédois existant maintenant depuis près de vingt ans.

Sorti en 2014, « (R)Evolution » est le premier album du groupe que j’ai écouté.

Avec sa pochette médiévale kistch pleinement assumée, « (R)Evolution » débute par « Hector’s hymn » qui sur un tempo rapide et une pluie de riffs made in Sweden, permet au chanteur Joacim Cans, de poser des refrains soutenus par des chœurs guerriers très fédérateurs.

Hammerfall développe la même formule sur « rEvolution » aux aspects mélodiques toutefois plus marqués pour un résultat tout aussi accrocheur.

On enchaine avec « Bushido » beaucoup moins convaincant car plus lent et statique malgré la présence de gros refrains puis « Live life loud » qui demeure en revanche quasi irrésistible par sa simplicité et sa puissance.

Plus de solennité sur le mid tempo épique « Ex inferis » avant un « We won’t back down » beaucoup plus prévisible.

Comme de coutume, place ensuite à la power ballade« Winter is coming » sur laquelle Cans peut s’en donner à cœur joie pour un résultat un peu lourd à digérer.

Les Suédois repartent à l’assaut de leurs châteaux forts avec « Origins » qui n’offre pas grand-chose si ce n’est ses riffs spectaculaires et son dynamisme et deviennent franchement fatiguant avec « Tainted metal » tournant en boucle.

La fin se profile avec « Evil incarnate » qui comme d’habitude place quelques riffs et beaux solos de la paire Oscar Dronjak/Pontus Norgren mais frôle le ridicule par sa grandiloquence boursouflée, puis « Wildfire » qui frappe surtout fort avec ses refrains puissants.

En conclusion, il est assez aisé de cerner Hammerfall en un seul disque et « (R)Evolution » m’aura permis cet exercice sans trop puiser dans mes ressources.

Hammerfall pratique une musique modernisant le heavy/speed allemand des années 80 et utilise jusqu’à l’épuisement toujours la même formule : tempo rapides, grosse production, refrains épiques et chant grandiloquent.

L’exercice peut fonctionner sur deux ou trois titres mais frise l’indigestion sur un album entier ou la terrible linéarité de la musique et un certain sentiment d’exagération un tantinet ridicule ne manquent pas de s’installer.

Pour autant, malgré ses limites évidentes, « (R)Evolution » est une honnête production de heavy de série B (voir C) et mérite une forme de respect.

Pour ma part, pas sur du tout qu’il y ait une seconde tentative avec les Suédois casqués.

(R)Evolution (Hammerfall)
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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 14:02
Raise your fist (Doro)

Bien connu du petit milieu underground du heavy metal, Doro est un groupe centré autour de sa chanteuse l’Allemande Doro Pesch qui après des débuts avec Warlock dans les années 80 décida de tenter sa chance en solo.

Sorti en 2012 « Raise your fist » bénéficie d’une pochette soignée mettant en avant le physique avantageux de la chanteuse.

Autour d’elle on trouve telle une garde prétorienne, Bas Maas (guitare), Luca Princiotta (guitare+claviers), Johnny Dee et Nick Douglas (basse-batterie).

On commence par un titre se voulant un hymne entrainant, « Raise your fist » beaucoup trop convenu à mon gout.

La suite arrive avec « Cold hearted lover » mid tempo beaucoup mieux balancé enchainé d’un « Rock till death » hargneux et énergique à défaut d’être génial.

Lemmy Kilmister vient ensuite prêter main forte à son amie sur la jolie ballade pleine d’émotions « It still hurts » puis le tigresse ressort ses griffes acérées pour un « Take no prisoner » dans la plus pure tradition du heavy metal radical.

Doro martèle son heavy sur « Last man standing » particulièrement assommant et tente de clamer le jeu avec « Engel » et « Freiheit » deux ballades plombées par un chant allemand lourdingue.

Retour de l’anglais et de la dynamique avec « Little headbanger » servi par un riff de top niveau et des refrains très rentre dedans, puis « Revenge » dont la vitesse d’exécution ne saurait masquer la très grande linéarité.

Comme en politique française l’alternance semble de mise puisqu’une nouvelle ballade « Free my heart » déboule sans convaincre davantage que les précédentes malgré de louables efforts d’interprétation et d’orchestration.

On s’ennuie ferme sur « Victory » et arrive sur l’ultime ballade du disque, « Hero » dédié au regretté Ronnie James Dio, qui réussit pour la première fois à toucher juste, c’est-à-dire en plein cœur.

En conclusion, pour une découverte « Raise your fist » ne constitue en rien une révélation ou un même un plaisir particulier.

Doro délivre un heavy metal des années 80 certes modernisé mais sans grande envergure ni originalité.

Beaucoup de ballades, presque toutes ratées, particulièrement celles en allemand et une majorité de titres rapides d’une linéarité et d’une pauvreté confondante composent l’essentiel de cette mixture germanique.

Reste la voix correcte de la chanteuse et quelques coups au but se comptant sur les trois doigts d’une main, ce qui compte tenu de la concurrence actuelle demeure largement insuffisant.

Raise your fist (Doro)
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25 novembre 2015 3 25 /11 /novembre /2015 20:00
Ronnie James Dio, this is your life (Tribute to Dio)

On continue avec un nouvel hommage à Ronnie James Dio au travers de l’album « Ronnie James Dio, this is your life » compilation de quatorze reprises des stars du heavy metal.
Sorti en 2014, « This your life » débute très fort avec l’imparable « Neon knights » interprété sans faille par Anthrax avec o surprise un Joey Belladonna faisant jeux égal avec le Maitre étalon vocal qu’était le petit elfe.
Encore plus surprenante et impressionnante est l’interpretation de « The last in line » par Tenacious D, avec l’acteur Jack Black qui parvient à proposer une version tout à fait personnelle et convaincante de l’originale.
On baisse de niveau sur « The mob rules » au rythme déjà saccadé dont Adrenaline mob ne peut se dépêtrer et « Rainbow in the dark » inutilement alourdi par un ensemble de musiciens dont Corey Taylor de Slipknot, dont le chant clair semble pourtant ici tout à fait correct.
Place à la jeune garde de Halestorm qui délivre une interprétation hard rock plaisante de « Straight to the heart » avec la révélation vocale de Lizzy Hale, chanteuse à la voix rauque et puissante.
Les dinosaures anglais de Motorhead et Saxon arrivent à la rescousse sur « Strarstruck » pour un mariage cafouilleux ou la contribution de Lemmy Kilmister se fait à peine audible, avant d’être secourus par d’autres dinosaures encore plus anciens les allemands des Scorpions qui eux se sortent à merveille du magnifique « The temple of the king » grandement il est vrai par le timbre de voix similaire entre Klaus Meine et Dio.
On reste entre teutons avec « Egypt (the chains are on) » à la majesté mystérieuse joliment soulignée par la sculpturale Doro puis passe à un groupe plus contemporain avec les gros durs américain de Killswitch engage, qui revitalisent « Holy diver » en une version néo métal transfigurée par le style explosif et versatile de Howard Jones.
Retour au classicisme de « Catch the Rainbow » avec une dream team de musiciens proche de Dio parmi lesquels Glenn Hughes « Catch the Rainbow » qui ne parvient pas à égaler la performance surnaturelle du chanteur original dans la reprise.
Sans vouloir se montrer offensant, l’association de troisième couteaux du heavy metal formée par Oni Logan, Rowan Robertson, Jimmy Bain et Brian Tichy s’acquitte sans grand éclat de sa tache sur « I » ce qui n’est pas le cas de l’autre formation d’anciens membre de Dio, dopée par la présence de Rob Halford sur « Man on the silver mountain » puis des super stars de Metallica qui gratifient l’auditeur d’un medley de neuf minutes composé de « A light in the black », « Tarot woman » « Stargazer » et « Kill the king ».
Après pareille démonstration, on peut conclure l’album sur un inédit du Maitre, « This is your life » magnifique ballade ou la voix déchirante de Dio sur un simple piano arrache son lot de larmes.
En conclusion, « Ronnie James Dio, this is your life » est un hommage catégorie Oscar des pairs de Ronnie James Dio dont la mort en 2010 marquera a tout jamais l’histoire du heavy metal.
La plupart des stars du heavy metal ont répondu présents (à l’exception notable d’Iron maiden) et réalisent des interprétations souvent magistrales de classiques de la si riche carrière du chanteur.
Difficile d’établir une hiérarchie tant le niveau global reste élevé, mais on retiendra parmi les plus belles performances, celles des Scorpions , de Doro, de Metallica, de Killswitch engage ou des outsiders Tenacious D et Halestorm, et parmi les plantades Saxon/Motorhead et Glenn Hughes.
Un tribute album décidément mémorable qui ne pourra que donner le sourire aux fans de heavy metal en général et de Dio en particulier !

Ronnie James Dio, this is your life (Tribute to Dio)
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 22:16
Sacred heart (Dio)

Un peu de musique en ces temps troublés avec « Sacred heart » de Dio.
Troisième album solo de Dio « Sacred heart » et sa pochette niaise sortent en 1985 avec un groupe bien soudé autour du légendaire petit chanteur à la gueule de bois.
On débute avec « King of rock ‘n’ roll » mid tempo puissant et efficace mais sans grande originalité malgré son ambiance live.
Alors qu’on aurait pu penser à une mise en orbite sur « Sacred heart » titre de l’album, Dio continue sur la même voie et ne force pas son talent sur ce morceau sans surprise d’une intensité moindre évoquant une pale copie de « The last in line ».
Les riffs de Vivian Campbell se durcissent sur « Another lie » plus hargneux puis alors qu’on sentait le vent de la déception s’abattre sur les oreilles délicates de l’auditeur, surgit « Rock ‘n’ roll children » premier authentique tube du génial elfe, qui pond ici un véritable hymne irrésistiblement entrainant.
Surfant sur la bonne dynamique, le groupe enchaine un « Hungry for heaven » lui aussi remarquable par ses refrains hauts en couleur.
Le ton est toujours au heavy dur à cuir sur « Like the beat of a heart » et « Just aanother day » qui malgré leur énergie rageuses se montrent au final plutôt anecdotiques.
Dernière ligne droite composé du dense « Fallen angels » tenant sur la voix d’acier du maitre puis d’un « Shoot shoot » sympathique malgré un rythme tournant au ralenti.
En conclusion, « Sacred heart » un indiscutablement un album de heavy metal trapu obéissant à tous les canons du genre mais qui peine sur ses neuf titres à surprendre ou passionner, un peu sans doute comme un résumé de toute la carrière solo de Dio.
Attention même si mis à part sur deux titres se détachant du lot, « Sacred heart » se contente de tracer un chemin déjà bien balisé, la qualité de la voix de Dio allié à la puissance brute de la musique de ses compères, peuvent suffire à séduire les plus mordus de heavy metal des années 80.

Sacred heart (Dio)
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15 juillet 2015 3 15 /07 /juillet /2015 19:42
Through the never (Nimrod Antal)

Malgré le déclin du heavy metal, Metallica arrive encore d’une manière ou d’une autre à faire parler de lui.

Ainsi sort en 2013, « Through the never » film documentaire de Nimrod Antal.

Basé autour d’un énorme concert de Metallica à Vancouver sur la tournée « Death magnetic », la film tisse une trame narrative montrant un jeune livreur appelé Trip (Dane Dehaan) aux faux airs de Leonardo Di Caprio jeune, qui doit quitter la salle pour acheminer un colis à travers la ville.

Après la traditionnelle introduction « The ectasy of gold » enchainé d’un « Creeping death » toujours nerveux et scandé par la foule, Trip délaisse son skate board pour prendre une camionnette hors d’âge afin de porter un espèce de jerrican rouge.

Pendant ce temps là, les musiciens jouent dans une arène circulaire, le public formant une masse compact autour d’eux.

Derrière un James Hetfield toujours plus tatoué et grisonnant mais encore en forme, Lars frappe derrière sa batterie avec ses kilos en plus et sa calvitie marquée, Robert Trujillo travaille ses abducteurs en jouant accroupi les cheveux collés par la sueur dans un exercice toujours un peu vain/ingrat, seul Kirk Hammett semble ne pas avoir bougé, avec juste quelques cheveux gris et traits marqués en plus.

Place aux muscles avec « For whom the bells tolls » et « Fuel » et son train d’enfer à mesure que Trip roule à fond de train dans le quartier d’affaires de Vancouver, étrangement vide à cette heure tardive de la nuit.

Metallica innove sur « Ride the lightning » ou d’énormes générateurs surgissant du toit envoient de véritables arcs électriques pour illustrer un morceau rare, précieux et sans concession.

Curieusement figé à un feu rouge, Trip se fait percuter par une voiture, sa camionnette bascule et le jeune homme émerge en sang et choqué sur un « One » toujours aussi émouvant et spectaculaire par son déferlement terminal de décibels.

Bonne surprise sur « The memory remains » qui fait hurler le stade en cœur sur les parties chantées de Marianne Faithfull mais les premières mesures de « Wherever I may roam » ne servent qu’à lancer la peur de Trip face à une horde d’émeutiers ravageant la ville.

Tout bascule en bagarre rangée sur « Cyanide » du dernier album, sympathique mais clairement moins fluide que le reste du répertoire.

Les flics en tenue de Robocop chargent les émeutiers masqués qui répliquent à coups de barres de fer et de cocktails Molotov.

Perdu dans ce chaos, Trip repère un mystérieux cavalier doté d’un effrayant masque à gaz, qui chasse les émeutiers pour les pendre aux lampadaire.

On monte d’un cran dans le spectacle lorsque une immense statue représentant la Justice est démolie sur « …and justice for all » morceau culte du très technique album éponyme.

Sur fond de « Master of puppets » et « Battery » traditionnelles fusées un peu usées du groupe, Trip affronte le terrible homme à cheval sur le toit d’un immeuble et parvient non seulement à échapper à la mort mais à détruire à coup de masse la terrible apparition.

Un break dans toute cette violence avec « Nothing else matters » puis une ultime confrontation avec la foule en furie après que Trip n’ait pu livrer son colis à un routier apeuré et calfeutré dans son bahut.

Face à face avec son destin et la mort, Trip s’asperge d’essence avec le jerrican, se met en flammes et fonce dans le tas sur fond de « Enter sandman ».

Bien entendu après une bagarre farouche, Trip est mis à terre et laissé pour mort avant de se dissoudre en un flux d’énergie.

Utilisant une ruse bien connue, Metallica simule un grave accidents et des blessés chez ses techniciens pour repartir d’un son plus roots en se remémorant ses années « garage ».

Un petit « Hit the lights » nerveux vient donc achever le concert avec en bonus le long instrumental « Orion » parfait hommage à Cliff Burton.

En conclusion, bien que plutôt réussi compte tenu des importants moyens déployés « Through the never » apparait un peu survendu et n’est pour moi pas grande chose de plus qu’un concert de Metallica dans une énorme salle nord américaine.

Certes le groupe a mis cette fois le paquet pour allier puissance visuelle à son habituel impact sonore, mais la trame autour du jeune chauffeur livreur sensé représenter l’archétype du jeune hard rocker et fan du groupe demeure bien faiblarde et artificielle.

A réserver donc aux éternels fans des 4 horsemen, les autres applaudiront tièdement la formidable mécanique mise en œuvre selon les préceptes du « toujours plus ».

Through the never (Nimrod Antal)
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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 10:11
Louder than hell (Manowar)

Ne cachons pas que les années 90 furent incroyablement difficiles pour le heavy metal traditionnel, considéré comme passé de mode et barré par le style plus populaire du grunge.

Puriste parmi les puristes, Manowar n’échappa bien sur pas à la crise et ne sortit que deux albums durant la décennie dont « Louder than hell » en 1995, qui me fit à l’époque découvrir les durs à cuir par le biais d’un camarade de fac, Gabriel, grâce lui en soit rendue.

Après quelques errements sur le disque précédent, le duo Joey de Maio (basse)-Eric Adams (chant), ossature principale des hommes de guerre, remplace le guitariste et le batteur précédent reprenant Scott Columbus et Karl Logan à la place des petits nouveaux Rhino et David Shankle forcément plus controversés.

Seul donc Ross the boss, premier guitariste du groupe échappe à ce retour en arrière.

Rien n’évolue ici au niveau de l’imagerie, ici un guerrier body buildé et dominateur annonce clairement la couleur et on débute en fanfare par « Return of the warlord » véritable hymne introductif au tempo puissamment soutenu et sur lesquels Adams place des refrains fédérateurs.

On pousse encore plus loin dans le cliché des frères d’armes unis autour de la musique en découvrant « Brothers of metal pt 1 » qui ne fait certes pas dans la dentelle de Caen, mais se montre malgré tout d’une grande efficacité.

Impossible de ne pas succomber à la profession de foi de « The gods made heavy metal » dont le punch et la mélodie parviennent à faire oublier les paroles très premier degré que certains esprits cyniques pourraient trouver ridicules.

Eric Adams est un très bon chanteur de heavy metal et le prouve ensuit sur « Courage » superbe ballade au piano traversée de refrains chaleureusement positifs.

De manière diaboliquement adroite, Manowar place ensuite ses titres les plus rapides et agressifs, prenant à revers l’auditeur par « Number 1 » hymne imparable dont la puissance épique invite à l’esprit d’entreprise et de réussite, mais surtout la bombe trashisante « Outlaw » sur laquelle Adams hurle à gorge déployée.

On monte encore d’un cran dans la dimension grandiloquente et épique de la musique des américains qui donne le meilleur d’eux-mêmes sur « King » que je considère comme l’un des plus aboutis de leur carrière par sa combinaison parfaite entre violence maitrisée et grandes envolées lyriques.

L’excellence semble ici au menu lorsque survient ensuite un superbe instrumental atmosphérique « Today is a good day to die » qui séduit par son charme hypnotique s’étalant sur près de dix minutes.

Un autre instrumental cette fois court et nerveux, « My spirit lives on » lance la fin de l’album « The power » titre puissant un brin trop linéaire sans doute pour séduire.

En conclusion, « Louder than hell » marque un magnifique autant qu’imprévu retour en forme de Manowar après un net déclin entamé à la fin des années 80.

Surfant à contre courant sur des clichés de guerriers virils mais intègres combattant un monde extérieur par essence hostile, Manowar cultive cet esprit sectaire qui ravit ses adeptes mais délivre surtout un album musicalement magistral, combinant titres puissants et fédérateurs avec morceaux plus lents et mélodiques.

Le résultat est sans appel, « Louder than hell » est un impeccable album de heavy metal au son moderne, dynamisant la musique agréable mais un peu sous produite du groupe au début des années 80.

Malheureusement malgré ses qualités, le succès ne fut pas au rendez vous et Manowar disparut après sa sortie cinq longues années pour réapparaitre timidement au début des années 2000.

Il n’en reste pas moins qu’écouter « Louder than hell » vingt ans après sa sortie, vous donne toujours une pêche d’enfer et une réelle envie de démarrer sa journée avec des projets de réussite plein la tête !

Louder than hell (Manowar)
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 21:04
Sign of the hammer (Manowar)

Retour au heavy metal traditionnel avec sans nul doute la meilleure période pour la qualité de ce type de musique, le début des années 80, 1984 plus précisément date à laquelle sort « Sign of the hammer », troisième albums des américains virils de Manowar.

Tournant depuis trois ans, Manowar présente ici une pochette enfin sobre faisant clairement référence à la mythologie nordique avec un symbole qui deviendra le signe de ralliement des fans dans le monde entier.

« Sign of the hammer » débute par le mid tempo , « All men play on 10 » dont le rythme bien balancé et les refrains accrocheurs placent immédiatement en position d’hymne.

On prend un peu de vitesse avec « Animals » sur lequel le chanteur Eric Adams fait usage comme d’une arme de sa voix puissamment aiguë mais surtout avec le fantastique « Thor (the powerhead) » chef d’œuvre de heavy metal épique dédié au dieu du tonnerre viking mais surtout véritable source d’inspiration pour moi encore de nos jours.

Mais les américains savent également varier leur répertoire et placent alors « Mountains » longue ballade douce et mélancolique de plus de sept minutes pour mieux enchainer ensuite sur le nouvel hymne « Sign of the hammer » ou Adams soutenu par des chœurs puissants vient gifler l’air de ses hurlements rageurs.

L’énergie est encore au rendez vous sur « The oath » porté par la rythmique d’enfer du duo Joey de Maio (basse)-Scott Columbus (batterie) puis Manowar décide d’une fin d’album lente et majestueuse enchainant « Thunderpick » un instrumental pas indispensable puis « Guyana (cult of the damned) » long titre à l’atmosphère sombre et un tantinet pesante.

En conclusion, « Sign of the hammer » est très bon album des années 80, qui comblera les fans de heavy metal puissant, mélodique à tendance grandiloquente.

Fort bien servi par un chanteur à coffre, Manowar se montre ici très inspiré et déploie toute l’étendue de son talent en huit titres variés à l’atmosphère épique souvent prenante.

Assez curieusement on retiendra surtout les titres les plus rapides comme l’exceptionnel « Thor (the powerhead) », « The sign of the hammer » ou encore « The oath » et constatera que les américains se montrent relativement plus faibles dans le registre lent.

Tout ceci ne saurait entacher la réussite de ce troisième album et placer Manowar comme un bon outsider du heavy de l’époque derrière les intouchables leaders du genre (Judas priest, Iron maiden).

Sign of the hammer (Manowar)
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 13:15
Delivering the black (Primal fear)

Fort du succès de « Unbreakable » je me suis logiquement rué sur « Delivering the black » de Primal fear, sorti en 2014 avec une formation identique à 2012 notamment vis à vis de la pair de guitaristes Magnus Karlsson/Alex Beyrodt aux cotés des habituels piliers du groupe de Matt Sinner.

Comme à leur habitude, nos Allemands ne se foulent pas beaucoup sur la pochette, un nouvel aigle métallique dans une ambiance cette fois infernale d’une grande pauvreté.

On débute par « King for a day » mid tempo heavy metal sans une once d’originalité mais obéissant à la traditionnelle efficacité du groupe avec riffs solides, solo de rigueur et refrains de bonne facture.

Plus travaillé vient ensuite « Rebel faction » à l’ambiance nerveuse et aux refrains grandioses sur lesquels Ralf Scheepers donne toute l’étendue de ses incroyables capacités vocales.

Primal fear ralentit la cadence et verse à présent dans la power ballade mélodique avec un certain savoir faire sur « When death comes knocking » qui s’étale tout de même sur près de sept minutes.

Retour aux muscles sur « Alive & on fire » mid tempo puissant et agréable à défaut d’être parfaitement inoubliable.

De manière plus étonnante, « Delivering the black » sensé être l’un des plus marquants, se montre sans éclat et réellement passe partout.

Cet état de faiblesse se poursuit sur « Road to asylum » lourd et sans âme, qui plonge l’auditeur dans un état d’inquiétude à présent.

Il faut donc attendre le dernier tiers de l’album pour rencontrer le premier authentique chef d’œuvre avec « One night to december » magnifique pièce épique de plus de neuf minutes sur laquelle riffs, orchestrations, solo et chant émotionnellement habité Scheepers se transcendent littéralement.

On revient en régime de croisière sur « Never pray for justice » qui déroule son heavy puissant et sans génie avant de trouver (enfin !) la ballade du disque « Born with a broken heart » sur laquelle la voix toujours impressionnante de Scheepers parvient encore à nous emmener en voyage.

Un final « Inseminoid » remet le coup de gaz conclusif sans que les quelques belles poussées vocales du chanteur ne parviennent à masquer l’ennui qu’il véhicule.

En conclusion, « Delivering the black » est une grande déception pour moi.

Album enchainé trop vite, aligné à la file avec le précédent, « Delivering the black » se repose trop sur les importants acquis des Allemands et ne montre aucune prise de risques ni originalité.

Le boulot est certes toujours correctement fait et l’auditeur amateur de heavy puissant et mélodique « à voix » en aura pour sa ration habituelle, mais à part « One night in december » rien ne viendra l’emporter, le faire vibrer comme sur les meilleurs compositions auxquelles nous avait habitué Primal fear.

Décevant donc, pour un groupe que j’apprécie et suis avec ferveur depuis la fin des années 90.

Delivering the black (Primal fear)
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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 17:15
Unbreakable (Primal fear)

Ce n’est un secret pour personne, je suis un grand amateur de Primal fear, groupe de heavy metal germanique très (trop ?) fortement inspiré par Judas priest.

En 2012, nos increvables teutons flingueurs ressortent une nouvel album et « Unbreakable » voit le jour avec vous noterez l’originalité, un aigle métallique en couverture sur fond de fin du monde bien entendu !

Petite introduction un brin pompeuse pour commencer « Unbreakable part 1 », puis démarrage du vrai premier morceau avec « Strike » mid tempo martial sur lequel se placent quasiment tout seuls des refrains simples mais redoutablement efficaces.

Immédiatement, Ralf Scheepers occupe l’espace de toute son amplitude vocale, le duo Alex Beyrodt/Magnus Karlsson assurant toujours l’approvisionnement en riffs musclés et solo bien léchés.

Le soufflet retombe un peu sur « Give em hell » et « Bad guys wear black » certes solidement charpentés et correctement exécutés, mais un peu trop linéaires et prévisibles pour séduire.

Difficile de sortir de ce sentiment sur « And there was silence » qui malgré son tempo élevé tourne quelque peu à vide.

Il faut attendre « Metal nation » pour sentir une réelle élévation de niveau avec tout le sens de la mélodie et la puissance émotionnelle dont est capable le groupe.

Après un tel bijou, Primal fear utilise l’arme de la mélodie sur « Where angels die », superbe power ballade de huit minutes, illuminée par le chant hors norme de Scheepers et par le feeling des guitaristes.

Retour à la vitesse avec « Unbreakable part 2 » véritable hymne heavy metal s’étalant sur six minutes très entrainantes avec un Scheepers impérial.

Le plaisir afflue toujours sur « Marching again » certes plus classique avec ses refrains très haut perchés qui lance idéalement une nouvelle ballade symphonique « larger than life » intitulée « Born again ».

La fin du disque se présente ensuite avec une nouvelle déflagration heavy metal « Blaze of glory » parfaitement calibrée et « Conviction » nerveux mais clairement un cran en dessous.

En guise de bonus on appréciera « Night of the jumps » nouvel hymne festif tout à la gloire du heavy metal.

En conclusion, sept ans après avoir écouté le dernier album de Primal fear, force est de constater que « Unbreakable » tient toujours la dragée haute à tous les groupes de heavy metal et achève d’assoir la réputation d’excellence de ces experts forgerons toujours capables de façonner de véritables trésors dans leur style, il est vrai restreint.

Après une première partie sans grand génie qui fait naitre l'inquiétdue, « Unbreakable » élève brutalement son niveau vers les hautes cimes du heavy metal pour ne plus en descendre.

On se régale donc à l’écoute de ces hymnes diablement efficaces rapides et enlevés, mais aussi vibre sur les ballades intenses gonflées d’émotions.

Toujours porté par son chanteur hors classe, Ralf Scheepers, Primal fear ne risque il est vrai pas grand-chose et continue de nous ravir avec son heavy en acier trempé en doublure de luxe de sa Majesté le Priest.

Unbreakable (Primal fear)
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