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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 22:40

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5

 

Par la force des multidiffusions télévisées durant chaque fête de fin d’année, « Le père noël est une ordure » de Jean-Marie Poiré est depuis sa sortie en 1982 devenu l’un des plus grands classiques du cinéma comique français.

Il est vrai qu’après trois ans de rodage sur les planches du théâtre du Splendid, l’adaptation cinématographique se présentait sous les meilleurs auspices.

L’histoire tout le monde la connait ou presque, à l’approche des fêtes de Noel, une petite équipe de bénévoles assurant une permanence téléphonique pour le compte de l’association « SOS détresse amitié » se trouve pris dans un imbroglio d’aventures plus improbables les unes que les autres.

A la permanence, si Madame Musquin (Josiane Balasko) s’apprête à aller réveillonner chez sa famille en banlieue parisienne, Pierre Mortez (Thierry Lhermitte) et Thérèse (Anémone) restent en principe disponibles pour écouter les dépressifs qui comme chacun sait pullulent en période de fêtes.

Mortez apparait comme maniaque, très à cheval sur les principes ce qui rend sa raideur particulièrement ridicule.

Quand à Thérèse, elle est godiche à souhait et complexée par son physique.

Entre ces deux coincés psycho-rigides, une tension sexuelle sous jacente rend leurs comportements particulièrement décalés.

Les ennuis commencent lorsque Madame Musquin se retrouve coincée dans l’ascenseur, elle y passera la quasi-totalité du film et sa détresse rageuse ne la rendra que plus comique.

Puis c’est l’afflux brutal de cas sociaux à la permanence.

Josette (Marie-Anne Chazel) et Félix (Gérard Jugnot) un couple de sans domicile fixe vient frapper à la porte de la permanence.

Ancien repris de justice, Félix est un individu violent habillé d’un grotesque costume de père noël.

Il poursuit Josette, pauvre fille enceinte jusqu’aux dents et ensemble il font l’effet d’un ouragan dans l’univers petit bourgeois de Pierre et Thérèse.

Autre marginal, le travesti Katia (Christian Clavier) est lui aussi invité en profitant d’un moment de faiblesse de Pierre.

Le passage ou il le drague en dansant un slow est à mourir de rire tant la gêne d’une personne aussi straight que Pierre est visible.

A ces multiples problèmes vient se rajouter Monsieur Presov (Bruno Moynot) voisin des pays de l’Est dont les incursions et la nourriture infecte viennent régulièrement contaminer les permanents de l’association.

Tout ce beau monde se mélange et les situations folles se succèdent à un rythme d’enfer jusqu’à aboutir à un final surréaliste ou toute l’équipe se retrouve à l’aube à distribuer des colis de viande humaine aux animaux du zoo de Vincennes.

En conclusion, « Le père noël est une ordure » est sans nul doute le meilleur de la série des films de la bande du Splendid.

On retrouve la satire sociale déjà présente dans les deux premiers « Bronzés » mais à un niveau plus féroce encore puisque s’attaquant à l’hypocrisie des bénévoles d’associations pétris de bons sentiments mais finalement au fond aussi minables que les autres.

Bien entendu les dialogues sont excellents et bon nombre d’expressions sont devenues cultes telle les « C’est sla oui » ou « Zézette épouse X » ou autre « ça dépend ça dépasse » .

Les situations les plus folles se succèdent les unes aux autres à un train d’enfer et emportent littéralement le spectateur dans un tourbillon de délires.

Les acteurs déchainés livrent leurs plus belles prestations dans leurs numéros de paumés avec une mention spéciale à Christian Clavier, impérial dans son rôle de travesti mal aimé.

Méchant, marginal, drôle, outrancier, « Le père noël est une ordure » est en un sens un pur film punk d’une troupe à l’apogée artistique de son talent d’écriture et d’interprétation.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 22:18

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3

 

Changement de décor avec un film français original « Narco » de Tristan Arouet et Gilles Lellouche.

Sorti en 2004, « Narco » à ne pas confondre avec le polar nerveux « Narc » de Joe Carnahan, raconte les déboires d’un jeune homme nommé Gustave Klopp (Guillaume Canet) atteint depuis son plus jeune age de narcolepsie, une maladie génétique qui le fait s’endormir subitement sous le coup de n'importe quelle vive émotion.

Malgré son handicap qui lui interdit de garder durablement un travail, Gustave parvient à trouver une femme nommée Pamela (Zabou Breitman) esthéticienne ayant eu un garçon d’une aventure de jeunesse.

Gustave n’a qu’un ami dans la vie, Lenny Bar (Benoît Poelvoorde) chauffeur de bus persuadé d’être le plus grand karatéka du monde après son idole Jean Claude Van Damme.

Entre Gustave et Pamela les tensions vont vite monter, cette dernière lui reprochant de ne pas résoudre les difficultés financières du ménage.

Désireux de se soigner, Gustave suit une psychothérapie avec Samuel Pupkin (Jérôme Gallienne ) et au cours d’une de ses séances il lui révèle qu’il retranscrit ses réves dans des bandes dessinées.

Samuel, lui même dessinateur frustré, va se renseigner sur la nature de ces bandes dessinées et devant leur fort potentiel commercial ne va pas hésiter à faire assassiner son patient en faisant appel à un couple de patineurs jumeaux.

Resté dans le coma après avoir été percuté par un camion, Gustave laisse la voie libre au psychiatre qui contacte un magnat de l'édition, l’abominable Guy Bennet (François Berléand) lui même artiste raté.

Les deux hommes font fructifier l’œuvre de Gustave tandis que Pamela mise en couple avec Lenny profite également des dividendes des recettes.

Mais un jour Gustave se réveille, guéri de ses troubles.

Il reprend sa vie en main, chatie le psy et l'éditeur et va même dans sa grande mansuétude jusqu’à pardonner à ses faux amis Pamela et Lenny pris de remords.

En conclusion, « Narco » est un film complètement déjanté et d’une audace folle pour un film français.

On pense souvent à « The Big Lewoski » pour ce personnage d’anti héros nonchalant évoluant dans un monde ou règnent l’absurdité, l’auto dérision voir quelques fois le délire absolu de certaine situations ou le rêve l’emporte sur la réalité dans de surprenantes visions de BD.

La palme du grand n’importe quoi revient à Benoît Poelvoorde, hilarant dans son personnage de karatéka raté citant des passages de films de Van Damme comme on cite la Bible ou le Coran.

Bien entendu, on pourra trouver l’exercice vain et le tout bien décousu mais on pourra également faire preuve d’indulgence et de sympathie pour cette belle ode aux rêveurs inadaptés.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:26

cavacogner.jpg

1

 

Deux ans après le déjà rugueux « Doux, dur et dingue » sort la suite  « Ca va cogner » réalisé à l’époque par Buddy Van Horn (1980).

L’ambiance est la même que pour le premier opus avec bagarres, motards, flics et orang-outang buveur de bières.

Coulant toujours une vie relativement paisible avec Orville (Geoffrey Lewis), Ma (Ruth Gordon) et Clyde, Phil Beddoe (Clint Eastwood) retrouve la trace de Lyn (Soundra Locke) la chanteuse qu’il avait jadis passionnément aimée.

Perdue, Lyn accepte de renouer avec Phil et de s’installer chez lui.

Dans le même temps, Beddoe se voit proposer une forte somme d’argent par un homme d’affaire mafieux de New York, James Beekman (Harry Gardino) pour affronter Jack Wilson (William Smith), un féroce champion ayant l’habitude d’estropier ses adversaires.

Tenté par l’argent, il accepte malgré les risques ce qu’il espère être son dernier combat.

Au cours de sa préparation, il est rejoint en footing par un mystérieux inconnu avec qui il sympathise.

Beddoe sauve la vie à l’homme qui allait tomber dans une carrière et celui ci lui rend la pareille dans une difficile bagarre de bar.

Beddoe comprend que l’inconnu est en réalité son adversaire le champion Wilson.

Tout deux semblent prêt à annuler le combat mais l’orgueil entre les deux hommes est le plus fort.

Cet orgueil est pourtant atténué par les amis de Beddoe qui le dissuadent de se battre.

Mais devant les énormes sommes des paris en jeux pour ce combat, les émissaires de Beekman ne l’entendent pas ainsi et kidnappent Lyn pour forcer Beddoe à se battre.

Beddoe et Orwill s’allient alors à Wilson pour libérer Lyn et s’affrontent ensuite pour vérifier qui est le plus fort.

Les hommes de Beekman reviennent à la charge fermement décidés à éliminer Beddoe mais celui reçoit l’aide inattendue du gang de motards qui a tout parié sur lui.

Le film se termine en gigantesque bagarre générale avant un happy end final de bon aloi

En conclusion, bien que similaire à « Doux, dur et dingue » , « Ca va cogner » lui est légèrement supérieur avec un scénario un peu plus travaillé.

Les combats sont mieux chorégraphiés et les gags plus inventifs notamment ceux avec les motards.

Les efforts d’Eastwood pour que Clyde puisse étancher ses besoins sexuels avec une orang outang femelle empruntée à un zoo sont également drôles.

William Smith, véritable sosie de Burt Reynolds en plus athlétique, est un partenaire à la mesure d’Eastwood.

Bien qu’étant loin d’être un monument du septième art, la série des « Doux, dur et dingue » fut un joli succès populaire pour Eastwood dans le registre plus léger des comédies familiales.

Avec le recul elle me donne aujourd’hui l’impression d’assister à une version parodique de Walker Texas Ranger.

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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 07:58

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1

 

Aujourd’hui Clint Eastwood est considéré comme un intouchable, une légende (encore ) vivante du cinéma mais cet acteur-réalisateur aujourd’hui acclamé dans les milieux intellectuels tourna par le passé des films beaucoup plus populaires comme « Doux, dur et dingue » de James Fargo en 1978.

Oubliez donc pour le coup ici mesdames l’acteur délicat et sensible qui vous émut aux larmes dans « Sur la route de Madison » et plongez  sans vergogne dans l’univers viril et  bas du front des rednecks américains.

L’histoire simpliste à souhait est celle de Phil Beddoe (Clint Eastwood) un pseudo ferrailleur de californie qui gagne sa vie en participant à des combats clandestins à mains nues.

Beddoe vit avec son ami Orville Boggs qui lui sert de manager, sa mère Ma Boggs (Ruth Gordon) et avec un orang-outang appelé Clyde qu’il considère comme une personne à part entière.

Dragueur, bagarreur et rebelle, Beddoe adore fréquenter les bars de musique country.

Il y rencontre un soir la chanteuse Lyn Halsey-Taylor (Soundra Locke) et en tombe éperdument amoureux.

Mais Lyn étant une actrice, elle est soumise à son manager qu’elle semble craindre particulièrement et disparaît un beau jour sans prévenir.

Choqué, Beddoe plaque sa vie de tous les jours pour se lancer avec Orville et Clyde à sa recherche sur les routes de l’ouest américain.

Entre temps, il affronte des boxeurs pour gagner de l’argent dans des bagarres d’une rare violence.

Il a aussi maille à partir avec un policier qu'il a démoli dans un bar et avec un gang de motards particulièrement revanchard appelé les veuves noires.

Ces motards, en réalité une véritable équipe de faux durs et de bras cassés, seront l’élément comique récurrent de tout le film.

Alors qu’il est sur le point d’affronter le meilleur combattant du pays Tank Murdock (Walter Barnes) , Beddoe tombe par hasard sur Lyn et retente sa chance avec elle.

Il finit par comprendre que la jeune femme ne fait pas que chanter mais qu’elle se prostitue également pour son manager.

Démoralisé par cette révélation, Beddoe se laisse battre par Murdock, un quadragénaire bedonnant et retourne à sa vie avec Clyde et Orville.

En conclusion, « Doux, dur et dingue » est un petit film simpliste adressé à un public populaire.

Bières, bastons ringardes et blagues bon enfant y composent l’essentiel sur fond d’insupportable musique country.

On rit quelques fois avec l’orang-outang et les ridicules motards qui se font même humilier par une grand mère.

Offrant de lui une image plus sympathique et moins trouble, Eastwood jeune et athlétique incarne avec sa classe habituelle ce personnage de bourrin au grand cœur.

La pseudo histoire d’amour avec sa compagne de l’époque Soundra Locke est d’une minceur effroyable et ne convainc pas grand monde.

J’aimais beaucoup ce film quand j’avais quinze ans mais aujourd’hui meme avec le plus d'indulgence possible je le trouve passablement dépassé.

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 14:22

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1

 

Comédie potache régressive avec « Balles de feu » réalisé par Robert Ben Garant en 2007.

Disons le tout de go, ce film volontairement débile se veut une parodie du film de kung fu « Opération dragon » avec Bruce Lee en transposant l’intrigue autour d’une compétition rassemblant les meilleurs joueurs de tennis de table de la planète.

Ex enfant prodige du ping pong, l’américain Randy Daytona (le petit gros Dan Fogler) traîne derrière lui sa défaite humiliante au jeux olympique de Séoul (1988) face au redoutable joueur est allemand Karl Wolfschtagg (Thomas Lennon) qui comme tout allemand est discipliné, arrogant et cruel.

Cette défaite a en effet provoqué la mort de son père (Robert Patrick) assassiné par les triades à la suite d’un pari hasardeux sur son fils.

Devenu artiste de music hall de troisième zone, Randy se produit dans des exhibitions devant des publics clairsemés.

Mais sa vie change lorsqu’il est contact par Rodriguez un agent du FBI pour infiltrer le chef mafieux Feng (Christopher Walken) qui organise un tournoi des meilleurs joueurs de ping pong  de la planète sur son île privée.

Randy accepte sa mission et pour revenir à niveau va trouver Wong (James Fong) un vieux maître asiatique aveugle pour lui enseigner ses secrets.

A l’académie de Wong, Randy découvre que Feng est un ancien élève de Wong mais qu’il n’a jamais terminé sa formation.

Il tombe aussi sous le charme de Maggie (Maggie Q) la fille du maître, acrobate elle aussi experte en maniement de raquettes.

Après une formation ultra intensive qui lui apprend à jouer au ping pong avec des cuillères, Randy défait le meilleur jouer du club rival de Wong, une petite fille du nom de Dragon et est invité par les agents de Feng à disputer la fameuse compétition qui regroupe les meilleurs joueurs du monde.

Randy, Rodriguez, Wong et Maggie se rendent donc sur l’île de Feng ou ils découvrent toute la perversité du maître des lieux dont les activités oscillent entre trafic d’armes en polymère et esclavagisme sexuel (essentiellement masculin !).

Tandis que Rodriguez cherche des preuves pour arrêter Feng, Randy rentre dans un tournoi ou les vaincus sont tués par fléchettes empoisonnées.

Il a la désagréable surprise de retrouver son ennemi de toujours Wolfschtagg plus hautain que jamais qui lui rappelle les échecs de son passé et la mort de son père.

Mais la compétition tourne au drame quand Rodriguez est découvert et Feng met alors tout en œuvre pour éliminer ses dangereux invités.

La fin du film est à peu prêt du grand n’importe quoi, entre explosions et match de ping pong acharné entre Feng et Daytona harnachés d’armures lançant des décharges électriques en cas de perte de balle.

Il y est même fugacement question d’un panda mort que cherche à sauver des flammes un esclave sexuel gay.

En conclusion, vous l’aurez compris « Balles de feu » n’est pas du tout à prendre au sérieux.

Si le scénario initial pastichant les films de karaté des années 70 et même dans une moindre mesure le Bloodsport avec Jean Claude Van Damme, s’avérait prometteur, force est de constater que la réalisation bien palichonne de Grant fait capoter les trois quarts des gags.

Meme l’acteur principal, Dan Fogler doté d’une sympathique physique de petit gros chevelu n’a pas l’abattage nécessaire pour faire rire.

Quand à Christopher Walken, son jeu complètement inexpressif ne convainc pas le moins du monde.

Alors bien sur on rit quatre ou cinq fois dans le film et ce n’est peut être déjà pas si mal.

Les moments les plus sympathiques sont ceux avec le vieux maître asiatique ridicule qui n’y voit goûte et de curieux hommages rendus au vieux groupe de hard rock Def Leppard que semble vénérer Daytona.

Mais tout ceci demeure trop mince pour passer un vrai bon moment, ce qui est du reste demeure fort dommage car l’affiche était alléchante.

Un film à passer à vos enfants un après midi de pluie pour les faire rires aux nombreux gags visuels  qui émaillent les furieuses parties de ping-pong.

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 22:39

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3

 

Comme pour « La grande vadrouille », « La folie des grandeurs » de Gérard Oury est un classique du cinéma comique français qui a été vu et revu par des générations entières de téléspectateurs.

Je me rappelle par exemple enfant de séances de visionnage en famille ou je riais aux éclats.

Les années ont passé et il est toujours bon d’avoir sur ce film un regard plus adulte à présent.

En 1971, un Gerard Oury en état de grace aprés le succès de « La grande vadrouille » embauche Yves Montand pour pallier à la mort de Bourvil dans le rôle de Blaze qui était il est vrai taillé pour lui.

L’histoire inspirée de « Ruy Blas » de Victor Hugo tourne autour de Don Salluste (Louis de Funès) ministre au XVII ieme siècle des finances du roi d’Espagne Charles II, chargé de la collecte des impôts auprès des populations.

Cupide, arriviste, méchant et voleur, Don Salluste est une véritable crapule très impopulaire qui abuse de son pouvoir pour détourner de l’argent à ses propres fins.

Son valet le dévoué Blaze (Yves Montand) est par comparaison la bonté même et a le défaut d’aimer en secret la Reine Marie Anne de Neubourg (Karine Schubert) une blonde à l’accent allemand fort prononcé.

Tombé en disgrâce pour une sombre affaire de mœurs, Don Salluste est déchu de ses pouvoirs, de ses richesses et exilé dans le bagne des Barbaresques situé en plein désert.

Mais le malin homme échafaude un plan machiavélique pour se venger de la Reine en en la compromettant avec  Blaze qu’il désire faire passer pour son neveu César, un noble fortuné revenu des Amériques.

Bien entendu le plan de Salluste essuie de nombreuse péripéties inattendues, entre le retour du vrai César, les attentats d’une conjuration de nobles contre le roi et les rebuffades de Blaze qui a compris que son maître n’était pas si désintéressé à son égard.

Les aspect le plus drôle du film à mes yeux sont pour moi les continuels quiproquo entre la Reine et Dona Juana (Alice Sapritch) vieille duègne au physique ingrat qui se retrouve subitement enflammée par les déclarations de Blaze.

En conclusion, même on pourrait penser que le coté film d’époque à grand budget de  « La folie des grandeurs » le préservait d’un quelconque vieillissement, on ne peut que constater que les gags peut être trop vus ont au fil des ans moins d’impact.

Bien entendu, Louis de Funès en crapule hystérique est comme à son habitude un régal et la complémentarité avec Yves Montand permet aux scènes comiques entre les deux acteurs de vraiment fonctionner (le bain, le réveil au son des pièces d’or, les castagnettes en pleine nuit).

Mais la force de « La folie des grandeurs » réside pour moi dans son rythme rapide et enlevé et sa quasi absence de temps morts ce qui fait que même si avec le temps on rit moins fort à cet humour bon enfant on passe tout de même finalement toujours un très bon moment en riant aux excès de cet indémodable génie comique de Funès.


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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 20:49

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2

 

Toujours le cinéma comique français des années 60 avec « Le grand restaurant » réalisé en 1966 par Jacques Besnard.

Comme souvent dans les comédies de cette époque, l’histoire est d’une minceur absolue et raconte l’enlèvement de Novalés (Folco Lulli), un président Sud Américain dans un grand restaurant français tenu par un patron atrabilaire Septime (Louis de Funès).

Pris dans une improbable histoire d’espionnage entre la pression policiére du commissaire divisionnaire (Bertrand Blier) , celle de vrais-faux terroristes latino américains et les partisans du président dont la très belle Sophia (Maria Rosa Rodriguez), le déjà très stressé Septime va donc  devoir se démener comme un beau diable pour retrouver Novalés et ainsi préserver la sacro sainte réputation de son établissement si prisé de la jet set de l’époque.

Disons le tout de go, « Le grand restaurant » ne repose que sur l’incroyable talent d’acteur comique de Louis de Funès qui fait des étincelles dans la première partie du film dans un numéro de petit patron tyrannique avec ses employés et particulièrement lâche et rampant devant les puissants.

Mimiques, accents étrangers foireux, grimaces, bruitages, déguisements et explosions de colère sont les principaux ingrédients de la cuisine du patron.

Ce numéro de grand art culmine avec une scène à la Rabbi Jacob, ou De Funès entraîne son équipe de serveurs dans un ballet frénétique rythmé par un pianiste en transe.

La dernière partie du film constituée d’une interminable course poursuite se déroulant à la montagne s’avère plus poussive avec ses gags faciles et bon enfant.

Quand au dénouement on peut sans problème le ranger dans la catégorie du « grand n’importe quoi ».

En conclusion, paru deux ans avant « La grande vadrouille », « Le grand restaurant » est un petit film poussif des années 60 qui comblera les aficionados de Louis de Funès ici en roue libre sans trouver de réel partenaire à sa mesure digne de magnifier son talent.

Outre la légère satire des restaurants people de l’époque, on retiendra donc un formidable numéro d’acteur, quelques situations mémorables faisant office de véritables cache misères d’un scénario rachitique.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 23:04

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5

 

Avec « La grande vadrouille » de Gérard Oury on touche au patrimoine français le plus sacré tant ce film sorti en 1966 a été pendant plus de quarante ans le film français le plus vu de l’histoire du cinéma français jusqu’à ce que le très médiocre « Bienvenu chez les ch’tis » de Dany Boon ne le supplante en usant des moyens de publicité modernes.

Mais par le miracle des rediffusions télévisées, quel habitant de l’hexagone n’a en réalité jamais vu et ri de ce classique populaire indémodable ?

On voit en effet « La grande vadrouille » à tout age, généralement en famille depuis son enfance jusqu’à l’age de sa retraite et ce avec toujours un égal plaisir devant le jeu irrésistible des acteurs.

Difficile donc au moment de le chroniquer de s’affranchir de la charge émotionnelle qu’il véhicule puisqu'il renvoit généralement à la période heureuse de son enfance et des vacances d'été passée en famille.

L’histoire est pourtant a priori audacieuse, rire enfin en France vingt ans après de la Seconde Guerre Mondiale.

« La grande vadrouille » raconte dans la France occupée de 1942, la cavale invraisemblable de deux hommes que tout oppose, Augustin Bouvet (Bourvil) peintre en bâtiment grand dadais un peu simplet et émotif mais gentil et généreux et  Stanislas Lefort (Louis de Funès) chef d’orchestre à l’opéra de Paris, petit homme nerveux, autoritaire et imbu de lui même.

Par le plus grand des hasards ce duo improbable va aider trois pilotes anglais égarés à Paris à se tirer des griffes des allemands pour rejoindre la zone libre.

Parmi ces trois pilotes le plus reconnaissable est Reginald Brook (Terry Thomas) dit « Big moustache » les deux autres se nommant Peter Cunningham (Claudio Brook)  et Alan Mc Intosh (Mike Marshall) .

Bien que n’ayant rien de héros de la Résistance, Augustin et Stanislas vont se révéler de vrais héros et nous emmener de Paris à Meursault afin d’échapper au major Achbach (Benno Sterzenbach) caricature d’allemand joufflu et colérique aboyant ses ordres incompréhensible en permanence.

Au cours de ses folles aventures très drôles et très rythmées, Augustin et Stanislas vont devenir amis et le duo des contraires va devenir formidablement attachant entre les crises de colère de l’atrabilaire chef d’orchestre et les maladresses du gentil nigaud de peintre en bâtiment.

Les scènes cultes abondent dans le film, ma préférée étant incontestablement celle de la première rencontre des Bains Turcs avec le fameux dialogue en franglais entre les deux maîtres du comique.

En conclusion, quel que soit son age, on rira toujours en regardant « La grande vadrouille ».

L’humour n’est jamais méchant et la puissance de scènes comiques repose avant tout sur la formidable alchimie entre Bourvil et de Funès, assurément le plus grand duo comique français de tous les temps.

Aussi rythmé qu’une pièce de théâtre, le film est aussi un merveilleux voyage à travers une France magnifiée aussi bien à Paris que dans ses campagnes gonflées d’une vie palpitante en ce bel été 1965.

Dans ce film, les Anglais sont présentés comme des grands types sympathiques, courageux et bon vivants, les Français comme débrouillards et dotés d’un grand cœur  et o miracle on parvient même à rire des Allemands, gauches dans leur raideur militaire inadaptée aux situations.

Oury réussit donc le tour de force de faire rire les Français des années 60 de l’horreur de la guerre, en exorcisant à travers un rire cathartique le traumatisme de 1939-1945.

En mettant de coté l’irrésistible pouvoir comique et émotionnel du duo Bourvil-de Funès, on peut tenter d’expliquer l’inconcevable succès de « La grande vadrouille », par ce formidable pouvoir guérisseur des blessures de l’inconscient collectif français.

Une œuvre de salut public donc à mes yeux que ni « Bienvenu chez les ch’tis » ni le « Titanic » de James Cameron ne pourront jamais égaler en charme  

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 22:14

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4

 

Mu sans doute par un besoin de décompresser après les rudes discussions métaphysiques de Descartes j’ai revu avec plaisir « Un duplex pour 3 » sixiéme film de Danny DeVito sorti en 2003.

« Un duplex pour 3 » est une pure comédie mettant en scène un jeune couple de new yorkais composé de Alex (Ben Stiller) et Nancy (Drew Barrymore) qui pensent avoir acheté l’appartement de leur rêve à Brooklyn.

Le seul problème est que à l’étage vit une locataire avec un affreux perroquet, Madame Connelly (Eilen Essell) , vieille veuve irlandaise qui va leur faire vivre une véritable enfer.

Etant un écrivain avec un manuscrit à remettre urgemment à son éditeur, Alex va être le premier à pâtir de l’influence de madame Connelly qui va complètement l’accaparer en le harcelant d’une multitude de petits services comme descendre ses poubelles, réparer ses canalisations ou bien faire les courses avec elle.

Mais si Nancy travaillant dans une agence de pub est moins au contact du monstre, elle va elle aussi souffrir comme Alex de nuits d’insomnie en raison de la télévision mise à volume maximum toute la nuit.

Tout le film consiste donc en la lutte du jeune couple contre la vieille dame avec une montée crescendo dans les moyens pour s’en débarrasser, avec entre autres horreurs lui faire attraper la grippe, faire écrouler son plancher et même faire appel à un tueur à gage professionnel.

Bien entendu, la vieille dame aura le dernier mot et toutes les tentatives échoueront.

Alex ne pourra remettre son manuscrit à temps, Nancy perdra son emploi et le couple mal vu par l’officier de police Dan (Robert Wisdom) sera contraint de vendre son appartement à perte pour échapper à cet enfer.

La fin du film assez épicé, laisse entendre l’idée d’une gigantesque arnaque dont Madame Connelly serait le point focal.

En conclusion, « Un duplex pour 3 » est un formidable divertissement urbain et intelligent ou Ben Stiller est comme à son habitude génial dans le rôle du brave type qui poussé à bout pète progressivement les plombs.

Bien entendu, la réussite du film repose également grandement sur Eilen Essel, véritablement épatante en vielle dame vicieuse et retorse qui joue de son grand age comme d’un infranchissable bouclier.

On rit donc beaucoup et on passe un très bon moment tout en frémissant par instant en se rappelant combien certaines personnes âgées bien loin de l’image des gentils grands parents gâteaux peuvent être à  la vérité de vraie teignes franchement tyranniques.

Mon conseil donc, avant d’acheter un superbe appartement à un prix anormalement bas, faites un petit tour auprès du voisinage, peut être y découvrirez vous une redoutable Madame Connelly en puissance...

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:55

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3

 

Après avoir apprécié « Date limite » de Todd Philipps et suivant les conseils d’une excellente amie, j’ai vu « Very bad trip » du même réalisateur qui sortit sur les écrans en 2009.

L’histoire démarre assez classiquement, quelques jours avant le mariage à Los Angeles de leur ami Doug Billings (Justin Bartha) , quatre amis décident d’emprunter la voiture de collection du futur beau père de Doug pour aller à Las Vegas afin d'enterrer sa vie de garçon.

Dans cette joyeuse bande, il y a Phil Wenneck (Bradley Cooper) séduisant professeur blasé, Stu Price (Ed Helms) dentiste fiancé avec une redoutable marâtre qui l’asphyxie littéralement et Alan Garner (Zach Galifianakis) le petit gros de service au psychisme instable qui le rend complètement imprévisible voir dangereux.

Mais le lendemain de leur première soirée à Vegas, les amis se réveillent dans une chambre d’hôtel dans un état lamentable et sans aucun souvenir de ce qui s’est passé.

Plus grave, plus personne ne sait ou est passé Doug.

Tout le film va donc consister à retrouver ce qui s’est passé durant les dernières heures afin de trouver la clé de l’énigme et de récupérer Doug pour son mariage.

« Very bad trip » est une succession de situations délirantes avec une surenchère de gags plus barrés les uns que les autres, ou l’on va découvrir que le quatuor drogué par Alan a volé une voiture de police, pénétré par effraction chez Mike Tyson pour lui dérober son tigre domestique et plumé de 80 000 dollars un représentant chinois de la mafia locale qui bien entendu cherche à se venger.

Cerise sur le gâteau, le timide et effacé Stu qui doit rendre compte en permanence de ses activités à sa fiancé a profité de cette nuit de folie pour se marier avec une strip teaseuse avec enfant du nom de Jade (Heather Graham) .

A l’arrivée, un film rythmé, outrancier, souvent drôle à la construction à rebours originale virant par instant dans le quasi n’importe quoi.

Si de nombreux points communs existent entre « Very bad trip » et « Date limite » j’ai en revanche préféré ce dernier en raison de la relation plus humaine qui, derrière l’avalanche de gags, parvenait à se nouer entre les deux personnages principaux.

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