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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:57

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Changement radical d’ambiance avec le métal industriel de Rammstein.

Formé au milieu des années 90, le groupe allemand Rammstein crée une immense surprise en parvenant à exporter son métal lourd, provocateur, chanté de surcroit dans la langue de Goethe.

Une imagerie forte, des prestations scéniques exceptionnelles (avec pyrotechnie et jets de flammes) font le reste et placent Rammstein au début des années 2000 comme l’une des plus grosses cylindrées de la musique violente aux cotés de Marylin Manson.

En 2001 sort l’album « Mutter » à la pochette d’enfant mort né toujours d’un gout douteux.

Connu pour ces compositions simples, lourdes, martiales et efficaces, Rammstein va ainsi surprendre en apportant une certaine variété à son style jusqu’alors foncièrement stéréotypé.

L’ouverture s’effectue avec « Mein herz brennt » qui sur un tempo assez lent alterne couplets assez doux et refrains puissants rehaussés par des cordes assez imprévues.

Bien entendu malgré, l’ambiance générale reste glauque à la manière d’un conte de Grimm.

Tout se redynamise subitement sur « Links 2 3 4 » titre estampillé 100% Rammstein, rapide, dur, truffé de riffs martiaux et de samples étranges le tout avec un message très fort contre les accusations d’appartenance à l’extrême droite qui ont germées contre eux.

Nouveau ralentissement sur « Sonne » mais pour mieux caler des riffs d’une puissance inouïe couplés au chant si intense et lyrique de Till Lindermann.

Le clip accompagnant ce titre majeur voit les membres du groupe transformés en nains au chevet d’une Blanche neige géante.

Tel un gigantesque rouleau compresseur, Rammstein aligne ensuite « Ich will » autre titre emblématique d’une force inouïe, illustrant son propos par un nouveau vidéo clip ou les membres de groupes se positionnent en terroristes armés investissant une banque pour diffuser leur message aux médias.

Comme si cela ne suffisait pas, déboule un des titres les plus explosifs des allemands, le terrible « Feuer frei » qui enflamme l’auditeur de plaisir.

Rammstein ose ensuite sa première pseudo ballade sur « Mutter » certes plus lente et mélodique mais toujours très puissante sur les refrains.

On frise ensuite le sans faute avec « Spieluhr » ou une voix féminine informatisée vient adoucir la rudesse de celle de Lindermann sur les refrains.

Le procédé est réutilisée à moindre échelle sur « Zwitter » qui surclasse néanmoins son modèle par un emballage encore plus entrainant.

L’ambiance se fait alors ouvertement sexuelle et pesante sur « Rein raus » sauvé par son coté obsédant et intense.

Le feu d’artifice final arrive avec « Adios » ultra rapide et entrainant et la longue ballade atmosphérique « Nebel » qui pousse encore plus loin le coté mélodique du groupe.

En conclusion, que vous soyez fan ou non de métal industriel ou réfractaire (comme moi !) à la culture germanique, « Mutter » est un monument et assurément l’un des albums phares des années 2000.

Dense, puissant, intense, garni de hits jusqu’à la gueule, « Mutter » fait assurément passer Rammstein dans une dimension supérieure, en introduisant un aspect légèrement plus nuancé à sa musique habituellement si frontale et cuirassée.

Parfaitement équilibré, « Mutter » allie la puissance de feu habituelle des allemands avec ces riffs plaqués sans équivalent avec un sens certain de la mélodie, qui rend l’ensemble absolument irrésistible.

Chef d’œuvre de maitrise et de maturité, « Mutter » est pour moi le chef d’œuvre de Rammstein et l’album qui me fit reconnaitre son talent.

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Published by Seth - dans Industriel
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