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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:38

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Après un fantastique « Mutter », Rammstein savoure l’établissement de sa position dominante sur le métal moderne et prend son temps pour sortir « Reise, reise » en 2004.

Trois ans se sont écoulés en effet et ce « Reise, reise » à la pochette si sobre débute de la plus belle manière, toute en puissance assourdie, langueur et en mélancolie sur le titre éponyme au gimmick d’accordéon si prenant.

On change pourtant brutalement de registre avec « Mein teil » violent et asphyxiant qui plonge l’auditeur dans une ambiance malsaine d’homosexualité sur fond de canibalisme.

L’auditeur s’arrache difficilement de cette ambiance oppressante et reprend ses esprits sur « Dalai lama » plus doux, calme et légèrement en dessous des productions habituelles du groupe.

Cette impression se précise avec « Keine lust » qui avec ses gros riffs patinant sur place peine à retenir l’attention.

Rammstein surprend avec « Los » ballade acoustique tout en souplesse puis réenclenche enfin la grosse machine à tubes avec « Amerika » succulente critique acide contre l’omnipotence nord américaine et son jumeau venu du froid « Moskau » superbe ode à la capitale russe, ses excès et ses dangers.

L’intensité retombe fortement avec « Morgenstern » puissant mais considérablement plus poussif et bien que lent et introspectif « Stein um stein » parvient néanmoins à relever la barre sur ses passages mélodiques.

Assez étrangement, la fin de l’album poursuit dans cette même veine avec deux nouvelles ballades, « Ohne dich » assez touchante sans être bouleversante et l‘universel « Amour » plus subtil malgré une longueur excessive.

En conclusion, après un « Mutter » d’un niveau aussi exceptionnel, « Reise, reise » ne peut forcément être qu’une déception.

Rammstein lève ici clairement le pied et met en sourdine sa puissance de char d’assaut.

Mis à part sur quelques tubes bien sentis, le résultat n’est malheureusement pas franchement au rendez vous et le groupe allemand peine à réussir sa mue.

Malgré ses efforts, Rammstein peine en effet sur les titres mélodiques sur lequel son style rugueux parvient difficilement à séduire pleinement.

Pour autant, « Reise, reise » parvient à sauver l’essentiel et demeure tout à fait écoutable pour sa poignée de hits musclés germaniques et ses une ou deux ballades dignes d’intérêt.

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Published by Seth - dans Industriel
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