Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

Poursuite de la saga des X-men, avec « X-men, l’intégrale, 1988, tome un ».
L’inamovible Chris Claremont est aussi toujours aux commandes tandis que Marc Silvestri officie aux dessins.
Le lecteur est ici immédiatement catapulté dans un univers mystico-indien, ou un puissant démon nommé Trickster prend l’apparence charnelle du shaman Nazé, mentor de Forge, pour insuffler le
chaos dans le monde réel bien ordonné gouverné par Roma.
Du coté des X-men (Longshot, Colossus, Wolverine, Malicia, Havok, Psylocke, Dazzler), l’action se focalise autour du building laissé vide de Forge à Dallas.
Un affrontement de grande envergure se produit rapidement avec la Freedom force (l’ancienne confrérie des Mauvais mutants) renforcée (Mur, Estoc, Commando Pourpre) qui compte tenu de la vaste
gamme de leurs pouvoirs tiennent la dragée haute aux X-men.
Le principal effet notable de ce duel est l’aveuglément de Dazzler, frappée au visage par une des dagues mystiques de Spirale.
Mais les hostilités sont interrompues par le bouleversement provoqué par Trickster dont les immenses pouvoirs menacent le monde.
Trickster déchaine une horde de sauvages et monstres préhistoriques ce qui force X-men et Freedom force à conjuguer leurs efforts pour faire face à la fin du monde.
Les choses deviennent complètement folles lorsque des démons issus du conflit Viet namien sont transplantés en plein cœur de Dallas.
De son coté en plein territoire indien, Tornade dépourvue de son pouvoir retrouve son amant Forge qui lui redonne la confiance nécessaire pour retrouver son contrôle des éléments.
Ensemble les deux amants arrivent jusqu’au Trickster qui retient Roma prisonnière dans une station orbitale lui permettant de superviser la situation.
Le triomphe du Trickster est alors ininterrompu par une attaque en force des X-men.
Mais malgré leur impressionnante puissance de feu, le Trickster démon immortel reste invincible, et seule la magie de Forge alimenté par le sacrifice des X-men permet de le repousser dans les
limbes.
En réalité Roma préserve la vie des X-men …
Survient alors un interlude dessiné par Rick Leonardi ou Dazzler aidé de Wolverine viennent aider un ami Lycanthrope (Oz Chase) aux prises à Miami avec Zaitsev un espion russe mutant doté de
pouvoirs de projections d’énergie.
Mais les pouvoirs et l’agressivité de Zaitsev ne sont pas suffisant pour tenir à tête au duo de choc Wolverine-Dazzler et meurt dans les marais floridiens.
Silvestri revient pour une nouvelle aventure mineure ou les X-men démantèle un gang de pilleurs cyborg appelés les Reavers qui utilisent des passages extra dimensionnels crées par un aborigène
appelé Gateway pour commettre leurs forfaits.
Héros jusqu’aux bouts des ongles, les X-men utilisent les facultés de Gateway pour redistribuer pour Noel le butin aux victimes.
On aborde ensuite avec John Buscema puis Ron Frenz, la dernière partie du récit avec une longue aventure complètement mystique, ou la jeune Illyana Raspoutine est happée dans les limbes du démon
Belasco pour devenir son élève et compléter un pentagramme capable de déchainer des hordes diaboliques sur la Terre.
Courageuse malgré sa peur et sa jeunesse, Illyana aidée par une Tornade reconvertie en sorcière vieillissante et par une Kitty Pride transformée par magie en femme-chat, parvient à résiste à la
terrible puissance de conviction de Belasco et à se rebeller contre l’éducation qu’il prétend lui inculquer.
Devenue une experte en magie, Illyana libère ses amis X-men de l’emprise de Belasco, blesse grièvement S’ym le garde du corps du maitre avant de vaincre en duel Belasco lui-même après un duel à
l’épée.
En conclusion, « X-men, l’intégrale, 1988, tome un » marque malgré son ambition un recul par rapport à l’interet global des aventures de nos mutants favoris.
L’aventure du Trickster manque singulièrement d’originalité même si les chocs frontaux entre ces X-men remaniés et la Freedom force ont toujours un certain cachet.
Peu d’interet également sur les spin offs qui demeurent anecdotiques.
Quand à l’aveture de Belasco, elle a pour elle le depaysement que procure l’invention d’un monde surnaturel étrange et décalé.
Si on ajoute à cela des dessins franchement moyens, on obtient pour moi une petite cuvée des X-men.