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Focus sur System of a down, un groupe assez difficilement classable mais qui s’établit comme l’un des leaders du metal moderne des années 2000.
Formé à Los Angeles par des américains d’origine arménienne, Serj Tankian (chant, clavier), Daron Malakian (guitare), Shavo Ladin (basse) et John Dolmayan (batterie), System of a down sort son
premier album éponyme en 1998.
Avec sa pochette un brin cheap, « System of a down » débute par une série de courtes déflagrations de moins de trois minutes avec comme entame « Suite-pee » qui pose le chant
coloré, exubérant ou agressif de Tankian sur des rythmiques ultra pesantes à la Pantera.
On enchaine avec « Know » aux légères teintes vocales orientales noyées par de brusques poussées de violence et des riffs en béton armé pas toujours très inspirés puis
« Sugar » incroyablement versatile, brutal, déroutant mais contenant également un coté accrocheur sur les refrains.
Difficile de se caler sur « Suggestions » qui alterne passages zen et courtes explosions ou Tankian hurle comme un dingue et c’est sans doute « Spiders » qui le premier
ose s’aventurer franchement dans le domaine du power rock mélodique.
Le court interlude « Ddevil » bordélique ne laisse pas un souvenir impérissable tout comme son successeur « Soil » au style très thrash metal.
System of a down continue de rentrer dans le tas avec « War ? » son chant déjanté intraçable, ses riffs power-thrash et ses multiples variations rythmiques plutôt éprouvantes.
Morceau le plus long de l’album avec ses six minutes et quelques, « Mind » est une longue épreuve sonore ou le groupe commence calmement avant de repousser encore plus loin les limites
de son ultra violence.
Plus cadré, « Peephole » parvient à mieux placer son cocktail de puissance maitrisée et de calme voilé.
On arrive ensuite dans la dernière partie du disque avec le court, violent et foutraque « Cubert » et ses hurlements panteresques, « Darts » agressif et déjanté, puis enfin
« Pluck » à la violence torrentielle inaudible à peine contrebalancé par de courts passages relativement apaisés.
En conclusion, ce premier « System of a down » est un brulot extrémiste fortement influencé par les poids lourds de l’époque Korn et Splipknot pour le néo métal, Slayer et Pantera pour
le power-thrash plus traditionnel.
Mais System of a down parvient néanmoins à se démarquer légèrement de ses influences pesantes, par l’incorporation d’un chant ultra versatile, agressif ou décalé voir calmé qui colle assez bien
avec les multiples cassures rythmiques de titres particulièrement difficiles d’accès.
Si on peut fugacement sentir déci delà la potentiel des californiens, sur la durée, « System of a down » atypique, déroutant et ultra abrasif, s’avère en réalité sur la durée des treize
titres diffiiclement écoutable.
Les arméno-américains feront par la suite beaucoup mieux ce qui les fera changer de statut.