Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

Petit saut dans le temps et nous voila déjà en 1989 pour « Strange n°231 », comme le temps passe !
Cette fois Byrne a passé le flambeau à Bill Mantlo (scénario) et June Brigman (dessins), pour raconter le retour de la Division alpha au Nord du Québec là ou Loki leur avait fait croire à
l’établissement d’un monde idyllique pour les mutants.
En réalité, cette équipe déjà profondément différente de celle d’origine, recherche une fontaine magique enfouie sous terre par Loki pour guérir Véga malade et Aurora toujours en proie à
ses pires tourments psychologiques.
Les capacités de forage du robot transformiste Box sont bien précieuses pour pénétrer sous l’épaisse couche de glace/pierre.
Mais en réalité, Loki condamné par des puissantes divinités Vikings appelées les Ombres à laisser les mortels en paix, manipule leur progression pour amener la Division alpha jusqu’à Svartalfheim
royaume des Elfes noirs qui s’empressent d’attaquer nos héros.
La lutte contre les Elfes noirs est âpre et au cours de celle-ci, Puck tombe dans un gouffre magique qui lorsqu’il le libère de son nanisme, libère également le démon qui habite son corps.
Devant ce démon, sorte de djinn géant fauchant les âmes de son cimeterre qui vient ajouter une nouvelle menace à l’attaque des Elfes noirs, la Division décide de rebrousser chemin et de fermer la
porte à l’aide des muscles puissants de Sasquatch et Box.
Malheureusement Aurora, qui a appris de la bouche même de Loki qu’elle et son frère descendaient de la lignée des Elfes, donne une partie de son pouvoir lumineux à Véga pour le guérir et se livre
du même coup à la furie des Elfes noirs.
L’opération tourne donc au désastre pour la Division qui perd Aurora, Puck puis Véga, désireux de retrouver les « siens » à Alfheim, terre des Elfes.
Devenu un homme de grande taille, Puck décide de vivre une vie normale et de prendre du recul avec la vie de super héros.
Alors que Loki jubile de sa vengeance perfide, il est rattrapé par le courroux des Ombres qui le rejettent à Svartalfheim pour le punir se sa duperie.
On bascule ensuite dans l’univers beaucoup plus terre à terre et technologique d’Iron-man, avec un Tony Stark pris en main par David Micheline et Bob Layton, beaucoup plus fringuant, qui aidé par
les capacités d’infiltration de l’Homme fourmi, s’arrange pour retrouver la trace de tous les super criminels en armure ayant de près ou de loin bénéficié des plans dérobé par la société
Hammer.
La quête est assez diverse et Iron-man vêtu de blanc et rouge n’a en réalité pas grande difficulté à vaincre des troisième couteaux comme l’Homme aux échasses (régulièrement tabassé par Daredevil
ou Spider-man) ou même l’obscur Broyeur qui se rend sans combattre.
Basé à Los Angeles, le Contrôleur qui utilise des disques de métal pour asservir mentalement des gens, est plus délicat à appréhender, mais finit également par être désactivé sur une plage
californienne.
Malgré ces prises relativement faciles, de nombreuses technologies Stark restent aux mains de criminels et la protection juridique puissante de la Hammer, incline Stark à user de la force pour
continuer sa quête de récupération.
On termine sur une aventure de niveau supérieur, ou Roger Stern (scénario) et John Buscema (dessins), mettent les Vengeurs à contribution pour réparer l’écorce terrestre endommagée par les
stigmates du combat cosmique contre le Beyonder.
En réalité, même les Vengeurs se montrent incapable de réaliser une telle réparation, aussi font-ils appel au Surfer d’argent puis à l’Homme molécule (Owen Reece), qu’ils convainquent après
moultes palabres à unir son gigantesque pouvoir à celui du Surfer pour agréger une énorme masse de matière et ainsi réparer la Terre.
Le petit homme y parvient, sous l’œil médusé de personnages aussi puissants que Hercule ou Miss Hulk, dont la force est ici dépassée.
Malin, Owen Reece prétend avoir épuisé son pouvoir dans l’effort et ainsi avoir droit à une vie normale avec sa compagne la brune plantureuse Vulcania.
Mais en réalité, il n’en est rien et son pouvoir est bel et bien intact.
En conclusion, ce « Strange n°231 » est au final une cuvée tout à fait honorable.
En toute honnêteté, malgré de louables efforts pour donner une dimension mythologique et épique, la Division alpha ne passionne guère, notamment en raison de personnages un peu ternes et des
dessins moyens de Brigman.
Servi par un excellent graphisme de Layton et par une intrigue pimentée, Iron-man remplit bien son rôle tandis que le joyau de ce numéro se montre, une fois n’est pas coutume les Vengeurs, avec
une belle entreprise mettant en relief les pouvoirs quasi divins du petit et chétif Homme molécule, plus redoutable en réalité que bon nombre de gros bras made in Marvel.
Heureuse surprise donc, à confirmer ?