Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
Toujours en 1986 survient un grand évènement pour Lug, la parution du « Strange n°200 » doté d’une épaisseur plus importante pour fêter comme il se doit l’évènement.
Toujours aux commande de la Division alpha, John Byrne continue de montrer un groupe se cherchant, à l’instar de Aurora/Jeanne Marie Beaubier, affublée d’une double personnalité capable de la
rendre totalement excentrique et nymphomane.
Aidé de l’influence apaisante de son compagnon Sasquatsch (Walter Langkowski), Aurora apprend à se réguler un peu plus et le suit sur une ile du sud de Vancouver pour visiter une immense bâtisse
familiale pouvant potentiellement devenir le nouveau Q.G de la Division.
Mais au cours de la visite, Walter est transformée en statue dorée par une mystérieuse inconnue appelée Lilly Dorée.
Tom de Falco (scénario) et Ron Frenz (dessins) continuent d’œuvrer dans Spider-man, et lui offrent une variation de sa sempiternelle lutte contre son pire ennemi, avec l’attaque du Super-bouffon
(Roderick Kingsley), allié au tenace Rose, mafieux hyper ambitieux, désireux de renverser le puissant Caïd.
Aussi haineux que son prédécesseur mais aussi fort physiquement que Spider-man, le Super-bouffon harcèle Norman Osborn, le fils du Bouffon vert pour qu’il lui révèle les emplacement des autres
caches secrètes et lui permettent de se renforcer encore.
Mais bien sur Spider-man se trouve à chaque fois sur sa route, et finit invariablement par surclasser son redoutable mais instable adversaire, qui sonné et réalisant qu’il n’a plus rien à tirer
du génie du premier bouffon, bat assez piteusement en retraite.
Après un large bonus hétéroclite mélangeant jeux basiques, blagues potaches et vagues classement suivant les catégories de force des héros (qui au passage place Spider-man au même niveau que Miss
Hulk, Colossus ou le Surfer d‘argent !), on termine par un nouvel épisode, assez piteux de Daredevil.
Sous la houlette de Denny O’Neil (scénario) et David Mazzucchelli (dessins), Daredevil tire profit de ses sens hyper aiguisé pour défaire un super criminel russe appelé le Cosaque, qui
menace à l’aide d’une machine spéciale, de rendre aveugle les habitants de New-York.
Insensible au pouvoir aveuglant du Cosaque, Daredevil met hors d’état de nuire le criminel et ses sbires, et a l’excellente surprise de se rendre compte que son amie la Veuve noire, atteinte par
la machine, retrouver finalement la vue.
En conclusion, malgré le caractère festif un peu forcé et la volonté de gâter le lecteur, ce « Strange n°200 » ne parvient pas à franchement hisser son niveau.
Même si la simple contemplation de ses superbes dessins peut suffir au bonheur du lecteur, John Byrne ne parvient pas à faire décoller les aventures de la Division alpha.
Spider-man stagne à un niveau moyen en enfilant les luttes sans réelle innovation avec son bouffon amélioré et il semble difficile de ne pas tordre le nez devant le style graphique assez laid de
Frenz.
Même Daredevil semble lui aussi plonger vers un déclin en pente douce, avec un super criminel de faible envergure, le Cosaque.
Pas de quoi s’emballer donc pour ce 200 ième numéro plutôt tristounet derrière l’ambiance de fête auto affichée.