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Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

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Strange n°196 (John Byrne, Roger Stern, Ron Frenz, Tom de Falco, Rick Leonardi, Harlan Ellison, Arthur Byron Cover, David Mazzucchelli)

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Le zapping temporel continue avec « Strange n°196 ».

Sorti en 1986, « Strange n°196 » commence par la Division alpha de John Byrne, et emmène le lecteur dans le sous marin d’un criminel appelé pompeusement le Maitre du monde qui retient prisonnier ni plus ni moins que le Prince des mers, Puck et Marina dont il a accentué par des moyens scientifiques l’évolution bestiale.

On comprend que d’importants bouleversements ont eu lieu avec la mort de Guardian, la reprise de son costume par sa femme Heather devenue Vindicator et le nouveau chef de la Division.

De nouveaux membres pointent également le bout de leur nez, comme Bochs, concepteur d’un génial robot qui s’associe à Jeffries, capable de manipuler le métal de manière très créative.

Dans le sous marin, Puck utilise une feinte pour sortir de la prison du Maitre du monde, libère un Namor grandement affaibli par le manque d’eau mais qui trouve en lui les ressources pour libérer Marina et également le monstre aquatique occupant la même cellule qu’elle.

Une fois les mécanismes de son sous marin endommagé, le Maitre du monde n’est plus bon à grand-chose et le trio parvient à s’extraire de l’appareil en perdition, laissant cet étrange extra-terrestre s’abimer au fond du lac Ontario.

Bien qu’indemne, Marina choquée par la révélation de se bestialité latente, préfère s’isoler dans l’océan et quitter la Division.

Vient ensuite deux épisodes de Spider-man d’un intérêt plus que limité.

Dans le premier d’entre eux, Spidey sous la plume de Roger Stern et Ron Frenz, enfin revenu des Guerres secrètes, tente de reprendre ses marques dans son New York natal, affublé d’un nouveau costume noir intelligent vivant en symbiose avec lui.

Au cours d’un de ses périples nocturnes, il montre la beauté de la ville à deux adolescents en pleine dispute, en les emmenant dans une jolie virée aérienne.

Dans le second, Tom de Falco (scénario) aidé Rick Leonardi (dessins) raconte comment Spider-man met en échec le criminel masqué appelé la Rose, qui faisait pression sur Ray un joueur de football américain pour perdes des matchs.

L’histoire n’a aucun intérêt en elle-même, si ce n’est de montrer un Parker en plein désarroi dans sa vie privée, avec la décision d’abandonner ses études et la dégradation de ses relations avec la Chatte noire.

Il faut attendre Daredevil scénarisé par Harlan Ellison et Arthur Byron Cover sur des dessins de David Mazzucchelli pour plonger dans une aventure terrifiante, ou le super héros aveugle se trouve entrainé par une petite fille robot dans un immense manoir truffé de pièges aussi sophistiqués que mortels.

Entre bombes, gaz, lames effilées et lance flammes, les super sens de DD sont poussés à leur maximum, mais à force de courage et d’adresse, le héros finit par détraquer le système de contrôle automatique mais surtout par découvrir via une cassette magnétique le nom du commanditaire : la richissime mère du super criminel appelé le Chasseur tué au cours d’un combat avec lui.

Blessé et épuisé, Daredevil trouve assez de ressources pour fuir la maison programmée pour exploser et le tuer.

Il se traine chez son amie la Veuve noire qui le recueille et se croit (à tort) tirer d’affaires.

En conclusion, « Strange n°196 » marque une franche régression dans la qualité des histoires.

Même Byrne dont les dessins sont toujours de grande qualité, s’enlise dans une histoire sans intérêt avec un criminel de pacotille affublé de surcroit d’un nom ridicule.

Que dire ensuite des aventures de Spider-man, si ce n’est qu’elle se caractérisent par leur absence de scénario et par dessins de plus en plus faiblards (cf le style grossier de Leonardi).

Reste, pour sauver la production Lug de ce naufrage, Daredevil, impeccablement dessiné par Mazzucchelli et servi par un scénario simple mais génialement diabolique permettant de mettre en valeur ses incroyables facultés sensorielles !

Pas très rassurant au final tout de même quand à l’avenir du magazine !

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