Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
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Nous basculons en 1984 pour « Strange n°179 » ou sans surprise, Rom le héros du futur a laissé sa place à la Division alpha, magnifique pendant canadien des X-men.
Parmi les piliers du magazine, Iron-man est à présent incarné sous la plume du duo Dennis O’Neil/ Luke Mc Donnell, par James Rhodes, le garde du corps de Tony Stark, en raison de la déchéance de
son patron, réduit à l’état de clochard des bas fonds en raison de son alcoolisme.
Bien entendu son rival industriel Obediah Stane, principal instigateur du piège qui s’est refermé sur lui, fait main basse sur Stark industries et tout les trouvailles scientifiques concernant la
création d’armes haute technologie.
Fidèle à son ancien patron, Rhodes tient tête à Stane, mais finit pourtant par accepter de délivrer Indries Moommji, la superbe femme ayant conduit Tony à sa perte, d’un réseau d’espionnes.
Après avoir mis Stark en lieu sur chez sa mère, Rhodes revêtu de l’armure d’Iron-man fonce bille en tête à l’assaut de la forteresse des espionnes, parvient à déjouer ses mécanismes de défense
(lance flammes, missiles, magma) et délivre l’irrésistible Indries, qui lui révèle n’avoir aucun pouvoir pour guérir Tony.
Déçu, Rhodes la laisse partir et vient ensuite défier Stane, tandis que Stark erre à nouveau sans but dans les rues …
Du coté de Spider-man, le Tisseur pris en main par Bill Mantlo (scénario) et Bob Hall (dessins) met au pas dans un centre commercial le criminel Speed Démon, sorte de Vif-argent de seconde
zone.
Le duel est spectaculaire en raison de la vitesse du Démon, mais finalement rondement mené par Spider-man, plus malin et complet que son adversaire.
A tout seigneur, tout honneur, Frank Miller se surpasse avec Daredevil qui doit faire face à un Tireur qui après une évasion incroyable de sa prison, décide de poursuivre sa quête obsessionnelle
contre son ennemi.
Mais avant de régler ses comptes, le Tireur qui soupçonne Murdock et Daredevil d’être la même personne, prend en chasse Elektra, la tueuse à gage qui l’a remplacé auprès du Caïd.
Il retrouve la sexy tueuse ninja au moment ou elle s’apprete à exécuter Foggy Nelson l’associé de Murdock, l’alter égo de DD et après une lutte somptueuse de grâce mortelle, la blesse
mortellement à la gorge;
Mourante, Elektra parvient à se trainer jusqu’à la demeure de son amour Murdock …
En dernier lieu vient le premier épisode de la Division alpha, magnifiquement orchestré par John Byrne, autre géant de Marvel.
On trouve un groupe en plein désarroi car dissout par le gouvernement canadien et tentant de se réinsérer dans la vie dite civile, avec le nain Puck en videur, Shaman comme médecin, les jumeaux
Aurora et Véga, comme champion de ski et professeur, le colossal Sasquatch comme scientifique, le leader Guardian ressassant son amertume auprès de sa femme Heather, tandis que l’amphibie Marina
cultivant sa singularité.
Mais l’apparition d’une soudaine menace ésotérique pesant sur le Canada va pousser la Division à se réunir à nouveau …
En conclusion, « Strange n°179 » reste de très haut niveau.
Avec la descente aux enfers de Stark et l’interim de Rhodes, Iron-man continue de maintenir l’intérêt du lecteur se demandant quel sera l’avenir bien incertain du super héros et si Spider-man ne
fait guère d’étincelles, les deux dernières parties se montrent réellement excitantes.
Daredevil atteint des sommets de dramaturgie avec le triangle fatal Daredevil-Tireur-Elektra, des combats d’une perfection techniques et d’une intensité sans égale et surtout le traumatisme de la
mort d’Elektra.
Quand à Byrne, il donne lieu avec son style si beau et chaleureux à des débuts prometteurs d’un nouveau groupe de super héros potentiellement aussi attachant que les X-men.