Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires
Vieux super héros de second rang des années 70 au charme oriental un brin mystérieux, Moon Knight (ou le Chevalier de la Lune en français) est étonnamment ressuscité en 2007 dans la collection
100% Marvel avec « Moon knight : tome 1 : le fond » de Charlie Huston au scénario sur des dessins de David Finch.
L’histoire montre un Marc Spector tombé plus bas que bas après un terrible combat contre son ennemi Bushman et abandonné par son dieu l’égyptien Khonshu à l’origine de son pouvoir.
Vieilli et handicapé physiquement, Spector se laisse aller à une profonde dépression qui sape toute sa volonté.
Malgré le soutien de son ami Jean Paul Duchamps qui lui avoue au passage son homosexualité, et de sa compagne Marlène Alraune, Spector ne parvient pas à refaire surface et dépérit.
Repéré par un profiler télépathique œuvrant pour un mystérieux comité, Spector se voit menacé de mort par le super criminel appelé le Maitre de corvée, personnage haut en couleur et
surconfiant dans ses réflexes photographiques lui permettant d’assimiler en un clin d’œil n’importe quelle technique de combat.
Mais le Maitre de corvée échoue et provoque une réaction d’orgueil chez Spector qui renoue le contact avec Khonshu et décide de redevenir Moon Knight.
Devenu intraitable, il corrige le Maitre de corvée, tue le profiler et reprend le contrôle de ses affaires.
Il s’aperçoit que Khonshu a en réalité manipulé le comité pour retrouver son avatar terrestre.
En conclusion, « Moon knight : tome 1 : le fond » est un récit d’une très grande noirceur et d’une violence extrême.
L’histoire tient la route sans être exceptionnelle, avec le thème classique d’un héros vieilli en totale perte de confiance en lui renaissant finalement de ses cendres.
Contrairement à mon souvenir, le personnage ressuscité par Huston est politiquement incorrect flirtant avec un comportement radical que ne renierait ni un Punisher, un Wolverine voir un
Spawn.
Un mot sur le style graphique de Finch, grandiloquent et surpuissant jusqu’à l’excès.
Au final, un résultat efficace sans être follement original.