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Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

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Millenium mambo (Hou Hsia-Hsien)

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Changement radical de registre avec le cinéma d’auteur de Hou Hsiao-Hsien.

Sorti en 2001, « Millennium mambo » raconte l’histoire d’une jeune femme, Vicky (Shu Qi) se débattant à Taiwan dans une relation désastreuse avec son compagnon Hao Hao (Tuan Chun-Hao), drogué et oisif.

Vicky fréquente le milieu de la nuit ou elle travaille, mais son salaire et la plupart de ses dépenses sont surveillés par Hao Hao qui lui ne travaille pas.

Le couple vit dans une minuscule appartement ou les scènes de ménage sont fréquentes.

Vicky sait pertinemment que cette relation ne la mène à rien, car Hao Hao ne pense qu’à se détruire peu à peu, mais demeure incapable comme beaucoup de gens de s’en extraire.

Le spectateur croit à une vague intrigue criminelle lorsque la police vient perquisitionner à leur domicile pour retrouver la Rolex volée du père de Hao Hao, mais cette piste s’écroule assez vite pour proposer une grande rêverie nocturne ou le temps semble s’étirer à l’infini.

Dans le monde de la nuit, Vicky fait la connaissance de Jack (Jack Kao), petit trafiquant des boites de nuit qui lui dit aller périodiquement voir sa famille au Japon.

Elle est attirée par cet homme calme et posée mais demeure sous la joug tyrannique de Hao Hao, jaloux et possessif, qui continue d’exercer sur elle une profonde attraction.

Après l’avoir quitté puis être revenue auprès de lui, Vicky est la cible d’une irruption de son amant dans une boite de nuit.

Le ton monte entre Hao Hao et Jack et une bagarre éclate.

Vicky perd connaissance et lorsqu’elle se réveille, elle est à Tokyo (Japon) et comprend enfin que Jack lui a donné la chance de fuir son amant diabolique.

En conclusion, « Millenium mambo » est un film réputé par une certaine élite journalistique mais juste irregardable en pratique.

Le film se déroule dans sa quasi-totalité dans la nuit, entre appartement minable et boites de nuit dites branchées ou de jeunes corps de déhanchent mollement sur une musique techno deshumanisante.

Mais plus que son ambiance glauque, c’est la réalisation insupportablement statique et contemplative de Hsiao-Hsien qui finit par rapidement irriter.

En réalité, il ne se passe pas grand-chose dans ce film ou les personnages incarnant une jeunesse à la dérive glissent en continu.

Consommation astronomique de cigarettes (est on vraiment plus cool avec une clope à la main ou à la bouche ? ), de drogues, plans désespérément fixes, dialogues minimalistes forment une absence totale de vie.

Un film désincarné à fuir donc, si on appartient pas à l’intelligentsia cinématographique.

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