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Manon des sources (Claude Berri)

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Flash back atour d’un classique du cinéma français « Manon des sources » de Claude Berri, deuxième volet cinématographiques après « Jean de Florette » adapté de l’œuvre de Marcel Pagnol, « L’eau des collines ».

Sorti en 1986 dans la foulée du premier opus, « Manon des sources » reprend l’histoire dans les années 30 d’une puissante famille d’un petit village près d’Aubagne, les Soubeyran.

Réduits à deux personnes, le jeune Ugolin (Daniel Auteuil) et son oncle le vieux César dit le Papet (Yves Montand), les Soubeyran sont parvenus après une ruse sournoise à déposséder un citadin bossu venu cultiver la terre en lui dissimulant une source d’eau indispensable pour la réussite de son projet.

Mort de chagrin après l’échec de son entreprise, l’homme appelé Jean de Florette a laissé une fille Manon (Emmanuelle Béart) aussi sauvage que belle, vivant seule avec ses brebis dans les collines du village.

Après avoir récupéré la terre de Florette et rétabli le système d‘irrigation, Ugolin est devenu un cultivateur prospère dans la culture d’œillets.

Pourtant au cours d’une des ses maraudes de chasseur, Ugolin tombe sur Manon qui se baigne nue dans les sources et tombe instantanément amoureux de la belle sauvage.

Il en devient obsédé, l’épiant la journée dans le plus grand secret et nourrissant une sombre jalousie pour un instituteur qui la courtise également.

Poussé par César qui lui conseille de trouver une femme pour assurer la descendance de la famille, Ugolin tente une approche d’une maladresse confondante et ne réussit qu’à l’effaroucher davantage.

Pourtant Ugolin ignore que l’énigmatique jeune femme ne désire que venger son père en asséchant l’unique source d’eau alimentant le village et ainsi le placer dans un état extrêmement critique.

Privés d’eau pour vivre et cultiver leurs terres, les villageois sont vite exaspérés d’autant plus que les réponses apportées par les pouvoirs publics se montrent inadaptées et exaspérantes.

Alors le prêtre organise une procession afin de revenir l’eau qui est en réalité rétablie par le jeune instituteur qui a obtenu les faveurs de Manon et qui l’épouse l’élevant au rang de notable du village.

Cette préférence ajoutée aux accusations publiques de Manon contre Ugolin et César, le plonge dans le désespoir.

Rongé par le sentiment d’avoir perdu l’élue de son cœur, Ugolin se pend.

Seul survivant des Soubeyran décimés, César comprend tardivement que Jean de Florette était son fils et meurt en léguant à Manon tous ses biens.

En conclusion, bien que ultra classique et rabâché dans les lycées, « Manon des sources » demeure malgré le poids des ans un film toujours plaisant à regarder.

Le spectateur est happé dans ce drame provençal ou les mauvaises actions des protagonistes du premier volet finissent par les rattraper et à provoquer un châtiment à effet retard.

Bien entendu les acteurs sont bons avec un travail amusant sur l’accent du Sud totalement artificiel chez Daniel Auteuil, impressionnant dans son obsession maladive pour une femme inaccessible pour lui.

Idéal donc pour un visionnage grand public, même si tout ceci reste comme la plupart des films français finalement très convenu et sans grande surprise cinématographiquement parlant.

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