Articles/Chroniques pour un partage de voyages interieurs majoritairement littéraires

Etant un fervent admirateur de Marlon Brando et de films anciens, j’ai fort logiquement regardé « La comtesse de Hong-Kong » de Charlie Chaplin.
Sorti en 1965, ce film se déroule comme son nom l’inique à Hong-Kong, ou Ogden Mears (Marlon Brando), fils d’une riche famille pétrolière américaine, vient d’apprendre sa nomination au poste
d’ambassadeur en Arabie saoudite.
Lors de sa dernière soirée en ville, Ogden alors en pleine instance de divorce, sort flanqué de son ami Harvey Crothers (Sydney Chaplin) et fait la connaissance d’une belle escort girl appelée
Natascha Alexandroff (Sophia Loren).
D’origine russe, Natascha est en réalité une ancienne comtesse ayant fuit les persécutions communiste pour échouer comme prostituée à Hong-Kong.
Ogden passe une belle soirée avec Natascha mais a la désagréable surprise de la trouver le lendemain cachée dans la cabine du paquebot qui l’emmène aux Etats-Unis.
Natascha lui révèle son souhait d’immigrer sans papiers aux Etats-Unis, ce qui stresse fortement le nouvel ambassadeur.
Pris au piège, Ogden, tempête, hésite et finit bon gré mal gré par cacher la comtesse dans sa cabine.
Mais ces nouvelles fonctions le soumettent à d’incessantes sollicitations qu’il a bien du mal compte tenu de la situation à honorer dignement.
Les relations avec Natascha sont passionnelles, orageuses, et la détermination de la jeune femme semble prendre le dessus sur la répulsion de Ogden.
Harvey découvre la jeune femme et entre alors dans la confidence du secret.
Les choses se gâtent lorsque Natascha s’enhardit et se rend à un bal ou elle rencontre un de ses anciens clients, qui la croyant encore en activité, la poursuit des ses assiduités.
Harvey et Ogden doivent donc déployer des trésors d’inventivité et d’habilité pour éconduire le lourdaud et préserver Natascha d’une situation dangereuse pour tout le monde.
Natascha révèle que pour échapper aux services d’immigration américains, elle est prête à sauter du bateau à Hawaï à la manière des polynésiens.
Les deux hommes tentent de l’en dissuader en organisant un mariage blanc avec leur employé Hudson (Patrick Cargill) homme d’âge mur maladroit et peu séduisant que Natascha a bien du mal à
épouser.
Puis l’arrivée soudaine de Martha (Tippi Hedren) la femme de Ogden vient brouiller les cartes.
Profitant de la fraiche nomination de son mari à un poste à haute responsabilité, la jeune femme ne souhaite plus divorcer.
Ogden se trouve donc pris entre deux femmes et doit jouer de finesse pour préserver les apparences.
C’est encore une fois Natascha qui débloque la situation en plongeant du bateau à Hawaï.
La belle tient promesse et bénéficie de l’aide des habitants pour se rendre à Honolulu sur la plage de Waikiki.
Après un moment de flottement à bord, Harvey comprend la situation et va retrouver Natascha sur la plage.
Il la loge dans un hôtel prestigieux et l’a fait passer pour sa femme devant Martha et Ogden venus un peu plus tard.
Mais Martha n’est pas dupe et reconnait tout de suite l’ex prostituée.
En réalité, cette découverte n’a que peu d’impact puisque profitant de son statut de femme mariée avec Hudson, Natascha est finalement admise aux Etats-Unis.
Alors que l’histoire pourrait s’arrêter là entre Natascha et Ogden, ce dernier, atteint par le virus de l’amour, renonce à sa belle carrière, à sa femme pour rester avec la femme qu’il aime.
En conclusion, ancêtre de « Pretty woman », « La comtesse de Hong-Kong » n’est pour moi rien d’autre qu’une comédie romantique de plus qui pourrait passer complètement
inaperçue sans la présence de ses deux, voir trois stars.
Le film est construit à la manière d’une pièce de théâtre et tourné pratiquement tout le temps en vase clos, avec très peu de plans extérieurs et rien sur la Chine et le Japon pourtant
traversés.
Les quiproquos théâtraux s’enchainent de manière peu originale, lassante, et le spectateur ne peut pour se distraire que se contenter d’admirer les plastiques parfaites de la sensuelle Sophia
Laurent et du viril Marlon Brando.
A voir donc uniquement pour les amateurs de deux monstres sacrés du cinéma, sur lesquels repose l’essentiel du film car mis à part cela, « La comtesse de Hong-Kong » est bien creux.